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InterviewLCI (sur YouTube)· 9 février 2023 31 minComplaisantFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

"L'Europe doit être unie" : Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de Guerre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Zelensky est-il venu en Europe aujourd'hui ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France a-t-elle accueilli Zelensky avant Bruxelles ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les conditions pour livrer des armes à l'Ukraine ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'Europe n'est-elle pas plus unie dans cette guerre ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment réagir aux menaces russes ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qui est le leader en Europe aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Vincent DesportesFait
    « L'Ukraine veut appartenir un jour à l'Union européenne. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

ces images des des deux présidents partant pour Bruxelles avec vous hein on ne lâche pas l'image effectivement on va suivre en direct l'arrivée des deux cortèges dans quelques instants sur la base aérienne de Vélizy-Villacoublay c'est le président français qui accueillera le président ukrainien avant effectivement ce départ pour Bruxelles on va en parler avec vous général Vincent Desportes merci d'être avec nous ce matin je rappelle que vous êtes ancien directeur de l'École de guerre professeur de stratégie à Sciences Po et HEC un mode stratégie précisément parce qu'on est en plein dedans volo des meilleurs Zelenski n'est pas la par hasard il ne va pas à Bruxelles par hasard il est venu encore une fois dire qu'il souhaitait en particulier des avions de combat au plus tôt il y a aussi une symbolique très forte d'être aujourd'hui au milieu des 27 européens absolument il a la profondeur stratégique du l'Ukraine c'est l'Occident et c'est en particulier l'Europe à laquelle l'Ukraine veut appartenir un jour à l'Union européenne donc il y a évidemment une symbolique très fort il a besoin de montrer au président russe que en fait il fait déjà moralement partie de l'Europe il faut que le président Poutine sache que en face de lui il n'a pas l'Ukraine il a un bloc uni absolument décidé comme l'a dit à fort juste titre président Macron à faire en sorte que l'Ukraine ne perde pas mais que ce soit la Russie qui perd on va parler dans un instant de cette question des armes des avions parce que c'est essentiel et c'est au cœur des discussions mais restons encore d'un mot sur le symbole parce qu'il faut pas minimiser l'importance de cette journée on le disait ce sommet c'est aussi l'occasion de rappeler le statut de candidat de l'Ukraine pour l'adhésion à l'Union européenne il y a aussi un message et vous venez de le rappeler qui est envoyé à Vladimir Poutine on est bientôt un an après le début de l'offensive c'est aussi pour les Européens une manière de dire nous sommes tous sans ambiguïté derrière un pays cellukraine absolument un des paris du président Poutine le 23 février dernier c'est que si lancer son attaque le lendemain au fond l'Europe se désagrégerait il nous prenait pour ramassir de peuples à Vily incapables de nous redresser et bien nous avons montré le contraire pas totalement brillamment parce que ce que ça montre aussi depuis le début c'est que l'Europe n'est pas suffisamment uni mais peut-être que au fond cette guerre nous permettra de sentir que nous avons des intérêts communs que nous sommes unis et que nous devons faire un faire face à aux événements du monde et en particulier aujourd'hui à l'agression du président Poutine les images que l'on voit en direct du cortège de folodermski nous rappelle une évidence c'est que le président ukrainien avant d'aller à Bruxelles à tout de même fait le choix de visiter certains de ses alliés le Royaume-Uni hier d'abord mais la France tout de même hier soir avec le chancelier allemand également ne pas passer par la France est-ce que cela aurait été un affront pour notre pays voir peut-être même une erreur stratégique diplomatique de la part du président ukrainien je pense que ça aurait été une erreur grave et d'ailleurs on peut peut-être se poser la question de savoir s'il aurait pas fait mieux de passer en France ou à Bruxelles avant de passer en Grande-Bretagne pourquoi dites-vous cela parce que je lis ça parce que l'Union européenne et l'Union enfin le groupe de pays qui donne qui aide le plus le crâne avant les États-Unis évidemment avant la Grande-Bretagne et je rappelle que le président zeninski l'Ukraine veut rentrer dans l'Union européenne et non pas dans l'Union Jack et je crois qu'on se rappellera quand même que l'un il