Le 5 sur 5 avec Édouard Philippe ! - C à Vous - 17/06/2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez le sentiment que ce droit-là aussi en France est en danger, M. le Premier ministre ?
- 5:34OuverteRéponse directe
Les lois peuvent-elles faire notre bonheur ?
- 8:40OuverteRéponse directe
Vous validez ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:06Invité politiqueFait
« Il n'est pas en danger dans la proportion de ce que vous montrez. »
- 4:23Invité politiqueFait
« le droit d'avorter est considéré comme un droit essentiel des femmes et de la société en général. »
- 8:50Invité politiqueChiffre
« J'ai dû avoir 13 ou 14. »
- 9:08Invité politiqueChiffre
« J'ai eu une mention assez bien. »
Temps de parole
- Présentateur41 %
- Édouard Philippe28 %
- Invité7 %
- Invité 27 %
- Invité 36 %
- Présentateur 24 %
- Locuteur non identifié3 %
- Locuteur non identifié 22 %
≈ 12,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Elisabeth, bonsoir Monsieur le Premier Ministre, et bonsoir tout le monde. Salut Maxime, au sommaire ce soir. Au sommaire ce soir mesdames, messieurs, avortement interdit, reportage sidérant à suivre nos envoyés spéciaux sont en Alabama, vous verrez. Le bac philo c'était ce matin, certains ont-ils parlé d'Edouard Philippe dans leur copie ? On verra ça, et puis en parlant de vous Monsieur le Premier Ministre, comment ne pas revenir là-dessus ?
Mais donc en évidence, des factures, des fractures, j'ai dit des factures.
Vous avez dit des factures, personne ne peut vous battre à ce jeu-là, personne. Mais que disent vos lapsus ? C'est pas vrai, je vais vous en citer une ou deux autres quand même. Ah ben on verra tout à l'heure. On connaît, on connaît. Que révèle-t-il de votre inconscient petite séance de psychanalyse à venir dans un instant ? Mais d'abord début ce soir de notre semaine américaine. Donald Trump annoncera demain qu'il se représente à la présidentielle. Nos reporters Nelson Jettan et Stéphane Chatour sont sur place aux Etats-Unis et ils vont sillonner le pays. Nous allons le faire avec eux pendant toute la semaine.
Aujourd'hui, nous vous emmenons ici, dans le sud des Etats-Unis, en Alabama, où l'avortement est désormais interdit. La loi doit entrer en application dans trois mois. Nos reporters, vous le voyez, sont arrivés à Tuscaloosa, ville de 90 000 habitants. Ils sont devant l'une des trois cliniques de l'État qui pratiquent encore l'avortement. Trois cliniques pour 5 millions d'habitants. Voilà comment sont accueillies celles qui viennent avorter. Des militants pro-life leur hurlent dessus. Pour protéger ces jeunes femmes, des volontaires, les escortes, chasubles multicolores sur le dos, vous les voyez, et musique à fond.
Comment vous expliquez qu'il y a un regain de conservatisme aux Etats-Unis et en Alabama ces dernières années ? Aucune des femmes venues dans cette clinique n'a accepté de parler à nos reporters, souvent par peur des représailles.
Les militants anti-avortement vont parfois jusqu'à publier leurs photos sur les réseaux sociaux.
Le médecin présent ce jour-là a plus de 80 ans.
C'est l'un des rares à encore pratiquer des avortements dans la région. Quand la nouvelle loi sera entrée en vigueur, il risquera jusqu'à 99 ans de prison. L'avortement sera interdit, sauf si la grossesse met la vie de la mère en danger. Ce sera la seule exception. Ce n'est pas leur corps.
C'est autant que le corps de femme, selon la Bible, que vous êtes un homme plein de gens, même si vous n'êtes pas hors de la peau. Mais vous avez tous les droits et les privilèges d'une personne de votre âge ou de ma âge. Pourquoi vous avez écrit que la choix de être mère ou de mère est votre propre ? Parce qu'ils ont fait une choix aujourd'hui de savoir qu'ils vont donner la vie à leur enfant, leur donner son enfant, leur donner son enfant, leur donner son enfant pour l'adoption, ou ils vont aller dans ce domaine et le tuer. Donc ils ont choisi entre être une mère et être un murder. Donc si votre soeur se fait rape et elle se fait pregnant, vous vous dites à elle de garder son enfant ?
Et aujourd'hui, une trentaine d'États américains ont durci leur loi sur l'avortement depuis le mois de janvier. En Europe, plusieurs pays ont fait la même chose ces dernières années. La Hongrie, la Pologne, avortement interdit. Aujourd'hui à Malte, les associations en France disent qu'il est parfois aussi de plus en plus difficile d'avorter, notamment dans les zones les plus isolées en France. C'est un discours que l'on entend beaucoup. Est-ce que vous avez le sentiment que ce droit-là aussi en France est en danger, M. le Premier ministre ?
