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Podcast / conversationBastien Lachaud· 8 juin 2026 41 minComplaisantMixteInstitutions & électionsDéfenseImmigration & asileOutre-mer

Bastien Lachaud : Nouvelle France, crise démocratique, Nouvelle-Calédonie et défense nationale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous un outil de prédilection ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vos parents étaient-ils très politisés ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous sentez-vous à l'extrême gauche aujourd'hui ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon a-t-il dit que vous seriez ministre de la défense ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la Nouvelle-France pour vous ?

  • 30:00RelanceRéponse directe

    La Nouvelle-France est-elle un concept creux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 30:00Bastien LachaudFait
    « La Nouvelle-France aujourd'hui, c'est une France qui n'a pas voté pour ses institutions parce que qui avait 21 ans en 1958. »
  • 35:00Bastien LachaudFait
    « Une France blanche et chrétienne n'a jamais existé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

L'atelier [musique] politique avec Frédéric Rivière. [musique] Bonsoir et bienvenue dans l'atelier politique. Dans cette émission, nous essayons de prendre le temps dont parfois le tumulte de l'actualité nous prive. le temps de la réflexion, de l'analyse, de la mise en perspective avec l'ambition de comprendre ce qui nous arrive et peut-être aussi ce qui s'annonce.

Ce soir, nous sommes avec Bastien Lachot, député la France insoumise de SIND-en, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées. Bonsoir Bastien Lachot. Bonsoir.

Cette émission, je vous le précise, est enregistrée dans les conditions du direct. Nous sommes ensemble pour à peu près 40 minutes. Vous aurez donc du temps pour développer vos idées.

Et cette émission s'appelant l'atelier politique, je vais vous soumettre à la question rituelle euh puisque dans un atelier, on trouve généralement des outils. Est-ce que vous avez un outil de prédilection ? Un outil de prédilection outil [rires] euh Non, je n'ai pas d'outil de prédilection, pas de marteau, pas de pas de marteau, ni d'enclum, pas de ni marteau, ni cruel. ni marteau ni fossile.

Pas de fossile. Oui. Bon ben voilà, j'allais venir.

Donc non, vous n'êtes vraiment pas un bricoleur. Euh si, je suis un très bon bricoleur. Euh en tout cas, j'ose le le croire.

Mais justement le le principe d'un d'un bri bah le principe d'un bricoleur, c'est justement qu'il est un petit peu touch à tout et que il est multioutil et il vaut mieux parce qu'on ne répare pas une pas d'affect avec les outils. Non, pas particulièrement. Vous êtes né à Viter sur scène, Bastien Lachud dans le Val de Marne.

Euh et alors je crois avoir compris que vous êtes que vous avez grandi dans une famille très politisée. Vous êtes tombé dans la marmite. Vous êtes même né dans la marmite en fait.

Oui, je suis je suis né dans la marmite. Tant mon père que ma mère était des militants politiques pour le coup qui ont utilisé le le marteau et la fossile avant le point et la rose. Mais mais oui, moi je suis je suis né dans un moment où l'Afghanistan les a fait quitter le parti communiste pour pouvoir pour rejoindre le le point et la rose et la campagne de François. c'est Parti socialiste, hein.

Euh alors en 2019, dans un portrait que le quotidien Libération vous consacrait, euh vous évoquiez votre jeunesse et vous disiez à propos de vos parents justement "À la maison, c'était très politisé mais il se situait à l'extrême gauche. Vous vous ne vous sentez pas à l'extrême gauche aujourd'hui ?" Alors, ils m'ont beaucoup ils m'en ont beaucoup voulu de Ah oui, d'avoir dit ça parce qu'ils disent que ils n'était pas l'extrême gauche.

Euh c'est vrai que le Parti communiste puis euh le Parti socialiste était pas vraiment l'extrême gauche. Lorsque je me suis plus construit politiquement dans les années 90, il pouvait être chez les Vers, chez chez Chevinement et que et moi je suis je suis rentré au Parti socialiste, à leur grand désarrois qu'ils avaient qu'ils avaient quitté plusieurs années auparavant. Et donc c'est sûr que euh pour moi, je ne me suis jamais situé à l'extrême gauche.

Aujourd'hui non plus, vous vous sentez pas à l'extrême gauche. Non, parce que les idées que je défends aujourd'hui sont les mêmes que celles que je défendais lorsque j'ai rejoint le Parti socialiste en 1998. C'est plutôt la société qui euh s'est décalée vers la droite et qui fait penser que aujourd'hui des idées, je dirais euh social-démocrate classique h euh sont des des propositions radicales qui mettent en péril le capitalisme.

Voilà. Moi, je Et et alors vos parents ont été chevementistes pendant un temps ? Oui.

Oui, bien sûr. Chevementiste en 2002, entre 95 et 2002. Ouais.

Et ça vous vous ça n'a pas été euh l'occasion de discussion animée ? Ça a pu être l'occasion de de discussion de discussion animée, mais euh ils n'ont ils n'ont pas ils n'ont pas suivi euh chevainement lorsque il a dit euh ni gauche ni droite, vous savez quand euh il était à 12 % dans les sondages et puis que en janvier, il a dit ni gauche ni droite et qu'il s'est effondré à à 5 % dans dans la foulée. parce que ça ne marche pas le Nigroite dans dans ce pays et encore moins lors de cette élection.

