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DébatC dans l'air (sur YouTube)· 3 janvier 2025 67 minContradictoireMixteLogementÉconomie & entreprisesSantéSolidarités & famille

Immobilier, auto, arnaques… les nouveautés de 2025 - C dans l’air - 03.01.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Quelles sont les mauvaises surprises de 2025 dans l'immobilier?

  • 3:20FerméeRéponse directe

    Si je suis propriétaire et que j'ai un locataire dans un logement classé G, le bail continue?

  • 6:40FerméeRéponse directe

    Ce diagnostic pénalise l'électrique et favorise le gaz?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement pourrait profiter pour relever des taxes?

  • 13:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'ils font? Ils achètent des cigarettes de contrebande?

  • 16:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est le bon plan, quitter les grandes villes et s'installer dans celles qui offrent un meilleur pouvoir d'achat immobilier?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50A.de TarléFait
    « Dans l'immobilier, interdiction de mettre en location un logement classé G, considéré comme une passoire thermique. »
  • 1:40A.de TarléChiffre
    « Il y a quelques bonnes surprises, la baisse de 14 % au mois prochain du tarif de l'électricité... »
  • 3:20C.JollyChiffre
    « 646 000 en France, ces logements ne peuvent plus être mis à la location depuis mercredi. »
  • 5:00C.JollyFait
    « L'objectif de cette loi n'a jamais été de retirer 600 000 logements du parc locatif. »
  • 6:40A.de TarléChiffre
    « Le Figaro parle du problème du DPE. Un quart de ces propriétaires ont 80 ans. »
  • 8:20E.DuteilChiffre
    « Le prix moyen d'une voiture d'occasion, c'est 23 000 ou 24 000 euros. »
  • 10:00A.de TarléChiffre
    « Une voiture neuve, c'est 35 000 euros. »
  • 11:40M.PlaneFait
    « 2024, c'est le recul de l'inflation. Ca ne veut pas dire qu'on est revenus aux prix d'avant. »
  • 13:20A.de TarléChiffre
    « Le chiffre de l'inflation est de 1,3 %. L'Insee donne poste par poste. Les télécommunications ont chuté de 12 %. »
  • 15:00G.HoudayerChiffre
    « 14 euros pour certaines marques. La plupart des paquets ont pris 1 euro. »
  • 18:20A.de TarléChiffre
    « Hausse également sur les tarifs d'affranchissement des lettres et colis de La Poste, plus 6,8 % en moyenne. »
  • 20:00A.de TarléChiffre
    « Les tarifs du tabac augmentent eux aussi. La majorité des paquets devrait passer la barre des 12,5 euros. »
  • 21:40A.de TarléChiffre
    « Bonne nouvelle en revanche pour les retraités qui voient leur pension revalorisée de 2,2 %. »
  • 23:20A.de TarléFait
    « Le secteur immobilier risque d'être bouleversé cette année. Les passoires thermiques classées G sont désormais interdites à la location. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- A.de Tarlé: "Poutine, Lord of War" est votre livre. ... - A.de Tarlé: Bonsoir.

Attention aux mauvaises surprises de 2025. Dans l'immobilier, interdiction de mettre en location un logement classé G, considéré comme une passoire thermique. Interdiction de rouler pour les voitures classées Crit'Air 3 dans les voitures de Lyon, Grenoble, Paris et Montpellier.

Il y a quelques bonnes surprises, la baisse de 14 % au mois prochain du tarif de l'électricité...

Cette année, le pouvoir d'achat demeure la priorité des Français. A quoi s'attendre cette année? Nous avons le plaisir d'accueillir E.Duteil, directeur de la rédaction de "L'Usine nouvelle".

C.Jolly, vous êtes présidente du PAP, Particulier à particulier. G.Houdayer, vous êtes journaliste spécialiste de la consommation sur France Bleu.

M.Plane, vous êtes directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE. Depuis mercredi, les propriétaires qui ont un logement classé G, 646 000 en France, ces logements ne peuvent plus être mis à la location depuis mercredi. - C.Jolly: C'est la théorie.

Après, on en avait déjà parlé. Le calendrier n'est pas très réaliste. Je vous le confirme, la plupart de ces logements n'ont pas été rénovés.

C'était prévisible. L'objectif de cette loi n'a jamais été de retirer 600 000 logements du parc locatif. Actuellement, il n'est déjà pas suffisant.

Le marché est tendu. Il y a déjà une proposition de loi qui est à l'étude. - A.de Tarlé: Si je suis propriétaire et que j'ai un locataire dans un logement classé G, le bail continue. - C.Jolly: Personne n'est mis dehors. - A.de Tarlé: Si je devais le remettre en location, j'aurais des problèmes. - C.Jolly: Effectivement.

Ca pourrait empirer l'offre de logement. On ne peut pas se le permettre sur le marché locatif. Il y a un projet de loi en cours pour assouplir le calendrier.

Il y aura des cas évidents, celui des copropriétés. Il faut 3 ans pour mettre en place les travaux. Il faut faire un diagnostic de copropriété, un plan pluriel de travaux, faire les travaux et se mettre d'accord... - A.de Tarlé: "Le Figaro" parle du problème du DPE.

Un quart de ces propriétaires ont 80 ans. Ils n'ont pas envie de s'embarquer dans les travaux. Certains disent qu'ils vont bazarder. - C.Jolly: Il y en a qui vendent.

Ce n'est pas la majorité. Ils sont plutôt attentistes. Il y a une grande confusion autour de cette loi.

Ils n'ont pas envie de vendre. Il y a des incertitudes sur le diagnostic lui-même, qui a été réformé en début d'année. C'est un diagnostic qui bouge.

D'autres changements pourraient Arriver, comme celui du chauffage électrique, qui est pénalisé aujourd'hui par le diagnostic. L'énergie électrique en France vient du nucléaire, une énergie décarbonée. - A.de Tarlé: Ce diagnostic pénalise l'électrique et favorise le gaz?

On dit que le gaz, c'est du fossile. Mais dans le diagnostic, c'est le contraire. - C.Jolly: Le chauffage électrique est moins efficace.

Il y a une déperdition d'énergie importante. C'est un débat. Le diagnostic pourrait changer.

Il y a des propriétaires qui n'ont pas confiance dans ce diagnostic et des études multiples, selon les lettres. Ensuite, sur les solutions à mettre en oeuvre, il y en a aussi. Il y aura des exceptions.

Il y a des bâtiments sur lesquels il y a une impossibilité technique. Sur les immeubles haussmanniens, la question de comment on fait une isolation est sérieuse. Ce n'est pas si simple.

Beaucoup de propriétaires attendent. Ils ne le vivent pas très bien. Ca donne le sentiment d'une loi qui leur met la pression. - A.de Tarlé: Ca percute les logements et nos voitures.

