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InterviewRadio J — L'interview politique· 5 mai 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Céline Hervieu - L'interview politique du 05/05/25

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Céline Nervieux, vous êtes député PS de Paris depuis 2024, élu sous l'étiquette du NFP Nouveau Front Populaire et vous avez été réélu il y a quelques semaines conseillère de Paris si je ne me trompe pas.

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Alors ce matin on va beaucoup parler de la gauche bien sûr, à moins d'un an de la présidentielle.

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa quatrième candidature sur le plateau du 20h de TF1, c'était dimanche. Son argument, je le cite, la discussion ne s'est pas portée sur quel est le meilleur candidat, c'était qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive.

  • 0:41FerméeRéponse directe

    C'est tout sous une surprise non pour le reste de la gauche ?

  • 1:29RelanceRéponse directe

    Alors justement, son argument principal de vente, si j'ose dire, c'est sa capacité à pouvoir battre le RN, selon lui, je vais encore le citer, c'est l'adversaire principal puisqu'il paraît qu'il va gagner. Honnêtement, je ne le crois pas, je ne sais même pas s'ils seront au deuxième tour, en parlant du RN toujours, je pense que nous allons les battre à plate couture, a-t-il estimé ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous considérez qu'une alliance pour les prochaines législatives avec LFI est encore possible ? Je rappelle que le PS en a fait une en 2022, c'était la NUPES, en 2024, c'était le NFP, ou est-ce que pour vous, Mélenchon et les Insoumis sont-ils devenus infréquentables ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « En effet oui, ça fait 20 ans maintenant que Jean-Luc Mélenchon est candidat, donc après les successions de défaites, je pense qu'il aurait été bien avisé de se retirer. »
  • 0:56Invité politiqueFait
    « D'ailleurs c'est lui-même qui l'avait dit la dernière fois, que ce serait sa dernière candidature. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Et il sait, je pense qu'il a compris qu'il n'est pas le bon candidat pour battre la droite au deuxième tour, et malgré ça il s'entête, c'est dommage. »
  • 1:49Invité politiqueChiffre
    « Je pense qu'il fait erreur, je pense que quand on regarde toutes les enquêtes d'opinion à son sujet, au contraire, c'est le candidat qui rebute le plus, y compris dans son propre camp à gauche. »
  • 10:03Invité politiqueChiffre
    « 80 millions d'euros de super profit par jour en Europe pour l'ensemble des pétroliers, ça n'est pas acceptable. »
  • 10:12Invité politiqueFait
    « Quand on entend le PDG de Total qui nous explique qu'il se réjouit d'avoir fait des chiffres extraordinaires de rentabilité historique pour sa société de plus de 50% »
  • 10:27Invité politiquePromesse
    « Et c'est pourquoi nous avons déposé d'ailleurs une proposition de loi pour taxer ces super profits, pour permettre de redistribuer l'argent qui est collecté dans le cadre de ces super profits »
  • 12:28Invité politiqueFait
    « Nous, nous avions voté contre la publication du rapport parce que nous ne voulions pas apposer le sceau de l'Assemblée nationale sur ce rapport avec ses conclusions qui étaient totalement orientées et qui n'étaient absolument pas impartiales. »
  • 12:58Invité politiqueFait
    « Le rapporteur en plus maintenant a été mis en cause par des associations anticorruption pour prise illégale d'intérêt. »

Temps de parole

  • Invité politique68 %
  • Présentateur32 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Bonjour Céline Nervieux, vous êtes député PS de Paris depuis 2024, élu sous l'étiquette du NFP Nouveau Front Populaire et vous avez été réélu il y a quelques semaines conseillère de Paris si je ne me trompe pas. Alors ce matin on va beaucoup parler de la gauche bien sûr, à moins d'un an de la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa quatrième candidature sur le plateau du 20h de TF1, c'était dimanche. Son argument, je le cite, la discussion ne s'est pas portée sur quel est le meilleur candidat, c'était qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive. C'est tout sous une surprise non pour le reste de la gauche ?