a fait le choix d'aller d'abord en Grande-Bretagne avant de venir chez nous est-ce une erreur je ne sais pas en tout cas peut-être aurait-il mieux fait de commencer par l'Europe en tout cas il vient c'est important il commence par la France il rappelle hier il l'a rappelé que c'est la France qui a commencé à envoyer des chars en envoyant des des en promettant d'envoyer des amis de vis RC il rappelle le rôle tout à fait important de la France dans le soutien les raisons de le rappeler parce qu'effectivement la France était la première à dire nous allons livrer des amx-10rc et ensuite les États-Unis l'Allemagne on dit par exemple nous allons livrer des chars lourds qui est l'une des attentes également de l'Ukraine il y a eu quand même deux formes de discours de vous le dis merci en direction de la France rappelait qu'on a été au rendez-vous tôt mais dire aussi peut-être qu'il faut être au rendez-vous encore davantage vous voyez ces images en direct de la base aérienne de Villacoublay on est là à quelques kilomètres de Paris c'est de lac va se faire le départ sans les équipes de l'Élysée là qui sont en train de se positionner de staff du président de la République française il nous a dit aussi le président ukrainien à propos du président français il a changé et il a changé pour de vrai cette fois c'est ce qu'il déclare à nos confrères du Figaro est-ce que de votre point de vue Emmanuel Macron a changé est-ce qu'aujourd'hui c'est un président français différent d'il y a un an qui accueille son homologue ukrainien d'abord je crois qu'il a il a compris que on ne pouvait pas tout dire pas exactement n'importe comment et pas et pas n'importe quand je pense que le président Macron a dit que d'abord a compris que d'abord deux toute façon il fallait avant de penser l'avenir penser le présent mais je remarque et donc il a peut-être pensé le futur un peu trop tôt mais je peut-être trop vite mais je remarque qu'aujourd'hui hier très exactement il a quand même pensé le futur et c'est très important parce qu'il a parlé guerre mais il a parlé P il a rappelé le plan de paix en 10 points du président zeninski et il a fait appel à à une conférence internationale donc moi je lui reconnais le grand mérite de penser à la fois le présent et le futur il a été un peu trop vite il a été maladroit hier aujourd'hui il est effectivement dans l'axe de ce qu'il faut faire penser le présent affirmer la nécessité indispensable de voir l'Ukraine gagner et en même temps il pense le futur je ne peux pas réfléchir au présent sans réfléchir au futur et je dois penser le présent en fonction du futur il le fait et il a raison il a rappelé le président français hier avant le dîner Céline ski la détermination de la France et son terme à accompagner le crâne vers la victoire prenne une fois qu'on dit ça il y a la question du calendrier et des moyens on connaît la position de la France et d'Emmanuel Macron en particulier certes on va poursuivre l'effort de livraison d'armes c'est ce qu'il dit hier encore le chef de l'État français mais il y a des conditions il l'a déjà dit il faut que ce soit des armes qui soit considérées comme défensive il fonctionne soit pas escalatoires c'est l'adjectif employé par le président français pour lui une manière de dire ça ne doit pas conduire à une aggravation du conflit et une extension du conflit et enfin il faut que ce soit soutenable pour l'armée française c'est-à-dire que nous-mêmes ne nous mettions pas en difficulté avec ces livraisons est-ce que ce sont de votre point de vue de bonnes règles de bonne limite de mon garde-fou en tout cas il faut agir avec des règles il en a établi et je crois que ces règles sont parf souvent raisonnable et on voit que la dernière règle s'applique moins aux avions qu'Auchan au fond c'est quand même très très difficile parce que la France a peu de chance c'était une arme expéditionnaire de donner des chats autant pour les avions là la dernière condition est moins et moins et moins contraignantes mais en ce qui concerne les deux premières il a raison maintenant la difficulté c'est que évidemment il y a pas d'armes défensives en soi ce qui compte leur utilisation c'est leur utilisation et même si vous voulez on sait bien tous nos militaires que la meilleure défense est dans l'attaque et il est très probable que des chars seront utilisés dans l'attaque et forcément forcément un chat ça sert à attaquer beaucoup plus qu'elle est fort mais en revanche c'est la mission qu'on va donner il s'agit bien pour l'instant de contenir cette guerre et de ne pas en faire une guerre de l'OTAN contre la Russie donc il faut que l'Ukraine gagne en évitant l'embrasement général c'est bien depuis le début cette ligne de crête que que l'Europe et que l'Occident suit et