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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 7 août 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsJusticeEurope & international

Algérie : Emmanuel Macron est-il vraiment prêt à hausser le ton ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cet article sort-il seulement maintenant ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Que s'est-il dit lors de ce conseil des ministres ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a-t-il tenu des propos sur l'universalisme de la communauté juive ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça veut dire, appeler la communauté juive à respecter l'universalisme ?

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron durcit-il le ton face à l'Algérie ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi se réveille-t-il maintenant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:00Henry GenotFait
    « Il n'y a pas de communauté dans la République française, il y a des Français juifs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

13h 14h Europein 13h bon début d'après-midi à tous et bon appétit peut-être vous êtes bien sûr Europain en compagnie de Michael Dorient et de ses invités Raphaël Stinville directeur adjoint de la rédaction du JDD et Henry Genot ancien commissaire général du plan au plan pardon et ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozi à l'Élysée. C'est une information relayée par nos confrères de l'opinion et publiée aujourd'hui qui fait polémique. Le dernier conseil des ministres le 30 juillet dernier a été marqué par un échange intense entre Emmanuel Macron et son ministre des outremères Emmanuel Vals autour de la reconnaissance prochaine par la France d'un état palestinien.

Pour en parler, j'accueille Corine Laï, journaliste à l'opinion. Bonjour. Bonjour.

Merci d'être avec nous en direct sur Europe 1 cet après-midi. Vous êtes l'auteur de cet article publié aujourd'hui. Avant de nous raconter ce qui s'est passé, les propos rapportés datent du 30 juillet, on le disait, date du dernier conseil des ministres, il faut le préciser.

Alors, pourquoi est-ce que cet article sort seulement maintenant ? Bah, parce qu'il faut que le temps d'une information qui n'est pas destinée à être publiée puisque les conseils des ministres se déroulent en h clos et donc ce qui se dit reste secret. il faut qu'elle soit euh relayée par des sources que qu' ont les journalistes et puis à partir de là que le les journalistes fasse une compte-enquête pour bien vérifier que euh les choses ont été dites de la manière dont on nous l'a rapporté.

Voilà, donc c'est le temps de le temps de l'enquête. Très bien. Merci pour ces précisions.

Alors il y a pas d'autres il y a pas d'autres raisons que celle-là d'autres raisons que celle-là. Que s'est-il dit alors lors de ce conseil des ministres que faut euh qui qui fait autant réagir qui a notamment fait réagir le président du CRIF Jonathan Arfi. Oui, tout à fait.

Alors, vous avez vous avez bien expliqué hein, mais je voudrais recontextualiser ce qui s'est passé. Un conseil des ministres se tient à H lots. À la fin d'un conseil des ministres, il y a une partie qui est euh réservée au débat et Manuel Vals a demandé à prendre la parole pour expliciter sa position concernant la reconnaissance de l'État palestinien. il dit qu'il est pour la solution à deux états, mais qu'il estime que dans le contexte actuel, elle n'est pas de mise dans la mesure où ça serait euh apporté une sorte de récompense ou de victoire à masse euh qui a déclenché donc l'opération terroriste l'oncé le le 7 octobre. et il dit que cela peut avoir des conséquences sur la relation diplomatique avec Israël et la entre Israël et la France qui est déjà dégradé et une rupture de lien de confiance entre le la France, l'État et la communauté juive qui est très très fragilisée et et en souffrance vu ce qui se passe depuis le depuis le 7 octobre.

Et là-dessus, comme lui-même a dit que tous les Français juifs ne se reconnaissaient pas forcément dans la politique de Netaniaahou, Emmanuel Macron qui lui a répondu dans un second temps lui dit "Ben si tous les Français juifs ne se reconnaissent pas dans la politique de Néaniaou, tous les Palestiniens ne sont pas des terroristes. Il ne faut pas les essentialiser." Et c'est dans ce contexte qu'il prononce la phrase suivante que je mets entre guillemets dans mon article et c'est seulement cette phrase que je mets entre guillemets qui est l'histoire de la communauté juive, c'est l'universalisme.

