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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 26 mai 2021 35 minActualité / polémiqueSantéCulture, médias & sportEurope & internationalJustice

Compte rendu du Conseil des ministres du 26 mai 2021

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 16:01OuverteRéponse directe

    Campagne de désinformation sur le vaccin Pfizer et restrictions aux frontières pour le variant indien ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Vaccination obligatoire pour certains publics ? Ouverture aux 16-18 ans ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Dysfonctionnement judiciaire dans le féminicide d'Hayange ?

  • 22:00RelanceRéponse directe

    Problème de plafond de vaccination ? Vaccination des 16-18 ans ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Sanctions contre la Biélorussie ? Situation au Mali ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Autorisation de la parade du LOSC malgré les risques sanitaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Chiffre
    « Près d'un adulte sur deux a reçu au moins une dose du vaccin. Ce seront 24 millions de personnes ce soir. »
  • 8:00Chiffre
    « 80 % des plus de 65 ans sont désormais vaccinés. »
  • 9:00Chiffre
    « Plus de 670 000 doses en une journée et plus de 3,6 millions de doses en une seule semaine. »
  • 12:00Chiffre
    « 75 % des élèves ont bénéficié d'une action d'éducation artistique et culturelle en 2019. »
  • 13:00Chiffre
    « 160 millions d'euros investis pour la restauration des cathédrales et des monuments nationaux. »
  • 18:00Chiffre
    « Quatre personnes sur cinq de plus de 65 ans ont reçu une première injection. »
  • 22:00Fait
    « Il n'y a jamais eu autant de places d'hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violences dans notre pays qu'aujourd'hui. »
  • 23:00Chiffre
    « On en a créé 1 000 depuis le début du quinquennat, parce qu'on va en créer 1 000 supplémentaires encore cette année. »
  • 26:00Fait
    « La France est un pays qui a pris très tôt des mesures très fortes de contrôles à ses frontières. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames, Messieurs, bonjour à toutes et à tous. Le Conseil des ministres de ce matin a été l'occasion, pour le président de la République, de faire un point sur évidemment l'évolution de la situation sanitaire, sur la levée progressive des mesures de restriction, et sur l'avancée considérable de la vaccination. Mais, avant de commencer, je voudrais m'arrêter un instant sur une annonce importante attendue, réalisée hier par ma collègue Élisabeth Moreno, ministre déléguée à l'Égalité.

À partir du 28 juin le 3919, le numéro d'aide et d'écoute pour les femmes victimes de violences, sera accessible 24 heures sur 24, du lundi au vendredi et, dès la fin de l'été, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. C'est un engagement, vous le savez, du Grenelle. Les violences conjugales, c'est une nouvelle avancée majeure contre les violences faites aux femmes.

C'est une annonce évidemment qui trouve un écho particulier, bien sûr, quelques jours après les drames de Mérignac et d'Hayange. Les violences sont inacceptables. Il est inacceptable qu'en France certains hommes puissent considérer qu'ils ont un droit de vie ou de mort sur leur épouse, sur leur compagne ou sur une femme.

Les combattre est au coeur de notre engagement et cette nouvelle promesse tenue est importante et nous continuerons nos efforts et nos actions contre les violences conjugales, jusqu'à la dernière seconde du quinquennat. Mesdames et Messieurs, il me paraissait important de souligner cette avancée et j'en reviens maintenant à l'évolution de l'épidémie dans notre pays. Au moment où nous parlons, la situation sanitaire continue à s'améliorer très sensiblement.

Cela s'observe au niveau de la circulation du virus, avec un nombre de nouveaux cas détectés en diminution de 15 %, à des niveaux comparables à ceux atteints à la fin du deuxième confinement. Cela s'observe également à l'hôpital, où la pression diminue nettement. Nous sommes passés sous les 20 0000 personnes hospitalisées et on compte 2 600 personnes en moins à l'hôpital que la semaine dernière.

Il faut remonter à fin octobre pour trouver de tels niveaux. Il y a également désormais moins de 3 500 personnes dans les services de réanimation. C'est près de 600 malades en moins que la semaine dernière.

Si l'épidémie poursuit son recul, nous restons évidemment en alerte, notamment face au risque d'émergence de nouveaux variants. La part des variants brésiliens sud-africains dans les contaminations se stabilise, notamment en Île de France, où nous avions connu une progression mais ces derniers jours nous avons renforcé considérablement notre vigilance à Bordeaux, dans le quartier du Bacalan, où un variant du virus a touché une soixantaine de personnes en une semaine. De ce que nous savons, ce variant a touché des personnes en majorité âgées de moins de 50 ans, qui ont en général été asymptomatiques.

S'il ne semble pas très différent des souches du virus que nous connaissons, ce variant semble plus transmissible, c'est pourquoi nous avons réagi immédiatement en mettant en place un centre de dépistage massif et nous acheminons 20 000 doses de vaccin supplémentaires pour endiguer le virus dans ce quartier. Dépister vite, vacciner fort, c'est notre méthode. Voilà ce qui a été mis en place en un temps record à Bordeaux et je veux saluer ici tous les soignants, les équipes de l'ARS et les élus qui ont permis une réaction très rapide.