Les propriétaires de Crit'Air 3 ne peuvent plus aller à Lyon, Montpellier, Grenoble ou le Grand Paris. - E.Duteil: C'est le sentiment des Français.

On arrive sur des voitures qui arrivent jusqu'à 2006 ou 2007, pour certains diesel. Ce sont encore des voitures utilisées au quotidien. Ca va pénaliser inévitablement les personnes qui les utilisaient.

D'autres métropoles parlent de Crit'Air 4, comme Nantes. C'est un mouvement qui est lancé. C'est toujours pareil, l'idée est bonne: celle de rationaliser notre parc automobile pour essayer d'avoir un parc moins polluant.

L'idée est bonne. Comme pour le logement: tout le monde est d'accord sur la rénovation des passoires thermiques. Les gens qui y vivent sont mal chauffés et peuvent tomber malades.

Le problème, c'est que ça va vite. Il y a peu d'accompagnement. Aujourd'hui, le prix moyen d'une voiture d'occasion, c'est 23 000 ou 24 000 euros. - A.de Tarlé: Une voiture neuve, c'est 35 000 euros. - E.Duteil: La voiture devient un produit de luxe.

Il y a inadéquation entre l'ambition noble et l'incapacité de ces propriétaires de voitures. - A.de Tarlé: RTL demandait aux Français: "En 2025, quelle est votre priorité numéro 1?" On a le pouvoir d'achat en numéro 1.

En 3, on a le système social. On s'inquiète de perdre l'accès à la santé. - M.Plane: Cette préoccupation est récurrente.

On a vu que ça avait été un enjeu politique assez fort. Ce qui est particulier, c'est que 2024 n'a pas été une mauvaise année pour le pouvoir d'achat. Les années précédentes, et notamment 2022 et 2023, ont été plus marquées par l'inflation. 2024, c'est le recul de l'inflation.

Ca ne veut pas dire qu'on est revenus aux prix d'avant. Les salaires ont augmenté plus vite que cette inflation en 2024. Les retraites ont été fortement revalorisées.

Si vous cumulez tout ça, il y a un gain de pouvoir d'achat en macroéconomique assez important. Mais ça n'a pas effacé le sentiment d'avoir perdu un niveau de vie. On parle de moyenne.

C'est délicat. Il y a des inégalités très fortes autour de ces moyennes. Les gens sont inquiets sur les réformes budgétaires.

C'est en discussion. Et sur la question du système social: est-ce que notre système social est soutenable? On parle de la réforme de l'assurance-chômage, avec un déficit public important.

Comment faire pour maintenir ce système social, faire en sorte que le pouvoir d'achat augmente, maintenir la compétitivité des entreprises? Les Français l'ont compris. La situation n'est pas catastrophique, mais le plus dur est devant nous. - A.de Tarlé: Il faut toujours se méfier des moyennes, vous disiez.

Il y a des grandes disparités, derrière. Le chiffre de l'inflation est de 1,3 %. L'Insee donne poste par poste.

Les télécommunications ont chuté de 12 %. C'est le moment de changer d'opérateur. A l'inverse, le tabac est le poste qui a le plus augmenté sur un an.

Les chiffres de novembre n'incluent pas la dernière hausse du prix du tabac. Le prix du paquet est à 13 euros. - G.Houdayer: 14 euros pour certaines marques.

La plupart des paquets ont pris 1 euro. - A.de Tarlé: Si on est fumeur... - G.Houdayer: C'est une politique publique.

C'est un poste qui coûte encore plus cher pour les fumeurs. - A.de Tarlé: Qu'est-ce qu'ils font?

Ils achètent des cigarettes de contrebande? - G.Houdayer: Les buralistes disent que c'est 30 à 40 % de vente de tabac, la contrebande.

Ils défendent leurs intérêts. En termes d'accompagnement, il faut voir ce qu'il y a, quel accès on a à la santé? Aux tabacologues?

C'est très bien d'avoir une politique pour la santé, pour que les gens arrêtent de fumer, soient mieux dans leur peau, mais il faut qu'il y ait, en face, un système qui les accompagne. Il faut qu'il y ait des délais de rendez-vous assez courts pour que chacun puisse trouver cet accompagnement. - A.de Tarlé: Si on fume, c'est une addiction.

Il y a des hausses qui passent inaperçues. Le prix du timbre, c'est plus 10 centimes. On ne sait pas le prix d'un timbre vert. - G.Houdayer: 1,39 euro. - E.Duteil: C'est une fausse hausse.

Vous envoyez moins de lettres. - A.de Tarlé: Ca fait plus de 9 francs le timbre. - E.Duteil: Oui. - A.de Tarlé: Ca ne nous rajeunit pas.

A l'époque, on n'aurait pas envoyé de lettres à ce prix. - E.Duteil: C'est pour accompagner la baisse forte du courrier.

C'est pour aider La Poste à inventer de nouveaux métiers. Ce n'est pas La Poste qui l'augmente. Ca vous coûtera quand même moins cher à la fin de l'année car nous n'envoyons plus de lettres. - A.de Tarlé: D'un point de vue économique, ça se vend moins bien donc j'augmente ce prix.

Le carnet de timbres est à 2 chiffres. - G.Houdayer: En face, le service du timbre vert, c'est 3 jours de délai.

Il y a quelques années, le timbre rouge, mais qui n'est plus en vente sur papier, il faut aller sur Internet pour l'acheter... - A.de Tarlé: C'est plus cher pour une qualité de service moins bonne. - G.Houdayer: Oui.

Les Français disent qu'ils payent un prix fou et ils ne savent pas quand ça arrive. Le service n'est plus là. - A.de Tarlé: Qui dit passage à une nouvelle année...

Traditionnellement, il y a les hausses du 1er janvier. Tour d'horizon. - Si vous avez une mutuelle, attention, son tarif va probablement grimper cette année.

En moyenne, la hausse de prix des complémentaires santé sera de 6 %. Hausse également sur les tarifs d'affranchissement des lettres et colis de La Poste, plus 6,8 % en moyenne. Les tarifs du tabac augmentent eux aussi.

La majorité des paquets devrait passer la barre des 12,5 euros. Bonne nouvelle en revanche pour les retraités qui voient leur pension revalorisée de 2,2 %. Alors que le projet de loi de finances du gouvernement Barnier prévoyait une hausse moindre.

Cette année devrait également être synonyme d'économies sur l'électricité. Le tarif réglementé devrait baisser de 14 % en février. Le secteur immobilier risque d'être bouleversé cette année.

Les passoires thermiques classées G sont désormais interdites à la location. Conséquence pour les propriétaires, les travaux de rénovation énergétique seront obligatoires pour continuer à louer. - Je dois isoler le plafond sous combles et changer mon chauffage. - Un chantier à 15 000 euros pour cet appartement d'une trentaine de mètres carrés.

