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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 8 septembre 2025 22 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Après le vote : Macron seul face à la crise ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 10 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques de crise parlementaire et constitutionnelle après le vote ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    François Baou va-t-il évoquer la dette et le budget dans sa déclaration ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    La motion de censure et la question de confiance : quelles différences ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi François Baou a-t-il choisi de poser la question de confiance sur un sujet précis ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron peut-il trouver un Premier ministre capable de rassembler ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le bloc central peut-il se reconstituer derrière un nouveau Premier ministre ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Attendons tout un tas de questions qu'on va se poser ensemble. Ce lundi, 8 septembre va-t-il marquer le début d'une crise parlementaire et d'une crise constitutionnelle en France ? Une fois le gouvernement Baou tombé, la majorité présidentielle sera-t-elle suffisamment forte pour soutenir un nouveau gouvernement ?

Quelle stratégie va adopter Emmanuel Macron qui est en première ligne ? Autant de questions auxquelles nos invités vont apporter des éléments d'analyse, des éléments de réponse aussi. Je vous les présente, Mathilde Philippe Guay qui est avec nous.

Bonjour et bienvenue. Professeur de droit public à l'université Lyon 3 spécialisé en droit constitutionnel. Bruno Côeress est également à nos côtés.

Bonjour. Politologue, chercheur au Sévip et enseignant à Science Poau. On est également avec Stéphane Vernet, éditorialiste politique.

Bonjour. Rédacteur en chef délégué de Ouest France et puis Yael Gos que vous connaissez notre éditorialiste politique. Rebonjour Yaël.

Avant de vous entendre, on va aller direction Matignon voir ce qui s'y passe. On retrouve sur place Madjid Katjid. Est-ce qu'on a une idée de la tonalité de cette déclaration de politique générale que va donner cet après-midi François Baou ?

On ne se fait pas trop d'illusion du côté de de François Baou et de son entourage. Et donc dans la tonalité de de cette déclaration au députés, François Baou devrait à nouveau aborder la problématique de de la dette et du budget qu'il a qu'il a évoqué ces derniers jours et ses ces dernières semaines qu'il a martelé même. Il devrait aussi évoquer ce moment de de responsabilité.

C'est ce qu'on nous explique dans dans son entourage. Sensibiliser à nouveau les les députés, les mettre face à leur responsabilités. Euh c'est aussi l'occasion, nous dit son entourage, de parler directement au aux citoyens comme il l'a fait ces derniers jours en répondant à de très très nombreuses interviews.

Euh à noter que sur la forme, on ne connaît pas la durée du discours de la déclaration de de François Baou parce que dans son entourage, on on se prépare aussi à une part d'improvisation. euh François Baou l'avait déjà fait en janvier dernier lors de son sa déclaration de de politique euh générale et puis euh il a peaufiné euh son discours ces dernières heures. Il va continuer à le faire euh jusqu'à son départ pour euh pour l'Assemblée nationale, nous dit-on dans dans son entourage.

Il est entouré de ses plus proches collaborateurs pour très certainement sa dernière déclaration de de politique générale. Merci beaucoup Madid pour ces précisions Mathilde Philippe Gay. On a bien vu qu'il y avait une espèce de boulimie médiatique de François Baou pendant 2 semaines.

Il a inlassablement répété les mêmes arguments, les mêmes explication et aujourd'hui ce vote de confiance donc c'est un choix politique, c'est pas une obligation constitutionnelle. Ah, pas du tout et puis c'est même pas du tout dans la tradition constitutionnelle de la 5e République puisque il a décidé non pas de poser la question de confiance au début de son mandat comme il pourrait le faire pour essayer de se légitimer mais sur une question précise. Et alors nos auditeurs et auditrices doivent être un peu familiers de plutôt la motion de censure.

Donc peut-être qu'on peut réexpliquer très rapidement les différences. La motion de censure, c'est à l'initiative des parlementaires. Ici, c'est le euh Premier ministre qui pose la question.

Ensuite, grande différence que je pense tout le monde aura noté, c'est que pour qu'elle soit adoptée, ce n'est pas à la majorité absolue des membres composant l'assemblée, mais des euh la majorité des présents. Donc, il y a beaucoup plus de possibilités d'être renversé. Et enfin, troisème chose, le vote cette fois-ci est public, il n'est pas secré.