Dans ce même portrait, Libération vous présentait, je vais citer he comme un leader caché de la France insoumise. Vous vous reconnaissez dans cette définition ? Je sais pas très bien ce que c'est que un leader caché.

Si on peut avoir une petite idée, une éminence grise, quelqu'un qui a beaucoup plus de pouvoir et d'influence qu'on ne pourrait le penser au premier abord. Écoutez, je laisse Libération. Oui, mais vous non vous vous reconnaissez pas forcément ou alors ou alors un leader pas caché du tout peut-être, je ne sais pas trop.

Ouais, vous n'êtes pas à l'aise parce que c'est une question d'ego là en fait. Non, c'est pas du tout une question d'ego. C'est euh c'est c'est pas comme ça que que j'ai que j'ai conçu mon et construit mon mon engagement.

Moi je je c'est une question anecdotique. Oui. L'important, vous savez, c'est c'est le collectif et euh et comment on avance ensemble et comment à la fin euh on on fait gagner nos idées et on prend le pouvoir en France pour pour changer la vie des gens.

C'est c'est ça qui compte. Jean-Luc Mélenchon a-t-il vraiment dit de vous que s'il était président de la République, vous seriez ministre de la défense ? Oui, il l'a dit et il l'a même répété.

Ouais, c'est toujours d'actualité. Donc vous savez les on verra les choses. Donc dans un an, vous pourriez c'est toutefois Jean-Luc Mélenchon l'apportait être ministre de la défense.

Oui, je pourrais comme je pourrais être plein d'autres choses et vous savez moi je Mais vous auriez un goût pour ce poste. Oui, évidemment que j'auraiis un goût pour ce poste mais j'aurais aussi un goût pour le ministère des outresemères ou pour ou pour d'autres choses. Mais vous savez ce qui compte c'est pas en je vais vous je vais peut-être me répéter ce qui compte c'est pas moi et où je serai mais c'est être à l'endroit où pour le dispositif global c'est le plus utile.

Si Jean-Luc Mélenchon, président de la République considère que c'est Rud Brienne que je serai le plus utile, j'irai Rud Briennen. S'il considère que c'est ailleurs, j'irai ailleurs. Rut Brien, c'est le ministère de la défense, hein.

Je termine avec ce portrait libération. écrivait aussi ceci à propos de votre engagement au Parti socialiste. Je j'ouvre les guillemets.

Très vite, il se rapproche, il est question de vous donc hein, très vite, il se rapproche du courant de Jean-Luc Mélenchon et participe à l'aventure du club politique PRS pour la République sociale en compagnie d'Alexis Corbière, Raquel Garrido, Charlotte Girard ou Daniel Simonet. Ils ne se quitteront plus. La bande forme toujours aujourd'hui le noyau dur autour du chef des insoumises.

Donc ça c'était en 2019. Plus aucun des quatre que j'ai cité. n'est à vos côtés aujourd'hui.

Euh vous avez ça vous attriste, c'est euh c'est pas que c'est pas que ça m'atriste, c'est que je c'est que je n'ai pas vraiment compris le Ils disent qu'ils ont été purgés, c'est l'expression. Oui, c'est enfin c'est non, ils n'ont pas ils n'ont pas été purgés. Je pense qu'il y a eu un un problème de je pense que certains se sont envisagés cru euh irremplaçable et euh [soupir] enfin voilà.

Bon c'est c'est comme ça. C'est dommage. Je enfin c'est leur c'est leur décision he vous savez.

C'est eux qui ont fait qui ont fait ce choix. Bah ils ont pas fait le choix de pas être investi au législatif. Ça c'est la Non mais c'est eux qui ont fait le choix de c'est c'est eux qui ont fait le choix de construire un courant alternatif à l'avance de la dissolution pour pouvoir organiser leur leur sortie après.

Voilà. Bon écoutez ce que je constate c'est que depuis qu'ils ne sont plus dans le dans le groupe insoumis, il y a beaucoup moins de de fuite dans la presse et on peut que s'en réjouir. Euh un dernier mot sur votre parcours parce que c'est quand même pas rien.

Ça représente 10 ans de votre vie. vous avez enseigné l'histoire pendant l'histoire géographie pendant 10 ans euh dans le département du Val de Marne. Euh est-ce que vous avez aimé cette expérience ?

Oui, c'était euh c'était c'était c'était très intéressant. C'était très intéressant mais c'était déjà le moment où on voyait que les moyens manquaient à l'éducation nationale. Et là, forcé de constater que maintenant que je le vois en tant que en tant que député, tous les échanges que j'ai avec la communauté éducative qu' s'agissent des parents euh d'élèves, des enseignants, des syndicalistes, c'est dramatique ce qu'ils font de l'école publique.

Mais c'est vrai que quand on a été enseignant, d'une certaine manière, on le reste [grognement] on le reste toute sa vie et on est attaché à l'institution et et c'est dramatique et c'est vrai que reconstruire l'école publique, c'est aussi un un vrai moteur parce que c'est l'avenir de notre pays, c'est l'avenir de nos enfants et on voit que tout cela est jeté est jeté comme tous les autres services publics. On va en venir Bastien Lchotud à votre regard sur la France et je voudrais qu'on parle justement du concept de Nouvelle-France qui est désormais assez central dans le discours de la France insoumise. Alors pour commencer, la question est toute simple mais quelle est votre définition de la Nouvelle-France si vous pouvez le faire en quelques mots ?

