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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 26 septembre 2012 40 minAutoproduitFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

Discours de Joëlle Melin lors de l'UDT du Front National à La Baule

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12PrésentateurFait
    « Dans le même temps, des clandestins peuvent se soigner à 100% remboursés. »
  • 0:28Invité politiqueFait
    « L'actualité de ces jours-ci, concernant les médicaments et le déficit de la sécurité sociale, ont rappelé une nouvelle fois les grandes difficultés de notre système de santé. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Si on vous en parle, vous répondez, il y a trop d'abus, il y a ceux qui perçoivent sans cotiser et les professionnels de santé qui fraudent. »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « Avec une lecture de droite nationale, il y a longtemps que nous savons que l'État-providence, même s'il a rendu des services, n'a jamais été qu'un leurre. »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « A partir de 1925, au sortir de la Première Guerre mondiale et ses conséquences humaines et économiques désastreuses, les patrons ont peu à peu laissé leur place à l'État, qui en captant une partie des assurances existantes, a géré le risque de 30% des salariés. »
  • 5:23Invité politiqueChiffre
    « L'État étant, tenez-vous bien, pas loin de lui confier l'énorme masse financière de près de 400 milliards d'euros, dont près de 200 pour la seule santé. »
  • 6:56Invité politiqueChiffre
    « Cette année, 69 milliards d'euros ont été déplacés des organismes centrales de sécurité sociale à la caisse d'appurement de la dette et ne seront donc pas présentés dans les comptes de l'Europe. »
  • 7:54Invité politiqueFait
    « L'ONU avait prévu dans les années 50 139 millions d'étrangers en Europe, dont 30 en France, à l'horizon 2020. Nous y sommes. »
  • 18:01Invité politiqueChiffre
    « Le médicament c'est 40 milliards d'euros dont 30% sont prescrits par ou à l'hôpital, soit moins de 20% du budget de la Sécurité sociale et de la santé, j'entends. »
  • 22:57Invité politiqueChiffre
    « Pour la seule maladie, le déficit était de 11,6 milliards l'an dernier, en 2010, 8,6 milliards en 2011, mais parallèlement, en trois ans, il y a eu 75 milliards d'emprunts pour arriver à tenir la route. »
  • 23:54Invité politiqueChiffre
    « Plus, pour au moins 20 millions de bénéficiaires de plus, les autres étant de plus en plus âgés et malades. »
  • 25:56Invité politiqueFait
    « fondée, écoutez bien, sur la loi du 2 Vendémières en 2, article 18. »
  • 26:13Invité politiqueChiffre
    « Tout ça, c'est pour 700 000 personnes et près d'un milliard d'euros. »
  • 27:53Invité politiqueFait
    « fraude employeur sur le travail occulte parce que le contrôle des assiettes de cotisation est totalement embryonnaire, le travail des illégaux est, quoi qu'on en dise, parfaitement toléré. »
  • 30:47Invité politiqueChiffre
    « elle a abandonné 9,4 milliards de créances. »
  • 31:28Invité politiqueChiffre
    « environ 10 millions, et de fraudes majeures au plafond de ressources. »
  • 31:39Invité politiqueChiffre
    « 3 à 5 fois supérieure à la moyenne, pour un total d'un milliard et demi. »
  • 31:44Invité politiqueChiffre
    « un milliard et demi. »
  • 31:57Invité politiqueFait
    « qu'on pouvait se faire blanchir les dents gratuitement avec la CMU. »
  • 32:02Invité politiqueChiffre
    « 300 à 400 millions d'euros. »
  • 32:06Invité politiqueChiffre
    « Le manque à gagner extraordinaire sur près de 63 milliards, je dis bien milliards, des niches sociales »
  • 32:17Invité politiqueFait
    « on a des retraites chapeaux mais on ne paye pas de charges dessus. »
  • 32:35Invité politiqueChiffre
    « il y aurait au moins 10 milliards d'euros par an à récupérer. »
  • 32:42Invité politiqueFait
    « sont exonérés de toute cotisation sociale, les entraîneurs des clubs de football »
  • 33:07Invité politiqueChiffre
    « 800 millions sur les médicaments hors liste qui n'ont aucun contrôle sur les réseaux de production et de distribution coûteux »
  • 34:19Invité politiqueFait
    « aucune centralisation ni informatique ni surtout juridique entre les organismes périphériques »
  • 34:55Invité politiqueChiffre
    « un absentéisme de 6% très supérieur à la moyenne nationale »
  • 35:18Invité politiqueChiffre
    « en 2005 660 millions d'euros ont été payés en lieu et place des collectivités territoriales ou en aide déguisée à des associations. »
  • 36:25Invité politiqueChiffre
    « ce serait plutôt 40 à 50 milliards d'euros qui pourraient direct et indirect soit 8 fois le déficit de santé de l'année 2011 »

Temps de parole

  • Joëlle Mélin99 %

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0:00
Présentateur

Nous passons maintenant à un tout autre sujet, soins optiques, soins dentaires, déremboursements. Aujourd'hui, beaucoup de Français renoncent à se soigner faute de moyens financiers, sans parler des déserts médicaux. Dans le même temps, des clandestins peuvent se soigner à 100% remboursés. Notre sécurité sociale est malade et il est temps d'agir. Elle est membre du bureau politique du Front National, médecin spécialiste, conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Pour nous parler de notre système de santé, j'appelle Joël Mélin.