0:45
Invité politique

En effet oui, ça fait 20 ans maintenant que Jean-Luc Mélenchon est candidat, donc après les successions de défaites, je pense qu'il aurait été bien avisé de se retirer. D'ailleurs c'est lui-même qui l'avait dit la dernière fois, que ce serait sa dernière candidature.

1:00
Présentateur

Il avait dit faites mieux en semblant laisser la place à une nouvelle génération.

1:05
Invité politique

Exactement, en disant qu'il voulait être remplacé. Donc non, ce n'est pas une surprise, d'autant qu'il avait commencé à l'annoncer, mais c'est pour autant assez décevant de sa part une nouvelle fois, puisqu'il sait bien que dans la configuration actuelle, si la gauche est divisée, elle perdra. Et il sait, je pense qu'il a compris qu'il n'est pas le bon candidat pour battre la droite au deuxième tour, et malgré ça il s'entête, c'est dommage.

1:29
Présentateur

Alors justement, son argument principal de vente, si j'ose dire, c'est sa capacité à pouvoir battre le RN, selon lui, je vais encore le citer, c'est l'adversaire principal puisqu'il paraît qu'il va gagner. Honnêtement, je ne le crois pas, je ne sais même pas s'ils seront au deuxième tour, en parlant du RN toujours, je pense que nous allons les battre à plate couture, a-t-il estimé ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

1:49
Invité politique

Je pense qu'il fait erreur, je pense que quand on regarde toutes les enquêtes d'opinion à son sujet, au contraire, c'est le candidat qui rebute le plus, y compris dans son propre camp à gauche. Donc si vous voulez, à partir de là, c'est quelqu'un qui a une carrière politique importante derrière lui, qui a son électorat socle qui est bien installé, il faut le reconnaître, mais pour autant il divise et il clive.

Donc de ce point de vue-là, non, ça n'est pas le bon candidat pour rassembler autour d'un projet politique qui parle à toute la nation française, parce que l'objectif n'est pas uniquement de se définir un opposant à travers l'extrême droite, évidemment c'est le cas pour toute la gauche, pour tout le camp progressiste. Pour autant, il faut trouver quelqu'un qui soit capable de rassembler, et ça n'est pas son cas.

2:29
Présentateur

Est-ce que vous considérez qu'une alliance pour les prochaines législatives avec LFI est encore possible ? Je rappelle que le PS en a fait une en 2022, c'était la NUPES, en 2024, c'était le NFP, ou est-ce que pour vous, Mélenchon et les Insoumis sont-ils devenus infréquentables ?

2:47
Invité politique

Au-delà de l'alliance, la question qui s'est posée en 2024, c'est cette élection législative extraordinaire, anticipée, et une réunion de toute la société civile et une bonne partie de la société française qui s'est mobilisée contre l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite, et notamment de Jordan Bardella, potentiellement à Matignon. Et ça, c'était beau, c'était un élan politique très fort, que moi je n'ai jamais connu, je n'avais jamais connu dans ma vie politique. Le nouveau Front populaire, c'était une promesse d'espérance d'une société renouvelée, avec de la justice sociale, les questions environnementales, les questions de lutte contre le racisme et les discriminations.

C'était un très beau projet, c'était un mouvement politique et citoyen qui était très beau, donc si on arrivait à retrouver ça, ce serait formidable. Moi je pense que la gauche ne gagne que quand elle est rassemblée. Maintenant, il est certain que la stratégie de la France insoumise, aujourd'hui ce n'est plus celle-ci, c'est plutôt justement de renforcer sa part de l'électorat, et de tourner le dos, il faut le dire, à une partie, à l'autre partie de la gauche, qui aspire à plus de modération et qui n'a pas la même vision de la façon de faire de la politique.

3:50
Présentateur

Mais très clairement, est-ce que certains de ces dérapages anti-sionistes, pour ne pas dire antisémites, ne le rendent pas totalement infréquentable aujourd'hui pour le reste de la gauche ?

3:58
Invité politique

Oui, Mélenchon est infréquentable pour une très très large partie de la gauche.