Donc on saura exactement ce qu'ont voté les parlementaires. En revanche, les effets sont les mêmes. Si jamais la question de confiance est adoptée, le Premier ministre doit remettre la démission de ce gouvernement.

C'est une obligation. Et sauf énorme surprise, a priori, c'est ce qui va se passer. François Baou va tomber.

Les oppositions ont déjà depuis le début, depuis de semaines donc chacun dit ce qu'elle comptait faire, à savoir voter la défiance et non la confiance. Comment maintenant ça va se passer là ? C'est ça qui va nous intéresser parce que finalement l'issue du vote on le connaît mais les prochains jours, les prochaines semaines, ça nous interroge.

Est-ce qu'on va rentrer dans une crise parlementaire comme le dit Emmanuel Macron ou dans une crise constitutionnelle comme on parle notamment François Hollande à elle ? D'abord une crise politique parlementaire, elle continue constitutionnelle. Il faudra attendre de voir ce qui se passe.

Je m'explique, la première crise, elle est sur le choix du premier ministre. Le 5è que va devoir choisir Emmanuel Macron en 3 ans. 5 en 3 ans.

Ça ça rappelle l'instabilité de la 4e République. C'est c'est c'est inédit. Et d'ailleurs, juste parenthèse, François Bou va rentrer dans l'histoire.

Son gouvernement va chuter sur un 491. C'est jamais arrivé depuis 1958 hein. Il y a eu des tentatives, Michel Recard en a fait mais sur des questions précises.

Pierre Bergo voit aussi des questions de confiance mais sur un point précis, pas en engageant comme ça toute sa responsabilité et en chutant. Donc juste le choix du Premier ministre va être vraiment un casus béli pour Emmanuel Macron. Il faut il a presque plus droit à l'erreur parce que si jamais ça se passe mal pour lui alors la pression pour une dissolution sera extrêmement forte et si la dissolution se passe mal effectivement pour lui pour ses forces politiques, la question de son maintien se posera.

C'est là où on peut rentrer dans la crise constitutionnelle. C'estàd que à un moment donné le président est tellement affaibli que la pression pour qu'il ne termine pas son mandat sera très forte. Euh, il n'en est pas question pour lui.

Jusqu'à la dernière minute, il sera président, mais c'est par effet boule de neige. Donc pour l'instant, on est quelque part même François Bairou dit en privé qu'il a offert une soupape à Emmanuel Macron. Ça peut paraître paradoxal, mais étant donné qu'il ne chute pas sur une censure à l'automne sur le budget, qu'il se sacrifie quelque part avant, alors Emmanuel Macron a encore la possibilité d'aller trouver la perle rare, le mouton à cinq pates qui peut faire l'accord éventuel de non censure pour que les socialistes ne soient bienveillants et ne votent pas une censure avec elle est fi le RN prochainement.

C'est ça l'enjeu maintenant. Bloc central et PS, quelle est la possibilité de trouver un accord minimal pour que le PS, sans rentrer dans le gouvernement futur, soit en capacité de ne pas censurer ? Euh donc ça veut dire faire beaucoup de concession euh et ça veut dire pour Emmanuel Macron euh quelque part se contredire économiquement et accepter que la politique de l'offre depuis 8 ans ne peut plus être suivie exactement comme il l'aurait souhaité.

Stéphane Vernet, on a du mal peut-être à imaginer. Enfin, en tout cas, moi j'ai du mal. Donc vous allez me dire ce que vous en pensez.

Imaginez qu'Emmanuel Macron puisse trouver cette personne qui va faire le lien entre les deux bouts. Justement, le fameux mouton à sa pâte dont nous parler Yel. Est-ce que vous vous y croyez encore ?

Est-ce qu'il peut sortir de de sa besace de sa poche un nom qui va réussir à à justement faire le lien ? Écoutez, je sais pas du tout honnêtement je suis comme vous. Je me pose la question.

La question en fait le tout le paradoxe c'est que celui qui sur le papier avait le profil le plus adapté pour ça, c'estàdire pour faire le lien entre le centre droit, le centre gauche et et obtenir une non censure si ce n'est une majorité en fait dans une au sein d'une coalition, c'était François Baou. C'était François Baou et forcé de constater qu'il a tout raté. Donc lui étant éjecté aujourd'hui, ça réduit considérablement le champ des possibilités parce que vous avez en fait un certain nombre de forces politiques aujourd'hui qui quelque soit le premier ou la première ministre qui sera choisie de toute façon veulent créer une crise de régime soit pour obtenir une dissolution anticipée, ça c'est le cas du rassemblement national, soit pour aller jusqu'à pousser et obtenir la démission du président de la République.

