Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — Questions politiques (sur Site radio)· 15 octobre 2023 54 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asileÉducation & recherche

Attaque du Hamas : Jean-Luc Mélenchon veut "détruire" la République, affirme Eric Dupond-Moretti

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 47 %Attaque 38 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous réagi à l'attaque du vendredi 11h30 dans un collège-lycée ?

  • 3:57OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous avez retenu aujourd'hui, Nathalie Saint-Cricq ?

  • 5:14OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous avez retenu aujourd'hui, Françoise Fresseau ?

  • 7:40RelanceÉludée

    Est-ce qu'il y a une faille ou des erreurs dans le suivi de l'assaillant ?

  • 9:58RelanceRéponse partielle

    Soyons précis : il faut une condamnation à 10 ans pour que le texte soit appliqué ?

  • 10:14RelanceRéponse directe

    Donc il n'y a pas de faille, pas d'erreur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:48Invité politiqueFait
    « Le père de l'assaillant a été expulsé. Le frère est en prison. Et il est en prison pour apologie du terrorisme et il a été précédemment condamné pour une association de malfaiteurs. »
  • 9:21Invité politiqueFait
    « C'est un texte qui a été pris sous la droite qui interdit l'expulsion de ceux qui sont arrivés avant 13 ans sur notre sol. »
  • 11:29Invité politiqueFait
    « Nous avons pris un certain nombre de textes après l'assassinat de Samuel Paty. Parce que nous ne l'avons pas fait dans l'émotion. Mais nous avons analysé ce qui manquait. »
  • 13:07Invité politiqueChiffre
    « Il y a 43 attentats qui ont été déjoués. »
  • 17:10Invité politiqueFait
    « LFI tel que je le vois depuis que je suis garde des Sceaux, depuis que je fréquente le Parlement, c'est une longue dérive. »
  • 29:22Invité politiqueFait
    « Pharos c'est la police je schématise et puis ensuite on a le pôle haine en ligne qui a été créé au parquet de Paris »
  • 30:49Invité politiqueChiffre
    « on avait déjà embauché 700 magistrats 850 greffiers 2000 contractuels ça s'était fait le budget de la justice avait augmenté de près de 50% »
  • 31:01Invité politiquePromesse
    « on va embaucher 1500 magistrats on va embaucher 1800 greffiers »
  • 32:02Invité politiqueFait
    « on a des quartiers d'évaluation de la radicalisation »
  • 33:58Invité politiqueFait
    « on a créé un centre spécifique pour femmes à Rennes »
  • 36:24Invité politiqueFait
    « c'est la géolocalisation et la possibilité sur un portable de suivre un certain nombre de choses »
  • 39:50Invité politiqueChiffre
    « on a réussi à en expulser 800 »
  • 41:58Invité politiqueFait
    « cette procédure ne m'avait jamais interdit de travailler jamais »
  • 42:40Invité politiqueFait
    « je suis présumé innocent non seulement je suis présumé innocent mais je suis innocent »
  • 45:17InvitéChiffre
    « une forte progression de l'autocensure des enseignants par peur entre 2018 et 2022 date de la dernière enquête un bond de 20 points entre 36% et 56% »
  • 46:25InvitéChiffre
    « 60% des professeurs premier et second degré réunis disent avoir peur de cette situation avoir des élèves rentrant en classe avec des tenues religieuses »
  • 48:27Invité politiqueFait
    « le droit pénal c'est au fond le droit de l'échec parce que quand la justice intervient il est trop tard »
  • 50:16InvitéFait
    « ce sont les enseignants de moins de 30 ans qui ont le plus peur qui s'autocensurent le plus »

Temps de parole

  • Invité politique63 %
  • Présentateur14 %
  • Invité9 %
  • Invité 28 %
  • Invité 35 %

3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter. Bonjour, ravie de vous retrouver dans Questions politiques, l'émission politique de France Inter, diffusée également sur France Info, la télé, Canal 27, et en partenariat, bien sûr, avec le journal Le Monde. Notre invité ce dimanche est au cœur de la réponse pénale attendue par notre pays après le drame qui s'est joué une nouvelle fois à l'école, dans le collège lycée Gambetta à Arras. Cela s'est passé vendredi. C'est un fichier S, connu, suivi, alors pourquoi a-t-il réussi à passer entre les mailles du filet et comment sa famille au profil si particulier n'a pas encore été expulsée ? Ces questions, nous les poserons.

Nous parlerons aussi évidemment du Proche-Orient, de la pression antisémite qui semble monter aujourd'hui en France depuis maintenant une semaine. Quelle réponse y a porté vraiment ? Et puis la réforme de la justice, ça y est, elle est adoptée. Jamais ce ministère n'a été financièrement, matériellement, humainement aussi bien doté. Mais il a à sa tête un homme attendu devant la CGR, la Cour de justice de la République, dans précisément trois semaines. Vous l'aurez compris, c'est le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, qui est notre invité ce dimanche dans Questions politiques, en direct et jusqu'à 13h. Questions politiques, Karine Bécard sur France Inter. Bonjour Éric Dupond-Moretti.

Bonjour Madame Bécard. Merci d'avoir accepté notre invitation d'abord. A mes côtés pour vous interviewer, vous les connaissez, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie. Bonjour à tous. Et Françoise Fressose. Bonjour Françoise du journal Le Monde. Bonjour à toutes. Bonjour à tous. Allez, on commence comme chaque dimanche en Questions politiques, avec vos images de la semaine. Éric Dupond-Moretti, vous avez choisi deux hommes. Qui sont-ils ces deux hommes ?

1:54
Invité politique

Samuel Paty, Dominique Bernard. J'ai choisi ces deux photographies, d'abord parce que je souhaitais leur rendre hommage, bien sûr, parce que ces photographies suscitent chez nous tous la compassion et une immense colère, parce que l'un était professeur de français, l'autre professeur d'histoire, et que l'islamiste radical a non seulement tué deux hommes, mais il a tué notre histoire et notre langue. Pourquoi j'ai choisi ces photographies ? En espérant évidemment que personne n'oublie ces visages.

2:48
Présentateur

Comment est-ce que vous avez réagi au moment où on a appris cette attaque, vendredi, aux alentours d'11h30 ? Quelles ont été vos premières pensées, Éric Dupond-Moretti, dans une école, dans un collège-lycée ?

2:59
Invité politique

La sidération. L'école a pour vocation de préparer nos enfants à la citoyenneté, à leur apprendre comment on vit ensemble. Évidemment, les valeurs de la République. Oui, je l'ai dit, la sidération, l'effroi, la colère, la révolte, bien sûr. Je pense que tous les Français ont eu ces mêmes sentiments mélangés au moment où on a appris l'horreur. Et je veux bien sûr avoir une pensée pour la famille, les familles de ces deux hommes. Également pour ceux qui ont été touchés dans leur chair, même si aujourd'hui, heureusement, nous savons que leurs vies ne sont plus en danger.

3:57
Présentateur

Merci. Alors on continue. Autre image, celle de Nathalie Saint-Cricq. Qu'est-ce que vous avez retenu aujourd'hui, Nathalie ?