4:02
Présentateur

Alors, à la dernière élection présidentielle, il avait échoué à 420 000 voix du second tour, il avait réuni 22% des suffrages, c'était une progression par rapport à 2017, où il avait réalisé 19,6, 1958. Est-ce qu'en 2017 et en 2022, Mélenchon ne s'est pas nourri de la faiblesse des candidats socialistes ? Je rappelle que Benoît Hamon en 2017, c'était 6%, et Anne Hidalgo en 2022, 1,6% pour un grand parti comme le PS. Est-ce que finalement, ce n'est pas la faiblesse des socialistes aujourd'hui qui nourrissent aussi Jean-Luc Mélenchon ?

4:32
Invité politique

Je dirais que c'est surtout qu'on a eu une passe très très compliquée et qu'il a incarné à ce moment-là le vote utile. C'est un tribun, c'est quelqu'un qui s'est mené des campagnes et en 2022, il a incarné pour nombre de camarades, y compris autour de nous, des gens de gauche qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, qui n'étaient pas du tout mélenchonistes. Parce qu'en fait, les électeurs de gauche sont très intelligents. Ils savent sentir l'opportunité politique et ils veulent que leurs convictions et les projets de gauche progressissent l'emportent.

Donc oui, quand ils voient qu'il y a une personne qui est bien placée pour arriver au second tour, avec ce fameux seuil qui est difficile à atteindre, ils ont la logique du vote utile. C'est ce qui s'est passé en 2022. C'est pour ça que quand j'entends Manuel Bompard nous expliquer le magnifique score de Jean-Luc Mélenchon en 2022, je ne cesse de penser, mais qui sont ces électeurs ? Ces électeurs aujourd'hui, pour partie, tournent le dos à Jean-Luc Mélenchon. Parce qu'ils ne les respectent pas. Donc ça ne peut pas fonctionner de nouveau de ce point de vue. C'est pour ça qu'il nous faut un candidat de la gauche unie, en dehors de Mélenchon, qui puisse rassembler.

C'est l'objectif du Parti Socialiste avec cette grande primaire que nous appelons de nos voeux, en tout cas processus de départage interne, de Glucksmann à Ruffin, par exemple, comme périmètre politique, pour incarner une alternative au projet macroniste vieillissant, en terminant, et à l'extrême droite, évidemment, qui ne cesse de progresser.

5:50
Présentateur

Alors le PS, il est assez divisé sur la question de la participation à cette primaire. Olivier Faure, il a participé à pas mal de débats ces derniers mois avec ses partenaires de la gauche autour de ce projet, mais beaucoup de socialistes sont contre. Vous, vous êtes pour cette primaire.

6:02
Invité politique

Écoutez, en tout cas, je constate aussi les limites d'une primaire. Je les connais. Mais je ne vois pas quelle alternative les opposants à la primaire proposent aujourd'hui. Moi, c'est ça qui me dérange, c'est-à-dire que j'entends les limites, mais j'aimerais qu'on propose autre chose. Il peut y avoir une plateforme commune. Il faut qu'il y ait un moment un départage. Toutes les initiatives individuelles, elles sont peut-être légitimes, mais elles nous mènent à la catastrophe. Elles mènent potentiellement à la disparition de la gauche, de la scène nationale, et c'est très grave, notamment pour les gens pour qui nous nous battons.

Donc moi, j'appelle tout le monde à la responsabilité, et c'est ce que nous faisons avec Olivier Faure, pour essayer de construire un chemin commun. Et c'est ce qu'il fait. D'ailleurs, il rencontre tous les acteurs politiques de la gauche en ce moment. Il y aura une grande réunion ce soir à la Bellevilloise, avec le périmètre qu'on a appelé de Bagneux, donc assez largement jusqu'à l'après, en essayant d'inclure évidemment Hollande, Casse-Neuf, Glucksmann, tous ceux de ce côté-là qui voudront bien participer, parce qu'on a besoin de tout le monde pour un projet qui rassemble en 2027.

