Le silence de l'exécutif après les accusations de LFI sur un "racisme d'Etat", à Saint-Denis
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
europein. Ce weekend environ 6000 personnes sont rassemblées à Saint-Denis dans un rassemblement contre le racisme était présent de nombreux ténors de LFI et des élus qui selon Jean-Luc Mélenchon représentent la Nouvelle-France. Il y avait bien sûr le député Éric Coerrel ou encore Nadj Abomangoli, première vice-présidente de l'Assemblée nationale.
Cette dernière en prenant le micro à dénoncer un racisme d'état. Bonsoir Arthur de la bord. Bonsoir Pierre.
Bonsoir à tous. C'est une accusation très lourde et ce qui est très étonnant Arthur, c'est l'absence pour l'heure de condamnation voire tout simplement de réaction de l'exécutif. Oui.
Une charge frontale contre l'État venu d'un des plus hauts niveaux du Parlement, la première vice-présidente de l'Assemblée Nadj Abomangoli. Le sujet, c'est cette République malade qui fabrique le racisme d'État. Nadjomangoli vise l'État dans son ensemble, le gouvernement, le ministre de l'intérieur, les préfets.
Elle affirme aussi que les violences policières toucheraient, je cite, toujours les les mêmes, les noirs et les Arabes. Une généralisation assumée, les institutions ont directement mis en cause. Parler de racisme d'État, ce n'est pas évoqué des faits isolés.
C'est accuser tout l'appareil républicain. Face à cela, une seule réaction, celle de l'Élysée auprès d'Europein. "Nous avons toujours réfuté toute existence de racisme d'État." réponse brève, sans condamnation directe des propos et surtout aucun autre membre de l'exécutif ne s'est exprimé à ce stade un silence qui interroge au regard de la gravité des accusations.
Faute de réponse politique, le débat s'installe et avec lui le doute au cœur même des institutions. Merci Arthur de la bord du service politique d'Europe.
Nadège Abomangoli