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DébatC dans l'air (sur YouTube)· 30 janvier 2017 64 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Fillon, Hamon : une victoire et des galères #cdanslair du 30-01-2017

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 50 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    C'est fou ce qu'on est en train de vivre, Raphaël Baquet. Vous en avez fait l'article du Monde aujourd'hui. Vous appelez ça présidentiel au-dessus d'un volcan.

  • 3:14OuverteRéponse directe

    Christophe Barbier, nous avons choisi d'intituler cette émission « Fillon-Hamon, une victoire et des galères ». Parce qu'on est, alors à juste titre ou pas, vous nous le direz, mais on a l'impression qu'on sort de la primaire quand on est le candidat de la droite ou de la gauche avec une forme de dynamique, une victoire à l'arraché inattendue.

  • 5:55OuverteRéponse directe

    Alors on les regarde de plus près et on trouve qu'ils ont évidemment des défauts. Ce n'est pas simple pour eux.

  • 6:40OuverteRéponse directe

    Bernard Saint-Henès, on a le casting ? On a le casting de cette présidentielle, à peu près ?

  • 9:18OuverteRéponse directe

    Pour bien mesurer à quel point on est dans une configuration exceptionnelle, c'est ce que disait tout à l'heure Yves Treher, c'est-à-dire qu'a priori, habituellement, au mois de janvier, on a quand même des grandes lignes, et on a les favoris. Là, sans le faire nommément, vous ne les avez pas, les favoris.

  • 10:23OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on veut ? Qu'est-ce qu'on attend de lui, aujourd'hui, en ces temps trouvés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23PrésentateurFait
    « Hier, c'est Benoît Hamon qui a fait une OPA sur le Parti Socialiste. »
  • 0:52PrésentateurFait
    « À droite, Fillon dénonce le complot et essaie de sauver sa campagne. »
  • 3:03PrésentateurFait
    « C'est la première fois qu'on voit chacun des favoris, peu à peu abattus, comme dans une espèce de film policier, où tous les héros meurent à chaque séquence. »
  • 10:08InvitéFait
    « Pénélope, c'est voulu ces conneries-là. »
  • 10:10InvitéFait
    « Bon, c'est vrai que ça va faire tort. »
  • 10:19InvitéFait
    « Les gens sont bêtes. »
  • 10:49PrésentateurFait
    « Qui a eu le plus d'emplois fictifs au Parlement européen ? C'est qui ? »
  • 10:55IntervenantFait
    « C'est le FN. »
  • 12:30InvitéFait
    « Il est temps de dénoncer cette imposture, ce populisme mondain, habillé des oripeaux de la modernité. »
  • 12:39InvitéFait
    « M. Macron est bien le candidat d'un parti socialiste hors-sol, coupé des réalités, béat devant la mondialisation, et qui demande parfois même s'il faut un vaccin pour aller en province. »
  • 12:56IntervenantChiffre
    « l'existence de 7 chèques, 21 000 euros issus d'une cagnotte secrète au Sénat, que François Fillon aurait encaissé lorsqu'il était sénateur de la Sarthe. »
  • 19:01PrésentateurChiffre
    « alors qu'elle a été salariée à 100 000 euros. »
  • 20:03PrésentateurFait
    « il y avait à chaque fois ce soupçon que les politiques sont tous pareils. »
  • 24:44PrésentateurFait
    « il a fini deuxième à la primaire donc il est le supplément naturel il est le seul à même de pouvoir rassembler un électorat et rassurer un électorat malgré son passé et malgré le fait qu'il a été condamné dans le passé »
  • 33:22IntervenantChiffre
    « 58% »
  • 1:00:34PrésentateurFait
    « Si Macron est élu, avec quelle majorité parlementaire pourra-t-il gouverner ? »
  • 1:02:57PrésentateurFait
    « Si François Fillon était à la peine, il n'y aurait pas eu 15 000 personnes à la Villette. »

Temps de parole

  • Présentateur68 %
  • Intervenant17 %
  • Intervenant 24 %
  • Intervenant 33 %
  • Intervenant 42 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Bonjour à toutes et à tous. Nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Jamais le paysage politique n'aura été aussi flottant, inattendu, ouvert. Hier, c'est Benoît Hamon qui a fait une OPA sur le Parti Socialiste. Le Frondeur envoie au tapis l'ancien Premier ministre Manuel Valls taillé pour la bataille présidentielle. Un scénario impensable il y a encore quelques mois seulement. Une victoire par chaos qui fracture l'EPS humilie les ministres et la gauche de gouvernement.

Benoît Hamon, lui, promet le rassemblement, tend la main à la gauche de Mélenchon, quand Emmanuel Macron commence déjà à engranger quelques ralliements venus du Parti Socialiste. À droite, Fillon dénonce le complot et essaie de sauver sa campagne. Il a été entendu par le Parc national financier aujourd'hui avec son épouse. Nous y reviendrons. Fillon, Hamon, une victoire et des galères. C'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Christophe Barbier. Vous êtes éditorialiste à l'hebdomadaire L'Express. En une de l'Express apparaître cette semaine. Cette question, Macron peut-il gagner ? On retrouve tous les jours votre édito vidéo sur le site du journal.

Et puis rappelons votre livre, Les derniers jours de Mitterrand, publié aux éditions grâce à Yves Tréhard. Vous êtes éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. En une de votre journal présidentiel, le scrutin où tout peut arriver avec ce sondage. Cantar Saufraise qui voit Macron et Fillon au coude à coude derrière Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle. Benoît Hamon lui devancerait Jean-Luc Mélenchon. On vous retrouve également sur votre blog Controverse. Raphaël Baquet, vous êtes grand reporter au journal Le Monde. Votre journal qui titre aujourd'hui Hamon, nouvel acteur d'une folle campagne.

Vous signez un article intitulé Présidentiel, la présidentielle au-dessus d'un volcan. Bernard Salanès, vous êtes politologue et sondeur, président des labs, cabinet d'études et de conseils. Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. J'ai envie de commencer cette émission par un mot. C'est fou. C'est fou ce qu'on est en train de vivre, Raphaël Baquet. Vous en avez fait l'article du Monde aujourd'hui. Vous appelez ça présidentiel au-dessus d'un volcan. On a le sentiment, comme le dit également le Figaro ce matin, que tout peut arriver. C'est-à-dire que jamais on n'a vu une situation qui ressemble presque à une crise de régime.

Il y a eu dans le passé des moments avec des coups de théâtre. C'est même le lot des présidentielles. On a même vu des situations tout à fait catastrophiques. On se souvient de la fin des années Mitterrand, avec le suicide de Pierre-Berre-Gauvois, la déroute de la gauche. Mais il y avait un camp qui présentait une alternative et qui était en bonne santé, en l'occurrence la droite à l'époque. Là, aujourd'hui, on a les deux camps de gouvernement, si on peut dire. La droite et la gauche sont quand même très fragilisés. La gauche, on l'a vu, est déchirée.

La droite voit son candidat fragilisé, discrédité par des affaires, qui vont peser quand même sur sa campagne et l'obliger à réorienter au minimum sa campagne. Et vraiment, c'est la première fois qu'on voit chacun des favoris, peu à peu abattus, comme dans une espèce de film policier, où tous les héros meurent à chaque séquence. Vous dites que c'est du Tarantino, dans le monde aujourd'hui. Ça se termine dans un bain de son. Yves Tréhard. Oui, c'est une incertitude totale. Et alors, ce qui est intéressant, c'est que normalement, le mois de janvier, traditionnellement, est un mois de janvier, où on sent les choses se cristalliser, où en tous les cas, les dynamiques partir.

Janvier 1995, c'est Chirac qui prend... Enfin, on sent que la dynamique est du côté de Chirac. La dure s'affaiblit. Le discours de la porte de Versailles, en 2007, de Nicolas Sarkozy, c'est ça qui le fait partir. Et Ségolène Royal ne le rattrapera jamais. Pareil, en 2012, avec François Hollande, le discours du Bourget. Il part, c'est au mois de janvier. Là, alors évidemment, la dynamique, elle est du côté d'un homme qui s'appelle Emmanuel Macron. Mais Emmanuel Macron, il y a tellement aussi d'incertitudes autour de cet homme qui sort de nulle part, si on peut dire quand même. Il était inconnu il y a deux ans. Il a un parti qui n'est pas vraiment un parti. Il est un peu à trape-tout.

Il prend à droite, il prend à gauche. Et puis, il y a ce que disait Raphaël sur François Fillon. François Fillon qui était quand même le favori. On pensait qu'il ferait la course en tête dans les sondages, au moins, pendant ce début d'année. Et puis, ce n'est pas le cas. La preuve, c'est que le sondage que nous publions ce matin dans le Figaro montre des choses très intéressantes. Un, Marine Le Pen qui reste très solide, mais qui prend la tête de façon assez décisive. Et puis, au coude à coude, Emmanuel Macron et François Fillon. Alors qu'on pensait que Mélenchon, vous savez, il y a le phénomène de répétition. On dit Mélenchon fait une très bonne campagne, ça marche et tout.

Eh bien non, Mélenchon est cinq points derrière Benoît Hamon. C'était avant même le résultat de la primaire d'hier soir. Ce qui est très curieux, Christophe Barbier, nous avons choisi d'intituler cette émission « Fillon-Hamon, une victoire et des galères ». Parce qu'on est, alors à juste titre ou pas, vous nous le direz, mais on a l'impression qu'on sort de la primaire quand on est le candidat de la droite ou de la gauche avec une forme de dynamique, une victoire à l'arraché inattendue. Et en même temps, avec derrière un chemin de croix, avec des perspectives, et pour l'un et pour l'autre, qui sont très compliquées. Pour deux raisons. D'abord parce que ce sont des vainqueurs par défaut.

