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interviewBFM TV (sur YouTube)· 2 juin 2025 72 min

🟡Suivez en direct le lancement par Rachida Dati et Élisabeth Borne de l'opération "cet été, je lis"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

les bibliothèques, les médiathèques sont déjà des partenaires privilégiés pour beaucoup d'écoles. Lorsque ce n'est pas le cas, nous souhaitons que cette opération soit l'occasion de créer un lien péren mais c'est de plus en plus aujourd'hui, je pense devant les recteurs qui sont présents, c'est de plus en plus évidemment le cas. pour que chaque enfant puisse effectivement porter chez lui un livre pour l'été.

Nous avons donc sollicité des bibliothèques pour qu'elles accueillent avec bienveillance les écoles le cas qui en ferait évidemment la demande en ouvrant lorsque c'est lorsque c'est possible des créa horaires pour accueillir les classes au mois de juin et je remercie évidemment toutes les collectivités notamment les maires du temps qu'ils consacrent à cette opération. Alors, c'est la clé évidemment la lecture, c'est la clé pour que les élèves partent l'esprit aussi tranquille sans se soucier d'éventuell aussi pénalité de retard. Quand on emprunte un livre, on est toujours dans le stress de dire faut que je le rentre vite, sinon je vais le pénaliser.

On a tous connu ça, pas vous. Nous oui. C'est aussi la clé pour que ces enfants lorsqu'ils viendront rendre leur livre et envie d'en prendre un autre.

Mais c'est encore mieux. Souvent, ils veulent en prendre un autre et ils partent encore avec un autre. Donc c'est vraiment un lieu d'ouverture.

Cette initiative, c'est la première étape d'une mobilisation inédite de nos deux ministères, je dois dire, et une mobilisation vraiment parfaite sur les deux ministères pour remettre la lecture au cœur de nos loisirs, mais bien au-delà. Quand je vois l'utilisation du pass culture notamment sur la part individuelle, premier poste évidemment c'est le livre et souvent ce sont des livres pédagogiques. Donc c'est important aussi car derrière la lecture il y a tout ce qui ce qui se fait et ce qui fait aussi l'agiculture, l'apprentissage, l'éducation, la sociabilisation.

Carreir c'est expéré, c'est s'émanciper, c'est construire sa propre voie, pour ne pas dire sa propre vie. Alors moi je vous je souhaite avec Elisabeth Borne qu'en France chaque enfant chaque enfant et véritablement sa chance aussi grâce à à la lecture et plus globalement grâce à la culture. Je vous remercie. [Applaudissements] Madame la ministre, chère Rachidati, madame la directrice générale de l'enseignement scolaire, madame la rectrice de Paris, messieurs directeurs, mesdames et messieurs les professeurs, chers partenaires, chers élèves, mesdames et messieurs, les droits lecteurs énoncés par Daniel Pennac ont bercé générations d'élèves et d'enfants.

Nombre d'entre vous, petits et grands, les connaissent par cœur. Le droit de lire n'importe où, le droit de lire à voix haute, le droit de sauter des pages, le droit de relire, le droit de lire ce qu'on souhaite et tant d'autres. avec cette véritable déclaration du lecteur [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] Salut, c'est Robin BFM.

Un record du monde va tenter d'être battu à Firmini dans la Loire. Ils essayent de faire la plus grande mêlée du monde. Ce record, il est réalisé dans le cadre du Téléton. 3637 personnes sont attendues en référence au 3637, le numéro à composé pour faire ses dons.

Vu tout le monde que je vois là actuellement. Ouais, je pense que c'est c'est faisable ici. les gens ils sont vraiment la même [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Mais il en rêvait qui finirait par laver la débacle de sedent.

Le jeune officier remarqué pour son intelligence, son sérieux, son esprit méthodique, sa culture une forme de discrétion également. Il est un pur produit du cartésianisme à la française et de la méritocratie républicaine. Ce jeune officier d'élite est promis aux plus belles perspectives.

Soudain, en 1894, Sabat la terrible machination dans une société électrisée par le nationalisme, l'antisémitisme et la xénophobie. lui qui était d'abord un français, un officier français, la foule haineuse ne le voit plus qu'en juif. Ce sont les 12 années de l'affaire bien connue.

Le 12 juillet 1906, la Cour de cassation innocente Drefus de l'accusation portée. Rien ne reste debout, écrivent les juges. La vérité judiciaire est dite.

Le lendemain 13 juillet, ici même, la Chambre des députés adopte un projet de loi portant réintégration dans les cadres de l'armée du capitaine breueté d'artillerie Alfred Drefus avec le grade de chef d'escadron, c'est-à-dire commandant. Or, c'est là, chers collègues, que ce nou le problème. Il est réintégré en dessous du grade auquel il aurait pu prétendre.

Il est encore pénalisé. amputé de 5 années d'avancement. Très vite, il remarque la maldonne.

Il semble, selon les historiens, que celle-ci soit d'abord une erreur administrative, fruit d'un malentendu. On [Musique] sait d'ailleurs encore documenté par une enquête publiée ce jour, mais au-delà les conséquences aussi dans la vie réelle, le cyberharcèlement, les propos antisémites, racistes, la haine et LGBT, les discours masculinistes. C'est-à-dire que tout ce que nous nous essayons de faire, nous essayons de faire sur le champ de l'égalité, sur le champ du respect, la lutte contre toutes les violences faites aux femmes.

Si dès le plus jeune âge, on est confronté à des contenus qui sont des contenus violents, d'hypersexualisation, et bien malheureusement, ce sont des contenus qui déstructurent les plus jeunes et qui ensuite ont des conséquences dans la vie réelle. L'ensemble des plateformes était donc présente au sein du ministère aujourd'hui avec la ministre en charge du numérique Clara Chapaz, avec l'ARCOM, l'autorité de régulation, avec la direction générale de la police nationale, avec la direction générale de la gendarmerie nationale, avec PhaOS, avec l'ensemble de celles et ceux qui doivent au sein de nos administrations pouvoir travailler à ces enjeux essentiels de régulation, sachant que la régulation a évolué. On leur a donc rappelé à la fois le cadre légal qui est le leur et qui doit être extrêmement clair sur la capacité à bannir des utilisateurs qui serait contraire non pas à leurs règles internes de modération mais qui serait contraire au cadre légal qui est celui de la France et qui est celui de l'Union européenne d'une part.

Donc nous souhaitons que ces règles claires nous soient adressées. Elles nous seront adressées cette semaine. Elles seront précisées aussi dans les conditions générales d'utilisation de ces sites parce que c'est normalement la règle qui doit être la leure.