Mais en fait la enfin je pense que ce qui est intéressant de voir c'est que ce concept de Nouvelle-France n'a rien de essentiellement nouveau. Il avait déjà été employé. Il a déjà été employé. auparavant euh ce qui vous savez on considère que il n'y a pas de France éternelle, que ça n'existe pas, que l'essentialisation de la France est un racialisme.

La la France c'est une construction, c'est des couches successives d'accumulation, c'est un processus en évolution. Quel est le pays qui a connu c Républiques, deux empires, trois monarchies, un régime autoritaire en deux siècles ? Aucun.

Nous sommes une construction politique, nous sommes une accumulation, nous sommes la construction, nous sommes ce qui est la société. La Nouvelle-France, c'est la France d'aujourd'hui. Et la France d'hier, c'était la Nouvelle-Fance d'avant-hier.

Euh oui. Mais alors, dans ce cas-là, le mot n'a pas beaucoup de sens en fait. C'est c'est un concept creux.

Alors non. Ce n'est pas un concept creux parce que il faut regarder ce que c'est ce que ce qu'est la Nouvelle-Fance aujourd'hui. Nouvelle France, j'y viens.

La Nouvelle France aujourd'hui, c'est une France qui n'a pas voté pour ses institutions parce que qui avait 21 ans en 1958. Toutes les personnes qui sont nées avant avant 1937, c'est déjà une définition de la Nouvelle-Fance. C'est une France qui est à 80 % urbaine qu'en 1958, elle était à 55 %.

C'est une France où aujourd'hui quasiment toutes les femmes travaillent, ce qui n'était pas le cas en 1958. C'est euh une France euh qui et oui, en effet, c'est vrai, il faut le dire, euh qui intègre en son sein euh des personnes euh racisées euh qui sont issues euh de euh de l'immigration post-coloniale, de la 1 2e, 3e génération. Euh bien sûr, il faut le dire, c'est pas un problème, hein, ça ne dérange que les racistes de de le dire.

C'est donc une France diverse, variée et une France d'aujourd'hui qui n'est pas la France euh de de d'auparavant. Donc cette Nouvelle-Fance, c'est un objet social euh euh qui qui est qui se développe devant nous, mais c'est aussi un projet. C'est aussi un projet parce que il faut mettre en adéquation euh nos institutions politiques et sociales face à cette Nouvelle France. un français de de 2026, bah il n'a pas les mêmes aspirations qu'un français de 1958.

Donc il ne veut pas les mêmes institution. Donc nous avons besoin d'une constituante pour pouvoir donner à cette Nouvelle-Fance les institutions qui lui vont bien. Et puis la Nouvelle-Fance c'est Mais la Nouvelle France, elle est pas nouvelle donc en fait puisqueen gros vous d'après ce que vous dites, elle date de 58.

Donc non, c'est pas ce que j'ai dit. C'est pas ce que j'ai dit. Je je par exemple une centaine d'années la Nouvelle-Fance, elle a évolué depuis 60 ans.

Ouais. La Nouvelle-Fance, elle est nouvelle tous les ans. Ouis.

Mais ce qui est intéressant de prendre par exemple le la comparative avec 58, c'est sur le plan institutionnel parce que nous la le une des réponses que nous proposons à cette Nouelle France par exemple, mais c'est d'autres choses aussi, c'est aujourd'hui c'est une Nouvelle France qui est à construire, c'est une Nouvelle France productive à construire. Aujourd'hui, on voit que l'industrie représente moins de 10 % du PIB. Est-ce que on est prêt à l'accepter ?

Est-ce que nous ne devons pas aujourd'hui dire que ben la Nouvelle-Fance, elle doit être une puissance qui investit dans les les nouvelles technologies de l'avenir, que ce soit le quantique, que ce soit le spatial, que ce soit les fonds marins, que ce soit la santé, bref, les les nouvelles frontières de l'humanité qui vont faire que la Nouvelle-France sera à la pointe de du progrès et sera d'une certaine manière aura une influence sur la marche du monde. Quant Mathilde Panu, la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale c'était il y a quelques jours dit je la cite he que l'extrême droite fantasme une France qui n'existe pas et qui n'a jamais existé une France blanche et chrétienne. Sûr une France blanche et chrétienne n'a jamais existé.

Vous qui avez été prof d'histoire vous pouvez affirmer ça ? Mais oui parce que c'est-à-dire une France chrétienne très largement et très largement catholique. Très largement.

Et non mais enfin oui mais enfin quand on dit très largement c'est très très largement et blanche d'ailleurs le terme blanc n'a pas beaucoup de sens quand on la renvoie à l'histoire parce que c'est ces mots ce mot n'était pas employé personne ne se définissait comme blanc dans les siècles passés non mais regardez le roi de France ou plutôt le roi des francs ou sur quel territoire il régnait oui mais là vous remontez ou non mais non mais d'accord vous remontez mais je remonte les premiers rois des francs Il régnent sur l'île-de- France et ils ont construit un racine national sur la France et la France s'était tendue. D'accord. Mais si on prend 16e, 17e, 18e, c'était quand même une époque où la France était très majoritairement blanche encore une fois avec la part d'anachronisme qui a ce mot et catholique.

