Philippe Juvin, député LR, est l'invité de la matinale de franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
9h36 sur France info, c'est l'heure de l'invité politique dans la matinale et dans la politique. C'est clair. Bonjour Philippe Juvin.
Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes député les Républicains des Hautes Scèes et membres de la commission des finances.
Vous avez aussi participé à la commission mixte paritaire qui était censé se mettre d'accord sur le budget entre députés et sénateurs l'année dernière. On verra si cette année il y a une CMP ou pas. Mes premières questions puisqu'on sait que François Baou va demander la confiance le 8 septembre prochain.
Est-ce que vous personnellement vous allez lui accorder ? Oui bien sûr, je vais voter la confiance. Pourquoi ?
Pas parce que je suis amoureux de François Berou. La question n'est pas là. La question clé aujourd'hui c'est que la France et les Français ont besoin de stabilité.
On peut vouloir telle ou telle chose en politique. Aujourd'hui, ce qui manque au pays, c'est de la de la stabilité. Pourquoi ?
Parce que quand vous avez pas de stabilité dans le pays, bien les entreprises n'investissent pas. pas de carnet de commande, pas d' pas pas de pas d'embauche, les Français ne consomment pas et à l'étranger euh en plus votre voix n'est pas entendu parce qu'on vous on se dit "Regardez cela, de toute façon, ils sont pas capables de décider." Et enfin, quand vous êtes dans l'instabilité, le prix de votre dette parce que augmente tout simplement parce que vos prêteurs font monter les taux d'intérêts.
Donc la priorité des priorités, quel que soit le futur premier ministre, c'est qu'il faut qu'il est en tête que le pays doit retrouver de la stabilité. C'est pas une question de droite ou de gauche ou de centre, c'est une question de stabilité. Mais est-ce que vous avez pas peur d'être finalement comptable de la situation économique du pays, comptable des erreurs qui ont pu être faites par le bloc central ?
Mais qu quel quelle est quelle est l'alternative ? l'alternative, c'est le chaos en disant bah finalement euh tout va mal, je m'en désintéresse. Je je je comprends votre question et c'est une question qui est tout à fait légitime.
Après tout, les un certain nombre de mes collègues républicains disent "Ah bah nous n'étions pas au pouvoir. Nous n'avons pas à être une béquille pour euh l'ex-majorité présidentielle." Moi, je ne vois pas du tout les choses comme ça.
Je comprends ce qu'ils disent. Mais aujourd'hui, ce qui m'intéresse, c'est la France. Et si nous n'avons pas de majorité ou plus exactement un bloc qui se dessine à l'Assemblée nationale capable d'apporter la fameuse stabilité dont je parlais il y a à l'instant, c'est-à-dire en fait un budget, mais la France va aller très très mal.
Donc moi, c'est ça ma priorité. H alors il y a une situation catastrophique. Aujourd'hui, on demande 44 milliards d'euros.
Il en faudrait même certainement plus puisque Pierre Boskovici, président de la Cour des comptes, parle de de 100 milliards à l'horizon 2029. Qui est responsable finalement de cette situation ? Vous vous sentez comptable vous aussi ?
Alors, d'abord sur le le combien de milliards il faut parce que les gens ne savent plus ce que ce que Moscovici dit n'est pas contradictoire. En fait, des S tank ont étudié qu'il fallait probablement trouver entre 120 et 150 milliards d'euros et pas en un an, éventuellement sur plusieurs années. Pourquoi ?
Parce que la priorité c'est de baisser la dette. Si vous baissez la dette en fait, vous redonnez des marges de manœuvre parce que vous payez moins d'intérêt moins de taux d'intérêt. Un ménage le sait bien si vous êtes très endetté vous tout votre argent passe dans le remboursement de la dette et vous pouvez plus rien faire en particulier pour les services publics.
Donc c'est ça la c'est ça la priorité. Euh qui est responsable de la situation ? Bah qui est responsable.
Le dernier budget à l'équilibre ça a été je crois Raymon Bar. Oui Raymon Bar ou 80 ou 80 79 ou 80. Donc euh il y a une il y a une responsabilité majeure, mais en fait euh toute la classe politique s'est dopée à la à la dette a pensé que on pouvait payer le quotidien, c'est-à-dire les salaires des fonctionnaires et les retraites parce que c'est ça, hein, avec de la dette.