Je leur ai également demandé de travailler aussi de manière beaucoup plus coordonnée entre elles parce qu'on le voit quand un utilisateur est banni d'une plateforme qu'est-ce qu'il fait ? Il se remet le lendemain sur une autre plateforme et donc malheureusement ça peut être sans fin et il faut que ça ait une fin. Il faut que des comptes particulièrement problématiques suivis par des millions et des millions de personnes parfois ou des vidéos vues par des millions d'utilisateurs cesse.

Le sujet n'est pas un sujet de censure, n'est pas un sujet de morale. C'est tout simplement un sujet de priorité nationale dans la protection des jeunes publics et dans la diffusion de valeurs qui sont absolument essentielles d'égalité, de respect, de lutte contre toutes les formes de haine. Chaque jour au sein de ce ministère, on le voit.

On voit des actes de haine, on voit des féminicides, on voit des femmes qui sont violentées, on voit des violences sexuelles, on voit la haine antisémite, on voit le racisme qui a tué encore ce weekend. On ne peut pas accepter que des plateformes soient responsables parce qu'elles le sont bien aujourd'hui du point de vue de la loi, de la diffusion massive de ces contenus et en jeu, vous le savez, de protection des plus jeunes. Leur avons dit aussi de manière très claire, si jamais les plateformes ne changent pas, et bien la loi elle, elle sera changée.

C'est d'ailleurs l'engagement qu'a pris le président de la République lui-même quand il a parlé de la question d'une majorité numérique qui pourrait être à 15 ans parce que peut-être faut-il enfin que la règle soit encore plus claire et que avant 15 ans, il n'y ait pas de possibilité d'accès à ces réseaux sociaux. Je leur ai également dit qu'on les reconvoquerait avant mi-juillet de manière à vérifier les engagements qui sont les leurs. Et si les utilisateurs particulièrement problématiques qui leur ont été signalés, le dossier vous sera remis seront oui ou non bannis et sur quel critère ?

J'ajoute que l'intégralité des vidéos des utilisateurs problématiques que nous avons relevé, je les ai transmises à Pha qui est la plateforme qui permet d'étudier ces comptes et nous nous réservons le droit, je me réserve le droit, de demander à nos administrations des signalements au procureurs de la République parce qu'il y a la responsabilité des plateformes et il y a aussi évidemment la responsabilité des individus qui publient ces contenus, qui valorisent ces contenus et qui même monétisent ces contenus de violence et de haine. là pour les éléments de la réunion d'aujourd'hui qui était je crois une réunion nécessaire, importante et qui appelle d'autres réunions de manière à pouvoir avancer de manière encore plus significative sur ce sujet. Face à vous, vous aviez des plateformes à l'écoute ou plutôt vous avez senti le besoin de de leur forcer la main en quelque sorte ?

Je crois qu'il y a des progrès à faire euh parce que nous sommes sur des plateformes qui aujourd'hui sont extrêmement puissantes, qui ne sont pas des plateformes françaises, qui voient leurs règles être souvent changées. Nous l'avons vu euh régulièrement, nous l'avons vu récemment par exemple sur X qui est peut-être l'un des revirements euh les plus significatifs et spectaculaires que nous avons eu à faire. Mais ici, ce qui s'applique, c'est la loi française.

Et la loi française, elle pose un cadre qui est un cadre clair et qui entend être respecté. Et c'est la raison pour laquelle nous avons créé des outils de régulation, que ce soit l'Arcom, que ce soit Faros. Mais l'objectif c'est d'aller encore plus vite parce qu'on sait bien qu'un signalement ça peut prendre des heures, des jours, des semaines pour ensuite qu'une modération puisse exister et encore une fois des règles qui sont insuffisamment claires.

Quand j'ai demandé aux différentes plateformes à partir de combien d'infractions un utilisateur pouvait être banni, et bien malheureusement soit certaines étaient incapables de répondre immédiatement et ont dû consulter leurs équipes, ce qui laisse quand même interrogateur. en fait elle ne savait pas en disant que ça dépendait du type de contenu et ça ça pose un problème parce que la règle elle doit être claire que ce soit un contenu haineux, antissémitisme, racisme, haine LGBT, que ce soit de la violence puisqu'on a des scènes où il y a des actes de violence à l'encontre des femmes, des femmes qui se font frapper parfois devant des enfants, devant même des bébés pour certains comptent malheureusement que j'ai eu à regarder des scènes de violence sexuelles, des lives sexuels avec parfois des mineurs qui semblent être engagé ou des femmes qui sont masquées et qui ne laissent pas apparaître du coup leur âge. Je ne vois pas pourquoi la règle changerait.

Donc qui a ce qui doit être supprimé immédiatement, banni immédiatement, pédocriminalité, apologie du terrorisme, mais le reste ne devrait pas être discuté comme si après un premier contenu vous aviez droit à une deuxième chance à une troisième chance. Sur vos médias, ce serait impossible. Je serait impossible parce qu'il y a une responsabilité éditoriale qui fait que si à l'antenne je diffusais, nous diffusions le moindre contenu haineux, c'est votre responsabilité qui serait engagée à la minute si vous ne nous aviez pas interrompu et empêché de continuer à proférer la haine.

Donc ça doit être la même chose évidemment sur les plateformes et les réseaux sociaux. Donc oui, il y a une marge de progression significative et c'est pour la la raison pour laquelle on va les revoir et on va continuer à y travailler collectivement. Et je pense que c'est important de dire c'est pas seulement que ça doit être la même chose mais c'est la même chose.

Cette question, cette idée parfois qui aurait une impunité en ligne, elle doit absolument cesser ce qui est illicite hors ligne l' en ligne et depuis 2022, sous d'ailleurs l'impulsion de la présidence française de l'Union européenne, nous avons décidé de nous doter d'un instrument très puissant, le règlement pour les services numériques qui dit quelque chose de très clair. La responsabilité, c'est celle des plateformes. Et donc, il ne faut plus qu'on entende ces jeux de ping-pong de dire c'est l'un, c'est l'autre.

La responsabilité, elle est posée et on attend des plateformes qu'elles suivent nos règles comme euh n'importe quel autre produit qui voudrait vendre sur notre marché. Quand par exemple on est constructeur de voiture et qu'on vend une voiture dans l'Union européenne et ben on site suit des règles de sécurité. Il en est de même avec les plateformes.