Oui. Et les juifs étai et les juifs étaient persécutés et les protestants étaient euh étaient massacrés lors de la Saint-Bartémie. Dire que ça n'a pas existé, c'est c'est un peu une aberration.

Non, c'est pas une aberration. Non, c'est pas une aberration. Euh déjà la la France euh est une construction politique ou républicaine ou monarchique, mais c'est aussi une construction monarchique, hein.

C'est les rois ont construit euh l'histoire de France. Euh ils ont raconté l'histoire de France, ils se sont racontés dans l'histoire de France et je suis désolé mais quand on regarde les guerres de religion, on ne peut pas dire que la France était catholique et que tout le monde en en était ravi. Elle est demandé au Qatar.

Oui. Oui. Non non mais parce que là vous remontez beaucoup plus loin.

Moi je vous ai parlé des allez 16 17 une fois qu'on avait éradiqué tous les autres. Mais non il y avait toujours des protestants et il y avait toujours des juifs. Et d'ailleurs heureusement que la Révolution française était là pour accorder aux juifs les mêmes droits que que les autres.

Les protestants étaient chrétiens puisque c'est chrétiens Mathil Panu c'était chrétien hein le terme ils étaient chrétiens et ils étaient encore une fois blanc encore une fois je le dis bien avec la la le côté un peu anachronique de l'expression. Mais euh je voudrais par exemple et et juste pour vous dire oui, tous ces gens-là parlaient leur patoie locale ou leur langue locale. Oui, bien sûr, bien sûr.

Oui. Et c'est la révolution française qui a repensé la France politique. Vous voyez non le le euh il n'y a que dans les manuels de la 3e République qui construisait un peuple pour récupérer l'Asace et la Lorine face au face aux Allemands que on a cette ce récit national.

Si si on regarde le travaux des historiens sérieux, on voit bien que tout ça est bien plus complexe pour clore ce chapitre, il y a une autre expression qui qui pour le coup euh ne revient pas régulièrement mais qui a été employé c'était en décembre dernier à l'occasion d'un meeting euh de soutien euh à Bali Bagayoko qui depuis a été élu euh maire de Sandy. C'est votre collègue Sébastien Delogu qui s'exprimait et qui disait euh à l'assistance, vous avez une occasion en or que des racisés qu'un maire ou des maires puisquil s'agissait de villes soit des mes racisés soient élus et de faire en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici. Le réel peuple de France, qu'est-ce que ça veut dire ça ?

S'il y a un réel peuple de France, ça veut dire qu'il y a un peuple irréel aussi. Alors non, il y a un peuple. Et c'est quoi ça ?

C'est une maladresse ou une outrance ça ? Ah non, c'est ni l'un ni l'autre. Ni l'un ni l'autre.

Il y a une troisème possibilité. Mais bien sûr. Et si vous me laissez la développer, je vous invite même.

Mais tout à fait. Mais le réel peuple de France, c'est ce peuple de France qui est bien souvent euh ignoré, euh relégué euh et qui prend peu la parole. Quand on regarde euh les taux d'abstention dans euh dans nos quartiers populaires, on est sur des taux d'abstention bien plus forts que dans d'autres quartiers.

Le réal peuple de France, c'est celui-là. C'est celui qui vit quotidiennement et qui et bien des fois ne va pas voter et qui des fois voter et quand il va voter oui, c'est la France insoumise qui qui est élu à saint. Ce peuple-là est-il plus réel qu'un autre peuple ?

Mais parce que Ah mais c'est pas c'est si si on dit le réel peuple de France. Oui mais c'est celui qui est là dans la réalité. Sauf que dans les urnes, quand il ne va pas voter le peuple de France qui s'exprime B c'est pas le peuple de France, c'est une partie du peuple de France.

Quand on a des 60 70 % d'abstention dans certains quartiers, le peuple qui va voter, c'est le peuple mais c'est une partie du peuple. Vous n'avez pas l'impression Je ne crois pas qu'il opposé deux peuples. Il opposé il Je pense pas qu'il opposé de peuple d'un peuple réel.

Donc si on s'interroge, on dit s'il y a un peu plus réel, il y en a un qui l'est moins. Donc oui, ce celui qui dans lésion s'exprime lorsque il ne tout le monde ne va pas voter. Et alors Sébastien deogu parle de racisé.

Vous avez employé vous-même ce terme. Mais pourquoi vous employez tout le temps le terme racisé ? Quand vous voyez quelqu'un qui est noir ou qui est l'apparence d'un maghrébin, pourquoi vous dites qu'il est racisé ?

Parce que il est il peut ne pas se sentir comme racisé [rires] mais comme pleinement français. Mais c'est pas là alors non mais c'est pas à la limite c'est pas à vous de le dire, c'est peut-être à lui. Oui mais tout à fait mais c'est pas moi qui le dit.

Bah si c'est be Non. Oui bien sûr mais c'est beaucoup de travaux de de sociologues aussi euh qui le démontrent euh aujourd'hui euh ces personnes sont racisées par le regard de l'autre. Ouais c'est le regard.

Je connais ce concept. Oui ouioui. Ça je connais.

B. Voilà. Oui, mais vous vous employez le terme peut-être un peu trop Je pense que au vu de l'état du racisme dans notre pays, je pense que nous ne l'employons pas de manière abusive.