4:03
Invité

Alors j'ai repris une image. On a pris une image au hasard de la guerre qui se passe, qui peut très bien être à Gaza, qui peut très bien être en Israël, en fait qui peut être très bien partout. Sur deux choses, en mettant en garde peut-être sur la guerre des images et de la communication, à laquelle on va avoir droit rapidement. On sait qu'il va y avoir une attaque terrestre des Israéliens. Ils doivent se défendre. Ils ont le droit de se défendre. On va avoir aussi des images fournies par le Hamas, qui de toute façon, je le rappelle, ne veut pas reconnaître l'État d'Israël. L'appellent l'antité sioniste. Donc j'entends des gens dire qu'il faut qu'ils négocient ensemble.

On se demande bien comment. Et troisième mot, si vous voulez, l'idée de l'importation du conflit. Alors, ça peut être logique de prononcer ces termes-là, mais qu'est-ce que ça voudra dire ? Il faudra bien faire attention. Si c'est renvoyer dos à dos le Hamas et Israël, en disant, en gros, c'est à cause de vous qu'on a des ennuis en France, c'est à cause de vous qu'il y a des meurtres en France, c'est à cause de vous qu'il y a des islamistes. C'est-à-dire que ce qui s'est passé il y a deux jours, c'est à cause d'eux, ça serait un peu rapide, un peu stupide, et totalement à côté de la plaque, parce que de toute façon, on n'a pas besoin d'apporter le conflit.

On a l'impression, et depuis un certain temps, que le problème, il est déjà en France, et il est déjà apporté dans toute la société, et ce, depuis longtemps.

5:12
Présentateur

Alors ça, on va avoir évidemment l'occasion d'y revenir aussi. Une photo plus politique avec vous, Françoise.

5:17
Invité

Oui, alors j'ai retenu, moi, la photo de Mathilde Panot, mardi à l'Assemblée nationale, qui, au fond, réaffirme la position de Mélenchon et de ses proches, à propos du conflit israélo-arabe. C'est un refus de condamner le Hamas comme une organisation terroriste, et de renvoyer dos à dos Israël et la Palestine dans le conflit avec demande de la paix. Alors, c'est quand même une situation très compliquée, parce que ce n'est pas la première fois que la NUP, dans son ensemble, est traversée par des tiraillements, mais là, je trouve que c'est quelque chose qui, vraiment, profondément touche aux valeurs. Est-ce que la gauche doit défendre le terrorisme ? Est-ce que la faim justifie les moyens ?

Est-ce qu'on peut prendre ses distances par rapport au régime démocratique et au camp républicain qu'a incarné la gauche ? Ça, c'est toute la question qui est en débat actuellement. Alors, on a vu que François Ruffin s'était déporté de la décision de Mélenchon, Alexis Corbière aussi, le PS, les Verts, le PC, on ne fait pas leur embarras, mais enfin, la NUP, elle est toujours debout, et le sujet qui se pose aujourd'hui, c'est pour défendre quelle valeur, d'accord pour l'unité de la gauche, mais quelle valeur ? Il faut absolument qu'il y ait une clarification et pour le moment, force est de constater que les opposants de Mélenchon ont beaucoup de peine à faire valoir leur point de vue.

Le DGSI, avec les agents très courageux de la DGSI, déjoue un attentat tous les deux mois. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas regarder lorsqu'un attentat a lieu, bien sûr, on le doit aux familles, on le doit aux Français, on doit évidemment faire la vérité sur chaque chose, mais je veux dire l'incroyable efficacité de la DGSI. Alors, il est peut-être encore un peu tôt pour tirer des conclusions définitives, mais à ma connaissance, il n'y a pas eu de faille des services de renseignement, bien au contraire.

7:09
Présentateur

Voilà, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, hier, après une réunion sécurité organisée à Beauvau, Gérald Darmanin qui dit qu'il n'y a, a priori, en tout cas pour l'instant, pas eu de défaillance, même tonalité d'Elisabeth Borne, la première ministre, ce matin, dans la tribune dimanche, qui rappelle que les moyens de surveillance avaient été renforcés, qui rappellent que cet assaillant avait fait l'objet d'un suivi très précis, que les services de renseignement avaient vu que cet assaillant était en contact avec plusieurs personnes radicalisées, donc comment est-ce qu'il a réussi à passer entre les mailles du filet ? Est-ce qu'il y a une faille pour vous ?

Est-ce qu'il y a des erreurs ?

7:42
Invité politique

D'abord, il faut regarder les choses dans le détail. Le père de l'assaillant a été expulsé. Le frère est en prison. Et il est en prison pour apologie du terrorisme et il a été précédemment condamné pour une association de malfaiteurs. J'entends toute cette polémique montée sur les fichiers S. Mais on va rappeler ce que c'est que ce fichier. C'est un outil de travail pour les services de renseignement. Le fichier S, il n'est pas condamné. Dans ce pays, on peut prendre un certain nombre de décisions lorsqu'il y a condamnation. Et de surcroît, s'agissant de l'assaillant, il y a cette difficulté inhérente au fait qu'il est entré sur le territoire national alors qu'il avait moins de 13 ans.

Je veux également rappeler que, en 2014, toute la famille aurait pu être expulsée. Elle ne l'a pas été. Pourquoi ? Parce qu'en période d'élection municipale à Rennes, pour dire les choses de façon précise, des associations de défense, la CIMAD, le MRAP et d'autres ont fait pression absolument sur les élus pour que cette famille ne soit pas expulsée. Et les élus leur ont, à l'époque, donné raison. Ensuite, c'est un texte qui a été pris sous la droite qui interdit l'expulsion de ceux qui sont arrivés avant 13 ans sur notre sol. Et d'ailleurs, le texte que va porter Gérald Darmanin va remédier à cette situation. En partie.

9:35
Invité

C'est sous Nicolas Sartre. Précisément, parce qu'on croit toujours que c'est la gauche dite laxiste qui a appris un certain nombre de...

9:41
Invité politique

Non, c'est l'époque où l'une des thématiques développées était la double peine, vous vous souvenez ? Et nous étions donc dans l'impossibilité de deux et cela va être rectifié dans le texte que Gérald Darmanin va porter très prochainement. A condition quand même

9:58
Présentateur

qu'il soit condamné à 10 ans d'emprisonnement.

10:00
Invité politique

Alors, ici...

10:01
Présentateur

Soyons précis.

10:02
Invité politique

Mais le texte n'est pas pris, il fera l'objet d'un certain nombre de discussions, bien sûr. Mais ici, en l'occurrence, quelle est la situation ? On se rend compte que l'assaillant est en contact avec son frère qui est un radicalisé incarcéré.

10:14
Présentateur

En prison, voilà.

10:14
Invité politique

Ça suffit...

10:15
Présentateur

Donc, il y a des contacts ou pas ? Il se parle ou pas ? Est-ce que vous avez réussi ? Quand effectivement il se téléphone, manifestement, c'est ce qu'on a découvert, est-ce qu'il y a des écoutes qui sont faites ? Il y a des renseignements pénitentiaires qui sont extrêmement importants aussi. Et donc, est-ce que les conversations ont été écoutées ? Est-ce que vous avez appris des choses par cette voie-là ?

10:33
Invité politique

Mais il suffit que quelqu'un soit en contact avec un islamiste radical pour qu'il soit fiché S. Et les services ont suivi cet individu. Et d'ailleurs, il a été contrôlé le jeudi. Alors, moi, j'entends que...

10:48
Présentateur

Donc, il n'y a pas de faille. Il n'y a pas eu de défaillance. Il n'y a pas eu d'erreur.

