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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 septembre 2025 26 min

Xavier Iacovelli : « La taxe Zucman est incompréhensible et inapplicable »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va revenir sur ces actualités avec vous. Xavier Yovelli, bonjour. Merci d'être là.

Sénateur RDPI Renaissance des Hautes Scennes. Vous êtes également vice-président du Sénat. On va revenir bien sûr sur la première forte de route de Sébastien Lecornu dévoyé hier dans la presse régionale.

Mais d'abord justement on va regarder ensemble trois une de la presse régionale de ce matin. D'abord la une de Wouest-Fance. Taxer les plus riches des enjeux très politiques exigés par la gauche.

La taxe du sur les très grandes fortunes est l'une des mesures qui pourrait permettre au futur gouvernement de tenir s'il adoptait. et Bruno Rotaillot la refuse. La deuxième une, c'est celle de l'union.

Toujours en colère mais pas certain de manifester. La FNSE appelle à la mobilisation le vendredi 26 septembre notamment contre le Mercosour. Et puis la dernière rune, c'est celle du bien public.

Vidéoprotection, les raisons d'un succès. Les premières caméras ont été installées à Dijon en 2009 et le dispositif a connu dans le département succès. 91 communes de Côte d'Or sont désormais équipées.

Quelle lune choisissez-vous ? Euh alors le quel peut-être la taxe sur les plus riches. Il faut taxer les plus riches.

Mais je pense qu'on on le dit depuis le départ euh taxer les plus riches c'est pas une idéologie en soi. C'est-à-dire on n'est pas opposé sur le principe. Euh moi je pense qu'à partir du moment où il y a de la justice non mais aussi on a fait une contribution exceptionnelle euh sous les précédents gouvernements notamment.

Le problème c'est que la taxe humaine pourquoi est-ce que elle est incompréhensible et inapplicable ? c'est qu'elle taxe le même patrimoine au même titre que ce que nous détenons dans les entreprises. Et donc c'est ça qui est hallucinant.

On prend l'exemple de Mistral qui a été d'ailleurs évoqué dernièrement. Mistral, le le PDG de Mistral, le fondateur de Mistral devrait payer 37 millions par an de taxe alors même que l'entreprise ne fait pas de bénéfice et n'est pas rentable encore parce qu'en fait c'est une valorisation sur les marchés mais qui n'est pas de l'argent qui va dans la poche des des actionnaires. Donc on voit bien que c'est incompréhensible.

Aujourd'hui, on ne peut pas taxer de la même façon l'outil de travail et le patrimoine réel et l'argent réel que euh les euh euh les les actionnaires ou les chefs d'entreprise pas de taxe sur le patrimoine selon vous, mais une autre taxe sur les plus riches, ça il va falloir figure dans ce budet. avoir une taxe et le premier ministre l'a dit, on n'est pas opposé par principe à une taxe. Il faut pas qu'elle soit confiscatoire.

Il ne faut pas qu'elle fasse en sorte de faire repartir tous ceux qui ont qui sont revenus depuis 8 ans par une politique de baisse des impôts pour faire en sorte que les Français les plus aisés, les plus riches puissent réinvestir dans l'économie réelle de notre pays. C'est ça l'enjeu. Le but c'est de ne pas bloquer l'innovation, de ne pas bloquer l'investissement.

Et je rappelle qu'on est encore une fois le pays européen le plus attractif en terme d'investissement. étranger. Hier dans son interview à la presse régionale, Sébastien Lecornu a fait plusieurs annonces dont la suppression des deux jours fériers.

C'était envisagé par François Bairou. Lui dit que ça n'entrera pas en vigueur. C'est une bonne chose.

Bah c'était nécessaire. Nous c'est d'ailleurs on l'a dit depuis le 15 juillet au sein du groupe Renaissance aussi au sein de démocratie et et progressisme qui est maintenant le nouveau nom de territoire de progrès. On était opposé c'est l'aile gauche he du du mat.

Tout à fait. C'est l'aile social-démocrate en fait. On était opposé effectivement à la suppression de ces de jours fériers.

