Déserts médicaux : faut-il passer à la contrainte ? - Guillaume Garot - C à Vous - 12/06/2023
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un mot avant d'en venir aux solutions que vous proposez sur la dernière remarque de de Patrick la question de vocabulaire qui implique que la notion de droit des malades et depuis trop longtemps négligé on profite de la liberté d'exercer des médecins du droit des citoyens nous sommes dans une république avec une promesse d'égalité et aujourd'hui cette promesse d'égalité elle est foulée au pied parce que selon le territoire où on habite selon son code postal finalement on n'a pas le même accès aux soins ni à la santé et donc je vous corrige parce que je suis pas simplement député socialiste ce soir je suis aussi député animateur d'un absolument d'un groupe de travail trans partisan et c'est ça qui est intéressant après l'exposé de Patrick Cohen c'est que aujourd'hui nous sommes des députés de gauche de droite du Centre nous sommes 42 membres de ce groupe de travail nous avons beaucoup reçu beaucoup échangé depuis près d'un an pour formuler des propositions qui aille de l'avant qui permettent de résoudre cette difficulté d'accès aux soins alors il y a toutes les politiques d'incitation qui ont été menées des années et vous avez rappelé combien elles ont été coûteuses pour le budget de la Nation et nous pensons aujourd'hui qu'il faut arriver à une nouvelle étape qui est celle de la régulation de l'installation c'est-à-dire la régulation est-ce que la liberté des médecins doit s'arrêter lorsqu'elle met en cause le droit d'accès aux soins des Français on va contraindre ça va être coercitif nous proposons la chose suivante nous disons au médecin n'allait plus vous installer là où les besoins de santé sont correctement pourvu de vous installer sauf si vous venez remplacer quelqu'un qui partirait à la retraite donc on ne dégrade pas l'offre de soins dans ce territoire mais nous disons vous ne pourrez plus aller là mais libre à vous d'aller n'importe où ailleurs vous voulez mais là où les patients vous attendent là où on manque de médecins et à nos yeux cela autant pour les médecins généralistes que pour les spécialistes et aussi pour les dentistes parce que il y a un vrai problème d'accès aux soins dentaires dans une grande partie de notre pays aujourd'hui évidemment cet amendement même si les transpartisans se confondent à l'opposition des médecins écouter les arguments du président donuts à la Fédération des médecins de France Jean-Paul à mon on est en train de faire voler la responsabilité de la certification au médecin on est en train de dire à la population si vous n'avez pas de médecins c'est parce qu'il va se passer on bosse 60 heures par semaine d'accord le médecin il demande de travailler dans de bonnes conditions avec du personnel je suis carrément inquiet sur la médecine qu'on va exercer parce que les députés et le gouvernement pensent que la médecine générale n'est qu'une succession de petits actes qui peuvent être fait soit par les infirmiers soit par des kinés soit par les pharmaciens ou par la téléconsultation voilà ce à quoi on assiste depuis trois ans des régulations du système de soins dégradation de la qualité de prise en charge des patients et nous on va se faire traiter de corporatif quand on s'oppose à des décisions comme Monsieur valtoux et garrot veulent nous imposer comment vous allez faire pour convaincre les médecins la porte elle est toujours ouverte le dialogue il est toujours possible et vous savez pour bâtir cette proposition de loi et là les amendements que nous déposons nous avons beaucoup reçu beaucoup écouter mais je voudrais dire aussi que nous avons été très à l'écoute de ce que nous disent les Français et c'est la raison pour laquelle nous avons fait un tour de France des déserts médicaux notre groupe transpartisan et nous sommes allés départements après les départements là où il y a des vrais problèmes d'accès aux soins pour rencontrer les élus locaux pour rencontrer les patients en médecins les citoyens et tous nous ont dit agissez parce que là on n'en peut plus il y a une urgence terrible quand vous trouvez pas de médecin généraliste vous êtes inquiet nécessairement pour vous mais aussi pour vos enfants pour vos parents quand vous mettez des mois avant d'avoir un rendez-vous chez l'ophtalmo ou chez le dermato c'est insupportable et aujourd'hui les réalités la réalité des de cette difficulté c'est une vraie injustice c'est ressenti profondément comme un abandon que font les médecins d'après ils sont en tout cas docteur Hamon est très attaché à une forme d'exercice qui à mon avis ne répond plus au défi du temps parce que ce que je voulais vous dire c'est que c'est une entaille dans la République le fait de pas pouvoir avoir accès aux soins c'est une véritable en taille et aujourd'hui nous avons une obligation d'action une obligation de résultats je dis pas que c'est simple je dis pas qu'il y a qu'une seule solution à l'évidence non on n'a pas de