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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 21 mai 2021 21 minAutoproduitFond programmatiqueCulture, médias & sportÉconomie & entreprisesEurope & international

Pass Culture : point presse du Président Emmanuel Macron depuis Nevers.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Que vous inspire l'action culturelle de François Mitterrand et quelle sera votre empreinte ?

  • 12:00OuverteRéponse partielle

    Le terme "non essentiel" a été mal perçu par les acteurs de la culture. Y a-t-il quelque chose à réparer dans votre relation avec eux ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Le Pass Culture est-il une mesure électoraliste pour "draguer" la jeunesse ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre les déserts culturels en dehors des grandes villes ?

  • 18:00OuverteÉludée

    Qu'est-ce que vous pensez de la polémique autour de l'hymne des Bleus ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous sommes très heureux d'être ici avec Madame la ministre de la Culture à Nevers, pas simplement parce que c'est un retour aux sources pour Madame la ministre, non, pour fêter la réouverture de beaucoup de nos lieux culturels et ce retour un peu à la culture, au sens d'une part de ce qui fait notre notre vie. On a souvent parlé de cet art d'être français, mais la vie c'est évidemment pouvoir échanger des émotions, partager une œuvre, aller au musée, retrouver nos théâtres, retrouver nos salles de cinéma, pouvoir retrouver nos salles de concerts, nos festivals dès à présent et retrouver des artistes qui peuvent s'exprimer, qui expriment ce qu'ils ont en eux et qui correspond à ce que nous avons parfois en nous, et qui nous aide à la fois à ressentir et à réfléchir sur le monde. Et donc, depuis le 19 mai, nous vivons cette phase de reprise et de réouverture et je pense que la vie culturelle vit un moment extrêmement important dans tout le pays.

Nous sommes venus consacrer cela et on voit d'ailleurs la force et la vitalité. Nous sommes aujourd'hui dans un cinéma, on rappelait tout à l'heure les chiffres, et c'est un succès extraordinaire et ça je veux vraiment m'en féliciter, nous en féliciter. Durant cette période, on a tenu tous ensemble et la nation a fait le choix de soutenir massivement la culture.

Nous l'avons fait parce que je pense que cela correspond profondément à ce que nous sommes en tant que Françaises et Français, d'avoir une culture forte, des artistes, des métiers qui sont aussi liés à la culture, des pratiques culturelles et donc au total ce sont 11 milliards d'euros qui ont été investis pour soutenir les activités, soutenir à la fois les personnes comme les structures durant toute cette période, quand la culture a dû être fermée en raison de l'épidémie. Nous allons aussi durant toute cette phase, parce qu'on sait qu'on va reprendre progressivement, là on a encore des salles qui sont, vous le savez, utilisées avec des contraintes, 35%, le 9 juin, ça passera aux deux tiers et puis ensuite à 100 %, nous allons, durant toute cette phase, continuer d'accompagner évidemment nos salles de cinéma, nos salles de théâtre, les concerts, etc. Et puis nous allons aussi continuer d'accompagner les intermittents, une décision a été prise d'étendre jusqu'à la fin d'année le dispositif qui était d'ores et déjà prévu.

Et cet investissement continue pour soutenir justement notre création et nos artistes. Au-delà de ça, je pense que cette réouverture elle doit aussi être pour nous tous et toutes le moment de conforter ce que nous sommes et d'essayer d'aller plus loin. J'en suis en tout cas profondément convaincu et c'est ce à quoi nous avons travaillé avec Madame la ministre de la Culture.

D'abord conforter ce qui est notre fort, c'est-à-dire un modèle culturel français, on a souvent parlé d'exception, mais qui est une force parce que c'est ce qui nous a permis d'avoir un cinéma encore extrêmement fort là où beaucoup d'autres cinémas européens ont été affaiblis durant ces dernières décennies ; d'avoir une littérature, un tissu de libraires indépendants extrêmement fort. Et donc, il faut s'inspirer de ce qu'on a réussi par le passé et le renforcer. En matière de librairies, on en parlait avec la ministre, nous allons porter avec les parlementaires, dans les prochaines semaines, la protection du prix du livre, même quand il est envoyé par la Poste.

