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interviewC à vous (sur YouTube)· 15 mai 2025 50 min

Scala/13 nouveaux cas : pourquoi n’est-il entendu qu’aujourd’hui ? - C à Vous - 15/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.Casse: Bonsoir à tous.

Bienvenue. On est ensemble jusqu'à 21H. Très contente de vous retrouver.

On ira dans un instant à Cannes. Vous êtes tous avec nous ce soir. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: La justice n'a pas fini avec D.Scala, le violeur de la Sambre.

Une affaire emblématique. On se souvient de "Sambre" sur France 2. Il vient d'être mis en examen pour de nouveaux crimes. - A.Casse: On reçoit P.Radenovic qui a révélé cette affaire et maître M.Mathieu, avocat de D.Scala. - M.Bouhafsi: La mort d'un journaliste emblématique.

On reviendra sur la carrière de D.Bilalian. - N.Saint-Cricq: Affaire Bétharram ou affaire Bayrou, ou bien la confusion des genres... - A.Casse: Bonsoir à nos invités, P.Vannier et V.Spillebout.

Vous êtes les rapporteurs de la commission sur les violences à l'école. Hier, vous avez interrogé pendant 5 heures 30 le Premier ministre. - L.Sénéchal: On va parler des nouveaux mots qui ont rejoint le Petit Larousse 2026.

Il y aura quelques surprises. - A.Casse: On va à Cannes retrouver Babeth.

Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Cannes, J3, et on a été ravis de voir sur les marches A.MacDowell, toujours aussi heureuse d'être à Cannes, D.Kruger, L.Drucker à l'affiche d'un film en compétition.

Elle sera demain l'invitée de "C à vous". Elle est très demandée par les chasseurs d'autographes. Et surprise, A.Dupont, le meilleur joueur du monde de rugby qui se fait un petit plaisir en faisant une étape cannoise.

Très heureux lui aussi d'être là à ce festival, même s'il ne présente pas de film. On va lui demander de passer nous faire un coucou un de ces quatre. Ce soir, hommage à A.Delon, la star absolue.

Il est partout dans les rues de Cannes. Une expo géante à ciel ouvert et inaugurée hier par Anouchka Delon, qui sera l'une de nos invités. - A.Casse: Tout de suite, l'Edito de N.Saint-Cricq.

L'audition de F.Bayrou par la commission d'enquête sur les violences à l'école a duré 5 heures 30. Ca a été tendu.

Est-ce que F.Bayrou vous a convaincue? - N.Saint-Cricq: Pas forcément, mais ce qui ne m'a pas convaincue, c'est les attaques dont il a fait l'objet.

Il a été approximatif, brouillon depuis plusieurs semaines, c'est évident, qu'il n'ait pas pris conscience que l'affaire Bétharram allait lui coller aux basques et l'empoisonner, c'est aussi une évidence. On a l'impression qu'il a été pris par surprise. Il a répondu souvent avec beaucoup d'orgueil lorsque des réponses cliniques auraient été plus efficaces.

Quand on replonge il y a 3 mois, le jour de la sortie dans Mediapart de cette histoire, et qu'on regarde votre réponse aux questions d'actualité, on avait déjà l'impression il y a 3 mois que tout cela prenait un tour très politique. - P.Vannier: Le mensonge d'un ministre devant la représentation nationale, a fortiori du premier d'entre eux, est d'une immense gravité.

Que votre mensonge porte sur une affaire pédocriminelle ajoute à l'inacceptable. Allez-vous en assumer toutes les conséquences et présenter votre démission? - N.Saint-Cricq: Ca avait le mérite d'être relativement clair.

Les mots sont violents: menteur, pédocriminel...

On atteint un certain sommet. Hier soir, c'était plus feutré mais tout aussi dur. On avait l'impression que c'était directement F.Bayrou qui était ciblé.

Quelques extraits...

Difficile de pouvoir être honnête en 5 heures, on a essayé de montrer la tournure des choses. - P.Vannier: Que cherchez-vous à dissimuler? - F.Bayrou: Votre méthode qui consiste à essayer de tirer la réalité pour nourrir un procès en scandale... - V.Spillebout: Je voudrais juste vous rappeler les règles.

Il faut répondre aux questions. - F.Bayrou: Je suis le Premier ministre de la France.

Après avoir été sali tous les jours pendant 4 mois par un certain nombre de ceux qui sont ici... - A.Hadizadeh: Pourquoi avoir passé tout ce temps à couvrir d'injures une enseignante? - F.Bayrou: Ce n'est pas votre commission.

Vous la présidez, mais un président n'est pas dans son assemblée... - N.Saint-Cricq: Un petit échantillon.

Que ce soit public, c'est absolument formidable et c'est le symptôme d'une démocratie qui fonctionne, mais quand on regarde l'intitulé de cette commission...