Euh, c'est le moment Bastien Lachot de faire un point sur l'information. On va se retrouver dans quelques minutes pour la deuxième partie de notre émission tout simplement. à tout de suite. [musique] L'atelier politique avec Frédéric Rivière, [musique] l'atelier politique avec Bastien Lachot, député LFI de Sensy, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale.

Juste avant les informations, nous parlions des racisés, du racisme, je voudrais qu'on clôture ce chapitre d'une certaine manière avec ce conflit que vous avez aujourd'hui avec l'association du corps préfectoral et des haut fonctionnaires du ministère de l'intérieur qui a décidé de porter plainte contre vous pour diffamation et injure après des propos à l'encontre des préfets. C'était le 8 avril dernier sur votre compte Twitter et voici ce que vous disiez. Les préfets protestent contre Nounes, le ministre de l'intérieur parce qu'il leur rappelle qu'ils doivent quand même régulariser parfois quelques personnes et qu'il n'y a aucune base légale pour interdire totalement le voile.

Non mais vous vous rendez compte du niveau de dinguerie fachaud. Cela confirme ce que l'on savait déjà. Le corps préfectoral est encore plus gangrainé par l'idéologie xénophobe, islamophobe et raciste que ne l'est le gouvernement.

Tout gouvernement qui arrivera au pouvoir pour appliquer une politique de transformation sociale devra reprendre en main la haute fonction publique et y restaurer des principes républicains. Nous nous le ferons. Euh c'est vrai que ce sont des accusations euh fortes.

Euh vous considérez donc aujourd'hui que je vais reprendre vos termes littéralement que le niveau de fascisme des préfets en France est complètement dingue. ce que je parlais de dinger fachaud hein. Donc j'ai traduit par niveau de fascisme dingué. [rires] Je crois pas mêre beaucoup écarté de la source.

Non, ça va. Euh écoutez, c'est pas une accusation, c'est une constatation, une caractérisation politique. Euh aujourd'hui, on a un ministre qui dit "Les préfets, ça va pas vous régulariser pas assez." Et les préfets se plaignent de leur ministre en disant "On préférait le précédent." Dans quel pays on accepte que le corps préfectoral conteste les directives de son ministre et disent on pré et disent on préférait le ministère précédent.

Le rôle d'un préfet c'est d'appliquer la politique du gouvernement et de fermer sa gueule. Bah oui, c'est le rôle d'un fonctionnaire. Et là moi ce que je comprends pas c'est que le préfetz laisse faire en fait.

Comment peut-il accepter que des préfets contestent son autorité ? Depuis d'ailleurs, il a changé, il leur a redonné des consignes dans le sens de plus de fermeté. Donc le préfet donc qui commande le préfet les préfets ou le ministre ?

C'est inquiétant quand même pour notre République. Vous ne trouvez pas ? Moi ce que je constate dans mon département est-ce que forcément si l'on si l'on se dit favorable à plus d'expulsion d'une politique plus sévère, est-ce que pour autant on est immédiatement un fasciste ?

Est-ce qu'il y a pas une inflation et un usage un peu excessif du terme ? Non parce que on peut discuter les termes ou mais vous savez que les mots ont un sens et que ils ont une valeur symbolique parfois qui est très lourde aussi. Mais vous savez moi le symbole c'est du concret pour les habitants de ma circonscription.

Moi j'ai des gens ça fait des des dizaines d'années qu'ils sont installés dans le pays qu'ils ont leurs papiers qu'ils ont leur titres de séjour qu'ils renouvellent normalement régulièrement et là ils sont incapables d'obtenir des rendez-vous pour renouveler leur titres. On parle pas de régulariser des gens. Euh, on parle de gens qui sont euh euh père de famille, mère de famille, qui travaillent en France depuis 20 ans, qui veulent juste renouveler leur titre de séjour.

Ils n'ont pas de rendez-vous. Et vous savez comment ça se concrétise derrière ? Ils n'ont pas de rendez-vous.

Leur titre de séjour tombe à euh à échéance et à expiration, ils perdent leur emploi juste parce que la préfecture n'a pas donné le rendez-vous pour renouveler le titre de 6 jours. Vous trouvez que c'est normal ? Non, mais la question c'est c'était le terme, c'est-à-dire que vous dénonciez une politique injuste euh égoïste, manquant d'humanité, mais ce sont les termes.

Vous parlez d'islamophobie, de xénophobie, de racisme et de fascisme. Ça comment l'expliquer autrement ? Paquet.

Bah comment comment l'expliquer autrement ? Pourquoi les étrangers dans ce pays n'arrivent pas à trouver de rendez-vous en préfecture pour avoir des titres de séjour ? Bon, de toute façon, voilà, je vous laisse évidemment totalement libre de ce que vous dites.

Mais voyez, mais ce qui mais heureusement, mais les préfets non. Et moi, je dénonce le fait que il y a une judiciarisation des choses. On voit des préfets qui commandent au ministre, on voit des préfets qui veulent censurer des députés et qui veulent les attaquer en justice.

Parce que moi, j'ai été attaqué en justice. Jean-Luc Mélenchon, Aurélien Tacher, Paul Vanier ont été attaqués en justice par des préfets. Depuis quand des préfets attaquent en justice ? les parlementaires qui font de la caractérisation politique et critique.

C'est pas individuellement des préfets, c'est l'association du corps préfectoral. Bon, c'est une émanation des préfets. Oui.