Il se trouve que par ailleurs un autre participant du conseil des ministres qui connaît bien le président qui n'est pas nommé dans l'article pardon qui n'est pas nommé un autre participant qui n'est pas nommé dans l'article. qui n'est pas nommé, qui a souhaité garder l'anonymat dans la mesure où personne n'est censé rapporter les propos qui se tiennent autour de de la table, sauf quand le président décide d'en faire une communication par l'intermire du porte-parole du gouvernement. Donc ce participant me dit que selon le le lui la pensée du président de la République c'est que il existe une tendance de quelques-uns au sein de la communauté juive, donc je dis bien de quelques-uns, à aller vers les plus radicaux et donc enfin j'en conclus qu' évidemment et donc à oublier euh la la part d'universalisme et c'est vrai que ces propos ont choqué Emmanuel Vals qui n'a rien dit sur le moment parce que quand le président de la République a parlé, on ne peut pas reprendre la parole après, mais qui a été choqué et je c'est que ça suscite des des réactions dans la communauté juif dans la mesure où effectivement Yonathan le président du CRIF a a fait un un un long message sur X pour expliquer que remettre en question l'universalisme remet en question l'universalisme de de Français juif on ne le ferait pas avec les Français catholiques et et que l'inquiétude que les Français juifs manifestent et celle de républicains et d'universalistes qui sont inquiets pour pour la France et et et pas seulement pour eux-même.

Voilà. Ouis, il dit exactement si si les propos du président de la République en conseil des ministres sont avérés, il constitue un précédent inacceptable. Insinuer que la communauté juive ne serait pas fidèle à son universalisme, c'est laisser penser que les Français juifs ne s'inscriverraient pas dans l'intérêt général.

Il dit aussi "Si ces propos sont avérés, ce que je ne veux croire, il raisonne pour les Français juifs comme une profonde injustice." Alors, je je je rappelle que les propos euh avérés et assumés par Emmanuel Macron, c'est l'histoire de la communauté juive, c'est l'universalisme. partir de là, on peut en déduire effectivement qu'il y a une espèce de petit rappel à l'ordre mais qui d'après le participant que j'ai cité ne concernerait que que les personnes de la communauté juive qui s'éloignent de cette règle en adoptant des positions radicales euh en adhérant à 200 % à la politique de Allô madame Alors oui alors vous entendez plus vous on a été coupé oui voilà donc il il veut euh Il il ferait allusion au au aux français juifs qui adopteraient des positions radicales et qui ne serait pas sur la position exprimée par Jonathan Arfi qui s'exprime au nom du CRIF, donc au nom de la communauté juif française organisée.

Merci beaucoup Corine Laï pour toutes ces précisions, journaliste à l'opinion et auteur donc de cet article qui interroge et qui a déclenché la la polémique de depuis sa publication ce matin. Henry Genau, Emmanuel Macron qui appellerait la communauté juive à respecter l'universalisme. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Alors d'abord un président ne devrait jamais dire ce genre de choses. Voilà, c'est première chose. Le conseil des ministères c'est à h clos un moment solennel pour la République.

C'est pas c'est pas une c'est pas une conversation privée hein. Elle est couverte par le secret mais elle est pas privée. Et en général d'ailleurs, quand le président de la République s'exprime dans le conseil des ministres, ça finit par ça finit par sortir.

Il y a toujours quelqu'un soit parce que c'est l'Élysée qui organise la fuite, soit parce que les ministres et surtout dans un contexte politique comme celui d'aujourd'hui avec des des factions qui sont qui travaillent pour elles-mêmes au sein même du gouvernement. Bon, on est sûr que ça va sortir. Donc quand le président de la République s'exprime en conseil des ministres, il doit peser ses mots.

Donc le président ne devrait pas dire ça. La deuxième remarque que je ferai, c'est que le aucune pour aucune autorité de la République, le mot communauté ne doit être peut-être employé. Il n'y a pas de communauté dans la République française.

