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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 28 septembre 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Condamnation de Nicolas Sarkozy : "La justice doit revenir au peuple" (Jules Torres)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que selon vous, il ne faudrait pas considérer que les responsables politiques jugés pour des crimes avec emprisonnement soient jugés par des jurés populaires ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quelle réforme de la justice serait nécessaire pour éviter la politisation ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous que les mêmes juges instruisent des affaires similaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00JosephFait
    « Il faut enlever la justice des mains des juges. Il faut la redonner au peuple. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Elliot de Val et vous 11h47 sur Europa Elliot de Val et vous c'est votre rendez-vous du weekend décryptage et débat autour de l'actualité et nous revenons dans cette heure sur cette interview fleuve de Nicolas Sarkozy dans le journal du dimanche et nous sommes toujours en ligne avec Joseph auditeur d'Europe 1 qui nous a appelé au 01 8020 3921 il y a tant à dire sur cet entretien du de Nicolas Sarkozy dans les colonnes du journal du dimanche et c'est pour ça qu'on va le décrypter avec nos deux experts Jules Torres du JDD et Sébastien Liger, chef du service politique de valeurs actuelles. Et on est toujours avec Joseph. Cher Joseph, Sébastien avait une question à vous poser mais avant cela, je voudrais qu'on écoute Allain Finkel Crot.

Allain Finkelcot, c'était pas le premier des sarcosistes. Alin Finkel Crow que je connais un peu, j'aime j'ai tendance à lui dire "Vous êtes le dernier homme de gauche." C'est-à-dire que c'est un socialiste qui fait hurler hurler la gauche bien pensante parce que c'est un socialiste qui est proche des préoccupations des Français et qui aujourd'hui a un regard sur le réel qui met de côté en quelque sorte toutes les idéologies et les idéologues qui étaient au plus près de lui.

Donc il est en quelque sorte par cette gauche bourgeoise du boulevard Saint-Germain. Mais Alain Finkelcrot reste lucide. Écoutons-le, je vais le découvrir avec vous.

C'était chez nos amis de radio J avec Frédéric Aziza et j'ai hâte de découvrir l' vie d'Alain Finkel Crot sur la décision concernant Nicolas Sarkozi. Rien aujourd'hui n'arrête le pouvoir judiciaire qui fait ce qu'il veut, qui persécute Nicolas Sarkozy depuis des décennies. Des gens nous disent "La justice a manifesté son indépendance.

Si les juges avaient été vraiment indépendants, ils auraient eu le courage de précisément se démarquer de tous leurs prédécesseurs dans cette affaire. Mais ils ont fait preuve de corporatisme et d'un conformisme absolument affligeant. Et je trouve que la gauche qui applaudit cette décision contraire à la justice se déshonneur.

Voilà une déclaration qui est on peut plus courageuse qui rejoint un peu au prou euh celle de Jean-Michel Lapatti qui lui non plus n'est pas un sarcosiste primaire. Joseph, il y a notre cher ami Sébastien Lignet qui a une question à vous poser. Oui, parce que ça rejoint.

Est-ce que je peux est-ce que je peux dire quelque chose avant ? Ah bah évidemment, vous êtes le maître de des horloges. Alors merci.

Il y a une chose que je voudrais voir disparaître de la justice française, c'est la notion comment dire l'intime conviction. Pour moi, c'est la porte ouverte à des dérapages possibles. L'intime conviction sans preuve, moi je trouve ça scandaleux.

C'estd qu'on dépend du bon vouloir de quelqu'un. Mais justement parce que j'en viens à ma question Joseph qui va qui va prendre un petit peu tout ce qu'on a évoqué depuis tout à l'heure sur la réforme de de la justice puisqu'on on admet tous qu'il y a évidemment une part de de politisation dans cette justice et que les juges ne peuvent pas être neutres comme n'importe qui d'ailleurs. Est-ce que selon vous, il ne faudrait pas dans cette réforme là considérer que les responsables politiques pour des crimes qui peuvent entraîner un emprisonnement devrait être jugés par les citoyens et que les jurés populaires qu'on voit par exemple aux assises pour les crimes graves et bien ces jurés populaires devraient être aussi appliqués aux affaires concernant nos responsables politiques.

Après tout, ils sont nos représentants, n'est-ce pas ? à nous de les juger. Oui, pour pourquoi pas une cour spéciale où euh bah le peuple va juger mais uniquement sur des preuves des preuves pas d'intime conviction.