7:00
Présentateur

Alors, dans le seul espace socialiste ou social-démocrate, on a quand même un certain nombre de candidats, ça se bouscule au portillon, vous les avez cités, enfin vous en avez cité certains, Olivier Faure, on a aussi Jérôme Guedge qui s'est déclaré, Boris Vallaud, le président du groupe PS, bien sûr François Hollande, l'ancien Premier ministre Bernard Casse-Neuf, toujours sur la brèche, et puis Raphaël Glucksmann pour le mouvement Place Publique, c'est qui le meilleur candidat selon vous ?

7:24
Invité politique

Ah ça pour l'instant, c'est difficile à dire, en tout cas j'en vois qu'un dans ceux que vous avez cités pour l'instant qui essayent de construire un chemin commun, c'est plutôt Olivier Faure, donc je pense qu'il a raison dans sa stratégie d'essayer de trouver une sortie commune. Toutes les initiatives individuelles, je l'ai dit, nous mèneront à la défaite. Donc voilà, après chacun est légitime, vous savez la nature a horreur du vide, donc aujourd'hui comme il n'y a rien d'organisé, tout le monde se dit, ça peut être une opportunité. C'est plutôt trop plein que le vide.

Mais donc justement, le problème, c'est qu'il faut d'abord définir un processus de départage, et ensuite chacun se présentera avec ses arguments, son expérience, et comme ça on construira une légitimité politique à la personne aussi qui se présentera, parce qu'aujourd'hui, tous ceux que vous avez cités, il y en a très peu qui ont derrière la machine militante et partisane pour lancer une campagne présidentielle, ça ne s'improvise pas complètement.

8:16
Présentateur

On dit beaucoup que cette présidentielle, pour la première fois, se jouera sur le terrain des questions de défense, des questions internationales et géopolitiques. Ça, ça avantage un petit peu l'ancien président François Hollande, qui a l'expérience de ces questions ?

8:28
Invité politique

C'est certain que je pense que les Français vont se tourner vers quelqu'un qui aura l'expérience du pouvoir d'une certaine manière, mais ça peut être dans le cadre de mandats nationaux également. La dernière fois, ils ont bien élu quelqu'un qui n'avait eu aucun mandat et qui pour autant a été réélu d'ailleurs, même dans les conditions qu'on sait. Donc tout peut se produire. Après, bien sûr que la situation internationale, elle a un impact et un effet sur la désignation de celui qui va nous représenter demain dans le cadre de ces négociations internationales qui sont, on le voit, de plus en plus complexe et tendue. Donc oui, évidemment, ça joue, mais ce ne sera pas le seul critère.

8:59
Présentateur

Alors justement, sur la situation internationale, est-ce que vous craignez les conséquences économiques pour les Français du choc pétrolier en cours ? Je rappelle que le ministre de l'Économie, Roland Lescure, avait employé ce terme, puis tout de suite avait rétro-pédalé pour ne pas effrayer à la fois l'opinion et les marchés. Mais ça commence à se faire sentir, bien sûr, au prix à la pompe, mais bientôt avec un cercle vicieux, la hausse des coûts de production, l'inflation, la baisse du pouvoir d'achat. Est-ce que vous êtes inquiète sur le climat social ?

9:23
Invité politique

Bien sûr que je suis très inquiète sur le climat social parce que le prix à la pompe, on le sait, ça a déclenché dans notre pays des vagues de colère sociale très profondes parce qu'en fait, ce sont toujours les mêmes qui subissent ces hausses du prix du carburant. Et on le sait, notamment ceux qui sont obligés d'avoir leur voiture pour aller bosser. Donc les infirmiers, les auxiliaires de vie, les artisans, tous ceux qui ont besoin de la voiture pour travailler au quotidien, ceux qui travaillent dans les transports, évidemment. Donc c'est toujours les mêmes. Et oui, c'est très inquiétant.