Je le dis en des termes très simples mais c'est un vrai sujet parce qu'on a une forme de concurrence qui se crée maintenant nouvellement, où certains grands groupes ont la possibilité de vous envoyer quasiment sans frais votre livre quand votre libraire indépendant, lui, doit vous faire payer les frais postaux. Il faut qu'il y ait un prix unique de tous les livres, le livre qu'on va acheter à la librairie, comme le livre qu'on reçoit à la maison. Et ce prix unique du livre a été une force du modèle français, il faut la maintenir et la préserver.

La deuxième chose, c'est le financement de notre cinéma. Nous avons un cinéma français fort parce qu'il y a un ministère de la Culture ; il y a un CNC à ses côtés, qui est justement en capacité de soutenir des projets de tous ordres d'ailleurs, qu'ils soient très exigeants, critiques, qu'ils soient plus ludiques, dans une diversité de ce qu'est le cinéma français. Et il faut absolument le maintenir, pas simplement le protéger, lui donner encore plus d'ambition.

C'est aussi pour cela que nous avons défendu, pour le cinéma comme pour les autres arts, la préservation de ce qu'est le droit d'auteur dans le modèle européen, face aux bouleversements profonds que nous connaissons, c'est ce que nous avons ardemment défendu au Parlement européen et que nous continuons de pousser, mais nous voulons aussi renforcer le modèle de financement de notre cinéma. Et le décret sortira dans les prochains jours, qui va permettre justement de financer notre cinéma en prélevant sur ces grandes plateformes qui doivent aussi contribuer à cet élément de solidarité et de créativité. Les Netflix, les Amazon, les Disney doivent contribuer au financement du cinéma français et de notre créativité.

Cela, je crois que c'est très important. Il y a tout ce qu'on va continuer de faire pour la création, on y reviendra dans les prochaines semaines, des politiques inédites de commandes publiques, des mécanismes encore de soutien à la créativité parce que je pense que c'est absolument essentiel dans ce moment où le pays doit se reprojeter et où on doit aider nos artistes à inventer, à créer, qu'ils soient jeunes ou plus expérimentés et confirmés. Et, là aussi, je crois au " en même temps ".

En même temps qu'on soutient la création, il faut pouvoir soutenir et aider à l'accès à la culture, à la pratique culturelle. Nous l'avons fait depuis le début du quinquennat de plusieurs manières. La création des Micro-Folies, par exemple, plus de 130 sur le territoire, qui a permis l'accès à des grands musées, des grandes oeuvres d'opéra partout sur le territoire, y compris dans des lieux pour lesquels on avait expliqué aux gens que ça n'était pas pour eux.

Et donc on a cassé en quelque sorte ces barrières. On a développé massivement, par un travail inédit entre le ministère de la Culture et l'Éducation nationale, l'éducation artistique et culturelle, avec cette fameuse rentrée en musique mais avec une pratique culturelle à l'école qui s'est développée. Et maintenant nous allons, profitant de cette réouverture, généraliser le Pass culture qui participe de cette stratégie.

Qu'est-ce qu'on va faire ? On va progressivement accompagner les élèves dès la quatrième, en aidant justement à la pratique culturelle auprès des enseignants et, dès maintenant, pour tous les plus de 18 ans, les 300 euros seront disponibles partout sur le territoire. Et ce Pass culture, c'est évidemment 300 euros à 18 ans pour pouvoir aller se cultiver, avoir une pratique qu'on choisit ; c'est accéder à une plateforme extrêmement simple mais qui permet aux acteurs de la culture sur un territoire de proposer, d'éditer une offre culturelle et de l'offrir aux plus jeunes ; et c'est permettre, comme on l'expliquait à l'instant à nos jeunes compatriotes qui étaient là et qui sortaient d'une séance, c'est permettre aussi d'échanger entre soi, d'affiner ses goûts, des conseils et donc, progressivement, apprendre à aimer la culture, à aimer telle ou telle oeuvre et à développer des affinités communes.

Voilà ce que je voulais compléter pour dire que simplement cette période évidemment de joie simple où on retrouve les lieux qu'on aimait et les œuvres qu'on attendait, c'est aussi un moment où je veux qu'on retrouve une ambition, celle d'aller plus loin dans le soutien à nos artistes et celle aussi dans laquelle je veux que nous allions plus fort dans l'accompagnement et l'accès à la culture à travers ce pass. Monsieur le Président, bonjour. Vous êtes sur la terre d'adoption de François Mitterrand, un président qui a laissé une empreinte durable sur le monde de la culture.