Ce n'est pas tout. - Voici l'isolant. Ca fait 14 cm d'épaisseur.

Techniquement, on isole 10 m de linéaire de mur. Ca fait 1,40 m de perdu. - Depuis quelques mois, les agences immobilières sont en première ligne face aux questions des propriétaires louant un appartement considéré comme une passoire thermique. - Ils nous sollicitent car ils sont inquiets ou parce que les locataires quittent les lieux.

Quelle décision prendre en 2025? Est-ce qu'on profite de l'embellie de marché de la vente pour mettre en vente ou on poursuit la mise en location? - Ici, 20 à 30 % des biens sont concernés. - Aujourd'hui, on ose espérer qu'avec cette baisse des taux et ces prix qui ont été corrigés, le marché locatif reparte.

Malheureusement, certains biens sont notés en G et même en F. Ca va encore accentuer cette tension. - Au niveau national, 1,7 million de logements sont classés G, dont un tiers sont actuellement en location. - A.de Tarlé: Beaucoup de questions.

Voici celle de Catherine. - C.Jolly: Tout dépend des travaux qu'il y a à faire dans les logements.

La pire configuration, c'est la maison qui est dans une zone pas trop chère. Pour une maison à 200 000 euros, on peut aller vite à des travaux à 34 000 euros s'il y a du chauffage à refaire. - A.de Tarlé: On l'observe déjà? - C.Jolly: Oui.

Les propriétaires occupants sont sensibles à la facture énergétique depuis que le prix de l'énergie a augmenté. C'est ce que tout le monde regarde. Sur les maisons, c'est là où on voit le pire effet.

En métropole, dans des studios, quand on aura fait les travaux, on est sur 10 000 ou 15 000 euros. Sur un studio de 200 000 euros, la décote est moins importante. Le conseil qu'on donne aux propriétaires, c'est de chiffrer les travaux.

Il y a l'audit énergétique qui existe. - A.de Tarlé: Les Français sont très sensibles à l'isolation du bâtiment à cause du coût de l'énergie.

Sauf que c'est la bonne nouvelle de 2025: les prix de l'électricité vont baisser au mois de février de 14 %. EDF vient de donner les chiffres. On est largement surproducteurs d'électricité.

La France n'a jamais autant exporté d'électricité en 2024. C'est Redevenu l'un des rares points forts? - E.Duteil: Le prix de l'électricité baisse car les prix du gros, sur le marché de l'électricité, se sont effondrés ces derniers mois.

C'est la raison principale. EDF, qui était l'une des raisons de notre risque de black-out il y a quelques mois, a inversé la machine. Il n'y a plus de réacteurs de corrosion. - A.de Tarlé: Ca a été réparé. - E.Duteil: On est en train de connecter Flamanville, le réacteur le plus performant du parc du côté du nucléaire français.

Oui, c'est une bonne nouvelle. Il va falloir vérifier. Il y avait des indications dans le budget qui étaient liées à la loi budget 2025.

Il va falloir voir si ça passe bien. - A.de Tarlé: Le gouvernement pourrait profiter pour relever des taxes? - E.Duteil: Non.

Il va devoir refaire des micmacs pour la faire baisser. Attention. C'est super pour ceux qui se chauffent à l'électricité.

Mais il y aura en revanche une hausse du gaz. Elle sera assez notable. C'est la bonne et la moins bonne nouvelle.

Ce début 2025, c'est comme ça pour un peu tout. On va revaloriser les retraites de plus de 2 %. C'est supérieur à ce qui avait été prévu.

En revanche, il y aura une hausse des mutuelles. Le prix de la consultation chez le médecin sera augmenté. Vous avez plein de choses comme ça.

Il y a des bonnes et des mauvaises nouvelles. On retient surtout les mauvaises nouvelles. L'incertitude résume la rentrée de 2025.

Le taux d'épargne parle plus. Ceux qui peuvent épargner...

On n'a jamais autant épargné en ce moment. C'est 6000 milliards d'euros qui sont épargnés. Même si on ajoute le logement, on arrive à 13 000 milliards d'euros.

On est à peu près à sommes nulles et beaucoup d'incertitudes. - A.de Tarlé: Sur ces mutuelles, on dit que l'inflation est revenue à 2 %.

Sauf que quand on regarde dans le détail, l'assurance habitation, c'est plus 10 %. Et la mutuelle santé, c'est 6 %. - G.Houdayer: Avec la hausse des consultations chez les généralistes qui passent à 30 euros... - A.de Tarlé: C'est la mutuelle qui paye? - G.Houdayer: Les patients seront remboursés de la même manière qu'avant.

Sauf que la hausse doit bien aller quelque part. Les mutuelles ont prévenu qu'elles allaient augmenter leurs tarifs de 6 %. Les gens n'iront plus chez le médecin.

C'est de la prévention en moins, des problèmes de santé qui s'aggravent. Ca coûte plus cher à la Sécurité sociale. On a des maladies graves qui coûtent plus cher à traiter.

Ceux qui ont une mutuelle vont payer plus cher. Le gaz va augmenter. La pose de chaudières à gaz à haute performance va augmenter aussi.

On nous dit qu'on va faire des économies, mais ça va coûter plus cher. - E.Duteil: C'est le risque climatique qui explique cela pour les habitations. - A.de Tarlé: Les fameuses fissures. - E.Duteil: Quand on voit le terrible cyclone à Mayotte...

Le réchauffement climatique est réel. Aujourd'hui, les Mahorais sont obligés de prévoir des dépenses qui, demain, seront considérablement supérieures par rapport à ce qu'on a connu. - A.de Tarlé: Ce n'est plus une sinécure d'être propriétaire.

Autrefois, on avait l'impression que la bâtisse qui était là depuis des siècles ne disparaîtrait pas. Mais là, entre les fissures, les normes environnementales, les propriétaires sont confrontés à de multiples risques de hausses de tarifs. Et je ne parle pas de la taxe foncière! - C.Jolly: Effectivement.

Elle a beaucoup augmenté. Il y a tous les risques que vous venez d'évoquer. La situation sur le logement se dégrade pour tout le monde.

Les propriétaires ont l'impression que ça leur coûte plus cher que ce qu'ils avaient prévu à l'achat. Ils pensaient être tranquilles. Mais entre les obligations de travaux et la taxe foncière, ça coûte cher.

Mais la situation n'est pas rose non plus du côté des locataires. La moitié des locataires veulent être propriétaires. La situation sur le logement se dégrade pour tout le monde.

C'est probablement la pire nouvelle. - A.de Tarlé: Ils sont passés à travers les gouttes, les retraités? - M.Plane: Oui.

Les retraités ne devaient pas être valorisés autant que l'inflation. - A.de Tarlé: Ce n'est pas rétroactif? - M.Plane: Non.