N'oublions pas que Fillon, c'est le produit du double rejet, de ceux qui trouvaient Sarkozy un revenant trop dur et de ceux qui trouvaient Juppé un personnage à la fois trop âgé et trop mou. Et puis Hamon, c'est pareil. Hamon, c'est pareil, c'est ceux qui ne voulaient absolument pas de Manuel Valls parce qu'ils devaient lui faire payer le prix du quinquennat. Hollande a été dissuadée par l'opinion et Valls a été chahutée par son propre camp. C'est moins l'enthousiasme, même si chacun des deux, Fillon et Hamon, ont su trouver des choses dans leur campagne, ils n'étaient pas d'évidence des favoris de l'opinion des candidats de cœur.

Et donc dès qu'ils sortent de la primaire, ils ont rempli leur office, c'est-à-dire éliminé les autres.

5:55
Intervenant

Alors on les regarde de plus près et on trouve qu'ils ont évidemment des défauts. Ce n'est pas simple pour eux. Puis la deuxième raison, c'est qu'ils représentent l'un et l'autre

6:01
Présentateur

les deux camps qui depuis plus de 30 ans se succèdent au pouvoir et échouent. Alors on a parfois des droites plus à droite, comme avec Sarkozy, ou des gauches plus à gauche, mais à chaque fois c'est le même échec. Et donc dans cet essuie-glace de l'échec, ils finissent par porter le discrédit de toute leur famille. D'où la possibilité d'une troisième voie comme Emmanuel Macron, qui lui surgit de nulle part, construit son édifice avec beaucoup de fragilité, beaucoup d'incertitude, mais maintenant depuis neuf mois avec des progrès constants. Et les gens commencent par se dire, et s'il allait au bout ? De toute façon, si ce n'est pas lui la troisième voie, c'est les populistes.

Et donc finalement, les centristes, les gens raisonnables, déçus par la droite et par la gauche, peuvent se raccrocher à cet ultime rêve qui commence à ressembler à une réalité, le macronisme. – Bernard Saint-Henès, on a le casting ? On a le casting de cette présidentielle, à peu près ?

6:45
Intervenant

– À peu près, il manque quand même François Bayrou.

6:46
Présentateur

– Oui, qui donnera sa décision, a priori, dans les jours qui viennent,

6:50
Intervenant

il s'attend, mi-février. – La campagne de signature commence le 23 février quand même. – On a le casting, et en même temps, on sent bien d'abord une immense volatilité de l'électorat. Et ça, c'est très intéressant. Le sondage publié dans Figaro le montre. On voit bien que, je ne vais pas dire jour après jour, mais en tout cas, de semaine en semaine, de quinzaine en quinzaine, les évolutions sont très marquées. Une grande part des électeurs n'est pas encore entré dans la campagne. Une grande part nous dit qu'ils ne sont pas sûrs de leur choix.

Et donc, on peut imaginer que la cristallisation, comme on dit, va se faire de plus en plus tard, et que cette volatilité qu'on a vue d'ailleurs dans les deux campagnes des primaires va jouer à son maximum, peut-être plus que ce que l'on n'a jamais connu. Pourquoi ? Essentiellement parce que les barrières idéologiques s'effritent, s'effondrent, diront certains, et que quand les barrières idéologiques s'effondrent, quand le clivage droite-gauche, notamment, on le sait, n'est plus vécu comme un totem par les citoyens, c'est plus facile d'aller comme ça, de l'un à l'autre, sans avoir l'impression de se renier ou de se trahir. Ça, c'est une première différence.

La deuxième différence, et celle-là, elle est plus étonnante, et ce n'est pas ce que les résultats des élections passées nous laissaient entendre. On s'était dit après 2012, ça va sans doute être la fin de la bipolarisation, du droit-gauche, mais on va aller vers la tripartition, tripolarisation, gauche, droite, FN. Et là, on est à la veille de voir un espace qui est plutôt quadripolaire. Gauche de la gauche, droite, FN, et un espace Macron ou un espace central. Ce qui veut dire, et je termine par ça, que le ticket d'entrée du second tour, ça c'est très important pour les configurations, qui en début de campagne était plutôt à 25, 26, 27%.

Le ticket d'entrée au second tour, aujourd'hui, quand on le mesure, il est plutôt entre 21 et 23%. C'est un vrai changement.

8:36
Présentateur

C'est un vrai changement, ça veut dire que tout est possible ?

8:38
Intervenant

Exactement. Tout est possible aujourd'hui. Toutes les configurations, évidemment, ça va se clarifier forcément, mais aujourd'hui, toutes les configurations sont possibles.

8:47
Présentateur

Pour bien mesurer à quel point on est dans une configuration exceptionnelle, c'est ce que disait tout à l'heure Yves Treher, c'est-à-dire qu'a priori, habituellement, au mois de janvier, on a quand même des grandes lignes, et on a les favoris. Là, sans le faire nommément, vous ne les avez pas, les favoris. Vous ne pouvez pas les avoir.

9:01
Intervenant

On ne les a pas, à l'exception, il y a une seule fois où les favoris de janvier ne sont pas retrouvés dans le second tour, c'est bien sûr 2002, où Jean-Marie Le Pen a fait irruption dans le second tour. Mais sinon, la cartographie des favoris, après le mois de janvier, comme le disait Yves, est en général toujours plus facile à lire.

9:16
Présentateur

Alors, on avance, si vous voulez bien, avec ce premier reportage. À peine sorti de son meeting en forme de démonstration de force, François Fillon a été entendu par les enquêteurs du Parquet National Financier avec sa femme cet après-midi. Le candidat qui voulait relancer sa campagne se retrouve englué, on l'a bien compris, dans les affaires, avec l'espoir maintenant que la justice fasse son travail au plus vite pour peut-être sortir de cette mauvaise passe. Hier, en tout cas, les troupes, même les plus motivées, présentes portes de Versailles, avaient besoin d'être rassurées. Marie-Laurent Clément-Voyer.

9:49
Invité

Ils sont venus de toute la France pour ce qui aurait dû être son meeting fondateur, le Bourget de François Fillon. Mais en pleine affaire, Pénélope... La démonstration de force vire à la thérapie collective. Pénélope, c'est voulu ces conneries-là. Bon, c'est vrai que ça va faire tort. Parce que voyez-vous, je suis dans un quart de Cherbourg. Et alors, il y a 10 personnes qui se sont désistées. Et je crois que c'est à cause de ça. Les gens sont bêtes. Qu'est-ce que vous attendez de lui, aujourd'hui, en ces temps trouvés ?

10:23
Présentateur

Qu'il éclaircisse la situation.

10:25
Invité

Oh, bah oui, oui. Ça, ça va se faire tout seul. Oui, je suis pas sûr. Venus de Réloir, ces militants s'interrogent. Qu'est-ce qu'on veut ? On veut vraiment le détruire, pour faire gagner le Front National ? Il faut toujours voir à qui profite le crime. Et qui a le plus... Qui a le plus... Cette histoire sort.

10:49
Présentateur

Qui a eu le plus d'emplois fictifs au Parlement européen ? C'est qui ?

10:55
Intervenant

C'est le FN. Désamorcer la bombe, assumer pour mieux riposter.

11:06
Invité

Je vous demande de faire un triomphe. Arrivée au bras de son mari dans une mise en scène soignée, Pénélope Fillon a même droit à une déclaration, en guise d'introduction, d'un discours emprunt d'émotion. Dès le début, Pénélope est à mes côtés. Mille témoins. Je veux dire à Pénélope que je l'aime, et que je ne pardonnerai jamais à ceux de nous jeter au loup.

11:49
Intervenant

Pour signifier le rassemblement dans l'épreuve, au premier rang, les ténors, l'ex-favori battu de la primaire Alain Juppé, mais aussi le centriste Jean-Christophe Lagarde, venu à la rescousse prendre la parole au dernier moment. Dans le viseur, un adversaire se détache, identifié comme le premier bénéficiaire du scandale. La gauche caméléon, Emmanuel Macron, l'ultime avatar, le candidat de l'extrême flou.

12:30
Invité

Il est temps de dénoncer cette imposture, ce populisme mondain, habillé des oripeaux de la modernité. M. Macron est bien le candidat d'un parti socialiste hors-sol, coupé des réalités, béat devant la mondialisation, et qui demande parfois même s'il faut un vaccin pour aller en province. Détourner l'attention, faire oublier cette presse qui dévoilait le matin même

12:56
Intervenant

l'existence de 7 chèques, 21 000 euros issus d'une cagnotte secrète au Sénat, que François Fillon aurait encaissé lorsqu'il était sénateur de la Sarthe. Les militants ne veulent pas croire que la candidature de leur poulain est désormais suspendue à une décision judiciaire. Il a clarifié les choses, il a rappelé qu'il était honnête, qu'il n'a rien fait de mal, et qu'il aime sa femme. C'était un moment magique. Moi j'ai pleuré. C'est tout, ça y est, c'est bien. Tout est revenu dans les normes. Il est notre champion. Le champion des Républicains et son épouse,

13:38
Invité

auditionné cet après-midi par le parquet financier dans l'affaire des soupçons d'emploi fictifs,

13:44
Présentateur

chacun de son côté. Christophe Barbiel était assez inhabituel. Ces images qu'on a vues de François Fillon avec son épouse, qui a été très applaudie, ovationnée, cette militante disait « j'ai pleuré ». En tout cas, on ne l'attendait pas sur Ch croisiste-re-là, François Fillon. C'est tout ce qu'il déteste faire et néanmoins tout ce qu'il est contraint de faire parce qu'il a complètement raté sa défense des premiers jours. Il y a un temps de silence incompréhensible. Après, il vient nous raconter que ces révélations sont une histoire de misogynie qu'on veut renvoyer les femmes aux confitures. Enfin, il se méprend totalement sur les 48 premières heures.