Pourquoi ? Parce qu'encore une fois, on touche encore l'outil de travail, on touche les travailleurs. Donc si on doit travailler plus, il faut qu'on gagne plus.

C'est ça l'enjeu aujourd'hui de de cette économie. Donc oui, effectivement c'est du bon sens et du pragmatisme de la part du premier ministre Bastien Lecnu de faire en sorte de ne pas toucher les travailleurs, de ne pas toucher ceux qui aujourd'hui créent de la richesse dans notre pays. Sauf que cette mesure, elle était censée rapporter 4 milliards.

On les trouve où les 4 milliards manquant ? ce 4 milliards effectivement sur les 44 milliards nécessaires. Et c'est pour ça que dans l'interview du Premier ministre, il a été dit que oui, il veut supprimer la suppression de ces de ses jours fériers.

En tout cas, il ne touchera pas à la suppression des jours fériers. Mais par contre, effectivement, il faut trouver d'autres pistes de financement et c'est tout le débat qu'il fait avec les consultations aujourd'hui avec les différents partis politiques et groupes politiques et le débat parlementaire, le débat budgétaire qui aura lieu à partir du mois d'octobre. C'est tout l'enjeu aujourd'hui en fait.

C'est c'est aussi dans la main des partis politiques et des groupes politiques. C'est notre rôle de faire des propositions. Vous rappeliez ces 44 milliards ?

Est-ce qu'il faut rester sur ce chiffre ? C'était le chiffre de François Bairou. Est-ce que dans le budget Sébastien Lecnu, il faut que figure ces 44 milliards ?

Alors les 44 milliards, c'est c'est pas encore une fois un totem. Il faut on a besoin, c'est une nécessité. C'est pas on s'est pas dit aujourd'hui on a envie de 44 milliards d'économ, on a besoin d'avoir cet objectif de 44 milliards.

Ensuite les discussions, peut-être que on sera dans une dans une progressivité en fait de cette baisse de euh de dépenses de ces recettes supplémentaires. Peut-être qu'on sera qu'à 36 milliards et peut-être 44 milliards, peut-être 41 milliards, je ne sais pas. Mais il faut garder cet objectif parce que Eric Lombard samedi soir, il laissait un peu sous-entendre que ça pourrait être moins.

Hier, il y a le Bron PV, elle a fixé une cible à 35 36 milliards. Est-ce que c'est c'est le bon niveau ? Aujourd'hui, vous savez qu'il y a quelques jours, on vient d'être dégradé euh sur notre note.

Est-ce qui va du coup avoir un impact réel sur l'économie de notre pays, sur les taux d'intérêt, c'est-à-dire que les taux d'intérêt pour la France vont augmenter et donc forcément, ça va avoir un impact sur le quotidien des Français. Donc c'est pas euh un plaisir de se dire on doit faire 44 milliards d'économies, c'est une nécessité aujourd'hui pour notre pays et pour protéger les Français. Donc il faut qu'on il faut qu'on ait cet objectif de 44 milliards et ensuite on adapte par rapport aux discussions parlementaires et faire en sorte de trouver les meilleurs moyens de recettes nouvelles ou de dépenses moindres.

Et moi, je suis plus plutôt favorable d'ailleurs à ce qu'on ait des dépenses moindres. Et d'autant que il y a il y a une menace Alexandre qui vient du patron des patrons Patrick Martin qui menace d'une mobilisation. Et oui, le président du MEDF euh le dit hein, c'est dans les colones du Parisien.

Si jamais il y a dans le futur budget une hausse de la fiscalité des entreprises, une hausse de leur charges, et bien il y aura une mobilisation des patrons. Alors les patrons ne vont pas forcément descendre dans la rue, mais ils vont se mobiliser. Qu'est-ce que vous leur répondez ?

Bah qu'ils ont raison. On va pas faire l'inverse de pas d'effor des entreprises. Mais attendez, on va pas faire l'inverse que de ce qu'on a fait depuis 2017.