Le fait qu'ils aient 2,2 % au lieu de 0,8, c'est un écart significatif. C'est plus eux qui passent à travers les gouttes. Le fait de ne pas avoir de budget crée d'autres tempêtes aussi. - A.de Tarlé: On a l'impression qu'il y a de l'argent mais il va en Livrets A. - M.Plane: Le pouvoir d'achat est la 1re préoccupation des Français.

Il n'y a jamais eu autant d'argent sur les comptes. L'épargne est très forte. Tout le monde ne détient pas la même épargne.

Elle est plutôt concentrée sur les hauts revenus. On a aujourd'hui 18 % de taux d'épargne. En moyenne, c'était 14,5.

Cet écart est important: 3,5 %. Si les Français se remettaient à épargner comme avant, on aurait un souffle de consommation important et de la croissance. Mais il n'arrive pas.

On compte dessus pour 2025 pour tenir la croissance. Mais avec le risque politique, l'incertitude, l'épargne de précaution reste élevée. Est-ce que petit à petit, on aura un regain de confiance?

Est-ce que les foyers français vont se remettre à épargner comme avant? Aux Etats-Unis, le taux d'épargne est à 5 % et nous à 8. Imaginez si les Français épargnaient comme les Américains? - A.de Tarlé: Le taux de Livret A est un...

Il devrait passer à 2,5. - M.Plane: Ce n'est pas tout à fait le cas.

Ce taux de Livret A est calculé par rapport à des indicateurs économiques qui sont les taux d'intérêt de court terme sur les marchés et l'inflation. En regard du contexte de ces baisses de taux, il n'est pas normal qu'il y ait une baisse de la rénumération du Livret A. C'est une bonne nouvelle pour l'activité.

Ca incite moins à épargner et plus à consommer. - A.de Tarlé: Cette incertitude, c'est ce qui explique les très mauvais chiffres de vente des automobiles en France?

L'an dernier, il s'est vendu 1,7 million de voitures. En 2019, il se vendait 2,2 millions de voitures. On a perdu 500 000 ventes. - E.Duteil: La principale raison, c'est qu'il n'y a pas la croissance qu'on pensait qu'il y aurait des ventes de voitures électriques.

On achète plus de voitures électriques, mais on pensait que la croissance serait plus rapide. La raison principale, c'est le coût. Une R5 électrique, plutôt jolie chez Renault, il faut débourser 25 000 euros en entrée de gamme.

Même la C3 électrique, la plus intéressante sur le marché français, reste... - A.de Tarlé: C'est plus que le salaire médian des Français. - E.Duteil: C'est très cher.

Ca va un peu s'arranger. Les voitures chinoises arrivent sur le marché. Vous allez avoir des voitures moins chères.

On commence déjà avoir des concessions dans les grandes villes de BYD. On ne sait pas si on aura un bonus et comment on va être taxés après. Evidemment, vous retenez votre porte-monnaie.

Le gouvernement semble l'avoir entendu. Selon les informations données par "Le Monde" cet après-midi, le nouveau ministre de l'Economie voudrait aller moins...

Il y a 15 milliards en moins d'économies à faire. Ce sera 6 millions envoyés pour donner des signaux pour débloquer l'épargne qui est aujourd'hui bloquée. Je pense à démystifier quelque chose qui est sur les réseaux sociaux.

Il n'y a pas de taxation sur l'épargne du Français moyen. Ca circule beaucoup. Mais on n'est pas dans ce scénario chypriote. - A.de Tarlé: On parlait des Crit'Air 3.

Voici une question. C'est prévu. Il y a des tas d'exceptions.

Les artisans ne seront pas concernés par ces restrictions. C'est "Le Progrès" de Lyon qui titrait hier là-dessus. Il y a tellement d'exceptions qu'il y aura peu de contrôles pour ne pas énerver le citoyen. - E.Duteil: Il y a des contrôles.

Ca vaut 3,77 euros. - G.Houdayer: A France 2, on a essayé de faire la carte des villes concernées par la nouvelle tarification. - A.de Tarlé: C'est une usine à gaz. - G.Houdayer: On s'est basés sur les textes.

On a fait un gros travail. "Orléans, ça n'y est pas. Finalement, telle ville n'y est pas.

Telle ville a décidé d'attendre un peu." Il ne faut pas énerver les gens. On ne s'y retrouve pas. - A.de Tarlé: Face à toutes ces normes, il y a le risque qu'on ne les respecte plus.

Il y a des propriétaires qui vont se dire qu'ils vont mettre l'appartement en location et qu'ils payeront l'amende. - C.Jolly: Cette loi ne sera pas respectée.

On a tendance à l'oublier, mais il y a les G+, moins performants que les G. C'est 140 000 logements. Il n'y a aucune plainte à ce sujet.

Ce sera un peu plus suivi sur le G. Les lois écologiques visent tellement haut et laissent tellement de côté la pratique de la réalité que quand on applique, on ne comprend plus rien. Ca les discrédite.

Les propriétaires qui n'ont pas faits leurs travaux...

Personne ne veut retirer les logements du parc. On essaye de dire que ce n'est pas la fin. Ce qui est important pour le locataire, c'est sa facture d'énergie.

Le logement est G et ça coûte tant par mois...

S'il est mieux classé, on paye le surcoût et tout le monde est content. Et il est quand même sur le marché. C'est hyper problématique si on enlève ces logements du marché.

Ca fait augmenter les loyers. Ce n'est pas avantageux. - A.de Tarlé: Question.

Ca génère des arnaques? - C.Jolly: Il y a plus d'erreurs sur ce diagnostic que de vrais trucages.

Depuis 2021, ce diagnostic est opposable. Le diagnostiqueur peut être attaqué. - A.de Tarlé: Moi, locataire, si j'achetais un logement et que je me rendais compte que le vendeur m'a donné un faux DPE, je peux me retourner contre lui? - C.Jolly: Oui.

Vous avez 5 ans pour le faire. On pouvait discuter de la note. Il y a un énorme écart entre la théorie et la pratique. - A.de Tarlé: D'après le "Parisien", Senlis est en tête des classements des villes qui offrent la meilleure qualité de vie pour les cadres. - Porte de la région parisienne, mais déjà à la campagne, à 40 km au nord de la capitale, Senlis, 16 000 habitants, une ville cossue au riche patrimoine historique et où le salaire moyen dépasse 3500 euros. - Avec tout ce qui augmente, on fait attention.

L'électricité, la nourriture...

On a travaillé toute notre vie. On aide les enfants, les petits-enfants. - Le pouvoir d'achat a légèrement baissé.

Les gens font plus attention. Ils se font encore un peu plaisir pour les fêtes. Ils font un extra pour les fêtes.

