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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 19 octobre 2024 10 minActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéSolidarités & famille

Inondations : le déluge et le choc - Reportage #cdanslair du 18.10.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Une maison inondée, c'est une maison foutue... Les fondations sont attaquées donc elle est de moins en moins habitable?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Sur ces images qu'on vient de voir... On est démunis face à ça. L'eau s'infiltre partout. Si j'avais habité l'Ardèche ou la Loire... On fait le 18 ou le 112, mais que pouvez-vous faire? On pompe l'eau et on la remet ensuite?

  • 11:00FerméeRéponse directe

    Donc ça ne sert à rien d'appeler le 18.

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Il ne fallait pas aller au supermarché de Givors?

  • 13:00OuverteÉludée

    L'eau ne fait pas peur, contrairement au feu. C'est là notre erreur?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00A.de TarléChiffre
    « Jusqu'à 80 cm d'eau en 48 heures dans certaines zones de l'Ardèche. »
  • 1:00A.de TarléChiffre
    « Les pompiers ont effectué plus de 230 interventions. »
  • 2:00A.de TarléChiffre
    « 33 départements ont été placés en vigilance orange pour des pluies-inondations et 6 en vigilance rouge. »
  • 3:00A.de TarléChiffre
    « 480 personnes ont été évacuées par les secours. La moitié a passé la nuit dans des centres d'hébergement. »
  • 5:00M.BarnierFait
    « On va rentrer dans la période d'évaluation des dégâts, qui sont considérables, d'évaluation des dépenses aussi, sur les bâtiments publics et sur les biens privés. »
  • 6:00A.de TarléChiffre
    « 4000 foyers sont toujours privés d'électricité. »
  • 7:00A.Richaud-CrambesChiffre
    « 18 millions de Français et de Françaises vivent aujourd'hui dans des zones inondables. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- A.de Tarlé: Jusqu'à 80 cm d'eau en 48 heures dans certaines zones de l'Ardèche. C'est, d'après A.Pannier-Runacher, "du jamais-vu de mémoire d'homme".

Vous allez voir les images de ces inondations, qui sont ahurissantes. - C'est le jour d'après. En Ardèche, les habitants d'Annonay s'activent pour tout déblayer. - Il faut attendre.

Ca va gonfler. On n'a rien pu récupérer. On n'arrive même pas à pleurer.

Je n'y arrive pas. - La sidération après le déluge. Hier, un torrent a déferlé dans le centre-ville.

Les 2 rivières qui traversent la commune sont sorties de leur lit brusquement à cause des pluies exceptionnelles. Les pompiers ont effectué plus de 230 interventions. Des habitants ont même dû être hélitreuillés. - C'était très impressionnant.

Je n'ai jamais vu ça. Les anciens, on en a pas mal dans l'immeuble, ne l'ont jamais vu non plus. - Hier, un épisode cévenol d'une rare intensité a balayé la France. 33 départements ont été placés en vigilance orange pour des pluies-inondations et 6 en vigilance rouge.

En Haute-Loire, la commune de Brives-Charensac a disparu sous les eaux furieuses de son fleuve. Les jardins des maisons ont été noyés. On ne voit plus que les gradins du stade de foot.

A une trentaine de kilomètres, une vache a été emportée par le courant. Le camping de la commune a été ravagé par les flots en quelques minutes. - La porte s'est ouverte.

L'eau est rentrée et a fait tambour de machine à laver. Le bar est défoncé. On pleure un bon coup et on se remonte les manches pour remettre ça au propre. - Dans le département du Rhône, la vitesse des eaux a pris au piège les clients de cette zone commerciale.

Les allées de ce magasin de bricolage sont submergées. - Je suis bloquée dans un magasin. Ma voiture est là. - L'A47 le long de la zone commerciale a été paralysée.

Des camions figés sur plusieurs kilomètres. La circulation est toujours fermée. Le courant a emporté certains ponts et transformé les voies ferrées en rivière.

Face à cette impressionnante montée des eaux, les écoles ont été fermées. 480 personnes ont été évacuées par les secours. La moitié a passé la nuit dans des centres d'hébergement. - C'est ici qu'on va dormir pour au moins une nuit.

Après, on verra. - Une cellule de crise a été ouverte pour organiser les évacuations par les pompiers. - On a 60 places ici.

On évacue en priorité les personnes sensibles pour les mettre en sécurité. - En déplacement dans un centre de gestion interministérielle de crise, M.Barnier a déclenché le processus de reconnaissance de catastrophe naturelle. - M.Barnier: On va rentrer dans la période d'évaluation des dégâts, qui sont considérables, d'évaluation des dépenses aussi, sur les bâtiments publics et sur les biens privés.

On doit se préparer avec le changement climatique à faire face à des risques et à des catastrophes dans tous les domaines, de plus en plus souvent. - Difficile de chiffrer les pertes. Ici, un assureur est lui-même sinistré. - En étant assureur, c'est la 1re fois que ça nous arrive.