Ça c'est plutôt la France insoumise. Et donc à partir du moment où vous avez ces deux bases, ces deux extrêmes qui qui vont se conjuguer dans leur dans leur dans leur vote, la question c'est où se situe les autres, le reste de la gauche ? Où est-ce que vont les LR ou des des partis régionalistes, des groupes régionalistes comme Liot ?

Je rappelle qu'il y a 11 groupes politiques à l'Assemblée nationale et que en fait la difficulté ça va être de trouver quelqu'un qui puisse non pas obtenir la création d'une d'une coalition majoritaire ou renforcé mais quelqu'un qui puisse obtenir suffisamment de bienveillance pour ne pas être censuré d'emblé. Et je pense que ce qui ça c'est possible, c'est possible que le président de la République trouve quelqu'un qui euh qui soit accepté par tout le monde ou par suffisamment de députés qui ne chuteent pas tout de suite pour lui laisser le temps d'élaborer par exemple un budget pour 2026. Mais je vois pas non plus très bien comment on peut éviter une dissolution, pas maintenant mais à moyen terme, bah en début d'année prochaine pour pour remettre pour remettre les les choses à plat et en fonction du résultat.

Je suis totalement d'accord avec K. En fonction du résultat, le président de la République joue gros parce que si cette dissolution là est ratée, bah il y aura la question de son départ ou la pression pour qu'il démissionne va être maximale. Finalement, c'est encore Emmanuel Macron qui est en première ligne plus que jamais là, même si on a beaucoup parlé de François Bairou, au final, Bruno Cotes, c'est Emmanuel Macron qui est en première ligne.

Bah oui, parce que d'abord c'est lui le responsable de la situation avec cette incroyable dissolution ratée de 2024. La crise date pas de de ça. Évidemment, elle a des racines bien plus profondes.

Mais c'est vrai que c'est lui qui a provoqué cette situation qui aujourd'hui génère l'impasse total dans laquelle on est. Donc c'est aussi ses préoccelles. C'est à lui de nommer un premier ministre effectivement et puis peut-être aussi c'est à lui de revenir sur les sujets de fond parce qu'enfant on parlait des des crises politiques constitutionnellinstitutionnelles.

Pour moi, on est face à la combinaison de trois crises qui rentrent en synergie les unes avec les autres. Il y a la crise politique évidemment, c'est ce que nous sommes en train de vivre, c'est-à-dire pas de majorité, des partis politiques qui qui donnent le sentiment que euh bah ils sont plus dans leur stratégie de moyen long terme que dans la gestion de faire adopter un budget. Il y a une crise démocratique aussi très importante dans le dans le pays.

Elle rentre en synergie avec la crise politique parce que de manière sous-jacente à tout ça, il y a quand même comment aujourd'hui faire vivre une démocratie entre deux élections ? Comment donner le sentiment aux françaises et aux Français que ils peuvent dire ce qu'ils pensent et c'est vrai que et que ça a des conséquences ça que ça a des conséquences. Nous, on voit dans les enquêtes que nous réalisons, on le documente toutes les années.

Voilà, toutes les années, on publie au début de l'année une enquête sur la confiance politique. C'est toujours la la même histoire d'une certaine manière qui est défiance totale, sentiment que la démocratie fonctionne pas bien. Il y a quand même plus de 70 % en France qui disent "La démocratie fonctionne pas, ils ne s'occupent pas de nous." Et il y a la troisème crise qui est la crise sociale.

Et l'interaction entre les deux, entre les trois, la combinaison entre les trois démocratique, politique, sociale donne une situation qui elle est très très difficile à à gérer parce que le chef de l'État, le premier ministre va quitter ses fonctions ce soir. On saura à peine à peine ce qu'il a raconté au pays sur notre crise sociale. On est incapable de dire au fond quel était le message du berouisme en dehors de la dette, la dette, la dette, la dette.

Et donc il y a cette crise sociale qui est qui est derrière un sentiment d'injustice dans le pays que l'ascenseur social est bloqué que le système méritocratique fonctionne pas bien. Donc voilà ce sont ces trois crises qui sont les trois fronts sur lequels le chef de l'État devrait revenir. Cette synergie des des trois crises, est-ce que vous êtes d'accord avec ça Mathilde Philippe Bg ?