Et quand il va dans un grand journal télévisé pour cautériser la plaie, il en remet une couche en se trompant sur l'âge de ses enfants et la réalité de ce qu'il faisait quand il les a payés. Donc on n'a pas connu plus mauvaise communication de crise depuis très très très longtemps. Donc le meeting était censé au moins essayer de faire barrage par rapport à tout cela. C'est à moitié réussi. C'est réussi dans le cercle des militants et des sympathisants parce qu'il y a une ferveur de solidarité autour de ce candidat et l'effet martyr, l'effet victime fonctionne.

C'est à mon avis beaucoup moins réussi dans le cercle beaucoup plus large des électeurs potentiels, de cette droite qui en vient à douter de son candidat et à douter de la victoire. Et ça, il aura beaucoup plus de mal à le réparer. Il faudra évidemment terminer au plus vite cette séquence des affaires au plus vite et au mieux, c'est-à-dire en en sortant blanchi

15:00
Intervenant

et puis derrière reprendre le long chemin de la conviction par les idées, par les propositions. Hier, il y a beaucoup de choses qui ont été dites dans son discours qui par ailleurs étaient fort bons contre la bureaucratie, contre l'islam radical, sur la libéralisation de l'entreprise,

15:14
Présentateur

sur les petites retraites, les petits salaires. On n'a rien entendu. On n'a rien perçu parce qu'évidemment, l'orage Pénélope éclabousse tout le reste. L'orage Pénélope, dit Christophe Barbier, il aurait dû parler ? Ah non, je ne pense pas. Non, là, il a voulu. Si vous voulez, il y a une... La pauvre, c'est déjà... C'est déjà douloureux. C'est déjà terrible. Là, pour le coup, ça aurait été beaucoup trop, si vous me permettez l'expression, beaucoup trop gros.

15:35
Intervenant

Voilà, il y avait déjà ce qu'il fallait.

15:36
Présentateur

Non, mais là, je crois que la stratégie, c'était de se poser en victime. La victimisation, vous savez, c'est ce que tous les hommes politiques ou les femmes politiques, quand ils sont attaqués, essayent de jouer comme rôle. Et ça peut marcher. Ça peut marcher. La preuve, ça a marché auprès du public. Mais c'est là où je suis d'accord avec Christophe. C'est que là, c'est le club de fans, si vous voulez, c'est le cercle dur. Moi, j'ai passé pas mal de... Enfin, j'ai eu pas mal de conversations avec des élus de droite républicains ou centristes ce week-end. Je peux vous dire, le problème, c'est qu'eux jouent leur peau maintenant.

Parce qu'ils se disent, Fillon, si ça vire mal, ils nous entraînent dans une... Parce qu'il y a des législatives, après. Donc, ils pensent à eux. C'est les députés de l'ombre. C'est pas les députés qui sont... Et eux, ils commencent à douter. Et ils veulent surtout savoir quelle stratégie y avoir. Alors qu'à quelque chose, malheur est bon. Parce que ce problème judiciaire l'a obligé, à mon avis, à faire un autre discours que celui qu'il aurait tenu, même s'il aurait mis quelques inflexions dans son discours. Sur le fond, vous voulez dire ? Il avait une image de radicalité, de rupture. Et hier, il en a appelé à des personnalités, aux souvenirs de personnalités qui sont très populaires.

Simone Veil, Jacques Chirac, l'abbé Pierre, Philippe Séguin, qui ont une image tous sociale, de droite sociale. Enfin, l'abbé Pierre, c'est un peu différent. Et il a aussi beaucoup parlé des sans-grades. Il a parlé des fonctionnaires. Alors que les fonctionnaires, eh bien, justement, c'était un point de friction. Oui, en rendant plutôt hommage à leur travail. Et un point de critique. Donc, il a quand même largement infligi son discours. Mais si vous voulez, tout ça, il y a deux choses pour François Fillon. Il y a le temps judiciaire, et on sait qu'il est entendu par la justice. Mais il y a aussi le tribunal de l'opinion publique. C'est ça, le plus difficile.

C'est ça, c'est celui-là qui doit convaincre, qui doit, eh bien, essayer de ne pas trop déstabiliser. Parce que ce sont tous ces gens qui ne sont pas dans la politique à 100% et qui votent au dernier moment, qui sont de droite, de droite, mais qui ne sont pas des militants, qui ne sont pas des acharnés et qui peuvent très bien changer de bulletin de vote au dernier moment. Et vous avez entendu cette militante qui disait qu'elle venait de Cherbourg et qu'il y avait une dizaine de personnes qui s'étaient désistées, qui n'avaient pas voulu venir au métier ? Parce qu'on voit bien la défense de François Fillon.

On est presque mal à l'aise, d'ailleurs, de la façon d'exhiber cette femme qui ne dit pas un mot. Le problème, c'est que tout le monde a compris que c'était vrai. Tout le monde a compris qu'effectivement, il avait salarié sa femme sans qu'elle n'exerce de travail. Donc, il y a un problème judiciaire qui peut se poser, mais il y a surtout un problème politique. Ça vient briser tous les thèmes de sa campagne. Puisqu'il faisait campagne notamment sur la rigueur budgétaire, sur la dénonciation de ceux qui ne travaillent pas et gagnent de l'argent public. Et il est évidemment en plein dans ce piège-là. Donc, il est obligé... Yves dit qu'il aurait dû recentrer sa campagne.

Enfin, là, il est obligé de faire un virage à 180 degrés. Il est obligé de renoncer... Vous trouvez qu'il a... Ah oui, d'accord. Il est obligé de renoncer à une très grande partie de ses thèmes économiques. Juste un mot sur ce que vous avez dit auparavant. Donc, c'est vraiment une vraie difficulté pour lui. C'est là-dessus qu'il a construit sa victoire au primaire. Juste un mot sur ce que vous venez de dire. Quand vous dites que tout le monde a compris que c'était vrai, qu'elle ne travaillait pas, la justice le dira, non ? Oui, la justice le dira. Mais on voit bien, même l'histoire alors qu'elle a été salariée à 100 000 euros.

Tous les témoignages se sont succédés sur le travail d'assistant parlementaire qui montre que personne ne l'a jamais vue. Alors, il faut qu'elle produise... Vous vous rappelez de l'affaire Tibéry ? Xavier Tibéry, qui a été accusé de la même chose, a dû produire un malheureux rapport de 32 pages bourrées de fautes. Là, il n'y a même pas de rapport, si vous voulez. Donc, il y a une vraie difficulté. Peut-être que la justice... Parce qu'il y a un flou autour de ce que sont vraiment les tâches de l'assistant parlementaire. Même si la justice ne laisse tomber et que tout ça est classé, si vous voulez, les dégâts politiques, ils sont là. Ils sont déjà là.

Je vous reproche à François Fillon, finalement, ce que ce n'est pas d'avoir fait des choses exceptionnelles, d'avoir commis des fautes inédites, c'est d'avoir fait comme les autres. Comme les autres.

19:45
Intervenant

Il y a une cagnotte au Sénat, allez, j'y ai droit. Il y a des règles très floues pour embaucher ses parents, ses enfants dans les assistants parlementaires.

19:52
Présentateur

Eh bien, j'en profite. J'ai un ami milliardaire qui peut embaucher mon épouse, je le fais. Comme un autre se faisait prêter un yacht ou bien quand Roger Patrice Peulat aidait François Mitterrand ou Bousquet. Et donc, il y avait à chaque fois ce soupçon que les politiques sont tous pareils. Et c'est le pire qui peut lui arriver. Ce n'est pas seulement comme les autres, c'est d'avoir fait le contraire de ce qu'ils préconisent pour les Français. Je pense que c'est ça qui est compliqué. C'est ça qui est compliqué. Il a un peu brouillé son image parce qu'il était parti sur un mot d'ordre qui était l'anti-système.

Alors, c'est très à la mode, c'est une tarte à la crème, l'anti-système puisque vous voyez bien tous partagent cette volonté de casser le système alors qu'ils sont tous évidemment nés dedans et qu'ils sont tous des acteurs du système. Mais alors évidemment, ça a brouillé un peu ces cartes. Mais je voudrais quand même un petit peu préciser ce que disait Raphaël. Le discours sur les fondamentaux et sur les objectifs, il n'a pas tant changé que ça. C'est la forme et c'est les propos, les mots choisis qui sont différents. En gros, je vous promets quand même de la rigueur, ce qu'il a toujours dit, mais il y a quelques caresses derrière, vous voyez.

Par exemple, une chose dont il n'avait jamais parlé, le plan pluriannuel contre la pauvreté. Oui. C'est quand même quelque chose qui doit coûter assez cher. À goût, il l'a mis en place d'ailleurs. Voilà. Et il n'en avait jamais parlé. Ce n'est pas un homme inhumain. Vous faites le lien avec les affaires. C'est juste ça pour être bien clair. J'ai bien compris ce que vous expliquez les uns les autres. C'est que s'il n'y avait pas eu l'affaire Pénélope, il serait resté droit dans ses bottes sur le contenu. Non, il aurait arrondi le vocabulaire. Il était déjà obligé d'arrondir. C'était ce que les élus justement de son entourage lui demandaient.

Pas uniquement les sarkozistes, mais les élus de terrain qui sont des élus de petite ville ou de circonscription des députés de l'ombre ou des sénateurs qui lui disaient attention parce qu'il y a tout un électorat modeste, populaire qui vote à droite et celui-là, il ne faut pas lui raconter que la sécurité sociale demain ne fonctionnera plus comme aujourd'hui. Il arrondit les angles, Bernard Sainanès.