Cet exemple nous rappelle que le virus est encore présent et que la levée progressive des mesures ne peut pas être synonyme de la levée de la vigilance et des gestes barrières. Nous devons rester attentifs, prudents. C'est la clé d'un retour à la vie normale, durable.

Mais, si les gestes barrières sont notre meilleur bouclier contre le virus, nous avons aussi une arme contre lui, c'est le vaccin. Près d'un adulte sur deux a reçu au moins une dose du vaccin. Ce seront 24 millions de personnes ce soir, c'est une prouesse inédite en moins de cinq mois et je veux, une nouvelle fois la saluer, remercier toutes celles et ceux, bénévoles, élus, soignants, personnels de la Sécurité civile qui ont permis cette vaccination massive et qui permettent à la vaccination de continuer à se déployer et à se renforcer dans notre pays.

Comme vous le savez, nous avons dans un premier temps vacciné les plus fragiles, les plus exposés. C'est ainsi que 80 % des plus de 65 ans sont désormais vaccinés et que c'est désormais chez les plus âgés que le virus circule le moins, signe que la vaccination est efficace. Ce sont d'excellentes nouvelles.

C'est une preuve supplémentaire que la vaccination fonctionne et, quand je dis que la vaccination fonctionne, je parle de tous les vaccins qui montrent sans exception d'excellents résultats, notamment pour éviter les formes graves. Je le dis fermement, ceux qui pensent pouvoir manipuler les Français à coups de fake news sur les vaccins se trompent. Les Français sont intelligents.

Les Français ne se laisseront pas avoir par des pièges grossiers et pitoyables ou par des propos d'estrade. Enfin la vaccination de près de la moitié des adultes, c'est aussi le signe que l'heure de la vaccination tout public est arrivée. Le Premier ministre l'a annoncé la semaine dernière, à partir de lundi prochain tous les Français de plus de 18 ans pourront prendre rendez-vous et se faire vacciner, quel que soit leur état de santé.

C'est une étape qui, je le sais, était très attendue. Évidemment, nous mesurons l'impatience et tout le monde ne pourra pas avoir son rendez-vous dès le 31 mai, mais nos capacités de vaccination sont là. La semaine dernière, nous avons encore battu un record en injectant plus de 670 000 doses en une journée et plus de 3,6 millions de doses en une seule semaine.

Ce n'est pas le dernier record que nous allons battre puisque la cadence ne cesse de s'accélérer. Mesdames et Messieurs, avec la vaccination, la levée progressive des mesures de restriction, nous retrouvons avec un certain soulagement et beaucoup de bonheur nos lieux culturels. La fréquentation dans nos salles de cinéma, par exemple, a été au rendez-vous cette dernière semaine.

Elle a été plus importante encore qu'à la même période en 2020 et de l'ordre de 80 % de ce qu'elle avait été en 2019 sur la même période, alors même qu'il n'y avait pas évidemment en 2019, de jauge à 35 % dans les salles de cinéma. Depuis 2017, la culture est au coeur de notre engagement. Je pense que peu de majorités peuvent revendiquer d'en avoir fait autant pour les artistes, autant pour la création, autant pour les lieux de culture et pour le patrimoine.

Nous l'avons montré à chaque instant. Nous l'avons incarné encore avec les aides de soutien massif qui ont été accordées au monde de la culture depuis plus d'un an. Pas un pays dans le monde n'en a fait autant, pas un pays n'a décidé de prendre en charge, par exemple, une année blanche pour tous ses intermittents.

Ce sont ainsi plus de 11 milliards d'euros qui ont été mobilisés par le gouvernement à la demande du président de la République pour le monde de la culture dans le cadre de cette crise. Ce sont 11 milliards d'euros pour le Fonds de solidarité, pour des exonérations de charges, pour des aides sectorielles, pour le cinéma, pour la musique, pour le théâtre, pour les festivals, pour les musées. Ce sont des actions concrètes pour maintenir une activité pendant les fermetures, avec des aides pour la captation des spectacles ou encore le lancement de Culture Box.

C'est aussi, je le disais il y a un instant, l'année blanche en faveur des intermittents au coeur de notre politique de soutien, qui a permis d'assurer un revenu à des milliers d'artistes depuis mars 2020 et que nous avons décidé de prolonger de quatre mois jusqu'au 31 décembre, avec des aides complémentaires qui se poursuivront pour les douze mois suivants. Nous avons aidé dans la durée et nous aiderons toujours pour accompagner les réouvertures. Ainsi, une enveloppe supplémentaire de près de 150 millions d'euros vient d'être débloquée par le gouvernement pour soutenir le monde du cinéma et du théâtre vivant.