je dirais elle le suit et peut-être pas de revenir assez clair on voit aujourd'hui que l'Europe est là c'est en réaction pays après pays et je dirais donc à pas une véritable conduite politique globale de cette guerre parce que la défense et l'armée reste une compétence nationale aujourd'hui les projets de défense européenne en réalité jamais été abouti et c'est bien chaque président chaque chef d'État qu'elle a souveraineté de décider si l'aide ou pas l'Ukraine vous avez raison mais on note également qu'il n'y a pas véritablement de projet européen dans cette guerre nous ne nous n'avons pas fait le choix pour l'instant est-ce que nous voulons une guerre courte qui permette à l'Ukraine du très vite auquel cas il faut donner le maximum d'armements ça ne se fait pas comme ça ça se fait petit à petit sous la pression nous sommes plus en réaction qu'en protection et en ce qui concerne la guirlande nous le pourrions opter pour dire ça va durer un certain temps mais nous ne nous mettons pas en ordre de bataille pour la guerlande nous n'avons pas relancé véritablement même si on a fait un peu nous économies de guerre aujourd'hui quand nous donnons de l'armement nous le donnons sur nos muscles à nous nous sommes pas mis proposition de produire en masse des avions des chars des munitions et donc on a une absence de projet c'est en ce sens là que l'Europe n'est pas suffisamment existant dans cette affaire-là elle réagit à la Curia il faudrait qu'elle soit unie assumer cette guerre pleinement ce qu'elle ne fait pas réellement elle le fait État par État mais elle ne le fait pas véritablement en tant que Europe même si la visite de Madame vanderleyen à Kiev il y a quelques présidents de la Commission européenne absolument et est un bon signe mais on doit aller au-delà l'Europe en tant que telle doit prendre une décision globale politique au sujet de cette guerre je n'ai peut-être aujourd'hui cela vient-il Vincent Desportes là ce qu'on voit dans quelle image c'est cet avion sceptique c'est de la flotte de la présidence de la République française qui va conduire le président français le président ukrainien à Bruxelles dans quelques instants on voyait il y a quelques secondes également à l'image le cortège du président ski qui est à proximité de la base aérienne de Villacoublay ce n'est plus très loin on va s'arrêter justement concrètement sur ce que peut faire l'Europe voler des meilleurs zelinsky je le disais lui il demande des avions de combat prenons cet exemple très précis hier dans X Street donc le premier mix britannique qui n'est plus membre de l'Union européenne dit l'armée britannique va étudier la possibilité de livraison d'avion en précisant à long terme ce qui est de manière de ne pas s'engager trop rapidement mais tout en disant aussi on va livrer des formations on va former des pilotes ukrainiens et ça y compris au nord de l'OTAN bon est-ce que là il faut suivre le modèle britannique est-ce que ce sont eux qui ont raison de dire oui on considère ces livraisons oui on fait la formation alors moi je crois que je refuse le terme de suivre vu c'est là où je dis il faut avoir un projet là ils ont commencé donc ils font il faut maintenant savoir comment suivre l'Europe n'a pas à suivre nous devons avoir un projet positif c'est bien ça le sujet alors est-ce que techniquement c'est bien oui bien sûr il y a la décision politique qui n'aura pas de sens si on n'a pas préparé techniquement avant et donc qu'on prépare cette affaire là ce qui n'engage en rien le politique ça me paraît évidemment parfaitement juste mais encore une fois nous n'avons pas à suivre il faut un projet européen que nous n'avons pas dans si on retire le terme suivre général Vincent Desportes le faut-il que l'Union européenne de votre point de vue répondent favorablement à la demande de vous le dis merci de livrer des avions alors c'est une de évidemment une réponse que je ne peux pas apporter le premier la première réponse est technique c'était est-ce que ça aurait du sens de livrer des avions moi je ne connais pas le terrain situation sur le terrain dans le détail je note qu'aucun avion de vol aujourd'hui dans le ciel ukrainien et comment pourrait-il se faire que demain il puisse voler sans courir un risque considérable d'être détruit immédiatement il se trouve que la Russie mène des bombardements depuis ces avions mais généralement qui volent depuis le sol au dessus du sol russe et qui va leur comportement qui vole dans le ciel de principe aujourd'hui et donc effectivement le cortège je le précise général pour nos téléspectateurs qui ne connaissent pas la base aérienne de Villacoublay qui est en train de longer la base et qui est donc à quelques dizaines de mètres de l'entrée de cette base aérienne qui est une