C'est pour ça aussi qu'on le sait, derrière la situation internationale qui a les conséquences qu'on connaît, il y a aussi des acteurs pétroliers qui font des marges qui sont inentendables pour un certain nombre de Français. 80 millions d'euros de super profit par jour en Europe pour l'ensemble des pétroliers, ça n'est pas acceptable. Quand on entend le PDG de Total qui nous explique qu'il se réjouit d'avoir fait des chiffres extraordinaires de rentabilité historique pour sa société de plus de 50% et que derrière, on voit que le prix augmente de 40%, on se pose des questions légitimes.

Et c'est pourquoi nous avons déposé d'ailleurs une proposition de loi pour taxer ces super profits, pour permettre de redistribuer l'argent qui est collecté dans le cadre de ces super profits parce que ce n'est pas acceptable qu'on privatise de cette manière les intérêts de quelques-uns et la situation internationale pour aller dans les poches des actionnaires de Total.

10:46
Présentateur

C'est vrai que les bénéfices trimestriels de Total ont été spectaculaires. Au premier trimestre, résultat net de 5 milliards d'euros, soit un bond de 51%, vous le disiez, par rapport à la même période. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, lui, il a dit, par rapport aux propositions que vous évoquez et aussi à celles de LFI qui veut même nationaliser Total, ce qui semble un peu irréaliste. Sébastien Lecornu a dit « Je refuse le total bashing, ne nous tirons pas une balle dans le pied ».

11:13
Invité politique

Mais en fait, il ne s'agit pas de faire du total bashing, il s'agit d'être juste et de considérer que la situation internationale, ce n'est pas aux auxiliaires de vie, aux infirmiers, aux professionnels du transport de la payer et que quand on réalise des super profits de cette manière du fait de la situation internationale, peut-être, mais à ce moment-là, on s'organise et Total a une responsabilité dans la solidarité nationale. C'est un grand acteur, un fleuron français, ok, très bien, mais à ce moment-là, qu'il joue sa part et qu'il participe de l'effort national dans un moment de crise et un moment de tension majeure. Donc, c'est tout ce qu'on demande.

Les sommes sont colossales, donc il n'y a pas de raison qu'ils ne puissent pas participer. On ne peut pas faire des super profits sur la misère des autres.

11:58
Présentateur

Question sur la publication, c'est aujourd'hui, du rapport sur l'audiovisuel public après la commission d'enquête sur ce sujet qui a duré des mois et qui a été un véritable feuilleton. La semaine dernière, une majorité de députés ont voté pour cette publication. Qu'est-ce que vous avez pensé, vous, du rapport rédigé par le rapporteur, justement, de la commission d'enquête, Charles Allon, qui est membre de l'UDR, le parti d'Éric Ciotti ? C'est quoi votre position sur la façon dont elle a travaillé et sur ses conclusions ?

12:28
Invité politique

Nous, nous avions voté contre la publication du rapport parce que nous ne voulions pas apposer le sceau de l'Assemblée nationale sur ce rapport avec ses conclusions qui étaient totalement orientées et qui n'étaient absolument pas impartiales. Le spectacle affligeant de cette commission d'enquête depuis des semaines a été très très mal reçu d'ailleurs par les Français qui voyaient ça en replay, ensuite en boucle sur les réseaux sociaux. Tout le monde était affligé de ce cinéma, si j'ose dire. Donc oui, le rapporteur en plus maintenant a été mis en cause par des associations anticorruption pour prise illégale d'intérêt. On sait qu'il a été orienté, qu'il a reçu des questions.

Bref, ce rapport, honnêtement, les recommandations... C'est la première fois d'ailleurs qu'il y a des contre-recommandations aussi nombreuses. Donc, c'est dommage parce que c'est un sujet très important. L'audiovisuel public, c'est un garant de notre démocratie aussi d'avoir un audiovisuel public fort qui soit soutenu. Là aussi, on parlait de ne pas faire de bashing sur des enjeux patriotes et français. Ça, c'est très important l'audiovisuel public. Donc, il faut le défendre, même si on peut pointer du doigt les questions financières, d'ajustement ou autre. Et c'est dommage parce que cette commission l'aurait permis, mais elle a été instrumentalisée. C'est regrettable.

13:40
Présentateur

Merci Céline Nervieux d'avoir répondu aux questions de radiologie et très bonne journée.