Quant au Fonds de solidarité, au chômage partiel, l'industrie culturelle pourra continuer à en bénéficier dans les mois qui viennent. Mais aider les réouvertures n'a pas de sens si cela ne s'inscrit pas dans une démarche plus vaste, plus profonde, en faveur de la culture et de l'émancipation de chacune et de chacun. La semaine dernière, le président de la République, accompagné de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, a ainsi annoncé la généralisation du Pass culture à l'ensemble des jeunes de 18 ans avant d'étendre la démarche à partir du collège.

Concrètement, après deux ans d'expérimentation réussie, il s'agit d'offrir à 825 000 jeunes la possibilité de bénéficier de 500 euros pour aller au théâtre, pour aller à des concerts, pour se rendre dans des musées, des monuments, pour acheter un instrument de musique ou des livres. Ce sont ainsi 25 euros par an dès la classe de quatrième et en troisième, puis 50 euros par an durant les trois années du lycée et enfin 300 euros l'année de ses 18 ans, qui seront utilisables durant deux ans. Ce pass culture, c'est une promesse d'émancipation du président de la République qui se réalise.

C'est la culture accessible à tous les jeunes. C'est une opportunité formidable aussi pour les acteurs culturels pour trouver de nouveaux publics. Enfin, ce pass culture est loin d'être la seule grande avancée de ce mandat en matière culturelle.

Je n'en citerais que deux autres, en plus de l'extension de l'ouverture des bibliothèques ou le déploiement des micro folies sur notre territoire, deux autres exemples qui ont été rappelés ce matin en Conseil des ministres par Roselyne Bachelot, je pense également à notre engagement d'offrir à chaque enfant une éducation artistique et culturelle. Pour y parvenir, nous avons multiplié les partenariats entre les établissements scolaires et les structures culturelles. Nous avons lancé un Institut national supérieur de l'éducation artistique et culturelle qui sera inauguré en septembre.

Nous avons formé et incité les artistes à intervenir auprès des élèves. Les résultats sont là. 75 % des élèves ont bénéficié d'une action d'éducation artistique et culturelle en 2019 et, même si l'épidémie de Covid 19 a freiné ce mouvement évidemment, nous gardons notre objectif de 100 % d'élèves formés à l'éducation artistique et culturelle en 2022.

Dernier point évoqué par la ministre de la Culture ce matin, notre action volontariste en faveur du patrimoine. Nous sommes les premiers, je crois, à nous être engagés aussi fermement pour le restaurer et le sauver parfois. Pour ne citer que cela, c'est par exemple 160 millions d'euros investis pour la restauration des cathédrales et des monuments nationaux dans le cadre du plan de relance.

Ainsi, fin avril, 19 cathédrales avaient déjà bénéficié de financements. Agir, soutenir financièrement notre patrimoine, c'est aussi agir pour la création et l'activité artistique contemporaine. Derrière notre patrimoine, il y a des métiers d'art.

Il y a des artistes contemporains qui bénéficient évidemment aussi de cet investissement dont nous faisons preuve. Enfin, ce Conseil des ministres a été l'occasion d'examiner un certain nombre de textes sur lesquels je vais revenir rapidement. Nous avons adopté d'abord un projet de loi approuvant l'accord avec la République de Maurice en matière de défense.

Il s'agit de renforcer notre coopération avec un allié important de l'océan Indien, un allié à proximité de la Réunion et de Mayotte. Nous nous sommes ensuite penchés sur un projet de loi ratifiant certaines ordonnances qui transposent des directives européennes en faveur d'une énergie propre. J'avais déjà eu l'occasion de vous présenter ces ordonnances.

Elles permettent notamment de tenir compte de l'arrivée de la biomasse, de renforcer le marché de l'électricité et de fixer de nouveaux objectifs ambitieux en matière de biocarburants et de biogaz dans les transports. Troisième texte présenté ce matin, une ordonnance concernant une taxe pour les transports routiers au sein de la collectivité européenne d'Alsace afin de rééquilibrer les trafics routiers frontaliers entre l'Alsace et l'Allemagne, ce texte de latitude à la collectivité européenne d'Alsace pour fixer une taxe sur certains véhicules à un taux qu'elle déterminera. Cette ordonnance illustre aussi le principe de différenciation qui est au coeur de notre approche, pour les territoires.

Quatrième texte, une ordonnance qui retranscrit une directive européenne sur les autorités de concurrence des États membres. L'objectif de ce texte est simple, renforcer le pouvoir des autorités de la concurrence des États membres, notamment le caractère dissuasif des sanctions prononcées. Nous avons ensuite adopté une autre ordonnance, elle aussi transposant une directive européenne qui met en place un code des communications électroniques européen.

Il nous permet d'adopter des règles communes, de favoriser le déploiement de la fibre et de la 5G et de renforcer les droits des consommateurs dans notre pays. Enfin, dernier texte, une ordonnance renforçant la formation de certains agents publics afin de favoriser leur évolution professionnelle. Concrètement, il s'agit de faciliter l'accès à la formation pour les agents des trois fonctions publiques, les contractuels de la fonction publique et les ouvriers.