Tout ce qu'on fait depuis 2017, c'est de soutenir la croissance, soutenir le pouvoir d'achat en baissant les cotisations, en en baissant les impôts. On a supprimer la taxe d'habitation, supprimer la redevance audiovisuelle, baisser les cotisations sociales et notamment salariales. Tout ça, ce sont des éléments qui nous permettent effectivement de créer une politique de l'offre pour nous permettre de créer de l'emploi.

Encore une fois, si nous avions le taux de s'il y a des baisses de charge patronale qui sont efficaces pour créer de l'emploi. Mais c'est tout, c'est tout l'enjeu. C'est-à-dire qu'il faut qu'on voit en partenariat avec les partenaires sociaux justement de faire en sorte de voir si toutes les cotisations sont utiles.

Pourquoi est-ce qu'effectivement un certain nombre de charges aujourd'hui repose uniquement sur les travailleurs et donc sur le monde économique et pas forcément sur l'ensemble des contribuables français ? Donc il y a effectivement un mode de financement mais vous savez moi je suis très attaché à notre modèle social à l'ensemble des retraites à l'ensemble de la sécurité sociale. On est tous attachés à ce modèle social mais aujourd'hui si on veut préserver ce modèle social il faut faire en sorte de le financer.

Aujourd'hui notre modèle social qui a été hérité de 45, il n'est plus financé à hauteur de ce que il coûte à la à la à la France. Et donc il faut effectivement et c'est pour ça que je ne comprends pas la gauche, la gauche qui se dit porteur du progrès, mais aujourd'hui ils sont plus conservatistes, pardon, conservatiste pour pour conservateur pardon euh pour des acquis sociaux alors même qu'on a besoin si on veut garder ce modèle social, il faut trouver un autre mode de financement. Mais ça veut dire qu'il faut pas toucher à la réforme de retraite.

Sébastien Lecnu dit on va pas rouvrir le comptable. Est-ce que ça veut dire on touche pas à cette référence ? Mais pourquoi ? parce que il a raison aujourd'hui, il a 20 mois 20 mois pour faire en sorte d'avoir un budget pour la France, de faire en sorte de protéger notre modèle social et de faire en sorte que notre économie puisse repartir.

Les grands débats et notamment sur la question des retraites doivent être tranchés en 2027 lors de l'élection présidentielle par les Français dans une élection. On ne peut pas réengager une grande réforme des retraites et elle est nécessaire et je pense sincèrement qu'elle est nécessaire aujourd'hui parce que le modèle que nous avons n'est plus assez équilibré financièrement et on voit bien même à terme même avec les réformes que nous avons fait progressivement il n'est plus nécessaire dans quel sens c'està dire que les 64 ans ça va pas être suffisant il va falloir repousser encore la peut-être que mais c'est en fait la la barrière d'âge n'est pas forcément le totem c'est pas ça forcément qui va qui va changer les choses peut-être que il faudra réfléchir et et moi je le dis en plus très ouvertement parce que j'y étais très très défavorable au départ, mais peut-être qu'il faudra réfléchir à une dose de capitalisation pour maintenir ce système de répartition. Si on veut maintenir encore une fois notre système de retraite tel qu'il est, il faut qu'on trouve d'autres modes de financement et donc il faut ouvrir tous les champs des possibles.

Mais ces champs des possibles là, ils peuvent se faire qu'avec les partenaires sociaux et il faut il faut qu'il soi tranchés par les Français en 2027. Sébastien Lecornu dit "Le budget, ça sera pas le budget de ses convictions. Il y aura des choses qui ne vont pas lui convenir." Euh, il y a un accord à trouver notamment avec les socialistes.

Qu'est-ce qu'il faut lâcher au socialistes ? C'est quoi le compromis possible selon vous ? Vous vous aurez remarqué que je ne suis plus pas membre du Parti socialiste depuis quelques années maintenant.

J'en viens euh mais je ne me reconnais plus aujourd'hui dans les positions du Parti socialiste. Donc, c'est difficile de vous dire ce qui pourrait euh les convaincre. Euh s'ils sortent effectivement de ces postures systématiques d'opposition, effectivement, on peut être autour de la table.