base militaire à proximité décidé de Paris sur les avions donc vous dites je ne connais pas les session du terrain alors si on se dit qu'on ne connaît pas l'utilité j'ai pas qu'on reconnaît pas je dis c'est quelque chose qui doit être étudié et je suis sûr que nos états majeurs aujourd'hui le font et vous avez raison de dire que les missiles russes sont tirés depuis le territoire russe ou depuis le territoire biélorus et non pas depuis le terrain ukrainien donc je pense que la première analyse à faire et je suis sûr qu'elle est en train d'être faite tant par les Américains que par les Anglais que par le européen c'est savoir est-ce que ça un sens tactique d'envoyer aujourd'hui des avions est-ce que vous savez on en voit pas des avions on envoie un écosystème avec un système de différents avions qui vont assurer la sûreté aérienne qui vont faire de la Puy au sol avec des moyens de brouillage etc c'est une banane qui sont extrêmement compliquées et qui sont préparés quand les Américains attaquent l'Irak en 2003 ils ont ou en 91 d'ailleurs ça c'était au Koweït mais voilà donc l'arrivée j'ai le président général du cortège de volody mercedeski sur la base aérienne de Villacoublay vous avez rappeler que un avion c'est pas juste on envoie un avion et tout se passe bien c'est un ensemble il y a quand même une question de en attente les capacités on rappelait tout à l'heure dans les conditions fixées par le président français il lit faut que ce soit soutenable pour l'armée française or vous venez de rappeler à l'instant qui s'agit pas d'envoyer un ou deux appareils sans aucune conséquence il faut savoir quel pays a les capacités de livrer de telles appareils est-ce qu'aujourd'hui en Europe dans l'Union européenne d'après les informations dont vous disposez nous sommes en capacité de nous déposséder certains avions pour les pour les CD à l'Ukraine sans nous-mêmes nous mettre en danger alors il se trouve que la France aurait des difficultés à livrer non pas qu'elle n'en a pas mais qu'elle en a très peu puisque l'armée française étant une petite armée elle a peu de moyens par contre elle est en train de remplacer des des avions qui sont de très grandes qualités mais d'une génération un peu antérieure qui sont des les mirages de mille qui vont se trouver disponibles donc en ce qui concerne la France ça paraît éventuellement possible juste en termes de de parc alors maintenant après le choix toutes les armées aériennes sont des petites armées les avions ça coûte extrêmement cher donc on en a peu et donc là aussi c'est toujours une décision politique est-ce que je donne mes avis en Ukraine risque que moi de ne plus en avoir ou est-ce que je fais le choix de lire la guerre reste gagne maintenant et je ne préserve pas défense on a vu que sur les affaires des charges de nombreux gouvernements d'ailleurs finlandais Polonais ne sont pas revenus en arrière sur le principe de déchard mais sur la quantité de char parce que les pays les gouvernants ont quand même une responsabilité immédiate envers leur propre population et on voit la gravité de cette décision politique de dire ok je donne mes moyens ou bien je t'en conserve quand même suffisamment pour pouvoir me défendre c'est une décision politique au premier chef bien sûr légère tard à Villacoublay ou le décollage était prévu aux alentours de 8h30 vous voyez qu'il est déjà 8h42 le cortège de volo des Mercedes qui vient d'arriver d'ici quelques minutes les deux présidents qui se sont rejoints et qui font partie ensemble pourront apparaître à l'image pour prendre ce vol en direction de Bruxelles sans attendre que des décisions soient prises formellement par l'Union européenne générale Vincent Desportes il y a une réaction de la Russie au discours des Britanniques hier certes nous ne devons pas les suivre mais on voit on a un indicateur de ce que ça peut provoquer c'est l'ambassade de Russie au Royaume-Uni qui s'est exprimée en avertissant que les livraisons d'avion je cite ne resterai pas sans réponse l'ambassade russe au Royaume-Uni pas plus loin dans un tel scénario dit-elle la moisson sanglante du prochain cycle d'escalade sera sur votre conscience on a plusieurs mots clés dans cette phrase sanglante escalade et puis l'ambassade cible également les conséquences militaires et politiques pour le continent européen et le monde entier est-ce que cette réaction russe doit entrer dans notre réflexion est-ce que nous devons raisonner en disant l'Ukraine en a besoin nous pouvons pas le faire et donc nous le faisons ou est-ce qu'on doit dire attention à la réaction des Russes quel est le bon critère de réflexion alors d'abord personne ne peut être surpris des réactions russes puisque à chaque fois que le que les pays occidentaux ont grimpé un peu