Voilà, Mesdames, Messieurs, ce que je pouvais vous dire du Conseil des ministres qui s'est tenu ce matin et je me tiens comme toujours à votre disposition pour répondre à vos questions. Bonjour Monsieur le ministre, Ania Nussbaum de Bloomberg. J'aimerais revenir sur vos propos concernant le sanitaire.

Vous avez évoqué les fake news. Il y a une campagne sur les réseaux sociaux qui a été avortée, en tout cas une tentative de mobiliser les influenceurs français pour dénigrer le vaccin Pfizer. Est-ce que vous savez d'où vient cette atteinte ?

Et est-ce que vous avez des indications sur le fait que la Russie ou Spoutnik ou les autorités russes pourraient être derrière cette tentative de dénigrer le vaccin ? Et deuxième question sur les variants que vous avez évoqués. Le variant indien circule beaucoup au Royaume-Uni.

Est-ce que la France prévoit des nouvelles restrictions aux frontières avec le Royaume-Uni pour lutter contre la propagation de ce variant ? Sur la première question je ne dispose pas d'informations autres que celles qu'un certain nombre de youtubeurs ou influenceurs ont relayées et des enquêtes qui ont été réalisées par certains médias. Et donc je ne veux pas relayer d'accusations sans disposer d'informations certifiées sur ce point-là.

Ce que je veux dire, c'est deux choses. La première chose, c'est que je veux saluer la grande responsabilité de ces jeunes youtubeurs ou influenceurs qui, non seulement évidemment ne sont pas tombés dans ce panneau, n'ont pas accepté par cupidité de se livrer à une telle manipulation, mais qui en plus l'ont dénoncée publiquement. Et moi je veux vraiment saluer ça et je veux redire à quel point cette manoeuvre est grossière, à quel point notre campagne de vaccination, les enjeux sanitaires qui sont devant nous ne peuvent souffrir de campagne de désinformation.

Je rappelle que tous les vaccins fonctionnent, qu'ils montrent d'excellents résultats et que, dès lors qu'un vaccin est autorisé en Europe et en France, c'est qu'il est sûr et efficace pour les personnes qui se font vacciner. Et quiconque cherche à affirmer l'inverse ou à faire croire l'inverse joue contre son pays et contre l'intérêt sanitaire des Français. Sur la deuxième question que vous avez évoquée, je veux rappeler que la France est un pays qui a pris très tôt des mesures très fortes de contrôles à ses frontières, notamment avec les frontières des pays extérieurs à l'Union européenne, qu'il y a aujourd'hui un cadre très puissant qui s'applique donc y compris au Royaume-Uni, avec l'autorisation pour venir en France pour les personnes qui sont de nationalité française, avec des motifs impérieux pour se déplacer.

Ce qui est certain, c'est qu'il y a une nouvelle donne avec le développement du variant dit indien au Royaume-Uni, que l'Allemagne a annoncé il y a quelques heures ou quelques jours des mesures supplémentaires, notamment en terme d'isolement pour les personnes qui proviennent du Royaume-Uni et que la France va prendre des mesures semblables et donc mettre en place un isolement obligatoire pour les personnes qui viendraient du Royaume-Uni. À partir de quand ? Je ne peux pas vous dire encore à partir de quand ça s'appliquera.

Ce sera précisé dans les prochaines heures mais cela a été acté avec le président de la République et le Premier ministre. Bonjour, Marie Chantrait pour TF1 et LCI. Certains médecins de l'Académie de médecine relancent le débat sur la vaccination obligatoire, notamment adressée à certains publics précis.

Est-ce que c'est une question qui a été posée en Conseil des ministres ? Est-ce que votre position, la position du gouvernement sur ce sujet pourrait évoluer ? La campagne de vaccination s'ouvre à tous les publics à partir de lundi prochain.

Est-ce qu'il ne faudrait pas avancer l'âge à une catégorie un peu plus jeune, les 16-18 ans par exemple, leur permettre de se faire vacciner ? Merci beaucoup. Sur ce point, je veux rappeler que notre but depuis le début de la campagne de vaccination, c'est de protéger d'abord les plus fragiles et les plus exposés.

Et je veux dire que cet objectif, nous l'avons en grande partie atteint aujourd'hui. Quasiment 100 % des résidents en EHPAD sont vaccinés depuis maintenant un certain temps. Quatre personnes sur cinq de plus de 65 ans ont reçu une première injection, au moins une première injection et une très large majorité des soignants a été vaccinée.

Je veux ajouter aussi que les enquêtes d'opinion qui sont faites, les échanges que nous pouvons avoir régulièrement avec les Français, montrent qu'il y a un véritable engouement qui s'est créé autour de la vaccination et que nous sommes loin aujourd'hui d'avoir vacciné tous les Français qui souhaitent pouvoir se faire vacciner et ça reste aujourd'hui notre premier objectif. Notre objectif, c'est d'abord de vacciner les Français qui souhaitent se faire vacciner et ils sont très nombreux et ils sont même de plus en plus nombreux et il faut s'en réjouir. J'entends les recommandations qui sont faites, les propositions qui sont faites sur ce sujet.