Et comment ça peut se traduire constitutionnellement ? Est-ce que on approche de la fin de la 5e en fait ? Alors pas forcément mais en revanche quelle est la les causes qu'on peut identifier d'un point de vue constitutionnel ?

C'est le décalage entre la pratique et la constitution. En fait, on a deux problèmes. Le premier, c'est le manque de responsabilité du chef de l'État.

D'après la Constitution, le chef de l'État n'est pas responsable politiquement de ses décisions. Or, la Constitution lui permet de d'avoir un un rôle énorme, sans responsabilité. Donc ici, Emmanuel Macron a pris une décision en conscience et seule qui était de dissoudre.

Or, il n'y a pas de responsabilité derrière, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de conséquences pour ces actes. Ça, c'est le premer problème. 2è problème, c'est l'absence de culture parlementaire, de nos euh responsables politiques.

Ils sont tous nos responsables politiques, en particulier les chefs de groupe obsédés par la présidentielle, une présidentielle mal comprise, comprise à la de Gaulle, c'est-à-dire avec une majorité absolue où le le président pourrait, comme l'autorise la Constitution quand il a la majorité absolue, dépasser un petit peu son rôle et gouverner lui-même. Là, c'est impossible dans la configuration actuelle. Il peut y avoir 10 solutions, il y aura certainement euh le même résultat, c'est-à-dire que on aura euh une majorité qui ne sera pas absolue.

Il peut y avoir une démission du président, ce président n'aura toujours pas de majorité. Donc la seule solution serait la responsabilité de nos dirigeants politiques qui comprennent que l'on doit changer de mentalité. C'est-à-dire que habituellement, ce n'est pas au président de nommer le Premier ministre.

Alors bien sûr, il le nomme constitutionnellement, mais ce n'est pas à lui de le choisir techniquement. Il n'a pas le choix dans cette configuration là lorsqu'on n pas la majorité absolue à l'Assemblée, le nom du premier ministre ou de la première ministre doit venir des parlementaires. Tant que ce ne sera pas compris, tant que ce ne sera pas appliqué, nous aurons les mêmes effets.

Alors, nous pouvons changer de constitution. Tant qu'on ne changera pas la pratique, nous aurons les mêmes effets. Donc il faut un changement de mentalité, revenir à un régime parlementaire, mais pour ça, il faudrait des dirigeants politiques qui soient moins obsédés par l'élection présidentielle.

Mais si on vous suit, Mathil, c'est vrai qu'il faudrait réunir que les 11 groupes dont on parlait se réunissent en conclave et une fumée blanche émerge de ce conclave là pour trouver le premier ministre idéal. Oui, mais pas à l'initiative du président. C'est là où ça ne va pas.

C'est c'est pas une convocation à la à l'Élysée. Oui, c'est comme ça dans les autres pays. En attendant, on a un gouvernement qui, comme ça va être le cas dès demain vraisemblablement expédie les affaires courantes, c'est-à-dire urgence et tout ce qui n'engage pas la politique de la nation.

Mais on aurait ça pendant quelques mois comme ça va de toute façon être le cas. Et pendant ce temps, les parlementaires à leur initiative discuteraient d'un programme de consensus et également d'une personnalité. Ça ne peut pas fonctionner autrement.

C'est intéressant. Alors ça fait rêver. C'est très intéressant.

Je ne sais pas si ça fait rêver mais c'est la l'effet. Bah dans dans le cas où ça n'est pas du tout ce qui est en train de se passer en ce moment, ça ça peut nous faire rêver parce qu'effectivement ça pourrait être un déblocage de la situation. Je vais vous donner la parole simplement.

Martin Baomer nous attend à l'Assemblée nationale et ça va permettre de mettre un petit peu de dos à notre moulin justement Martin parce que il y a des choses qui vont être scrutées notamment les votes au sein du socle commun cet après-midi. Si ça se fait en ordre dispersé puisqu'on est loin du scénario idéal dont nous parlait Mathilde à l'instant. Si tout cela se fait en ordre dispersé, ça sera forcément une faiblesse pour Emmanuel Macron.