On est accablés. Je pense aussi surtout à mes clients proches qui ont leur commerce aussi endommagé. Il va falloir être à leurs côtés.

On le sera. - Ce soir, la situation s'améliore sur l'ensemble de la France. 5 départements restent en vigilance orange pour des risques de crue. 4000 foyers sont toujours privés d'électricité. - A.de Tarlé: On a vu des routes submergées, des ponts arrachés, des clients coincés dans un supermarché à Givors.

Ca veut dire quoi? Que ce soient nos routes, nos autoroutes, nos ponts ou nos zones commerciales, ils ne sont plus adaptés au climat français? - A.Richaud-Crambes: Ca veut dire qu'on a fait des choix de construction, d'artificialisation autour de ce qu'on appelle les lits majeurs des rivières, des cours d'eau.

On a eu le lit mineur...

Des crues et des débordements existent. Ca va dans le lit majeur. On a asséché les zones humides, les marais, les zones tampons qui protégeaient nos infrastructures et nos habitations.

Depuis des dizaines d'années, on continue de construire des infrastructures de transport...

On a vu la voie ferrée à côté de ce pont détruit. Il y a des autoroutes et des zones commerciales dans des zones où le foncier est un peu moins cher, mais ce sont des zones plus à risque. Il y a déjà eu d'autres inondations, peut-être pas à ce niveau extrême de violence impressionnant, mais ce n'est pas très adapté aujourd'hui.

Demain, ce le sera encore moins. Le coût des dégâts va être considérable. Le coût des catastrophes et des inondations est considérable.

On parle d'habitations de personnes. 18 millions de Français et de Françaises vivent aujourd'hui dans des zones inondables. Il y a du risque. - A.de Tarlé: Une maison inondée, c'est une maison foutue...

Les fondations sont attaquées donc elle est de moins en moins habitable? - A.Richaud-Crambes: Pas forcément.

Il y a d'autres risques. Il y a les risques de retrait et de gonflement d'argile. - A.de Tarlé: Les fissures! - A.Richaud-Crambes: Vous imaginez bien les gens...

Quand ça fait 3 fois que leur habitat est inondé, c'est des vies détruites. C'est des coûts, et on voit bien le moral...

On l'a vu dans le Nord, l'an dernier. Il y a des gens qui ne sont toujours pas retournés chez eux, qui sont dans des logements temporaires. Ils ne rentreront peut-être jamais chez eux.

Est-ce qu'on continue d'habiter dans certaines zones ou pas? Ne faut-il pas, pour mettre en sécurité, décider que dans ces zones, malheureusement, il ne faut plus habiter? - A.de Tarlé: Sur ces images qu'on vient de voir...

On est démunis face à ça. L'eau s'infiltre partout. Si j'avais habité l'Ardèche ou la Loire...

On fait le 18 ou le 112, mais que pouvez-vous faire? On pompe l'eau et on la remet ensuite? - G.Allionne: On parlait de changement de paradigme.

Il faut se rendre à l'évidence... - A.de Tarlé: Techniquement, si je téléphone aux pompiers...

Ils viennent et voient qu'il y a de l'eau partout. Que peuvent-ils faire? On peut faire de la prévention et alerter. - A.de Tarlé: Donc ça ne sert à rien d'appeler le 18. - G.Allionne: Non.

Les gens hélitreuillés, il valait mieux prévenir les sapeurs-pompiers pour...

Quand des événements comme ceux-là sont annoncés...

Une vigilance orange, ce n'est pas anodin. Une vigilance jaune prémunit déjà de quelques actes qu'il faut faire: éviter certains déplacements, se rendre seulement là où c'est utile... - A.de Tarlé: Il ne fallait pas aller au supermarché de Givors? - G.Allionne: Si j'avais de la famille dans ce secteur, je les aurais prévenus de rester chez eux.

En vigilance rouge, je ne vous en parle même pas. Il faut retenir 600 mm annoncés. Quand on annonce un événement cévenol ou un épisode méditerranéen...

L'événement cévenol s'est étendu sur la Méditerranée. 300 mm, ça devient catastrophique. 600 mm en quelques heures, c'était dramatique.

C'était le drame annoncé. Les gens qui prennent le risque, car c'est de la prise de risque, d'être à l'extérieur de leur domicile, c'est catastrophique. Ceux qui vivent à côté des cours d'eau...

Quand je prends l'autoroute de Lyon à Saint-Etienne et que je vois le Gier couler, qui est calme au demeurant, et que je vois les zones d'industrie à proximité...

En tant que sapeur-pompier, je savais que le jour où il y aurait des trombes d'eau, ce serait un drame. - A.de Tarlé: L'eau ne fait pas peur, contrairement au feu.

C'est là notre erreur? - G.Allionne: Le 13 octobre, quelle était la journée du 13 octobre?

Vous ne savez pas? C'était la Journée de la résilience en France. Personne n'en a parlé.

Il y avait un événement dramatique à célébrer: S.Paty. La Journée de la résilience est passée en dessous.

Quand il y a le feu, les gens s'en vont alors qu'il faudrait