C'est ce qu'il le Premier ministre l'a dit. Euh il veut avoir un discours moderne et franc avec les oppositions et notamment les opposition fall avec le macronisme et abandonner certains piliers du macronisme. Mais mais c'est quoi les pilers du macronisme ?

En fait, dans l'ADN du macronisme, c'est faire en sorte de travailler avec la droite et la gauche. C'est pas supprimer la droite et la gauche. Aujourd'hui, le fait d'avoir une fragmentation de l'Assemblée nationale, c'est pas une quelque chose de d'inédit, mais en fait, c'est juste qu' ce qui est inédit, c'est notre incapacité collective de travailler ensemble avec la droite, la gauche, les partis de gouvernement.

Cette fragmentation en fait, elle est partout en Europe. En France, elle est peut-être nouvelle mais on a besoin de travailler. Donc les Français nous demandent de travailler ensemble.

Donc c'est pour ça que le Premier ministre veut réunir, veut consulter, veut faire en sorte de faire des pas avec effectivement les partis qui se disent de gouvernement que DLR jusqu'aux écologistes, socialistes et certains communistes qui qui souhaitent travailler. Et tout ça dans un contexte social compliqué. Il y aura une grande mobilisation annoncée jeudi prochain et la FNSEA.

Les agriculteurs annonçont une mobilisation vendredi dans 10 jours le 26. Vous les comprenez ? Je comprends l'impatience et la colère de des Français parce qu'ils ont besoin effectivement cette instabilité politique que nous vivons depuis plusieurs mois maintenant touche forcément l'économie, touche nos entreprises, touchent nos agriculteurs et effectivement il il nous demande d'agir maintenant rapidement et donc c'est pour ça qu'on a besoin effectivement de de répondre à cette colère.

Après, le blocage ne va pas faire malheureusement avancer euh les choses. Donc, il faut plutôt que nos responsables politiques soient responsables justement, se mettre autour de la table et fassent en sorte de trouver des solutions pour l'intérêt du pays. Encore une fois, il nous reste 20 mois pour euh pour faire en sorte de de sauver notre système euh français, notre système économique et et social.

Et cette interview d'hier, c'est aussi l'éloge du parlement de la part de Sébastien Lecornu. Est-ce que ça ça fait partie des ruptures par rapport à ses prédécesseurs ? Vous savez, Sébastien Lecnu c'est un parlementaire donc il est membre d'ailleurs du groupe RDPI en tant que sénateur.

Mais alors maintenant, il est il a pas beaucoup siégé. Il a pas beaucoup siégé mais il est quand même il est sénataire, il a été élu à deux reprises sénateur donc il est très attaché au parlement, très attaché à la démocratie parlementaire. Il a été président du conseil départemental, il est encore élu local et il a été élu local pendant de nombreuses années.

Donc il est très attaché. Précesseur, ses prédécesseurs ont trop mal mené le parlement. Il y avait pas assez de dialogue avec les parlementaires.

Je veux pas juger, ça sert à rien de faire les petites phrases et de juger. Moi ce que je vois c'est que le Premier ministre aujourd'hui, il veut s'appuyer sur les parlementaires, il veut s'appuyer sur le Parlement, il veut un nouvel acte de décentralisation et honnêtement je pense qu'en tant que sénateur et et le Sénat est très attentif. Promis depuis 2017 par Emmanuel.

Bah je pense que il est nécessaire. On arrive au bout d'un système aujourd'hui qui fait en sorte que ça nous coûte trop cher, la centralisation nous coûte trop cher, l'accumulation des compétences coûte trop cher et donc on a besoin d'avoir du bon sens en fait. On a besoin de pragmatisme et de bon sens dans la gestion de notre pays.

Et justement, qu'est-ce qui attend Sébastien Lecornu au parlement ? Quels sont les textes qui étaient inscrits à l'ordre du jour ? C'est ce qu'on va voir avec vous Alexandre Sébastien Lecnu qui va devoir faire face à plusieurs textes de loi en cours d'examen au Parlement et pour certains, il y a urgence.