baguette magique mais il faut articuler à la fois l'incitation et la régulation c'est à dire faire en sorte que la régulation soit la condition d'efficacité de toutes les politiques d'incitation qu'on a jusqu'à présent mise en oeuvre je l'ai pas révisé ce sujet mais il y a quelque chose à plusieurs éléments que je connais parce que j'étais quand même longtemps malade premièrement les partenaires de Guillaume Garraud c'est à dire dans le programme de LFI ils ont mis sur pied un système que Mélenchon a défendu plusieurs fois et qui est le même système que les agrégés les Capétiens etc c'est à dire un système où on doit dans l'état c'est ce qu'il y a dans le programme de LFx etc alors ça les médecins l'idée que on puisse voir 10 ans à l'état dans une profession qui se veut libérale ils peuvent ils ne peuvent pas en tout cas pour l'instant vous le savez il ne l'accepte pas deuxièmement il y a médecin et médecin parce que c'est un concours il y avait des gens qui sont très brillants des gens qui sont moins brillants des gens qui ont envie de faire des spécialités etc et ils n'ont pas envie qu'on touche forcément à leur à leur envie par exemple d'être parmi de devenir engurger de devenir des gens comme ça comme par exemple un code Crémieux pour sauver très souvent ici même donc aujourd'hui ils sont beaucoup plus préoccupés par le fait qui est 400 000 administratifs dans les hôpitaux publics beaucoup plus préoccupés par le fait que les plus brillants se disent bon de toute façon ils vont nous faire un système qui va être un système obligatoire donc on s'en va je vous donne un exemple le médecin qui m'a opéré quand j'ai payé oui c'est un mot mon opération là de bref 9000 euros dans une clinique il a été pendant des années prof agrégé et Micha il est pas de secrétaire et deuxièmement quand il est parti donc dans une clinique on lui a proposé de faire la même opération que la même que la mienne à la clinique maillot à Rochester dans 400000 dollars 250 000 pour lui il est resté en France donc si vous voulez ce système est un système où il faut tenir compte de tout des Français je trouve que vous avez raison mais des ambitions de gens qui veulent devenir des prix Nobels de la médecine donc ça devient très compliqué le gouvernement quand même la première ministre Elisabeth borne doit présenter ce jeudi un plan en réalité pour lutter contre les déserts médicaux et elle adore déjà fait savoir son opposition à votre idée est mis en avant le bilan du gouvernement peut l'écouter je ne pense pas que ce soit en empêchant des généralistes de s'installer dans des zones où il y aurait trop de médecins qu'on va répondre à leurs difficultés d'abord où sont les zones où il y a trop de médecins le médecin généraliste ce qu'on fait c'est toute une série de mesures c'est par exemple former plus de médecins vous savez qu'on a supprimé le numerus clausus et on va en voir progressivement les effets c'est par exemple demander aux internes en médecine générale une quatrième année qui leur permet précisément d'aller exercer dans des territoires moins denses c'est aussi permettre à des médecins d'être mieux accompagnés de prendre moins de temps sur des tâches administratives avec des assistants médicaux on est aujourd'hui à 2300 maisons de santé on en aura 4000 à la fin du quinquennat voilà donc la lutte contre les déserts médicaux il s'en en parle le gouvernement mais je pense qu'il faut aller plus loin parce que toutes les mesures qui sont présentées par la première ministre elles ont leur utilité et moi-même je les ai soutenus comme parlementaire et dans la proposition de loi que nous examinons à partir de ce soir à l'Assemblée nationale bien sûr qu'il y a des choses qui vont dans le bon sens mais si on ne met pas en œuvre la régulation vous savez on dépensera à nouveau beaucoup d'argent public pour des résultats qui ne seront pas au rendez-vous il faut rappeler une chose quand même il y a aujourd'hui trois fois plus de médecins généralistes par habitant dans les Hautes-Alpes qu'il n'y en a dans leur et si on regarde du côté des spécialistes avec les médecins mais s'agit pas de se fâcher il s'agit de construire un nouveau un nouveau contrat entre la nation et et les médecins parce que si on y réfléchit bien et c'est ça qu'il faut mettre sur la table pour conclure rapidement vous savez la nation est finance les études de des médecins parce qu'elles sont des études publiques donc gratuites et c'est vrai néanmoins il faut reconnaître que les internes donnent beaucoup de même pour tenir à bout de bras l'hôpital mais allons plus loin les revenus de nos médecins ils sont garantis par nos cotisations sociales à l'assurance maladie à la sécurité sociale donc il y a rien de choquant aujourd'hui à dire écoutez on travaillons ensemble mettons-nous autour d'une table pour trouver la meilleure façon de d'assurer de garantir à chaque Français l'accès à un médecin près de chez lui je dis pas que c'est simple mais je dis qu'il faut se battre pour le faire
Guillaume Garot