Elles font écho aussi à des travaux scientifiques qui aujourd'hui requestionnent la part de la population qu'il conviendrait d'avoir vaccinée pour arriver à l'immunité globale et collective. Ce sont évidemment des études scientifiques que nous regardons mais je redis qu'aujourd'hui notre objectif, et je pense que ça va nous occuper encore pour un certain temps, c'est de vacciner celles et ceux qui souhaitent se faire vacciner et encore une fois ils sont très nombreux et il faut s'en réjouir. S'agissant de la vaccination des 16-18 ans, c'est un sujet qui est sur la table.

Vous avez noté que le professeur Fischer s'est exprimé sur ce sujet-là, qu'il a dit lui-même, au titre de ses fonctions de responsable du Conseil d'orientation et de stratégie vaccinale, qu'il y était favorable. C'est un sujet que nous allons discuter dans les prochains jours avec le président de la République et le premier ministre, et des annonces seront faites le cas échéant ultérieurement. Je vous redis qu'aujourd'hui, notre priorité, c'est bien de vacciner ceux qui souhaitent se faire vacciner et, encore une fois, ils sont très nombreux et de plus en plus nombreux.

Bonjour, Mathieu Coache, BFMTV. Une question sur le féminicide d'Hayange. Le procureur conteste tout dysfonctionnement judiciaire, alors que la victime s'était rendue deux fois à la police pour une main courante et une plainte, et que cette plainte n'avait a priori pas été transmise au parquet.

Donc si le dysfonctionnement n'est pas judiciaire, quel est-il ? Quelle est votre vision de ce drame ? Et est-ce que la seule réponse du gouvernement est la mise en place d'un numéro vert 24h/24, dans trois mois, c'est-à-dire dans très longtemps ?

Évidemment que la réponse du gouvernement est beaucoup plus large que celle-là ! Elle a d'ailleurs démarré dès le premier jour de ce quinquennat. Elle s'est renforcée, avec le Grenelle, contre les violences faites aux femmes.

Je veux citer par exemple le développement des bracelets anti-rapprochement. Je veux citer par exemple la multiplication des ordonnances d'éloignement. Je veux citer par exemple la multiplication des places d'hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violences.

Il n'y a jamais eu autant de places d'hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violences dans notre pays qu'aujourd'hui, parce qu'on en a créé 1.000 depuis le début du quinquennat, parce qu'on va en créer 1 000 supplémentaires encore cette année. On soutient les associations qui accompagnent ces femmes.

C'est une action globale qui avait été impulsée par le Grenelle, qui était portée à l'époque par Marlène Schiappa et qui est aujourd'hui poursuivie par Élisabeth Moreno. Donc c'est une action déterminée. Et je redis ce que j'ai dit tout à l'heure : chaque féminicide, chaque drame tel que ceux auxquels nous avons assisté ces dernières semaines, il est un fait de société que ces drames qui, auparavant, étaient cantonnés aux rubriques " faits divers " de certains journaux, deviennent aujourd'hui des sujets qui nous interpellent collectivement et qui sont dans les premiers sujets mis en avant par les médias.

Ça montre qu'il y a aujourd'hui une indignation collective devant ce type de drames et de situations. Cela montre aussi qu'il doit y avoir une mobilisation collective. Elle va évidemment se poursuivre, je vais citer un certain nombre de mesures qui vont continuer à se déployer.

Nous allons continuer à les déployer, 3919 en fait partie. C'est une mesure importante, parce que ça permet d'avoir une écoute, un accompagnement des femmes qui sont victimes de violences, qui est évidemment anonyme, gratuit, avec des personnes qui sont formées pour cela, notamment avec des associations. Et évidemment, tout ça va se poursuivre.

Sur la question d'Hayange, vous faites écho à une situation particulière, avec des questions judiciaires qui se posent. Il y a une enquête qui est en cours. Moi, je suis porte-parole du gouvernement, je ne veux pas préjuger de ce qui sera dit ou révélé au cours de cette enquête.

Ce que je peux dire en revanche, c'est qu'à chaque fois que survient un drame comme celui-là et que des questions sont posées, nous mettons tout en oeuvre pour que la lumière soit faite, pour que les responsables éventuels puissent être identifiés, mais aussi pour que nous puissions tirer évidemment des conclusions de ce qui n'a pas fonctionné. Nous avons un objectif, vous le savez, c'est que 100 % des femmes victimes de violences qui se rendent dans un commissariat voient leur plainte déposée, qualifiée et transmise à la justice. C'est en ce sens que nous formons les policiers et les gendarmes, que nous travaillons avec les magistrats.

Vous vous souvenez qu'à Mérignac, à Amiens, il a pu aussi y avoir des drames ces dernières semaines qui ont ému la France entière, que des inspections ont été diligentées, qui remettront, je crois, leur rapport le 10 juin prochain. Et évidemment, comme je l'ai toujours dit, nous tirerons toutes les conclusions de ce qui sera révélé à l'occasion de ces enquêtes. Bonjour, excusez-moi, je voudrais revenir sur le sujets des vaccinations.