Oui. Alors, d'abord, il y a Urgence à décider de l'avenir énergétique de la France, quelle part de nucléaire dans notre consommation, à quel rythme on accélère le développement des énergies renouvelables. L'Assemblée nationale doit examiner dans les prochaines semaines une proposition de loi écrite et adoptée par la majorité de droite du Sénat, un texte qui renforce plutôt le nucléaire.

Les députés avaient rejeté cette proposition de loi lors d'une première lecture en mai dernier alors que à l'époque le Rassemblement national avait réussi lors des débats à faire voter la suspension du développement des énergies renouvelables et à faire voter également la réouverture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Donc la 2e lecture de ce texte à l'Assemblée nationale s'annonce électrique sans mauvais jeu de mots. Xavier Akovelli, est-ce que vous pensez que euh l'Assemblée nationale, le Parlement peut se mettre d'accord sur cette question de l'avenir énergétique de la France quand on a vu la tournure des débats à l'Assemblée nationale en mai dernier où est-ce que le gouvernement doit aller vite et décider par décret ?

Alors, il y a une urgence effectivement et donc ce qui jugerait plutôt d'aller vite et donc par décret par le par le gouvernement, mais je pense que il est nécessaire que chaque groupe politique prenne ses responsabilités. Aujourd'hui, on a besoin d'un mixte énergétique. On a besoin de développer le nucléaire puisque c'est aussi une souveraineté de notre pays en terme énergétique.

Et quand on a vu la dépendance que nous pouvions avoir notamment avec le gaz russe et on a besoin de de pouvoir gagner en souveraineté à ce niveau-là et puis développer aussi le le le photovoltaïque, en tout cas le les énergies renouvelables, pardon, je chercher le le mot, pour permettre d'avoir ce mix énergétique. Donc moi je pense que on doit marcher sur deux jambes, le nucléaire et les les énergies renouvelables. Donc oui, il faut se mettre d'accord maintenant.

Il faut travailler et faire en sorte d' encore une fois l'intérêt général et non pas l'intérêt partisan. Alex, il y a d'autres urgences, notamment la Nouvelle-Calédonie. Oui, on le rappelle, il y a eu un accord politique sur la Nouvelle-Calédonie en juillet dernier entre les indépendant les indépendantistes Canac et les loyalistes calédoniens sur l'avenir institutionnel de l'archipel.

Mais pour mettre en place cet accord, et bien il faut que le Parlement adopte une loi d'ici le mois de novembre pour reporter les élections provinciales calédoniennes. Sinon l'application de cet accord sera compliquée. Et puis les sénateurs devaient aussi examiner en octobre prochain le projet de loi d'autonomie de la Corse à voir si Sébastien Lecornu va maintenir ce texte sensible.

La réforme sensible de l'audiovisuel public va-t-elle poursuivre son parcours parlementaire ? Alors, si Rachid Adati est maintenu ministre de la culture, j'ai envie de répondre oui car Rachid Adati veut absolument faire passer cette réforme. C'est pour elle une victoire politique possible avant les municipales à Paris.

Elle veut faire adopter cette proposition de loi qui vient de la droite et du centre du Sénat et qui prévoit de créer une holding et une gouvernance commune rassemblant notamment France Télévision, Radio France et l'Institut national de l'audiovisuel. Une réforme qui a provoqué de vastes mouvements de grève chez les salariés concernés et puis euh des débats où le au Sénat où le texte avait cet été adopté au FOREPS. Euh un texte qui doit être adopté maintenant définitivement à l'Assemblée euh nationale.

Est-ce qu'il faut maintenir cette réforme de l'audiovisuel public ? Isabier Covelli, écoutez, euh il a été voté à l'Assemblée nationale, voté au Sénat. Au bout d'un moment, quand le Parlement vote, il faut aller jusqu'au bout du euh du processus législatif.

Euh après, il y a effectivement d'autres euh sujets euh qui sont importants, voire peut-être plus importants. Euh je pense encore une fois au projet de loi, au plan décentralisation qui a été euh annoncé par le Premier ministre. Faire en sorte de sortir de ce 1000 feuilles administratif et bureaucratique, de cette centralisation parisienne.

