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interviewSud Radio (sur YouTube)· 12 juillet 2025 13 min

Budget 2026 : souhaitez-vous participer aux “efforts particuliers” demandés par Bayrou ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Franol Gisbert. Bonjour Laurence Garcia. Merci d'être avec nous.

Écriture. Bonjour Johan éditorialiste au point. Bonjour Johann Gil.

Bonjour Laurence. Bonjour Fran Gisbert journaliste politique. Je suis ravie de vous retrouver cet été.

Alors messieurs François Bairou qui maintient quand même le secret hein sur ce plan de redressement budgétaire qu'il doit annoncer mardi prochain. Grand oral. Là, il a été interrogé sur l'augmentation des impôts pour réduire la dette publique et donc il a déclaré il peut y avoir ici ou là ici ou là des efforts particuliers.

Euh comment vous comprenez cette expression qui reste quand même bien flou ? Je commence par vous Franço Olivier Gisbert. Ça veut pas dire grand-chose.

D'accord. Bah oui, il dit ça enfin depuis le début de toute façon il s'est brouillé. C'est normal la situation de François Baou de toute façon c'est qu'il n'a pas la main d'abord bon les rapports avec le président de la République sont très mauvais il le déteste.

Je crois qu'il dès qu'il voit quelqu'un en général c'est pour dire du mal de Baou qui s'est imposé à lui comme premier ministre et puis Baou n'a pas de majorité hein. Il y a pas de majorité il y a il y a d'ailleurs pas de majorité du tout à l'Assemblée nationale qui était en fait ingouvernable. Et donc on se retrouve après les les 8 ans de d'Emanuel Macron dans une situation absolument épouvantable en France.

On sait très bien on a on a un niveau d'êtement incroyable. Il faut commencer à pailler dans les dépenses publiques. C'est très difficile d'augmenter la fiscalité.

Bon il va sans doute le faire pour une raison très simple, c'est que nous sommes au maximum par rapport à toutes les comparaisons internationales. On est au maximum et nous sommes d'ailleurs ce qui va avec. Nous sommes au maximum en matière de dépenses publiques puisque nous sommes à 57 %, c'est-à-dire pratiquement on a la structure d'un d'un pays communiste, enfin ou en tout cas d'un pays suradministré communiste carrément.

Bah oui, c'est 57 % de dépenses publiques madame. 57 % Non mais attendez, on oublie ce chiffre, c'est un chiffre qu'on se cite jamais. 57 % c'estàd tout tout ça tourne autour de l'état et donc euh ce que ce qui est ce qui est enfin c'est un très largement supérieur à ceux qu'on peut trouver par exemple chez nos voisins allemands c'est plus c'est que là il y a de la bar attendez le il y a de la barge dans les dépenses publiqu c'estàd là on pourrait tailler mais avec quand on n pas de majorité on ne peut rien faire et c'est la réalité des choses on ne peut rien faire et il faut espérer que ça va pas durer comme ça pendant 2 ans parce que on risque de se payer vite une crise financière après toutes les folies de surendettement que nous avons commises sous Macron au cours des dernières années.

Je fais réagir quand même Yan Gell, j'ai vu sourire là via le Zoom en image France communiste. Non, trop dépense sociale Johan Gé alors non pays communiste, on en est très très loin hein. On peut dire éventuellement pays à tendance sociale démocrate mais alors communiste, on en est très très loin.

Sinon, les riches ne se seront se ne seraient pas autant enrichis les dernières années et on serait pas confronté à ce genre de de disparité au sein de la société. Non. Bon, pour ce qui est de François Bairou, euh vous me pardonnerez ce trait ce trait d'esprit, mais François Bairou au début de sa nomination en tant que premier ministre, quand il devait être à Mayotte, il tournait autour de Po et maintenant pour cette décision budgétaire, il tourne autour du pot.

C'est-à-dire que c'est sa méthode ou il a fait mieux dans le passé quand même. Là, on peut pas dire que ce soit très J'aurais pas osé, voyez. Pourtant, moi je vais loin hein.