Il n'est pas en danger dans la proportion de ce que vous montrez. Bien sûr. Heureusement d'ailleurs, parce que quand même c'est assez terrifiant. Donc voilà, je crois qu'on en est Dieu soit loué, si j'ose dire, pas du tout là en France. Et qu'aujourd'hui, le droit d'avorter est considéré comme un droit essentiel des femmes et de la société en général. Et qu'il est, à mon sens, hors de question de revenir sur ce qui est un droit. Et un droit auquel je crois profondément pour ma part.
À la une également ce soir, 4 heures de face à face. 4 heures pour les plus téméraires. 4 heures face à leur copie de philo.
Confiant un peu ou pas ? Plutôt confiant. On sait qu'on est plutôt bon sur l'attaque. Aujourd'hui, on va aller chercher les 3 points. Je pense que c'est avant tout, voilà, c'est la routine. On est bien préparé toute l'année. C'est aujourd'hui, il faut conclure.
La routine, aujourd'hui, il faut conclure. Première épreuve du bac ce matin. On entendra les candidats dans une seconde. Mais avant ça, une image des profs, des profs grévistes pour certains un peu partout en France. Comme ici à Toulouse, les enseignants qui manifestent et qui dénoncent la future réforme du lycée. Elle prévoit notamment la fin des filières scientifiques, littéraires, économiques et sociales. Les filières, pour le moment, elles sont toujours là. La preuve, avec les sujets de philo de ce matin, la culture et la liberté au programme pour les scientifiques. La morale est-elle la meilleure des politiques ? Ça, c'était en écho. Mon sujet préféré pour les bacs technos.
Les lois peuvent-elles faire notre bonheur ? C'est pour vous, ça, Edouard Philippe. Les lois peuvent-elles faire notre bonheur ? Ça vous rend heureux de faire des lois ?
Non, faire des lois en soi, ça ne rend pas heureux. Non, c'est des questions... C'est marrant parce que quand je préparais mon bac, je trouvais ça difficile et je trouve ça encore plus difficile maintenant.
Eh bien voilà, vous n'avez pas fini, vous allez voir ça. Nous, nos reporters, sont allés devant le lycée Colbert dans le 10e arrondissement de Paris, juste avant le début de l'épreuve. Petite révision express et comme d'hab, concours de citations.
Je pense donc, je suis de Descartes. L'art est ce qui nous plaît universellement et sans concept. L'homme est un loup pour l'homme, de Hobbes. Toute conscience et inconscience est conscience de quelque chose. La religion et l'opium du peuple, Marx. Ma station préférée de philosophie, c'est Sartre qui dit « nous sommes condamnés à être libres ». Voilà. Et ça, je la mets partout, ça passe.
Ça passe, c'est bien, c'est classique, mais on va corser le tout. Nos reporters, Tancred Bonora et Alexis Brégère, avaient ce matin une citation plus inattendue à proposer au candidat. Si je te dis « le savoir est une arme », la bibliothèque est un arsenal.
D'accord et je te dirais que je ne sais pas d'où ça vient. Pas du tout. Ah mais la philo et moi, ça fait vraiment 46. C'est Aristote ? Non. Kant ? Non plus. Je sais pas, tu le trouves. Ça ressemblait un peu à Sartre, c'est pas Sartre ? Non. C'est plus... Plus récent. Plus récent. Ah non, alors ça, je sais pas.
Ah voilà, ça, je sais pas, le savoir est une arme, la bibliothèque est un arsenal. Qui a dit ça ? Je crois que c'est moi. Eh oui, Édouard Philippe, dans « Des hommes qui l'ont écrit ». Oui, vous l'avez écrit, page 125, c'est ici, si vous pouvez dédiquer à ça près. C'est vous, Édouard Philippe, page 125, effectivement. Le philosophe Édouard Philippe. Non, non, non. Je sens que nos candidats au baculot sont un peu paumés. Édouard Philippe.
Ah.
C'est qui que c'est ?
Non. C'est le Premier ministre. Ah, ok. C'est de qui ? Édouard Philippe. C'est que c'est ?
Non. Non, j'ai plus appris Sartre, Kant, Nietzsche, les auteurs principaux.
C'est le Premier ministre, en fait.
Ah, ok, d'accord.
C'est pas mal comme phrase. Ouais, mais bon, je pense pas que je vais la caler. C'est un piège. Ça doit être un vieux rappeur, un truc comme ça, non ? Édouard Philippe. Ouais, un vieux rappeur.
Un vieux rappeur ? Cela dit, dans ce chapitre, il n'a pas complètement tort. Parce que dans ce chapitre, je parle... Vous parlez du rap ? Oui, je parle du rap. C'est la conclusion à la fin du caractère, parfois, pas toujours, mais parfois assez littéraire du rap.