Euh, on va passer à autre chose. Bastien Lachot, la Nouvelle-Calédonie, c'est un sujet qui vous tient à cœur et vous demandez la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les violences de euh de 2024. Alors, c'est c'est si dites-moi si je me trompe, mais euh la résolution qui demande la création de cette commission d'enquête a été déposée, je crois, le 12 février.

Euh pour l'instant, la commission n'est pas encore sur pied. Non, la la commission n'est pas sur pied parce que euh la majorité euh de l'Assemblée nationale euh s'y oppose. Le les partis gouvernementaux, leur Assembl nationale ne ne souhaitent pas de cette commission d'enquête.

Qu'est-ce que vous voudriez faire ? Émergez-vous ? Quelle quelle je sais pas quelle évidence vous voudriez mettre éventuellement.

Écoutez euh il faut faire apparaître quoi. Les révoltes populaires de de 2024 ont occasionné 15 morts dont 12 cancs, deux gendarmes, un européen, 975 blessés, 2 milliards de d'euros de de dégâts. Ouais.

Une crise économique, sanitaire, sociale telle que le territoire calédonien n'en a jamais connu et on ne devrait pas aller chercher les responsables. Tout le monde avait prévenu le gouvernement que si ils avançaient sur le dégel du corps électoral, il y aurait une explosion sociale. Nous l'avions dit avant les débats, nous l'avons dit pendant les débats.

Le gouvernement a avancé, le gouvernement a organisé la gestion comme ils disent de l'ordre. Ils sont responsables des des morts que il y avait des des milices, il y avait des milices loyalistes qui patrouillaient dans les quartiers qui ont tiré sur des sur des canacques. Tout cela, quels étaient leur lien avec les policiers ?

Il faut qu'il y ait une enquête de du de du parlement de l'Assemblée nationale pour ou mais il faut une majorité pour la voter. Donc pour l'instant oui. Ou que nous puissions utiliser notre droit de tirage de groupe parlementaire pour pouvoir le le faire.

Euh c'est la question, vous l'avez évoqué du corps électoral qui est l'un des points de de crispation très important. Est-ce qu'on peut euh légitimement exclure indéfiniment du vote aux élections provinciales des personnes euh qui vivent en Nouvelle-Calédonie et qui sont nés parfois depuis bien longtemps ? En fait, il faudrait expliquer pourquoi il y a un gel du corps du corps électoral.

Euh la Nouvelle Kédonie, c'est une colonie française depuis 1953, c'est-à-dire en 1953 euh elle n'a plus le statut de colonie aujourd'hui. Le Non, non, mais enfin si on s'en tient à au texte, Calédonie n'est pas une colonie aujourd'hui. Il y a une situation coloniale en Kan Nouvelle-Calédonie depuis 1953.

Depuis 1953, il y a un peuple premier qui a été pour le coup reconnu par le peuple français par référendum et lors de la de l'accord de Numéa qui a vu euh des colons arriver sur sur ces terres. euh un gouvernement français qui jusqu'en 1972 et peut-être même plus a organisé une colonie de peuplement, c'est-à-dire a envoyer des habitants sur ce territoire pour mettre les CAC en minorité pour empêcher toute véléité d'indépendance et toute possibilité d'indépendance. C'est pas moi qui le dit, c'est le droit international parce que la Kanie Nouvelle-Calédonie est inscrite sur la liste des territoires non décolonisés de de l'ONU.

Donc, il y a une situation coloniale et la France pour la première fois de son histoire avait réussi à avancer sur une voie de décolonisation d'une colonie de peuplement pacifique. C'était les accords de Matignon Oudino en 1988 négociés par Michel Recard et François Mitteran. C'était l'accord de Numéa de 1998 négocié par Lionel Jospin qui prévoyait qu'il y ait un cheminement vers l'émancipation et l'État devait accompagner la CANC Nouvelle Calédonie vers la pleine émancipation et pour cela, ils ont mis en place un corps électoral gelé, c'est-à-dire ne pouvai voter que les gens qui avaient qui étaient présents sur le territoire en 1998 et qui avaient 10 ans de résidence.

Voilà. Et ce corps électoral, il y a eu trois consultations sur l'indépendance. Le nom l'a emporté à deux reprises.

Le troisème référendum a été organisé dans des conditions lamentables, notamment par Sébastien Lecnu qui était ministre des autres mères à l'époque. Oui. Le nom l'a emporté une nouvelle fois, c'est-à-dire le nom le nom à l'indépendance.

Faut préciser quand même. Oui. Avec un boycotte du peup des représentants du peuple premier et des indépendantistes.

Donc ce 3è référendum n'avait aucun sens. Mais il y en a quand même eu deux auparavant qui ont dit "On veut rester dans le giron français." Oui.

Et avec à chaque fois euh entre le 1er et le deuxè une diminution de l'écart entre le oui et le non qui a fait tellement peur tellement peur au tenant de la Nouvelle-Calédonie française qu'ils ont tout fait pour que le 3è référendum ne se tienne pas dans de bonnes conditions. Et de toute manière, mais pourquoi faudrait-il organiser éternellement des votes jusqu'à obtenir le résultat auquel vous personnellement manifestement vous êtes favorable ? Non, moi je suis enfin moi je suis favorable à ce que les les les l'État respecte sa parole.

Voilà. Tout simplement parce que l'État s'est engagé à accompagner la Nouvelle-Calédonie jusqu'à sa pleine émancipation. Et je vais vous dire une chose.

