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interviewBFM TV (sur YouTube)· 21 juillet 2023 21 min

Face-à-Face : Jean-Philippe Tanguy

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] il est 8h33 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Jean-Philippe Tanguy vous êtes le président délégué du groupe rassemblement national à l'Assemblée vous êtes le député de la Somme beaucoup de questions à voir avec vous à la fois sur ce qui s'est passé dans les émeutes mais sur la réponse que vous vous apporteriez au RN pour tenter de reconstruire construire ce qui a été saccagé mais aussi reconstruire une sorte de vivre ensemble construire cette société qui a l'air quand même assez cassée Jean-Philippe Tanguy Marine Le Pen a dit tout le monde fait le lien entre l'immigration et les violences commises Gérald Darmanin et Emmanuel Macron avant lui on dit oui il y en a qui apparemment serait issu de l'immigration mais il y a aussi beaucoup de Kevin et de Matteo qui dit vrai mais Marine Le Pen dit évidemment en vrai quand elle disait tout le monde elle ne parlait pas de la classe politique dirigeante puisque s'ils avaient conscience de ce lien entre l'immigration et la situation de ces quartiers non seulement dans les banlieues maintenant dans les petites villes françaises ils auraient mené des politiques pour solutionner ce problème qui date malheureusement de plusieurs décennies maintenant mais le lien qui que Marine Le Pen fait n'est pas entre comment dire la nationalité comment dire faciale des personnes qui sont dans ces quartiers c'est ce que il se sentent ou pas français et surtout quelle politique d'assimilation qui n'a plus été menée depuis des années d'intégration qui n'est même plus mené ou de cohabitation est mener hors aujourd'hui dans ces quartiers ce qu'il se passe c'est que les personnes qui réussissent et il y en a beaucoup et il faut les saluer quittent ces quartiers les personnes qui restent sont celles qui ont le plus de difficulté soit d'intégration soit économique et sociale et sans cesse se renouveler des flux migratoires qui en fait refond partir la situation de zéro donc c'est pour ça que vous pouvez reconstruire des services publics si quand la République fonctionne les personnes s'en vont et quand la République ne fonctionne pas vous avez quand même utiliser un certain nombre d'expression sur lesquels je voudrais tout de suite vous arrêter avant qu'on aille plus loin parce que vous avez dit la nationalité faciale c'est quoi la série c'est que vous avez des gens qui sont français puisque par le droit du sol des personnes nées en France ont la nationalité de manière automatique sans qu'ils aient manifesté ni la volonté de devenir Français ni leur attachement à la France faciale ça veut dire quoi face en gros officiellement ils ont leur papier mais ils sont pas français ils ne se sentent de toute évidence pas français une partie d'ailleurs de ces personnes ne revendiquent pas la nostalgie française parlent de leur compatriotes puisque ce sont leurs compatriotes de fait comme des Français d'ailleurs donc il désigne ceux qui vivent à côté d'eux et non pas avec eux comme une autre nationalité eux-mêmes on le voit de dans tous les réseaux sociaux sur snapchat toutes les vidéos qui sont faites dans les désignations communes pour quand ce ne sont pas des désignations plus désagréables et surtout ils ne ils n'ont pas été assimilés donc ils ne revendiquent pas la culture française il ne revendique pas l'histoire de France on pourra en reparler il ne revendique pas bref tout ce qui fait qu'on vit ensemble et ces personnes-là évidemment ne peuvent pas être liés à la communauté nationale il ne suffit pas quand j'ai vu au Sénat au Sénat ça a été invoqué tout de suite tout le monde est tombé sur la sénatrice invoqué alors qu'elle même disait qu'elle voulait solutionner ce problème mais quand vous dites Jean-Philippe Tanguy que ceux qui restent ceux qui s'en sortent dites-vous partent de ces quartiers dès qu'ils le peuvent ce qui reste dites-vous c'est ceux qui s'en sortent le moins c'est une forme presque de