Ah oui, d'autant qu'on on se souvient qu'il y a quelques jours Emmanuel Macron a réuni chefs du socle commun à l'Élysée. Il les a réunis autour de la table, ils étaient quatre ou cinq et il leur a demandé d'élargir au maximum encore ce sole commun en nouant des contacts, en faisant des accords et en allant voir surtout du côté du Parti socialiste. Donc oui, ça pourrait affaiblir Emmanuel Macron, mais ça affaiblirait surtout la tâche du prochain premier ministre.

Alors, on a parlé des Républicains qui eux allaient voter en ordre dispersé en une grosse vingtaine. C'est ce qu'on nous dit dans dans le groupe parlementaire qui pourrait ne pas voter la confiance à François Bairrou sur 50. Ça fait quand même beaucoup pour les autres groupes de ce socle commun.

Parce que c'est ça aussi qui est important. On a croisé, j'ai croisé depuis ce matin plusieurs responsables d'Horizon du modem de PR Renaissance. Tous m'ont dit qu'au sein de leur groupe François Baou allait faire le plein le plein de voix en sa faveur ou presque à quelques exceptions près.

Ce qui veut dire que dans ces trois groupes, il y a quand même encore une adhésion et une envie de se projeter vers un autre socle commun avec un un nouveau premier ministre. Nous, c'est ce que me disait un un cadre du du groupe EPR, on a une position claire et cohérente, sous-entendu, c'est ce que j'ai compris en tout cas, contrairement aux Républicains qui eux ont une position qui n'est ni claire ni cohérente. On sait aussi que après le vote, au sein du groupe EPR, les députés vont se réunir une fois que le vote sera fait dans les salons annexes.

Pour évoquer quoi ? On ne sait pas mais probablement l'après parce que ce sera quand même une interrogation de savoir sur quelle majorité ou en tout cas sur quel socle pourra s'appuyer le futur premier ministre. Merci beaucoup Martin.

En direct depuis l'Assemblée nationale messieur Bruno Cô Stéphane Vernet vous aviez envie de réagir avant l'intervention de Martin. Ça apporté un peu d'informations supplémentaires. Le bloc central est délité est en train de se déliter.

Je sais pas comment il faut le dire. Est-ce qu'il peut se reconstituer derrière ? Non, je pense que là dans la séquence là pour l'instant je dirais pas que le bloc central est délité ou ça dépend ce que vous mettez dans le bloc central.

La problématique c'est le positionnement de des républicain mais qui sont dans le bloc central. Non non en fait alors c'est plein de subtilité mais je vous rappelle qu'en fait le les républicains ont accepté de participer au gouvernement mais c'était une participation sans sans adhésion. Il y a pas de contrat de gouvernement.

Donc ils sont pas mis d'accord sur un programme et donc il ils y participent mais ils sont ils se considèrent pas comme étant dedans. Donc si demain ils ne soutiennent pas le prochain premier ministre, il y aura pas de conséquence. Alors voilà, moi je voudrais juste revenir sur le la le le le scénario idéal que vous avez décrit qui est très intéressant et c'est ce qui se passe chez nos voisins, c'est qu'effectivement les parlementaires devraient être en capacité de se mettre d'accord pour trouver pour trouver un successeur à François Baou.

Je vous rappelle même qu'en Allemagne, vous ne pouvez pas faire chuter un gouvernement si vous n'avez pas une proposition alternative qui est déjà prête en disant on va faire chuter le le premier ministre. Je crois qu'on ex en disant mais parce que on veut on a une autre coalition à proposer qui est majoritaire avec telle ou telle personne qui reprendrait les rennes. Nous on est incapable de faire ça.

Et pourquoi on y arrive pas ? On y arrive pas parce qu'on est dans une situation tout à fait inédite où on a pour la première fois une une assemblé dans la 5e République une Assemblée nationale qui est pas en deux blocs mais qui est qui est qui est en trois blocs qui sont irréconciliables qui n'arrivent pas à s'entendre parce qu'ils ont des agendas, des idéologies, des des des intérêts qui sont radicalement différents et ils n'arrivent pas à se ils n'arrivent pas à se rejoindre et donc personne n'a de majorité. Et le problème d'un d'un prochain premier ministre, quel qu'il soit euh quelle que soit la personnalité que que peut que peut choisir Emmanuel Macron ou que va choisir Emmanuel Macron, c'est que vous avez la gauche qui dit "Nous, on est prêt, on peut on peut gouverner mais dans une situation de vraie cohabitation, c'est-à-dire avec notre programme, avec nos valeurs et on le fera pas en on le fera pas avec on fera pas avec la droite en gros." Et vous avez une droite républicaine qui dit les LR qui dit qui qui dit très clairement si c'est un premier ministre issu du Parti socialiste, c'est non et on votera la censure tout de suite.