Oui. Oui. Mais mais mais parce que mais vous savez des fois il faut dire les choses simplement et François Baou ce qu'il fait, c'est qu'il tourne autour du pot véritablement, il regarde comment ça va réagir et à partir de là ensuite il attaque si je puis dire.

Euh, vous savez, on l'entend, on voit très bien ce qu'elle prépare cette formule. Cette formule, elle veut dire "Préparez-vous à être tous des patriotes et à faire des efforts pour sauver la nation." Je dis pas que c'est un concept qui doit échapper à notre logique, mais si on se contente sans idéologie, sans dire que le pays est communiste, de de d'analyser les faits.

Bon et ben il est pas idiot de constater qu'aujourd'hui il y a quand même si on a un vrai souci de participation à effort égal ou du moins équitable à l'effort du pays, il est pas idiot de se dire que bah les foyers les plus riches aujourd'hui sont ceux qui payent le moins d'impôts, hein. les 0,1 % les plus riches quand vous êtes dans l'entrée de gamme de cette population, on va être à 46 %. Et plus vous montez, plus vous êtes riche, vous arrivez dans les 75 foyers les plus riches de France, vous tombez à 26 % de participation.

Donc vous voyez, il y a une problématique aujourd'hui de justice fiscale. C'està-dire qu'il faut prendre l'argent à ceux qui l'ont, il faut au moins que les plus riches ne paye pas de moins en moins d'impôts. Il faut au moins qu'il soit dans une système d'équité, d'égalité, de proportionnalité.

Et je suis sûr qu'on retrouve il a promis qu'il y aurait pas d'augmentation d'apôt hein. Il a il a promis euh François Baou qu'il y aurait pas d'augmentation d'apôt. On va voir quels sont les autres alternatives.

Oui. Enfin Emmanuel Macron a fait la même chose et c'estàdire qu'on a on a cru qu'il avait baissé les impôts. Les impôts, il les a juste fait muter et il les a renommé hein.

Donc à un moment donné on va pas faire un cours d'économie aussi, ça prendrait trop de temps. Mais on pourra analyser chacune des mutations d'impôts. Vous verrez où ils sont passés ces impôts qu'on a qu'on nous a expliqué qui avaient diminué.

Par contre, effectivement, si on veut se rendre compte ce que vous savez, c'est difficile pour nous autres citoyens de se rendre compte de ce que ça représente 40 milliards. Parce qu'on se dit 40 milliards, c'est pas des sommes auxquelles on peut euh finalement réfléchir à l'échelle d'un foyer, c'est à l'échelle d'un pays. Là, on parle d'un pays de 68 millions d'habitants, la France avec 48 milliards 40 milliards de déficits.

Euh alors pour donner une petite échelle, en gros, c'est un/art de la fortune de Bernard Arnaud, 40 milliards de déficit. Donc vous voyez quand même que pour certains, on peut réfléchir à l'échelle du foyer fiscal quand même hein, c'est pas pour les communs des mortels mais on peut quand même. Donc vous voyez 40 milliards, c'est un/4 de la fortune de Bernard Arnaud.

Alors, loin de moi l'idée de dire qu'il faut aller prendre les 40 milliards chez Bernard Arnaud. Mais c'est pour vous dire que l'argent, il est pas nulle part, il est quelque part, il est pas toujours bien réparti et il faut puisqu'on est très très loin du système communiste, voir comment est-ce que finalement des personnes qui ont à peine de quoi vivre une vie, ceux qui ont de quoi en vivre 100 ou 1000 ou 10000 puissent ramener à l'échelle finalement d'une vie humaine ou de deux vies humaines ou de trois vies humaines. La fortune qui est la leur, ça me paraît pas complètement idiot de réfléchir à un petit peu de dessence.

Voilà, je pense qu'il y a des petites solutions à chercher de ce côté-là. Ah, il y a des solutions à chercher de ce côté-là. François Olivier Gesbert, de toute façon, il do avoir de nombreuses pistes, hein, qui vont être évoqué.

Certains parlent d'une année blanche notamment au niveau des prestations sociales, chômage. Euh, d'autres parlent de la suppression de l'abattement fiscal de 10 % chez les retraités. C'est forait forcément impopulaire, sachant que François Baou n'a jamais été aussi impopulaire, hein.