10:51
Invité politique

Mais que pouvait-on faire de plus, en l'occurrence ? Est-ce que ce qui est imprévisible doit être prévu ? Moi, je voudrais quand même sur cette question rappeler ce que nous avons fait en termes de sécurité. D'abord, le président de la République a souhaité que l'on mette en place le parquet national antiterroriste. Je veux rappeler qu'il n'existait pas. Nous avons renforcé les services de renseignement pénitentiaire qui travaillent évidemment de façon extrêmement serrée avec les services de renseignement, la DGSI en particulier. Nous avons pris un certain nombre de textes après l'assassinat de Samuel Paty. Parce que nous ne l'avons pas fait dans l'émotion.

Mais nous avons analysé ce qui manquait. Nous avons pris des textes dans la loi séparatisme. Et nous avons été très loin sur ces questions. J'ai moi-même une politique pénale qui est ferme. Vous l'avez indiqué. C'est une réalité et je l'assume totalement. Il y a aussi ce que nous avons fait sur la haine en ligne en créant un pôle haine en ligne au parquet de Paris qui fonctionne pour le moment hélas, hélas à plein régime. Voilà un certain nombre de choses qui ont été faites.

12:11
Présentateur

Mais tous ces outils Éric Dupond-Moretti est-ce qu'ils vous ont permis de capter dans ce cas particulier des signaux intéressants ? Est-ce que vous avez eu des remontées ? J'y reviens. Non, c'est la raison pour laquelle je vous dis

12:21
Invité politique

que quelques yakafos qu'on s'exprime de façon assez minoritaire. M. Jordan Bardella pour le citer.

12:30
Présentateur

Donc il n'y a pas eu de remontées ?

12:31
Invité politique

Des renseignements pénitentiaires ? Madame, vous avez quelqu'un qui a 20 ans qui n'a jamais été condamné qui est fiché parce qu'il est en contact avec son frère qui a été suivi. Quand il est contrôlé il n'a pas d'armes sur lui on ne peut pas suivre tous ceux qui sont suspectés et j'ajoute pour être tout à fait complet qu'il y a chez les FICS vous le savez des gradations. Il y a les plus ou moins dangereux. J'ajoute aussi que ceux qui veulent polémiquer parce que moi je pense que le moment est au deuil au recueillement et à la concorde ne se félicitent jamais des attentats qui sont déjoués dans notre pays. Il y a 43 attentats qui ont été déjoués. Je n'ai pas entendu M. Bardella dire M.

le ministre de l'Intérieur vous nous avez protégés. Alors c'est un peu facile de faire de la petite poloche pardon de m'exprimer ainsi dans cette période qui est une période de gravité qui est une période de réflexion qui est une période d'émotion.

13:28
Invité

Alors on ne fait pas de la petite poloche mais là ce qu'on sent c'est quand même une très forte inquiétude des Français. On savait que le ministère de l'Intérieur était sur les dents qui s'attendait à des actions de ce type-là. Est-ce que par rapport à ce qui s'est passé vendredi est-ce qu'on peut être un peu plus sécurisé ? Au fond est-ce qu'il y a des choses qui ont été faites en plus qui dit on est en alerte ? Par exemple sur les fichiers est-ce qu'ils sont très suivis ? Est-ce qu'on fait de la vigilance ou est-ce qu'on peut aller un peu au-delà ? Parce que c'est l'attente des Français aujourd'hui.

14:00
Invité politique

D'abord il y a une réponse immédiate qui est Vigipirate et la montée Vigipirate d'un niveau 7000 militaires qui seront déployés pour assurer notre sécurité des milliers de policiers qui seront dans les lieux qui pourraient être les lieux problématiques enfin ceux qui nous préoccupent beaucoup l'école bien sûr les lieux de culte également.

Ensuite je l'ai dit un texte en préparation qui va permettre de balayer une législation qui interdisait de renvoyer un certain nombre de fichiers ensuite est-ce que l'on peut imaginer qu'il y ait un policier derrière tous les fichiers sachant qu'il y a des gradations et que fichiers ça n'est pas une condamnation vous savez la réponse contre le terrorisme elle passe aussi par le droit je le dis et le droit en l'occurrence n'est pas une faiblesse mais c'est une force qu'est-ce que c'est que ces terroristes au fond c'est des gens qui ne veulent plus que nous vivions comme nous l'avons décidé que les rapports hommes-femmes ne soient pas ceux que nous avons décidé que les rapports à l'histoire ne soient pas ceux que nous avons décidé qui ne veulent pas de justice elle est sommaire la leur il n'y a pas de droit de la défense il n'y a pas de procès et quand je vois que le président de Life for Paris dit que la justice a fonctionné pardon c'est mon périmètre et je veux défendre la justice et que la justice a été la seule à apaiser les victimes

15:32
Présentateur

qui est un procès

15:35
Invité politique

on en reparlera peut-être absolument exceptionnel nous avons fait beaucoup de choses mais il y a un islamisme radical d'ambiance c'est ce que dit le ministre de l'Intérieur et il n'est pas le seul à le dire Gilles Kepel le dit également Caroline Forest le dit également ça veut dire que

15:53
Présentateur

il n'y a pas que l'école qui est en danger ça veut dire que en France partout il peut se passer des choses en ce moment

15:57
Invité politique

ça veut dire que un islamiste radical dans son coin peut se lever un beau jour et décider d'eux ça rend la chose extraordinairement difficile à appréhender et pourtant en dépit de cela les services de renseignement sont là ils travaillent ils travaillent maintenant avec les services de renseignement pénitentiaire et ils ont des résultats mais voyez-vous au décours d'un drame comme celui-là je l'ai déjà dit à d'autres reprises on ne se sert pas d'un cercueil comme d'un marche-pied pour faire de la politique on a besoin de concorde d'apaisement et l'émotion si elle est légitime ne peut pas balayer la réflexion profonde qui doit être la nôtre

16:40
Invité

Nathalie Saint-Cric vous avez parlé tout à l'heure de poloche politique politicienne vous avez dénoncé les yacafocons notamment citant Jordan Bardella est-ce que vous considérez que la position de LFI à laquelle Françoise Fresseau faisait référence tout à l'heure avec Mathilde Panot et le refus global en dehors d'Alexis Corbière de faire référence d'emploi et de mon terrorisme est-ce que vous considérez que ça les exclut d'une forme d'arc républicain dans la situation actuelle

17:02
Invité politique

Madame LFI tel que je le vois depuis que je suis garde des Sceaux depuis que je fréquente le Parlement c'est une longue dérive d'abord nous avons un homme qui n'est pas dénué de talent qui n'est pas dénué de culture qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon qui a été pendant 4 décennies sénateur ministre il a nourri la république et la république l'a nourri puis un bon jour il a décidé de la détruire et là il y a eu un certain nombre de manifestations plus inacceptables les unes que les autres et là son expression ces jours derniers on va en reparler le fait basculer dans un paroxysme absolument insupportable qu'est-ce qu'il y a eu si on veut avoir un peu de mémoire rapidement

17:47
Présentateur

parce qu'on a plein d'autres choses à vous poser

17:48
Invité politique

mais on pose une question qui est importante d'abord il a agressé juges et policiers il a été condamné pour ça ensuite la police tue ensuite on condamne pas les émeutiers comme on devrait naturellement les condamner ensuite CCI insulte un ministre d'assassins un autre met le pied sur la tête d'un ministre etc est-ce que vous voulez que je fasse toute la liste non vous m'avez dit que nous n'avions pas le temps et voilà qu'il est incapable lui et CCI Mathilde Panot monsieur Bompard de dire quoi que le Hamas est un mouvement terroriste que dans la charte du Hamas il y a la destruction d'Israël et la mort des juifs

18:32
Présentateur

alors je voudrais qu'on revienne sur l'enquête parce qu'on ne s'est pas tout dit sur ce sujet là Eric Dupond-Moretti je voudrais qu'on parle du père de l'assaillant parce que vous l'avez très légèrement abordé tout à l'heure le père de l'assaillant de ce vendredi a été expulsé il ne vit plus en France est-ce que la justice va chercher à l'entendre ou pas ?