dans en livraison de leurs moyens durcissant ses moyens à chaque fois on a eu cette réaction ce qui est surprenant c'est qu'on ne nous est pas parlé cette fois-ci d'arme nucléaire ce qui est la réaction habituelle je vous y voyez presque une bonne nouvelle si on veut dire de toute façon le discours est toujours le même ça veut dire qu'il ne doit pas nous inquiéter s'il doit nous inquiéter et nous nous devons être ferme mais responsables c'est bien nous sommes bien sûr une ligne de crête à quoi cela servirait-il que le que l'Ukraine l'emporte encore de quelques mètres si l'Europe devait être à feu et à sang donc on est bien dans ces deux limites un l'Ukraine doit gagner 2 il ne faut il faut éviter un embroisement général c'est pour ça qu'il faut toute la lucidité tout le discernement de nos politiques qui doivent bien se poser la question de la finalité cette guerre est compliquée parce que comme toutes les guerres elle est finalement conduite beaucoup par la passion par l'émotion que ce que la passion et l'émotion prennent prennent les peuples prennent les commentateurs sur les plateaux télévisions c'est normal mais nos gouvernants ont des responsabilités énormes dans cette affaire là cette ligne de crête est extrêmement fine il ne faut pas la dépasser en même temps les les la Russie si vous voulez si elle si elle commençait à attaquer un pays occidental elles s'engagerait dans une guerre qui serait épouvantable sûrement pour les pays occidentaux mais pour elle-même c'est bien pour cette raison que le président Poutine dit à chaque fois attention on est très près de la ligne rouge j'utilise pas cette expressions mildies mais en fait il ne le dit il ne dit jamais vous avez franchi il a dit rouge parce que ça voudrait dire pour lui ok maintenant j'attaque le temps mais si j'attaque le temps Moscou et détruit le lendemain si vous voulez la réalité c'est que cette ligne rouge en plus général elle est mouvante parce qu'en fait on a eu le sentiment qu'au départ c'était ne pas aider les Ukrainiens du tout puis ne pas envoyer de charlour ne pas envoyer d'avion si demain les avions sont livrés la réaction rustre a-t-elle fondamentalement différente je suis pas sûr du tout je suis pas sûr du tout justement parce qu'en fait le président Poutine et cherche à faire peur il est dans son rôle il est absolument intimidation nous cherchons tous à produire un effet psychologique que l'autre la stratégie ça sert toujours à produire à faire à produire un effet psychologique le président Poutine veut que zenenski lâche que le peuple lâche et que les Ukrainiens ces idées donc il veut produire un effet psychologique dans nos têtes et nous en nous montrant unis nous voulons lui montrer qu'il n'a plus rien à gagner qui est qu'au contraire il va perdre et donc on est effectivement psychologique contre effet psychologique on est bien finalement dans une guerre d'influence des deux côtés par des moyens militaires par le biais de de moyens militaires et donc oui nous n'avons pas à craindre ces paroles là il faut être ferme mais en restant responsable parce que cette guerre elle est conduite depuis le début sous menace nucléaire et nous ne devons pas l'oublier cette tournée parce qu'on peut appeler ça une tournée vol le diverselenski dès lors qu'il y a eu un passage à Londres à Paris à Bruxelles c'est une tournée européenne elle intervient à quelques jours du triste anniversaire du déclenchement de la guerre mais elle intervient aussi à un moment où la situation sur le terrain est difficile pour les Ukrainiens est-ce que vous le en venant ainsi capitale après capitale redire je veux des avions de combat je veux des armements j'en ai besoin il disait hier nous en avons besoin pour vivre il en appelle à la survie même de son peuple et de son pays est-ce que ce n'est pas aussi d'une certaine manière un aveu de faiblesse il vient sous les nier la difficulté dans laquelle sont les Ukrainiens c'est pas un aventure c'est un constat c'est un constat nous sommes là rentrés dans une période de grande vulnérabilité pour l'Ukraine et cette période va durer jusqu'au moment où effectivement les chars et pas les douchards Anglais qui vont pas changer la donne mais où cette aide là va arriver de manière massive aujourd'hui la période très difficile à vivre là c'est jusqu'à la fin du printemps peut-être jusqu'au début de l'été parce que il y a un risque que contenu sa mobilisation massive et contenue de l'arrivée des troupes massivement sur le front et bien la Russie finisse par percer et dans dans l'état actuel des rapports de force il y a peu de chance que l'Ukraine arrive à à casser une percée qui se ferait de la part des Russes donc nous sommes dans une période difficile et c'est pour ça qu'il est urgent de faire