Il n'a aucune raison que ça soit différent et on y veille absolument avec l'ARCOM bien sûr ici mais aussi avec la Commission européenne à qui on a confié ses responsabilités. Je me permets aussi de rebondir sur ce qu'a dit ma collègue Aurore Berger sur la protection des mineurs en ligne. Vous l'avez entendu, le président de la République a fait une de ses priorité de protéger les enfants sur nos réseaux parce que les réseaux sociaux, c'est c'est formidable.

Je suis sûr qu'on a tous retrouvé un ami sur un réseau social, appris des choses et cetera. Mais quand il s'agit de tous ces contenus complètement illicites ou complètement violents, tous les contenus qu'Aurore a pu mentionner là devant votre antenne ou dans la réunion tout à l'heure, mais aussi simplement des mécanismes des réseaux sociaux, l'addiction, le fait de pouvoir être dans un réseau social comme dans une bulle d'enfermement. On ne voit plus qu'un un certain type de contenu, des contenus comme skinny Talk.

Vous avez peut-être entendu parler de skinny Talk. Skinny Talk, c'est quoi ? C'est une bulle de contenu qui vous fait penser en tant que jeune fille que c'est mieux d'être vide que vilaine, que c'est bien quand mon estomac gargouille parce que ça veut dire qu'il m'applaudit parce que je me suis affamé.

Tout ça doit cesser. Il en va de la protection de nos enfants. Et d'ailleurs, je me réjouis de voir même si ce n'est qu'un petit pas et il faudra d'autres pas mais que Skinny Talk après un combat acharné avec la plateforme, on est allé les voir en France, on est allé jusqu'à Dublin dans leur centre de responsabilité de transparence a enfin décidé hier soir de retirer ce hashtag skinnyk de son moteur de recherche.

C'est un petit pas, ce n'est pas suffisant mais ça montre bien qu'on ne lâchera rien parce que protéger nos enfants en ligne, c'est ma mission. en tant que ministre du numérique et je me battrai jusqu'au bout pour qu'on puisse interdire les réseaux sociaux avant 15 ans comme l'a voulu le président de la République. Concrètement sur ce phénomène Skinny top pour lutter contre cet éloge de la mceur, est-ce qu'il y a d'autres mesures qui vont être prises entre que la suppression ?

Alors, écoutez, on regardera tout euh ce qu'il est possible de faire pour aller plus loin. Aujourd'hui, ce que nous a confirmé TikTok et je vous laisserai en discuter avec eux, c'est que le hashtag n'est plus euh accessible dans le moteur de recherche, que toutes les vidéos qui avaient déjà ce hashtag ne sont plus accessibles non plus à part pour la personne qui les a créé. Est-ce que ça suffit ?

Bien sûr que non. Je veux dire, il y aura d'autres hashtags qui seront certainement dans le même genre qui sortiront demain. Mais ce que je demande à TikTok, c'est d'être attentif et de ne pas avoir besoin qu'un ministre qu'une ministre de la République se déplace jusqu'à Dublin pour pouvoir faire en sorte de protéger nos enfants.

Il en va de la responsabilité, il est en va du projet de société qu'on veut construire ensemble. Les contenus que vous avez mis en avant là, c'est des contenus qui sont clairement qui encouragent la culture du viol. La culture du viol, c'est pas que sur internet.

Est-ce que vous avez des actes concrets aussi pour lutter contre la culture du viol dans la vie ? Je sais que beaucoup de collectifs féministes ne se remettent toujours pas de Emmanuel Macron qui avait encouragé monsieur de Pardieu. Donc président de la République n'a jamais je pense qu' alors à la fois on s'éloigne du sujet mais au-delà au-delà au-delà le président de la République n'a jamais encouragé à des comportements déviants et qui sont répréhensibles évidemment par la loi.

Monsieur Depardieu a été condamné et je me félicite que la justice ait pu tout simplement faire son travail et garantir sa condamnation. garantir aussi la condamnation, ce qui est une première, de son avocat au regard de la manière avec laquelle il a il s'est permis, il s'est autorisé à qualifier malheureusement les victimes parce qu'on le sait dans la lutte justement contre le viol et la question des violences sexuelles, notre premier combat c'est la capacité à porter plainte et l'un des premiers freins au dépôt de plainte c'est la peur du traitement judiciaire pas tant de la réussite ou de l'échec d'un procès, mais de la manière avec laquelle on va être traité dans le procès. Et je crois que cette décision de justice, elle est particulièrement à saluer parce qu'elle est salutaire à la fois dans la condamnation que j'ai pas à juger, je prends acte de la condamnation de monsieur Depardieux mais aussi sur la condamnation de son avocat.

Aujourd'hui, moi le point de départ c'était oui les contenus de haine. Et dans les contenus de haine, les femmes sont les plus visées par les contenus de haine. Que ce soit sur la question de l'hypersexualisation, que ce soit sur le fait qu'on ramène les femmes à un corps, à une marchandise, qu'on dise à nos enfants dès le plus jeune âge que la sexualité n'est que de la violence ou n'est que de la domination.

Mon point de vue n'est pas encore une fois un point de vue moral. Je ne suis pas là pour dire il faut ou il ne faut pas regarder ses contenus. Je suis là pour rappeler le cadre légal et la manière avec laquelle la France entend faire respecter ce cadre légal qui s'applique à nos plateformes quandbien même elles ne sont pas françaises parce qu'elles opèrent en France.

Nous avons changé la règle sur la question de la pornographie. J'étais déjà ministre de l'égalité. Nous avons travaillé main dans la main avec les parlementaires pour garantir que la règle change et qu'avant 18 ans, la règle soit claire.

C'est non. Avant 18 ans, vous ne devez pas avoir accès à ces contenus parce que vous n'avez pas le recul nécessaire pour juger de ces contenus. Et si votre premier rapport à la sexualité à 11 ans ou à 12 ans, puisque c'est l'âge moyen des utilisateurs et la pornographie, alors autant mettre à la poubelle tout ce qu'on essaie de faire sur l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité sur la question du consentement.

Donc c'est ce travail collectif qu'on doit faire. Ce qui était important, c'est que les plateformes soient convoquées, qu'elles prennent la mesure de la nécessité de cette convocation, qu'elles viennent toutes, qu'elles donne des réponses qui soient des réponses claires. Donc elles donneront des réponses par écrit sur le nombre de modérateurs qui sont disponibles en langue française et francophone.

Elles donneront des réponses par écrit sur combien d'infractions faut-il pour être bannie et banni définitivement. Elles donneront des réponses par écrit sur la question de la monétisation des comptes parce qu'on sait que derrière cela, c'est aussi une industrie au sens budgétaire, au sens financier. Et c'est bien le problème quand on a des comptes qui sont suivis par des millions et des millions d'utilisateurs.

