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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 13 décembre 2017 2 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

«ASSEZ D'ENTENDRE DIRE QUE L'ÉDUCATION NATIONALE N'EST BONNE À RIEN !» - Mélenchon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00MélenchonFait
    « Admettez que votre amendement 228 ne veut rien dire, puisqu'il contient deux propositions de la France Insoumise. »
  • 2:00MélenchonFait
    « Aucun d'entre nous n'est partisan du tirage au sort, aucun d'entre nous ne pense que le recrutement à l'Université contente notre esprit républicain et permet un recrutement sur l'ensemble des catégories sociales du pays. »
  • 4:00MélenchonFait
    « Tout pousse à, sous couleur d'autonomie des établissements, dont nous nous réclamons tous, à une compétition entre les établissements. »
  • 6:00MélenchonFait
    « Vous créerez par la force des choses un numerus clausus, parce que tout le monde ne contentera pas ces attendus. »
  • 8:00MélenchonFait
    « C'est une erreur de flétrir le système français pour contenter des vues différentes. »
  • 9:00MélenchonFait
    « La France est une des grandes nations sachantes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je voudrais... dire que je suis un peu déçu de la tournure qu'a prise tout à l'heure notre discussion.

Admettons qu'on ait des points de vue différents, mais n'affectons pas aux autres des positions qui ne sont pas les leurs. Madame, nos commissaires ont participé à la vie de la commission. Monsieur le rapporteur, nous y avons fait des propositions.

Bien. Admettez que votre amendement 228 ne veut rien dire, puisqu'il contient deux propositions de la France Insoumise. Regardons plutôt ceux qui se confrontent.

Aucun d'entre nous n'est partisan du tirage au sort, aucun d'entre nous ne pense que le recrutement à l'Université contente notre esprit républicain et permet un recrutement sur l'ensemble des catégories sociales du pays. Ce n'est pas de cela dont nous parlons. Permettez moi de m'en remettre au débat long, depuis trente ans, sur ce qui se passe à propos de l'enseignement supérieur en France, et dans le monde.

Car nous vivons dans cet environnement, et la pression s'est exercée sur nous : classement de Shanghai et politique éducative de la commission européenne. Tout pousse à, sous couleur d'autonomie des établissements, dont nous nous réclamons tous, à une compétition entre les établissements. Et là, l'aval commande l'amont.

Lorsque vous aurez mis en place des attendus ou des pré-requis dans une Université, dont les universitaires et les maîtres des disciplines naturellement ont tendance à élever le niveau, vous créerez par la force des choses un numerus clausus, parce que tout le monde ne contentera pas ces attendus. Vous dites : il y aura une préparation. Mais c'est exactement ce qui se passe dans les écoles de médecine, où il y a des classes préparatoires, avant même de concourir, pour entrer à la première année de l'école de médecine.

Et ça vous donne un résultat de 15%, seulement, qui réussissent ! Donc prenons les choses comme elles sont, et permettez moi de vous dire ceci : c'est une erreur de flétrir le système français pour contenter des vues différentes. Il y en a assez d'entendre dire que l’Éducation nationale n'est bonne à rien, que nos élèves ne savent ni lire, ni écrire, ni compter, et que ceux qui vont dans l'enseignement supérieur ne débouchent sur rien.

La France est une des grandes nations sachantes. Et sur ces bancs-mêmes, il y en a une représentation, avec un système qui est condamné, avec les mêmes mots, depuis 40 ans. Donc, vous avez en toutes lettres voté la suppression - je vais finir là-dessus, Président - des paroles suivantes : "Tout candidat est libre de s'inscrire dans l'établissement de son choix".

Et vous le supprimez ! Donc, il y a Numerus Clausus !

«ASSEZ D'ENTENDRE DIRE QUE L'ÉDUCATION NATIONALE N'EST BONNE À RIEN !» - Mélenchon — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote