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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 26 septembre 2024 14 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalNumériqueSolidarités & famille

Anne Genetet, une députée devenue ministre | La politique et moi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Enfant, vous avez eu une discussion avec votre père sur le sens de la vie. Qu'est-ce qu'il vous a dit ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous avez été pédiatre, journaliste santé, consultante en gestion de crise sanitaire, blogueuse... Vous avez la bougeotte ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    L'engagement politique avant 2017, ça ne vous attirait pas ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous vous dites : "Là, j'y vais" avec Emmanuel Macron en 2017 ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment on fait campagne sur une circonscription aussi vaste que la vôtre ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Mais en campagne, vous avez fait beaucoup de voyages... Comment vous financez ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Anne GenetetFait
    « Il m'a dit : "Je ne sais pas." "Je pense qu'on est comme un grand mur de briques "et chacun d'entre nous est une brique, et une brique, "ça soutient les autres, les faibles." »
  • 4:00Anne GenetetFait
    « Quand j'ai fait le tour d'un sujet, j'aime pouvoir en changer quand l'opportunité se présente. »
  • 6:00Anne GenetetFait
    « Très intéressée par la politique, le fonctionnement de la société, mais je trouvais pas d'offre politique qui englobe ce à quoi j'aspirais. »
  • 10:00Anne GenetetChiffre
    « Nous avons le fichier e-mail de tous nos électeurs. J'ai une base de données de 80 000 e-mails. »
  • 14:00Anne GenetetFait
    « Je vois déjà des questions qui sont tombées dans le chat... »
  • 16:00Anne GenetetFait
    « Le plus gros du travail d'un parlementaire, c'est le palais Bourbon. »
  • 18:00Anne GenetetFait
    « Un parlementaire peut dire des choses que parfois nos diplomates ne peuvent pas dire. »
  • 20:00Anne GenetetFait
    « Tous les Français installés à l'étranger, par les contacts avec les autorités locales, les entreprises, des institutionnels, on a des informations dont le pays a besoin. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Sa circonscription englobait 49 pays, à cheval sur 3 continents. En tant que députée Renaissance, Anne Genetet a particulièrement travaillé sur les questions de diplomatie et de défense. Elle vient d'être nommée ministre de l'Education nationale.

Je vous propose de revoir ce numéro de "La politique et moi", de juin 2023. Générique ...

Bonjour, Anne Genetet. -Bonjour. -Enfant, vous avez eu une discussion avec votre père sur le sens de la vie et la réponse qu'il vous a faite vous a marquée.

Qu'est-ce qu'il vous a dit ? -Il m'a dit : "Je ne sais pas." "Je pense qu'on est comme un grand mur de briques "et chacun d'entre nous est une brique, et une brique, "ça soutient les autres, les faibles. "Si un jour, t'as un coup de mou, les autres "te soutiendront, donc sois une bonne brique. -Donc ça, c'est une belle image. -Ca m'a portée constamment depuis et j'espère l'avoir transmis à mes enfants. -Si on regarde votre parcours, vous avez été plusieurs briques différentes.

Vous avez été pédiatre, journaliste santé, consultante en gestion de crise sanitaire, blogueuse, également. Vous avez la bougeotte ? Vous avez besoin de changer de vie, de métier, régulièrement ? -Quand j'ai fait le tour d'un sujet, j'aime pouvoir en changer quand l'opportunité se présente.

J'aime faire le tour et savoir que je peux être utile. Quand j'arrive au bout de ce que je pouvais apporter, je change si j'en ai l'occasion. -Jeune pédiatre, vous avez d'abord travaillé dans un service de Protection maternelle et infantile.

Ensuite, vous avez travaillé dans un centre de la Croix-Rouge, avec des toxicomanes, puis vous avez suivi votre mari à Singapour où vous avez aidé des travailleurs migrants maltraités par leurs employeurs. Sans faire de politique, vous avez toujours eu des engagements assez forts. C'est important pour vous ? -Ah oui.

Je reviens à l'image de la brique dans le mur. J'ai besoin d'être utile aux autres. J'aurais eu du mal...

J'ai fait une préparation aux écoles d'ingénieurs et quand j'ai compris qu'ingénieur, c'était dans un bureau, j'ai su que ce n'était pas pour moi. J'avais besoin de me sentir utile, d'être sur le terrain, en me disant depuis toute petite : "J'ai eu de la chance... "Je suis dans un pays et une famille incroyables, "un quartier formidable. "Pourquoi tout le monde n'a pas cette chance ?" Ca me travaillait beaucoup.

Je voulais rendre ce qu'on m'avait donné. -L'engagement politique avant 2017, ça ne vous attirait pas ? -Très intéressée par la politique, le fonctionnement de la société, mais je trouvais pas d'offre politique qui englobe ce à quoi j'aspirais.

Il y avait toujours un truc qui clochait, donc je ne me suis pas engagée avant. -En 2017, vous vous apprêtiez à devenir une autre brique, encore. Vous étiez à Paris et vous suiviez une formation de médecin urgentiste. -Oui. -C'est là que la politique entre dans votre vie avec Emmanuel Macron.

Pourquoi vous vous dites : "Là, j'y vais" ? -Toujours dans ce souci d'aider les autres. D'abord, en 2002, Le Pen au 2e tour, ça me frappe énormément.

Ensuite, je vais à Singapour, loin de la France, donc j'ai moins d'intérêt pour la politique en France. J'ai l'impression d'être inutile, je comprends dans les sondages que Le Pen monte et je me dis que je ne pourrais pas regarder mes enfants dans les yeux sans leur avoir dit : "J'aurai essayé quelque chose." Donc il fallait que je m'engage.

A ce moment-là, il y a Emmanuel Macron qui représentait à la fois l'humanisme, ce souci d'être au plus près de ceux qui ont des difficultés, c'est ce qui m'engageait depuis longtemps, et de l'autre côté, ne pas être dans un Etat coercitif...

J'avais voyagé dans les pays de l'est. J'avais des souvenirs du bloc soviétique, je suis née à l'époque de la guerre froide, et je voulais pas de ça. J'ai trouvé une offre politique qui me correspondait. -Donc En Marche vous a investie dans la 11e circonscription des Français de l'étranger.

C'est la plus vaste de toutes les circonscriptions. Elle compte 49 pays à cheval sur trois continents, 11 fuseaux horaires. Comment est-ce qu'on fait ?

On la voit sur ces images, ça représente une zone importante. Comment on fait campagne sur un territoire aussi vaste ? -Nous avons le fichier e-mail de tous nos électeurs.

J'ai une base de données de 80 000 e-mails. J'utilise les outils numériques, qui marchent bien. J'ai pu voir des gens qui me connaissaient que je n'avais jamais vus.

Ils me connaissaient à travers mes communications, donc ça marche. Et ensuite, je me déplace un peu, pas partout. Je ne pourrai pas visiter les 40 sur 49 où il y a des communautés françaises.

Je me déplace toujours quand il y a une vraie raison d'y aller, pour faire attention aux dépenses que ça engage, à la fatigue que ça génère, à l'intérêt que ça peut avoir pour nos communautés. J'essaie d'être le plus utile possible. -Mais en campagne, vous avez fait beaucoup de voyages; J'ai retrouvé vos affiches de meetings de 2017, je le disais tout à l'heure, on dirait une tournée des Rolling Stones : Melbourne, Sydney, Hong Kong, Delhi... -J'avais pas pensé au parallèle, c'est tout à fait ça. -Mais il faut un sacré budget avion, notamment.

Comment vous financez ça ? -D'abord, je partais de Singapour, et on est en Asie, il y a des vols low-cost. C'est des petites distances.

Le budget est important mais pas considérable. J'ai pas dépensé tout le budget de campagne... -Y a pas un budget pour les campagnes à l'étranger ? -J'ai un budget pour les campagnes à l'étranger qui est différent de mes collègues en métropole, mais je n'ai pas tout dépensé, ni pour la campagne, ni pour ma mission de parlementaire. -Vous êtes, depuis 2017, l'une des 11 députés des Français à l'étranger.

La taille de votre circonscription fait que vous avez dû trouver une façon originale d'assurer vos permanences parlementaires. On va voir ça en images. *-Bonjour à tous.

Je vais attendre les premières connexions pour pouvoir lancer notre échange. Nous sommes dans la permanence virtuelle, que je vous propose tous les mois, et qui me permet de vous présenter mon travail de parlementaire, d'échanger avec vous et de répondre à vos questions. Je vois déjà des questions qui sont tombées dans le chat... -La plupart des échanges que vous avez avec vos administrés, ou vos électeurs, c'est comme ça, par Facebook Live, ou en Zoom pour les petits groupes.

Est-ce que c'est pas un peu frustrant pour vous et peut-être pour eux ? -Alors...

D'abord, nous-mêmes qui sommes à l'étranger, nous avons l'habitude de ces outils avec nos proches. On a l'habitude de se voir par écrans interposés. Ca fait pas une grosse différence par rapport à notre quotidien.

Je peux pas faire autrement, mais ça ne m'empêche pas, sur des situations de crise, de proposer un Zoom, parfois d'un jour à l'autre. Si, dans une communauté, il y a un problème, je propose un Zoom le lendemain et on échange plus directement, facilement. Ca aide.

Merci aux outils numériques. -Votre point d'attache, c'est Singapour. Comment faites-vous pour être au palais Bourbon quand il faut voter les lois, Singapour et votre circonscription ? -Le plus gros du travail d'un parlementaire, c'est le palais Bourbon.

Mes collègues sont là généralement du mardi au jeudi au minimum, parfois dès le lundi après-midi jusqu'au vendredi, quand on siège jusqu'au vendredi. Le gros du travail est ici, même quand un citoyen nous sollicite pour un souci avec une administration. Les questions qu'on va poser aux responsables de ces entités, ils sont à Paris, pas en province ou à l'étranger, donc il faut qu'on soit présent.

Contrairement à eux, je ne peux pas prendre un train pour rentrer le week-end, donc j'y vais pendant les séances de suspension des travaux. Avant, je pouvais y aller toutes les 4 à 5 semaines, mais j'ai dû changer mon rythme avec la majorité relative. Donc, je dois y aller la semaine de suspension que l'on a en octobre-novembre, les trois semaines de Noël, la semaine de février, les deux semaines d'avril, ou l'inverse.

Je m'octroie une petite faveur. Lors de la session extraordinaire, on a droit à une délégation de vote, donc je voyage en juillet et en septembre. -Vous ne pouvez pas déléguer ce vote le reste du temps ? -Non. -Il n'y a pas de règle dérogatoire ? -Que pour session extraordinaire de l'Assemblée.

Ca limite le temps des déplacements, mais cette année, j'ai quand même fait autant de pays que d'autres années, hors Covid. -Justement, le Covid. Comment vous avez géré vos allers-retours entre Paris et Singapour ? -Eh bien le hasard, plutôt l'organisation de mon travail faisait qu'au moment de la suspension des travaux du mois de mars 2020, je me trouvais en France.

Avant que l'espace aérien ne ferme, j'ai appelé en urgence mon époux pour lui dire qu'il lui restait 48 heures pour rentrer. S'il était pas rentré, on ne serait pas vus pendant deux ans. -Vous êtes restée... -En France, oui, car mon pays, Singapour, refusait, même avec un titre de séjour permanent, que je rentre à Singapour.

J'avais pas le droit de rentrer. Des pays ont même interdit à leurs ressortissants de rentrer. -Sur vos réseaux, on vous voit avec des ambassadeurs, notamment celui de Chine en France, celui d'Indonésie, ou avec des officiels des pays qui font partie de votre circonscription, comme le Parlement de la Corée du Sud, par exemple.