18:52
Invité politique

Madame là vous posez une question à laquelle je ne peux pas répondre le parquet national antiterroriste s'est saisi très très rapidement je ne peux pas commenter ce qu'ils vont faire ou ce qu'ils ne vont pas faire c'est une limite qui m'est imposée par la constitution donc ce que je peux dire c'est que le parquet national antiterroriste qui a été créé il y a peu de temps je le redis quand même a montré son efficacité et moi je suis absolument certain que tout sera fait pour connaître les tenants les aboutissants de cette affaire même si de ce que j'ai entendu dans la presse l'assaillant pour le moment refuse de s'exprimer

19:29
Présentateur

donc pour l'instant on n'a encore aucune idée des motivations de ce qui l'a poussé à agir

19:34
Invité politique

je ne peux pas faire de commentaire je pense que oui ces choses là nous les connaîtrons je les connaîtrai en même temps que vous et une fois encore je ne peux pas commenter une enquête qui est en cours

19:46
Présentateur

et cette famille si particulière on parle du père qui a été expulsé on a parlé du frère aîné qui est emprisonné cette famille si particulière au profil si particulier pourquoi elle n'a pas déjà été expulsée il y a beaucoup de français qui se posent cette question là aujourd'hui

19:57
Invité politique

mais je pense déjà avoir répondu à votre question il y avait la possibilité de les expulser en 2014 ça n'a pas été fait

20:04
Présentateur

on est en 2023 pardon on est en 2023

20:06
Invité politique

mais j'entends bien mais ça n'a pas été fait ensuite est intervenue une législation interdisant l'expulsion d'un mineur de quelqu'un qui était arrivé en France moins de 13 ans le frère il est en prison et il est en prison non seulement pour ce qu'il a fait mais pour ce qu'il était susceptible de faire parce que moi je veux rappeler à ceux qui nous écoutent que entre le fichage S avec des gradations et la réalisation d'une infraction d'un assassinat un meurtre il y a aussi un texte qui est l'association de malfaiteurs à viser terroriste et qu'on peut très bien envisager d'eux en association avec d'autres terroristes ne pas commettre et se retrouver naturellement punis et condamnés c'est ce qui est arrivé aux frères aînés donc il n'y a pas rien entre le fichage S et la réalisation d'une infraction on peut appréhender et d'ailleurs dans cette famille quand on la regarde on a la démonstration de ce que ce que je viens de vous dire est exact

21:08
Invité

une partie de la droite considère que la constitution française et la cour européenne des droits de l'homme sont des freins pour pouvoir se battre efficacement c'est à dire en ayant pas très bien compris que la société avait changé et que le droit de l'homme puisque certains ont appuyé le droit de l'homisme l'ont porté sur la vigilance pour défendre le pays est-ce que vous considérez qu'en l'état actuel des choses on a ce qu'il faut

21:32
Invité politique

alors d'abord c'est un un fantasme me semble-t-il que de dire que les démocraties sont incapables de lutter contre le terrorisme au fond on finit toujours par pencher par tomber du côté où l'on penche et tout le monde penchera vers la liberté la liberté c'est la démocratie et quand vous regardez sur un certain nombre d'autres sujets ce qu'ont fait des pays qui ne sont pas des pays démocratiques ça marche pas nous avons toutes les armes pour il y a toute une discussion sur le terrain constitutionnel on vient de fêter le 65e anniversaire de notre constitution que les oppositions nous fassent sur ces questions un certain nombre de propositions mais ce qui me gêne moi qui suis garde des Sceaux et qui veut de la hauteur par rapport au droit à l'état de droit c'est que certains diffusent l'idée qu'il faudrait qu'il n'y ait plus de règles au fond

22:35
Invité

pour être plus efficace ou en tout cas de l'échanger tellement profondément qu'on change la constitution

22:41
Invité politique

que l'on ait de véritables propositions sur ces questions moi je pense que nous ne sommes pas naïfs je vous ai donné la litanie des choses qui ont été faites je dis que jamais on n'a fait autant pour assurer la sécurité de nos concitoyens et j'ai mis de côté délibérément les moyens en termes de personnel supplémentaire par exemple parce que je pense qu'à un moment de cette émission nous aurons l'occasion de l'évoquer il ne faut pas être naïf il ne faut pas être angélique mais nous avons un certain nombre de choses qui ont été mises en place et qui nous permettent bien sûr de répondre au terrorisme mais pour autant ça ne signifie pas que c'est cette histoire du risque zéro certains s'engouffrent et de façon délétère me semble-t-il sur une tragédie comme celle qui vient de se passer pour engranger politiquement le bénéfice de je ne sais quoi d'ailleurs vous visez qui

23:45
Invité

je viens de vous dire

23:47
Invité politique

par exemple quand on dit ça n'a pas été fait ça aurait dû être fait bon voilà

23:51
Présentateur

donc là c'est l'extrême droite

23:53
Invité politique

il n'y a qu'à Faucon pas que il n'y a qu'à Faucon vous avez bien compris que c'est un peu facile surtout pour un jeune homme qui n'a jamais rien fait jusqu'à maintenant c'est tellement simple ça vous savez moi je vois au quotidien comment nous sommes comment nous sommes attentifs comment nous réfléchissons à améliorer les choses comment en termes de moyens nous sommes au rendez-vous des obligations qui sont les nôtres mais voilà je le dis s'arrêter sur un drame comme celui-là pour en tirer un bénéfice politique le président de la république franchement a raison de rappeler qu'en cette période il faut de la concorde il faut de l'unité je trouve que le discours qu'il a prononcé est à la fois complet extrêmement mesuré sur les enjeux vous parliez tout à l'heure de l'importation du conflit je pense que le président a été très

24:43
Invité

il y a un risque ou pas

24:44
Invité politique

madame je pense qu'il ne faut pas tout mélanger le drame c'est que nous vivons dans une époque de radicalité où la nuance n'a plus cours et merci d'avoir choisi une photo qui n'est pas une photo trop marquée voilà qui nous il y a des photos on les a tous vues qui nous révoltent mais attention à la guerre des images il faut que l'on ait le temps de se poser aujourd'hui on ne peut pas tout mélanger la cause palestinienne c'est une chose le corridor humanitaire c'est une chose le rappel par le président de la république du respect du droit international c'est une chose Israël démocratie les choix qui ont été faits par les israéliens regarde Israël on peut critiquer Israël on peut approuver Israël mais il n'en reste pas moins que si l'on veut utiliser les mots justes c'est une attaque terroriste d'un mouvement terroriste contre des gens et puis alors quelle résonance nous avons vécu le Bataclan c'est des jeunes qui vont s'amuser on venait de sortir d'une fête religieuse c'est des femmes des hommes qui avaient envie de vivre ces enfants massacrés oui c'est un acte terroriste et on ne peut pas tout mélanger vous voyez dans les manifestations des gens qui viennent parler de la cause palestinienne bon j'entends qu'on puisse parler de la cause palestinienne de la protection de l'état d'Israël de sa sécurisation et de la création d'un état palestinien mais en même temps là on est sur quelque chose qui est de l'ordre du terrorisme et on est dans la confusion de tout et parfois LFI en particulier a des fins électoralistes ils veulent le vote des barbus on va se dire les choses très clairement

26:27
Invité

et les manifs pro-palestiniennes est-ce qu'il faut les interdire ?