Donc les solutions, elles sont connues. C'est quoi le principe ? C'est qu'il faut dépenser moins.
Il faut dépenser mieux. Aujourd'hui, on met de l'argent là où on pourrait ne pas le mettre. Euh on pourrait parler de la santé que je connais un petit peu.
Il faut travailler plus. La France est le pays d'Europe. Quand vous additionnez le nombre d'heures travaillé par tous les Français, vous le divisez par le nombre de personnes en âge de travailler, nous sommes le pays qui travaillons le moins.
Et puis il faut simplifier, c'est un pays hyper normé. La norme coûte très cher. Dépensez moins, dépensez mieux, travaillez plus, simplifiez.
Dépensez moins, dépensez mieux, travaillez plus. C'est ce que vous retrouvez dans le plan proposé par François Beou, ce plan de 44 milliards. Oui, en partie et en partie effectivement.
Mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui on en est malheureusement plus là. La question va être de dégager une majorité pour adopter un budget. C'est ça la priorité.
Si vous avez pas de budget, en fait, les choses vont aller très mal parce que encore une fois, on ne va pas nous prêter de l'argent ou on nous prêtera de l'argent à des taux tellement hauts que ça va ça va runer encore un peu plus la France et et le pouvoir d'achat des Français va fondre et les services publics vont pas fonctionner. Mais vous, vous êtes prêt à voter ce plan budgétaire proposé par François Berrou sans l'amender ? Si, il faudra évidemment l'amander.
D'ailleurs, j'ai j'ai rédigé mon été à rédiger une centaine d'amendement. Donc évidemment, il faut l'amender. Je pense que en particulier, il faut Les deux jours fériers, vous vous y souscrivez ou pas ?
Tel je pense qu'il faut travailler plus, mais tel qu'ils sont écrits, ils reviennent en réalité pour gagner. Ils reviennent en réalité à faire travailler gratuitement les Français. Il faut que les Français travaillent plus mais il faut évidemment que ils soient payés pour ce qu'ils font.
Non, ce que je veux vous dire, c'est qu'aujourd'hui euh le vrai sujet, il est arithmétique. Le 8, on risque d'avoir le Premier ministre qui tombe parce qu'il n'a pas de majorité et il va falloir que le président de la République derrière recrée les conditions de la stabilité. Comment ?
Ben, en nommant un nouveau Premier ministre, puisque c'est la Constitution qui le demande. C'est ainsi. Et il faudra que ce Premier ministre est en tête qu'il n'y arrivera pas si il part au combat sans troupe, c'est-à-dire sans majorité.
Donc, il va falloir créer une majorité. Et comme vous connaissez existe cette majorité à l'Assemblée nationale mais il faut la créer. J'ai été député européen pendant une dizaine d'années.
Là-bas, il y a pas de majorité. Comment fait-on ? Et bien humblement, brique après brique, on crée du compromis.
On crée des majorités. D'abord, on met autour de la table les gens qui veulent participer à la coalition et on leur demande leur ligne rouge et on s'engage mutuellement à ne pas agiter le chiffon rouge de la ligne rouge du petit copain. Quand Gabriel Atal, pardon, je qui est dans la même coalition que nous, agite le chiffon rouge de la GPA, c'est un chiffon chiffon rouge pour nous.
Euh ça c'est en 2027 et c'est c'est le candidat à la présidentiel. Si vous agitez le chiffon rouge de du du de votre copain de coalition, la coalition ne peut pas fonctionner. C'est comme si votre mari déteste déteste telle ou telle activité que vous adorez que vous lui imposez de faire cette activité tous les weekends.
Bah il y a un moment, il va vous dire "Vous êtes gentil mais on va faire autre chose." Bah c'est pareil l'inverse aussi. Absolument.
Dans une dans une coalition, vous devez absolument respecter les autres. Ça c'est le premier point. Et puis ensuite il y a pas d'autres solution.
Il faudra faire une coalition entre tous ceux qui acceptent. et la coalition aujourd'hui pour avoir une majorité. Si on veut une majorité, il faut compter.
On a cette arithmétique, on va DLR, on va jusqu'au socialistes. Vous allez me dire qu'est-ce qu'il y a de commun entre ces gens-là ? Il faut qu'on trouve des choses en commun.