darwinisme si je peux me permettre c'est-à-dire qu'il y a un côté ceux qui n'y arrivent pas bah ils vont rester qu'est-ce que vous faites d'eux qu'est-ce que vous faites pour que leur situation est déjà très difficile est-ce qu'il faut les accabuler encore davantage non pas du tout au contraire si je me suis mal exprimé je m'en excuse ce qui reste dans ces quartiers ils devaient nous faut continuer à les aider ceux qui travaillent ce qu'ils veulent contribuer à la société française ce que je dis c'est que ceux qui réussissent veulent quitter ses quartiers le font et que au lieu de les remplacer par d'autres personnes qui ont pu réussir faire de la mixité sociale ce qui existe dans les banlieues dans les années 70-80 on mélangeait les classes moyennes et les classes populaires d'ailleurs de toute origine maintenant les personnes qui restent dans ces quartiers sont accompagnés de gens qui viennent d'arriver sur le territoire de nouveaux arrivants et en plus la dérive de la politique migratoire fait que non seulement c'est de nouveaux arrivants mais on concentre les mêmes diaspora les populations qui viennent des mêmes zones géographiques des mêmes zones culturelles dans les mêmes quartiers oui donc on crée on crée j'aime pas l'expression ghetto parce que déjà ça désigne autre chose et surtout c'est pas une volonté de la part de l'état de séparer ses populations c'est une lâcheté les ghettos historiquesment c'est une politique de ségrégation on dit pour des raisons racistes ou discriminatoires on va enfermer les gens dans un endroit là c'est pas ça c'est par l'acheter on laisse au contraire des gens aller là où ils veulent comment dire par habitude par faciliter la diaspora c'est une facilité c'est forcément quand vous arrivez dans un pays étranger surtout c'est une facilité c'est aussi peut-être un réconfort non oui mais le réconfort fait partie de ce qu'on peut appeler une facilité puisque à court terme excusez-moi madame c'est intéressant à très court terme c'est un réconfort d'être dans des gens qui ont le même qui viennent de la même sphère géographique et culturelle que vous et ensuite avant quand les gens arrivaient non seulement il y avait pas cette politique de diaspora c'est-à-dire que laisser les gens s'installer entre eux même parfois on cassé justement le fait de créer des des zones uniformes culturellement et sur l'origine géographique mais surtout par le travail par les syndicats même dans certaines zones françaises par l'église on arrivait à mélanger les gens sur d'autres critères soit le monde du travail soit des religions comme la région catholique qui pouvait unir les Italiens les Espagnols les Portugais les Polonais et on arrivait à intégrer à assimiler les gens et aussi par l'école évidemment par l'école on faisait abandonner par la langue par la culture y compris les familles d'origine à l'époque étaient d'accord pour abandonner leur langue et la culture ce n'est plus malheureusement le cas et donc on assimilé les gens aujourd'hui ces zones sont des concentrations de de phénoms Jean-Philippe Tanguy ce que vous entendiez par nationalité faciale qui est l'expression que vous avez exprimée vous m'avez répondu sur le mode nationalité mais pas sur le monde facial c'est que c'est d'apparence sur un papier quand on dit un document facial c'est que vous avez la face absolument pas un document facial c'est on se dit c'est facial c'est que c'est un document vous avez vous avez des documents officiel ça donne le sentiment d'ailleurs je vous la pose la question mais non si jamais Gérald de Darmanin devant moi je lui poserai aussi la question de savoir ce que ça veut dire quand il dit il y en a qui apparemment serait issu de l'immigration on entend quand même un peu la même chose à un moment non pas du tout parce que justement j'ai dit français la nationalité est faciale justement c'est que la nationalité française justement ils sont français donc c'est contradictoire avec le le comment dire le sous-entendu donc vous me suspectez c'est pas du tout ce que j'ai voulu dire au contraire j'aurais pu dire autre chose j'aurais pu