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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 12 octobre 2024 8 minFond programmatiqueBudget & impôtsRetraitesSantéÉducation & recherche

Le budget 2025 de Michel Barnier - reportage #cdanslair 11.10.2024

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Qui va payer l'addition salée, l'année prochaine?

  • OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas de nature à irriter les Français?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • A.ArmandChiffre
    « On s'adresse aux entreprises qui ont un chiffre d'affaires de plus d'un milliard d'euros et qui sont bénéficiaires, ainsi qu'aux ménages les plus fortunés. »
  • L.Saint-MartinChiffre
    « L'inflation en 2025 va reculer sous les 2 %. »
  • E.CoquerelFait
    « Les hausses d'impôts vont beaucoup plus concerner les classes moyennes et populaires, à travers les augmentations, que les ultra riches et les grandes entreprises. »
  • P.MoscoviciFait
    « La rigueur n'est pas un défaut, c'est une vertu. »
  • A.de TarléFait
    « Le gouvernement est allé au plus rapide en augmentant les impôts plutôt qu'en faisant cette fameuse réforme de l'Etat promise par E.Macron en 2017. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de dépenses en moins, 20 milliards d'impôts en plus. Pour les ministres ce matin, pas question de parler d'austérité ou de matraquage fiscal. *-20 milliards de recettes, 40 milliards d'économies.

On connaît le détail de la feuille de route budgétaire présentée par le gouvernement Barnier. *-L'addition pour le moins salée est difficile à faire passer auprès des Français. - Qui va payer l'addition salée, l'année prochaine?

A Bercy, les 2 nouveaux ministres de l'Economie et du Budget faisaient hier leur grande rentrée pour présenter à la presse un projet de loi de finances très attendu. Mais attention... - A.Armand: N'attaquez pas Bercy! - Ne leur parlez pas de rigueur ou d'austérité. - L.Saint-Martin: Ce n'est pas un budget d'austérité ou de matraquage fiscal, c'est un budget de responsabilité. - A.Armand: On s'adresse aux entreprises qui ont un chiffre d'affaires de plus d'un milliard d'euros et qui sont bénéficiaires, ainsi qu'aux ménages les plus fortunés.

Ce sont des contributions temporaires, exceptionnelles, ciblées. - Taxer les plus riches, la gauche aurait pu applaudir. Mais les projets budgétaires du gouvernement ne passent pas.

La bataille parlementaire se prépare. - E.Coquerel: Les hausses d'impôts vont beaucoup plus concerner les classes moyennes et populaires, à travers les augmentations, que les ultra riches et les grandes entreprises.

Il y a un problème: les hausses d'impôt sur les grandes entreprises et les ultra riches sont ponctuelles et temporaires. Dans un an, c'est quasiment fini. - Pour dégager 60 milliards d'euros l'année prochaine, la facture d'électricité de certains ménages va augmenter. 14 % en plus à partir du 1er février, pour ceux qui ont choisi une offre à prix fixe. - L.Saint-Martin: L'inflation en 2025 va reculer sous les 2 %.

Il est normal que les boucliers d'aide de l'Etat reculent et soient enlevés. - Une autre mesure que le Premier ministre avait pourtant semblé vouloir oublier agite déjà la classe politique: les pensions des retraités n'augmenteront pas en janvier mais 6 mois plus tard. Depuis plusieurs jours, le RN avait prévenu. - S.Chenu: Les lignes rouges consistent à demander des efforts supplémentaires aux Français, à ceux qui travaillent ou qui ont travaillé, les retraités, les entreprises, pour payer les dégâts de la politique économique menée par ce gouvernement et le précédent. - Malgré la sémantique choisie par l'exécutif, 2025 sera-t-elle l'année de la rigueur ou de l'austérité?

Pour le président de la Cour des comptes... - P.Moscovici: La rigueur n'est pas un défaut, c'est une vertu.