Je voulais savoir que vous inspire son empreinte, son action en faveur de la culture et quelle sera votre empreinte à vous ? On est toujours bien inspiré de ne pas parler de son empreinte parce que ce n'est pas à soi de le dire. Je pense que François Mitterrand, vous avez raison de le rappeler en ce jour qui correspond à un anniversaire, François Mitterrand a correspondu à la fois lui-même par son projet et Jack Lang, qui a été son ministre de la Culture pendant plusieurs années et qui l'a aidé à penser son projet culturel, à un moment de très grande réouverture du pays, si je puis dire, là aussi pour filer la métaphore que nous vivons.

Ça a été la période des radios libres et donc une ouverture de la créativité sur tout un champ culturel. Ça a été aussi une période de grands travaux et de grands projets dont le pays avait sans doute besoin. Et je pense qu'il y a eu comme ça des rythmes progressifs.

Un peu plus de vingt ans plus tôt, nos villes ont été marquées par les maisons de la culture et le grand projet du président de Gaulle et Malraux. Là, ça a été un moment où les choses se sont à nouveau réouvertes, où des secteurs entiers de la culture se sont ouverts, où une diversité, un pluralisme de nouveaux artistes ont pu apparaître sur la scène et où de très grands projets qui ont structuré notre vie culturelle ont pu voir le jour, le Louvre étant sans doute l'un des plus emblématiques. Vous savez, la culture dans notre pays a quelque chose à voir avec l'État et la vie de la nation parce que nous sommes ainsi faits et c'est par l'État qu'on a toujours protégé des artistes, etc.

Mais je crois que la France a toujours su trouver cette grammaire très particulière et intime avec la culture qui a consisté à soutenir l'art sans s'enfermer dans un art officiel. Et je crois qu'à la fois il y a eu évidemment l'explosion du budget de la culture avec l'arrivée de François Mitterrand, et un budget qui a vraiment été en expansion très forte, le prix unique du livre pour rappeler un autre des points importants, mais il y a aussi une formidable liberté culturelle et je crois que c'est ça dont il faut qu'on se félicite aujourd'hui aussi et qui s'est encore développé depuis cette période. Je crois que le moment que nous vivons est un moment extrêmement différent où nous, nous devons aujourd'hui réussir à offrir à nos artistes et aux artistes du monde entier qui décident de créer, en langue française et dans notre imaginaire, la possibilité de créer de manière indépendante.

Le risque qui est le nôtre collectivement, c'est le risque de l'homogénéité et c'est pourquoi je crois profondément ce que nous défendons en protégeant le droit d'auteur, les droits voisins, ce que nous défendons en poussant au financement justement d'un modèle français de créativité. Ce n'est pas un nationalisme culturel ou une forme d'art officiel, c'est de permettre une vraie pluralité de création et de créativité parce que c'est ça, la France. Et le risque paradoxalement dans lequel nous vivons aujourd'hui, c'est qu'alors qu'on a accès à tout, on a le sentiment que les contenus pourraient se ressembler de plus en plus.

Et donc, il faut permettre à ces voix plurielles de continuer à s'exprimer, à la créativité singulière de continuer à oeuvrer dans les théâtres, par l'écriture de pièces, par la littérature, par le cinéma. Je crois que cela c'est essentiel. Et puis il faut continuer de former nos plus jeunes.

Je pense que, je ne serai pas exhaustif et je m'arrêterai là, l'un des chantiers qui est celui de notre génération, c'est de permettre aux plus jeunes, en renforçant cette éducation artistique et culturelle, d'accéder à la culture et qu'elle n'intimide pas. Je pense qu'on aura réussi une victoire formidable le jour où, où qu'on soit né, quelque soit sa famille et son territoire, un jeune de notre pays ne dira plus " Cette œuvre de littérature ou ce film n'est pas pour moi " mais il poussera la porte d'un cinéma, il rentrera dans un théâtre, dans un opéra ou il ouvrira un livre parce qu'on l'aura aidé, guidé, on lui aura recommandé. Et il se dira " Cette œuvre dit quelque chose de moi et m'aide à penser le monde " Bonjour, Monsieur le Président.

Vous avez prononcé le terme " essentiel " à l'instant, pendant la crise, on l'a vu ces derniers mois et ces dernières semaines, le terme " non essentiel " a été très mal pris par les acteurs de la culture. Il y a eu des manifestations, des théâtres occupés. Il y a eu la cérémonie des Césars qui était très critique également.