0:28
Joëlle Mélin

L'actualité de ces jours-ci, concernant les médicaments et le déficit de la sécurité sociale, ont rappelé une nouvelle fois les grandes difficultés de notre système de santé. Comme toujours, le trou de la sécurité sociale, vous savez, on connaît bien. Si on vous en parle, vous répondez, il y a trop d'abus, il y a ceux qui perçoivent sans cotiser et les professionnels de santé qui fraudent. Il y en a assez de cotisés toujours plus pour être de moins en moins bien remboursés et demander toujours plus au même. Disant cela, vous avez bien entendu raison. Mais peut-être, est-ce que ce que je vais essayer de vous démontrer, êtes-vous loin du compte ?

En effet, la problématique est beaucoup plus large. Il existe de très multiples dysfonctionnements et cela à tous les niveaux. Vous en connaissez déjà une grande partie. Je vais tenter de vous exposer les autres. Il convient de les détailler, de les rapprocher les uns des autres à la manière des pièces d'un puzzle grâce à un fil conducteur. Car fil conducteur, il y a. Avec une lecture de droite nationale, il y a longtemps que nous savons que l'État-providence, même s'il a rendu des services, n'a jamais été qu'un leurre. En préambule, je crois important de dire que si la situation est très grave, elle est loin d'être désespérée.

Elle suppose, vous l'avez déjà compris, une prise en charge globale, urgente et sans concession. C'est ce que Jean-Marie puis Marine Le Pen ont successivement proposé dans leur programme présidentiel. Nous ferons donc le constat de la situation. Nous nous demanderons comment on en est arrivé là, quelles sont les maladies en cause et quels traitements leur apporter. Notre système de santé est caractérisé par de très nombreux aspects positifs, aussi bien dans l'esprit du système que dans les services rendus aux usagers.

En revanche, il est aussi et surtout l'objet d'une dérive économique, politique et sociétale gravissime, voire même mortifère, qui est à ce point avancé qu'aujourd'hui nous nous retrouvons quasiment dans la même situation de difficulté qu'en 1925 à la naissance de la sécurité sociale. Tout se passe comme si cette dérive était orchestrée, qu'elle ne relevait pas de la fatalité. Tout se passe comme si notre système social était devenu à la fois un redoutable outil de gouvernance nationale et un outil de guerre économique mondiale qui se joue depuis un siècle. Alors comment en sommes-nous arrivés là ? Mais il faut chercher la réponse dans l'histoire du système.

Élaboré à l'occasion des grandes révolutions industrielles des 19e et début 20e pour préserver la paix sociale, notre système de protection sociale, mais complète bien entendu, assurance-veuvrage, orphelin, accident de travail, maladie-retraite, c'est peu à peu constitué entre des patrons, patrons chrétiens sociaux en l'occurrence, et des syndicats, avec la création des sociétés de secours mutuelles. A partir de 1925, au sortir de la Première Guerre mondiale et ses conséquences humaines et économiques désastreuses, les patrons ont peu à peu laissé leur place à l'État, qui en captant une partie des assurances existantes, a géré le risque de 30% des salariés.

Les riches payaient toujours leurs soins sans assurance, profitaient des maisons de santé qui sont devenues les cliniques privées, les autres, les indigents, ont été jusqu'en 1941 soignés gratuitement dans les hôpitaux, qui étaient les successeurs des hôtels Dieu. Parallèlement, il y a un système de gestion qui s'est mis en place, avec un organisme qui était à la fois préleveur et à la fois prestataire de prestations, payeur de prestations, les URSAF. En 1945, dans le grand bradage d'une partie de nos rouages d'État aux communistes, a été créée la fameuse gestion paritaire, entre le patronat et les représentants syndicaux, tous résistants, cela va s'en dire.

Les professionnels de santé, eux, ont toujours été exclus du système. Philosophiquement, il nous a été vendu, en partie à juste titre, la justice sociale et l'État-providence. Mais cela au prix d'un mécanisme très pervers, un prélèvement à la source au motif d'une cotisation assurance, alors que sa proportionnalité aux revenus en faisait, dans la réalité, un impôt progressif. Faisons payer les riches. C'est d'ailleurs ce que dit Hollande aujourd'hui. Dans les années 80, toute la population française était prise en charge, et inclut les indépendants et les agriculteurs qui gagnaient encore à peu près leur vie.

Puis, progressivement mais inexorablement, ironie ou balancier classique de l'histoire, c'est le capitalisme boursier mondialiste qui récupère la gestion du système de protection sociale français. L'État étant, tenez-vous bien, pas loin de lui confier l'énorme masse financière de près de 400 milliards d'euros, dont près de 200 pour la seule santé. Les conditions de la captation marchande ont été mises en place, très exactement comme dans tous les autres domaines de notre activité nationale, à bas bruit.

Au fil des conventions, des réformes, des ordonnances, des recommandations et autres lois de financement de la sécurité sociale, le système de distribution de siens a été planifié, les acteurs formatés et instrumentalisés, le financement et la gestion de la sécurité sociale, n'ont reposé que sur la vision comptable, ignorant totalement des impératifs sociaux et médicaux. Car cette privatisation-là, qui porte sur un marché pas tout à fait comme les autres, se doit d'être très vite très rentable. Alors, dans tout cela une constante, tous les dispositifs qui ont été destinés à sauver la sécurité sociale ont échoué.