quelque chose le plus rapidement possible oui précise d'ailleurs que le Royaume-Uni a indiqué que ces chars challenger serait opérationnel le mois prochain l'Allemagne dit qu'elle pourra elle espère livrer un premier bataillon de char d'ici avril dans tous les cas il va encore falloir que les Ukrainiens tiennent plusieurs semaines avec les armements actuels sans compter sur des renforces occidentaux vous avez raison c'est pour ça que là on est dans une période tout à fait tout à fait critique pour pour l'Ukraine et je dirais pour l'Europe parce que oui bien sûr le président le président Zelinski a raison si si la Russie gagne le droit international évidemment et bah faut être totalement et la paix de l'Europe est mise en danger donc on est dans une période que ça pour tout le monde pour l'Ukraine et pour nous alors peut-être pourrions nous faire plus vite je rappelle que les Américains ont des centaines de chars Abraham c'est un en en Europe de l'est pas dans le roi de l'Est dans On en Europe sont stationnés dans le cadre de temps en particulier il y a aussi une possibilité de faire tout de suite mais on sait que les Américains par exemple ont décidé non pas donner leur charme et de recréer de nouveaux chars anciens pour les donner vie chrétiens c'est ce qui explique qu'il n'arriveront qu'au mois de décembre au mois de janvier donc je dirais que tout le monde peut faire des efforts immédiatement mais encore faut-il prendre en conscience de la nécessité absolue de le faire et d'avoir un projet et chacun des pays ça n'a pas de sens que la France ou que l'Allemagne donne tout de suite il faut quand même un moment donné nous soyons unis pour dire oui c'est notre défi à nous faisons-le maintenant faisons-le tout de suite l'Ukraine ne doit pas perdre et la question elle est dans les jours dans les semaines et dans les quelques mois à venir je le disais tout à l'heure vous le dis merci c'est entretenu avec nos confrères du Figaro et il évoque cette question des livraisons d'armes il fait ce constat de son point de vue la Russie objectivement en train de perdre la guerre dit-il à 99% mais explique le président ukrainien les Occidentaux selon lui parient sur le 1% qui reste pour justifier leur réticence à nous fournir des armes est-ce que vous voyez aujourd'hui une réticence des Occidentaux est-ce que c'est une question d'organisation de temps de décision ou vraiment de même de conviction de notre part donc je crois pas du tout j'ai lu l'article du Figaro ce matin bien sûr je crois pas et donc son enfant on voit donc le général Vincent Desportes les deux présidents le président français Emmanuel Macron et volo des mercedeski qui viennent de s'entretenir ensemble dans le pavillon d'honneur de la base aérienne de vidacoublay et qui cheminent donc à pied en direction de ce Falcon 7X de la présidence de la République qui valait conduire vers Bruxelles on marque encore cette différence de style qui nous frappe en toute circonstances toujours ce pantalon kaki de la part du président faut le délire Zelinski cette tenue qui ne le quitte pas qui est désormais l'incarnation aussi de cette lutte depuis le début face à un prise de Français qui lui est dans ses habits habituels le costume cravate qui s'y est au chef de l'État français vous avez publié il y a quelques jours un livre qui s'appelle devenez leader aujourd'hui a-t-on la face à nous des leaders vous le dit merci c'est révélé dans ce conflit vous avez également là le président de la République française c'est lui qui accompagne le président ukrainien d'ailleurs on va suivre encore la cette montée d'ici quelques instants c'est un petit appareil vous le voyez par le nombre de hublot il y a à l'intérieur une grosse quinzaine une petite vingtaine de places généralement le président de la République française le point que c'est plus proche collaborateur il salue d'ailleurs l'ambassadeur du crâne en France à l'instant juste avant de monter dans l'appareil qui est en contact régulier naturellement que les services de la présidence de la République ça veut dire aussi général que dans cet avion pendant une petite heure le temps que que dure le vol on sera dans un comité très restreint l'occasion encore d'un entretien l'occasion encore pour les deux chefs de l'état de d'évoquer les dossiers de fond on voit malgré tout sourire ce geste très tactile du président de la République ce salut on a beaucoup été frappé depuis hier par la capacité de voldemerzinski à remercier il est venu nous dire merci mais s'il j'ai fait un peu plus les voilà donc qui prennent place à bord de cette avion sur Alco sceptics je vous posais la question devenez leader devenez leader qui est le leader aujourd'hui vous disiez l'Europe doit parler d'une même voix doit-elle