Elle est sur les modalités du contrôle par l'Etat de la prévention des violences dans les établissements scolaires. C'est un sujet grave, il faut se pencher dessus, mais on a l'impression que cela vire au duel Bayrou-Vannier, et que ce n'était pas vraiment une audition mais un interrogatoire. Ce n'est pas vraiment l'esprit de l'institution.

Certaines personnes ont été un peu choquées...

Avant même la soirée d'hier...

Quoi? - P.Vannier: Je n'ai rien dit. - N.Saint-Cricq: J'ai cru. - F.Hollande: On transforme une douleur qui touche F.Bayrou et beaucoup de familles en une opération politique.

Ca doit se distinguer. - A.Casse: Il y a eu aussi des mises en cause personnelles de F.Bayrou. - N.Saint-Cricq: Il y a eu des moments un peu baroques.

Il y a eu un député LFI...

On rappelle cette image où F.Bayrou a donné une gifle à un gamin pendant la campagne...

On a parlé de lui comme de quelqu'un de violent. Ca s'est rapporté à Bétharram. J'ai trouvé cela un peu étrange.

On a cru comprendre ce matin que vous avez fait votre conférence de presse ce matin et vous avez un peu pris le large par rapport à monsieur Vannier et que vous étiez plus dans l'esprit de la commission d'enquête. Et vous, monsieur Vannier, vous continuez à enfoncer le clou. On verra dans votre rapport, à la fin du mois de juin.

On peut espérer que les victimes y trouvent au moins un peu d'apaisement. - A.Casse: On parlera de l'épisode de la gifle tout à l'heure.

Cette affaire est bien plus vaste que le cas de F.Bayrou. On parle de plus de 200 plaintes étalées sur 4 ou 5 décennies qui accueillent des professeurs, des surveillants.

Est-ce Que vous n'allez pas un peu trop loin quand vous en faites "l'affaire F.Bayrou"? - P.Vannier: Je vais répondre à madame Saint-Cricq.

Ayant subi pendant 5 heures 30 l'agression de monsieur Bayrou, je peux répondre à celle de madame Saint-Cricq. Parmi les 140 personnes auditionnées, est-ce que F.Bayrou a réduit à cela les commissions d'enquête? - N.Saint-Cricq: Je n'ai pas dit ça.

Dès le 12 juin février, en parlant d'affaire pédocriminelle, vous étiez sur la démission de F.Bayrou. - P.Vannier: Vous allez présenter les choses comme si j'étais déjà sur sa démission...

Je vais vous répondre si vous me laissez aller au bout. J'ai appelé à la démission le 12 car il a menti en réponse à ma question du 11. Un ministre, surtout le premier d'entre eux, ne peut pas mentir à la représentation nationale.

Les gens qui n'ont pas vu les 5 heures 30 de l'audition...

On peut dire qu'on a appris une chose: F.Bayrou confirme avoir menti à plusieurs reprises. Je termine... - A.Casse: Les gens qui prennent l'émission en train ne comprennent pas forcément... - P.Vannier: Pendant 3 mois, il a dit qu'il ne savait rien et hier, il a dit qu'il savait.

C'est le travail de la commission, et c'est grâce aux questions précises que nous lui avons adressées. Nous avons au moins cette vérité qu'il savait depuis 96, depuis 98 pour les violences sexuelles. La commission hier nous a permis d'avancer.

Vous l'avez réduite à un pugilat. C'est dommage car nous avons consacré beaucoup de travail à cette préparation. - N.Saint-Cricq: On dit simplement qu'il a été brouillon, qu'on s'est posé les questions en se disant qu'il y avait plusieurs versions...

Il y a toute une page. Vous avez essayé d'être précis. Vous considérez qu'il a menti? - V.Spillebout: J'ai dit que je le croyais.

J'ai vu un Premier ministre très combatif. Il assurait la défense de son honneur, qui est bafouée depuis de nombreux mois. Il n'y avait rien de très surprenant hier dans cette audition, en réalité.

A la fois dans l'attitude de F.Bayrou et dans les questions de mon corapporteur...

Nous les avions préparées et équilibrées ensemble. Il n'y a pas eu de mauvaise surprise, pour moi. Mais avant même de m'engager dans cette commission d'enquête...

Nous savions tous quel était l'objectif politique de P.Vannier mais aussi quel était le travail qu'il souhaitait mener. - A.Casse: Vous ne répondez pas à la question.

Je voudrais qu'on soit clairs. Le 11 février, à l'Assemblée nationale, quand vous interrogez F.Bayrou, il dit qu'il n'a jamais été au courant de violences, a fortiori sexuelles.

La version a changé hier. Il reconnaît ne pas avoir été mis au courant de "violences graves". Il y a là le changement de discours.

Et vous dites que F.Bayrou a menti. Pourquoi vous, vous n'êtes pas d'accord sur ce point, V.Spillebout? - V.Spillebout: Je pense qu'il était dans des questions au gouvernement, dans un moment de surprise.