Mais très précisément, pour justifier la réforme ultérieure, toujours plus contraignante, au motif que la précédente n'avait pas marché, le but étant d'arriver à un système totalement planifié, dans lequel soignés et soignants n'ont plus leur mot à dire. La preuve en est la disparition régulière du ministère de la Santé, en soumission totale au ministère des Finances. Il ne faut pas non plus que cela marche, car nos gouvernements successifs perdraient un outil de pression politique sociale majeur. Regardez avec moi. Truquer les comptes de la sécurité sociale, ça permet de rester dans le pacte de stabilité.

Cette année, 69 milliards d'euros ont été déplacés des organismes centrales de sécurité sociale à la caisse d'appurement de la dette et ne seront donc pas présentés dans les comptes de l'Europe. Il s'agit de maintenir un SMIG anormalement bas, qui tire les salaires vers le bas. C'est la devalorisation du chef de famille et le travail obligatoire pour le deuxième membre du couple. Les enfants sont donc laissés à la surveillance des jeunes grands-parents de l'école, de la rue, de la télévision. Vous connaissez la suite, et Valérie, tout à l'heure, vous en parlera. Les professionnels de santé, classe réputée libre, sont ligotés par des honoraires insuffisants.

Et surtout, la masse financière de la santé, mais aussi des avantages famille, retraite et chômage, est la première cause de toutes les migrations. L'exil de nos élites, dont on ne peut pas payer les charges sociales, qui doublent le salaire. Mais surtout, toute l'immigration internationale, sanitaire et surtout de subventions, que vous connaissez bien. L'ONU avait prévu dans les années 50 139 millions d'étrangers en Europe, dont 30 en France, à l'horizon 2020. Nous y sommes. Dès lors, il n'y a plus de philosophie, plus de philanthropie dans le système, plus de justice sociale, ni de préférence nationale. Il n'y a plus que la maladie gravissime du mondialisme qui touche la santé.

Alors, vous comprenez mieux pourquoi, alors que nous allons dans le mur et que tout le monde le sait, personne n'ait jamais voulu arrêter le processus. Alors maintenant que nous savons de quoi nous parlons, et la lecture que nous en faisons, regardons de plus près quelles sont ces maladies. Le système de distribution de soins, tout d'abord, avec surtout son bras séculier, les fameuses agences régionales de santé, les ARS, dont vous avez entendu parler. Elles ont été créées par la loi Bachelot, elles sont un outil de décentralisation et de planification à outrance. Leurs directeurs en ont rang de préfet, ne connaissent généralement rien au domaine de la santé.

Elles doivent décider de tout, en ce qui concerne l'hospitalisation publique et privée, mais aussi de la médecine libérale et de tout le tissu médico-social, non seulement sur les installations, mais aussi les spécialités autorisées et le contenu des activités professionnelles. Il n'y a plus de libéralisme qui tiennent. Elles sont aussi un outil de régionalisation, non dans le versant intéressant des observatoires régionaux de la santé, mais sur le versant gestion décentralisée, qui est à l'origine de l'éclatement potentiel de l'État. Cet aspect est particulièrement dangereux, comme le prouvent les effets de la crise dans la riche Catalogne, où la santé a été le premier domaine rationné.

Elles sont aussi un outil de planification, décidant des ouvertures de lits d'hôpital et de maisons de retraite, mais surtout, vous le savez, de leur fermeture, créant ainsi des déserts médicaux. Les grands groupes financiers internationaux, qui possèdent déjà les maisons de retraite, et presque toutes les cliniques privées de France, sont dès lors sûrs d'avoir un taux de remplissage maximum. Demain, écoutez bien ce qui va se passer. Ces groupes risquent bien d'entrer par force de directives européennes dans le capital des laboratoires de biologie et de pharmacie, dans la gestion des maisons de garde médicales via des conventions directes avec les professionnels de santé.

Mais ils risquent aussi de rentrer au capital des établissements médicaux sociaux, lorsque nos conseils généraux seront à genoux, et surtout dans la gestion des hôpitaux publics, au titre d'un partenariat public-privé. Enfin, à l'instar d'AXA, qui a sans doute des capitaux du Qatar dans ses portefeuilles, et qui depuis de nombreuses années aide à la gestion de la Caisse régionale d'assurance maladie d'Île-de-France, c'est la totalité du marché de la santé qui aura été victime à la méthode du voleur chinois de la mondialisation.

Si nous parlons des hôpitaux, des cliniques et des urgences, depuis les lois de Bray de 1958, l'hôpital a peu à peu conquis des lettres de noblesse, avec un triple objectif de soins, de formation précoce et de recherche dans les CHSU. La faculté a assuré une formation théorique en parallèle. Mais peu à peu, l'hôpital a été victime de plusieurs éléments qui, cumulés, l'ont gravement affaibli. La gouvernance ou l'administratif l'emporte sur le médical, et vous l'avez constaté tous, mes chers amis, en allant auprès de vos proches, déshumanisant les locaux, les soins et les relations humaines.