Il faut effectivement aller sur sur ce terrainl. Et donc c'est vrai que pour vous l'audiovisuel public, c'est pas forcément la priorité mais entre ça entre le débat budgétaire, il y a quand même il y a aussi le texte fin de vie qui était prévu au mois d'octobre. euh au au Sénat et donc on a besoin d'avoir un certain nombre de textes qui avancent, qui sont attendus par les Français, attendus par les élus et le territoire et donc effectivement c'est une question de priorité et ensuite peut-être d'autres grands chantiers seront tranchés pour les mois à venir et et peut-être ceux jusqu'en 2027.

Et justement le texte sur la fin de vie, il a un parcours parlementaire qui n'en finit plus. Oui. Une réforme qui crée d'abord une aide active à mourir et qui développe les soins palliatifs.

Le texte, on le rappelle, avait été stoppé dans son examen parlementaire en 2024 par la dissolution de l'Assemblée et il a ensuite été scindé en deux en deux propositions de loi par François Baou. Deux propositions de loi qui ont été adoptées par l'Assemblée nationale au printemps dernier et qui doivent être débattu au Sénat en octobre et en octobre. Et d'ailleurs, la majorité de droite du Sénat devrait restreindre le droit à une aide active à mourir par rapport à la copie qui a été rendue par l'Assemblée nationale.

En tout cas, la présidente de l'Assemblée nationale, Yelle Bron Pivet souhaite que ce texte sur la fin de vie soit examiné au plus vite. Le texte qui me semble fondamental, c'est le texte et la réforme sociétale sur la fin de vie. Alors, je ne dis pas aujourd'hui que c'est le un texte urgent dans cette rentrée.

Ce que je dis, c'est que il faut que nous aboutissions à la fin du processus parlementaire avant la fin du quinquena sur ce texte sur la fin de vie. Et donc, j'ai demandé au Premier ministre, j'ai demandé au président du Sénat de ne pas changer le calendrier de ce texte. Il est inscrit au Sénat, il doit être examiné en séance publique à partir du 7 octobre et voté le 21 octobre.

Et moi, j'entends que ce calendrier soit tenu. C'est vraiment mon souhait parce qu'autrement, le texte est enterré. Xavier, alors beaucoup de parlementaires estiment que c'est un texte urgent, mais sur la rédaction qui est sortie de l'Assemblée nationale, est-ce que vous y êtes favorable, c'est-à-dire à la création d'un droit à l'aide active à mourir ?

Oui, moi j'ai toujours dit que j'étais très favorable et d'ailleurs, je serai chef de fil de mon groupe sur ces deux textes en fait. Mais vous dites comme il y a le brun pivé, faut pas toucher au calendrier. Mais moi je dis qu'il ne faut pas toucher au calendrier.

Je souhaite qu'on nous touchions pas au calendrier et que c'est à partir du 7 octobre donc pu nous puissions l'examiner en séance publique au Sénat. Je suis aussi un peu réaliste et le problème c'est que la chute du gouvernement Bérou fait que la session extraordinaire que nous devions avoir à partir du 22 septembre n'est pas encore complètement assuré. et nous avions un certain nombre de textes que nous devions passer notamment sur la vie chère enrem qui seront peut-être décalés parce que c'est aussi c'est une priorité pour nos compatriotes ultramarins et ça sera peut-être décalé du coup en en début octobre et ce qui décalerait de fait le texte sur la fin de vie.

Donc aujourd'hui, on est un peu dans l'attente aussi à la fois de la nomination d'un nouveau gouvernement pour nous permettre de d'ouvrir le parlement et et de pouvoir vous souhaitez que le calendrier maintenu mais ça vous paraît pas réaliste. Je je ne sais pas. Peut-être que le fait d'avoir un gouvernement rapidement et d'ailleurs le fait d'avoir Sébastien Lecnu qui a été nommé premier ministre très rapidement après la chute du gouvernement Pérou nous peut-être nous laisse espoir que que nous pourrons tenir les délais.