26:31
Invité politique

je pense qu'en l'état on se souvient 2014 sarcelle on a vu ce que ça a donné parce que là dedans il y a de tout il y a des gens qui viennent pour la cause palestinienne qui revendiquent la création d'un état palestinien ça peut être entendu

26:42
Présentateur

mais attendez je ne comprends pas ça veut dire qu'il faut les interdire ou pas ?

26:45
Invité politique

oui oui moi je pense qu'il faut les interdire

26:47
Présentateur

mais il faut interdire toutes les manifestations pro-palestiniennes et pro-israéliennes comment on fait ?

26:51
Invité politique

il y a eu une réunion il y a quelques heures de ça quelques jours en république qu'est-ce qu'on a entendu ? juifs assassins moins rejuifs moi je ne veux pas qu'on entende ça dans ce pays et d'ailleurs et d'ailleurs j'ai pris une circulaire pour demander au procureur une très grande sévérité je ne veux pas que l'antisémitisme se développe

27:12
Présentateur

vous avez promis de la fermeté elle se concrétise comment alors cette fermeté ? contre les actes antisémites qui ont pas mal progressé 189 actes en une semaine

27:20
Invité politique

voilà ça c'est l'enquête pharos 189 153 sont des infractions dont on pense qu'elles ont été commises je dis dont on pense parce que il faut naturellement que la justice fasse son travail mais les procureurs sont saisis ils sont sur le pont comme ils l'ont été d'ailleurs pendant les émeutes on peut pas laisser les uns et les autres s'exprimer de n'importe quelle façon et on ne peut pas non plus amalgamer pardonnez-moi l'islamisme radical et les musulmans de notre pays auquel bien sûr je pense aussi

27:51
Présentateur

mais quand un ministre de la justice réclame plus de fermeté concrètement ça veut dire quoi en fait ça veut dire que par exemple c'est la peine maximale qui va être réclamée à chaque fois ça veut

27:59
Invité politique

non madame ça ce serait

28:00
Présentateur

totalement impossible

28:03
Invité politique

et anticonstitutionnel parce que le juge a la possibilité bien sûr de prononcer juge du siège je s'entends la décision qu'il estime la plus juste en fonction d'un certain nombre de critères mais en revanche je suis totalement dans mon rôle quand je demande au procureur d'être ferme d'être systématique d'être rapide de ne rien laisser passer

28:26
Présentateur

et donc systématique ça veut dire que quand il y a 189 actes antisémites recensés ça veut dire qu'il y aura des poursuites systématiquement

28:31
Invité politique

bien sûr d'abord il faut une analyse de ces faits savoir c'est bien le moins s'il constitue une infraction et si on a repéré que cela constitue une infraction il faut la poursuivre il faut être ferme il faut dire

28:44
Présentateur

procès comparution immédiate

28:45
Invité politique

mais bien sûr notamment combien je veux d'ailleurs vous rappeler que c'est un texte que j'ai porté qui a permis de juger en comparution immédiate les haineux en ligne qui se retronchait derrière une loi qui a été faite pour vous qui est la loi totémique de 1881 qui protège les journalistes et pas les salopards qui répandent la haine

29:04
Présentateur

Françoise Fressos qui levait la main tout à l'heure pardonnez-moi

29:07
Invité

sur la haine en ligne est-ce que vous êtes suffisamment outillé aujourd'hui suffisamment de moyens d'agir pour au fond faire face à tout ce déversement de contre-vérité ou d'appel d'appel à la haine

29:19
Invité politique

on a Pharos Pharos c'est la police je schématise et puis ensuite on a le pôle haine en ligne qui a été créé au parquet de Paris et ensuite il y a évidemment le travail qui se fait dans toutes les juridictions de notre pays vous savez que sur le renforcement des effectifs en matière de justice moi j'ai décidé que ce ne serait plus le ministère pour la première fois de son histoire qui enverrait les personnels dans les tribunaux judiciaires mais on va confier cette tâche au président des cours d'appel président procureur général et c'est eux qui vont avec toute la finesse qui est la leur parce qu'ils connaissent le terrain envoyer les personnels supplémentaires donc il y aura ce qu'on appelle des dialogues de gestion et je ne doute pas une seule seconde que si le pôle haine en ligne a besoin de magistrats supplémentaires il demandera aux chefs de cours que des magistrats supplémentaires soient envoyés au pôle haine en ligne c'est comme ça que nous faisons maintenant

30:24
Invité

alors vous avez fait une loi de programmation de la justice qui a été votée mais est-ce que les moyens de fonctionnement de la justice dans ce climat extrêmement compliqué tendu sont suffisants aujourd'hui est-ce que vous avez moyen de répondre

30:38
Invité politique

je ne veux pas me payer de mots madame je ne viens pas ici pour faire du culturisme mais en termes de moyens c'est absolument historique ce qui a été voté je veux le rappeler on avait déjà embauché 700 magistrats 850 greffiers 2000 contractuels ça s'était fait le budget de la justice avait augmenté de près de 50% on va beaucoup plus loin on va embaucher 1500 magistrats on va embaucher 1800 greffiers on va embaucher des contractuels qui vont devenir des attachés de justice et bien sûr que tous ces personnels supplémentaires ont deux objectifs le premier soulager la tâche des magistrats des greffiers parce qu'elle est importante le deuxième bien sûr c'est de rendre une justice plus efficace plus rapide il n'y a pas que l'argent il y a aussi la simplification des procédures procédures pénales procédures civiles donc bien sûr que nous serons au rendez-vous de nos obligations

31:38
Invité

pour la prison Karine parlait tout à l'heure de la possibilité d'échanger avec un certain nombre de personnes à l'extérieur est-ce que vous avez un dispositif spécifique pour la détection de la radicalisation en prison c'est-à-dire que des gens en gros on découvre qu'ils peuvent éventuellement sortir et qu'ils ont été trop ils sont passés sous les radars est-ce qu'il y a une formation particulière quelque chose pour alerter

32:01
Invité politique

bien sûr on a des quartiers d'évaluation de la radicalisation donc quelqu'un vient d'être incarcéré on évalue sa dangerosité

32:12
Présentateur

dans toutes les prisons ça se passe comme ça

32:14
Invité politique

oui quartier d'évaluation de la radicalisation et puis ensuite on a ceux qui sont déjà radicalisés et ceux il ne faut pas les oublier ceux-là qui ne sont pas arrivés radicalisés mais qui se sont radicalisés en prison donc il y a ce double regard

32:31
Présentateur

donc on ne les met pas ensemble

32:32
Invité politique

non non mais il y a ensuite bien sûr qu'on ne les met pas ensemble ou si on les met ensemble c'est qu'on a jugé qu'ils étaient sur le spectre de ceux qui ne sont pas dangereux et sur lesquels on peut espérer travailler ce qui n'est pas le cas de tout le monde parce qu'il y en a qui sont mûrés totalement dans le mutisme et dont on sait qu'on ne tirera pas grand chose il y a ça il y a ensuite des quartiers de prévention de la radicalisation ce sont des quartiers pluridisciplinaires où tout le monde vient travailler des religieux des psychologues des psychiatres et ensuite ça nous l'avons créé récemment dans les suivis de ceux qui ont purgé leur peine à la fois des suivis administratifs dont nous avons allongé la durée mais également en matière judiciaire le juge d'application des peines anti-terroristes ça c'est quelque chose de nouveau et on a donc un suivi au long cours à la fois par les services mais également par la justice