21:49
Intervenant

Oui, je pense que de toute façon il était obligé de le faire parce qu'il faut rappeler que même si là on enregistre une forte baisse de François Fillon, on verra, elle va sans doute être confirmée dans de nombreux sondages, cette baisse avait commencé avant. Elle avait commencé sur un sujet majeur qui est celui de la sécurité sociale. Il ne faut pas se tromper, pas sur le reste, pas sur le sujet notamment des fonctionnaires qui, on va dire en résumant, plaient à son électorat, en tout cas son électorat est très proche de cette idée.

Mais sur cette idée de la sécurité sociale remise en cause, même si ce n'est pas exactement bien sûr ce que François Fillon a dit, une grande partie de l'électorat de la primaire et notamment les retraités à ce moment-là ont envoyé des forts signaux d'alerte. Donc de toute façon il était obligé de changer son discours. Moi ce qui me surprend c'est la seule stratégie de victimisation. Pourquoi ? La stratégie de victimisation, il y a eu un champion dans cette stratégie, ça a été Nicolas Sarkozy. Et François Fillon, son engagement c'était aussi d'être différent de Nicolas Sarkozy.

Alors quand vous dites et vous avez raison c'est une rupture, je crois qu'il y a une vraie rupture dans la cohérence qu'a affichée François Fillon. François Fillon a dit aux électeurs de droite avec moi vous n'aurez pas les difficultés que vous avez pu avoir, les états d'âme que vous avez pu avoir avec la gouvernance de Nicolas Sarkozy mais vous aurez le vrai changement que Sarkozy vous a promis en 2007 et que vous n'avez pas eu. Et cette brisure de cohérence sur la question notamment de l'intégrité, de l'honnêteté qui était la première qualité reconnue à François Fillon dans la primaire. C'est très important.

23:14
Présentateur

Dans les enquêtes c'était la première qualité.

23:15
Intervenant

Tout à fait, dans la primaire par rapport à ses concurrents ils l'emportaient sur l'honnêteté or on le sait quand on demande aux français aujourd'hui, pas seulement aux électeurs de droite portrait robot du président, la première qualité attendue c'est l'honnêteté. Dans l'honnêteté il y a évidemment deux dimensions. Il y a la dimension de probité mais il y a aussi la dimension de dire la vérité. Et c'est là-dessus sur ces deux sujets la sécurité sociale comme le sujet de ce qu'on appelle l'affaire Pénélope qu'aujourd'hui la parole, l'engagement de François Fillon est mis en risque.

23:43
Présentateur

Ce qu'il faut dire c'est que Nicolas Sarkozy et Anna Juppé avaient eu maille à partir avec la justice. Et ça ils en avaient assez l'électorat de droite. Ils voulaient quelqu'un effectivement qui soit en rupture avec ça. Et pof ! Et pof ! Comme vous dites cette question si François Fillon se retrouve dans l'impossibilité de se présenter dans quelques semaines quel est le plan B des Républicains ? Ça faut se voir beaucoup chez les Républicains. On n'en est pas là néanmoins. Parce que c'est une hypothèse ? C'est une hypothèse qu'il a forgée lui-même en disant je retirerai ma candidature si je suis mis en examen.

C'est parce qu'il sait très bien que sur le flou des règlements il peut s'en sortir et que sur le calendrier judiciaire il peut aussi s'en sortir. C'est-à-dire que le temps de la justice est lent même si là l'enquête semble rapide et donc il peut très bien être élu président avant d'être mis en examen. Après il en a pour 5 ans d'immunité enfin de privilège de juridiction reconductible s'il est réélu. Donc il a été assez habile pour envoyer ce message il faut vraiment une explosion atomique pour qu'il se retire.

Néanmoins s'il se retire moi je crois que la seule chance pour la droite de rester dans la course pour la victoire c'est d'aller chercher Alain Juppé bien qu'il ait fait un peu la mijorée quand l'hypothèse a été soulevée devant lui il a fini deuxième à la primaire donc il est le supplément naturel il est le seul à même de pouvoir rassembler un électorat et rassurer un électorat malgré son passé et malgré le fait qu'il a été condamné dans le passé je ne vois pas qu'il pourrait prendre d'autres parce que toute autre figure suggérait le nom de François Barouin président des maires de France mais pourquoi Barouin et pas quelqu'un d'autre ?

Pourquoi un sarkoziste et pas un jupéiste ou un filloniste ? Il y aurait un vote quelque chose comme ça ? On n'a pas le temps de réorganiser une primaire citoyenne donc ça serait quoi ? Une sorte de conseil national de l'UMP ou une primaire interne réservée aux adhérents ? Enfin bref ça serait une explosion définitive si Juppé ne veut pas faire le suppléant de secours à ce moment là il n'y aura plus de candidat Fillon il n'y aura plus de candidat républicain

25:22
Intervenant

C'est pour ça que le meeting d'hier du qui d'autre que moi personne d'autre il dit à son électorat il dit aux élus qui évidemment sont le coeur des premières lignes de ceux qui vont faire la campagne une campagne ça se gagne bien sûr à la télé mais ça se gagne aussi sur le terrain avec des gens qui sont mobilisés il leur dit si je dois renoncer à ce moment là excusez-moi l'expression vous êtes cuit parce qu'à ce moment là même s'il y a un candidat donc parle Christophe c'est pas gagné quand même ce sera très compliqué de réintroduire de la dynamique et surtout ce sera très compliqué pour la droite à ce moment là d'arriver devant le Front National au premier tour parce que le succès de François Fillon il a aussi permis à la droite pendant quelques semaines de reprendre l'espoir d'aller reconquérir une partie d'un électorat qu'il a abandonné en 2010

26:07
Présentateur

beaucoup de choses à évoquer encore sur François Fillon avant d'avancer sur le second reportage au premier rang ils étaient tous là il manquait Nicolas Sarkozy mais sinon il a grâce à cause comment le dire de cette affaire rassemblé autour de lui est-ce que c'était pas ça aussi qui était important hier c'est de montrer la famille rassemblée unie c'était pas le cas ces derniers temps parce qu'il y avait beaucoup de contestations sur le fond de son discours la droite a fait bloc on entendait ses militants qui disaient bah oui on est là ça y est maintenant on est derrière lui et on va l'accompagner dans les heures difficiles dans les galères puisque c'est le titre de cette émission mais parce qu'en fait toute cette brochette d'élus qui est au premier rang elle est en contact avec ses électeurs et effectivement juste après les révélations du canard enchaînés les cadres de la droite ceux qui militaient pour Nicolas Sarkozy pour Alain Juppé ont commencé à lancer des noms de remplaçants donc Alain Juppé effectivement Gérard Larcher puis tout d'un coup ils se sont retrouvés avec leurs électeurs qui leur ont dit non mais ça va pas la tête on va pas changer au milieu du guet de candidats c'est une folie cette présidentielle s'annonce surréaliste mais alors là ça serait vraiment surréaliste donc si vous voulez évidemment qu'ils sont bien obligés de faire bloc car comme Christophe l'a dit changer de candidat là comme ça à trois mois de l'élection ça serait vraiment une folie Un mot sur les officines le complot on veut m'atteindre on sait qui on est-ce qu'il y a vraiment des personnalités des camps politiques qui sont visés dans les attaques de François Fillon c'est que je ne vois pas comment ça ne peut pas sortir ça peut sortir ailleurs que de Bercy pour une raison très simple c'est que les salaires des salaires d'attachés parlementaires très bien ça ça peut venir de la question de l'Assemblée Nationale mais la revue des deux mondes les émoluments de la revue des deux mondes ça ne peut pas sortir comme ça et c'est évidemment pas je pense le PDG de la revue des deux mondes qui est allé donner ça au canard enchaîné donc ça ne peut venir que d'une administration qui a tout sur François Fillon c'est ça les officines les officines alors parce que la question qui a été posée dans le reportage c'est à qui profite de le crime ça peut être l'officine politique qui travaille oui c'est ça dans notre pays depuis que Fouché ne tient plus ses fiches il reste Bercy c'est un sujet ou pas ou est-ce que c'est juste une stratégie non est-ce que c'est une stratégie de défense qui est bien connue et vous avez bien fait de le rappeler tout à l'heure Bernard Saint-Nanès à chaque fois les cabinets noirs c'est ce qu'on dit quand on est empêtré dans des affaires est-ce que c'est un sujet c'est juste une ligne de défense c'est pas un sujet d'abord parce que ça amène oui c'est pas un sujet parce que ça amène à enquêter sur les sources des journalistes et ça c'est jamais bien à faire et puis deuxièmement c'est pas un sujet parce que c'est toujours comme ça rappelez-vous entre Chiracien et Baladurien qui avait fait sortir l'affaire des terrains vendus par la famille de Bernadette qui avait fait sortir le loyer payé par Jacques Chirac pour sa fille qui devait habiter un rez-de-chaussée parce qu'elle se jetait du deuxième ou du troisième étage c'était le même camp ça se faisait de droite à droite donc quand il s'agit de prendre le pouvoir tous les coups sont permis ça date pas de 2017 ça date de l'existence de la politique c'est un des arguments de François Fillon de dire en gros je fais de la politique depuis 30 ans 40 ans et tout ça était connu celui de tous c'est un des arguments de dire bon bah une présidentielle tous les coups sont permis mais quand même