dire que facilement ils sont pas français là vous auriez raison de m'interroger j'ai dit l'inverse c'est qu'ils sont français de papier et voilà aujourd'hui deux papiers ils le revendiquent pas il ne se sent pas français et il y a les Français de cœur il y a des personnes des Français de nationalité française qui ne se revendiquent pas français et le fait de ne pas pouvoir en parler je dis pas ce que vous avez fait ce matin parce que vous m'avez les yeux exprimé longuement et je vous et je vous remercie que le simple fait de constater ça comme l'a fait cette sénatrice devant Monsieur Darmanin que une partie de la classe politique française des commentateurs vous tombent dessus alors en vous inspectant de l'inverse ce que vous dites parce que moi qu'est-ce que je dis je dis au contraire qu'il faut que tout le monde soit français il faut que tout le monde puisse se sentir français il faut que tout le monde qui vit son autre territoire puisse s'assimiler à notre pays à notre civilisation et que ceux qui ne le veulent pas n'ont pas leur place sur le territoire c'est aussi simple que ça vous avez dit d'ailleurs à propos de l'histoire française encore un mot là-dessus avant de revenir aux questions des sanctions et puis aux questions de l'après vous avez dit ne partage pas notre histoire de France oui c'est quoi ça malheureusement par l'école mais aussi par les messages politiques qui lui sont envoyés on apprend plus l'histoire de France qu'on appelait le récit de leur faute que de la faute si un grand nombre de professeurs qui voudraient faire autrement mais c'est comment dire le consensus politique malheureusement depuis 40 ans les politiques qui sont menées vissent systématiquement amplifier à amplifier les différents le fait que nos ancêtres étaient des Gaulois c'est pas une caricature c'est un fait historique là le territoire français était peuplé par un des peuples qui s'appelait les Gaulois ces personnes existé nous ont transmis par notre langue par nos habitudes par certaines croyances à un certain nombre d'héritage après les Romains le comment dire le judéo christianisme toutes les vagues d'immigrations qui ont pleuré la culture européenne tout ça ce sont des strates que vous dont vous héritez il ne s'agit pas de nier l'origine différente et l'histoire différente laquelle vient avec son histoire mais si il faut adhérer parce qu'a fait madame Pécresse en Île-de-France suite aux émeutes et dit bah c'est scandaleux on va pas appeler un lycée Angela Davis qui est une militant bon qui a pu connaître qui a eu des problèmes judiciaires suite à la ségrégation et à la lutte qui a pu prendre des formes violentes contre la ségrégation américaine on va mettre on va appeler ce lycée Rosa Park Rosa Park une militante pacifique des droits civiques aux États-Unis mais qu'est-ce que vous envoyez comme message aux populations qui vit dans les banlieues leur dites Madame Rosa Park fait partie de votre histoire puisque vous allez dans un lycée auquel on donne le nom mais la Rosa Park toute sa dignité et son courage pour l'histoire américaine n'appartient pas à l'histoire française or en entretenant cette confusion on fait croire aux populations qui arrivent en France que l'histoire française a pu être assimilé ou assimilable à l'histoire américaine voulait dire que il ne faut pas aller prendre des références étrangères ou alors est-ce que c'est parce que vous dites aux États-Unis ils ont une autre manière d'avoir vécu la question raciale la question aussi la lutte de la ségrégation et donc on est en train de plaquer leur histoire sur la nôtre absolument on fait croire au jeune Français ou aux personnes qui vont devenir françaises il y a plein de français vous avez Olympe de goût et vous avez Marie Curie vous avez vous avez un calculable Simone Veil de femme française qui méritent d'être honoré dans l'histoire de notre pays même Rosa Parks mairie des tronoré aux États-Unis on peut avoir un établissement en France qui s'appellerait Rosa Park mais la multiplication dans les territoires français sur des nouveaux lycées d'appeler ces lycées par des