La gestion purement comptable, qui privilégie, dans la forme de la fameuse T2A de Douste Blasie, à juste titre la qualité sur la quantité, mais ce nouveau mode de gestion a été mal préparé, mal appliqué, créant un déficit supplémentaire sur le déficit courant. Il ne repose que sur les services dits rentables de l'hôpital, c'est-à-dire la chirurgie et les maternités. C'est ce qui vous explique la fermeture des petits hôpitaux de proximité dès qu'une ARS, sous des prétextes fallacieux de sécurité, ferme ces mêmes services. Actuellement, sachez-le, 85% des hôpitaux sont en grève difficulté, et une centaine d'entre eux sont sous tutelle.

Au plan du personnel hospitalier, il faut noter la qualité décroissante des cadres, particulièrement les chefs de service, dont la nomination, comme pour les cadres de la police, n'a plus grand-chose à voir avec les compétences, mais, suivez mon regard, avec des relations plus fraternelles que confraternelles. La pénurie de soignants, mal payés, la moindre formation des auxiliaires médicaux, la bureaucratie, le transfert de tâches en système de chaises musicales, tout cela leur provoque un manque de motivation et, pour certains, un certain manque d'humanité.

Les 35 heures, inapplicables en milieu hospitalier, ont alourdi sérieusement les tâches, parallèlement à une stagnation du nombre de personnel. Le poids des syndicats et les pressions d'embauche du maire local, les médecins à diplômes étrangers, ça, vous le savez, qui ont gravement abaissé la qualité et surtout la sécurité médicale, par des diplômes invérifiables, et, de toute façon, même quand ils sont chez nous, il y a peu de vérification de leur équivalence de compétences. Et, dans le même temps, nos jeunes nationaux ne sont pas retenus avec 13 de moyenne. C'est quand même assez extraordinaire. Maintenant, nous en sommes à un manque criant de lits d'hospitalisation.

Après de très nombreuses fermetures arbitraires décidées depuis 20 ans, au motif qu'il y avait trop de lits, et bien, il y a une véritable pénurie artificielle qui s'est créée. Pourquoi ? Parce que, dans le système marchand, demain, le prix du lit médical se négociera à prix d'or. Ce qui vous explique aussi que les cliniques, alors qu'elles sont censément, parce qu'elles ont des tarifs inférieurs à ceux de l'hôpital, moins rentables et potentiellement déficitaires, aient été rachetées par les grands groupes, parce que, demain, il s'agira uniquement de pouvoir faire du bénéfice sur la vente des lits d'hospitalisation. Les urgences et les déserts médicaux.

Dans les années 80, les pompiers ont passé des accords avec les hôpitaux pour rapatrier aux urgences publiques non seulement les blessés de la voie publique, mais aussi ceux des domiciles. Et parallèlement, les médecins, devenus, il faut bien le dire, en 35 heures dans la tête, n'assuraient plus la permanence de leur propre clientèle, qui, de facto, a pris l'habitude de se rendre aux urgences pour tout et n'importe quoi. Actuellement, des cas sociaux embouteillent les urgences dans un climat d'incélébrité, de grande insécurité, de pénurie de personnel mal formé, mal payé. Entre autres, on ne voit que des élèves infirmières et des praticiens hospitaliers étrangers aux accueils d'urgence.

L'accueil, donc, y relève souvent de la maltraitance. Alors, on prévoit des maisons de garde médicales chargées de la petite urgence. Oui, pourquoi pas ? Toutes les solutions pour alléger la tâche de soignants consensueux, donc théoriquement épuisées, sont bonnes. Ça l'est moins s'il s'agit de créer des postes de salariés pour les professionnels de santé plus préoccupés de leur propre confort que du confort de leurs patients. De plus, les maisons de garde présentent de graves risques d'aggravation des déserts médicaux. Vous savez, on en parle beaucoup, des déserts médicaux.

Ils sont de différentes natures, les déserts en milieu rural, en parallèle de la disparition des services publics qui est la désindustrialisation. Pourquoi voulez-vous installer de force un médecin et sa famille là où l'État a désinstallé la poste et l'école et où il n'y a plus d'habitants fausses de travail ? Les déserts médicaux dans les quartiers sensibles, ça c'est en raison de la délinquance et du trafic de drogue. Il y a aussi un désert relatif, celui qui est constitué par l'impossibilité de trouver des professionnels le week-end et les vacances parce qu'ils ont dépassé leur quota. C'est la conséquence de la pénurie artificielle de soignants.

En ville, maintenant, les professionnels de santé libéraux et leurs structures de travail sont de plus en plus souvent stigmatisés par les pouvoirs publics et les politiques comme étant seuls responsables du déficit de la sécurité sociale. Certains cadres de Bercy, formatés dans des grandes écoles où l'autocritique et le doute pascalien ne font manifestement pas partie de l'enseignement et considèrent même comme des délinquants. Faire perdre, comme on l'a vu récemment, 10% de son revenu annuel en la déconventionnant à une pharmacienne qui applique le principe de précaution en ne privilégiant pas les génériques relève d'un pouvoir insensé.

Comme dans toutes les professions, il y a des brebis galeuses et il est vrai que certains n'ont vu, mais en général, c'était plutôt l'épouse qui voyait ça, l'exercice médical que sous le seul angle économique. C'est malheureusement vrai pour les nouvelles infirmières qui ne choisissent souvent cette profession que pour éviter le chômage. Mais lorsqu'au fil des conventions, les honoraires ne sont plus revalorisés en proportion des charges, la gestion du cabinet l'emporte sur l'acte médical. C'est pour cela que nous avons des dépassements d'honoraires. Sachez quand même à la décharge de certains spécialistes dont je suis que notre consultation est à 23 euros tenez-vous bien depuis 1992.