Et si chacun ne fait si personne ne fait mouvement, il se passera rien. Et il reste une possibilité, c'est la piste dit du premier ministre issu de la société civile et du gouvernement technique. Alors ça je vous le dis, ça ne marchera pas pour une raison toute simple, c'est que là pour le coup aurez une coalition complète de tous les députés en dehors de toute considération politique parce qu'ils ne supportent pas l'idée que le pouvoir leur échappe.

C'est-à-dire que l'exercice du pouvoir aujourd'hui c'est eux ça ne peut pas être confié à un non professionnel de la politique. Donc vous pouvez en gros on est pour là au moment où on se parle on est coincé. Voilà, c'est super compliqué parce qu'au fond on voit qu'on a eu des des mouvements qui allaient un peu dans le sens que vous décrivez mais à l'intérieur des blocs au fond lorsque la gauche se réunit en conclave pour sortir le nom de Lucy Casté, c'est ça dont il est question mais c'est à l'intérieur d'un seul bloc, ça franchit pas la ligne.

Effectivement euh on a eu un exemple en sens diamétralement opposé, François Bairou. François Baou, moi j'ai toujours pensé que depuis le début un des problèmes était que lui-même ne s'est pas présenté aux élections législatives. Il n'est pas parlementaire.

Et donc ça aussi c'est un sujet par rapport à nos voisins européens. On n'est pas dans le primus interparè c'est-à-dire le premier ministre n'est pas un des membres voilà un chef de majorité. Et puis je dirais dernier dernier problème des partis politiques qui se réunissent pour faire une coalition.

Tout ça a l'air une très belle idée. Mais nos partis politiques, que représentent-ils dans la société ? On a des partis politiques faibles en nombre d'effectifs. 10000 adhérents pour certains, moins de 10000 adhérents pour d'autres, entre 10000 et 30000 adhérents pour pas mal.

Et donc est-ce qu'ils ont cette capacité à un moment donné à sortir de leur programme parce qu'au moins sur leur programme ils ont reçu des voix, des mandats populaires d'une certaine manière, mais est-ce qu'on est-ce qu'ils ont la légitimité compte tenue de leur faiblesse pour sortir du programme et dire on continue à représenter le pays et on va légiférer dans un sens qui est un sens qui qui génère de l'assentiment populaire et c'est là où on rejoint la crise démocratique et éventuellement la crise institutionnelle. Comment comment le système peut-il davantage régénérer ou injecter du consentement populaire à l'action publique à ces grandes lignes de direction ? Mathilde Philippe Gchou c'était juste une petite chose mais l'erreur de François Baou et je l'avais dit le jour je commentais ici le jour où il a fait sa déclaration de politique générale c'est de ne pas avoir posé la question de confiance dès son arrivée.

Là il se serait fait investir par l'assemblée sur un programme alors que là bon il a fait une déclaration de politique générale ou de assemblées sans engager sa responsabilité. Donc il n'avait pas de légitimité effectivement. Et j'espère que je ne restreins pas le débat, mais il me semble que moi la crise, enfin il me semble, je pense qu'on est tous d'accord, je fais le porte-parole de tout le monde ici, la crise va certainement exploser lors du vote du budget.

On sait bien que c'est là que euh va de nouveau se jouer euh la même problématique qui s'est posée bah pour le gouvernement Barnier, euh pour le gouvernement Bairou. Michel Barnier a vu son gouvernement renverser parce que il a dû utiliser l'article 49 aligné 3 pour faire adopter le budget. donc engager sa responsabilité sur ce texte.

Je ne vois pas comment euh le gouvernement peut échapper à cela, même si c'est très contestable et très critiquable. Et donc de nouveau, on a un risque de de renversement du gouvernement. Donc c'est c'est très bientôt.

Le projet de budget doit être déposé. Alors la ministre disait peut-être jusqu'au 13 octobre. Voilà.

Euh donc c'est très vite. On a l'échéance est très rapide hein. On va suivre évidemment tout ça et continuer sur tout cette discussion.

L'explosion vous nous dites au moment du budget. Est-ce qu'elle va pas se passer aussi dans la rue le 10 septembre ? On va s'interroger dans un instant juste après le rappel des titres avec Valentine des jeunes.