29:21
Intervenant

bien sûr mais il n'était pas candidat à la présidentielle être candidat à la présidentielle c'est avoir un immense projecteur braqué sur lui jour et nuit et d'ailleurs ce qui arrive à François Fillon va arriver aux autres candidats on peut imaginer à Benoît Hamon à Emmanuel Macron qui va être évidemment la cible même s'il a été à Bercy mais moi ce qui m'étonne plus la stratégie de victimisation elle peut fonctionner si elle est accompagnée d'une stratégie de défense autrement dit si dans quelques heures on apprend que le parquet clôt les poursuites à ce moment là François Fillon pourra revenir et dire vous voyez bien c'était une manœuvre politique la seule stratégie de victimisation sans stratégie argumentée et là dessus c'est vrai que même dans l'interview du journal du dimanche hier on ne voit pas d'argumentation qui puisse convaincre je parle juste de l'opinion je ne parle pas évidemment sous un angle de justice à ce moment là la seule stratégie de victimisation est extrêmement risquée

30:09
Présentateur

est-ce que la bonne nouvelle hier pour François Fillon c'était la victoire de Benoît Hamon est-ce que ça c'est une bonne nouvelle pour le scénario de la suite pour non non non parce qu'au contraire ça reste de l'espace à Macron exactement ça reste de l'espace à Emmanuel Macron et on a bien vu qu'hier déjà on voyait bien des supporters de Manuel Valls qui face caméra disaient je vais maintenant aller voter Emmanuel Macron donc on voit bien que ça peut ouvrir un espace parce qu'il y a une concurrence au fond à gauche et c'est celle de centre-gauche que représente Emmanuel Macron par ailleurs Benoît Hamon peut gêner Jean-Luc Mélenchon donc donc effectivement c'est pas une bonne nouvelle pour François Fillon non c'est un véritable problème pour lui parce qu'en plus il peut y avoir des électeurs de droite qui sont froissés par cette histoire-là qui peuvent aussi pour certains d'entre eux centristes notamment rejoindre Macron donc ça fait deux si vous voulez deux nouvelles dans un week-end qui sont enfin dans une semaine qui sont quand même assez rudes à encaisser c'est pas son adversaire Benoît Hamon à François Fillon c'est pas son sujet non non son adversaire c'est résolument il a deux adversaires c'est évidemment Marine Le Pen puisque comme le disait Bernard tout à l'heure le discours qu'il tenait la posture qu'il avait dite anti-système consistait aussi à aller récupérer cet électorat qui avait fui les républicains depuis 2007 2008 2009 et alors que Sarkozy avait réussi à les fixer chez lui et puis ils sont repartis et puis l'autre adversaire qui est redoutable dont il ne sait pas grand chose en plus parce que c'est compliqué aussi Macron c'est très compliqué son histoire il va falloir que l'équilibre enfin je sais pas on va peut-être en parler on va le dire mais il y en a qui peuvent aller voir qui peuvent aller chez Macron il y a déjà beaucoup de centristes chez Macron alors on avance pour lui aussi le plus dur commence Benoît Hamon va devoir maintenant tenter de faire marcher le parti socialiste comme un seul homme derrière lui hier soir les deux finalistes se sont retrouvés Ruth Solferino pour la photo et ce matin le petit Benoît comme on l'appelait au parti socialiste le frondeur a été reçu par le premier ministre en grande pompe à Matignon Bernard Cazeneuve apporte son soutien au candidat élu mais l'appelle au passage quand même à assumer et à être fier du bilan de François Hollande retour sur cette soirée de victoire pour Benoît Hamon Marie-Charlotte Duluc Myriam Zer Pierre Dorn et Dominique Lemarchand

32:26
Intervenant

Il est parti frondeur du gouvernement il revient à Matignon candidat pour la présidentielle Cet après-midi Benoît Hamon rencontrait le premier ministre Bernard Cazeneuve On a parlé franchement de politique des points d'accord et des points de désaccord qu'on a pu avoir et on s'est situé dans le même impératif celui de faire gagner la gauche je crois qu'il a la même conviction que moi c'est que la gauche et en l'occurrence ma candidature peut gagner l'élection présidentielle et c'est ça qui nous préoccupe Merci Hier soir à Solferino une poignée de main tout aussi symbolique réunit les deux frères ennemis du parti socialiste 30 secondes à peine pour la photo sourire crispé du perdant bras levés pour Benoît Hamon qui gagne au la main pour Benoît Hamon 58% belle revanche pour l'outsider qui se place moins devant les 41% de son ancien premier ministre Et aujourd'hui ça a gagné On ne s'est pas gagné en tout cas on n'en était pas sûr mais ce soir c'est un plaisir immense en plus avec un score sans appel Un score qui fait même oublier son savoir-vivre au gagnant L'erreur est reconnue par son équipe de campagne Alors que le discours de Manuel Valls n'est pas encore terminé Benoît Hamon monte déjà sur scène et coupe la parole à son rival Sans attendre il en appelle au rassemblement immédiat

34:08
Présentateur

Dès lundi je proposerai donc à tous les candidats

34:14
Intervenant

à cette primaire mais aussi à tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et l'écologie politique en particulier

34:20
Présentateur

Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon

34:21
Intervenant

de ne penser qu'à l'intérêt des français

34:23
Présentateur

au-delà de nos personnes

34:24
Intervenant

Je leur proposerai de construire ensemble une majorité

34:30
Présentateur

gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social écologique et démocratique

34:36
Intervenant

Car s'il veut gagner Benoît Hamon va devoir jouer serré très serré Depuis hier soir le candidat de la gauche passe devant Jean-Luc Mélenchon dans les sondages avec 15% d'intention de vote Une quatrième place encore bien loin de Marine Le Pen et ses 25% François Fillon et Emmanuel Macron Mais avant de rassembler la gauche Benoît Hamon doit d'abord réunir sa propre famille celle du parti socialiste son clan et celui de Manuel Valls Devant une poignée de sympathisants le perdant s'incline devant la victoire de son ancien ministre

35:15
Présentateur

Benoît Hamon est désormais le candidat de notre famille politique et il lui appartient de mener à bien la belle mission du rassemblement Je veux

35:27
Invité

lui souhaiter bonne chance pour le combat qui est devant lui

35:31
Intervenant

Reste à savoir si les militants ou sont prêts à voter pour un ancien frondeur Monsieur le parti socialiste il y a une règle celui qui arrive en premier on sera derrière lui tout simplement

35:46
Invité

J'ai quelques petits désaccords de fond avec le projet de Benoît Hamon mais comme il prône le rassemblement je suis tout à fait certaine qu'il saura faire des compromis et qu'il saura assouplir son projet

35:56
Intervenant

Je pourrais voter pour Benoît Hamon s'il arrive à nous convaincre s'il arrive à aussi prendre de nos idées en nous respectant si ce travail n'est pas réalisé je voterai pour le candidat social-démocrate Emmanuel Macron Dimanche soir un socialiste est resté silencieux Lors du premier tour François Hollande était au Chili cette fois il avait sport à son agenda pas un mot pour Benoît Hamon le président a préféré saluer la victoire des handballeurs français

36:28
Invité

Félicitations à cette formidable équipe de France de nouveaux championnes du monde

36:36
Intervenant

Après avoir boudé toute la campagne des primaires François Hollande devrait enfin rencontrer Benoît Hamon cette semaine

36:45
Présentateur

Il en aura fait des efforts pour montrer que cette primaire ne l'intéressait pas à Christophe Barbier C'est à dire qu'entre le désert dans le Chili pour le premier tour et puis les vrais vainqueurs c'est à dire les handballeurs pour le second tour il a fait assez fort il ne manquerait plus qu'il reçoive Miss Universe avant de recevoir Benoît Hamon à l'Elysée ça serait complet Peut-être je pense que ça lui ferait plaisir On doit le recevoir vendredi Benoît Hamon Et Benoît Hamon a été reçu et c'est important de le rappeler et on l'a vu en début de ce reportage par Bernard Cazeneuve qui lui a fait un petit peu la leçon quand même il lui a dit très bien on est derrière toi rassemblons-nous mais il faut être fier du bilan C'est l'un de ceux qui a été le plus critique N'oublions pas qu'il est parti en août 2014 avec Arnaud Montebourg Arnaud Montebourg clairement viré et c'est Manuel Valls qui lui signifie mais Benoît Hamon avait eu le choix et François Hollande l'avait reçu personnellement pour lui dire j'aimerais bien que tu restes choisis de rester je préfère que tu restes et finalement Benoît Hamon préfère être solidaire avec Montebourg le critique que solidaire avec Hollande son président donc c'est compliqué de se retrouver avec un potentiel héritier en tout cas un candidat officiel qui a été aussi en rupture C'est quand même très compliqué pour Bernard Cazeneuve pour les membres du gouvernement qui ont pour certains fait clairement campagne derrière Manuel Valls c'est violent Il va y avoir les postures et puis il y a le fond sur le fond c'est vrai que si vous prenez Manuel Valls Bernard Cazeneuve même et François Hollande quand il commencera à s'intéresser à la politique et bien il est évident qu'il y a deux gauches qui ne sont pas du tout conciliables pour ne pas dire irréconciliables ce sont deux gauches qui ont sur quasiment tous les sujets même sur le sujet européen beaucoup de différences donc c'est sûr qu'on va assister dans les prochaines semaines à probablement chez beaucoup des députés qui ne sont pas en tête d'affiche qui n'occupent pas les écrans de télévision il y en a beaucoup qui vont se poser la question de savoir s'ils ne vont pas chez Emmanuel Macron Qu'est-ce qu'il va faire là Benoît Hamon ?