Oui, de toute façon, François Baou, il a pas le choix. et il est dans une posture d'ailleurs assez courageuse. Il joue sa survie là à Matignon sur le budget.

Il joue sa survie là à Matignon sur le budget. Bah il joue sa survie. Il joue sa survie tous les jours.

Je suis désolé depuis depuis qu'il est et là il il tient et c'est ça qui est absolument extraordinaire. Enfin c'est c'est passionnant à regarder parce que on a l'impression que chaque jour il joue sa peau et puis il réussit à survivre. Bon mais je je veux répondre à ce que disait Johan Gilet parce que Johan Gilet c'est c'est une comment dire c'est une conception très simplète de l'économie.

C'est-à-dire que il nous dit "Bah oui, c'est un peu cucu quoi comme souvent." Mais oui, mais oui, mais oui, mais il a besoin de ça quand il a plus d'argument, il a il a besoin de faire la petite attaque. C'est c'est normal, c'est Non mais attendez là, si je peux juste dire un mot euh on va s'en sortir en taxant les riches.

C'est toujours la même histoire. Effectivement il dit, je suis d'accord avec un certain nombre de choses qu'il a pu dire sur il faut aller chercher effectivement l'argent quand on peut chez les revenus qui sont, faut pas l'oublier extrêmement mobile, c'est-à-dire que ils s'en vont les revenus quand quand on commence à taper dessus. Ce qui est arrivé, vous souvenez au il faut retenir les leçons d'histoire sous la présidence Hollande, on a voulu les taper avec la la célèbre taxe à 75 %.

Ils sont tous partis et donc la taxe d'ailleurs à la fin, il a fallu la supprimer parce qu'elle ne rapportait pas. rapporta que 600 millions hein, c'est-à-dire c'est une taxe quiitva rapporter des milliards, elle en rapporté plus que 600 millions et donc elle a été enterré. Donc ça je crois il faut retenir au signissant et puis et pas sortir quand il y a un problème Berard Rarnaud ou je ne sais qui le vrai sujet de la France quand je dis c'est un pays communiste.

Alors évidemment euh Johann répond euh comment dire euh comme si c'était pas une image. Mais la la vérité c'est je pense que c'est c'est c'est ça mérite de réfléchir. c'està dire la suradministration de ce pays avec tout cet argent tout cet argent que l'État ponne et qu'il utilise n'importe comment à à voir l'état de nos services publics.

C'est-à-dire où va l'argent ? C'est toujours la même histoire. Ce sont des milliards qui sont prélevés. 57 % de dépenses publiques, on peut pas rigoler en disant c'est pas grave et cetera.

De toute façon, on va trouver l'argent. Il y a qu'à taxer les riches, ce qui est quand même, excusez-moi, c'est c'est un c'est un discours de l'autre siècle. Enfin, je veux dire enfin faut quand même un peu réfléchir à la situation du pays.

La situation du pays, je crois c'est que ça, il mérite à un moment donné un un grand nettoyage. Il faut enfin une sorte de reconstruction comme ce que de Gaul a fait d'ailleurs en 1958 et je pense que on y va. Mais ce qu'il faut espérer simplement comme ça, je crois que dans l'esprit en tout cas ça n'a pas l'air d'éfleurer l'esprit de Johann mais ce qu'il faut espérer c'est qu'on n pas avant la crise financière. la crise financière qui nous pend au nez à cause du surendettement de de euh perpétré par Anel Malacron depuis 2017, c'est-à-dire quand on a 3500 euh enfin pratiquement pas encore, on est à 3400 34 euh 3400 milliards d'endettement qu'on va sur les 4000 milliards, c'est-à-dire Macron il nous aurait quand même à la fin de son mandat sifirait jusqu'au bout, il nous aura coûté 2000 milliards d'endettement la moitié de l'endettement de la France et je veux Avec ça, vous savez, on risque tout simplement une chose, c'est une crise financière.

Une crise financière, ça veut dire quoi ? Ça veut dire la récession. Enfin, ça bon.