Je crois qu'il y a une grande partie des souvenirs qu'il a évoqués hier qui sont très confus. Il a fini par reconnaître la conversation avec le juge Mirande lors de laquelle il avait donné plusieurs versions. Il a dit qu'il faisait confiance en son ami, qui doit avoir très bonne mémoire des faits...

On sent qu'il y a eu des hésitations. Je pense que le jour où il est devant nous sous serment dans une commission d'enquête très importante, il dit la vérité qui est que jamais en tant qu'homme, que comme Premier ministre ou ministre de l'Education, il aurait... - P.Vannier: Je n'ai pas à cette heure la possibilité d'affirmer qu'il a menti sous serment.

Je vais vérifier ses déclarations...

J'ai des éléments pour le faire. C'est rapporté à la chronologie, au travail des journalistes, à ce que nous avons recueilli, à des documents que nous avons cherchés partout en France. Et je peux affirmer qu'entre les déclarations d'hier devant la commission et les autres versions de Bayrou, il y a un écart et il y a le signe d'un mensonge. - A.Casse: S'il a menti hier, il peut y avoir des poursuites?

Vous pouvez lancer l'article 41 et il peut y avoir des poursuites judiciaires. En revanche, les autres mensonges ne l'engagent pas politiquement. - P.Vannier: En effet, dans l'Hémicycle nous sommes libres.

S'il avait menti hier, il s'exposerait à des poursuites que notre présidente peut déclencher. - A.Casse: On l'a perçu au début de cette émission, c'était tendu hier entre vous et F.Bayrou.

Plusieurs fois, ça a tourné au duel. Il avait sur son bureau des livres, notamment "La Meute", où vous êtes souvent cité. Il a dénoncé vos méthodes. - F.Bayrou: Je connais parfaitement votre méthode qui commence à apparaître de manière absolue...

D'ailleurs, cette méthode est exactement décrite dans cet excellent livre dans lequel vous êtes analysé et cité. Cette méthode est décrite par J.-L.Mélenchon que je connais, je crois, il dit: "Vous n'avez pas besoin d'être de bonne foi." C'est exactement ce que vous faites.

Vous ne cherchez pas la vérité, vous la déformez tout le temps. - A.Casse: Il y a une confusion qu'on voit dans ces images.

On peut avoir l'impression qu'on est presque au tribunal, qu'il y avait un duel entre vous deux. Vous êtes à la fois juge et partie. Est-ce que vous comprenez ces soupçons de tribunal politique? - V.Spillebout: J'ai regretté que ça ait pris tournure d'un duel.

En même temps, P.Vannier a fait plusieurs fois des expressions à l'Assemblée et dans de nombreux médias mettant en cause l'intégrité du Premier ministre. Une stratégie très offensive, très politique pour le Premier ministre avec ce livre visible aux yeux de tous.

Il avait aussi choisi cette stratégie. J'ai essayé de régulièrement rappeler que l'ensemble de cette commission d'enquête, ce n'était pas que l'audition de F.Bayrou.

Beaucoup de gens ont découvert tout le travail de la commission sur cette seule audition, mais nous avons un grand travail de pédagogie à faire encore car nous avons encore 3 ministre de l'Education à recevoir avec des questions très précises concernant Bétharram, mais aussi d'autres affaires et de nombreux autres établissements où il y a des plaintes, en Bretagne, notamment. Il est important de dire que nous avons des méthodes différentes et complémentaires dans cette commission qui sont très utiles. La méthode de P.Vannier, sur chacun des cas où il y a eu des violences systémiques, c'est de rentrer dans le détail, avec un questionnement systémique, ce qu'il a fait pour tout le monde et aussi pour F.Bayrou.

Et moi, élargir la réflexion à l'ensemble des méthodes d'inspection de l'Education nationale sur les manques, là où elle a été défaillante. Des gens nous écrivent encore tous les jours, pour lesquels nous faisons parfois des signalements auprès du procureur. Ils savent que notre commission est utile. - P.Vannier: L'outrance ou l'agressivité du Premier ministre s'est dirigée contre moi souvent, parfois contre V.Spillebout, parfois contre la présidente de la commission ou contre d'autres, mais surtout contre Françoise Gullung.

C'est entretenir l'omerta, c'est aussi ce qu'il a fait. - M.Bouhafsi: Hier, F.Bayrou a contesté les déclarations de cette professeure à Bétharram dans les années 90, qui a été la première à parler de ces violences. - F.Gullung: Il y a quand même beaucoup d'éléments externes...

Ca n'a pas beaucoup de sens. Il y a un manque de préparation, de rigueur dans la préparation. Il s'est complètement enferré dans un discours.

C'est le petit roi qui méprise tout le monde. - M.Bouhafsi: Pour le porte-parole des victimes, il ne faut pas se tromper de combat. - A.Esquerre: Pour nous, le combat est pour les victimes.

Je rappelle que ce n'est pas F.Bayrou qui nous a agressés dans l'établissement de Bétharram. Il y avait un certain nombre d'agresseurs, toute une communauté éducative.

