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Audition parlementaireJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 18 octobre 2017 8 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

RIEN, JAMAIS, AUCUNE MENACE NE NOUS FERA CÉDER - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous confirmer l'information selon laquelle une bande de violents aurait projeté d'agresser des lieux de culte musulmans et d'attenter à la vie de Monsieur Castaner et à la mienne ?

  • 2:01RelanceRéponse directe

    Monsieur le Président, je vous confirme l'interpellation récente d'une dizaine de personnes dans le cadre d'une enquête sur des projets d'actions violentes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00MélenchonFait
    « Rien, jamais, aucune menace ne fera jamais céder aucun d'entre nous dans le devoir de représenter la liberté d'expression du peuple français. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Premier Ministre, Pouvez-vous me confirmer l'information qui circule et qui ne m'a pas été encore confirmée selon laquelle une bande de violents avaient imaginé d'agresser des lieux de culte musulmans et d'attenter à la vie de Monsieur Castaner et à la mienne. Dans la mesure où il s'agit du ministre des relations avec le Parlement et d'un président du groupe d'opposition, j'estime que le Parlement tout entier peut se sentir visé et je crois exprimer le point de vue de tous mes collègues sur tous les bancs lorsque j'adresse à ces énergumènes le message suivant : "Rien, jamais, aucune menace ne fera jamais céder aucun d'entre nous dans le devoir de représenter la liberté d'expression du peuple français". Monsieur Castaner, merci mes chers collègues, Monsieur Castaner au nom du groupe la France Insoumise, je vous exprime notre parfaite solidarité personnelle, comme nous l'avions fait au moment où Monsieur Fillon, Monsieur Macron et Madame Le Pen avaient été menacés précédemment.

Sur un sujet tel que celui ci, je n'ai l'intention, naturellement, de ne passer à aucune forme de polémique. Je me permets une suggestion Mr le Premier Ministre. Le ridicule qui comptait nous assaillir a été arrêté le 28 juin.

Quatre mois plus tard, je l'apprends. J'estime que Monsieur Castaner et moi sommes hommes assez mûrs pour évaluer les menaces qui pèsent sur nous tout seuls et j'aurais apprécié d'en être informé pendant les quatre mois pendant lesquels j'ai continué à me transporter en métro et à pied et ainsi de suite. Je ne fais grief à personne.

Je suggère qu'à l'avenir, les personnes qui seraient visées de cette façon soient prévenues à temps. Et lorsque l'information arrive de ces arrestations, que peut-être on se donne un délai d'une demi heure pour en informer des gens comme nous qui avons des familles qu'il est ensuite extrêmement difficile de ramener au calme comme vous le comprenez. J'achève.

La radicalisation des groupes d'extrême droite est un problème pour beaucoup d'entre nous. A Marseille ma ville et dans ma circonscription une permanence à Marseille dans ma ville une permanence existe dans ma circonscription où la personne qui comptait me faire un mauvais sort a été vue à de nombreuses reprises - Merci Mr le Député, la parole est à Mr le Premier Ministre Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Mélenchon, Je vous confirme Monsieur le président, l'interpellation récente d'une dizaine de personnes dont une femme et trois mineurs dans la région de Marseille et en Seine Saint Denis dans le cadre d'une enquête sur les projets d'actions violentes fomentés par un individu dénommé monsieur Disine. Lui même comme vous l'avez indiqué Monsieur le Président, interpellé en juin dernier.

Ces personnes ont été placées en garde à vue. Je peux difficilement aller plus loin mais vous le comprenez parfaitement et vous ne l'avez d'ailleurs pas demandé, je ne peux difficilement aller plus loin dans la diffusion d'informations puisque l' enquête judiciaire est en cours ; je veux néanmoins vous indiquer que les services de police sont en lien et pleinement mobilisés avec l'autorité judiciaire pour faire toute la lumière et prendre toutes les décisions qui s'imposent. Si ou lorsque une menace précise et caractérisée est identifiée contre une personne, qu'elle soit un citoyen, un intellectuel qui par des prises de position a pu se faire remarquer, et vous savez comme moi Monsieur le Président, nous savons tous ici qu'un certain nombre de journalistes ou d'intellectuels se trouvent dans cette situation, un parlementaire c'est votre cas Monsieur le Président, un membre du gouvernement c'est le cas de Monsieur Castaner, lorsqu'une menace précise et caractérisés est identifiée, bien entendu nous prenons les mesures qui s'imposent en informant directement les personnes qui sont soumises ou qui sont l'objet de cette menace et en prenant les dispositions de protection requises par l'évaluation de cette situation.

Nous le faisons, Monsieur le Président, heureusement peu souvent mais malheureusement régulièrement. Cela arrive. Et tous ceux qui se sont trouvés dans cette situation, il y en a heureusement peu, le savent et peuvent en témoigner.

Je comprends parfaitement votre demande Monsieur le Président. Elle est formulée en termes totalement dénués de polémique, ce dont je vous remercie sur ce sujet, et elle est à la fois très compréhensible et parfaitement respectable. J'y serais, je serais volontiers amené à donner droit à cette..., ce n'est pas véritablement une demande, c'est c'est.. au fond, c'est ...oui c'est une demande alors disons le.

J'y donnerais volontiers droit, je pense néanmoins Monsieur le Président et je crois que vous pourrez me rejoindre sur ce sujet, qu'en la matière il faut laisser aussi peut-être pas seulement, mais aussi, aux forces de l'ordre et à l'autorité judiciaire qui mène l'enquête, le soin de déterminer si nous sommes dans quelque chose qui est caractérisé et sérieux, et le soin de mener son enquête sans fragiliser, dès lors qu'on est sûrs qu'il n'y a pas de menace réelle et sérieuse, sans fragiliser, sans fragiliser l'enquête qui est en cours. Mais je pense que la question vous posez et la situation dans laquelle nous nous trouvons, imposent que de manière constante nous réinterrogions nos procédures et l'attitude que nous avons face à ce type de menace. J'aurai l'occasion d'évoquer ce sujet directement avec Monsieur le Ministre d'Etat Ministre de l'Intérieur, et je propose, Monsieur le Député, que nous ayons la possibilité, à l'occasion, de poursuivre cet échange et cette discussion et d'en faire état, bien entendu, à l'ensemble de la représentation nationale.

Il ne s'agit pas de vouloir escamoter d'une certaine façon ce débat qui est essentiel pour notre démocratie et je voudrais en terminer par là. Monsieur le Député, Vous vous êtes adressé à la représentation nationale en indiquant que rien ne pourrait faire changer d'avis quiconque ici, et certainement pas les menaces, je voudrais dire au nom du gouvernement que c'est une superbe, même si elle ne me surprend pas, mais c'est une superbe attitude de la représentation nationale qui fait honneur à notre démocratie. Merci monsieur le premier ministre