Est-ce qu'à travers ces annonces... - peut-être même trop ! ...aujourd'hui ces manifestations de soutien au monde de la culture, il y a au fond quelque chose à réparer dans votre relation avec le monde de la culture ?

Non. Moi, ce qui m'importe ce sont d'abord les artistes et ce qui m'importe, c'est qu'on continue à créer dans notre pays avec exigence, inspiration, et c'est que nos concitoyens puissent continuer à vivre avec et par la culture. Ces débats ont existé, vous avez raison.

Ils ont existé dans tous les pays et d'ailleurs ces termes ont été repris chez tous nos voisins et ça n'a pas été vu de la même manière, comme un élément stigmatisant. On les a d'ailleurs rapidement abandonnés quand on a vu que [INAUDIBLE]. Beaucoup l'ont tourné en dérision ou avec beaucoup de talent d'ailleurs, en en faisant des œuvres ou des chansons, Grand Corps Malade et quelques autres, et c'est d'ailleurs ça qui caractérise un artiste, c'est de savoir faire du judo avec les absurdités parfois de la situation.

Si est essentiel ce qui m'aide à être moi ou à vivre, l'art l'est à coup sûr. Simplement, lorsque le gouvernement a à organiser la vie du pays avec des contraintes qui deviennent très sanitaires parce qu'on parle d'une épidémie, il est normal qu'il dise qu'est-ce qui est indispensable pour survivre en quelque sorte, et je pense que c'était peut-être ça qu'il fallait dire. Au moment où on se mettait en situation de juste survivre et qu'on acceptait de ne plus voir ses parents et ses amis, il a fallu réduire des choses et ça a été très douloureux.

Ça a été douloureux pour des artistes qui ne pouvaient plus retrouver leur public et qui vivent de cela et par cela, et je le sais, et ça a été très douloureux pour beaucoup de nos concitoyens et concitoyennes qui arrivent à vivre parce qu'ils accèdent à l'art. On a quand même rapidement réussi à rouvrir les librairies. Nos bibliothèques sont restées ouvertes et je remercie celles et ceux qui nous ont aidés à le faire.

Et je pense qu'on tromperait aussi les gens en disant qu'accéder à une oeuvre d'art était devenu impossible dans cette période mais la nation française vit aussi ces moments où on retrouve l'importance de ce qui est, en étant peut-être parfois plus loin de lui. Mais je pense que c'est essentiel et je ne considère pas que ce qu'on fait là ce soit rattraper quelque chose, c'est de continuer à avancer dans ce qui est le projet de la nation très profond et depuis très longtemps. Vous savez, un des projets auxquels je tiens beaucoup et que nous avons lancés est celui de Villers-Cotterêts.

Il scelle ce lien historique entre l'État, la nation, la culture, la langue, d'une manière indéfectible. Bonjour Monsieur le Président, simplement sur le Pass culture, on sent qu'avec cette mesure, vous l'avez vous-même qualifiée d'inédite, vous venez compléter une série de mesures en faveur d'une jeunesse qui a été très fragilisée pendant cette crise sanitaire. Mais on entend certaines voix dire que vous " draguez " la jeunesse à des fins électoralistes.

Qu'est-ce que vous leur répondez ? Je ne sais pas si j'ai vraiment à répondre à cela parce que là nous rentrons dans une période où les gens vont mettre un peu ce critère à toutes les sauces, si je puis dire. Écoutez, j'essaie de faire mon devoir.

Je l'ai fait pendant cette crise, elle n'est pas finie, et je continuerai à le faire jusqu'à la fin, avec des décisions qui sont parfois difficiles à prendre et ensuite avec des décisions qui permettent de regarder l'avenir. Et je les assume et les unes et les autres mais j'essaie de le faire dans le cadre d'un projet cohérent pour le pays. Et je pense qu'on n'a pas à " draguer ", comme vous dites, notre jeunesse, on a à être conscient qu'on a une dette à son égard parce qu'on lui a demandé beaucoup de sacrifices, à un âge où c'est sans doute beaucoup plus dur et où une année de vie, de rencontres, a un caractère beaucoup plus inédit quand on a 20 ans que quand on a forgé sa vie, qu'on s'est installé, qu'on a une famille, des amis, etc.