Ces gens-là ne s'expliquent pas, on ne les entend pas. - M.Bouhafsi: On a beaucoup travaillé sur cette affaire.

On a entendu beaucoup de victimes. On leur a demandé s'ils n'avaient pas un peu marre qu'on ne leur parle que de F.Bayrou.

Est-ce que vous comprenez la tristesse et la colère de ces victimes? - V.Spillebout: Je comprends que ces derniers jours, depuis le début de la commission, nous avons évoqué énormément de responsabilités, 7 ministres, pas seulement celle de F.Bayrou, et pas des responsabilités individuelles.

Ce n'est pas ça qui nous intéresse. On va interroger les ministres car ils ont une action publique à un moment, suite à des plaintes et des signalements...

On dit souvent que les victimes n'ont pas pu parler, mais non. Dans toutes ces affaires, il y a eu des plaintes en justice qui ont été classées sans suite, des prises de parole de lanceurs d'alerte, de victimes qui n'ont pas été entendues ou suivies par l'administration. Là, on est dans le coeur de l'objet de cette commission d'enquête.

Les 140 personnes que nous avons auditionnées...

La commission n'est absolument pas concentrée sur F.Bayrou. - E.Tran Nguyen: Tous les projecteurs étaient dirigés sur F.Bayrou.

Est-ce qu'il n'y a pas des questions qui ont pu manquer? C'est toute la société qu'il faut interroger. Pourquoi ne l'avez-vous pas interrogé sur le silence des victimes, le déni de la société... - P.Vannier: On l'a fait. - E.Tran Nguyen: J'ai l'impression que tout cela manquait.

C'est ce qu'a voulu souligner F.Bayrou en préambule de la commission. Il a proposé la création d'une autorité indépendante pour la protection des enfants.

Ce sont des propositions que vous allez reprendre? - P.Vannier: Nous allons l'examiner.

Tout à l'heure, vous avez montré la gifle de F.Bayrou sur un enfant en 2002. Certains ont considéré que c'était une polémique d'aborder cela. - N.Saint-Cricq: J'ai trouvé que le raisonnement par syllogisme comme quoi il était maltraitant et que donc il avait couvert des choses à Bétharram était absurde. - P.Vannier: H.Perlant, une des victimes de Bétharram, la fille de F.Bayrou, nous renseigne sur une chose très importante.

Elle dit que les violences physiques sont là pour sidérer les enfants, pour cacher les violences sexuelles. La vigilance qu'il faut avoir est rappelée vis-à-vis du 1er geste de violence physique, y compris une claque, une vigilance qui protège de violences plus graves, comme sexuelles. La culture de la violence dont le Premier ministre semble empreint... - N.Saint-Cricq: Cet enfant lui faisait les poches. - P.Vannier: Sur le plateau de LCI, ce geste, il l'a décrit comme un geste éducateur.

Je pose question. - A.Casse: A l'époque, ça n'avait pas choqué. - N.Saint-Cricq: Il avait même pris une hausse dans les sondages. - P.Vannier: A cette époque aussi, la loi interdisait de frapper les enfants, de violer les enfants, et fort heureusement.

Cela renvoie à des contextes, à des cultures et nous essayons de comprendre. - E.Tran Nguyen: Vous voulez dire que parce qu'il pense qu'une gifle peut être un geste éducateur, cela voudrait dire qu'il a laissé faire les violences à Bétharram... - P.Vannier: Cela peut dire qu'il relativise certaines violences commises contre les enfants, qu'il les considère comme acceptables, et c'est une information. - V.Spillebout: Dans les échanges que nous avons eus avec les victimes, les collectifs...

De nouveaux collectifs se forment avec la commission. Lors de ces échanges, nombreux nous ont parlé des parents de ceux à qui ils avaient parlé qui relativisent le fait d'avoir un coup de ceinturon, d'être puni, humilié dans une classe, d'avoir eu une gifle...

Effectivement, à cette époque, on voit qu'une partie des adultes relativisaient des violences physiques, ce qui a caché des violences sexuelles dont ils n'avaient aucune idée. Une chose qui m'a renforcée après l'audition de F.Bayrou...

Il était 23h30 et je suis allée à la salle des conférences, là où il y avait encore des députés qui travaillaient sur les soins palliatifs. Plusieurs m'ont croisée et m'ont fait part de leur émotion. Un groupe m'a dit: "Franchement, pour une gifle, vous avez exagéré.

De notre temps..." - N.Saint-Cricq: C'était en 2002. - V.Spillebout: Je ne crois pas que tout le monde donne des gifles à cette époque.

Je ne parle pas de F.Bayrou en particulier. Je parle de cette culture qui acceptait des violences physiques, des humiliations en raison de mauvais devoirs et qui a caché des violences sexuelles en série qui n'ont été dénoncées que très tardivement. - A.Casse: Merci à tous les deux d'avoir été nos invités.

V.Spillebout, vous êtes députée EPR du Nord. P.Vannier, vous êtes député de la France insoumise du Val-d'Oise.