Donc, il n'a pas complètement tort. Il n'a pas complètement tort. On en a une autre peut-être, on va vous soumettre son explication. Elle a essayé juste avant l'épreuve ce matin, voilà, à brûle pour poing. Elle a essayé de philosopher sur votre citation.
Ah, ça joue carrément, en fait, sur l'individualité, sur la responsabilité d'une personne face au savoir. C'est-à-dire qu'on peut tous, que si le savoir est une arme, qu'on peut utiliser de manière politique, et on peut utiliser le savoir, nous, en tant que personnes, pas forcément impliquées dans la politique, pour avoir du pouvoir dans la société, voilà.
Vous validez ou pas ?
Je trouve que c'est une lecture intéressante. C'est une lecture intéressante. Juste une chose, il y a un grand mystère, on ne connaît pas vos notes au bac, au bac philo ? Je crois que je n'ai pas eu d'une très mauvaise note. J'ai dû avoir 13 ou 14.
Vous avez une mention au bac ?
Assez bien. Assez bien. Oui, c'est pas mal. C'est pas mal. A l'époque, je vous en prie.
C'était en 88. C'était en 88, oui. Exactement.
Ça n'a été plus dur qu'aujourd'hui. Non, ça n'a été un peu plus dur. Sans doute, c'est ce qu'on dit en tout cas. Non, non, moi, j'ai eu une mention assez bien. J'étais très content. J'ai beaucoup travaillé mon bac. Je vais vous dire, je n'ai pas trouvé à l'époque que c'était si facile que ça, au contraire. Et donc, j'ai sérieusement pogné pour l'avoir. Et ensuite, j'ai trouvé que des examens ou des concours que je passais, qui étaient réputés plus difficiles...
Léna, c'était plus facile que le bac ?
Au moins, j'avais choisi mes matières.
Ah oui.
Vous voyez ? Au moins, j'avais choisi mes matières. Ah, vous défendez la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer. Non, non, non. On sent le politique.
Ah, si, si, c'est pas ce que je voulais dire. On vous avait venir. Au sommaire également se sort une collection inestimable. Vos plus beaux lapsus, Edouard Philippe, pourquoi se priver d'un petit plaisir ? On va évidemment les passer en vue. Ce qui frappe, c'est que d'une manière générale, vous êtes assez transparent dans vos lapsus. On voit assez bien pourquoi vous vous plantez. Exemple, fin du grand débat. Vous sentez que les mesures à venir vont vous coûter bonbon et vous plongez.
Mais donc, en évidence, des factures, des fractures, j'ai dit des factures. Vous pourrez mettre tout ça sur le compte de ma légendaire capacité à faire des lapsus.
Voilà, fractures, factures, ça, ça colle. Même chose avec le lapsus qui vient. Votre ambition, on le sait, vous pousse à davantage que le Premier ministre.
Écoutez. Vous craignez que je sois le Premier ministre, pardon.
Bon, là, c'est transparent, on est tous d'accord là-dessus. C'est très clair, ouais. Le suivant, qui est sans doute le plus connu de vos lapsus, franchement, je ne me risquerai à aucune, aucune interprétation.
Parce que la France est une nation qui veut continuer à susciter de grands joueurs. Parce que la France est une nation, pardon, qui veut continuer à susciter des grands champions dans tous les domaines. Les Jeux Olympiques d'hiver l'ont encore des mondes. On me dit que les amateurs de rugby ont parfois l'esprit mal placé. Je ne dois pas le croire.
Voilà, là non plus, pas d'explication, je pense que c'est mieux pour tout le monde. Une variante, parfois, ce n'est pas des lapsus, c'est encore plus compliqué que ça. Comme sur la sécurité routière.
Nous voulons encourager les conducteurs. Nous avons veillé à retenir uniquement, et c'est inacceptable socialement. Et sur ma suggestion, le comité intermédiaire supérieur à 0,8 grammes pour limiter la vitesse sur nos routes. Dans d'autres pays, dans leur chair, pardon, pour la lutte contre la criminalité, pardon. Plus d'un accident que nous vous présentons, que nous vous présentons, l'ordre de 3 300 euros, de 3 300 tués sur les routes. Je vous remercie.
Ça fait plusieurs mois qu'on cherche l'explication. Vous allez nous la révéler ce soir. Qu'est-ce qu'il y a de ce jour-là ?
Non, mais ce jour-là, je ne devais pas être très en forme. Oui, mais il y a autre chose.
Pour une raison particulière. Je ne devais pas bien voir. Oui. Et accessoirement, j'étais peut-être fatigué. Ah oui, c'est ça. Mais il y a les lunettes aussi. Vous avez changé vos lunettes ce jour-là. Ah oui ?
Et voilà.
Du coup, vous lisiez de traiteur.
Non, non, mais vous savez, il y a des fois où on est fatigué. Et quand on est fatigué, on est nettement moins bon. Déjà, quand le niveau moyen est compliqué.
Édouard Philippe