On a vu, dans plusieurs autres pays qui sont plus avancés que la France, atteindre parfois un plafond en termes de pourcentage de personnes qui veulent se faire vacciner, peut-être parce qu'il y a l'idée que ça suffit. Comment surmonter ce problème qui va arriver peut-être bientôt ? Et est-ce que vous comptez aussi vacciner les 16-18 ans, voire les 12-18 ans, à court terme ?

Merci. Je redis qu'il y a aujourd'hui beaucoup plus de Français qui souhaiteraient se faire vacciner que de rendez-vous dans l'immédiat disponibles pour la vaccination. Donc avant qu'on ait permis à tous les Français qui le souhaitent de se faire vacciner, je ne vais pas commencer à parler du fait que les Français ne voudraient pas se faire vacciner, puisque ce n'est pas ce que nous constatons.

J'entends ce que vous dites sur un certain nombre de pays étrangers. Évidemment, on regarde tout ça. Mais encore une fois, aujourd'hui, ce que je constate, c'est un engouement pour la vaccination.

Et pour nous, la responsabilité aujourd'hui, c'est d'être au rendez-vous de cet engouement et de cette demande de se faire vacciner. C'est pour cela qu'on multiplie les commandes de doses, qu'on a tapé du poing sur la table pour obtenir des doses supplémentaires, qu'on a progressivement amélioré notre organisation de la vaccination, pour être capable aujourd'hui de vacciner, comme cela a été le cas la semaine dernière, 3 millions 600 mille Français sur une semaine, ce qui est un record. Donc évidemment, ça va se poursuivre.

Et évidemment que le moment venu, on se posera toutes les questions qu'il faut se poser pour arriver à l'immunité globale et à la capacité à mettre l'épidémie derrière nous, ce que tous les Français attendent. Sur le deuxième sujet, j'avais répondu à Marie Chantrait tout à l'heure sur les 16-18 ans. Je l'ai renvoyée notamment aux déclarations du professeur Fisher, et j'ai indiqué que le gouvernement travaillait sur cette question et que dans les prochains jours, des annonces pourraient être faites sur ce sujet.

Je voudrais poser une question, Mathieu Coache, BFMTV. On sait que le président de la République a l'habitude de recadrer les ministres qui ont fait des sorties de route pendant la semaine. Est-ce que Emmanuel Macron s'est adressé directement ou indirectement à Gérald Darmanin cette semaine pour les couacs qu'il a commis, et par extension, question connexe, est-ce qu'un remaniement est à l'ordre du jour après les régionales ?

Sur la première question, la réponse est non. Et sur la deuxième question, la réponse est : je n'en sais rien. Alors, ça va très vite !

Pas un mot du tout de la polémique de la semaine, on ne parle plus de rien du tout ? Non, pas du tout ! Et, encore une fois, j'entends l'intérêt des médias pour des polémiques, pour des déclarations.

Il me semble que les choses ont été clarifiées et que des rencontres sont prévues dans les prochains jours, donc il ne me semble pas tout à fait nécessaire de s'attarder sur ce sujet-là. En l'occurrence, la polémique n'est pas née dans les médias, c'est le ministre de l'Intérieur qui l'a lancée. Je sais bien.

Elle s'y est poursuivie ! Bonjour, Monsieur le Ministre. Louis de Raguenel, Europe 1.

J'avais deux questions. La première, sur la Biélorussie. On a vu hier que le président, à Bruxelles, était conscient des limites des sanctions décidées par l'Union européenne.

Et dans ce type de conflit, les sanctions, souvent, se font de manière graduelle. Je voulais savoir quelles sont les possibles prochaines étapes dans les sanctions qui pourraient être annoncées contre la Biélorussie. Ma deuxième question porte sur le Mali.

Est-ce que la France, via nos forces armées ou nos services de renseignements qui sont présents sur place, a vu ou su la suspension du premier ministre et du président de transition maliens ? Et si oui, est-ce qu'il y a une raison qui explique pourquoi la France n'est pas intervenue pour permettre au président et au premier ministre maliens de rester en liberté et de continuer d'exercer leurs fonctions ? Merci beaucoup.

Sur la question de la Biélorussie, je veux redire à quel point ce qui s'est passé, c'est-à-dire un kidnapping à ciel ouvert, un détournement dans notre espace aérien européen avec un vol d'une compagnie européenne, avec des ressortissants européens dans ce vol, pour arrêter un journaliste et sa compagne, est gravissime. C'est gravissime, ce qui s'est déroulé ! Et je veux saluer le fait que l'Union européenne se soit très rapidement exprimée d'une voix pour prendre des mesures fortes.

D'ailleurs, le président de la République a insisté hier sur ce point, et sur le fait que c'étaient des mesures très fortes. Finalement, les mesures, les sanctions qui ont été prises par l'Union européenne à l'encontre de la Biélorussie, valent une condamnation à l'isolement. C'est de ça qu'il s'agit : des sanctions très fortes, qui sont individuelles, contre des personnes qui sont impliquées, qui sont proches du régime.