Elles s'inscriront dans un cadre plus collectif, ce qu'elles ne faisait pas aujourd'hui de manière à ce qu'un utilisateur banni sur un compte, crée des alertes sur les autres comptes pour vérifier s'il publie la même chose. parce que s'il publie la même chose, il n'y a pas de raison encore une fois que ça ne soit pas appréhendé et que la sanction soit différente. Et on a besoin aussi, je crois, de la clarté de ce cadre qui encore une fois a été mise dans la loi, dans le DSA, donc dans la loi et la règle commune européenne qui doit pouvoir être la nôtre et elles seront reconvoquées avant le 14 juillet de manière à savoir clairement ce qui a évolué entre aujourd'hui le 2 juin et le 14 juillet sur leurs règles, sur les utilisateurs et sur un certain nombre de comptes que nous avons pu identifier que vous aussi vous avez pu identifier et qui sont particulièrement problématique et je le redis pas parce qu'on cherche la censure, pas parce qu'on cherche la morale ou une je ne sais quelle pureté, tout simplement parce qu'on cherche à protéger protéger nos enfants, protéger nos adolescents, protéger la société face à la prolifération de la haine et de la violence qui s'exerce singulièrement sur la question de l'antisémitisme, du racisme, de la NLGBT ou des violences à l'encontre des femmes, ce qui est pleinement la mission qui m'a été confiée et donc qui est absolument nécessaire parce qu'il y a ce qui se passe en ligne, il y a ce qui se passe hors ligne et Tout cela bah ça crée une société et c'est cette société à un moment qu'on doit réguler parce que la norme qui est souvent décriée bien la norme elle protège et c'est ça qu'on a aujourd'hui rappelé aux différentes plateformes.

Je vous remercie. Les sanctions sanction sanctions en cas de non respect dans le DSA elles sont très claires. C'est la loi.

C'est jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial et si les plateformes ne se mettent pas en conformité on peut aller jusqu'à temporairement suspendre le service. La loi, elle est déjà là. Donc on n'est pas dans quelque chose qui flotte, on est dans quelque chose de très clair encore une fois qui a été impulsé sous-présidence française de l'Union européenne avec des amendes très conséquentes.

Vous avez rappelé respecter Ah oui, on a rappelé en effet le cadre légal puisque parfois ça pouvait être étonnant que certains feignent de l'ignorer ou de l'oublier. Donc encore une fois, le sujet il est pas de pointer du doigt individuellement celles et ceux qui étaient dans la salle, il est de rappeler la responsabilité légale légal encore une fois qui est celle des plateformes et de leur redire encore une fois, soit elles font le ménage et elles le font vite et elles le font dans la durée, soit encore une fois et bien la loi se rappellera à elle et des sanctions seront prises. Et si la loi doit changer comme nous l'avons fait sur la question des contenus pornographiques, et bien nous la changerons sur la question de la majorité numérique à 15 ans par exemple puisqueà chaque fois on aurait tort que ce ne serait pas possible, que nous n'aurions pas les moyens, que nous n'aurions pas les outils pour le faire, que ce ne serait pas applicable.

Encore une fois, on est en train de démontrer et ce sera le cas dans quelques semaines puisqu'ils avaient quelques semaines pour se mettre en conformité que ça a été possible sur des sites qui sont les sites qui commercialisent le plus au monde, qui sont sans doute les sites les plus rentables au monde, que sont les sites pornographiques. Donc il n'y a aucune raison qu'on n'y arrive pas encore une fois sur les plateformes et sur les réseaux sociaux. Et donc raison pour laquelle encore une fois elles ont jusqu'au 14 juillet pour nous donner des éléments de réponse concrets, nous les recevrons à nouveau, je les reconvoquerai ici de manière à avancer sereinement mais efficacement dans le cadre que je vous ai rappelé.

Vous les avez senti réceptif ? Est-ce que ils se sont quand même engagés ? Est-ce qu'ils ont eu un mot ou ils sont restés juste stoïques face à Non, ils sont heureusement pas restés stoïques.

L'idée c'était d'un dialogue évidemment avec les plateformes parce qu'on s'inscrit quand même dans cette démarche initiale qui est une démarche de dialogue mais avec une absolue fermeté. absolue fermeté parce qu'on peut pas avoir tous les jours tous les jours des millions de contenus qui profèrent la haine et la violence. quand je les ai euh confrontés à un certain nombre de contenus euh qu'on a pu identifier d'utilisateurs encore une fois qui sont suivis par des millions de personnes où des femmes se font frapper, gifler, où elles sont hypersexualisées, où elles sont dominées, où on a aucune garantie du consentement qui aurait été euh celui des femmes sur la question d'image à caractère sexuel où il y a des violences commises devant des enfants, parfois devant des bébés puisque nous avons des vidéos où on voit des individus tenir des couteaux et se menacer sur un certain nombre de ces vidéos. où on a des contenus qui professent la haine raciste, qui professent la haine antisémine, qui professent la haine LGBT. qu'on a un utilisateur par exemple qui a été condamné par la justice à 8 mois de prison avec surcis parce qu'il a tenu des propos homophobe disant je cite que les homosexuels devraient prendre de l'effet algant additionné à du sianur et qu'il est encore sur des plateformes aujourd'hui.

Permettez-moi en effet de considérer qu'il était nécessaire de les convoquer pour qu'il regardent avec précision ses comptes. Ce qui est triste, c'est qu'on devrait pas avoir besoin de deux ministres de la République pour convoquer les plateformes parce qu'encore une fois, c'est leur cadre légal. Donc, on s'en est emparé et on va pas lâcher et je les reconvoquerai d'ici mi-juillet pour garantir que ça avance et que ça avance vite.

Ça ils l'ont entendu ou ça a été tendu sur certains points ? Ça a pu être tendu sur certains points parce que personne n'aime se faire convoquer, je crois. Mais c'était nécessaire.

C'était nécessaire parce que encore une fois ces plateformes, elles ont une influence. Elles ont une influence majeure sur nos vies, sur la manière avec laquelle on façonne notre société et singulièrement sur les plus jeunes d'entre nous qui sont par essence plus fragiles, plus vulnérables, qui n'ont pas le même recul sur les contenus. Donc oui, ça a pu être tendu mais la question n'était pas que ce soit tendu ou pas.