Ce n'est pas comme les autres années. - Bon courage. - Bonnes fêtes. - Se faire plaisir Malgré tout pour tenter d'échapper à un climat plus ou moins morose. - Je prends du pâté-croûte au canard.

On nous dit qu'on va payer plus d'impôts. Les impôts, ça suffit. Il y a des économies à faire plus facilement, au niveau du gouvernement, plutôt que de nous demander de nous serrer la ceinture. - Certains se serrent moins la ceinture, comme les cadres et professions supérieures, que la ville continue d'attirer.

Vincent travaille dans l'immobilier à Senlis depuis 20 ans. - 180 m2 sur les lieux. Nous sommes dans le salon.

On a 35 m2 de salon avec la cuisine ici. - Ce type de grandes maisons est très demandé ici. - Quand un bien est bien positionné, il part vite.

C'est entre 1 et 3 mois de mise en vente. Le fait d'avoir des villes de 15 000 ou 17 000 habitants, ce sont des détails que les gens recherchent. Nous sommes au 1er étage, la partie appartement.

C'est une très belle chambre. - Dans le sud De l'Oise, la localisation de Senlis plaît aux cadres franciliens, selon l'agent immobilier. - Nous sommes à 25 minutes de Roissy.

C'est un réel atout pour le secteur. Nous sommes entourés de 3 forêts. Nous sommes dans un petit cocon, ouvert et protégé. - Rachel et Antoine ont acheté leur appartement il y a 2 ans.

Elle est ingénieure et lui, pilote de ligne. C'est le prix de l'immobilier qui les a convaincus. - On va avoir une surface plus petite à Paris.

Ou bien, on va vers des régions qui sont plus chargées, moins glamour. - A deux, le couple gagne 12 000 euros par mois et paye 16 000 euros à l'année. Quand le gouvernement veut faire payer aux plus aisés, ça ne passe pas. - J'ai fait presque 9 ans d'études.

Ce n'est pas pour que, quand j'arrive à un endroit, même si je travaille plus, je paye plus. Je dis aux politiciens: vous êtes payés par nos impôts, faites votre travail. Trouvez de vraies solutions.

Vous ne vous êtes pas trop gratté la tête. - Senlis et ses alentours connaissent l'une des démographies les plus dynamiques de toute la région des Hauts-de-France. - A.de Tarlé: Question.

Est-ce que c'est le bon plan, quitter les grandes villes et s'installer dans celles qui offrent un meilleur pouvoir d'achat immobilier? - E.Duteil: C'est le bon plan si vous avez le profil de couple ou de vie qui y correspond.

Quitter Paris... - A.de Tarlé: Ou les autres grandes villes. - E.Duteil: Ca veut dire avoir la possibilité de télétravailler.

Une grande partie des jobs de cadres sont dans les métropoles et leur coeur. Ca veut dire avoir la possibilité de télétravailler. Ce n'est pas le cas de tout le monde.

Il ne faut pas oublier les coûts cachés. Si vous habitez à Senlis, vous êtes a priori obligé d'avoir une voiture si vous voulez vous déplacer, voire 2 voitures quand vous êtes un couple. Entre l'achat, l'entretien...

Ce sont les dépenses supplémentaires. - A.de Tarlé: Ce sont des dépenses contraintes.

Ce chiffre d'un comparateur d'assurances dit que 42 % du revenu net mensuel part dans les dépenses contraintes pour un couple. - E.Duteil: Il faut calculer.

Le "Parisien" disait que ce n'était intéressant que pour les cadres. Il y avait un autre classement pour les ouvriers et un autre pour les professions intermédiaires. On est dans l'épaisseur du trait.

Des villes comme Paris perdent des habitants. Le coût du logement est trop élevé, les conditions de vie sont compliquées, pas assez de places de crèche...

A Senlis, si tout le monde y arrive, il y aura le même phénomène qu'à Bordeaux. Les prix vont s'envoler et les villes n'arriveront plus à faire face à l'afflux de gens. - A.de Tarlé: On a du mal à comprendre comment on peut dire que le pouvoir d'achat augmente.

Le pouvoir d'achat, c'est pouvoir acheter. Toute une jeune génération ne peut plus acheter dans l'immobilier. Leur pouvoir d'achat n'a pas augmenté.

Ils ne peuvent plus faire ce que faisaient leurs parents. - C.Jolly: Quand on parle de pouvoir d'achat, c'est le pouvoir de consommer.

Le logement n'est pas comptabilisé. - A.de Tarlé: Dans le calcul de l'indice de l'inflation de l'Insee? - C.Jolly: Oui.

Quand l'Insee annonce que le pouvoir d'achat a augmenté, ce n'est pas le ressenti. Le logement, ça a plutôt tendance à se dégrader. Pour les jeunes générations, il n'y a pas de bonne solution.

La location est devenue très chère. Quand on est étudiant, en début de vie, c'est très bien parce qu'on veut rester mobile. Quand on veut s'installer, quand on commence à se mettre en couple ou à avoir des enfants, on veut acheter.

Souvent, on a peu d'options. Ce couple qui s'installe à Senlis...

D'autres villes moyennes progressent bien dans le nombre d'habitants. Chacun doit trouver sa solution. On est dans une phase de tâtonnement, surtout depuis la crise sanitaire.

Il y a eu la donne du télétravail qui a ouvert les options. On a des bassins d'emploi qui sont quand même très concentrés dans les métropoles. Elles sont globalement hors de prix.

On en avait déjà parlé. A Paris, un couple qui touche 20 000 euros par mois, ce qui est énorme, peut acheter 80 m2. Quand vous touchez 20 000 euros par mois, 80 m2 avec 2 enfants, vous n'êtes pas si large.

Evidemment qu'ils envisagent d'aller ailleurs et que Paris se vide de ces familles. C'est souvent pour de l'étalement urbain, l'agglomération qui va autour. L'étalement est tel qu'on touche de nouvelles villes moyennes.

Senlis, c'est l'Oise, mais beaucoup des habitants travaillent à Paris. Le Bassin parisien s'étend. On observe les mêmes phénomènes autour de Bordeaux, de Lyon.

Je pense à des villes comme Valence, à 1 heure de Lyon, qui apportent une meilleure qualité de vie, la proximité de la montagne...

C'est moins cher. Avec le télétravail, les jeunes considèrent de nouvelles options. Ca tâtonne encore un peu, mais pendant les 2 premières années après le covid, il y a eu la mode des zones rurales.

Beaucoup se sont rendu compte qu'il y avait énormément de coûts à côté, la dépendance à la voiture... - A.de Tarlé: Comme le manque de services.

C'est quoi? - G.Houdayer: Les déserts médicaux. - A.de Tarlé: 3 mois d'attente pour avoir un rendez-vous chez un ophtalmo. - G.Houdayer: 3 mois, 6 mois, 1 an, parfois.