33:35
Présentateur

donc là ça veut dire que vous avez éventuellement repéré des profils j'allais dire intéressant c'est pas le bon terme mais des profils qui peuvent effectivement présenter des signaux que vous cherchez

33:46
Invité politique

d'abord vous avez tous ceux qui sont condamnés pour les actes terroristes ceux-là évidemment ils sont suivis

33:51
Présentateur

mais là il y a eu une inflation de gens qui non mais

33:54
Invité politique

tout ça sont des créations que nous avons soit créées soit renforcées on a créé un centre spécifique pour femmes à Rennes puisqu'il y a les retours de zones vous le savez et les femmes qui sont parties là-bas pour Daesh et qui se sont perdues là-bas quand elles reviennent les enfants sont prises en charge et les femmes sont détenues prises en charge judiciairement et presque toutes toutes détenues il faut les prendre en charge je suis allé au Maroc moi pour m'inspirer de ce que font les marocains en matière de déradicalisation mais ça n'est pas simple vous l'imaginez bien il y a le cas Faucon c'est bien gentil mais la réalité elle est différente en tous les cas nous mettons en place des structures que nous essayons d'améliorer au quotidien moi je suis en contact avec la pénitentiaire bien sûr pour améliorer ces structures en termes d'efficacité pour que le radicalisé ne soit plus radicalisé à la sortie il en va de la sécurité de nos compatriotes donc on a mis

34:58
Invité

beaucoup de moyens sur ces questions quand quelqu'un a purgé sa peine on peut considérer que la peine est purgée on n'a pas le droit on doit ou du moins à mon époque de le surveiller régulièrement est-ce que ça on peut quand même malgré le fait qu'il ait pu terminer sa peine le garder une fois par semaine qu'il passe au commissariat ou je ne sais quoi mais bien sûr

35:15
Invité politique

il y a un suivi d'abord administratif ce qu'on appelle l'émicasse et puis il y a aussi chaque fois que c'est possible un suivi judiciaire évidemment on lâche pas des gens dans la nature sans les suivre bien sûr et on a considérablement renforcé les moyens du suivi pénitentiaire les moyens administratifs ont été également renforcés on a allongé la durée de ces contrôles mais contre la dissimulation

35:45
Présentateur

vous avez mis en place quels nouveaux outils par exemple parce que la dissimulation c'est ça le pire

35:50
Invité politique

je viens de le dire quand on dit que ceux qui sortent sont suivis par les services ils sont effectivement suivis par les services administratifs un dernier exemple dans le texte dont on parlera peut-être tout à l'heure qui a été voté définitivement par le Sénat il y a de cela quelques jours il y a des techniques nouvelles d'enquête lesquelles ?

bah celles qui vous ont fait frémir parfois vous les journalistes mais nous avons réglé la question parce que nous sommes très attachés évidemment à la liberté de la presse c'est la géolocalisation et la possibilité sur un portable de suivre un certain nombre de choses voilà et ça c'est dans votre nouvelle loi bah oui c'était possible sur le plan administratif ça n'était pas possible sur le plan judiciaire c'est soumis naturellement dans notre état de droit à l'autorisation d'un juge mais ce sont des outils qui sont efficaces

36:41
Présentateur

donc là ça veut dire qu'à partir du moment où j'ai un portable avec moi je peux être filmé ou écouté à n'importe quel moment

36:47
Invité politique

alors d'abord vous madame vous êtes journaliste oui je serai journaliste donc a priori je ne le serai pas

36:51
Présentateur

les avocats non plus

36:52
Invité politique

et bien sûr voilà aux journalistes et aux avocats c'est bien le moins dans une grande démocratie parce que nous sommes dans une grande démocratie

37:00
Présentateur

mais on parle à plein d'auditaires

37:01
Invité politique

pour autant pour autant il ne suffit pas que vous ayez un portable pour que vous soyez potentiellement écouté il faut peut-être c'est le préalable indispensable que vous soyez suspecté d'avoir commis des actes graves grand banditisme ou terreau

37:16
Invité

Nathalie Saint-Cric est-ce que vous considérez que au moment du vote sur la loi la loi d'Armanin ou de la loi immigration qui va bientôt arriver c'est quelque chose qui est totalement disjoint ou est-ce qu'il faut tenir compte éventuellement dans la discussion qu'il va y avoir au Sénat avec la droite d'un certain nombre de leurs réflexions qui corsent ou qui musquent la possibilité notamment d'expulser des gens je ne parle pas de l'histoire des moins de 13 ans je parle de façon plus générale j'ai hâte d'Armanin à l'air de dire qu'on va expulser beaucoup plus nous on a l'impression que c'est difficile parce que les OQTF sont comment dire il y a un certain nombre de règles qui les régissent

37:54
Présentateur

obligation de quitter le territoire français pardon excusez-moi

37:56
Invité

obligation de quitter le territoire français est-ce que vous pensez que la droite vous allez pouvoir vous entendre avec eux et que tout ça pour faire votre fameuse concorde nationale enfin pas la vôtre pas que la vôtre celle qui est demandé

38:07
Invité politique

non mais la mienne aussi parce que j'adore j'adore pardon c'est un lapsus j'adhère totalement à cette idée il y a des moments où il faut que l'on se pose et que nous montrions notre unité face aux terroristes

38:22
Invité

mais vous l'appelez de vos vœux mais vous voyez bien qu'elle n'existe pas l'unité on est extrêmement déchiré non ?

38:27
Invité politique

attendez d'abord moi ce qui m'intéresse c'est que à part monsieur Mélenchon quelques-uns de ses séides quelques-uns de ses affidés on a entendu à peu près les mêmes choses d'ailleurs la NUPES est en train de se fracturer et pour cause quand monsieur Bompard raconte par exemple vous l'avez rappelé tout à l'heure qu'il faudrait se mettre à la table des négociations Israël et le Hamas c'est lunaire enfin est-ce qu'on nous aurait demandé à nous gouvernement de la France de nous mettre à la table avec Daesh après le Bataclan mais ça n'a aucun sens donc eux ils sont en train de se marginaliser mais il n'y a pas que pardonnez-moi on peut quand même travailler vous pensez que vous pouvez

39:09
Invité

travailler avec une partie de la gauche ?