La question c'est que ce soit efficace, qu'on avance et que la règle ne change pas, que la règle s'applique et qu'il comprennent bien que encore une fois gendarmerie, police, faros, l'ARCOM, la Dilcra, toutes nos administrations, moi-même on était au rendez-vous de manière à garantir que la loi s'applique, que la règle s'applique et que sinon encore une fois, comme l'a rappelé la ministre en charge du numérique et bien les sanctions seraient prises pécunières. 6 % du chiffre d'affaires mondiales, ça vous fait je pense réfléchir et que s'il le fallait encore, la loi pourrait à nouveau être changée et évoluée. Je sais que beaucoup de parlementaires y travaillent et on suit ça évidemment de de très près à leur côté.

Et a donné des explications sur pourquoi ils suspendent plus les contenus qui posent problèmes. Les associations témoignent depuis le virage de Marc Suckerberg sur ces questionsl ils ne suspendent plus aucun contenu. Il ne répond pas.

C'est la raison pour laquelle moi j'ai fait signaler l'intégralité des vidéos que je leur ai présenté à Faros. de manière à ce qu'il y a un signalement officiel euh qui soit réalisé, que je leur ai demandé de nous dire précisément quelle était la règle. Est-ce que c'est à la première infraction, à la 2e, à la 3e qu'ensuite le compte est suspendu, banni de manière définitive ?

Parce qu'encore une fois, normalement, il devrait déjà avoir publié ces éléments-là de manière à ce que chaque utilisateur sache quelle est la limite à ne jamais pouvoir franchir. Et la limite à ne jamais franchir au-delà de règles spécifiques d'utilisation que les plateformes peuvent mettre en place, c'est le cadre légal, c'est la loi, c'est l'incitation à la haine, c'est l'incitation à la violence, c'est l'injure public. Tout cela c'est déjà évidemment à loin.

Je voudrais juste parler de l'an l'anonymatisation de des réseaux sociaux. Le fait d'être anonyme c'est aussi peut-être important aussi cette question le fait d'être anonyme donc on en a parlé je pense qu' c'est très important de rappeler qu'il n'y a pas d'impunité parce que si on dit nous-même qu'il y a une impunité le risque c'est que à la fois on laisse proliférer la haine parce que les auteurs se diraient que finalement ils ne risquent rien mais que les victimes se sentent particulièrement seul. Or, les victimes doivent savoir que l'État, que la loi est à leur côté et que la loi et l'État les protègent et donc elles peuvent porter plainte au-delà de signaler un compte à Faros, de signaler un contenu, de le signaler aux plateformes.

Il y a la loi, il y a le cadre légal, il y a la possibilité de porter plainte. Il faut qu'on s'en empare collectivement de plus en plus et de mieux en mieux pour garantir aussi que plus de condamnations existent. Mais nous avons déjà des condamnations importantes qui ont été réalisées, notamment sur la question du cyberharcèlement.

Je vous citais cet utilisateur condamné pour propos homophobe qu'il avait tenu sur une des plateformes. Ce qui n'aurait pas dû exister, c'est qu'il puisse ensuite reparaître sur d'autres plateformes après avoir été condamné à 8 mois de prison avec surcis. Ce qui est, je crois, une sentence claire de la part de la justice française.

Je pense que c'est très très important de d'insister sur ce point de l'impunité. C'est absolument faux. Il n'y a pas d'impunité en ligne quand quelqu'un qui est dans le cyberharcèlement aujourd'hui a ce type de comportement. il est retrouvé avec l'adresse IP, on peut bien sûr tracer les personnes et il y a des cas d'emprisonnement pour des cas de cyberharcèlement.

C'est absolument grave et il ne faut pas laisser penser qu'on peut faire absolument n'importe quoi et qu'en ligne ça sera un espace de non droit. Une autre chose dont on a parlé avec les plateformes, j'y reviens parce que c'est un peu la même idée, c'est la question de l'âge à laquelle ou auquel on peut accéder à ces plateforme. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui les plateformes nous expliquent quand on les questionne sur cette question que oui, mais on a un environnement très protecteur pour les mineurs et pour autant quand on fait n'importe quelle étude, on sait que 7 enfant sur 10 a déjà un compte sur un réseau social avant 13 ans alors que c'est pour autant dans leurs conditions d'utilisation.

Il est trop facile, il est trop facile pour les plateformes aujourd'hui de nous faire croire que quand elles savent tout de nous, comment on s'habille, ce qu'on aime comme restaurant, où aller en vacances, elles ne sont pas capables de vérifier proprement l'âge de leurs utilisateurs. Alors cette ça aussi cela doit cesser. Il faut que l'on plaide et nous le faisons en européen pour une vraie vérification d'âge sur les réseaux sociaux pour protéger nos jeunes de tous ces contenus et simplement des comportements addictifs sur les réseaux qui leur volent leur jeunesse.

C'est inadmissible et donc nous ne lâcherons rien comme nous n'ê vont rien lâcher sur les sites pornographiques par exemple. C'est important la montée des discours masculiniste très lié à la montée des discours d'extrême droite. C'est important de le remettre dans un contexte politique le hashtag skin il n'est plus dans le moteur de recherche aujourd'hui.

OK, il existe plus dans leur encore des vidéos qui laur quoi. Ah bah est-ce qu'on a complètement résolu le problème ? Il n'est plus dans le moteur de recherche. contexte politique, c'est important quand même. s'il vous plaît. [Musique] [Musique] [Musique] Bonjour à tous, on se retrouve sur BFM2 et nous allons parler aujourd'hui de la proposition de loi pour faire reculer la Fast Fashion.

Elle est examinée au Sénat et elle a d'abord été adoptée plus d'un anuparavant par l'Assemblée nationale. C'est une loi qui est supposée réglementer la Fastfassion mais aussi la freiner. Pourtant, elle ne semble pas convaincre les associations qui protègent l'environnement et la biodiversité ainsi que les droits humains.

Et pour en parler avec nous, nous sommes avec Pierre Condamine, porte-parole de l'association des amis de la Terre. Bonjour. Bonjour.

Alors, pour les amis de la terre, pourquoi cette loi ne semble pas assez importante pour lutter contre la Fast Fashion et pour le droit de l'environnement ? Mais justement, vous l'avez dit, cette loi à l'origine, elle est censée réglementer voir freiner les pratiques de fast fashion qui sont un désastre pour l'environnement. Je le rappelle euh la mode, c'est 10 % des émissions de gaz à effet de ser mondial ont produit 100 à 150 milliards de vêtements par an.