Moi, je pense que déjà si on arrive à mettre sur la table la sécurité comme le fait Retailloto, les services publics, il faut faire fonctionner, je pense, en particulier au médecin, c'est pas possible que les français n'aient pas chacun un médecin. Et puis baisser le train de vie de l'État. Déjà, si on arrivait à bâtir ça, ces trois choses en attendant les élections générales qui rebattront les cartes et puis là chacun aura son projet de de société, ça pourrait fonctionner.
Encore une fois de la droite au PS parce que euh ça veut dire que Olivier Fort et Bruno Retaillot, ils peuvent trouver des points d'accord sur ces questions. C'est pas ça, c'est qu'ils peuvent, c'est que en fait on n pas de solution. Vous savez, Raymond Haron disait en politique, c'est toujours la bataille entre le souhaitable et le possible.
Le souhaitable c'est ce que j'aimerais faire. C'est le projet des républicains. Tout le projet des républicains, c'est ça que je veux moi.
Mais le possible, c'est ce qu'on peut faire, ce que les conditions politiques permettent de faire. C'est pas possible de faire tout le projet des Républicains, c'est pas possible de faire tout le projet des socialistes, c'est pas possible de faire tout le projet des Macronistes, tout simplement parce que tous ces gens-là n'ont pas la majorité. Donc qu'est-ce que c'est le possible ?
Le possible, c'est de se mettre d'accord sur quelques points et puis d'avancer comme ça. Ce n'est pas glorieux, mais au moins ça apporte de la stabilité. Je me répète, c'est le mot clé aujourd'hui que les gens comprennent.
C'est ça dont nous avons besoin. Ce nouveau premier ministre puisque a priori François va tomber. Est-ce qu'il doit venir des rangs de la droite ou est-ce que c'est là aussi un chiffon rouge comme vous dites ?
Évidemment, moi je préferais mais je préférerais qu' qu'il vienne des rangs de la droite évidemment. Mais d'abord c'est le président de la République qui le choisit. Donc c'est c'est à lui de c'est à lui de de choisir.
Évidemment, je préférerais qu'il vienne de la droite, mais je veux surtout qu'il ait en tête cette cette difficulté subtile de la de la construction quotidienne d'un compromis. Ça se fabrique un compromis, ça ne se décrète pas. C'est une attitude.
C'est la fameuse attitude de l'absence de chiffon rouge. Et c'est l'attitude qui consiste à dire bah mettons-nous d'accord sur ces deux ou trois. C'est pour ça que François s est pris euh à l'envers, on pourrait dire en proposant d'abord la confiance avant euh de négocier parce que soi-disant les oppositions étaient en vacances cet été.
Vous étiez en vacances vous ? Vous avez rédigé des amendements. Oui, mais on peut être en vacances et travailler mais non mais François Berou c'est une personne de grande qualité.
La question n'est pas François Berou. D'ailleurs, je vais vous dire dans le monde politique, contrairement à ce qu'on dit, il y a des gens de grande qualité de la droite à la gauche. La question c'est que nous savons nous avons du mal nous en France à accepter l'idée que l'on puisse travailler avec des gens qui ne sont pas d'accord avec vous.
Euh l'idée de coalition nous est euh par nature culturellement plus exactement euh un peu étrangère, à la différence d'un certain de nos pays voisins. Euh c'est pas idéal encore une fois hein, encore une fois moi je préférerais 100 % du programme des républicains, sauf que les républicains n'ont pas la majorité absolue. Donc du coup il faut se met d'accord avec d'autes une coalition, il faut se mettre d'accord dans l'intérêt d'esut du pays.
Merci Bruno Retaillot dit lui c'est fini le et en même temps le macronisme ça va se terminer c'est le retour de la droite. Ça pla il a raison mais alors justement ça ça plaide pas du tout pour une coalition. Non non ce que dit Bruno Rotaillot est tout à fait vrai.
Le pays est a une aspiration à l'ordre. Le pays a une aspiration à l'ordre dans la rue à l'ordre dans les finances publiques. À l'ordre dans les services publics qui dysfonctionnent à l'ordre à l'école.
Le pays a cette aspiration et je suis tout à fait d'accord avec Bruno Taillot. Ce que je dis simplement, c'est que les conditions aujourd'hui à l'Assemblée nationale, mais tout le monde peut le regarder, euh font que quand vous additionnez les groupes politiques pour trouver une majorité, bien malheureusement, malheureusement, je le dis hein, j'insiste sur le malheureusement, il faut aller des républicains aux socialistes. Encore une fois, vous allez me dire "Mais il y a rien de commun entre ces gens." C'est vrai, c'est vrai.