Ça me paraît un peu contraint mais en tout cas il faut absolument avant la fin de l'année que le Sénat puisse examiner ce texte sur la fin de vie. Un dernier mot Alex sur la lutte contre les déserts médicaux. Priorité hein pour Sébastien Lecu.

Effectivement et on verra si le nouveau premier ministre maintient le dispositif qui avait été lancé par François Baï et qui demandait aux médecins de réaliser des missions de solidarité en exerçant ponctuellement dans des territoires dépourvus en offre de soins. En tout cas, Sébastien Lecornu a consacré ce weekend son premier déplacement à ce fléo des déserts médicaux et il a annoncé 5000 maisons France santé dans tout le pays d'ici à 2027. des maisons France santé à moins de 30 minutes du domicile de chaque français.

Alors Xavier Jakové, pour qu'on comprenne bien qu'est-ce que c'est ces maisons France santé ? En fait, ce sont des maisons de santé, ça existe déjà. Alors c'est des maisons, c'est en fait un réseau de de maisons un peu comme nous avons eu sur France Service pour avoir des services publics effectivement à proximité dans des lieux qui en étaient dépourvus jusqu'à maintenant.

Et donc oui euh ces maisons France santé permettraient d'avoir euh de regrouper un certain nombre de spécialistes de généralistes dans les territoires aujourd'hui qui en sont dépourvus. Donc effectivement c'est faire en sorte que les pouvoirs publics investissent massivement dans un réseau de de santé sur l'ensemble des territoires en déserts médicaux des déserts médicaux actuellement. Alors, c'est très bien d'annoncer toutes ces euh maisons de santé, mais il faut quand même des professionnels pour les occuper.

Oui, ben c'est tout l'enjeu et toutes les négociations qu'il va avoir avec euh euh avec l'ordre des médecins, avec les professionnels et faire en sorte que euh nous puissions avoir à la fois ce volontarisme et peut-être parfois jusqu'à la contrainte pour faire en sorte que les médecins puissent s'installer dans les territoires qui en sont dépourvus actuellement. On va voir l'actualité dans votre région. Vous avez Yovelli, on retrouve Jacques Paquier, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris.

Bonjour Jacques. Jacques, on est à 6 mois des municipales en Île-de-France et à Forcei dans les Hautsages. Il y a la question de la crise du logement qui sera au cœur de la campagne.

Absolument. Bonjour monsieur le sénateur. Je sais que c'est un sujet qui vous intéresse.

On a l'impression que cette crise du logement ne finit pas de s'en de s'aggraver. On est à quelques jours de l'ouverture du congrès de l'Union sociale pour l'habitat. Euh il y a 3 millions de demandeurs de logement social en France.

Je crois qu'ils sont 1 million euh en Île-de-France. Quels sont selon vous les les voies et moyens pour pour y remédier ? Euh faut-il mettre en place le statut du bailleur privé pour inciter de nouveau les investisseurs euh loueurs euh à agir sur ce marché ?

Faut-il euh supprimer le la réduction du loyer de solidarité pour donner un peu d'air au aux bailleurs sociaux ? Quelles sont vos vos convictions sur sur ce sujet, s'il vous plaît ? Alors déjà, il y a il y a un constat effectivement aujourd'hui on a on a des grandes difficultés et notamment en Île-de-France et dans les Hautes Scènes en particulier pour loger l'ensemble des des franciliens et des altosécanais.

On sait qu'à peu près 70 75 % des franciliens sont éligibles au logement social. Donc ça veut dire qu'on devrait potentiellement avoir 70 75 % de logement social en Île-de-Fance. Autant vous dire que ce n'est pas possible, mais on a besoin d'inciter de la construction.

Moi, je crois à la construction de logements sociaux dans le diffus, c'est-à-dire fini ces ces barres d'immeubles sociaux notamment, on le voit et notamment dans les dans les hautes scènes où nous avons construit progressivement des logements sociaux qui sont à l'intérieur de de bâtiment privés et donc à la fois ce parcours résidentiel de logement très social, de logement intermédiaire et d'accession sociale à la propriété. Donc, on voit qu'il y a une évolution possible. Ça permet aussi de financer euh par la vente de de logement des nouveaux logements sociaux pour euh pour ceux qui en ont besoin.