On continue avec La Story de M.Bouhafsi. - D.Bilalian: Madame, monsieur bonsoir. - Il avait l'élégance des grands journalistes et commençait ses journaux ainsi: "Madame, monsieur, bonsoir." C'est avec une grande tristesse qu'on a appris la disparition de D.Bilalian. - M.Bouhafsi: D.Bilalian est mort à 78 ans des suites d'une longue maladie après avoir débuté sa carrière dans la presse quotidienne régionale.

Il entre en 1971 à l'ORTF. Il n'aura jamais quitté le service public jusqu'à sa retraite en 2016. On a du mal à retenir notre émotion. - J'ai appris ça hier.

J'étais sur le chemin de l'hôpital pour aller le voir. Je l'avais eu au téléphone il y a quelques jours. Ca m'avait inquiété.

Il était très faible. Il ne pouvait pas tenir son téléphone. Il était sur haut-parleur.

C'était non seulement un confrère...

Il a été mon patron. C'était devenu un ami. Il avait un sens de l'humour.

Quand il y avait une situation un peu chaude, il sortait des mots d'esprit qui décomplexaient tout. Il avait aussi la rigueur, la base du bon journalisme. - M.Bouhafsi: Au début des années 80, il présente le journal d'Antenne 2.

Jusqu'en 2004, date de son départ, D.Bilalian aura accompagné les grands moments de notre histoire. - D.Bilalian: Il est 20h. - On annonce la mort de François Mitterrand.

Il avait quitté le pouvoir en mai. Il aura survécu 7 mois à son départ. Un peu avant 15h, un premier avion s'est encastré dans l'une des tours du coeur économique de New York. - M.Bouhafsi: Il aura marqué certains moments de télévision avec ses interviews.

Il méprisait le buzz. Certains ont fait l'effet de sa rigueur. B.Tapie est soupçonné d'avoir menti sur la valeur de son patrimoine dans l'affaire du Crédit Lyonnais.

Ce clash reste en mémoire. - Vous voulez un scoop? Ne partez pas dans ça!

Je vais vous attaquer. Il n'y a pas de faux, chez moi! Faites très attention!

Redites! - D.Bilalian: Ne me menacez pas.

On dit dans la presse qu'il y a des faux. - Il n'y a pas un faux! - D.Bilalian: Si on ne peut plus croire personne, on ne dit plus jamais rien. - Vous dites le contraire! - M.Bouhafsi: Il aura eu plusieurs vies: présentateur, éditorialiste, directeur de l'information.

P.Chêne, qui lui a succédé, retiendra son humour. - C'était dans des moments de stress, quand il est 10h et que vous présentez le journal de 13h...

On bosse comme des dingos. A 10h, on commence à être tendus, à écrire les textes. Il arrivait décontracté.

On a vécu un moment marquant, la mort de Mitterrand. Je prends l'antenne jusqu'à 15h. Lui la prend jusqu'à 20h.

On a vécu ça avec cette bienveillance... - M.Bouhafsi: Avant de quitter France Télévisions, D.Bilalian aura été directeur des sports.

C'est à lui qu'on doit la consolidation des grands événements de sport sur France Télévisions, comme le Tour de France, Roland-Garros, le Tournoi des Six Nations, ou les JO. Il obtiendra les droits pour France Télévisions des JO de Paris 2024. En 50 ans sur le service public, les Français s'étaient attachés à lui. - Je me rappelle de lui, mais j'étais jeune. - Il était très bien. - Il présentait bien. - Il était sympathique et affable.

On aimait bien l'écouter. - C'était un vrai professionnel. - Charmant.

Il parlait très bien. J'ai aimé sa façon d'être. C'était une personne que j'apprécie énormément. - Très beau garçon. - Un gentleman. - M.Bouhafsi: E.Macron a rendu hommage à un journaliste qui a dédié sa vie à une certaine idée du service public.

On a de la chance d'avoir l'INA. On a vu D.Bilalian lancer des grands journalistes. - N.Saint-Cricq: On considère que c'est une très bonne surprise.

On considère que Jacques Chirac réalise un bon score. J.Chirac devrait très vite intervenir devant environ 1000 personnes. - M.Bouhafsi: Vous l'avez bien connu, souvent croisé.

Vous gardez quelle image de lui? - N.Saint-Cricq: On l'appelait Bill.

Il était smart. Son papa était arménien. Il avait gardé cette volonté d'être impeccable.

Il n'aimait pas les prompteurs. J'aime les gens qui n'aiment pas les prompteurs. Il adore le direct.

Il était drôle. Un poil macho, de temps en temps. - A.Casse: Merci.

L'affaire du violeur de la Sambre est-elle plus tentaculaire qu'on le croit? Il est considéré comme le pire tueur en série français. Il a été mis en examen pour 13 nouveaux cas de violences sexuelles.

Il avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour une série de 54 viols, tentatives de viols et agressions sexuelles. -20 ans de réclusion criminelle. - Nous, on a pris perpétuité.

