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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 15 décembre 2021 7 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

L’hommage de Guy Carlier à Pierre Lescure - C à vous - 15/12/2021

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse directe

    Faites court, parce que je vous connais, vous avez tendance à prendre vos aises.

  • 0:40RelanceRéponse directe

    Non, non, on est en direct, Guy.

  • 3:14ComplaisanteRéponse directe

    Il n'y aura pas une place pour moi dans la chaloupe ?

  • 4:22OuverteRéponse directe

    L'histoire d'amour que vous aviez construite à la radio par les ondes, vous avez eu le sentiment qu'elle s'est brutalement arrêtée le jour où vous êtes apparue à la télévision, Guy ?

  • 5:16RelanceRéponse directe

    Une transgression du dimanche soir ?

  • 5:31OuverteRéponse directe

    Mais c'est vrai que tous les soirs sur scène, on entend votre voix qui dit les quelques mots que j'ai dit juste avant qu'on voit cette archive, et vous rentrez sur scène parce que vous voulez créer un peu la surprise que vous avez eu le sentiment de créer lorsque vous êtes apparu pour la première fois à la télévision ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiqueFait
    « 2021, un bilan mitigé. »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « ça fait au moins 15 ans qu'à la fin de chaque année, on entend « Va-t'en vite, année de merde, on ne te regrettera pas, vivement la prochaine, qui ne pourra pas être pire ». »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « C'est l'anti-Zemmour, si vous voulez. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « Pierre Lescure a la politesse de ne pas évoquer ce qu'il a apporté à la télévision, où il a tout simplement construit culturellement toute une génération. »
  • 4:32Invité politiqueFait
    « la radio, la voix touche évidemment beaucoup plus que l'image, qui est en fait un filtre, étonnamment, la voix touche l'émotion pure »
  • 5:56Invité politiqueFait
    « je suis passé, comme je vous le disais, de la case gros à la case vieux, sans passer par la case mec normal »
  • 6:49Invité politiqueChiffre
    « j'étais au-delà de 250 kilos »

Temps de parole

  • Invité politique72 %
  • Présentateur17 %
  • Invité6 %
  • Présentateur 24 %

5,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

S'il vous plaît, faites court, parce que je vous connais, vous avez tendance à prendre vos aises.

0:04
Invité politique

Oui, je vais faire court. 2021, un bilan mitigé. Voilà, je pense que là, on a fait le tour. Je n'ai pas envie d'en dire plus, je n'ai pas envie de vous infliger ce que vous allez entendre en cette fin d'année sur toutes les chaînes, les imprécations du genre « Va-t'en vite, 2021, année de merde, on ne te regrettera pas, vive 2022, qui ne pourra pas être pire ». Je n'ai pas envie, parce que ça fait au moins 15 ans qu'à la fin de chaque année, on entend « Va-t'en vite, année de merde, on ne te regrettera pas, vivement la prochaine, qui ne pourra pas être pire ». Et à chaque fois, c'est pire.

Alors, j'ai envie de vous parler de choses positives et joyeuses, d'autant que cette émission que nous enregistrons va être diffusée pendant les fêtes.

0:40
Présentateur

Non, non, on est en direct, Guy.

0:42
Invité politique

Oui, mais là, on m'a dit que c'était enregistré, alors j'ai deux pages. Bon, alors je vais quand même vous dire, vous n'êtes pas du genre à enregistrer le 17 novembre l'émission du Réveillon, vous voyez ? On ne l'a pas encore fait, mais d'autres l'ont fait. Donc, oui, allez, il est minuit, moins deux, et puis alors il y a le décompte, et puis on s'embrase avec des vannes du genre « Allez, à l'année prochaine ! » Alors que c'est dans quelques secondes, vous voyez ? D'ailleurs, à y réfléchir, ce genre d'émission est quand même assez glauque, parce que déjà, avoir envie de regarder Arthur en 31 décembre à minuit, quand même, c'est un gros problème de solitude, déjà, au départ.

Non, je n'ai pas envie de parler de tout ça. Disons pour faire court que nous sommes l'orchestre du Titanic, qui continue à jouer sur le pont pendant le naufrage. Et à ce propos, j'aimerais bien que dans une des chaloupes qui échappent à l'engloutissement qu'on nous promet, on fasse monter en priorité Pierre Lescure. C'est lui dont j'ai envie de parler, parce que cet homme incarne le savoir-vivre, c'est-à-dire, il sait vivre, au sens propre. Il a décidé de partager tout ce qui l'a fait vibrer dans son existence. Autrement dit, Lescure, c'est la nostalgie, mais positive. C'est l'anti-Zemmour, si vous voulez. C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'une prise d'opposition politique.

Quand j'ai vu Éric Zemmour pencher sur sa feuille, dans une lumière crépusculaire, énumérée, Gabin, Delon, Barbara, Belmondo, sautait comme des trésors culturels et qui cachaient dans des coffres réservés aux bons français, j'ai pensé à Pierre, à la façon dont lui, cette façon gourmande et jubilatoire qu'il a de nous raconter, de nous offrir les trésors de sa vie. Alors, justement, quand il parle des Beatles ou de Barbara, d'Audrey Edburn, Catherine Nedeuve, des films de Scorsese ou de Jaoui Bakri, quand Lescure parle de cinéma de Sautet, comme faisait Zemmour, il nous offre le regard de Samy Freve et Rivemontant à la fin de César et Rosalie quand il voit Romy Schneider qui revient.