Alors, je précise aux auditeurs, cher Joseph, sur l'intim d'être un spécialiste, Joseph. Euh l'intime conviction, ça désigne le mode d'évaluation de la preuve par lequel un juge ou un juré décide en conscience, librement, sans être lié par des règles légales de preuve, mais uniquement guidées par sa conviction personnelle fondée sur les éléments du procès. C'est l'article 353 du code de procédure pénale.

La loi ne demande pas de compte aux juges des moyens par lesquels ils se sont convaincus. Elle ne leur prescrit pas de règles desquelles ils doivent faire dépendre la plénitude et la suffisance d'une preuve. Elle leur prescrit de s'interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement et de chercher dans la sincérité de leur conscience quelle impression on fait sur leur raison les preuves rapportées contre l'accusé et les moyens de sa défense.

Il y a un côté un peu biblique dans ce que je viens de lire sur Non mais c'est très intéressant. C'est-à-dire que la justice est devenue un dogme. Non mais la la justice il y a il y a quelque chose la il y a quelque chose de religieux.

La purification disait égulteress très intéressant. Il faut enlever la justice des mains des juges. Il faut la redonner au peuple.

Non mais attendez, il y a aussi quelque chose de très important, c'est que si les juges se permettent ça, ils le font pas parce que ils ont le champ libre, ils le font parce qu'ils ont eu l'aval, le blancin de députés irresponsables qui ont voté des centaines et des centaines de lois. et quand c'était pas des lois votées, c'était des décrets. On a aujourd'hui un code de procédure pénale qui est obèse obèse et qui prend des des décision qui peut prendre des décisions qui vont être un tournant pour les 10 15 peut-être 20 prochaines années.

Qui a créé le PNF ? C'est François Honde après l'affaire Kusac. Qui a créé l'exécution provisoire obligatoire pour les atteintes à la probité ?

C'est Michel. Sébastien Ligier. Nicolas Sarkozi qui dit dans les colonnes du JDD sur l'incohérence parce qu'il y avait une jurisprudence, le tribunal correctionnel n'était pas compétent pour juger des actes commis alors que j'étais ministre de l'intérieur.

Le tribunal a décidé de contourner la compétence de la Cour de justice de la République pour avoir le loisir de me juger. Je voudrais aussi rappeler que le tribunal de Paris qui m'a condamné déclaré il y a un an et il cite le tribunal en l'absence de toute preuve une juridiction pénale de jugement ne serait sans méconnaître le principe de la présomption d'innocence déduire la culpabilité d'un prévenu d'une hypothèse fut-elle vraisemblable fin de citation il poursuit c'était l'affaire des assistants parlementaires du Modèem à ce titre le même tribunal il y a un an justifié de ne pas condamner monsieur Bairou président du parti sur une simple hypothèse non démontrée Cette jurisprudence de bon sens devrait s'appliquer à moi. Le tribunal correctionnel a décidé le contraire.

Comment ne puis-je pas penser qu'un traitement spécial mais réservé ? Ça aussi c'est une déclaration qui est essentielle et qui fait consensus chez une large partie des spécialistes, des hommes politiques de gauche comme de droite ou des intellectuels. On vient de l'entendre avec Alain Finkel Crot Jultores.

Oui, mais le problème c'est les juges sont aujourd'hui devenus des justiciers et c'est là où je pense Sébastien Ligier pointe quelque chose d'extrêmement intéressant, c'est que la justice ne doit plus revenir au juges, elle doit redevenir au peuple. Oui, les politiques, le législateur a voté des lois euh souvent par parfois euh et bien sous le coup de l'émotion, hein. La loi s'apprint sur l'exécution provisoire, c'est et le parquet national financier aussi.

Euh ce sont deux exemples absolument criants euh du fait que les politiques pour montrer qu'ils agissent et bien créer des choses mais on se rend compte de leur de de de des des conséquences que qu'elles peuvent provoquer ensuite. Donc moi, je pense qu'il faut absolument réformer la justice mais ça va nous prendre des années. Il va falloir beaucoup de courage.

Par exemple, il y a quelque chose qui n'existe pas dans beaucoup d'autres pays, c'est l'inammovibilité des magistrat Oui, le le la Constitution écrit "Les magistrats du chef sont inamovibles." C'est-à-dire que vous ne pouvez pas, par exemple changer un magistratège du tribunal correctionnel si il n'a pas envie. Bon bah peut-être qu'il y a un sujet.

Comment ça se fait que ce soit monsieur Tourner qui instruit euh l'affaire euh Fillon, euh l'affaire euh Bétancour, l'affaire euh l'affaire SarkoZi encore une fois, à un moment donné, on a toujours les mêmes juges, des décisions qui sont toujours aussi incomprises par les Français. Donc à un moment donné, on pourrait peut-être enclencher une révolution. Yeah.