Est-ce qu'on entendait des jeunes des militants qui disaient bon bah moi s'il ne bouge pas son programme je vais avoir du mal est-ce qu'il peut avoir fait campagne sur le revenu universel sur la légalisation du cannabis etc. et dire bon attendez maintenant il faut que je rassemble mon camp l'ensemble de mon camp je vais amender mon discours ou est-ce qu'il pense que les socialistes vont faire campagne derrière lui pour le revenu universel

39:07
Intervenant

C'est la complexité de la primaire à Montfillon là-dessus c'est la même problématique est-ce que la primaire qui est conçue comme un rassemblement puisqu'elle doit permettre de n'avoir plus qu'un seul candidat ne se transforme pas en un enfermement est-ce que le candidat issu de la primaire n'est pas finalement prisonnier de la campagne électorale qu'il a menée qui est une campagne toujours très ciblée François Fillon l'a fait sur le cœur de l'électorat de droite Benoît Hamon il faut le dire quand même Benoît Hamon l'emporte au premier tour et l'emporte hier parce qu'il est le champion de la gauche non-socialiste ils font tous les deux 50-50 chez les sympathisants socialistes hier et ça c'est une vraie différence par rapport à François Fillon parce que si François Fillon a fait une campagne on va le dire marquée à droite il a réussi en fin de campagne à attirer aussi en prenant des voix d'Alain Juppé des électeurs qui venaient du centre droit et donc Fillon l'emporte dans les deux catégories de l'électorat et donc pour Benoît Hamon c'est extrêmement compliqué et puis il y a une autre complexité qui là est un étonnement de cette campagne on parlait tout à l'heure de cette campagne folle c'est que en général à l'exception peut-être de 2007 et encore il y a toujours eu un candidat qui défendait le bilan du sortant même quand le sortant ne se représentait pas là on aura deux candidats Macron et Hamon qui se sont construits dans l'opposition au président sortant après en avoir été le ministre

40:21
Présentateur

Raphaël Baquet c'est-à-dire que Hamon on le voit là dans les scènes de l'IS de la victoire mais à vrai dire il est très inquiet et Jean-Christophe Cambadélis lui avait dit dès le lendemain de ta victoire tu auras toi aussi tes frondeurs et il les a ces frondeurs effectivement ceux qui déjà vont partir vers Emmanuel Macron alors il a il a quand même une arme parce que le PS maintenant il est en position de force au PS le PS peut empêcher les députés de partir vers Emmanuel Macron tout simplement en leur disant si vous partez vers Emmanuel Macron vous n'avez plus d'investiture et on investit quelqu'un d'autre dans votre circonscription jusqu'ici ça a d'ailleurs empêché quand même une véritable hémorragie parce qu'il y a à peine une dizaine de députés qui sont partis donc il n'y a pas encore une hémorragie importante en tout cas dans les élus et les élus ils sont importants parce qu'ils peuvent structurer la campagne sur le terrain donc Hamon va aussi essayer de maintenir ce qui fait son pouvoir c'est à dire de maintenir un tout petit peu d'unité en le parti socialiste c'est là que c'est difficile vous l'avez ressenti ça les uns et les autres hier soir dans son discours en gros l'étendue du chantier qu'il a face à lui Benoît Hamon il est face à une équation terriblement compliquée à résoudre puisqu'il doit rester radical, utopique c'est à dire ne pas perdre ceux qui ont cru en lui et s'élargir pour éviter cette hémorragie il est protégé pour l'instant par les sondages mais le rendez-vous lors de vérité c'est fin février après les vacances quand la France revient de vacances on commence à voir les signatures on verra le rapport de force s'il a fondu s'il est repassé derrière Mélenchon s'il est distancé par Macron là il va y avoir une sorte de grande libération moi ça me rappelle un cas quand même c'est Sarkozy 2007 il était à la fois le successeur de Jacques Chirac et à la fois il avait critiqué Jacques Chirac de l'intérieur il se détestait il avait prôné la rupture sauf qu'il était poussé Sarkozy par un mouvement d'opinion archi populaire face à une gauche qui derrière Ségolène Royal peinait à se trouver tandis que là on a un amont qui est lui en aval si j'ose dire des codes de popularité ça c'est bien joué ça c'est bien vu juste un mot sur la popularité et les sondages on l'a vu tout à l'heure dans le reportage 15% pour Benoît Hamon c'est un peu mieux que ce que faisait Manuel Valls

42:26
Intervenant

oui alors il y a un effet incontestablement de la dynamique de la primaire ce sondage a été fait pendant la fin de la campagne donc il booste et c'est normal on l'avait vu pour François Fillon Benoît Hamon mais ce qui est intéressant et là c'est un des atouts de Benoît Hamon c'est qu'on voit bien que tout d'un coup il menace Jean-Luc Mélenchon parce qu'il y a des électorats où il y a des porosités et là on voit bien que Benoît Hamon peut s'installer au même niveau voire dépasser Jean-Luc Mélenchon On va en parler

42:51
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon une dernière question j'allais oublier question d'une téléspectatrice ou d'un téléspectateur de C'est dans l'air que va faire Manuel Valls va-t-il quitter le PS ?

Non je ne crois pas Manuel Valls il va voir comment ça justement la campagne de Hamon va être conduite parce qu'elle peut connaître des ratés il peut il ne faut le souhaiter à personne ne pas être à la hauteur parce qu'il prend vraiment la lumière à plein et Hamon était plutôt un second rôle jusqu'à présent donc il attend tapis dans l'ombre si je puis dire mais il ne peut pas aller rejoindre Emmanuel Macron parce que sur le fond c'est impossible sur le fond si ça serait possible en gros Manuel Valls il s'est fait voler son fonds de commerce si vous mettez l'expression par Emmanuel Macron et il s'est fait voler la victoire au PS d'ailleurs il aurait dû savoir qu'il allait se la faire voler il a toujours été minoritaire au PS et compte tenu du quinquennat qui vient de se dérouler il était inconcevable qu'il puisse gagner donc il est perdant sur tous les plans mais je ne le vois pas aujourd'hui dire je quitte le PS en revanche ce qu'il peut faire il peut faire exactement ce que va faire à mon avis le président de la république c'est dire quelques semaines si ça ne lui convient pas Benoît Hamon quelques semaines ou quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle il peut très bien appeler à voter ou dire moi je vais voter Emmanuel Macron c'est une mauvaise manière faite au PS là pour le coup bah oui mais il aurait été alors on avance si vous le voulez bien on va poursuivre cette conversation parce que c'est un chamboule tout on va dire dans la vie politique en ce moment la victoire de Benoît Hamon fait entrer la gauche en terre inconnue dès hier soir des députés socialistes vous l'avez dit tout à l'heure Raphaël Baquet lui ont tourné le dos pour rejoindre Emmanuel Macron pendant ce temps là le vainqueur de la primaire aux écologistes et à Jean-Luc Mélenchon au nom du rassemblement une tectonique des plaques qui pourrait tout simplement changer le visage de la gauche Romain Becker et Thomas Jarion dans les rangs de la majorité socialiste à l'assemblée l'exode a déjà commencé la victoire de Benoît Hamon à la primaire rebat l'écarte à gauche et hier soir une heure à peine après la proclamation des résultats Alain Calmette député du Cantal annonce son soutien à Emmanuel Macron il refuse catégoriquement de faire campagne pour un frondeur

45:09
Intervenant

du PS impossible pour moi sauf à renier tous mes votes et mes engagements pris à l'assemblée durant le mandat qui s'achève de répondre favorablement à l'appel au rassemblement de celui qui a sapé de l'intérieur le quinquennat de François Hollande

45:24
Présentateur

dans la foulée d'Alain Calmette trois autres parlementaires socialistes ont annoncé depuis hier soir leur ralliement à Emmanuel Macron Marc Goua Dominique Baer et Maurice Vincent une scission au sein de la majorité qui pourrait être actée dès demain à l'initiative notamment de Christophe Karech

45:46
Intervenant

proche de Manuel Valls l'aile droite du PS pourrait faire sécession ce qui s'est passé hier c'est quand même une forme de tournant peut-être même historique pour le PS je pense que tout le monde peut le ressentir comme cela nous sommes quand même aujourd'hui nous députés soutien du PS face à un choix assez fondamental soit nous soutenons Benoît Hamon mais avec le risque effectivement d'être emmenés dans une stratégie dans une orientation qui n'est fondamentalement pas la nôtre soit nous ne le soutenons pas soit nous pouvons aussi nous tourner vers un autre candidat qui est Emmanuel Macron au sein du groupe socialiste jusqu'à une cinquantaine de députés pourraient décider de se mettre en marche derrière Emmanuel Macron mais dans l'entourage de l'ancien ministre de l'économie ses soutiens de la dernière heure ne sont pas tout à fait accueillis à bras ouverts lorsque l'on veut rassembler une majorité de françaises et de français autour d'un projet d'un candidat tous les soutiens sont bienvenus simplement ce qu'il faut bien comprendre c'est que nous nous entendons bien garder notre cap de sorte que nous soutenir ne signifie pas venir infléchir ce que nous souhaitons faire et pour les parlementaires le fait de venir soutenir la candidature d'Emmanuel Macron n'est pas en soi un passeport pour l'investiture de la part d'En Marche

47:18
Présentateur

à la gauche de la gauche aussi la primaire modifie les rapports de force frondeur Benoît Hamon partage avec Jean-Luc Mélenchon plusieurs prises de position sur l'économie ou l'écologie notamment mais le candidat de la France Insoumise en est convaincu les masques vont tomber vous le voyez sur l'écran alors ils sont où nos amis et son porte-parole ne craint pas à la concurrence du candidat socialiste à partir de maintenant Benoît Hamon qui était le moins connu un peu des candidats va être aussi désormais le candidat de la rue de Solferino cet après-midi il va rencontrer François Hollande M.