Ce sont des sanctions contre des compagnies aériennes, avec des interdictions de survol de l'espace aérien. Ça touche au portefeuille, ça touche au porte-monnaie, et c'est efficace. Ce qu'a exprimé le président de la République hier à la suite du Conseil européen, c'est que dans ce contexte et dans ce cadre-là, nous sommes dans une forme de moment de vérité dans notre relation avec la Russie, et qu'il convient pour les Européens d'avoir une approche non seulement collective et coordonnée, mais aussi plus efficace.

Un certain nombre de travaux ont été demandés dans ce cadre, et ce qui est travaillé dans ce cadre, c'est bien une mise au point dans la relation avec la Russie. Et cela va beaucoup mobiliser les Européens dans les semaines qui viennent. Sur le deuxième sujet, la question du Mali, je veux rappeler d'abord que nos forces sur place sont engagées dans la lutte contre le terrorisme et non pas pour s'ingérer dans la situation interne du pays.

Ce que je veux dire, c'est que nous avons été très clairs avec la junte : la transition doit inclure des civils, elle doit être pacifique, elle doit être inclusive et elle doit être limitée dans le temps. Ce qui s'est passé avec ce qui est finalement un coup d'État dans le coup d'État constitue pour nous une rupture de confiance. Donc la France a condamné ce coup d'État.

En lien avec l'Union africaine et la CEDEAO, nous demandons la libération immédiate du président et du premier ministre, et nous sommes prêts à des sanctions supplémentaires qui pourraient être prises individuellement contre des personnes proches de la junte. Excusez-moi, mais ma question ici était vraiment : est-ce que la France a vu, est-ce qu'on aurait pu anticiper ce qui s'est passé, d'autant plus qu'on a quand même une mission très importante là-bas de construction des institutions, de la stabilisation d'un État malien ? Je n'ai pas d'information sur le premier point, sur des informations qui auraient pu circuler.

Ce que je veux redire, c'est qu'on est très attentifs et très vigilants sur cette situation. Je viens de vous redire notre position, qui est très claire, qu'il y a par ailleurs des travaux, une médiation qui a lieu avec des pays voisins frontaliers, que l'Union africaine est mobilisée, la CEDEAO, qu'on soutient évidemment tout ce travail-là, et qu'on est prêts à prendre des mesures de sanctions supplémentaire si les choses n'avancent pas dans la bonne direction. Bonjour, Julien Lécuyer, La Voix du Nord.

Vous avez dit que la levée des restrictions progressives ne devait pas signifier la fin de la vigilance. Cela étant, lundi, une parade des footballeurs du LOSC champion de France a été autorisée par la préfecture, ce qui a provoqué le rassemblement de 15 000 personnes, soit le plus grand rassemblement public probablement depuis mars 2020. Á l'heure où il est justement demandé de la vigilance, est-ce que c'est le bon signal à envoyer ?

Et était-ce une erreur de la part du préfet d'autoriser cette parade ? Merci. Vous savez, dans le cadre de cette épidémie largement, et plus spécifiquement dans le cadre de cette période d'assouplissement des mesures de restriction, on fait une grande confiance aux préfets et aux élus locaux pour prendre les bonnes décisions.

Les préfets, en lien avec les maires, en lien avec les élus locaux, évidemment avec les autorités de santé, sont amenés à prendre des décisions qui concernent leur territoire. Ils apprécient un certain nombre de facteurs, évidemment le respect des gestes barrières, la limitation des rassemblements et la lutte contre la transmission du virus, mais aussi d'autres facteurs évidemment : les informations dont nous disposons sur des rassemblements qui pourraient se tenir malgré les interdictions. Dans ces cas-là, vous avez toujours un arbitrage à faire sur une autorisation, encadrer des choses de la manière la plus encadrée possible, ou des risques de débordements ou d'impacts sur la circulation du virus.

Ce que je veux dire, c'est que nous faisons confiance aux préfets, aux élus locaux, pour prendre les bonnes décisions quand il faut prendre des décisions. Donc je n'ai pas de commentaires à faire sur la décision qui a été prise dans le Nord. Bonjour, Élodie Huchard pour CNEWS.

Concernant ce qui se passe dans le quartier de Stalingrad, il y a encore des manifestations de riverains. Ce soir, les toxicomanes sont pour le moment regroupés dans un parc. Est-ce qu'il faut mettre en place de nouvelles mesures, et comment peut-on éviter ce genre de situations qui s'embourbent et qui, finalement, ne semblent pas résolues après déjà des semaines ?

C'est évidemment une situation inacceptable, et qui empoisonne, il faut le dire, la vie des riverains ! C'est en ce sens que, notamment, Gérald Darmanin a rappelé le renforcement très fort des effectifs de police que nous avons progressivement mis en place depuis le début de ce quinquennat, mais qui va se poursuivre dans les années qui viennent. Il a eu l'occasion de communiquer sur les chiffres, spécifiquement sur la région Île de France, sur l'agglomération parisienne.