répondre au leader volo des meilleurs Hélène ski doit-elle écouter sans leader Emmanuel Macron son leader britannique qui est à quelques kilomètres de nous et qui fait des annonces vous parliez tout à l'heure la présidente de la Commission européenne où c'est la fin de Laon si elle théoriquement qui coordonne la politique européenne mais elle n'a pas pris cette cette place de leader qui est leader aujourd'hui en Europe vous vous posez la vraie question nous manquons profondément d'un leader le président Macron en aurait évidemment la stature mais compte tenu peut-être des maladresses qu'il a commis qu'il a commis au début de cette guerre il a beaucoup de mal maintenant à faire entendre sa voix à ce que je pourrais appeler globalement les pays du front et donc on manque d'un leader uni vous savez le rôle du leader son premier rôle c'est d'arriver à construire du collectif tendu vers une ambition commune et là il y a une ambition commune mais on a beaucoup de mal à faire du parce que les intérêts individuels de chacune des nations prévues en quelque sorte sur l'intérêt général si l'Europe était groupée sous un leader alors les choses seraient évidemment beaucoup plus facile et non seulement on n'est pas ensemble mais on ne croit même pas à l'article 5 de l'OTAN c'est intéressant quand les Polonais c'est-à-dire l'idée qu'on doit se porter secours mutuellement en cas d'agression ou ou que l'Amérique viendra nous aider à quand le président quand le chanceux se disent enverrai mes chars si le si des États-Unis le font quelque part ils croient pas lui-même à l'article 5 ou quand la Pologne ne veut pas envoyer ses avions s'ils ne partent pas de la bavechange je parle du mois de mars dernier là non plus je veux une sura assurance donc on n'est pas absolument sûr de faire partie d'un collectif que ce collectif soit l'OTAN ou que ce collectif soit l'Europe donc moi de mes vœux j'appelle l'apparition d'un leader qui arrive à être suivi par tous mais la montée des individualises au sein des nations et des individus au sein de l'Europe font que c'est aujourd'hui très compliqué et très dommage images saisissante à travers les hublots de cet appareil de sol canconetics des présidents de la République française et ukrainiennes qui sont en train de s'installer qui ont pris place et qui vont d'ici quelques minutes maintenant décollées en direction de Bruxelles quand on voit une telle image générale Vincent Desportes cet avion floqué République française avec à 100 bords le président ukrainien c'est une image d'un symbole et d'une force incroyable la France après avoir accueilli le président follow diversinski à Paris après l'avoir conduit dans l'un de ses appareils en direction de Bruxelles peut-elle encore refuser une demande que Fred président ukrainien quand il nous demande des avions quand il nous demande des chars au nom de quoi pourrions lui dire non désolé nous vous avons accueilli nous vous avons conduit à Bruxelles mais nous ne pourrons pas aller plus loin dans l'armement alors qu'on voit la porte de l'appareil en train de se fermer d'une part je crois qu'il faut être fier je crois que c'est beau la France la France existe et la France est probablement un des pays qui pourrait prendre le lead dans cette Europe mais c'est très compliqué parce que cette guerre a divisé l'Europe on le on le fait bien alors peut-on encore refuser oui bien sûr on peut encore refuser on peut refuser au nom de l'intérêt de l'État et c'est bien là où on a il faut balancer soit l'intérêt de l'Ukraine qui est l'intérêt de l'Europe soit l'intérêt de l'État et tant qu'on n'a pas de de projet européen les intérêts des des états finiront par peser lourd dans cette dans cette balance là et on doit on doit décider selon des règles et c'est pour ça que le président Macron a juste titre indéfini c'est ces trois règles là il se tient une logique je crois qu'on ne peut pas réagir par répulsion par émotion donc il faut réfléchir il sait donner des règles c'est important en même temps si jamais enfin on avait un projet européen sur cette affaire là un contrôle politique de l'Europe ce qui n'existe pas alors les choses seraient beaucoup plus facile vous l'avez peut-être vu à l'image il y a quelques instants vous le dit merci qui tenait entre ses mains un journal c'est le journal Le Figaro on disait tout à l'heure qu'il a parlé dans ce journal il dit des choses très importantes sur la situation d'aujourd'hui mais il nous lance aussi des défis à nous Européens et dirigeants occidentaux il dit par exemple les dirigeants européens nous voient comme une menace pour la société pour la stabilité de leur pour la qualité de leur vie pour leur pouvoir politique ils veulent stopper la guerre au plus le plus vite possible mais le plus