Ben, il va falloir qu'on crée un un petit commun entre eux et c'est pour ça que je mets sur la table cette question de sécurité, de services publics, santé et baisser le train de vie de l'État. déjà pour être d'accord sur baisser le train de vie de l'État. Il y a des tas de de de comité théodule de voitures de fonction de secrétariat qui coûte une fortune aux français et dont on peut parfois douter de l'utilité.
Déjà on pourrait se mettre d'accord sur la suppression de toutes ces agences. Là là ça transcende la droite et ça transcendre la gauche. Ça serait un signe que nous aspirons tous à la stabilité.
Nous sommes dans le brouillard. Moi, je veux que la France sorte du brouillard. Elle sorte du brouillard.
Il faut qu'elle aille vers l'île de la stabilité. En tout cas, ce qu'on comprend, c'est que vous souhaitez que les Républicains restent euh aux manettes et et dans un gouvernement dans une coalition alternative, c'est pas de gouvernement. Ben dans ces cas-là, pas de gouvernement, ça s'appelle la Grèce, ça s'appelle l'Italie des des temps mauvais, ça s'appelle la la Belgique pendant 2 ans et demi, ça s'appelle le Liban.
Pas de gouvernement, c'est ça. Moi je Phip, Gérald Armanin, ils disent que la dissolution serait inéluctable. Est-ce que vous pensez que euh revenir aux urnes pourrait permettre de dégager une nouvelle majorité ?
Non, mais je en fait la France est dans un état terrible, économiquement très très préoccupant. Nous ne sommes pas capables d'avoir un gouvernement. Les Français sont en attente d'une sont très fatigués de cette classe politique qui ne pense qu'à elle.
Et on parle de dissolution. Qu'est-ce qui se passe s'il y a une dissolution ? En fait, vous aurez probablement la même assemblée nationale, probablement un peu moins gouvernable encore avec un bloc central qui sera moins capable d'encore de faire une majorité.
Je pense que c'est une idée qui n'apportera rien. Je pense que ça ne résoudre rien. Voilà.
Pourquoi il dit ça Édouard Philippe ? parce qu'il veut une présidentielle anticipée et parce qu'il sait qu'une dissolution à nouveau ratée pourrait fragiliser le président de la République ? Il faut faut lui demander mais je il faut lui demander.
Je je ne sais pas si elle a si alors que nous avons une crise sociale et une crise économique majeure où vraiment je je dis au français l'étranger nous regarde et les gens se demandent s'ils vont com continuer à nous prêter. On en est là, on n'est pas loin de la Grèce de il y a 15 ans. On dit ça va nous jamais tout à fait le même état quand même que que la Grèce.
C'est pas la même administration. Déompez-vous, c'est pas la même corruption. Bien entendu, mais détrompez-vous.
Aujourd'hui, si les prêteurs décident de ne plus vous prêter, et bien l'audiovisé le public n'est plus financé. Voilà. Votre mon salaire de médecin hospitalier n'est plus payé.
La retraite n'est plus payée. C'est ça la réalité. Il faut ouvrir les yeux.
Vous savez, je il faut voir il faut croire ce que l'on voit, mais surtout il faut voir ce que l'on voit. C'est beaucoup plus difficile. Pourquoi il le pourquoi ils disent ça ?
Bah ils disent parce que probablement parce qu'ils veulent une élection présidentielle mais on va pas ajouter à à cette crise économique et sociale une crise politique. Ajouer du chaos au chaos. Mais de l'instabilité à à l'instabilité.
Encore une fois, la priorité aujourd'hui, c'est qu'il faut que nous ayons un gouvernement, c'est-à-dire que nous créons une majorité qui n'existe pas spontanément sur des bases qui sont certes pas très glorieuses parce que chacun aimerait appliquer son programme et on fait comme on peut. Les Français nous regardent hein. Si s'ils se disent qu'ils ne sont pas capables, il la classe politique de se mettre d'accord pour donner à la France un gouvernement qui au moins permette d'avoir un budget, et bien il y aura un grand vent où ils mettront tout le monde dehors et parfois on peut se demander s'ils n'auront pas raison.
Hm hm. Euh il y a cette année blanche qui est proposée dans le budget de de François Bairou. Euh est-ce que vous vous y êtes favorable ?