Parallèlement, les libéraux ont négocié pour de maigres centimes d'euros la perte de la liberté d'installation, de prescription en acceptant les transferts de tâches aux infirmières, aux sages-femmes, aux kinés, aux pharmaciens. Certains actes graves, importants, comme les consultations pré-anesthésiques ou l'annonce de la maladie cancéreuse sont confiées à des infirmières plus ou moins bien formées. Vous comprenez le risque majeur d'erreur médicale. Alors, il apparaît aussi dans tout cela que les études initiales seront à revoir. Il y a un grave problème de la formation de nos jeunes gens.

Tout cela pour recréer des vocations car, je le sais, pour être sur le terrain maintenant depuis très longtemps, il reste énormément de professionnels de santé qui veulent véritablement se tourner vers leurs tâches et s'occuper de leurs patients. C'est eux qu'il convient de saluer aujourd'hui. Si nous parlons du médicament et de la recherche, nous apercevons que le médicament c'est 40 milliards d'euros dont 30% sont prescrits par ou à l'hôpital, soit moins de 20% du budget de la Sécurité sociale et de la santé, j'entends. Il n'est donc pas l'alpha et l'oméga du système.

Mais sa consommation a été multipliée par 2,5 avec une augmentation de 125% du prix moyen de vente en 20 ans et cela sur trois classes innovantes, pratiquement sur trois classes pseudo-innovantes dont des médicaments de cancérologie. Mais il est aussi un des gros débouchés de l'industrie chimique internationale, débouché illicite mais aussi frauduleux par des contrefactions. Les génériques dans ce cadre n'ont été qu'un outil d'une guerre économique en faisant mourir quantité de petits laboratoires français exploitant d'excellents produits pas chers, d'usages quotidiens et de facto génériqués depuis longtemps.

Au lieu de les maintenir, ils ont été supprimés au motif d'un service médical rendu prétendument insuffisant alors que de plusieurs dizaines d'années de prescriptions les avaient déjà validés. Les génériques retenus sont tous fabriqués hors de France et sans contrôle réel, d'ailleurs pas plus que les médicaments originaux. Il existe donc une suspicion légitime lorsque l'on connaît les pratiques de certains industriels, pratiques très condamnables. Après le médiator, attendez-vous et je pense que ça ne va pas tarder à sortir à de nouveaux scandales très inquiétants.

Il faut exiger leur fabrication et leur contrôle sur le sol français mais aussi valoriser la recherche aussi bien dans le public que dans le privé puisqu'on a peu vu de molécules nouvelles sur le marché depuis 20 ans. On peut vraiment se demander pourquoi. Est-ce qu'il n'y a pas assez d'argent pour la recherche ou est-ce qu'il y a une rétention de molécules dans certains laboratoires ? Est-ce que les recherches sont réservées aux bio- et nanotechnologies qui sont l'avenir du médical ? De toute façon, il faudra être rapidement éclairé par nos nouveaux gouvernements sous peine de voir l'espérance de vie stagner et la mortalité infantile qui est repartie à la hausse continuer de s'aggraver.

Le rôle de l'Agence du médicament et des experts réellement indépendants est bien entendu primordial parce que vous le savez, tous les scandales comme celui du médiator ont été cautionnés au cœur même de la tutelle. Si nous parlons de la médecine préventive, il est important d'en parler parce qu'elle est le parent pauvre de notre système. Cette médecine de prévoyance est très insuffisante. Elle devrait être privilégiée pour limiter la consommation médicale au-delà, évidemment, de prévenir les maladies. Médecine de la petite infance, médecine scolaire, médecine du travail, médecine en matière de santé mentale devrait être réhabilitée, valorisée, enseignée.

Or, c'est tout le contraire qui s'est produit depuis 30 ans. Les dispensaires ont disparu, les infirmières scolaires ne servent plus qu'à donner la pilule, les médecins du travail ont vu leur rôle très diminué dans la loi Bachelot, les maladies professionnelles et environnementales font des ravages et les schizophrènes sont dans la nature. Alors maintenant, parlons de ce que vous ne voyez pas vraiment, la machine sécurité sociale. Sa structure est beaucoup trop lourde, opaque, complexe, elle comprend trois régimes. Vous le savez, le régime général, le régime agricole, les indépendants, tous ces régimes sont en train de fusionner, nous le demandions d'ailleurs depuis longtemps.

Il s'y ajoute un millier de régimes particuliers issus des corporatismes du 19e et 20e, comme la banque, les marins, les mines, vous le savez, ils sont tous en perdition parce que certains n'ont d'ailleurs même plus de cotisants actifs. Pour percevoir les cotisations à hauteur malgré tout de 180 milliards d'euros, la sécurité sociale a deux organismes. Un, l'État, la fameuse organisme, l'Agence de centralisation des comptes de la sécurité sociale, et puis 88 URSAF qui sont-elles de droit privé. Allez savoir pourquoi on a gardé cette anomalie. Sachez quand même que les URSAF n'avaient aucun statut juridique jusqu'en 1994. Et qu'elles sont à l'origine de 80% des faillites.