Il y a des Français juifs pour un président de la République chacun a prép son opinion. Monsieur Arfi peut parler de communauté juif s'il en a envie. Mais le président Jonathan Arfi parle de français juifs.

Il parle Non, il a non, il a parlé là aussi. Il a dit par que la communauté j serait pas. Donc il a le droit, c'est un citoyen comme un autre.

Il désigne, il se désigne comme il entend. Mais le président de la République en conseil des ministres à forcerie ne ne doit pas parler de communauté. Il y a des français juifs, il n'y a pas de communauté juif aux yeux de la République.

Pas plus qu'il y a qui renvoie au communautarisme, voilà. Mais qui pas plus qu'il n'y a de communauté musulmane, de communauté catholique, il y a pas voilà, il y a un peuple français et il y a des citoyens français qui ont chacun leur religion qui leur appartient ou leur croyance ou leur noncroyance. Mais ça c'est c'est une faute majeure qui en plus dans le contexte actuel met de l'huile sur le feu.

Voilà, c'est c'est le parfois on se demande si le président de la République a conscience de ce que sont les devoirs de sa charge et ce que sont ses responsabilités de président. Raphaë Stinville. D'abord, je je souscrais à ce que dit Henry Genot, mais si les Français de confession juives euh aujourd'hui peuvent avoir euh des réflexes de repli euh identitaire communautaires, euh c'est précisément parce que euh l'État euh ces derniers mois, ces dernières années ne les protège plus comme il se doit.

Lorsque l'on voit l'explosion de l'antisémitisme en France, lorsque l'on voit que dans certains départements euh des Français de confessions juives ne peuvent plus inscrire leurs enfants à l'école publique euh et je je pourrais multiplier les les exemples, il y a bien là une rupture euh qui qui explique finalement et qui entretient même ce que ce que le président peut dire, mais il en est le premier responsable quand on a un président qui se refuse euh à à manifester ou en tout cas à soutenir la la manifestation au lendemain du 7 du 7 octobre pour manifester sa sa solidarité avec les Français de confession juive. Je pense que c'est une faute. Donc on on préférait qu'il soit beaucoup plus sermonant à l'égard d'un certain nombre de communautés pour le coup assumé en tant que tel.

Euh je pense notamment au aux frères musulmans euh à ceux qui qui menacent la République, mais non, il il se trouve que ce ce sont les Français de confession juive qui euh à qui le président euh euh fait la leçon et dont l'inquiétude ne cesse de grandir aussi en raison de la multiplication des actes à caractère antisémite. On en parlait dans dans notre journal de trésor à Paris, les les bureaux de la compagnie aérienne israélienne ont été la cible de jet de de peinture rouge et de tag l'accusant de compagnie génocidaire. Certains continuent d'importer le conflit sur notre sol et c'est simplement insupportable Henry Guo.

Oui, c'est insupportable. Mais qu'a-t-on fait pour empêcher l'importation de ce conflit sur notre sol au fond ? Rien.

Voilà. Qu'a-t-on fait pour empêcher le communautarisme de se développer ? Rien.

C'est ce qui arrive là. enfin la violence contre contre les Français juifs. Pour vous le président de la République par ces ces positions qui restent ambigu contribue aussi à à à cette montée de de l'importation du conflit.

Le le le pouvoirs publics n'ont rien fait depuis très longtemps. On a même fini par considérer que au fond l'antisémutile c'était comme dit un leader politique résiduel. Euh et et il faut faut quand même comprendre que c'est un c'est c'est quelque chose qu'il faut prendre très au sérieux parce que euh le le juif en Occident depuis 2000 ans, c'est la figure du bouqu émissière.

Voilà. Donc et c'est pas spécifique à la gauche, à la droite, c'est la figure du bouqu émissaire et donc ça ne ça ne demande qu'à ressortir. Voilà.

Donc il faut être extraordinairement vigilant. On ne l'a pas été mais ça ça rejoint notre conversation du début de l'émission. C'est ça.