39:11
Invité politique

mais évidemment mais bien sûr mais vous savez parce que là

39:15
Présentateur

votre texte votre loi on a travaillé

39:17
Invité politique

avec tout le monde

39:18
Présentateur

oui mais c'est essentiellement quand même effectivement la majorité la droite et le Rassemblement National

39:22
Invité politique

il y a quelques amendements qui ont été proposés par la gauche et auxquels j'ai souscrit et pardon de vous dire que la gauche du gouvernement s'entend voilà monsieur Roussel dit des choses qui ne sont pas a priori à rejeter d'un revers de manche monsieur Roussel qui a été voilà comparé à Doriot ça aussi c'est une des jolies choses dont la dont la dont les filles et capables mais vous savez sur les fichiers je veux d'abord vous rappeler aussi qu'on a réussi à en expulser 800 bon donc c'est possible après

39:54
Présentateur

il y en a 5300 je précise

39:57
Invité politique

j'entends mais non mais c'est juste

39:59
Présentateur

pour que les choses soient claires

40:00
Invité politique

alors si vous voulez être complète vous comparez avec d'autres chiffres à d'autres époques mais oui bon sur les OQTF on est toujours enfin c'est toujours les mêmes d'ailleurs il y a cas il faut qu'on faudrait

40:12
Locuteur non identifié

le programme

40:14
Invité politique

le programme politique de l'extrême droite là en ce moment c'est de dire il suffit d'aller voir les chefs d'état algériens marocains tunisiens qui a été fait par Gérald Darmanin voilà ce qu'on a déjà fait on n'est pas plus plus bête que les autres puis d'abord on discute évidemment mais c'est infiniment compliqué un Tchétchène puisqu'on parle de Tchétchène et de Russe comment on fait là en ce moment alors qu'on n'a pas les meilleures relations du monde avec la Russie on n'est pas en guerre avec la Russie c'est très clair mais il y a un dialogue qui est rompu donc Gérald Darmanin va essayer de renouer ce dialogue je pense qu'il a raison mais voyez qu'on est loin du yaka faut qu'on faudrait les choses elles sont plus difficiles que ça la critique c'est facile la mise en place de mesures efficaces c'est beaucoup moins facile voilà et c'est pour ça qu'on ne peut pas en tirer une espèce de bénéfice politicien donc pour répondre à votre question sur la loi qui va venir bien sûr que les événements récents vont dire un certain nombre de choses dans nos esprits et disent déjà un certain nombre de choses d'ailleurs vous me posez la question et vous ne serez pas la seule à vous la poser mais en même temps on peut évidemment travailler on peut aller de l'avant on peut modifier les choses c'est ça aussi le travail parlementaire vous voyez on n'arrive pas avec un projet de loi et puis je ne veux pas écouter les oppositions je ne veux rien dire moi dans le texte que j'ai porté je dois vous dire que j'ai parfaitement bien travaillé avec tous ceux qui avaient envie d'améliorer la justice de notre pays

41:43
Présentateur

Eric Dupond-Moretti dans trois semaines donc s'ouvrira votre procès devant la CJR la cour de justice de la république quelle liberté d'action est-ce que vous avez en ce moment encore pour travailler à trois semaines de ce procès

41:55
Invité politique

total madame total d'ailleurs j'ai toujours dit et c'est vrai c'est pas de la forfanterie que cette procédure ne m'avait jamais interdit de travailler jamais et je voudrais vous dire là dessus plusieurs choses d'abord moi ceux qui me connaissent bien qui m'ont entendu qui m'ont interviewé par le passé etc savent que j'ai toujours dit que la justice ne se rendait pas sur les plateaux de télé ou à la radio ou dans la rue ou dans l'hémicycle d'ailleurs moi j'ai toujours été très soucieux de la présomption d'innocence des uns et des autres et Dieu sait et Dieu sait qu'on m'a posé des questions donc je vous dis une chose simple moi je souhaite qu'on respecte ma présomption d'innocence je suis présumé innocent non seulement je suis présumé innocent mais je suis innocent et je compte bien le démontrer

42:45
Présentateur

comment est-ce que les affaires du ministère vont être gérées pendant ces trois semaines de procès

42:48
Invité politique

on va voir madame pardon non c'est pas trois semaines du tout c'est six jours et demi

42:51
Présentateur

six jours et demi

42:52
Invité politique

pendant ces six jours

42:53
Présentateur

pendant cette semaine

42:54
Invité politique

c'est trois fois moins que ce que vous dites comment exactement vous avez parfaitement raison

42:57
Présentateur

dans mon délon comment est-ce que les affaires du ministère vont être gérées malgré tout pendant ces six jours et demi vous ne serez pas à la tâche quoi là comment ça va se passer

43:04
Invité politique

je ne serai pas à la tâche d'abord moi je me lève très très tôt vous voyez par exemple je me lève à 4h du matin 5h tous les jours 5h quand je fais une grasse matinée donc pour signer les paraffaires ça ira très bien

43:12
Présentateur

mais ça veut dire qu'il va y avoir un décret de déport quand même madame

43:15
Invité politique

nous verrons n'allez pas plus vite que la musique je suis en train de discuter avec la première ministre pour voir comment éventuellement

43:24
Invité

elle pourrait prendre votre part pendant que vous êtes vous vous défendez c'est une des hypothèses

43:29
Invité politique

nous y réfléchissons et la seule chose qui compte pour moi parce que pendant trois ans et demi vous voyez je n'ai pas été entravé dans mon travail ministériel vous ne croyez quand même pas que le ministère va être abandonné pendant six jours et demi le ministère continuera à tourner c'est ma seule préoccupation

43:46
Invité

et vous vous sentez soutenu ?

43:51
Présentateur

j'ai un blanc dites nous

43:53
Invité politique

qu'est-ce que ça par qui ?

43:55
Présentateur

par le gouvernement par l'exécutif par le gouvernement par

43:57
Invité politique

madame nous sommes respitueux de la séparation des pouvoirs voilà ce que je peux vous répondre très bien

44:04
Présentateur

merci beaucoup Eric Dupond-Moretti alors vous restez avec nous il est temps d'accueillir notre second invité pour le livre de la semaine France Inter questions politiques Karine Bécard installez-vous confortablement sur ces chaises hautes bonjour Jean-Pierre Aubin bonjour monsieur merci d'avoir accepté notre invitation vous venez d'écrire un livre qui peut difficilement être plus au coeur de l'actualité aujourd'hui le titre de ce nouvel ouvrage s'intitule les profs ont peur c'est publié chez l'observatoire et ça vient tout juste de sortir je précise que vous avez été inspecteur général de l'éducation nationale et que vous avez eu l'occasion de publier un autre livre c'était il y a trois ans intitulé cette fois-ci comment on a laissé l'islamisme pénétrer l'école Jean-Pierre Aubin depuis combien de temps est-ce que les enseignants auraient-ils peur ?

45:00
Invité

c'est quelque chose qui est assez nouveau en tout cas sur le plan objectif la documentation de cette peur on n'étudie que depuis quelques années à travers les études de l'IFOP notamment auprès des enseignants ces études montrent quand même une forte progression de l'autocensure des enseignants par peur entre 2018 et 2022 date de la dernière enquête un bond de 20 points entre 36% et 56% concernant en tout cas l'enseignement public secondaire comme le disait le ministre Gabriel Attal hier à la Sorbonne à l'occasion de la remise du prix Samuel Paty 50% des enseignants déclarent aujourd'hui s'autocensurer il a eu d'ailleurs des mots très forts disant que c'est un poison pour la France moi j'étudie ce problème j'alertais aussi j'alerte dans ce livre sur le comment dirais-je le caractère inédit dans l'histoire de France de cette situation sans doute des enseignants se sont autocensurés sous l'occupation en particulier

46:06
Présentateur

quand on dit autant censurés ça veut dire que finalement ils ont peur de quoi ? ils ont peur de qui ?

46:10
Invité

ils ont peur de certains de leurs élèves c'est-à-dire que lorsqu'on leur demande lorsqu'on leur pose cette question précisément à travers toute une série de situations ils mettent en avant par exemple le fait de voir à présenter des caricatures de personnages religieux 60% des professeurs premier et second degré réunis disent avoir peur de cette situation avoir des élèves rentrant en classe avec des tenues religieuses 60% aussi bref vous n'êtes pas d'accord

46:38
Présentateur

si ? vous êtes d'accord avec l'éducation

46:39
Invité

mi bout à bout il y a quand même 8 professeurs sur 10 qui a peur d'au moins une de ces situations de classe

46:46
Présentateur

80% là aussi pardonne-moi Nathalie c'est un chiffre que vous tirez d'où ?