On a de quoi se vêtir jusqu'en 2100. Donc, c'est beaucoup de production pour un impact euh extrêmement fort et des besoins qui sont limités vu qu'on a squad Vir jusqu'en 2100. Mais justement cette loi, elle avait pour ambition de réguler l'ensemble de la FF fashion.

Et aujourd'hui, il y a eu un choix qui a été fait, un choix politique de cibler, de ne cibler seulement que les enseignes en ligne que sont Chinees, que sont TMU, qui sont des anciennes chinoises. C'est une bonne chose parce qu'il faut évidemment cibler ces enseignesl c'est le pire de ce qui peut se faire. Pour autant, si on laisse de côté les acteurs, on va dire historiques de la Fast Fashion, que sont Primark, H&M, Zara qui ont un impact environnemental désastreux également, c'est un coup d'épée dans l'eau.

C'est une opportunité manquée qui surtout ne répond pas à l'objectif de la loi. On ne régule pas un secteur pour qu'il soit plus vertueux, mais on en punit juste un ou deux. Donc en fait ce que vous reprochez là actuellement au texte de loi, à la proposition de loi, c'est que ce sont uniquement les entreprises chinoises qui sont visées et particulièrement Chine et TMU, he TMU qui est plutôt d'ailleurs la le fast fashion de la déco de la maison, mais queon laisse de côté les entreprises européennes qui elles aussi font du Fast Fashion.

Exactement. C'est la différence entre la Fast Fashion et ce qu'on appelle l'ultra fast fashion. Hm hm.

Donc c'est-à-dire que Shine et ému ce qu'ils font c'est qu'ils vont encore plus loin. C'est-à-dire que quand Zara est arrivé, on était plus à une collection été hiver deux fois par an. On est passé à une collection par semaine, donc 52 collections par an.

Avec Chine, on est à plus de 7000 modèles par jour tout simplement. Mais justement, c'est catastrophique. Allez-y, je vous en prie.

Allez-y. Alors justement la rapporteur de la proposition de loi euh sénatrice LR Sylvie Valente Leir a dit que elle faisait bien la distinction entre l'ultra fast fashion que représentent les entreprises chinoises euh Chine et TMU et la Fast Fashion. Et c'est justement pour ça que c'était les entreprises chinoises qui étaient d'abord pénalisées.

Alors on l'entend bien pour vous c'est pas suffisant. il manque quand même ces entreprises européennes, mais est-ce que c'est pas quand même déjà un grand pas pour le droit de l'environnement en France et en Europe ? Alors, on pourrait se dire ça.

Le problème, c'est que finalement entre Primark et Chine, il y a quelques pratiques qui diffèrent, notamment le fait de mettre des nouveaux modèles chaque jour sur le site. Pour autant, quand on parle de d'impact environnemental, un produit chien, il est tout aussi polluant qu'un produit Primark. Hm hm.

De ce fait, quand on a quand on décide de seulement si Blchier n'est pas Primark, on restreint le périmètre de la loi et surtout voyez, on essaie de placer le curseur pile au milieu, ce qui fait que ça devient tellement flou. Aujourd'hui, on ne pénalise plus sur l'impact environnemental dans cette loi. On pénalise sur et je cite la loi, des pratiques industrielles et commerciales.

Mais le problème, c'est que ça ça ne veut rien dire. Et ça veut tellement rien dire que justement on craint que dans ce flou juridique s'engouffre des enseignes comme Chine, comme Temmu, parce que ce qu'elles ont montré c'est qu'elles sont extrêmement agiles, c'est qu'elles peuvent s'adapter et évoluer très vite. Et c'est que si aujourd'hui on a une loi qui vise à pénaliser Chine comme elle est aujourd'hui un instant T, peut-être que dans 6 mois, elle aura évolué. elle sera totalement sortie du périmètre de la loi.

Donc en réduisant l'ambition de cette loi, on affaiblit aussi son périmètre et on risque en fait de ne pénaliser personne. Et quand vous parlez de d'affaiblissement, euh est-ce que vous voulez aussi évoquer l'amendement qui supprime le montant des pénalités euh financières pour les marques de Fast Fashion ? Oui, tout à fait.

Alors pour donner un peu plus de détail, cette loi ce qu'elle fait et c'est extrêmement important, elle pénalise financièrement des marques quand elle vendent des produits polluants. À la base, à l'origine, cette pénalisation, elle devait se faire sur ce qu'on appelle l'affichage environnemental textile tout simplement. C'est l'échoscore comme on a le nutriscore pour les aliments, bah là c'est un écoscore pour les vêtements.

Donc on avait une note qui allait de 0 à 10 ou de A à E donc on pouvait voir si le produit était polluant, très polluant, pas polluant ou même vertueux. Ce qu'on avait à la base c'était justement des pénalités qui allaient là-dessus. Donc on pouvait dire bah Chine c'est le pire du pire donc on pénalise au maximum.

Primark c'est pas bien mais c'est pas aussi mauvais donc on pénalise un peu moins. Et les bonnes enseignes pouvaient même être récompensées. Ça ça n'y est plus.

Le fait d'indexer les primes et les pénalités sur les COSCOR, ça n'y est plus. Ce qui nous restait, c'était justement des primes et des pénalités qui étaient à 5 € par produit. C'est énorme 5 € par produit, mais c'est ce dont on a besoin aujourd'hui si on veut réguler le modèle.

Oui, parce qu'en ce moment, c'est 0,09 centimes quelque chose comme ça, non ? De de pénalité maximum. Ça c'est le maximum.

On est plus autour de 0,02. D'accord. Cim.

Mais justement ce qu'elle faisait cette fois c'est elle mettait du courage politique, c'est-à-dire qu'on avait des pénalités qui pouvaient aller jusqu'à 5 € par produit. Et on a un amendement du gouvernement qui propose aujourd'hui tout simplement de supprimer ce montant. C'est-à-dire que on n' pas de montant qui est clair pour des pénalités qui sont basées sur des critères extrêmement fous.

Et donc je comprends bien l'idée, l'objectif de vouloir exclure Primeark, H&M, Zara voir même qui habillé Décathlon la loi. Mais en fait si tout est flou, si rien n'est clair, on risque même de ne pas toucher Chine est ému. Alors dans lors de la conférence de presse que nous avons diffusé il y a quelques instants sur BFM2 avec la présence notamment de la rapporteur de la proposition de loi, a été évoqué l'indice de durabilité.

Donc on le rappelle hein, c'est le nombre d'articles vendus par jour euh pour répondre justement aux critiques euh sur le marché européen. Que pensez-vous de cet indice de durabilité ? Est-ce que c'est un peu de la poudre aux yeux ?