Pendant les fêtes, les vacances scolaires, énormément de services d'urgence sont fermés partout en France. En Vendée, beaucoup de villes ont leurs services d'urgences fermés. Pour les médecins de garde, c'est 3 heures d'attente. - A.de Tarlé: A la retraite, on aime bien être dans ces grandes villes où il y a une grande offre de soins. - G.Houdayer: On ne l'anticipe pas forcément quand on rêve de quitter Paris et les grandes métropoles.

On voit la maison avec le jardin, c'est génial. Mais effectivement, il faut 2 voitures pour emmener les enfants aux activités. Les activités ne se trouvent pas forcément dans les villes moyennes.

Les médecins, c'est un accès compliqué. Les spécialistes, il faut aller très loin. Je connais plein de gens en région qui viennent à Paris pour voir un dentiste.

C'est compliqué. - M.Plane: On revient beaucoup à la question du logement.

Le pouvoir d'achat... - A.de Tarlé: C'est le 1er poste de dépenses des ménages, devant l'alimentation ou le transport. - M.Plane: Une étude de l'Insee montrait les niveaux de prix différentiels entre la France et la province. - A.de Tarlé: Les territoires... - M.Plane: L'ensemble des territoires.

Ils disaient que c'était 7 %, l'écart. Ce qui fait la différence, c'est le logement, où il y a 40 % d'écart. Les ménages qui pourraient y gagner, c'est les ménages qui pourraient gagner le revenu de Paris et loger ailleurs.

C'est une petite partie des Franciliens qui sont cadres en télétravail. Quand vous regardez les niveaux de vie, à Paris, ils sont plus élevés qu'ailleurs. A Paris, le niveau de vie médian est à 30 000 euros.

Dans la Creuse, c'est 20 000. Dans le Puy-de-Dôme, c'est 23 000. Il y a une grande différence.

Les gens vont à Paris parce qu'il y a des emplois bien payés, dans lesquels vous avez des perspectives de carrière. Les gens logent là où ils ont leur travail. Ceux qui pourraient y gagner sont ceux qui peuvent délocaliser leur travail.

Ce n'est pas beaucoup de monde. Il y a des coûts cachés. Vous pouvez délocaliser une partie de votre travail mais il faut revenir de temps en temps.

Ce n'est pas aussi simple que ça. C'est surtout le bouleversement du télétravail, cette affaire. Ce n'est pas que le bouleversement du logement.

Ca concerne une partie de la population. Des zones qui étaient moins attractives, comme des villes moyennes, deviennent plus attractives parce que, désormais, on peut y habiter et travailler là-bas. - E.Duteil: Certaines entreprises sont en train de serrer la vis sur le télétravail.

C'est moins massif qu'aux US. Plein de grandes entreprises passent à 2,5 jours plutôt qu'à 3. - A.de Tarlé: Il y a les hausses de prix du 1er janvier et les nouvelles arnaques pendant la période des fêtes.

Une nouvelle arnaque vise les très nombreux Français qui ont commandé un colis sur Internet. Peut-être avez-vous été victime de cette arnaque. - C'est un piège qui commence avec un simple SMS.

En Bretagne, cette mère de famille en a été la victime. - Dans le lien, je devais mettre mon adresse mail avec ma carte bancaire, ce que j'ai fait. - Si elle est prudente d'habitude, ce jour-là, elle attend justement une commande et tombe dans le panneau. - Sur le statut de ma commande, c'était noté "en attente plateforme" depuis au moins 10 jours.

Ca correspondait. Je suis allée sur le site Chronopost et ça ressemblait au vrai site. - En réalité, des escrocs viennent de lui dérober ses informations bancaires et s'en servent pour réaliser des achats dans des magasins de luxe.

Elle est débitée de 7700 euros en tout. - C'est écoeurant de se dire qu'ils se font de l'argent sur notre dos, qu'on galère à se faire rembourser et qu'ils ne sont jamais pris. - Chaque année, des milliers de Français vivent cette mésaventure.

Ce spécialiste en cybersécurité nous explique le stratagème. Ces arnaqueurs du Web vous envoient un lien vers un site plus vrai que nature en copiant les géants de la livraison. Une fois les coordonnées bancaires remplies... - Toutes les informations ont été récupérées par un hackeur, comme la date d'expiration de la carte bleue, le numéro, le cryptogramme, les informations personnelles, le numéro de téléphone, l'adresse, le nom, le prénom...

Pour 100 SMS envoyés, ils vont avoir 1 à 3 numéros de CB valides et utilisables. Comme ils envoient par plusieurs dizaines de milliers de SMS, il faut multiplier par 10 ou 100 le nombre d'informations récoltées. - Une arnaque de grande ampleur à laquelle les banques tentent d'échapper en refusant de rembourser les victimes.

Pour 2000 euros, cet avocat tente d'obtenir réparation pour ses clients. - Elle va nous dire que le client a lui-même validé l'opération, ce que la banque ne démontre jamais. Elle va aussi dire que le client a été négligent.

Il s'agit d'affirmer quelque chose sans jamais le démontrer. 99 % du temps, on a des courriers de cette nature, où on envoie promener les gens sans justifier pourquoi. Leur solution est de prendre un avocat et d'aller au tribunal. - Dans 9 cas sur 10, cet avocat obtient le remboursement.

La loi est claire: une banque doit indemniser un client quand il se dit victime d'une fraude. - L'établissement financier fait un calcul financier. "Si je rembourse les clients, combien ça me coûte?" "S'ils ne remboursent pas les clients, quand bien même je me mets hors-la-loi, combien ça me coûte?" La réalité est celle-là.

A cette problématique, vous ajoutez la mobilité bancaire faible dans notre pays. Vous ne remboursez pas votre client et, de toute façon, il y a peu de chances qu'il aille dans une autre banque. - Aujourd'hui, les sanctions prévues pour les banques qui n'indemnisent pas leurs clients sont faibles.

Cet avocat demande à ce qu'elles soient alourdies. - A.de Tarlé: On avait tous des expériences personnelles, sur le plateau.

Tout le monde tombe dans le panneau. Question. Qu'est-ce qu'il faut faire ou ne pas faire face à ce risque de se faire arnaquer? - G.Houdayer: Elles sont de plus en plus sophistiquées et ciblées.

On parlait de l'arnaque aux faux colis, la plus répandue au mois de décembre, parce qu'on a tous commandé des colis pour Noël. On attend toujours plus ou moins de colis. Forcément, on a envie de répondre.

Ce qui est difficile, c'est que les adresses ressemblent de plus en plus aux vraies adresses des sites, comme Chronopost, Mondial Relay...

C'est très compliqué. Ces arnaques servent à des escrocs qui font de l'arnaque aux faux conseillers bancaires. C'est très ciblé.