Ça fait partie de cette montée de la violence et de la radicalité et la la multiplication des bouqu émissaires qui est en train de détruire notre société. Si les pouvoirs public ne prennent pas ça au sérieux, alors la la situation va totalement dégénérer. Raphaël Stanville.

Oui, effectivement Henry Geno précisait tout à l'heure qu'il n'y a pas de communauté. On ne devrait pas reconnaître de communauté en France, mais il se trouve que l'immigration massive, l'incapacité que la France a eu à à faire de ces de ces immigrés, des Français de cœur, les maintenant quasiment les assignants finalement à leurs origines. Juste une remarque, les pouvoirs publics la France n'ont pas voulu n'ont pas voulu.

Vous avez raison. Oui. Oui.

Bah c'était c'était le droit à la différence. On en paye aujourd'hui les résultats avec en plus des partis politiques qui euh au contraire euh ont fait de ces de de du vote communautaire un enjeu absolument crucial et donc ça explique en grande partie la situation et que que l'on vit aujourd'hui et qui est désastreuse pour le pays qui ne cesse de se fracturer. On parlait d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron qui durcit le ton face à l'Algérie. On va y revenir dans un instant. Le président français appelle à une plus grande fermeté et détermination dans ce bras de fer. 2h mo sur europein.

Le rempin 13h se poursuit dans un instant avec Michael Dorient et ses deux invités Henry Genoot et Raphaël Stinville. Tout de suite 13h 14h Europin 13h et vous retrouvez tout de suite Michel d'Orient vos deux invités Raphaël Stinville directeur adjoint de la rédaction du JDD et Henry Genot ancien commissaire général au plan et conseiller ancien conseiller spécial de Nicolas Sarcodi à l'Élysée. Longtemps rester silencieux face à l'Algérie.

Emmanuel Macron durcit le ton. Le président de la République appelle à une plus grande fermeté et une plus grande détermination dans ce bras de fer. La France doit être forte et se faire respecter dit-il. hein, c'est ce qu'il fait désormais valoir dans une lettre adressée à son premier ministre François Baïou.

Il évoque notamment le sort réservé au français Boem Sansal et Christophe Glaise, j'ai envie de dire mieux vautard que jamais. Henry Genau. Euh Emmanuel Macron qui hausse le ton face à l'Algérie, il était jusqu'ici resté très silencieux.

Pourquoi se réveille-t-il maintenant ? Alors, d'abord, je vois pas pourquoi vous répétez comme tout le monde que il durcit le tempon, que il veut qu'on soit qu'on soit beaucoup plus dur. Faut la lire la lettre.

Hm. D'abord, c'est curieux hein. C'est vraiment, j'ai jamais vu un président de la République écrire à son premier ministre.

C'estàd c'est les mots qu'il emploie quand par Non non mais il faut la lire en entier parce que euh d'abord c'est dans la quand quand Pompidou écrivait à Chavant d'Elmas, il disait mon cher premier ministre et puis faisait une lettre, une vraie et puis ça sortait pas dans la presse. Bon là, elle a été elle est sortie dans la presse. Bon, c'est pas une lettre, ça se présente comme une note qui finit par une curieuse d'ailleurs curieuse formule de de politesse très respectueusement.

Je sais plus. Enfin enfin c'est c'est n'importe quoi. C'est c'est un président de la République ne fait jamais un document de cette nature.

Et quand vous le lisez alors vous commencez par des mots, il faut être ferme, il faut très bien. Et à chaque à chaque fois que il y a une affirmation de d'une demande de fermeté, la phrase suivante explique que faut pas s'y prendre comme ça. Il faut il faut rétablir des relations amicales, il faut renouer le lien, il faut et cetera.