Et donc on a demandé beaucoup à notre jeunesse pour protéger les plus fragiles et les plus âgés et je suis convaincu d'une chose, c'est que dans cette sortie de crise nous devons aussi voir les difficultés de la jeunesse qui sont apparues, ne pas oublier cette dette, et elle sera une force dans la sortie mais c'est un projet de la nation. [INAUDIBLE] éloignés de la culture par rapport à ceux qui vivent dans les grandes agglomérations ? D'abord je veux dire que la culture, et ça c'est une chance de la France, et avec la ministre nous la protégeons, elle est partout sur le territoire.

Elle est partout sur le territoire et nous sommes attachés dès le début, j'aurais pu, quand on me parlait de tout ce qui a été fait en matière culturelle, revenir aussi sur les bibliothèques, nous sommes attachés à travers la mission que j'avais confiée à Erik Orsenna, à développer un plan bibliothèque pour aider partout. On est, à travers nos bibliothèques, nos Micro-Folies, nos musées, nos salles justement de cinéma, nos théâtres, nos salles de concerts, la France est un pays qui a ce qu'on appelle un maillage, une présence culturelle qui est absolument inédite. On rentre dans une période aussi de festivals et les festivals, vous le savez très bien, irriguent, et pas simplement uniquement les grandes agglomérations et les zones les plus urbaines. 7 000 festivals et donc cette offre, cette vie culturelle, elle est là.

Donc il n'y a pas de désert culturel dans notre pays. Après, ce qui est vrai c'est qu'il y a des très grands lieux qui peuvent paraître plus loin. Quelle est la stratégie face à ça ?

De continuer ce qu'on a commencé à faire avec le Centre Pompidou à Metz, le Louvre à Lens, de savoir sortir les grands lieux. Nous sommes en train de mettre en place, par exemple avec Pompidou qui va rentrer en travaux, une politique inédite de circulation des oeuvres. Pompidou hors les murs, qui va permettre de faire voyager les oeuvres de Pompidou partout sur le territoire, en partenariat avec justement des musées partout à travers le territoire.

Nous sommes en train de lancer, et je le lancerai avec la ministre dans les semaines qui viennent, une politique inédite de commandes qui va permettre de faire travailler des artistes partout sur le territoire, en lien avec le Centre des monuments nationaux qui lui aussi couvre la France entière, comme le Conservatoire du littoral. Et donc nous sommes une nation où on crée partout en France et où on peut avoir accès à la culture partout en France. C'est pourquoi ce pass a du sens partout sur notre sol national et je veux ici le revendiquer et vous dire combien c'est, à mes yeux, important.

Parce que je veux que chaque enfant de la République, où qu'il soit né et où qu'il soit puisse avoir accès à ces oeuvres. Après l'accès à quelques grands établissements, il faut continuer de démocratiser, continuer de le faciliter et continuer aussi d'aider à aller y accéder. Une politique de commandes d'État, c'est-à-dire ?

Nous avons en permanence des commandes publiques qui sont faites par nos grandes institutions mais, comme je l'avais annoncé il y a un an, dans la visio que nous avions tenue avec les artistes en mai dernier, je veux qu'on puisse avoir une politique de commandes un peu spécifique à l'égard justement d'artistes, jeunes ou plus confirmés, pour aider justement à relancer en particulier des artistes qui ont été plus fragilisés par la crise, qui ont été plus en difficulté, et assumer aussi que notre pays a besoin d'inventer des mondes nouveaux. Et c'est ça que nous allons annoncer dans les semaines qui viennent. Monsieur le Président, qu'est-ce que vous pensez de la polémique autour de l'hymne des Bleus ?

Oh non, je ne vous ferai pas de commentaire. Non, ça non. Moi, je peux faire un commentaire sur les Bleus : C'est une très belle équipe.

Je suis, moi, extrêmement fier de cette équipe et du travail du sélectionneur et de tout son staff en qui j'ai une confiance complète. Ils nous ont déjà fait rêver à l'été 2007 et je souhaite qu'ils nous fassent rêver à nouveau cet été. Donc ce qui importe ce sont les vrais sujets.

Notre hymne on l'aime, on le chante et on est 68 millions à le chanter, à l'aimer et à le respecter. C'est ça qui compte pour moi et l'Euro, on va le gagner. Merci beaucoup.