Si on se bah je sur la capacité à donner des nouveaux modèles, c'est pas suffisant parce qu'aujourd'hui même si Chine fait pire, on voit bien que il y a des marques comme je vais le répéter mais Primar qui doivent être encadré aussi. peut-être pas autant que Chine, mais elles doivent être encadrées. Sinon vraiment on risque de laisser de côté ces merk là et de leur pire même de leur donner l'impression qu'elles sont vertueuses.

Donc la seule différence qu'il y a entre la fast et l'Ultra Fast fashion, c'est justement ce nombre de nouveaux modèles qui sont produits chaque jour. Et c'est pour ça que nous on trouve que c'est insuffisant, qu'il a besoin d'avoir au moins un complément avec par exemple l'impact environnemental de dire on compare les produits selon l'impact environnemental ou même ce qu'on appelle le critère incitation à la réparation. C'estàdire que si un produit est trop peu cher, et ben on va être peu incité à le réparer.

Et à ce moment-là, si on ajoute ces critères là d'impact environnemental, d'incitation à la réparation, ça nous permet d'être plus exhaustif et d'être aussi plus objectif dans la manière dont on caractérise la fast fashion et en plus d'englober l'ensemble du secteur. Alors, la rapporteur de la de la proposition de loi a rencontré euh le directeur de Chine, monsieur Tang euh deux fois à deux reprises. Euh est-ce que pour vous ça a été des rencontres importantes ?

Est-ce que il faudrait encore le rencontrer et ou est-ce qu'il faudrait encore plus pousser les discussions avec les directeurs de ces enseignes de Fast Fashion ? De toute façon, ce sont des dialogues qui sont stériles et que c'est inutile et que c'est vraiment en France et en Europe qu'il faut prendre des des décisions pardon sans dialoguer avec les PDG de ces entreprises. Je pense que c'est important de dialoguer et de justement en dialoguant, ça permet de distinguer ce qui est honnête du simple green washing.

Ça permet de distinguer les marques qui ont envie de vraiment s'engager dans une transition de celles qui en font juste une sorte de de vitrine. Pour autant, malheureusement, le problème du secteur aujourd'hui, c'est qu'il n'est pas régulé et c'est que les pires pratiques environnementales et social, c'est-à-dire délocaliser en Asie, ne pas bien payer ses salariés ou leur faire des des semaines et des journées extrêmement longues, ne pas se conformer aux normes environnementales. Le pire au niveau social et environnemental, c'est ce qui est de mieux.

C'est ce qui se fait de mieux au niveau économique. De fait, même si les entreprises disent avoir de la bonne volonté, si on régule pas le secteur, s'il y a pas une volonté politique de réguler le secteur, elles sont toujours dans une logique de croissance et de vente toujours plus grande des volumes. Donc, on peut dialoguer, mais c'est important aujourd'hui d'avoir de la volonté politique parce que d'elles-même, elles sont elles-mêmes prises au piège.

On voit bien aujourd'hui que Primark demande à ce que Shin soit réglementé parce que Shin fait mieux que Primark. arrive à vendre encore plus. Du coup, Primark est bien embêté et donc il demande une législation euh en vigueur.

Donc il y a un besoin de discuter mais il y a surtout un besoin de réguler parce que les marques ne vont pas changer d'elles-même. Alors vous avez bien fait de le rappeler hein, on parle effectivement depuis tout à l'heure du droit environnemental parce que c'est quand même votre votre spécialité hein pour l'association les amis de la terre mais vous avez mis quand même le doigt sur quelque chose de très important les droits humains aussi. Euh alors qu'est-ce qu'on peut faire justement pour euh réguler ? parce que vous parlez, vous avez utilisé énormément ce terme réguler, réguler, réguler.

Qu'est-ce que vous vous proposez ? Dans cette loi, on a proposé plein de choses euh parce qu'on a été nous aussi euh au contact euh du Sénat et de l'Assemblée nationale. Euh on propose déjà de revenir à la version initiale du texte, celle qui était euh à l'assemblée, celle qui est sortie de l'Assemblée nationale parce qu'elle englobe l'ensemble du secteur.

Au-delà de ça, on avait proposé qu'en plus des critères environnementaux, parce qu'à la base cette loi, elle a un objectif environnemental, il y ait aussi des critères sociaux. C'est-à-dire qu'une entreprise, elle doit être capable de prouver qu'elle verse le salaire vital à ses employés pour être euh acceptry en France ou peut-être un peu moins fort si elle n'est pas capable de prouver qu'elle verse un salaire vital. Elle a aussi des pénalités financières.

Mais justement, on a proposé des modifications en ce sens qui n'ont pas été retenu malheureusement parce qu'on nous a bien fait comprendre que cette loi, elle avait pour premier objectif un objectif environnemental que le social vient d' après. Et malheureusement aujourd'hui, on voit même que l'environnemental est en train d'être laissé à l'abandon au profit de l'économique et de juste une sorte de loi de protectionnisme antiichinois. Merci beaucoup Pierre Condamine.

Je le rappelle, vous êtes porte-parole de l'association Les amis de la Terre. On va continuer à suivre en direct sur BFM2 l'évolution de cette proposition de loi qui est examinée aujourd'hui à l'Assemblée nationale après avoir été adopté il y a un peu plus d'un an au Sénat pardon après avoir été adopté il y a un peu plus d'un an à l'Assemblée à l'Assemblée nationale et nous on se retrouve très bientôt pour un nouveau direct sur BFM2. [Musique] à reprendre l'uniforme pour défendre sa patrie lors de la Première Guerre mondiale malgré toutes les souffrances qu'il avait pu endurer à son service.

Voter ce texte ne fera bien sûr pas baisser encore moins disparaître l'antisémitisme ni les préjugés ignobles qui aujourd'hui comme hier sont colportés par cette haine. a commencé par l'accusation ignoble d'un supposé manque de patriotisme chez nos concitoyens juifs. Un préjugé qui continue de fleurir, on a pu le regretter jusque dans cet hémicycle.

Voter ce texte ne rachètera ni les mots ni les actions que nous avons pu voir ces dernières décennies comme dans un passé plus récent et qui heurte nos valeurs de vivre ensemble. Voter ce texte, ce n'est pas refaire l'histoire de l'affaire, ni effacer la tâche indélébile qu'elle a laissé sur notre histoire nationale et qui nous oblige, nous oblige à toujours plus de constance, à toujours plus de recul critique, à toujours plus d'attachement au fait pour faire vivre nos valeurs républicaines. Non, nous n'effaçons pas le passé en votant cette proposition de loi.