Vous savez pourquoi le le le oui l'a l'a remporté deux fois au référendum en on va dire préciser le oui pour le maintien ? Parce que comme on a dit une fois le nom, une fois le oui pour le maintien dans la France. Oui, parce que en 1983, les représentants du peuple premier, les Canaques, ont accepté quelque chose d'inouit dans le droit international et dans l'histoire de la décolonisation.

Ils ont accepté de partager leur droits à l'autodétermination avec ce qu'ils ont appelé les victimes de l'histoire, c'est-à-dire les autres habitants de Calédonie qui ont été amenés là par la colonisation. Et donc de fait, c'est ça qui a qui a permis de lancer l'espoir d'un destin commun entre l'ensemble des des population. De qui s'agit-il ?

Ben, il s'agit euh des descendants de Bagnard parce que la Nouvelle-Calédonie a été un bagne français. Ça a été un des descendants de d'Algériens indépendantistes qui ont été envoyés là-bas. Euh c'est des descendants de colon tout simplement.

Des descendants de Walisiens et cetera. Alors bref, en gros, les Canac ont accepté de partager leur droit à l'autodétermination et aujourd'hui le gouvernement est en train de leur dire "On va dégeler le corps électoral pour vous vous pour continuer à vous noyer dans le corps électoral." Mais ce que vous ce que vous dites en fait c'est que cette grande première en 83 d'accepter de partager leur droits à l'autodétermination, c'était un geste de générosité.

Oui. Bon et il se trouve que ça ne leur a pas profité. Oui.

Est-ce que pour autant ça doit remettre en cause la d'une part la d'une part la valeur du geste et d'autre part le résultat ? En tout cas, c'est le résultat des deux premiers référendum, personne le conteste. Hm.

Les indépendantistes ne reconnaissent pas le résultat du 3è référendum. Mais passons. Ce qui est dit dans le dans le dans l'accord de Numéa, c'est que une fois que les trois référendum se seront passés, si le nom l'emporte à chaque fois, les acteurs se retrouveront et analyseront la situation ainsi créée.

C'est-à-dire que donc l'accord ne nous met à perdure et il est nécessaire d'avoir une nouvelle négociation et un nouvel accord de consensus. Sauf que le gouvernement ne veut pas de cet accord de consensus et il passe en il essaie vinement à chaque fois de passer en force. Et c'est ça qui ne fonctionne pas.

Donc ce qu'il faut aujourd'hui, c'est en finir avec ça. Il faut que l'État retrouve une un statut au minimum d'impartialité et accompagne la Nouvelle-Calédonie vers son indépendance parce qu'il n'y aura pas d'autres issues. [raclement de gorge] Euh je le disais, on le disait au début de notre entretien, vous pourriez devenir ministre de la défense si Jean-Luc Mélenchon l'emporter plus il a dit qu'il ferait de vous son ministre de la défense.

Alors le 19 mai dernier, l'Assemblée nationale a voté une rallonge pour le budget militaire de la France de 36 milliards d'euros. Les députés LFI ont voté contre. Vous considérez-vous aujourd'hui que la France n'a pas besoin de renforcer ses capacités militaires ?

Je pense qu'il faut se poser la question de ce que nous voulons faire avec tout cet argent. Quels sont les objectifs de nos armées ? Quels sont les risques que court notre pays ?

Aujourd'hui, notre armée, elle est intégrée à l'OTAN et le budget militaire, tel qu'il est pensé aujourd'hui, vise à fournir une division, une brigade, un corps d'armée à l'OTAN en cas de conflit à l'est de l'Europe. Nous nous considérons que nous devrions sortir de l'OTAN parce que les intérêts de l'OTAN, ce ne sont pas les intérêts de la France. L'OTAN est mal en point de toute façon, hein. [grognement] Et euh cela ne fait que renforcer notre notre opinion.

Euh et nous devons penser notre défense pour défendre les intérêts de de la France, notre territoire, notre population et la préserver des menaces actuelles. Les menaces actuelles, c'est des menaces euh cyber, c'est des menaces dans le domaine du spatial. Bref, c'est dans ces domaines là que nous devons massivement massivement investir.

Et donc vous pensez que la menace russe, elle est surestimée vous ? Ça dépend de ce qu'on appelle la menace russe en fait. Voyez, si vous nous dites la Russie va envillir la France, non, c'est pas le cas.

Euh c'est pas le cas. C'est-à-dire ça n'arrivera pas on va pas avoir de char russes sur les Champs-Élysées. Ça ça n'existe pas parce que nous avons la dissuasion nucléaire et que la Russie n'envahira pas une puissance nucléaire.

Euh donc ça ça n'existe pas. Par contre, la réalité c'est que oui, nous subissons des attaques. D'ailleurs, le président Macron a dit que la Russie attaqué nos hôpitaux.

Que faisons-nous pour nous défendre ? Quelle a été la réaction du président Macron à ces attaques russes qu'il a qualifié sur nos hôpitaux ? Vous voyez, ce n'est pas parce qu'on va construire des canon qu'on va protéger nos hôpitaux.

Certains vous reprochent, vous le savez et vous l'avez lu, d'avoir un discours sur cette affaire et notamment sur la Russie un peu proche du Kremelin. Vous rejetez ça en bloc et et vous pz en bloc et en détail. Mais alors on pour le détail, on a pas beaucoup de temps donc faites le blog si vous voulez bien parce que l'émission est longue mais nous n'avons rien à voir avec le régime de Vladimir Poutine.