Ça montre qu'il nous faut redoubler d'efforts, qu'il nous faut non seulement continuer à renforcer nos effectifs pour garantir la tranquillité publique à laquelle ont droit tous les Français, mais aussi qu'il faut continuer à intensifier nos efforts dans la lutte contre les trafics, contre les stupéfiants. Un comité interministériel sur ce sujet se tiendra d'ailleurs autour du premier ministre ce vendredi pour faire un point sur la situation et être plus efficaces encore sur ce sujet. Julien Lécuyer de La Voix du Nord, de nouveau.

Une petite question sur le voyage du président de la République au Rwanda. Il aura une forte tonalité mémorielle. On nous disait ici, à l'Elysée, qu'il y avait besoin de mettre des mots sur le rôle exact de la France dans la période allant de 1990 à 1994.

Est-ce que, lors de sa visite notamment au Mémorial du génocide, il sera question d'excuses de la part de la France concernant son rôle et sa responsabilité dans les événements de 1994 ? Merci. C'est un déplacement au Rwanda du président de la République qui est effectivement important, d'abord parce qu'il renoue avec une série de déplacements internationaux qui ont été empêchés depuis plusieurs mois.

Et c'est un déplacement important surtout compte tenu de l'importance qu'accorde le président de la République à nos relations avec l'Afrique. Je ne peux évidemment pas vous dire ici, avant que le président de la République se soit rendu sur place et qu'il s'exprime, ce qu'il va dire. Ce sont des propos attendus.

Ce sera un discours important. Évidemment, c'est ce discours, celui du président de la République, qu'il faut suivre. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il s'agit d'un acte qui est particulièrement fort pour le président de la République, que de se rendre au Rwanda.

C'est un déplacement qui s'effectue quelques semaines après la remise du rapport issu de la mission Duclert. Ce rapport s'inscrit dans le cadre de la volonté du président de renforcer la place et la reconnaissance du génocide des Tutsis dans notre mémoire nationale. Il a été précédé, je veux le rappeler, de la décision du président de la République, en avril 2019, de faire de la journée du 7 avril une journée nationale de commémoration de la mémoire des victimes du génocide des Tutsis, et de renforcer par ailleurs les moyens consacrés à la lutte contre l'impunité des responsables des crimes de génocides.

Cette reconnaissance passe également par une meilleure compréhension du rôle et de l'engagement de la France au Rwanda entre 1990 et 1994. Vous savez que les conclusions du rapport ont été partagées avec les autorités rwandaises, qu'il ouvre pour la première fois la possibilité de converger vers une histoire commune. C'est le signe, je crois, d'une mémoire pacifiée.

C'est le signe d'une relation renouée. C'est la preuve que la volonté du président de la République de regarder notre histoire, notre passé en face et en toute transparence, est la meilleure manière d'avancer. Cela vaut évidemment pour d'autres sujets mémoriels sur lesquels le président de la République a été amené à s'exprimer et à prendre des actes forts.

Marie Chantrait, TF1-LCI. Je me permets de revenir sur la situation sanitaire. Est-ce que vous envisagez de faire évoluer le protocole dans les collèges et lycées, notamment ce système de demi-jauge, au vu de l'amélioration ?

Il reste peu d'année scolaire, mais est-ce que ça pourrait changer d'ici la fin de l'année scolaire, justement ? Il reste peu de jours scolaires, mais beaucoup d'années scolaires pour nos élèves, le plus normalement possible, nous le souhaitons. Effectivement, nous arrivons à la fin de l'année scolaire.

Je crois que Jean-Michel Blanquer a déjà eu l'occasion de dire qu'était regardée la possibilité notamment d'assouplir la demi- jauge dans les collèges, les classes de quatrième et troisième, vous savez, dans les départements où le taux d'incidence avait été, je crois, au dessus de 400 à l'époque. Donc dans les prochains jours, cette question va être regardée. Et pour les lycées, il me semble que ce sera maintenu jusqu'à la fin de l'année scolaire, c'est-à-dire prochainement.

Je me fais le relais de mon confrère Julien Nény, de France Télévisions. Une réaction sur la démission de sa mairie de Draveil de Georges Tron ? L'Elysée avait-il prévu d'engager une action en destitution contre lui s'il n'avait pas démissionné ?

Compte-t-il engager une procédure pour l'empêcher de rester conseiller municipal et communautaire ? Merci beaucoup. Sur ce sujet, je n'ai rien d'autre à dire que le fait que nous prenons acte de la décision du maire de Draveil de démissionner.

Je vous renvoie aux propos que j'avais tenus ici il y a deux semaines, puisque j'avais été interrogé par l'un de vos confrères sur ce sujet-là, et j'avais indiqué que nous étions en train d'étudier les conditions d'une révocation de Georges Tron. Je prends donc acte du fait qu'anticipant ou pas cette décision, il a fait le choix de démissionner, et je n'ai pas d'autre commentaire à faire. S'il n'y a pas d'autres questions, je vous dis à la semaine prochaine.

Merci à tous.