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Discours / meetingRenaissance (sur YouTube)· 29 juillet 2016 7 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Nous avons gagné le droit d'être entendus | Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:15Emmanuel MacronChiffre
    « Elle aura permis de remplir de manière intégrale plus de 25 000 questionnaires. »
  • 3:00Emmanuel MacronPromesse
    « Je viendrai les expliquer à l’automne. »
  • 4:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous allons ensemble, exploiter, et qui nous permettra de construire le plan de transformation du pays tous ensemble. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et tous, Voilà, nous sommes à la fin de la Grande Marche, ça va durer jusqu’à dimanche soir. Nous avons commencé la Grande Marche le 28 mai dernier. Et c’était une aventure unique, complètement neuve, puisque ça consistait à ce qu’un mouvement politique, tout neuf, tout jeune, créé quelques semaines plus tôt, décide que sa première initiative, son premier geste, c’était avant tout d’aller voir les autres, d’essayer de comprendre ce qu’il se passait dans le pays, de rapporter des expériences, des conversations, des premiers retours.

Depuis le 28 mai dernier, vous vous êtes mobilisés, et vous le ferez encore jusqu’à dimanche soir, puisque cela dure jusqu’à dimanche soir. C’est la Grande Marche : elle aura permis d’avoir 100 000 conversations dans le pays. Partout.

En France métropolitaine, en Outre-Mer, parfois d’ailleurs dans plusieurs capitales à l’étranger. Cette Grande Marche, elle aura permis de remplir de manière intégrale plus de 25 000 questionnaires. On a souvent parlé en France de faire de la politique différemment, du fait qu’il fallait écouter les gens, le pays.

On ne l’a pas dit : on l’a fait, et nous continuerons à le faire sous différentes manières dans les mois qui viennent. Et ça a été possible grâce à vous parce que quelles que soient les opinions, l’accueil qui vous a été réservé, vous avez essayé d’aller comprendre, vous avez eu des portes fermées, vous avez eu des discussions parfois difficiles ou désagréables, vous avez eu en même temps de très belles rencontres et des conversations qui ont changé des choses, pour vous, et pour celles et ceux qui vous avaient ouvert la porte. Je me souviens encore de Zineb expliquant le 12 juillet dernier à la Mutualité sa propre expérience.

Vous avez accepté de faire ce porte-à-porte en plus des heures de travail, bien souvent les week-ends, même lorsqu’il y avait des matchs de l’Euro. Et donc pour tout cela merci, c’est notre marque de fabrique, et c’est comme ça qu’on a commencé à constituer le collectif d’En Marche ensemble. Et je veux vraiment vous remercier pour cela.

Remercier d’abord les volontaires du local de la rue des Plantes à Paris, qui n’ont pas compté leurs efforts et qui, au téléphone, derrière leur ordinateur, dans les rues aussi, en province, en se déplaçant, ont formé, expliqué, rendu tout cela possible. Les 500 coordinateurs, qui partout dans le pays ont fait la formation, ont appris, ont organisé, ont transmis à d’autres, et ont, week-end après week-end, soirée après soirée, journée après journée, rendu possible cette démarche, et l’ont vraiment organisée sur le terrain. Et puis un grand merci à vous qui avez marché, qui, dans le cadre de groupes, ou parfois en solitaire, en prenant simplement votre téléphone, en tirant des questionnaires sur votre imprimante et en allant avec eux vous promener dans la rue ou frapper à la porte de vos voisins, qui avez rempli ces questionnaires, qui avez fait cette démarche.

Un immense merci à vous toutes et tous pour cela. C’est votre action, c’est cette action politique qui a fait la Grande Marche. Je sais que d’autres sont pleinement engagés, mais ne voulaient pas faire la Grande Marche, ne comprenaient pas forcément cet exercice, ou ne voyaient pas cela comme la priorité de leur propre engagement.

Nous allons ouvrir d’autres phases d’actions qui leur permettront de trouver leur rôle à plein dans En Marche. Alors maintenant qu’est-ce que nous allons faire avec tout cela, avec ce que vous avez fait ? D’abord, nous allons analyser les questionnaires.

C’est une matière vivante extraordinaire avec des verbatims, des retours d’expérience, des questions justement précisément remplies. Et donc c’est les prochaines semaines qui vont nous permettre d’en tirer les enseignements. Ces enseignements, je viendrai les expliquer à l’automne.

Ensuite, je vais me déplacer longuement dans le territoire. Je viendrai vous voir. Et puis, je me replongerai dans le pays, dans les endroits où vous avez été, dans d’autres endroits pour moi aussi entendre, comprendre, échanger.

Enfin, nous allons vous demander, à vous, adhérents d’En Marche, de répondre à nos questions. La Grande Marche, c’était ce geste vers les autres, vers le reste du pays. Mais vous êtes aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers, et je veux savoir ce que vous pensez, ce que vous voulez, quel est votre rapport avec l’action politique, la transformation du pays, les enjeux qui sont aujourd’hui les nôtres.

Et donc, fort de nos premiers retours d’expérience, nous avons enrichi, complété le questionnaire de la Grande Marche et nous allons vous l’envoyer pour que vous puissiez le remplir. Je compte vraiment sur vous pour ce faire parce que ce sera aussi votre retour et il nous permettra d’enrichir notre compréhension du pays. Et par la Grande Marche, par ces questionnaires que vous, adhérents d’En Marche, allez remplir, par ce travail que je vais moi-même conduire dans les prochaines semaines, par le travail que j’ai demandé à des intellectuels, des experts, des gens de la société civile de faire, sujet par sujet, eh bien ces différentes rivières vont se regrouper et constituer en quelque sorte ce diagnostic du pays, ce bilan de la France que nous allons faire ensemble à l’automne.

C’est le fruit de tout ce travail que nous allons ensemble, exploiter, et qui nous permettra de construire le plan de transformation du pays tous ensemble. Voilà, la Grande Marche est en train de s’achever. Ce travail que vous avez conduit de deux mois, il était essentiel, parce qu’en montrant au reste du pays qu’une nouvelle forme d’action politique et de mobilisation était possible, vous avez déjà commencé à changer les choses.

Ensuite, parce qu’en montrant que notre première démarche politique, en vrai, en faits, c’était d’abord d’aller écouter le pays, d’aller écouter les autres, nous avons gagné le droit d’être entendus, et donc de prendre la parole pour expliquer et proposer, dans cet ordre. Enfin, parce que nous allons continuer dès demain, d’autres initiatives, d’autres actions, d’autres propositions, parce que c’est cela En Marche, c’est cela notre engagement à toutes et tous, et c’est la responsabilité qui m’incombe parce que c’est la confiance que vous me faites. Merci beaucoup pour tout le travail fait et à très vite.