figures américaines fait croire et on le voit aussi dans le rap français moi je viens comme Jordan Bardella des quartiers populaires j'ai grandi à côté des Ulis le fait qu'on fasse croire à ces quartiers à ces zones que l'histoire française est proche de celle de l'histoire américaine est une est un menson historique puisque la ségrégation des États-Unis c'était des lois racistes avec des gens qui étaient discriminés qui étaient violentés ou qui était assassiné et quand vous écoutez par exemple le rap ils font cette culture de ces quartiers il faut mention de cette histoire comme si c'était la nôtre et il y a une attention et une dddn qui apparaissent des comment dire des sentiments négatifs parce qu'ils pensent de bonnes foi que la France fut ses gracacionistes or pendant qu'il y avait les ségrégation aux États-Unis c'était la libération et l'égalité des droits en France et beaucoup de figures d'ailleurs américaines célébrées on l'a fait avec du défi de Baker c'est vrai de la musique américaine mais aujourd'hui pour certains ils estiment quand même qu'il y a une forme d'injustice il y a une forme d'injustice non je ne crois pas qu'il y a une forme d'injustice appelé de merde dans notre pays nous sommes des territoires vous en parler de ghetto tout à l'heure non vous avez des métros vous avez des bus d'ailleurs ils les ont ils les ont incendie vous avez beaucoup moins de place dans les lycées vous avez aujourd'hui près de 55 jeunes nous sommes en juillet 55 jeunes qui habitent à Grigny qui n'ont toujours pas d'affectation dans un lycée pour la rentrée ils ont ils passent en seconde ou en première c'est absolument pas une question de niveau c'est simplement que il y a moins de place et donc on les laisse sur le bord du chemin c'est la défenseuse des droits qu'il disait est-ce que ça c'est juste ce n'est sans doute pas juste mais ce n'est pas propre assez quartier moi dans la Somme j'ai encore eu des rendez-vous pas la semaine dernière mais il y a deux semaines avec une famille qui viennent n'avait pas de place au lycée vous avez beaucoup aussi dans nos territoires ruraux moi c'est un problème chaque semaine madame de Malherbe il faut trouver une solution de transport moi j'avais j'ai reçu un monsieur un jeune qui avait été pris à une formation d'excellence à Méaulte c'est la zone d'Airbus pour faire des une formation d'excellence pour devenir ouvrier qualifié et bien il n'y a pas aujourd'hui de mode de transport entre la zone où il vit et le lycée elle doit aller donc il est possible alors on l'a trouvé une solution individuelle mais il aurait pu abandonner cette formation ce n'est pas une spécificité de ces territoires et c'est ça que je veux dire d'ailleurs les équipements qui ont été détruits par le malheureusement l'amplitude des désastres des saccages montre que c'est toi n'ont pas été abandonnés et c'est ça aussi où les Français sont dans l'exaspérations car nous sommes un peuple généreux nous sommes un peuple républicain et nous avons voulu donner les moyens dans les services publics pour accueillir ces populations et ça n'a pas été fait d'une part parce qu'une partie de cette population ne veut pas mais surtout parce des politiques une fois plus qui ont été menées et on ne se trompe pas de responsables n'ont pas été les bonnes et les personnes qui veulent s'en sortir les personnes dans ces quartiers qui sont les premières victimes de ces saccages trouve ça effectivement injuste non pas parce qu'ils n'ont pas les moyens de réussir puisqu'il réussissent mais parce qu'on les laisse avec des personnes qui ne veulent pas réussir les parents est-ce qu'il faut comme le propose notamment les républicains supprimer les allocations est-ce qu'il faut carrément les sortir d'un certain nombre de logements de logements aidés les familles est-ce que ce que vous estimez que c'est une des réponses qu'il faut apporter oui c'est une réponse qu'il faut apporter de manière de manière graduée qui correspondent aussi à un accompagnement social de la même manière qu'on ne peut pas donner de la location sans critères madame de Malherbe on ne peut