Tout cela est bien entendu très problématique. Pour verser les prestations, c'est pareil, deux établissements, un établissement public, la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, et puis 101 caisses locales de droit privé. Ce qui fait que les médecins contrôleurs de la Caisse nationale d'assurance maladie n'ont pas regard sur ce que font les médecins ne peuvent surtout pas accéder aux documents des médecins des échelons locaux. Tout cela pour des prestations de 197 milliards. Vous voyez qu'on est loin du compte. Alors, tout cela crée un passif important dans toutes les branches.

Pour la seule maladie, le déficit était de 11,6 milliards l'an dernier, en 2010, 8,6 milliards en 2011, mais parallèlement, en trois ans, il y a eu 75 milliards d'emprunts pour arriver à tenir la route. Le budget est donc structurellement en déficit depuis les années 60, et cela pour de très nombreuses raisons. Les raisons démographiques, vous le savez, les vieillissements et les progrès de la médecine qui ont accru les dépenses, mais aussi pour des raisons économiques. Celles qui sont conjoncturelles, c'est la crise et le chômage, la stabilité du système qui avait été mis en place à la fin de la guerre, a pu tenir le coup pendant 15 ans grâce à l'économie de reconstruction.

Mais quand le nombre d'ayants droit a augmenté par rapport au nombre de cotisants, eh bien, la machine a dérapé. En effet, le nombre de travailleurs salariés, pour ne prendre que, n'est passé que de 14 millions dans les années 60 à 25 actuellement. Plus, pour au moins, 20 millions de bénéficiaires de plus, les autres étant de plus en plus âgés et malades. Aujourd'hui, ils sont 3 millions avoués, bien plus probablement, 5 millions dans la réalité. Et vous le savez, ce n'est pas fini. C'est évidemment un redoutable manque à gagner. Et puis, vous le voyez venir, l'équivalent des chômeurs, les non-cotisants et leurs ériens droits, ceux qui n'ont jamais cherché une minute du travail.

J'entends par là toutes les personnes réellement ou prétendument en inaptitude au travail. Il serait près de 5 millions pour un coût de 8 milliards d'euros, pour toucher la fameuse allocation handicapé-adulte, la fameuse allocation spécifique pour les personnes âgées et puis d'autres compensations au manque de revenus. L'incohérence des critères d'attribution fait sans doute que 20% de ces personnes sont partiellement aptes au travail et ne devraient pas être pris en charge. Sachant en plus que ces mêmes personnes bénéficient davantage connexes, le 100% maladie, l'exonération de la taxe d'habitation, de la redevance télé, la retraite à taux plein à 60 ans.

L'économie devrait être de l'ordre de 3 milliards et demi. Si vous voulez faire un parallèle, je tiens à vous dire que chaque plan Alzheimer, nous en sommes au troisième, c'est 1,6 milliard sur 5 ans. J'entends aussi par là, vous le savez, les émigrés légaux et illégaux qui se voient ouvrir leurs doigts sans véritable condition de résidence, sans cotiser. Les étrangers soignés au titre des étrangers malades dont l'état de santé, comme le dit le texte, est particulièrement sévère et ne peuvent être soignés dans leur pays d'origine. Dès lors, ils ne devraient être qu'une poignée et encore à titre temporaire.

Étrangers à titre du regroupement familial, mais parfois sont les mêmes dans un deuxième temps, puis reconnus inaptes au travail à plus de 80%, ce qui est assez habituel pour des personnes de plus de 75 ans, et du même coup, ils deviennent bénéficiaires de la fameuse ASPA, ils bénéficient de la CMUC. Alors le bouquet, bien entendu, c'est la fameuse AME, fondée, écoutez bien, sur la loi du 2 Vendémières en 2, article 18. Tout malade, domicilié de droit ou non sans ressources, sera secouru à son domicile ou à l'hospice le plus voisin. Tout ça, c'est pour 700 000 personnes et près d'un milliard d'euros.

Cette très mauvaise gestion de la sécurité sociale, seul le Front National en parlait, eh bien, les médias commencent de relayer. Vingt ans de rapports de la Cour des comptes nous expliquent que la gestion de la sécurité sociale est déplorable dans tous les domaines. Pour quelles raisons ? Bien d'abord, dans les grandes orientations qui sont données par le biais de la gestion paritaire de la CNAM, le MEDEF, donc les grandes entreprises à capitaux internationaux, qui est juge et partie dans la gestion de la CNAM. C'est lui qui refuse la baisse des charges sociales, ça l'arrange, puisqu'il bénéficie d'exonérations, contrairement au TPE, PME.

Mais aussi les syndicats, omniprésents, bien qu'ils ne représentent plus que 5% des salariés. Ils sont tous à la CNAM, Caisse nationale d'assurance maladie, mais aussi la Caisse allocation familiale, l'assurance Viedès. Ainsi, M. Thelade de la CFDT a été tour à tour président des 3 caisses. Maintenant, les syndicats sont même à la tête des organismes de formation des futurs cadres de la santé, les formatant à leur discours. D'ailleurs, du même coup, on n'est jamais si bien servi que par soi-même. Remarquons que la CGT n'a jamais été partie prenante à la CNAM, sauf brièvement à sa création.

Elle se cache derrière les comités d'entreprise et les mutuelles complémentaires, et en particulier la mutualité française. D'ailleurs, temporairement présidée par le même M. Thelade, entre deux présidences de caisses, son poste de ministre des Solidarités et ses différentes mises en examen. Eh oui, la gestion pitoyable est aussi le fait des agents de Bercy et des rouages administratifs qui tolèrent des fraudes importantes sans doute à hauteur de 10 à 15 milliards d'euros par an, fraude employeur sur le travail occulte parce que le contrôle des assiettes de cotisation est totalement embryonnaire, le travail des illégaux est, quoi qu'on en dise, parfaitement toléré.