Nos traumatismes, on les aura toujours. On est soulagés, mais voilà... - Une double vie que le suspect menait depuis une trentaine d'années.

Celui que les enquêteurs Ont surnommé "le violeur de la Sambre"n'avait jamais éveillé le moindre soupçon. - C'était essentiellement des femmes qui ont été attaquées de dos, très tôt le matin, à un moment où il fait noir. Un auteur qui utilisait des gants, qui avait parfois des éléments qui masquaient son visage. - L'arrestation du violeur de la Sambre a été permise suite à une nouvelle agression.

Une jeune fille a été violée en Belgique. Pour la première fois, le suspect a commis une erreur. Les policiers ont pu repérer sa plaque d'immatriculation. - A.Casse: Bonsoir, P.Radenovic et M.Mathieu.

P.Radenovic, vous avez révélé que le violeur de la Sambre était au coeur d'une autre information judiciaire ouverte il y a 2 ans. Il a été mis en examen ce soir pour 13 cas de violences sexuelles, dont viols.

La justice se penche sur des cas anciens, antérieurs aux années 90. Comment expliquer qu'ils étaient jusqu'ici laissés de côté? - P.Radenovic: Il a été condamné en 2022 pour 54 agressions sexuelles et viols.

Pendant l'instruction et pendant l'enquête qui ont conduit au procès, d'autres faits avaient été évoqués, qui avaient été écartés à l'époque par les enquêteurs, au nom d'un tamis Scala, un mode opératoire qui ne cochait pas toutes les cases. A l'audience, il a été décidé par la justice, notamment les avocats généraux, qu'il faudrait enquêter sur certains de ces faits qui avaient été écartés. Parmi ces faits, il y a des femmes qui ont porté plainte après le procès.

Des nouveaux faits, mais très anciens. - A.Casse: Le mode opératoire est très particulier.

Il prenait ses victimes par derrière. Il était armé d'un couteau. Qu'est-ce qui fait que le mode opératoire est différent? - P.Radenovic: Je ne connais pas tous les modes opératoires.

Ils sont couverts par le secret de l'instruction. S'ils avaient été écartés, c'est qu'ils ne cochaient pas toutes les cases. Ce n'était pas forcément le matin, dans la bonne zone géographique.

Ce n'est pas forcément sous la menace d'un couteau, par derrière. - A.Casse: M.Mathieu, vous êtes l'avocate de D.Scala.

Comment s'est passée l'audition? - Me M.Mathieu: C'est un homme coupable, condamné.

Je ne suis pas allée à l'audition en défendant un homme innocent. Il est toujours dans la même dynamique de répondre aux questions et de dire la vérité. Quand il a été arrêté, sa première audition, on lui reprochait 19 faits.

Spontanément, il a dit qu'il en avait commis une quarantaine. Depuis le début... - A.Casse: Il n'a pas reconnu tous les faits. - Me M.Mathieu: Il a été acquitté pour 2 faits criminels.

Il a répondu à toutes les questions aujourd'hui. Notre volonté, c'est qu'il ne soit pas condamné pour des faits commis par d'autres. On parle d'un mode opératoire prétendument unique.

En réalité, c'est faux. Il y a des centaines d'hommes qui agressent les femmes depuis les années 80 avec un mode opératoire similaire. Il y a une hypocrisie ressortie dans le cadre du premier procès, qui doit être dénoncée. - A.Casse: Il est quand même entendu sous le régime du témoin assisté dans 3 autres cas.

Il y a une nuance. - Me M.Mathieu: Témoin assisté, ça veut dire que la juge d'instruction a considéré qu'il n'y avait pas d'indices suffisants pour le mettre en examen. - A.Casse: Il n'est pas pour autant mis hors de cause.

Ce genre d'affaires, c'est loin de nous. Ca date des années 80. Ca fait 40 ans que ces femmes ont subi cela.

Le témoignage est moins fiable qu'à l'époque. Pour les preuves, c'est difficile. - P.Radenovic: A l'époque, beaucoup de femmes ont été maltraitées par les services de police.

Des plaintes ont été perdues. Parfois, il n'y a eu aucune enquête. Les femmes ont déposé plainte et il ne s'est rien passé.

C'est des gens qu'on a rappelés 40 ans après les faits en leur disant: "On a arrêté votre violeur. C'est D.Scala." C'est compliqué.

Ces femmes revivent leur traumatisme. J'en ai rencontré certaines. Elles ont honte.

On a l'image du procès de Mazan, G.Pelicot, mais ces femmes ne voulaient pas apparaître du tout. C'est des femmes qui vivent très mal le fait que ça ressurgisse.

Parfois, elles n'en ont pas parlé à leurs proches, à leur mari, à leur famille. - A.Casse: Ca raconte des enquêtes qui ont été mal menées. - P.Radenovic: L'affaire D.Scala, c'est aussi le procès de la société et du système judiciaire et policier. - E.Tran Nguyen: L'hypocrisie de qui? - Me M.Mathieu: Pendant 30 ans, il y a eu des enquêtes qui ont été menées de manière bâclée.