pas non plus les sanctionner sans critères le problème c'est qu'aujourd'hui la politique familiale est réduite à une politique de chèque comme beaucoup de choses dans notre pays d'ailleurs c'était on fait des chèques et on croit que le chèque fait une politique on a bien compris que sur le principe en revanche vous êtes d'accord c'est à dire sur l'idée quand même que les parents puissent être puni pour les actes de leurs enfants je crois française c'est aussi une culture de la responsabilité vous savez la démocratie c'est quoi c'est que tout le monde est responsable c'est la base des libertés individuelles c'est la base des droits civiques les parents sont responsables de leurs enfants c'est la base de notre civilisation c'est la base depuis le droit au matin et notre journaliste elle a passé 24 heures en immersion dans les coulisses du tribunal de Bobigny tribunal pour mineur et elle a eu un accès rarissime à cette procédure et à l'accompagnement et elle a notamment vu toute la procédure qui a conduit à mettre Adèle il s'appelait dans en prison enfin en garde à vue garder sur place il a été déféré comme on dit pardon c'est le terme que je recherchais déféré et puis on entendait à la fin de la procédure la mère la mère qui expliquait qu'elle était dévastée qu'il avait commencé par lui désobéir c'est-à-dire que ce soir là lorsqu'il s'est retrouvé à jeter des bouteilles et des cocktails sur les policiers la mère appelait désespéré son fils pour tenter de lui dire de rentrer à la maison il lui avait promis qu'il rentrerait qu'il ne sortirait pas cette mère elle vivait seule seule à élever son enfant elle était désespérée qui lui est menti comme ça et elle espérait que ça lui servirait de leçon cette situation elle est finalement assez commune à ce profil des maires souvent seuls qui doivent élever leurs enfants comment pensez-vous qu'elles peuvent faire autrement mais vous avez raison il ne s'agit pas de dire que toutes ces personnes sont responsables de tout ce qui leur arrive c'est une politique globale s'il y a un problème constaté c'est pour ça par exemple Bardella a dit et il a bien raison qu'il fallait sans doute ouvrir des centres fermés des centres d'accompagnement militaire si effectivement cette femme comme d'autres et ça peut arriver à tout le monde et débordé n'arrive pas avec un enfant difficile mais dans ce cas là il faut prévoir des structures qui permettent de remettre ce jeune dans le droit chemin comme ça pouvait exister avant avec le service militaire qui est quand même rendu bien un service sur ce cet aspect là comme sur d'autres le service militaire théorie en théorie oui on pourrait on pourrait rétablir moitié de personnel je pense qu'il faut rétablir mais aujourd'hui il a été si affaibli depuis 1990 disparu 1995 et les structures susceptibles de le remettre en place sont très compliqués à remettre en place donc il faut déjà s'occuper des cas les plus problématiques mais ce que je veux dire aussi de Malherbe c'est que couper les allocations familiales c'est la fin d'un processus c'est pas le début d'un processus c'est pour ça que je vous dis la politique d'échec où on ne fait pas de politique familiale globale dans ce pays on accompagne pas les gens depuis le début on ne sait pas de comprendre leurs difficultés et on pense que déverser de l'argent à tout échelle fait office de politique on voit le résultat des versets de l'argent ne fait pas une politique familiale or avant la politique familiale c'était l'accompagnement des familles c'était la prévention sur la santé c'était l'amitié à l'école c'était tout un tas de politiques qui faisait que à côté de l'argent les familles avaient les moyens de s'occuper de leurs enfants vous aimeriez rétablir je rappelle que vous êtes le député rassemblement national de la somme je vais vous interroger sur l'attitude de Robert M Robert Ménard c'est le maire de Béziers il refuse de célébrer aujourd'hui le mariage d'une personne qui est sous le coup d'une occupée le territoire français pourtant c'est obligatoire la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et du