facile et de le faire aux dépenses quelqu'un ce qu'il pose au fond c'est la question des conditions dans lesquelles la paix pourra se faire l'Ukraine devra-t-elle ou pas renoncer à un point de son territoire on voit que c'est ça craintes il dit il faut accorder à Poutine ski de réclame un bout de territoire le nombre de basse la Crimée c'est ce que pense certains en Occident que peut-on dire aujourd'hui au président zellenski quelles conditions peut-on créer pour qu'une paix puisse être envisagée c'est la vraie question je l'ai eu depuis très longtemps c'est pour ça que l'idée de conférence internationale et extrêmement importante quel projet de paix pouvons-nous avoir ensemble les il faut le problème aujourd'hui c'est de créer les conditions de la paix ces conditions ne sont jamais que militaires le la bataille est chargée de créer des conditions qui permettront de sortir il faut bien des stratégies de sortie il faut bien un projet de paix et il est urgent maintenant à la fois de donner de l'armement clairement d'empêcher l'Ukraine la de gagner et en même temps de construire un projet de paix sur lequel on puisse se rattacher et il faut donner ça peut peut-être choquer ce que je vais dire mais il faut qu'à un moment donné le président Poutine soit sûr de ne plus gagner mais qu'à un moment donné il puisse se raccrocher à quelque chose donc tout ça on doit le réfléchir ensemble nous ne jouerons pas la deuxième guerre mondiale nous n'irons pas nous battre à Berlin donc il faudra à un moment donné que la Russie que ce soit petit ou quelqu'un d'autre et bien accepte une voix de sortie et ça nous devons y réfléchir quelle qu'elle soit et une voix qui soit acceptable par les deux parties y compris par l'Ukraine exactement bien exactement récupérer l'intégralité de son territoire dans les frontières d'avant 2014 on le voyait à l'image au-delà du symbole politique du symbole diplomatique bien sûr général Vincent Desportes il y a dans cet avion deux chefs d'État deux chefs d'État de pays qui sont en première ligne dans ce conflit l'Ukraine bien sûr parce qu'elle est agressée la France parce qu'elle entend aujourd'hui porter une voix singulière il y a aussi un défi en terme de sécurité c'est à dire que cet avion là est toujours bien évidemment suivi surveiller contrôlé parce que c'est un avion de chef de l'État mais là c'est un avion de chef d'État au pluriel et bien écoutez c'est évidemment une prise de risque et c'est une prise de risque évidemment assumée par le président Macron le président Macron est moins menacé que le président Zelinski donc il va avec Zelinski c'est lui qui prend un risque et pas le président ski évidemment et donc il le fait et donc c'est un signe il dit nous sommes frères dans cette fenêtre dans cette affaire nous sommes engagés nous sommes ensemble et c'est encore un signe politique et un signe politique de grande de grande fermeté de grande valeur on a cru un moment où on a craint d'ailleurs c'était la crainte des occidentaux que les Russes puissent vouloir porter atteinte à la vie de vos lots Zelenski en particulier au début de l'offensive on se souvient en particulier que les Américains avaient proposé d'accueillir mais ils ne sont pas les seuls à avoir fait ses propositions les Européens c'était positionnés de diverses manières est-ce qu'aujourd'hui ce risque vous paraître écarté est-ce que les Russes se retrouvent dans une situation ou une telle atteinte est devenue impossible alors je pas que personne ne maîtrise la guerre et on ne sait pas où on va donc rien n'est à exclure pour l'instant alors l'autre idée c'est que il faut bien négocier avec quelqu'un il faut bien trouver avec quelqu'un qu'on fait la paix à un moment donné donc il faut bien avoir un partenaire un partenaire qu'on connaît vaut mieux qu'un partenaire qu'on ne connaît pas enfin il est tout à fait possible on sait bien aussi une autre loi de la guerre c'est que vous devez casser non pas la puissance mais la source de la puissance il est clair que Zelinski est une source de puissance considérable parce que c'est un leader parce qu'il a une capacité à cristalliser des volontés à faire converger des volontés et je dirais qu'il serait une cible militaire parfaitement légitime politiquement la question se pose merci beaucoup général Vincent Desportes d'avoir été avec nous ce matin pour nous aider à comprendre les enjeux de cette journée historique on peut le dire le mot n'est pas galvaudé en l'occurrence et on va continuer d'en parler avec vous et les abeilles tout au long de cette matinée et en particulier dans les minutes à venir puisque cet avion va bientôt prendre la direction de

"L'Europe doit être unie" : Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de Guerre · Pourquijevote