On vous appelle, on dit votre nom, des informations confidentielles. Effectivement, elles sont vraies parce que les données ont été récupérées via la première arnaque. Après, vous êtes en confiance.

La banque demande si vous avez été victime d'une arnaque, puis vous demande votre code pour vous faire rembourser. Là, vous devez raccrocher et rappeler votre banque, dont vous avez le numéro, pour vérifier si c'est vraiment un conseiller de votre banque qui vous a appelé. - A.de Tarlé: C'est la même chose, si je reçois un mail?

Je vais moi-même sur le site du e-commerçant... - G.Houdayer: Pour regarder si votre colis est bien en attente ou rerouté.

On va sur le site officiel, on voit ses mails pour voir si on a un mail officiel de notification. - A.de Tarlé: Même vous, vous vous faites avoir? - G.Houdayer: J'ai failli, quand j'ai renouvelé ma carte Vitale, il y a quelques semaines.

Je l'ai fait renouveler parce qu'elle avait été démagnétisée. Quelques jours après, je reçois un texto: "Renouvellement de votre carte Vitale. Allez en ligne sur le site." Là, l'adresse était un peu étrange.

J'ai attendu 5 minutes. J'ai vérifié si je n'avais pas reçu un mail d'Ameli. Le directeur de la plateforme qui lutte contre les cyberattaques me disait que de plus en plus de jeunes étaient concernés, notamment sur TikTok.

On peut tous tomber dedans. - A.de Tarlé: Est-ce qu'on peut comprendre la tentation des gens qui arrêtent d'utiliser leur carte sur Internet? - E.Duteil: Une partie de la population n'est pas passée sur l'achat en ligne, justement à cause de ces raisons.

Quand vous voyez la croissance du commerce électronique, malgré tout...

En Suède, ils avaient dématérialisé quasiment 100 % des paiements. Ils voulaient supprimer le cash. Il n'y a plus que 8 % des transactions qui sont réalisées en espèces en Suède.

C'est 50 % de transactions en France qui sont encore aujourd'hui réalisées en espèces. Le gouvernement a fait passer une loi pour réintégrer le cash. Les commerçants seront obligés de l'avoir.

Ils craignent des cyberattaques massives de la part de la Russie dans le cadre du conflit avec...

Ils ont une peur panique que leur système soit bloqué et que des gens n'aient pas d'argent chez eux et ne puissent pas subvenir à leurs besoins parce que le système serait allé trop loin. On n'en est pas là. En revanche, on fait partie des pays qui sont les plus attaqués.

Notre commerce électronique s'est particulièrement développé. - A.de Tarlé: On a tous notre petite histoire personnelle de risque d'arnaque.

A PAP, j'imagine que, vous aussi, vous essayez de vous assurer de ne pas tomber sur des aigrefins. - C.Jolly: On a une équipe dédiée à ça, une équipe antifraude.

Ce sont 5 personnes à plein temps. On a vu les escrocs grandir et progresser. - A.de Tarlé: Quels sont les types d'arnaque qu'on pourrait attendre? - C.Jolly: En location ou en location vacances.

En location vacances, le bien n'existe pas. En location vacances, on réserve avant d'être sur place. En location, c'est plus subtil.

C'est difficile à détecter pour un locataire. Ca peut être un escroc qui a pris une location vacances, qui fait visiter les logements. Vous visitez un logement, il vous dit que c'est bon, vous signez un contrat, vous faites un dépôt de garantie... - A.de Tarlé: Je cherche à louer à Paris.

On me fait visiter un appartement... - C.Jolly: Vous payez le dépôt de garantie.

En réalité, ce n'était pas le propriétaire et il s'évapore dans la nature avec votre chèque. - A.de Tarlé: Un faux propriétaire, donc? - C.Jolly: Oui.

Maintenant, on ne publie plus d'annonce si on n'a pas vu pièce d'identité et titre de propriété. Si on ne vérifie pas ça...

Les techniques d'aujourd'hui sont très sophistiquées. Ca imite de mieux en mieux les vrais procédés des entreprises. C'est un vrai contrôle.

Si on ne connaît pas le propriétaire, on vérifie son identité, un titre de propriété. On appelle souvent pour vérifier les pièces, poser des questions sur le logement, pour s'assurer que c'est bien le propriétaire. Ca fait 3 ans qu'on n'a pas eu d'arnaque sur notre site avec ça, mais c'est 5 personnes à plein temps, alors qu'il y a 10 ans, c'était un problème quasi inexistant.

La façon de détecter les arnaques était plus simple. C'était grossier, des studios à 250 euros en plein Paris. Aujourd'hui, c'est plus subtil, dur à détecter.

Il faut vraiment que les plateformes sécurisent. - M.Plane: Ca va devenir de plus en plus compliqué, surtout avec l'IA.

Pour distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux... - A.de Tarlé: On peut imiter la voix de votre enfant. - M.Plane: Exactement.

Le numérique est partout. Quand on parle des cartes bleues...

Une fraude à la carte bleue, quand quelqu'un se fait passer pour quelqu'un qui va contrôler le risque d'une fraude en demandant le code...

Ca peut aussi se passer au téléphone. Le monde dans lequel on vit est extrêmement numérisé. Il nous expose à des risques nouveaux qu'on ne maîtrise pas très bien, à la fois sur nos usages mais aussi sur des cyberattaques.

Ce sont des enjeux qui deviennent très importants, y compris la protection des données. - A.de Tarlé: Les banques sont quand même tenues de vous dédommager si vous avez été victime d'escroquerie. - E.Duteil: Ce n'est pas toujours si clair que ça. - A.de Tarlé: Elles peuvent dire que vous avez été négligent parce que vous avez donné votre code. - E.Duteil: Si vous avez validé et que vous avez donné votre code...

En revanche, si vous vous êtes fait dérober vos coordonnées bancaires, la banque vous rembourse tout de suite. - C.Jolly: En immobilier, c'est pareil: si vous avez fait un chèque pour un dépôt de garantie, la banque ne rembourse pas. - E.Duteil: Beaucoup d'entreprises ont des faux collaborateurs.

A la SNCF, ils ont très peur d'une cyberattaques qui bloquerait le trafic. Même les collaborateurs les plus aguerris, que qui ne cliquent jamais sur les mails que la boîte envoie pour essayer d'entraîner les collaborateurs, ils ont un cadeau. Celui qui réussit à ne jamais se faire avoir par le mail envoyé comme piège a un cadeau. - A.de Tarlé: La SNCF envoie des pièges pour voir s'ils tombent dedans? - E.Duteil: Toutes les grandes entreprises font ça pour entraîner les collaborateurs et faire en sorte qu'ils soient sensibilisés aux nouvelles cyberattaques.

Celui ou celle qui gagne a un cadeau. - A.de Tarlé: Pas un voyage gratuit?