citoyen expriment je cite qu'il est impossible d'interdire à une personne de se marier sous prétexte de sa religion de sa couleur de peau de sa situation aux yeux de l'administration du pays dans lequel elle vit elle risque Robert Ménard d'être hors-la-loi en refusant de célébrer ce mariage mais monsieur Ménard je pense traduit le sentiment qu'on beaucoup de Français face à cette affaire comme tant d'autres c'est à dire d'être l'impression d'un pays qui ne se contrôle plus ou le bon sens c'est plus appliqué cette personne ne doit pas être sur le territoire français ne devrait pas être présente sur le territoire français et on peut lui accorder le roi de se marier et donc en fait d'exercer de nouveaux droits qui font qu'elle sera encore plus compliqué à expulser donc on en revient exactement à ce que Marine Le Pen disait à la présidentielle est bien avant aujourd'hui la Convention des Droits de l'Homme du manière générale le la conventionnalité le droit conventionnel écrase le droit nationale et c'est pour ça qu'on veut constitutionnaliser le droit national c'est-à-dire que le droit national est supérieur un certain nombre de traités et de convention et en particulier le droit de la nationalité le droit de la citoyenneté c'est à souverainement que un pays ne puisse plus décider qui est citoyen qui ne l'est pas qui peut rester sur son territoire et qui ne l'est pas parce qu'il y a trois juges à Strasbourg je crois pour la Cour européenne des droits de l'homme qui ont décidé que c'était supérieur à la loi nationale c'est absurde et donc les Français ici comme ailleurs on apprécie face à un état impuissant et que quand le maire ou un autre un autre élu mais là ça veut dire que Jean-Philippe Tanguy que vous vous soutenez Robert Ménard dans sa désobéissance en quelque sorte enfin genre là pour le coup il faut il faut pas qu'il s'élève ce mariage je crois savoir que ils soupçonnaient ce mariage d'être blanc ce qui est d'ailleurs sans doute le cas ou peut-être que la ce cet homme a abusé des sentiments de cette femme et ça aurait pu être l'inverse mais ça marche là voilà mais oui le fait de ne pas d'être obligé de célébrer un mariage alors que de toute évidence cette personne n'a rien à faire sur le territoire de la République consternant voilà et les Français ont l'impression de vivre dans un espèce de gros land sinistre où la réalité dépasse tout ce qu'on aurait pu imaginer comme Absurdy voilà et c'est en permanence comme ça j'ai vu aussi que sur l'incendie d'une mairie je crois vraiment ça baille les personnes ont été inculpées ont été libérées pour une avis de procédure complètement marginale anecdotée peut-être et j'espère et il s'agit pas de faire la politique du pire mais ce genre de fait si vous voulez qui apparaît au grand jour en permanence sur l'absurdité d'un certain nombre de procédures ou à une petite une très petite minorité de soi-disant sachant impose sa vision du monde à la majorité de la population devient insupportable aux Français d'autant plus quand on voit que ça amène à des émeutes à des situations hors de contrôle je suis pas sûr que ce soit ça c'est facile un rapport de causalité ne peut plus faire respecter parce qu'il est menotté en permanence par la côte des conventions internationales et que la démocratie en fait est limitée par tout et n'importe quoi c'est pas la mort de de non je ne crois pas je crois d'ailleurs ce qu'on apprend aussi dans les auditions ce qui est d'ailleurs assez tragique c'est qu'en fait la mort de de ce jeune en fait était de toute évidence un prétexte à des saccages on voit dans les auditions ça veut même pas comment il s'appelle ils reconnaissent que ça n'a rien à voir donc c'est vraiment c'est tragique c'est tragique pour ce jeune mais c'est tragique pour la France Merci Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy d'avoir répondu à mes questions ce matin je rappelle que vous êtes le président délégué du groupe rassemblement national à l'Assemblée nationale et député de la Somme il est 8h53 et vous êtes bien sur RMC BFM TV

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