Il y a un réajustement. Globalement, ce n'est pas un budget d'austérité. Ca ne veut pas dire que tous les choix ont été pertinents. - Les débats parlementaires promettent d'être agités.

Début des hostilités à l'Assemblée nationale le 21 octobre. - A.de Tarlé: Ce n'est pas clair.

Le gouvernement parlait d'un tiers d'impôts et P.Moscovici dit que ce sont 2/3 d'impôts, en fait... - L.Robequain: Il y a une partie trompeuse dans ce budget.

La Cour des comptes dit l'inverse du gouvernement. Le gouvernement a intégré, dans la baisse des dépenses, par exemple, 4 milliards d'allégements de charges en moins. - A.de Tarlé: Pour les entreprises, ce sont des impôts en plus. - L.Robequain: Bien sûr.

Il y a d'autres tromperies. On nous a dit que l'effort porterait à 2/3 sur les entreprises et 1/3 sur les ménages pour les hausses d'impôts. Beaucoup de hausses de taxes pour les entreprises vont se répercuter directement sur nos factures. - A.de Tarlé: Le gouvernement est allé au plus rapide en augmentant les impôts plutôt qu'en faisant cette fameuse réforme de l'Etat promise par E.Macron en 2017. - E.Duteil: A leur décharge, le déficit n'a jamais autant augmenté en des temps aussi courts mais ils n'ont jamais eu à faire un budget dans des temps aussi courts.

Un ministre me disait cette semaine qu'il fallait considérer qu'on était début juillet. D'habitude, on fait les cadrages avant l'été et on envoie ça au Parlement. Le budget a été fait en 15 jours, évidemment qu'il est plein de trous. - A.de Tarlé: J'ai relevé une optimisation des dépenses pour 6 milliards, une économie espérée pendant le débat parlementaire de 5 milliards... - E.Duteil: C'est la fameuse baisse de dépenses décidée par amendements.

On ne sait pas encore très bien. On doit arriver à 5 milliards de baisses. - A.de Tarlé: Ce n'est pas détaillé ou documenté? - E.Duteil: Non.

Mais ils ont voulu préserver des signaux très forts, comme le crédit d'impôt recherche, plus de 7 milliards d'euros par an. C'est très utile pour les entreprises, pour financer l'innovation. On pense qu'il y a des effets de bord avec un effet d'aubaine pour certaines grosses boîtes qui n'ont pas besoin de ça pour investir.

On va regarder les amendements. Je pense que de bonnes idées vont arriver. Mais je ne sais pas comment ils vont se mettre d'accord à l'Assemblée.

C'est un budget flou et plein de trous. - A.de Tarlé: Il y a quand même des mesures précises sur la consultation chez le médecin, le malus automobile, la retraite, la TVA sur les chaudières...

Est-ce que ce n'est pas de nature à irriter les Français? - A.Bouilhaguet: Si.

Tout ce qui touche au quotidien des Français est hautement inflammable. Qu'est-ce qui a fait partir les "gilets jaunes" en 2018? La taxe sur les carburants.

Et les 80 km/h. C'est ce qui met le feu aux poudres. Il y a tous les éléments susceptibles de mettre le feu aux poudres.

Les transports, avec le durcissement du malus automobile, la taxe sur les billets d'avion qui est un marqueur...

Le chauffage, avec la hausse de la TVA... - A.de Tarlé: Sur les chaudières.

Et puis, l'électricité... - A.Bouilhaguet: Et la santé, le remboursement chez le médecin, la traque aux arrêts-maladies.

La santé avait d'ailleurs été un point de bascule en 2017 dans la campagne de F.Fillon. Il avait dit qu'il fallait faire la chasse aux petits rhumes, arrêter de rembourser ce qui a trait aux petits soucis de santé.

Ca avait été noté comme un point de bascule dans l'électorat. Il y a également l'école, avec la suppression de 4000 postes. Dernier point: les retraites.

Le budget 2025 de Michel Barnier - reportage #cdanslair 11.10.2024 — Michel Barnier · Pourquijevote