Donc, il faut il faut traiter ce problème. Le problème évidemment, c'est qu'il y a pas de majorité politique aujourd'hui à l'Assemblée nationale pour le régler. Alors, il y a la piste du gel budgétaire hein forcément des ministères à l'exception forcément de la défense.

Vous le disiez tout à l'heure François Olivier Gesbert, bairrou plutôt isolé et sous pression d'Emmanuel Macron hein. Oui, courageux. Courageux. vous dites courageux et bon voilà président Macron qui va prendre prononcer un discours he demain devant les caméras soit de jours avant le grand oral de de François Baou forcément bon à mon avis par c'est un peu connu d'avance hein la France va devoir faire des efforts sur ses budgets militaires là pour le coup attention OK des économies mais pas sur la défense.

Johan Gilet ouais bon euh Ouais bon je vous sens je vous sens dubitatif là je vous sens Qu'est-ce qui se passe ? Non, mais je suis dit parce que euh France a toujours besoin d'aller vers soit l'insulte, soit l'hyperbole, la caricature euh dès que finalement on commence à avancer un peu tranquillement vers des des réflexions nouvelles. Euh quand France prend pour du quoi que moi j'appelle pe pas nouveau taxer les riches, c'est un truc maisir sur taxer les riches parce que c'est un discours du 19e siècle.

Bien sûr qu'il faut les taxer mais je veux dire c'est pas la solution à tous les problèmes enfin faut arrêter. Non mais c'est une des pistes. C'est ce que veut dire Joan G. puisque l'heure est grave et que contrairement à ce que tu dis France Puisque l'heure est grave et que contrairement à ce que tu dis Franz, j'ai pleinement conscience du risque que court notre pays parce que j'ai beau n'avoir que 40 ans, il m'est arrivé de réfléchir deux trois fois dans ma vie, il est quand même assez essentiel Francez de comprendre plusieurs choses.

D'abord qu'il faut qu'on aide nos concitoyens non pas à réfléchir avec nos humeurs, parce que nous-même on peut y être soumis, je le vois là, mais avec effectivement les données réelles qui sont les nôtres. Personne n'a parlé de taxation des riches. J'ai dit qu'il fallait que tous les Français puissent être tout de suite, il y a un problème, on dit bernemi si tuentends si tu écoutes la fin de la phrase, tu vas comprendre il reste une petite minute.

Absolument Franz, si tu me laisses aller au bout de ma phrase, tu vas comprendre qu'on est très très loin de la caricature que tu fais. Je n'ai pas parlé de taxer ou de surtaxer les riches. J'ai dit qu'il fallait qu'il rattrape le niveau d'imposition qui était celui du français normal.

On est donc loin de ce que tu es en train de dire, c'estàd remettre ceux qui ont plus au niveau de ceux qui ont moins. C'est-à-dire qu'aujourd'hui il ils contribuent moins. Je suis désolé, faire des économies, c'est pas juste demander aux Français de faire des efforts, c'est avoir une politique d'investissement.

On sait que c'est en période de crise qu'on investit et certainement pas qu'on gèle. N'importe quelle personne le sait. N'importe quelle personne un peu sérieuse, c'est ça.

Donc c'est pas en gelant qu'on va y arriver. Par ailleurs, et je me permets de faire un lien, vous savez, il y a plein de choses qui coûtent cher dans la vie et je et je conclus là-dessus. Je termine là-dessus.

Il y a plein de choses qui coûtent cher dans la vie. Par exemple la santé. Des gens qui mangent mal, des gens qui tombent malades, ce sont des gens qui se soignent et ça coûte beaucoup.

Et bien enlevons les lois qui vont faire tomber les gens malades en remettant des néicotinoïdes et on aura peut-être plus 20 milliards à dépenser dans le soin des cancers par exemple. Voilà une piste d'économie. Et ben voilà et ça sera le mot de la fin.

Bah dites donc messieurs, vous étiez remonté hein aujourd'hui. N'hésitez pas à vous calmer en regardant le Tour de France hein. Merci beaucoup Johann Gilet, merci Franz Olivier Gisbert, j'espère vous retrouver.

Au revoir. Bon weekend.