Et puis, surtout, Pierre Lescure a la politesse de ne pas évoquer ce qu'il a apporté à la télévision, où il a tout simplement construit culturellement toute une génération. Alors, il parle de ses émotions à lui, et quand il évoque Audrey Edburn, on a 15 ans avec lui. Quand il parle de Depardieu qui chante Barbara, on a envie de pleurer. L'énumération culturelle d'Éric Zemmour aussi donnait envie de pleurer. Mais ce n'étaient pas les mêmes larmes. Seules les larmes d'émotion de Pierre sont excusables.

3:01
Présentateur

– Merci, bravo. – Merci. – C'est magnifique.

3:07
Invité politique

– Comme quoi la nostalgie ne peut pas être tout le temps mauvaise. – Merci.

3:14
Présentateur

– Il n'y aura pas une place pour moi dans la chaloupe ? Pardon de toucher pour ma paroisse, parce que moi je veux bien être pas loin de Pierre en général.

3:22
Invité politique

– On va serrer.

3:22
Présentateur

– Voilà, s'il y a un peu de place pour nous. – Bonsoir, oui c'est bien moi, Guy Carlier. Si je vous parle dans le noir, c'est pour vous offrir ma voix, juste ma voix. Car souvenez-vous, c'est grâce à elle qu'on s'est rencontrés. À cette époque, j'étais votre prince charmant et ma voix était comme un baiser qui réveillait vos vies de princesses endormies. Malheureusement, le conte de fées a pris fin assez brutalement. Le jour où vous m'avez vu pour la première fois à la télévision. – Guy Carlier c'est une des voix de France Inter. Vous êtes chroniqueur, alors drôlement méchant et méchamment drôle, comme le dit votre éditeur.

Le nombre de gens qui m'ont dit « tu vas recevoir Guy Carlier, c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai ». Ben oui, oui, oui, on va recevoir Guy Carlier.

3:58
Invité

C'est fou cette aura. – Quand vous êtes dans une tranche d'actualité du matin, le 7-9, entre des explosions de bus à Tel Aviv, etc. et que vous, vous amenez un regard un peu décalé là-dessus, en restant homogène quand même avec le truc, il se crée, vous touchez les gens dans la salle de bain ou au petit déjeuner, c'est-à-dire avant la carapace, vous voyez ce que je veux dire, et donc il se crée une intimité.

4:22
Présentateur

– L'histoire d'amour que vous aviez construite à la radio par les ondes, vous avez eu le sentiment qu'elle s'est brutalement arrêtée le jour où vous êtes apparue à la télévision, Guy ?

4:32
Invité politique

– Oui, c'était étrange, mais Patrick le sait, la radio, la voix touche évidemment beaucoup plus que l'image, qui est en fait un filtre, étonnamment, la voix touche l'émotion pure, et donc à partir du moment où vous essayez d'être généreux, les gens le ressentent, et donc je recevais des torrents d'amour, ce qui m'arrangeait bien à l'époque, et ça m'arrangeait que les gens ne me voient pas. Et puis j'ai accepté de faire de la télé, j'ai beaucoup reculé, j'ai refusé beaucoup de choses, et puis finalement j'ai accepté de le faire avec Marco, simplement parce qu'il m'a dit, je voudrais une transgression du dimanche soir, Marc-Olivier Fagiel, pardon.

5:16
Présentateur

– Une transgression du dimanche soir ?

5:17
Invité politique

– Oui, vous savez, le demain il y a école, donc je voudrais une chronique qui… Voilà, et moi ça, ça m'a parlé, sur cette simple phrase, j'ai dit oui, et bon, je n'ai pas pris conscience sur l'instant de ce que ça allait entraîner.

5:31
Présentateur

– Mais c'est vrai que tous les soirs sur scène, on entend votre voix qui dit les quelques mots que j'ai dit juste avant qu'on voit cette archive, et vous rentrez sur scène parce que vous voulez créer un peu la surprise que vous avez eu le sentiment de créer lorsque vous êtes apparu pour la première fois à la télévision ?

5:47
Invité politique

– Là c'est une deuxième surprise, c'est-à-dire que j'arrive avec une canne, j'exagère un peu, mais c'est-à-dire que j'accentue le côté, je suis passé, comme je vous le disais, de la case gros à la case vieux, sans passer par la case mec normal, et donc il y a ce texte que vous venez de lire, il est dans le noir, je rentre sur une musique très très pompeuse, comme ça, aristocratique, et avec ma canne, donc il y a effectivement un choc visuel.

6:13
Présentateur

– Et vous dites, voilà, vous avez 1 minute 23 pour me détailler.

6:15
Invité politique

– Oui, parce que vous savez bien, les chanteurs, tous les chanteurs, ou tous les gens qui sont sur scène, vous disent que les trois premières minutes d'un spectacle sont sacrifiées, parce que les gens, la première chanson, par exemple, d'un chanteur est sacrifiée, les gens disent, ah, il a vieilli, il a grossi, il le détaille, donc ils ne font pas attention, donc je prends le temps d'avancer sur scène, sur cette musique pompeuse, pour que les gens me détaillent.

6:36
Présentateur

– Et le fait d'être détaillé, vous le provoquez, et vous le supportez ?

6:42
Invité politique

– Oui, vous savez, là encore, sur cet archive, je n'étais pas au mieux de ma forme, si je puis dire, mais à une époque, j'étais au-delà de 250 kilos, donc on va retourner dans ce pathos-là, et je ne veux pas vendre ça, mais c'est pour vous dire que, quand vous avez supporté ça, vous pouvez, il n'y a pas de problème, une fois que vous vous sentez bien dans votre peau, il n'y a pas de problème.

7:04
Présentateur

– Vous n'êtes jamais...