Donc il y a tout et son contraire dans cette lettre, mais il y a vous ne pouvez pas en tirer une politique he il y a deux ou trois propositions mais que que tout le monde auquel tout le monde peut peut adhérer sur la la euh la reconnaiss sur le le fait d'accepter un certain nombre de de consules qui ont été nommés qui pour l'instant sont pas acceptés par la par la France. Bon euh il il appelle à suspendre les les accords de 2013, il dit rien en revanche sur ceux de 68. Oui, mais de toute façon enfit et même s'il disait 68 ne changera rien, ça ne fera aucune pression sur les sur les les généraux algériens continu à penser que tout ça c'est quand même du du vent.

Mais ce qui est frappant dans cette lettre, c'est je me donne une posture de fermeté pour montrer que je suis moi je suis ferme. Et en même temps, je dis que tout tout ce que fait le gouvernement, c'est pas bien parce que parce que ça nuit à nos relations avec l'Algérie. Donc je je quoi qu'on pense du fond, c'est-à-dire est-ce qu'il faut être ferme ?

Est-ce que euh il faut il faut comprendre qu'on a pas de moyen de pression et qu'il faut s'occuper de de savoir ce qu'on va faire de nos OQTF et de savoir comment on va faire euh pas sur la scène publique mais derrière le le le rideau, essayer de faire libérer quit à employé des moyens de pression beaucoup plus beaucoup plus fort mais qui n'ont rien à faire sur la sur la scène publique. Mais quel moyen de pression Henry Guo ? Alors ce qui ne peuvent porter que sur l'histoire des des prisonniers des deux prisonniers, c'est deux choses différentes.

Bon ben ce que font tous les États, vous savez c'est tous les États, c'est que quand les Américains ils sont pas contents, ben au passage ils prennent, ils sont en litige avec la France sur sur Alsom et ben il y a un cas de dirigeants qui passe, on le met en toll. H voilà quand ils sont pas d'accord avec une entreprise chinoise et bien quand elle passe au Canada il la font trolle et puis les Russes sont pareils et puis enfin tout le monde tout le monde dit mais ça ça n'a rien à faire sur la scène publique hein c'est des ce sont des des moyens on va dire de la la la diplomatie du sont des méthodes voilà c'est pas public il y a que il y avait que François Hollande pour aller dévoiler toutes les méthodes normes que peut utiliser un état pour se faire respecter pour se protéger et cetera mais ça ça n'a rien à faire sur la scène publique. C'est autre chose à partir du moment où on moi j'ai appelé ça prendre des otages vraiment prendre des otages ça n'a rien à faire sur la la scène publique mais vous encourager les les États à le faire bien sûr enfin je veux dire l'État il doit défendre ses concitoyens on dira bon sans sal il double nationalité peut-être mais on voit bien que que c'est c'est parce qu'il a une nationalité française que il est subit ce traitement bon et et donc ça là on a à protéger quelqu'un qui va mourir en prison c'est-à-dire on a à protéger la liberté et la vie de nos concitoyens Alors quand un État met des gens en prison parce qu'il y a de bonnes raisons, ça c'est c'est à notre état, à nos gouvernements de de faire la lumière là-dessus.

Quelqu'un qui quelqu'un qui trafique évidemment de la drogue dans un pays où on condamne très lourdement voir à mort le trafiquant en drogue. Ben c'est la justice du pays qui qui est qui est libre de choisir ce qu'elle veut. Bon, quand en revanche euh on on sent qu'il y a un coup fouré, que tout ça était une mach était une machination, alors c'est ça devient not notre problème.

Bon, mais ça c'est un problème qui ser qui qui ne relève pas euh des j'allais dire des relations diplomatiques politiques euh normales. Bon euh voilà, quant à quant aux ultimatumes sur la scène publique, ce ça ne marche pas. Ça ne marche qu'avec des états qu'on peut isoler, étouffer, voilà, soumettre.

Mais mais avec un état qu'on n pas les moyens de soumettre, d'isoler ou de ou de sanctionner, et ben voilà, c'est c'est ça ça ne fonctionne pas. Le le ultimatum, ça ne marche, ça ne marche jamais. Aucun gouvernement, aucun régime ne peut accepter un ultimatum.