Sachant que ça ça gèle quand même une C'est un outil. Alors c'est un outil pour que les gens comprennent l'année blanche c'est quoi ? Bah on dit finalement euh on a payé voilà on a payé les fonctionnaires 100 € l'année dernière, on va leur redonner 100 € cette année.
Pourquoi pas ? C'est une manière de faire des économies. Évidemment on perd du pouvoir d'achat.
On perd du pouvoir d'achat. Euh ça fait rentrer pas mal de français dans l'impôt sur le même temps. En même temps, vous pouvez penser et l'année blanche concerne aussi les les impôts.
Donc où en théorie, on augmente pas les impôts non plus. Donc on doit pouvoir s'y retrouver quoique ça rapporte selon le type d'année blanche entre 6 et et 18 milliards. Euh pourquoi pas ?
Mais premièrement ça ne suffit pas parce que c'est pas 6 à 18 milliards qu'il faut, c'est beaucoup plus. Deuxièmement, vous pouvez le faire une fois h vous faites pas pendant 2 ou 3 ans parce qu'il y a un moment où les Français n'y arrivent plus. Et puis surtout, il y a des des dépenses que vous ne pouvez pas geler.
Par exemple, la dépense liée au remboursement de votre emprunt. Euh ceux qui nous ont prêté de l'extérieur, les étrangers ne vont pas, pour nous faire plaisir dire, on va pas augmenter euh la le taux d'intérêt, les taux d'intérêt continuent à augmenter. Ainsi que d'ailleurs que notre participation à l'Union européenne qui elle est est fixée par traité et qui va augmenter l'année blanche ça gèerait aussi les les pensions des retraités.
On a vu François Baou s'en prendre particulièrement aux boomers. Les boomers, c'est aussi un électorat important pour les républicains. Ça vous gêne vous ?
Écoutez, je suis pas là pour défendre Berou, on les monte du doigt. Je suis pas là pour défendre Berou, mais il s'en prend pas à quelqu'un Berrou et ça simplement au moins on peut lui on peut lui être reconnaissant de cela. Il a fait un diagnostic qui était correct.
Le diagnostic que aujourd'hui bah les retraites sont payées par de l'emprunt. On on n'emprunte pas, on ne paye pas les retraites. Les retraites sont payées par l'emprunt.
Par définition, l'empreinte d'aujourd'hui, c'est l'impôt de demain. Donc par définition, ce sont mes enfants et mes petits-enfants qui peront ma retraite. Oui.
Est-ce que c'est juste ? Je ne le crois pas. Il y a un certain nombre de propositions qui sont faites aussi pour le projet de loi de finance de la la sécurité sociale et qui pourraient passer par décret, notamment le doublement de la franchise médicale.
Vous y êtes favorable ? On pourrait passer effectivement de 50 centimes à 1 € ou à 1,50 € ou à 2 € pour certaines boîtes de médicaments. Pourquoi pas ?
Mais encore une fois, c'est pas la hauteur. Je je suis frappé là, si on parle 5 minutes de minutes de médecine, on a une révolution qui est en train de se passer qui va permettre grâce à l'utilisation des données médicales, vos données, mes données, de prévoir probablement les maladies que vous allez développer dans les 5 ans, dans les 10 ans. C'est ça la médecine de demain.
C'est une médecine qui révolutionne les choses. Par exemple, dans l'hôpital dans lequel je travaille, l'hôpital Pompidou, il y a une équipe qui travaille avec mon service qui a montré qu'en utilisant les données, vos données médicales sur les deux dernières années, on arrivait dans 25 % des cas à prévoir si oui ou non vous risquez de faire ce qu'on appelle une mort subite. Vous écrouler avec un arrêt cardiaque.
C'est c'est une nouveauté extraordinaire. Si on si on arrive à identifier ça, on va pouvoir vous donner les traitements qui vont vous permettre d'éviter cette fa la fameuse prévention. Exactement.
Et c'est pareil pour le cancer du sein probablement et pour le cancer du colon et le cancer du pancréas probablement. Donc ce sont évidemment d'autres enjeux bien sûr plutôt que 50 centimes par boîte de médicament. Or ça malheureusement quand on n pas de majorité on ne sait pas s'en occuper.
Merci Philippe Juvin d'avoir été notre invité dans la politique c'est clair député à l'D membre de la commission des finances de l'Assemblée nationale 9h53. rester bien évidemment avec nous sur France Info.
Philippe Juvin