Ca n'a aucun intérêt quand on travaille à la SNCF. On revient à vos questions. Question.

On le dit avec le sourire, mais ça existe. Ce sont les enfants boomerang. Face à la difficulté de se loger, ils reviennent vivre chez leurs parents.

Ca ne se passe pas très bien? - C.Jolly: Non.

Les enfants ont vocation à s'autonomiser. Devoir revenir chez ses parents à 25 ans, 30 ans, c'est vécu comme une régression, un blocage dans le fait d'avancer. Les jeunes ne vivaient pas très bien le fait de ne pas être autonomes en matière de logement et de ne pas pouvoir payer leur loyer ou un crédit immobilier. - A.de Tarlé: Ca peut être des enfants qui réussissent professionnellement? - C.Jolly: Tout à fait.

C'est souvent le cas. En étant en couple, ils arrivent à trouver un logement, mais au moment d'une séparation, ils ont toujours leur emploi mais ne sont plus en couple et se retrouvent dans l'incapacité d'habiter à proximité de leur travail et se retrouvent à retourner chez leurs parents. Ce n'est pas très bien vécu.

J'en avais déjà parlé chez vous. On ne fera pas "Tanguy 2" parce que ce n'est plus drôle. - A.de Tarlé: Question. - C.Jolly: En théorie, non. sur la location classique. - A.de Tarlé: L'Airbnb n'était pas tenu d'avoir un DPE. - C.Jolly: C'était vu comme une injustice.

La location touristique, on est plutôt dans l'esprit inverse de vouloir que des logements restent en location classique. En théorie, vous y êtes obligé. En pratique, votre logement, s'il n'a même pas besoin de chauffage, qui va se plaindre?

Si les vacanciers ne se plaignent pas... - E.Duteil: Sur le site PAP, on a l'indication G d'un logement de location saisonnière? - C.Jolly: C'est récent.

Beaucoup de biens ne l'ont toujours pas. La loi est arrivée en novembre. Pour l'instant, tous les biens ne l'ont pas.

C'est tout récent. Ca faisait longtemps que c'était attendu pour la location touristique, pour rétablir l'équité. Mais ce n'est pas un critère pour les vacanciers.

Personne ne se plaindra. - A.de Tarlé: Question.

Il y a toujours de l'argent? - M.Plane: Le pouvoir d'achat ne baisse pas de façon drastique.

Les dernières augmentations importantes qu'on a connues, c'est l'énergie et l'alimentaire. Les centres commerciaux peuvent être attractifs si vous avez des prix bon marché. Des gens allaient plutôt vers les produits premier prix.

Ca ne veut pas dire que les gens mangent moins, mais ils se font moins plaisir. Vous achetez plus de pâtes mais moins de viande. Ca ne veut pas dire que les gens arrêtent de manger ou de s'habiller.

La question du pouvoir d'achat est plus subtile que ça. Il y a aussi la question du ressenti. Une fois que vous avez des dépenses contraintes, qu'est-ce qui vous reste réellement comme argent pour vous faire plaisir?

Les gens considèrent que le pouvoir d'achat est ce qu'il reste à la fin pour se faire plaisir. - A.de Tarlé: C'est un piège, ces dépenses contraintes?

De plus en plus, on achète en plusieurs fois et on se retrouve avec une multitude de mensualités à payer. - M.Plane: C'est un avantage, de pouvoir lisser ces effets, mais c'est la contrainte de la récurrence.

En début de mois, pour un certain nombre de ménages, c'est difficile parce qu'il y a cette récurrence de prélèvements. On a tendance à parler de moyennes, mais les situations Sont différentes en fonction de si vous êtes cadre, ouvrier, retraité, à la campagne, en zone urbaine...

Les situations sont très disparates. Les chocs économiques qu'on connaît depuis quelques années créent beaucoup de volatilité, de variation et d'inégalité face à la situation. - E.Duteil: De grands distributeurs alimentaires n'encaissent pas le chèque tout de suite si vous payez après le 20 du mois.

Ca peut aider certaines personnes. Ils se sont rendu compte que, dans certaines zones où le pouvoir d'achat est très peu élevé, les magasins étaient vides parce qu'il n'y avait plus d'argent. Pas mal de grandes chaînes ont relancé ça il y a quelques semaines. - A.de Tarlé: Question.

Est-ce qu'on a des statistiques? - M.Plane: On n'a pas de statistiques récentes.

Les dernières datent de 2017. Le taux d'épargne des retraités est plus élevé que celui des actifs. - A.de Tarlé: Alors qu'on épargne pour ses vieux jours. - M.Plane: On a tendance à désépargner quand on vieillit pour compenser la baisse de niveau de vie.

Ce n'est pas ce qu'on voit en France. Les retraités sont plus propriétaires parce qu'ils ont accumulé tout au long de leur vie. Mais ils ont aussi un taux d'épargne supérieur.

C'est paradoxal. Beaucoup épargnent pour leurs enfants ou leurs petits-enfants et pas forcément pour eux. Après, il y a la question de la dépendance. - A.de Tarlé: On épargne pour le 4e âge. - M.Plane: La maison de retraite. - A.de Tarlé: Question. - G.Houdayer: Ca paraît plus logique mais tout dépend d'où on habite.

Il faut avoir des commerces de proximité intéressants à côté de chez soi. Ce n'est pas forcément le cas pour tout le monde. On parlait des centres commerciaux...

Oui, il y a du monde dans les centres commerciaux. Il faut aussi voir ce que les gens y achètent. Beaucoup de locaux sont vides.

Beaucoup de chaînes low cost se développent, comme Action et Normal, pour acheter des choses à bas coût. Des gens achètent des choses moins cher. On a connu une descente en gamme.

Les personnes qui achetaient des produits de marque achètent des produits de marque distributeur. Ceux qui achetaient du marque distributeur achètent le premier prix. - A.de Tarlé: Il n'y a pas une police du Web pour faire la traque à ces arnaqueurs? - G.Houdayer: Il y a des sites de cybermalveillance.

Un projet est développé par la plateforme cybermalveillance, par le gouvernement et le ministre de l'Intérieur: Projet 17. C'est une plateforme en ligne qui va vous mettre en relation avec quelqu'un de la police ou de la gendarmerie pour vous aider à porter plainte et avoir des conseils. - A.de Tarlé: Question.

C.Jolly, vous allez me dire que oui, puisque vous êtes propriétaire. - C.Jolly: Je fais aussi de la location.

Etre locataire à 30 ans, ce n'est pas forcément un problème. Mais dans la durée, c'est très stressant. Un locataire de 60 ans est stressé...

Retrouver un logement à 60 ans, c'est compliqué. C'est pour ça que la plupart des jeunes veulent devenir propriétaires. - A.de Tarlé: Question.