Donc oui, moi je crois au diffus, je crois à la mobilisation aussi des élus locaux, mais aujourd'hui, c'est vrai que à l'approche des élections municipal avec l'instabilité que nous avons au niveau national et au niveau du parlement, ça n'incite pas les élus locaux à investir massivement dans notamment l'acquisition de fonciers et la session de fonciers pour pour des bailleurs et donc la construction de nouveaux logements sociaux. Et puis il y a aussi une crainte de nos de nos concitoyens d'avoir des logements sociaux et donc de créer parfois des problématiques locales. Moi, je crois à la mixité.

La mixité, elle passe euh par encore une fois du logement diffus. Il faut travailler avec les élus locaux, il faut travailler avec les bailleurs, peut-être réduire aussi le nombre de bailleurs parce que aujourd'hui la multiplication du nombre de bailleurs fait que il y a des moyens euh financiers qui sont inférieurs à ce qu'il pourraient faire pour investir. Mais on voit bien qu'il y a une crise à la fois du logement, une crise du bâtiment et une crise aussi institutionnelle et de confiance pour nos élus locaux.

Et Jacques, vous avez une autre question. Oui, vous êtes élu de suren, peut-être candidat. Euh je sais pas si euh où où vous en êtes par rapport à ça.

Surè qui est qui borde la défense. Les les élus de la défense, George George Syffredi notamment le président du département euh militent pour euh que le Parlement adopte une loi spéciale pour la défense, une loi dérogatoire un peu sur le modèle de la loi olympique dont on loue les mérites. Il s'agirait notamment de délier les élus d'un certain nombre d'obligations qui s'imposent à eux par le code de l'urbanisme pour accélérer notamment la transformation de bureau en logement.

Monsieur le sénateur, est-ce que vous vous ralliez à cette à cette cause et est-ce que vous croyez accessoirement à la transformation de bureau en logement comme une des solutions euh pour résoudre la crise qu'on évoquait à l'instant ? Vous vous parliez de Sè effectivement euh Suren, on a aujourd'hui plus de 3000 familles suréennoises qui sont en attente de euh de d'un logement social avec des vraies difficultés euh pour euh pour accéder euh à un nombre de logements qui est certainement euh insuffisant. Et donc oui, effectivement aujourd'hui nous nous sommes dans un département les Hauts où on a une activité économique importante euh où on a un certain nombre de bureaux et c'est vrai que depuis la COVID certain nombre de bureaux de mètres carrés sont vides.

Je crois qu'on est à 9 millions de mètres carrés sur l'ensemble du territoire français qui est de logement de bureau, enfin de bureaux pardon vide et on est à peu plus de de 5 millions en Île-de-France. Donc c'est une vraie problématique. C'est aussi la question et le président si Fredy président du département des Hauts scèes a raison de le dire.

C'est aussi une inquiétude pour notre centre d'affaires de la défense de voir un certain nombre de mètres carrés de bureaux qui sont aujourd'hui inoccupés. Et donc la transformation euh de ces bureaux euh progressivement en logement permet à la fois de répondre à la crise euh du logement et puis de remplir un certain nombre de tours qui aujourd'hui euh sont vides. Après, il faut faire attention parce que c'est aussi très difficile, c'est très coûteux la transformation de euh de bureau en en logement.

On sait à peu près, c'est les estimations, mais 100 m² de bureau, c'est l'équivalent de 30 m² de logement en terme de coût et de rentabilité. Donc, il faut faire attention, c'est un investissement massif. Mais c'est peut-être aussi une réponse progressive à au manque de logement en Île-de-France et notamment dans les hautes scènes.

Merci beaucoup. Merci Jacqu. une du journal du Grand Paris, la méthode le cornu vue par les élus normand.

C'est à la une de votre journal cette semaine. Merci beaucoup Savé, merci d'avoir été l'invité de cette première émission de la saison [Musique]