Cazeneuve il va être hollandisé et beaucoup de contradictions vont apparaître par exemple la majorité parlementaire qu'il soutient qu'il va soutenir ces candidats c'est des candidats qui ont soutenu la politique de M.

Hollande depuis 2012 je prends un exemple Mme El Khomri candidate du PS aux élections législatives dans le 18ème arrondissement va-t-elle soutenir Benoît Hamon qui demande le retrait de la loi El Khomri et il y a 300 exemples du même type L'entourage de Jean-Luc Mélenchon l'assure leur candidat n'a aucune intention de se retirer pour laisser le champ libre à Benoît Hamon pour l'instant seul le parti communiste et l'écologiste Yannick Jadot ont laissé entre-ouverte la porte du dialogue avec le vainqueur de la primaire socialiste Et nous reprenons notre discussion avec cette question qui sont les députés qui rallient Emmanuel Macron ?

48:50
Intervenant

Ceux qu'on a vu partir pour l'instant sont des gens un peu marginaux Richard Ferrand qu'on voyait ne pèse pas extrêmement lourd c'est des gens qui ont cru sincèrement en Emmanuel Macron et surtout qui pensent que le socialisme c'est fini que c'est éteint et qu'il faut passer à autre chose donc ils font passer

49:04
Présentateur

une conviction intellectuelle avant une carrière politique après ceux qui vont rallier Emmanuel Macron c'est ceux qui vont se dire si je reste socialiste et que j'ai un candidat Macron contre moi en législative je perds donc il faut absolument que j'aille chez Macron pour sécuriser ma circonscription ils vont attendre les sondages il y a 15 jours là d'observation 15 jours, 3 semaines d'observation des sondages si un mot ne n'y colle pas ceux-là iront vers Macron

49:25
Intervenant

pour ne pas avoir un candidat Macron dans les pattes

49:27
Présentateur

Il n'y a pas eu de gros ralliement Il y avait un petit groupe qui s'était formé qui s'appelle les réformateurs autour de Gérard Collomb sénateur socialiste qui depuis le début est derrière un peu le mentor d'ailleurs d'Emmanuel Macron et qui fait beaucoup de travail en coulisses d'ailleurs à Lyon samedi prochain Macron va prononcer un discours dans la ville de Collomb et autour de Gérard Collomb il y a une cinquantaine de parlementaires eurodéputés sénateurs comme Christophe Karech députés qui sont clairement alors sur le plan idéologique ils sont eux ils revendiquent une économie de marché ce sont des sociolibéraux ils sont contre certaines vieilles marottes du parti socialiste ils ne sont pas du tout compatibles alors avec Benoît Hamon et ceux-là à mon avis vont aller il y en a d'ailleurs beaucoup qui sont déjà partis vers Emmanuel Macron il y en a une autre catégorie ce sont tous ces jeunes députés qu'on ne connaît pas très bien qui ont été élus en 2012 et qui sont traversés vers l'écologie vers les nouvelles technologies qui ont des profils d'ingénieurs qui viennent beaucoup d'entre eux d'ailleurs de la société civile et qui sont attirés par le discours d'Emmanuel Macron et ceux-là ils sont une petite dizaine ils ont déjà rallié Emmanuel Macron depuis avant les fêtes de Noël Pourquoi la question se pose ?

Parce qu'avant ce scrutin de dimanche on entendait ici ou là des commentateurs voire même des députés dire attention si c'est une victoire de Benoît Hamon le parti socialiste explose et ce sera une hémorragie bon c'était hier soir le vote mais pour l'instant ce sont des cas particuliers c'est quoi ? c'est la rue de Solferino qui a fermé les portes à double tour qui les tient d'ailleurs ce que disait tout à l'heure Raphaël Baquet avec les investitures l'hémorragie ne se produit pas il faut attendre ?

51:15
Intervenant

il faut attendre c'est encore tôt et puis Christophe l'a dit il va y avoir aussi une dynamique qu'on les aime ou non les sondages vont montrer parce qu'on parle des élus mais les électeurs de Manuel Valls que vont-ils faire ?

dans les indications que vont nous donner les sondages sondages dont je rappelle quand même à l'occasion qu'ils ne se sont pas trompés sur la primaire socialiste notamment sur la dynamique Hamon est-ce que les électeurs qui ont choisi Manuel Valls les électeurs sociaux-démocrates je l'ai dit tout à l'heure le PS est fracturé en deux est-ce qu'ils vont aller massivement sur Emmanuel Macron auquel cas les élus dont on parlait tout à l'heure je ne dis pas qu'ils vont suivre leurs électeurs mais ils vont être obligés d'en tenir compte ça c'est extrêmement important et puis comment Emmanuel Macron va faire lui parce qu'il a aussi une difficulté pour ne pas devenir le candidat de substitution de la gauche sociale-démocrate parce que son incarnation c'est le et droite et gauche puisque c'est un peu ça qu'il essaie de défendre mais il ne veut surtout pas être récupéré évidemment et notamment par François Hollande ou par quelques-uns de ses sociétés

52:12
Présentateur

et vous avez raison parce qu'on a beaucoup entendu ce week-end des responsables de droite mettre dans le même sac Emmanuel Macron et Benoît Hamon il y a un autre acteur de cette tectonique des plaques à gauche c'est Jean-Luc Mélenchon Benoît Hamon au soir de sa victoire dit je peux rassembler l'ensemble de ma famille l'ensemble de la gauche jetant la main à Jean-Luc Mélenchon c'est juste il faudrait être bien élevé parce que Jean-Luc Mélenchon lui avait proposé un café c'est de la posture c'est possible sur le fond c'est possible Raphaël Maquet ?

Surtout ils ont un électorat qui peut parfaitement passer l'un à l'autre et c'est vrai que l'ironie de l'histoire c'est que Jean-Luc Mélenchon qui a fait toute sa campagne sur ce qu'il appelle le dégagisme dégager les tous il peut être lui-même la victime de ce présidentiel toboggan et c'est vrai que Benoît Hamon d'une certaine façon c'est en partie des thèmes de Mélenchon en plus moderne en plus jeune et donc effectivement ça c'est en plus sociétal si vous voulez il a ce côté-là qui manque à Mélenchon tous ces thèmes sur le travail le burn-out l'écologie bien sûr modernisent infiniment le discours de gauche de la gauche que Jean-Luc Mélenchon a quand même apparaît toujours un petit peu archéo donc vous avez répondu à la question en considérant que la stratégie c'est pas du tout de rassembler la gauche c'est de siphonner les voix de Jean-Luc Mélenchon c'est ça son sujet

53:36
Intervenant

oui bien sûr mais l'un va avec l'autre

53:38
Présentateur

parce que le rassemblement de la gauche ne se fera pas à la présidentielle je crois que Hamon ne se berce pas d'illusion il ne fera pas renoncer Mélenchon à la présidentielle

53:45
Intervenant

pas plus que Jadot si Jadot a les 500 signatures ils porteront leur candidature et leur campagne jusqu'au bout en revanche

53:50
Présentateur

au lendemain de la présidentielle où la gauche a peu de chances de gagner il faudra bien reconstruire quelque chose et la gauche plurielle rouge, rose, vert elle peut très bien renaître à ce moment là alors il lui faudra un leader est-ce que Hamon sera ce leader pour cela il doit passer largement devant Mélenchon Mélenchon l'a senti puisque depuis le début il écologise sa campagne il fait des grands discours sur les conifères qu'il faut planter en France et ne pas importer de l'étranger enfin bref il s'est verdi lui aussi dans sa campagne mais c'est vrai qu'il demeure un gros vernis archéo chavésien castriste sur Mélenchon qui lui a plutôt réussi jusque là Jean-Luc Mélenchon oui la colère lui a réussi et puis qui limite son élector mais cette mutation qu'il a commencé à amorcer c'est trop tard et puis surtout il n'est pas de la bonne génération et nous passons maintenant aux questions SMS à vos questions croyez-vous que Benoît Hamon est doté d'un charisme et d'un entregen suffisant pour prétendre à la présidence de la République écoutez a priori encore une fois il doit faire ses preuves et c'est faire un mauvais procès à quelqu'un qui veut briguer après tout il a gagné la primaire et le gagnant de la primaire on doit considérer qu'il est capable néanmoins c'est vrai qu'il n'a pas le brio oratoire le charisme d'un Arnaud Montebourg mais on a vu ce que ça donnait pour Arnaud Montebourg ça n'a pas été très marquant Valls qui a été premier ministre il est très embarrassé on va voir c'est à lui de faire ses preuves ce qui est sûr c'est qu'il va avoir du mal pourquoi ?

parce qu'évidemment que Mélenchon ne va pas le lâcher et que Mélenchon ne va évidemment pas rentrer dans un quelconque dialogue avec lui parce que sinon Mélenchon n'existe plus Mélenchon n'existe que par lui parce qu'il est lui et qu'il a alors ce talent oratoire qu'il a je ne suis pas tout à fait d'accord avec Raphaël je pense qu'il y a quelques différences programmatiques quand même notamment sur l'Europe l'écologie il est très présent Mélenchon là-dessus il en a fait un cœur de réacteur si je puis dire et il est bloqué de l'autre côté par eh bien moi ce qui va jouer principalement Benoît Hamon c'est l'après présidentiel ce que disait un petit peu Christophe tout à l'heure c'est-à-dire un PS un PS clairement à gauche pour le coup si c'est lui clairement à gauche affirmé et qui joue les années 2022 Pensez-vous vraiment que Benoît Hamon puisse faire l'éloge du bilan de la gauche après l'avoir tant critiqué durant la primaire c'est un peu ce que lui demande aujourd'hui le Premier ministre non impossible

56:17
Intervenant

Il ne pourra pas le faire il pourra essayer d'aller chercher une ou deux mesures en disant qu'elles ont été des mesures de gauche mais il ne pourra pas s'afficher dans les meetings dans les débats comme le défenseur du bilan puisque encore une fois les électeurs qui l'ont porté à la primaire sont ceux qui voulaient sanctionner d'abord le bilan de la gauche et exprimer leur déception Il faut qu'ils disent du bien non du bilan mais de certains ministres

56:40
Présentateur

ad hominem pour essayer de se les rallier Ils pourraient dire du bien de Marisol Touraine du bien de Najat Vallaud-Belkacem du bien de Le Drian pour essayer de les empêcher de faire campagne contre lui Est-ce l'humiliation totale pour François Hollande de devoir soutenir un candidat PS qui l'a lui-même limogé ? L'humiliation est totale de toute manière c'est le quinquennat qui se finit dans l'humiliation et je dirais dans une certaine inélégance aussi De la part de François Hollande ?