46:52
Invité

la dernière étude de l'IFOP de novembre 2022 vous tirez la sonnette depuis combien de temps ? vous à titre personnel parce qu'il y a eu le rapport Robin on sait que vous considérez qu'on a dormi là récemment ?

on a surtout dormi entre la date à laquelle j'ai remise mon rapport en 2004 et les attentats de Charlie Hebdo en 2015 le premier qui s'est réveillé c'est Manuel Valls dans cette affaire en exhumant mon rapport enfin le rapport de l'inspection générale qui n'était pas uniquement le mien de 2004 et après on a eu ces alternances ces politiques un peu en coup d'accordéon concernant la laïcité et les principes de la République avec des ministres successifs qui n'ont pas toujours eu la même sensibilité à cette question

47:40
Présentateur

on a le sentiment quand même effectivement que les gouvernements successifs ont un peu du mal à prendre ce sujet là à bras le corps comment est-ce que vous l'expliquez Eric Dupond-Moretti ? pourquoi est-ce que c'est si compliqué ?

47:53
Invité politique

je ne suis pas certain moi que nous n'ayons pas prié un certain nombre de sujets à bras le corps je pense à la baïa en particulier

47:58
Présentateur

mais la baïa ça fait un petit moment que ça dure et la décision a été prise ce mois de sépon

48:03
Invité politique

d'accord enfin c'est Gabriel Attal qui l'a fait après la mort de Samuel Paty je l'ai dit un certain nombre de textes ont été mis en place j'entends ce que vous dites monsieur c'est extraordinairement inquiétant vous savez la justice un vieux prof de droit qui disait que le droit pénal c'est au fond le droit de l'échec parce que quand la justice intervient il est trop tard et c'est pour ça que l'école est un lieu que l'on doit absolument protéger c'est là que les gamins vont devenir des citoyens et c'est justement pour ça que les terroristes islamistes ne veulent pas de l'école et visent l'école leur crainte c'est quoi ?

c'est que notamment les enfants musulmans ne mélangeons pas tout et que mon propos soit bien entendu ne reçoivent pas l'enseignement islamiste radical c'est ça qui les dérange ils ne veulent plus que nous vivions selon notre mode de vie

49:08
Présentateur

mais en attendant la question c'est comment ?

49:09
Invité politique

en attendant la question et je vous l'ai dit un certain nombre de choses ont été faites elles ne l'avaient pas été en termes répressifs par exemple en termes de protection et la baïa par exemple est un signe fort de ce que nous nous ne laissons rien passer à ces islamistes radicaux

49:31
Invité

qu'est-ce qu'il faut faire pour que les profs n'aient plus peur ? en clair est-ce qu'ils ont d'ores et déjà abandonné en se disant c'est pas à nous si on est tout seul de se battre pour ça ou est-ce qu'ils demandent une hiérarchie ? qu'est-ce qu'on peut faire ? qu'est-ce qui peut être fait pour qu'ils n'aient plus peur ?

c'est un peu large comme question oui oui c'est pas une question facile et en tout cas on ne peut pas faire en sorte que les professeurs n'aient plus peur demain matin surtout après ce qui vient de se passer à Arras mais en tout cas on peut engager ou tenter d'engager des politiques à long terme sur cette question de l'islamisme à l'école et du coup de l'autocensure la première serait sans doute de changer profondément la formation initiale aujourd'hui ce sont les enseignants de moins de 30 ans qui ont le plus peur qui s'autocensurent le plus et d'ailleurs qui veulent abandonner les lois de la laïcité les règles de la laïcité ils sont convaincus ou ils ont peur est-ce que c'est par idéologie qu'ils veulent être différents ou c'est simplement parce qu'ils ont peur pour avoir la paix en clair

50:30
Présentateur

c'est juste c'est très juste ça

50:31
Invité

ça peut être par idéologie en même temps parce qu'ils ont peur les deux ne sont pas incompatibles mais sans doute que le passage par l'université récemment et le wokisme universitaire a fait en sorte que leur idéologie est un peu vacillante par rapport à l'islamisme mais je pense que profondément c'est quand même une affaire de compétence ils se sentent démunis parce qu'ils n'ont pas été formés à ça ils se sentent démunis face à ces élèves c'est pas du tout la formation qu'ils ont reçue et je crois que la réflexion qu'entame Gabriel Attal sur ce qu'il appelle le retour aux écoles normales en tout cas quelque chose qui permettrait d'avoir des écoles professionnelles sorties du contexte universitaire et profondément bien pilotées par l'éducation nationale en fonction des besoins réels des élèves et des écoles sur le terrain je crois que c'est une réflexion qu'il faut vraiment mener à terme et courageuse d'ailleurs toute la question qu'on se pose là c'est est-ce que c'est récupérable aujourd'hui il le faut madame oui entre il le faut et est-ce que c'est faisable je pense que ça ne peut être récupérable que par des politiques à long terme il faut sortir de l'idée qu'on peut éradiquer l'islamisme à l'école comme ça à court terme par des mesures adéquates et puis à l'école seulement parce que le problème de la pénétration de l'islamisme c'est un problème d'abord de la société française il n'y a pas que l'école simplement dans une stratégie de long terme l'école pourrait être un axe privilégié parce que c'est par l'école qu'on forme les adultes

52:16
Présentateur

mais est-ce qu'on a encore le temps de prendre son temps Eric Dupond-Moretti

52:19
Invité politique

on est dans l'urgence évidemment mais voyez il y a des réformes structurelles comme celles que vous évoquez vous évoquez aussi la formation des enseignants peut-être un certain nombre de changements qui ont vocation à être mis en place mais il y a aussi pardon d'être plus pragmatique un renforcement du lien entre les enseignants et les parquets par exemple ce que nous faisons avec Gabriel Attail moi je la peur même si on ne peut pas décréter que demain on ne peut plus avoir peur en revanche moi ce que je souhaite c'est qu'il y ait une ligne où le proviseur puisse ligne dédiée où le proviseur puisse directement appeler le procureur de la république pour qu'on ait une intervention rapide immédiate en coordination évidemment avec les forces de sécurité intérieure ça c'est

53:16
Présentateur

une façon ça peut exister ou ça existe au début

53:18
Invité politique

non mais ça bien sûr que les partenariats ont été d'ores et déjà renforcés qu'il s'agisse de menaces de cette nature qu'il s'agisse aussi plus récemment du harcèlement à l'école il y a maintenant des partenariats on est aussi dans nos administrations parfois dans une espèce de culture on appelle ça en silo dans la langue dans la langue technocratique mais moi je ne veux pas de silo je veux de l'efficacité je veux qu'un enseignant qui se sent menacé puisse en parler à son proviseur que le proviseur appelle immédiatement les forces de sécurité intérieure au parquet bien sûr que ça ne règle pas tout mais ça permet quand même de régler un certain nombre

53:59
Présentateur

de difficultés merci beaucoup à Jean-Pierre Aubin je rappelle le titre de votre livre les profs ont peur merci à vous aussi Eric Dupond-Moretti d'être venu ce dimanche sur le plateau de questions politiques merci à toute l'équipe bon dimanche et à dimanche prochain merci à tous

54:10
Locuteur

merci à tous