Et moi, ce qui met indépendamment de cette discussion qui mériterait un peu plus de de de temps pour savoir ce que nous devons faire aussi nous de de nos frontières, ce que nous devons faire du droit européen qui nous empêche de les contrôler, ce que nous devons faire avec les OQTF qu'on peut pas renvoyer. Bon, ça c'est voilà, ça mériterait une émission entière pour pour discuter de tout ça. Mais indépendamment du faux, cette lettre moi me laisse me laisse aurie en fait parce que dans c il faut la lire en entier et il y a tout et son contraire dedans.

Ça n'est qu'une qu'une suite de de posture. Voilà, je ne comprends pas que là encore pourquoi un président de la République fait ça. S'il a quelque chose à dire à son premier ministre, à son ministre de l'intérieur, il le leur dit.

S'il veut leur écrire une lettre qui reste qui reste entre les deux, il le fait. Et s'il veut donner des instructions sur la politique étrangère, il donne des instructions. Là, il y a pas d'instruction.

Il y a en fait, il y a c'est c'est vous ne pouvez pas tirer une politique de ça. Et donc tout le monde reprend. Ils ont il a réussi son coup de communication puisque il dit il faut être ferme.

Donc on dit ah ça y est il a changé de changé de registre. Alors écoutez je vais vous donner la parole dans un instant Raphaël Stinville. Écoutez juste avant Xavier de Xavier Riancour ancien ambassadeur de de en Algérie qui était l'invité de Trina Magdine tout à l'heure sur Europe 1.

Pour lui c'est cette lettre du président de la République est un est une forme de victoire de la la politique de de Bruno Rotaillot. Écoutez ce qu'il dit. C'est manifestement un, je dirais un désaveux ou un abandonne diplomatique préreffaires étrangères, la politique de l'apaisement.

Et c'est clairement euh un point en faveur de la politique prenée par Bruno Rotaillot. Mais encore une fois, ce n'est qu'un premier pas. Je crois qu'il faudra voir ce qu'il y aura après.

On voit que le président de la République change de ton, change de politique mais il fait un demi-pas. Aujourd'hui, il prend acte que nous sommes dans une impasse complète, mais je pense que pour être pleinement efficace, ces mesure devrait être beaucoup plus fortes. Je crains que l'Algérie passe ça par pertes et profit en quelque sorte.

Alors, Xavier Drianco, ancien ambassadeur en Algérie au micro de Trena Magdine sur Europe 1 tout à l'heure. Une petite remarque justement, c'est que en fait il taille en pièce dans la lettre la politique de de Bonota. Je à raison mais en tout cas il la taille en pièce en réalité.

Oui mais dans les faits Raphaël Stinville est-ce que vous êtes d'accord avec Xavier Driancour ? Est-ce que c'est une victoire de la politique de Bruno Retaillot, un aveu d'échec de celle de de Jean-Noël Barreau ou est-ce que comme Henrivier Riancour reste un diplomate. Donc la manière dont il salue les efforts d'Emmanuel Macron pour envisager une autre politique, une autre diplomatie à l'égard de l'Algérie, il est plutôt positif en tous les cas.

Non, mais c'est il est il est nuancé mais la vérité c'est qu'il est beaucoup plus sévère. Euh il est beaucoup plus sévère que cela à l'égard du président, mais euh il reste il reste un diplomate. Euh et donc les mots euh euphémisants qui qu'il emploie traduisent en réalité, je pense, euh une sorte de désaveu de la politique d'Emmanuel Macron.

Moi, je pense que effectivement la vraie question qui doit se poser à travers cette cette lettre au-delà du fait que on pourrait tomber dans le piège d'un président qui voudrait nous faire croire qu' qu'il agit désormais avec fermeté vis-à-vis d'Alger, c'est de savoir quelle est l'efficacité de la politique qu'il qu'il semble envisager vis-à-vis d'Alger. Et ça pour le coup euh et je pense que Xavier euh Drian Cour c'est ce qu'il dit, il n'est pas sûr que ça produise le moindre