Les professionnels de santé sont à l'inverse très contrôlés et les dérapages n'excèdent pas, dérapages de quelques-uns, n'excèdent pas 2 milliards, ce qui est encore, vous le considérez, très intolérable. Les usagers, eux, ils fraudent, un peu surtout, mais plus particulièrement sur les indemnités journalières, particulièrement en accident de travail. Là encore, 20% seraient injustifiés sur la fraude au plafond de ressources, sur des ordonnances multiples qui permettent l'envoi à l'étranger sur le marché parallèle des médicaments. Il y aurait là, bien entendu, beaucoup d'argent à économiser.

Et puis, quelque chose qui est nouveau, une fraude naissance du tourisme médical sans justification d'acte. Pour l'instant, nous en serions à 1 million. Il faut avouer que 2 ans de plan Alzheimer pour se faire remonter les seins, ça fait quand même assez cher. et surtout nos aînés qui sont Alzheimer qui doivent, quand ils sont encore lucides, penser à cela. Les dettes de l'État à la sécurité sociale. Sur les cotisations des fonctionnaires, elles sont remboursées artificiellement au prix de la flambée de la dette et de l'État et la dette de la sécurité sociale. Elle est en permanence de 2 à 3 milliards d'euros par an.

Le contrat des URSA fait insuffisance sur les services déconcentrés de l'État. C'est ainsi qu'en 2008, 3 millions de CSG et de CRDS n'ont pas été versés au titre des gendarmes en déplacement. Il y a toutes les exonérations au titre des voyages gratuits des militaires ou d'autres personnels de l'État, les logements des ministres et bien d'autres choses. La politique dans les dom-toms avec l'inégalité de traitement entre la métropole et les dômes. Le coût des maternités de Mayotte et de Guyane et la santé en Polynésie. Bercy tolère aussi d'abonder les autres régimes dispendieux dans l'économie pour être environ de 2 milliards.

La caisse gazière, avant d'être fusionnée avec Suez, a été abondée de 500 millions en 2008. La SNCF, tous les ans, c'est plus de 50% abandonnée par l'État. La RATP a été abondée de 880 millions d'euros en 2005. Les mines n'existent plus, elles sont absorbées par la Sécurité sociale en 2013. Le RSI, la MSA, c'est à peine de vous en parler. Sachez quand même que la MSA a des recettes qui représentent à peine 17% des charges. On est loin du compte. Problème aussi, le non-remboursement des pays étrangers en convention internationale d'avance de frais. Alors, vous avez entendu parler ces jours-ci de la fameuse agence Lecles, qui est une agence qui coûterait très cher pour ne rien faire.

non seulement, elle ne fait rien, mais sachez bien qu'en 2007, elle a abandonné 9,4 milliards de créances. Vous entendez bien 9,4 milliards. On a pu avoir le chiffre en 2007, ça vous fait froid dans le dos, dans la mesure où ce processus existe depuis la naissance de la Sécurité sociale. Ou à tout le moins 45. Les exonérations abusives, eh bien, ce sont les prises en charge à 100% injustifiées. 20% des exonérations injustifiées semble-t-il sur les maladies de longue durée pour un montant grosso modo de 4,5 milliards. La CMU, on en a déjà parlé tout à l'heure, qui est attribuée à 6 millions de personnes.

Il faut bien dire malgré tout que c'est une bonne chose en attendant la relance économique. Mais elle est aussi l'objet de la détention de fausses cartes vitales, environ 10 millions, et de fraudes majeures au plafond de ressources. La CMUC, la complémentaire et les aides d'Etat à la complémentaire santé, s'accompagnent d'une consommation médicale 3 à 5 fois supérieure à la moyenne, pour un total d'un milliard et demi. Vous savez qu'elle s'accompagne de la prise en charge intégrale des vignettes bleues jaunes ouvertes, de tous les soins, des forfaits hospitaliers. J'ai même appris qu'on pouvait se faire blanchir les dents gratuitement avec la CMU.

L'économie potentielle serait là aussi d'environ 300 à 400 millions d'euros. Le manque à gagner extraordinaire sur près de 63 milliards, je dis bien milliards, des niches sociales, dont milliards au titre des retraites chapeaux, parce que ça aussi c'est extraordinaire, on a des retraites chapeaux mais on ne paye pas de charges dessus. Les socialistes, d'ailleurs, n'ont touché à ce jour que les niches dites intelligentes, c'est-à-dire l'exonération et la défiscalisation des heures supplémentaires qui, en particulier à l'hôpital, permettaient de pallier les dégâts des 35 heures. Pour tout cela, il y aurait au moins 10 milliards d'euros par an à récupérer.

Vous dire aussi, au titre d'anecdote, que sont exonérés de toute cotisation sociale, les entraîneurs des clubs de football, les pauvres, ne gagnent pas assez bien leur vie. Oui, oui, les professionnels sont exonérés. Il existe aussi une politique du médicament incohérente ainsi que la gestion du parc hospitalier et de l'hôpital.