On était tous assez honteux lors du procès, de la société, des investigations policières qui ont été menées. Je suis avocate. Je suis avocate de la défense, principalement.

On peut avoir une défense humaine, digne. C'était le cas de la défense pour laquelle j'ai opté pour D.Scala.

Il y a eu des moments lors du procès où on se rendait compte qu'il y avait une envie de compenser les erreurs du passé. - E.Tran Nguyen: Il a été bouc émissaire d'autres erreurs? - Me M.Mathieu: Non.

On ne peut pas parler de bouc émissaire quand on parle d'un homme qui a commis des agressions et qui les reconnaît. Par contre, cette volonté de lui imputer plus de faits que ce qu'il a commis sur le fondement...

Il n'y a rien, hormis cette idée d'un mode opératoire unique...

Ca paraît insuffisant. - E.Tran Nguyen: Ce qui intrigue dans cette affaire, c'est sa personnalité.

D'un côté, il est décrit comme un homme merveilleux, bon père de famille, un bon ami. On découvre quand même un prédateur sexuel. Il purge actuellement sa peine de 20 ans de réclusion criminelle.

Qu'est-ce qu'il est vraiment aujourd'hui, à 64 ans? - Me M.Mathieu: Ce n'est pas la défense qui va se prononcer sur cette personnalité.

Des experts psychiatres sont venus à la barre lors du procès pour témoigner du fait qu'il y avait, du côté de cet homme, des remords sincères, une envie réelle de comprendre ce qui l'a poussé à agir ainsi. - A.Casse: Il a un suivi psychologique et psychiatrique.

Ca ressemble à quoi, concrètement? Comment il est pris en charge? - P.Radenovic: Il est incarcéré à la maison d'arrêt de Sequedin, près de Lille.

Ca se passe bien. C'est difficile à comprendre pour le grand public, mais pour les surveillants pénitentiaires, ils n'ont que ce type de profil. Ce n'est pas le seul violeur de la prison.

Il n'est pas vu comme un violeur...

Ca se passe bien avec les autres détenus...

Il aide les surveillants à servir les repas. C'est une détention qui se passe bien. Il y a le secret médical...

Je ne sais pas ce qu'il dit à son psy...

Il va à tous les rendez-vous. C'est important. - N.Saint-Cricq: Qu'est-ce qu'il en dit, des nouveaux cas? - M.Bouhafsi: J'avais la même question. - Me M.Mathieu: Je vais répondre.

Il n'est pas responsable de ces faits, selon lui. Il s'agit de faits sur lesquels il s'est exprimé. Il a exprimé des choses.

Aucune des femmes ne désigne D.Scala comme étant l'agresseur. C'est uniquement l'enquête qui mène le dossier vers D.Scala. - A.Casse: Parce qu'elles ne pouvaient pas le voir.

Mais il y a des détails qui intriguent. - Me M.Mathieu: En réalité, vous avez de nombreux autres agresseurs qui commettaient des agressions de la même manière.

On ne veut surtout pas que D.Scala soit condamné pour des faits commis par d'autres. - A.Casse: Merci.

On passe au 5/5 de L.Sénéchal. N.Sarkozy ne porte plus de bracelet électronique. - L.Sénéchal: Il l'aura porté 3 mois.

Il a été condamné à un an de prison ferme pour corruption. Il a maintenant 70 ans. Il a pu demander une libération conditionnelle.

Ca implique des obligations. Il doit demander l'autorisation d'un juge pour tout déplacement de plus de 15 jours et pour tout déplacement à l'étranger. Il doit recevoir des visites du service pénitentiaire d'insertion et de probation.

N.Sarkozy est jugé dans une autre affaire, les soupçons de financements libyens de sa campagne de 2007. Délibéré le 25 septembre.

Le Parquet national financier a requis 7 ans de prison. Une telle peine ne serait pas aménageable avec un bracelet électronique. - A.Casse: V.Zelensky est en Turquie, pour négocier la paix en Ukraine. - L.Sénéchal: Il avait donné rendez-vous à V.Poutine à Istanbul.

Le président russe a envoyé une délégation. - L.Sénéchal: Une délégation "fantoche", ce sont ses mots.

Ca a déclenché des insultes du Kremlin. - L.Sénéchal: Ce qui agace V.Zelensky, c'est ce que la délégation russe est dirigée par les mêmes hommes qu'en mars 2022.

L'Ukraine avait quitté la table des négociations. Après 3 ans de guerre, la Russie parviendra-t-elle à imposer l'annexion? Ce serait une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

E.Macron a dit ceci. - A.Casse: D.Trump réitère sa volonté de contrôler la bande de Gaza. - L.Sénéchal: Il est arrivé aux Emirats arabes unis, accueilli par une étonnante jeune femme qui agite ses cheveux.