Nous avons toujours défendu. Non, c'est pas enfin je disais même pas qu'on qu'on vous reprochait d'avoir quelque chose à voir avec le régime, mais mais d'avoir une lecture des événements et notamment de ce qui se passe en Ukraine qui dont les analyses pourraient se être un peu partagé avec la vision du dans ces cas-là, moi ce que je veux voir, c'est quoi précisément ? Nous ne sommes pas Poutin question par exemple sur la responsabilité de l'OTAN dans le déclenchement de la guerre.

Non, il y a il y a deux de deux choses là-dedans. Oui, moi nous pensons que étendre l'OTAN aux frontières de la Russie est une provocation vis-à-vis de la Russie. Bien sûr, c'est une réalité.

Mais pour autant, envahir l'Ukraine pour par Vladimir Poutin est totalement inacceptable. Même si l'OTAN a a usé de provocation en voulant intégrer l'Ukraine à à l'OTAN, cela ne justifie en rien l'invasion de l'Ukraine. Et d'ailleurs, je rappelle que Jean-Luc Mélenchon a été le premier homme politique français à dénoncer l'invasion de de l'Ukraine.

Ce n'est pas parce que on on a une une analyse qui ne dit pas toute la faute c'est Poutine que cela revient à dire que Poutine n'est pas responsable. Oui, Poutine est responsable de l'invasion. Oui, c'est un une violation inacceptable du droit international.

Oui, il faut aider l'Ukraine à se défendre évidemment et nous l'avons toujours dit. Ouais. Mais d'ailleurs, vous savez, moi c'était assez intéressant parce que j'étais en commission de la défense 5 6 jours avant l'invasion et nous avions la ministre de l'époque qui nous a dit euh les services de renseignement français voient la même chose que les services de renseignement américain mais nous ne l'analysons pas de la même manière.

Ce qui voulait dire que les services de renseignement français ne pensaient pas 5 jours avant que [grognement] la Russie allait envahir l'Ukraine. H est-ce que vous n'êtes pas dans une certaine mesure victime de des mêmes excès que vous pratiquez parfois ? Ce que je vais vous expliquer, on en parlait tout à l'heure.

Vous traitez volontiers de fachot celui qui ne partage pas votre point de vue sur l'immigration et on vous traite immédiatement de Poutinophile si vous ne partagez pas l'analyse sur la situation de l'Ukraine. Est-ce qu'il y a pas dans de de par moment des excès dans un parallèle à faire dans ces excès ? Non, je ne pense pas parce que le le problème de nous traiter de poutinophile ou autre, c'est queen fait on on nous traite d'ennemis de l'intérieur.

Hm. Et traiter un opposant des demis de l'intérieur, c'est essayer de le discréditer, c'est nier tout débat démocratique. C'est empêcher en fait.

Donc c'est plus grave, c'est plus grave que de traiter de faot pour vous. Oui, bien sûr parce que c'est une caractérisation politique. Facho, faudot, c'est grave aussi quand même.

Oui, mais c'est pas interdit en France de traiter de fachot. Non, d'être fasciste, [raclement de gorge] ça je sais pas. Alors je suis pas sûr.

Être raciste, oui, sûr qu'on peut se revendiquer du fascisme librement en France, je crois pas. Enfin là, je voudrais rien affirmer mais je souhaite bon courage à celui qui voudrait essayer de se montrer sur un plateau de télé ou ailleurs en proclamant qu'il est fasciste. À mon avis, ça va pas être simple quand même.

Euh quelques mots, vraiment quelques mots sur l'élection présidentielle. Bon, on aura l'occasion d'en reparler, c'est quand même dans 11 mois. Mais est-ce que vous pensez que précisément ce contexte international qui d'habitude pèse peu sur une élection présidentielle en France va être déterminant et favorable à Jean-Luc Mélenchon ?

Écoutez, moi je ne sais pas ce que ce que je constate c'est dans mes échanges avec les habitants dans ma circonscription et cetera, c'est que la guerre fait peur. C'est qu'il y a une vraie angoisse, une vraie peur de la guerre. Et le discours gouvernemental n'aide pas à à cela parce que il c'est l'économie de guerre par c'est on va envoyer nos enfants mourir sur le front. enfin des choses qui sont totalement totalement aberrantes.

Euh je pense que un discours rationnel qui analyse le monde, qui propose une autre voie, une voix non alignée, indépendante, pacifique tel que le fait Jean-Luc Mélenchon. Oui, je pense que que c'est que c'est que c'est important et je pense que ça ça entend son sa rencontre en tout cas à un auditoire et une audience. Euh les les sondages le montrent et je pense que le meeting qui va avoir lieu euh dimanche euh à Saint-Denis euh à 15h devant la l'hôtel de ville va montrer la force de du mouvement qui euh qui pousse Jean-Luc Mélenchon.

Merci Bastien Lachotud, merci d'être passé à à l'atelier politique. Cette émission merci est à retrouver sur le site internet de RFI ou sur l'application Pure Radio. Mathias Golchani était à la réalisation.

Bonne soirée, à la semaine prochaine.

Bastien Lachaud : Nouvelle France, crise démocratique, Nouvelle-Calédonie et défense nationale — Bastien Lachaud · Pourquijevote