Les économies à l'hôpital sont affaires à hauteur de 260 millions d'un côté sur les remises et rétrocessions de médicaments, 800 millions sur les médicaments hors liste qui n'ont aucun contrôle sur les réseaux de production et de distribution coûteux, le conditionnement, et sur le parc hospitalier qui est renouvelé très régulièrement sans aucun intérêt puisque j'ai appris, bon là c'est un hôpital militaire, mais en gros c'est un peu la même problématique, que Bercy avait vu des bâtiments entièrement refaits, Bercy avait vu des bâtiments refaits entièrement neufs et Bercy va être fermé.

Si l'on parle aussi de la politique du médicament en ville, eh bien on s'aperçoit que les déremboursements que vous subissez tous les uns après les autres sont totalement inefficaces et ils sont même contre-productifs puisqu'ils ont induit des achats beaucoup plus onéreux. Il est évident qu'il faut stopper en urgence ces déremboursements et mieux rembourser les médicaments, les lunettes et les prises en charge dentaires, cela va sans le dire. Il y a aussi un contrôle interne des organismes de sécurité sociale qui est très insuffisant.

Gravissime est le fait qu'il n'y ait aucune centralisation ni informatique ni surtout juridique entre les organismes périphériques dont je vous ai parlé départementaux et l'organisme central de la cause. Le résultat c'est que les comptes ne peuvent techniquement pas être consolidés. Il existe des fraudes entre les départements et entre les risques, entre la métopole et les dom-toms. Mayotte et la Guyane sont assez généralement professionnels dans ce domaine. Les réseaux d'alerte sont inefficients, il y a un retard des contrôles qui est très coûteux. La gestion du personnel et l'absentéisme avec un absentéisme de 6% très supérieur à la moyenne nationale serait un poste d'économie énorme.

La gestion de l'assurance maladie par les mutuelles et assurances privées pour théoriquement à peu près 250 millions d'euros parce que cette gestion crée des risques majeurs de double facturation. Les actions sociales du régime général santé ont fait qu'en 2005 660 millions d'euros ont été payés en lieu et place des collectivités territoriales ou en aide déguisée à des associations. Et le comble de tout cela en est une quasi totale absence de contrôle externe par le Parlement. Ce dernier n'a aucune vue sur ce budget qui est supérieur à celui de l'État alors même que l'on va ratifier le traité européen et la règle d'or de stabilité.

Que pèsent les recommandations de la Cour des comptes qui se résument à des vœux pieux de type demander aux caisses corse de bien vouloir rendre des comptes sincères en temps voulu de la SNCF de ne pas être en déficit ou au RSI d'être rigoureux. Au total mes chers amis c'est du petit compte que j'ai fait rapidement autour de 5 ans de rapport des comptes de compte 25 millions d'euros qui pourraient être remis dans le circuit par des systèmes d'économie.

Mais très probablement parce que nous ne savons véritablement pas tous les éléments loin de là ce serait plutôt 40 à 50 milliards d'euros qui pourraient direct et indirect soit 8 fois le déficit de santé de l'année 2011 que nous pourrions remettre dans le circuit.

Alors mes chers amis nous sommes bien entendu loin des 12 milliards de la TVA sociale et très loin du petit milliard récupéré sur les génériques et très loin aussi vous l'avouerez des 50 centimes d'euros que chaque sur les boîtes de médicaments et les actes médicaux que chacun d'entre nous et plus particulièrement les plus démunis sont obligés de payer à chaque fois qu'ils ont un acte médical véritablement le scandale est sans mesure il y a là une opération de mensonge d'état qui mérite d'être véritablement dénoncée.

Alors les bénéficiaires les patients dans toute cette affaire ben en fait et c'est bien normal vous avez senti que j'en ai parlé tout au long de cet exposé en creux certes en bien comme en mal mais ils sont en principe au coeur du débat et pourtant ils ne sont plus que l'objet d'un marché dans lequel on est prié de cotiser mais pas de consommer tout en évitant de prendre sa retraite si on est un travailleur national à l'inverse tout vous est permis si vous facilitez le grand dessin des mondialistes alors le diagnostic de tout cela nous l'avons posé ensemble notre système de santé qui continue d'être un très bon système avec de très bons acteurs est atteint d'une maladie chronique certes en relation avec la conjoncture économique mais surtout en relation avec des anomalies qui auraient dû ou pu être traitées au fur et à mesure il est encore temps d'y remédier tant au niveau des études que des comportements des soignants que de la responsabilisation des soignés la reprise en main technique et financière de l'outil de sécurité est tout à fait possible et cela à très court terme le traitement bon sens lucidité volonté politique pour inverser un à un tous les dysfonctionnements détaillés et pour permettre parallèlement la modernisation de tout ce qui doit l'être alors la sécurité sociale peut donc être sauvée sans réforme majeure en responsabilisant tous les intervenants dans une attitude rigoureuse les patients doivent pouvoir être remboursés à la juste hauteur de leur cotisation de soins de qualité dispensés par des praticiens motivés tournés vers leurs tâches le Parlement doit contrôler de près les finances bien gérées et épurées dans le cadre d'un plein emploi et d'une croissance retrouvée et cela par l'application totale et sans faille du programme social économique et populaire que Marine Le Pen a présenté celui d'un état stratège qui crée les conditions de toutes les sécurités et alors nous mettrons fin à l'insécurité sociale et nous rendrons leur santé à tous les français et

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à tous les français