Oui Le comportement qu'il a eu même si évidemment il ne devait pas se mêler de la primaire pour ne pas se gêner d'une certaine façon compte tenu de son impopularité il aurait pu avoir quelques gestes qui marquaient qu'il était encore le chef de l'Etat Pourquoi la revue des Deux Mondes ne pourrait-elle pas embaucher quelqu'un au tarif qui lui convient ? Ce sont des fonds privés non ?

Certes Le maire de la charrière fait ce qu'il veut de son argent mais il n'y a pas que du salaire à ce moment-là il y a des cotisations il y a des trimestres de retraite qui sont accordés aux salariés donc l'administration est plus sourcilleuse vis-à-vis de ça Non, surtout ça pose un problème si François Fillon veut devenir président vous savez bien que Nicolas Sarkozy a sans arrêt eu ce problème avec les grands patrons qui avaient été ses donateurs là un grand patron qui aurait embauché sa femme après lorsque vous êtes président de la République on va surveiller toutes ses relations avec Marc-Landré de la charrière Comment Macron va-t-il se démarquer d'une image PS si les valsistes envahissent son parti c'est ce que vous disiez tout à l'heure

57:59
Intervenant

Effectivement c'est un risque pour lui et donc il va sans doute continuer sur cette ligne qui est à la fois une ligne un peu pragmatique je prends les bonnes idées même quand elles viennent de la droite je prends les bonnes idées notamment sur les sujets sociétaux quand elles viennent de la gauche mais il va être sur une ligne de crête et il ne faut absolument pas qu'il tombe d'un côté ou d'un autre ensuite il a un cap qui est très important sur un plan de l'arithmétique qui est la barre des 20% Il y a combien là ?

Il est 21 ce matin il était en dessous mais s'il reste durablement au mois de février notamment ce mois est tellement important d'un dynamique de campagne au-dessus des 20% ce n'est pas prouvé peut-être que Benoît Hamon lui aussi va reconstruire une dynamique à gauche il ne faut pas l'exclure et bien à ce moment là il peut y avoir un vote utile ce vote utile il a manqué par exemple à François Bayrou en 2007 en 2007 François Bayrou n'a passé qu'une seule fois quasiment la barre des 20% et donc un certain nombre d'électeurs se sont dit finalement ça ne peut pas l'amener au second

58:55
Présentateur

Justement François Bayrou a-t-il réellement plus de chance après la défaite de Manuel Valls ?

Non je ne crois pas c'est vrai que Hamon d'un côté Fillon abîmé de l'autre ça ouvre un boulevard au centre mais ce boulevard il est occupé par Macron je pense qu'aujourd'hui l'espace central est occupé définitivement par Macron et l'effet toboggan comme disait Raphaël qui évacue tous ceux qui ont un passé est fatal à François Bayrou il a été candidat trois fois il n'y a pas la place pour la quatrième fois il aura du mal à avoir laissé un sensime mais il sort un livre il est crédité de 5% il sort un livre qui s'appelle Résolution française après le livre de Macron qui s'appelle Révolution et ce livre qui veut une vision optimiste sur comment changer la France ne semble pas dans le ton de la campagne qui est partie sans lui quelque part l'époque est passée je pense que s'il se lançait il ferait le combat de trop alors il pourrait arracher 4-5 points à Macron ou à Fillon mais il ferait le combat de trop pour lui-même alors qu'est-ce qu'il va faire ?

Surtout François Bayrou c'est une voix indéniablement il a une audience dans l'opinion mais il n'a plus de parti enfin ou son parti en tout cas est moribond donc il n'a pas les moyens d'une certaine façon matérielle et je ne parle pas de moyens financiers les moyens en homme si vous voulez de faire une campagne là dans les trois mois qui restent ils ne partagent pas du tout les mêmes idées mais dans la façon de fonctionner Bayrou et Mélenchon sont assez comparables c'est eux c'est eux avant tout si l'emploi de Pénélope Fillon avait été bien réel ne devrions-nous pas déjà avoir eu tous les éclaircissements et les documents c'est assez normal que François Fillon donne les documents à la justice il n'a pas à venir sur les plateaux étaler les feuilles de paye et les agendas et les discours qu'il aurait annotés c'est à la justice de vérifier s'il a respecté et encore une fois s'il a respecté le règlement de l'Assemblée nationale parce que les règles elles sont fixées par l'Assemblée nationale si Macron est élu avec quelle majorité parlementaire pourra-t-il gouverner ?

on a toujours cette question oui mais ça c'est c'est une question qui en fait bon je comprends qu'on se la pose mais ce qu'il faut savoir c'est que la campagne va créer une dynamique si cette dynamique se produit rien n'est sûr encore parce qu'il peut tout louper ça va être très difficile pour lui il est sous pression pour moi Emmanuel Macron maintenant là ? à partir d'aujourd'hui ?

il faut qu'il arrive à réussir l'accueil de tous ceux qui viendraient chez lui et pour ne pas passer pour un candidat de substitution d'une partie de la gauche il faut qu'il garde je dirais son identité qui est particulière il lui aussi se revendique d'un hors système et la droite et la gauche tout ça peut très bien être complètement loupé donc ça peut être compliqué pour lui mais c'est intéressant ce que vous dites Yves Tréer c'est maintenant que ça se joue c'est maintenant que ça se joue pour Emmanuel Macron dans le mois qui vient mais s'il est président de la république vous verrez que il y aura un mouvement et vous aurez des députés sortant de droite et de gauche qui de toute manière seront là et puis il a cette société civile parce que s'il est vainqueur ça voudra dire beaucoup de choses quand même ça sera une petite révolution dans le paysage politique français et ça voudra dire qu'émergera à mon avis une classe de députés qui vient de la société civile pour pouvoir être là

1:01:52
Intervenant

je voudrais juste un point dans la difficulté du mois de février et des semaines à venir pour Emmanuel Macron c'est évidemment parce qu'il est attendu là-dessus et il peut décevoir de préciser son programme alors peut-être pas un programme comme on le conçoit de 110 propositions de 1000 pages etc. mais en tout cas un programme qui donne des aspérités on va rentrer dans le moment où les électeurs se disent je vote pourquoi quel est le critère quel est le déterminant qui me fait voter pour tel candidat pour l'instant Emmanuel Macron a plutôt répondu en creux qu'en plein par les propositions

1:02:22
Présentateur

un peu le triangle des bermudes pour Emmanuel Macron le mois de février

1:02:25
Intervenant

c'est un enjeu décisif évidemment

1:02:28
Présentateur

pour tous les candidats ou pour lui en particulier pour lui en particulier

1:02:32
Intervenant

soit il arrive à cristalliser les déçus de Fillon et les mécontents de Hamon et à ce moment-là il peut capitaliser en granger soit il peut aussi retomber peut-être pas à 5% mais en tout cas retomber au taux d'élice

1:02:44
Présentateur

d'autant qu'on l'a bien vu avec François Fillon dimanche il a maintenant des adversaires déclarés jusqu'ici il était protégé par les deux primaires même maintenant il est l'homme à abattre et effectivement tout va être très rude pour lui si François Fillon était à la peine il n'y aurait pas eu 15 000 personnes à la Villette il ne faut pas l'enterrer trop vite non non il ne faut pas l'enterrer trop vite parce qu'il y a une vraie France de droite et cette droite-là elle est solidaire de son champion et je pense elle est sensible plus que ce que l'on en dit aux thématiques de fond très droitières de François Fillon néanmoins c'est assez facile même quand vous êtes très mal placé de faire venir 15 000 personnes il y a des tas de leaders politiques qui ont fait des meetings fabuleux et qui ont perdu l'échéance suivante c'était le cas de Nicolas Sarkozy lors de la dernière primaire c'était le cas de Marchais en 81 qui faisait les plus gros meetings c'est le cas de Viliers en 87 c'est le cas de Cécolaine Royal en 2007 non ça ne dit rien ça dit de la ferveur pas de la puissance est-ce le rôle du Premier ministre de recevoir à Matinot le vainqueur de la primaire de la gauche ?

oui c'est son camp quand même oui quand même c'est la pierre c'est quand même la même équipe c'est quand même le PS c'était son ministre ils étaient ministres ensemble il y a quelques semaines encore quelques mois très vite et les affaires du FN on en parle parce qu'il y a aussi les affaires du Front National oui la chance du Front National c'est que les affaires de François Fillon ont gommé leurs affaires alors qu'eux-mêmes sont pris avec des emplois fictifs c'est fini merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25 on se retrouve demain 17h50 tout de suite c'est à vous belle soirée sur France 5 merci à tous

Fillon, Hamon : une victoire et des galères #cdanslair du 30-01-2017 · Pourquijevote