D.Trump a eu un mot pour Gaza. - L.Sénéchal: Trump a évoqué un déplacement des populations de Gaza, ce qui fait craindre un nettoyage ethnique. "Gaza n'est pas à vendre", selon le Hamas.

Israël maintient son opération militaire, avec encore 120 morts hier. 53 000 victimes depuis le début de la guerre. Les zones interdites aux Gazaouis se multiplient depuis plusieurs semaines.

Désormais, 70 % de l'enclave est considérée comme une zone interdite. La Cisjordanie est aussi la cible d'Israël, avec l'armée qui a détruit une maison, des frappes qui ont fait hier 5 morts. L'armée met tous les moyens pour retrouver le meurtrier d'une Israélienne enceinte dans une colonie sauvage de Cisjordanie.

Ce conflit électrise les tensions, comme en témoigne cette une de "L'Humanité". L'extrême droite a prétendu que cette photo était fausse, générée par une IA, ou que cet enfant souffrait d'une mucoviscidose. "L'Humanité" dit que c'est faux, que l'image vient de l'AFP, qui garantit l'authenticité de la provenance des photos.

C'est bien un enfant qui souffre de la faim à Gaza. - A.Casse: L'actualité en France avec la vidéo choc d'un youtubeur allemand. - L.Sénéchal: Il s'est rendu dans une cité et a filmé des rodéos urbains.

On deal aussi des armes, du trafic. La vidéo a fait 130 000 vues et fait bondir le syndicat Alliance Police nationale, qui parle d'une vidéo scénarisée. Elle a été supprimée de YouTube, sans qu'on ne sache si c'est la plateforme ou le vidéaste qui l'a supprimée.

Ce vidéaste réalise plein de vidéos de ce genre. Il appelle ça le "ghetto tour". Il montre du trafic de drogue, des rodéos, du trafic.

Il en profite pour faire sa pub pour sa marque de vêtements. Nîmes reçoit B.Retailleau 18 mois après la mort d'un enfant de 10 ans, victime du trafic de drogue.

La mairie est en lutte contre ces trafics et refuse d'être caricaturée. - C'est très dérangeant. La vidéo ne nous apprend rien.

On sait que dans des quartiers de Nîmes, il y a des problèmes de produits stupéfiants. Autant de personnes sur un même endroit, c'est quelque chose monté de toutes pièces. Il y a eu un accord, certainement un contrat.

C'est de la publicité pour les narcotrafiquants pour banaliser le trafic. - L.Sénéchal: Le maire de Fontaine, près de Grenoble, a choisi une opération coup-de-poing, une occupation citoyenne des points de deal. - A.Casse: On passe à la surprise.

Le Petit Robert s'épaissit de 150 mots. - L.Sénéchal: C'est la dernière édition.

Vous en connaissez certains. Par exemple, celui-ci. - A.Casse: Chemsex! - L.Sénéchal: Je vous donne la définition: "usage de drogues lors de rapports sexuels dans le but de les intensifier et de les prolonger". - E.Tran Nguyen: Hypertrucage. - L.Sénéchal: "Procédé de manipulation reposant sur l'IA et permettant la création d'images, de vidéos ou d'audios truqués très réalistes." C'est les deepfakes, en anglais.

En voilà un exemple. - Dans la zone, ça fume la fumée...

Hasta luego... - L.Sénéchal: Dites donc!

Je ne pensais pas que vous connaissiez les paroles! On reste dans l'ambiance avec les paroles de "Bande Organisée". Vous entendez "la gâté".

C'est rentré dans le dictionnaire. - A.Casse: SCH avait milité pour ça. - L.Sénéchal: Il y a aussi des mots originaires de Marseille.

De voir des mots marseillais dans les dictionnaires nationaux français, ça gonfle de fierté P.Bosso. - P.Bosso: Tarpin...

On peut dire que c'est "tarpin dur". C'est des mots d'ici, de la région. Ca fait plaisir.

J'ai l'impression que Marseille est à la mode. J'ai habité 30 ans à Paris. Il n'y a pas d'expression particulière de Paris. - L.Sénéchal: SCH a demandé solennellement à ce que "gâté" soit dans le dictionnaire. - A.Casse: On revient sur les temps forts de la montée des marches. - L.Sénéchal: On rate des moments importants, par exemple, quand Brut essaye d'interviewer E.Judor en face du public. ... - L.Sénéchal: Je ne sais pas s'il a eu un autographe.

On a aussi vu F.Zeller sur le tapis rouge, dramaturge et scénariste. On a aussi vu l'équipe de "Mission: Impossible" avec un geste inédit et interdit: le selfie.

Le réalisateur sort son téléphone. On n'a pas le droit. - A.Casse: Il se passe quoi? - L.Sénéchal: Rien.

Ils sont coutumiers du fait. A la soirée d'ouverture, ils avaient pris un selfie. Puisqu'on parle de photos, voici sans doute l'un des clichés les plus iconiques de cette édition.

R.De Niro, L.DiCaprio et Q.Tarantino immortalisés par JR.