Vous êtes un peu députée diplomate, on peut dire ? Il y a une part de diplomatie ? -Il y en a une, d'autant que j'ai été membre de la Commission des Affaires étrangères.

Dans ce cadre-là, je jouais pleinement mon rôle de diplomatie parlementaire. Un parlementaire peut dire des choses que parfois nos diplomates ne peuvent pas dire. Et puis, dans chacun des pays, j'ai à coeur de présenter nos communautés aux responsables sur place et leur dire qu'il y a des communautés de Français.

Ils ne se rendent pas toujours compte... -Des difficultés ? -Des atouts aussi.

Je vends la France très positivement en leur disant : "Vous avez des entreprises qui font ci, qui font ça, "un chocolatier français, un marchand de vin..." J'aime bien vendre notre pays à mes interlocuteurs sur place. -Parfois, vous donnez l'impression d'aller au-delà de la diplomatie.

Ca a été le cas en 2021, quand l'Australie a annulé le fameux contrat où il s'agissait de construire 12 sous-marins pour 50 milliards de dollars. A l'époque, vous avez fait une confidence surprenante. On va revoir ça. *-Un député de la majorité du Premier ministre actuel m'a dit : "J'en veux pas de votre contrat, "il est trop cher, je ferai tout pour le déchirer." Il était très agressif avec ça.

J'étais si stupéfaite que je m'en suis ouvert aux autorités françaises, et on m'a dit : "Oui, on sait." "On sait." -Ca donne l'impression que vous faites presque du renseignement. -Je crois que... -Vous avez accès à des informations qui sont pas encore... -Pas seulement moi.

Tous les Français installés à l'étranger, par les contacts avec les autorités locales, les entreprises, des institutionnels, on a des informations dont le pays a besoin. -Ca veut dire que vous travaillez en coordination avec le Quai d'Orsay sur certains sujets ? -Toujours.

C'est important de se coordonner, de s'assurer que j'ai les bons messages, et qu'inversement, ils peuvent m'orienter en disant : "On voudrait plutôt avancer sur ce sujet." Chaque fois que j'ai une information pertinente, je la rapporte. -L'Ukraine est dans votre circonscription.

Vous avez d'ailleurs rencontré Volodymyr Zelensky à Kiev, car vous avez accompagné Yaël Braun-Pivet dans son voyage sur place. Avez-vous pu vous rendre utile sous une forme ou une autre quand la guerre a éclaté ? -J'ai eu des contacts avec les Français sur place qui se questionnaient sur la position française, ce qu'on allait faire pour soutenir.

Au moment du rendez-vous avec Volodymyr Zelensky, le sujet que j'ai abordé et sur lequel je travaille, c'est le risque que les opinions publiques nous lâchent à un moment ou un autre. Notre travail, à lui et à nous, citoyens et parlementaires, c'est d'animer l'opinion publique et de ne pas oublier l'Ukraine. J'espère être utile en faisant vivre le sujet ukrainien pour que les opinions publiques ne nous lâchent pas. -On passe à notre quiz.

Je vous explique le principe, pas très compliqué. Je vais commencer une phrase et ça va être à vous de la compléter. On démarre. "Vus de Singapour, "les débats dans l'hémicycle sont parfois..." -Particulièrement animés et irrespectueux, tout à fait à l'opposé. -C'est pas comme ça en Asie. "Mes collègues au palais Bourbon "pensent souvent que..." -S'agissant de moi ? -De vous et du fait d'être députée de l'étranger, on va dire. -Curieux, interrogatifs, mais je pense que je suis souvent vue comme souriante et soucieuse du consensus. -Enfin, "la prochaine brique dans ma vie sera...", après celle de députée ? -Oh, alors comme j'ai encore 4 ans de mandat...

Dans 2 ans, je ne sais déjà pas, mais j'aimerais faire des choses, toujours être utile au pays... -Merci, Anne Genetet... -Merci à vous. -...d'être venue.

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA

Anne Genetet, une députée devenue ministre | La politique et moi — Anne Genetet · Pourquijevote