Nous le regarderons en face avec gravité et courage pour mieux ancrer l'idéal républicain dans le présent. Aussi, si notre groupe Renaissance votera bien entendu cette proposition de loi, j'invite également l'ensemble des groupes à voter en faveur de son adoption afin que nous puissions ensemble rendre vivants ces quelques mots qui sont porteurs tellement de sens pour la mémoire d'un homme comme pour notre mémoire collective. La nation française et prise de justice et qui n'oublie pas élève à titre poste Alfred Drefus au grade de général de brigade.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à présent monsieur Gabriel Amar pour le groupe La France insoumise. [Applaudissements] [Musique] [Musique] Madame la présidente, monsieur le président de la commission, monsieur le rapporteur, collègues, il y a des noms qui brûlent dans la nuit comme des veilleuses de justice.

Le nom de Drefus est de cela. Et dans ce nom, c'est tout un siècle qui vaille encore. Un siècle de trahison froide, de procès au regard tordu, de silence militaire. de l'acheter en uniforme.

C'est un crime, disait Zola, d'égarer l'opinion, d'utiliser pour une besogne de mort cette opinion qu'on a perverti jusqu'à la faire délirer. Et l'on fit délirer la République. On l'avait dit de mensonge, on l'arme de haine.

Un homme, un seul fut jeté au bagnes, non pour ses actes, mais pour ce qu'il était, un juif, un soldat, un bouquet mystère. Ils savaient et ils ont signé sur un parchemin de haine leur forfait de justice. Le sabre a tranché la vérité, mais la plume, la plume d'un zola, d'un Jores, a résisté.

Et je reste lui voyus est illégalement condamné. Il n'est plus qu'un homme nu. L'humanité elle-même au plus haut degré de misère et de désespoir.

Le témoin vivant d'un mensonge militaire de la lâcheté politique des crimes de l'autorité. Alors nous aujourd'hui dans cette assemblée, nous disons que le temps est venu non pas seulement d'honorer une mémoire mais de réparer une injustice. Le grade de général à titre postume n'est pas un symbole, c'est une exigence.

Mais tandis que nous levons ce nom, d'autres s'en emparent sans honte. Et voilà que celles et ceux qui ricent à l'ombre des croix gamées numériques, ceux qui veillent sur les étagère de la haine diffuse un poison lent pour la République, cela même lève aujourd'hui la main comme s'ils avaient été drefusard. Non, dans ma famille, on descend des Drfusards, pas dans la vôtre.

Car ce combat là ne supporte pas ne se porte pas comme un costume à la tribune. Il se vit, il s'incarne dans chaque prise de parole contre la haine, dans chaque refus d'accepter l'exclusion, dans chaque main tendue à l'opprimé. Ne vous servez pas de l'antisémitisme comme d'un javelot politicien.

Il n'est pas votre cause, il est notre serment. Et ce serment, nous le renouvelons. Car l'antisémitisme n'est pas mort, mais il n'est pas seul.

L'islamophobie ronge les plateaux et les lois. Le racisme, l'homophobie, la haine des pauvres s'installent comme des meubles dans la maison commune. Il repeuple la République de ces vieux fantômes.

Divisé pour régner comme en 1894, opposé le patriote à l'étranger, le bon français, à l'indés, la République, à ses enfants. Et dans cette nuit, toujours le même brouillard, toujours cette peur qui veut gouverner, toujours ce pouvoir qui se garde en éteignant les lumières. Alors nous disons plus jamais plus jamais l'homme broyé dans la machine de l'État, plus jamais l'uniforme contre la justice, plus jamais le silence contre le droit.

Chaque être humain, chaque être humain est un feu fragile et nous sommes là pour l'empêcher, pour empêcher qu'on les éteigne un à un, non par nom, souffle par souffle et dans l'ombre toujours le nom de Drefus. Une lumière que nous n'éteindrons pas. Votons cet acte.

C'est un acte de mémoire et de conscience. Je vous remercie, monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Aurélien Rousseau pour le groupe socialiste et apparenté. [Applaudissements] Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le président de la commission, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, au nom de ce que la République a fait subir au capitaine Alfred Drefus, à sa femme, à son frère, à ses défenseurs, aux juifs de France, au nom aussi de la violence qu'a subi Alfred Drefus après la révision de son procès et l'établissement définitif de son innocence, quand l'institution militaire, pourtant dirigée par l'héroïque général Picard, n'a su que le réintégrer au grade de chef d'escadron.

Au nom de tous les messages terrifiants que nous recevons les uns et les autres depuis quelques jours pour continuer à nous dire qu'il n'y a pas de fumée sans feu et que sans doute Drefus avait quand même quelque chose à se reprocher. C'est au nom de tout cela évidemment que le groupe socialiste et apparenté s'associe à cette proposition de loi et la soutien. Alfred Drefus restera ce capitaine dégradé au sabre brisé dont la statue n'a pu rejoindre il y a 40 ans la cour de l'école militaire et qui attend comme échoué boulevard Raspaille de rejoindre un lieu plus symbolique.

Et c'est au nom du caractère totalement inédit de l'antidéfusisme dans notre histoire que cette mesure a tellement de sens. Car l'affaire de RFUS n'est pas un sousbreut, elle est comme un élément un élément tellurique de notre histoire nationale. Il ne s'agit pas aujourd'hui d'ouvrir un droit, de créer un précédent, car l'affaire Drefus n'a pas de précédent, aucun.

Que ce soit clair, que ce soit gravé ici, elle est un poison lent, celui de l'antisémitisme, celui de la recherche de l'ennemi de l'intérieur qui reste depuis si longtemps la matrice de l'extrême droite française. Avec notre vote, nous solderons sans doute l'humiliation de la cour de l'école militaire. L'écrasement par l'institution de l'officier subalterne, pourtant promis dans un bel avenir.

Mais le sujet n'est pas n'est plus celui de la confrontation des armées avec leur histoire. Cela reste celui de la confrontation de la nation avec son histoire. Alors en aura-t-on fini avec l'affaire de RFUS ?

Non. Car nous n'avons pas fini avec la haine antisémite qui tel leadre revient en permanence sous d'autres formes. Alors est-ce qu'après l'adoption de cette proposition de loi, le dossier d'Alfet Drefus sera clos ?

Non. Philippe Collin dans sa remarquable série souligne l'héroïsme civique de Drefus. cet héroïsme qui a permis de faire triompher les valeurs républicaines.