Socialisme écologique : climat, fin de mois, mêmes combats ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 24 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Chiffre
« les 10% les plus riches à l'échelle mondiale qui polluent autant que les 50% les plus pauvres »
- 3:00Chiffre
« 1% des plus riches polluent plus que 50% de la population mondiale »
- 4:00Chiffre
« 10% des plus riches émettent 50% des gaz à effet de serre »
- 8:00Fait
« il n'y aura pas d'écologie sans réduction des inégalités sociales »
- 0:15Fait
« l'acceptabilité sociale des politiques écologiques c'est fondamental »
- 0:30Chiffre
« tous ceux qui posent des photos de bouffe sur Instagram c'est l'équivalent de 2 centrales nucléaires quand même par an »
- 3:30Fait
« pourquoi il y a une baisse des émissions de gaz à effet de serre en Europe c'est parce qu'on les a totalement délocalisés »
- 12:00Fait
« la Chine est devenue le premier exportateur de voiture électrique »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
alors on va commencer bonsoir à tout le monde installez-vous confortablement on est très heureux de se retrouver en cette fin d'été à Blois pour un campus du Parti socialiste que nous avons choisi de consacrer assez largement au préoccupations des classes populaires dans le cadre d'une convention qui est pilotée par Philippe Brun et Sarah kehrish et qui s'intitule retrouvons le peuple alors ce soir on est rassemblé avec tous les partenaires de l'Union de la gauche pour parler d'un combat qui nous rassemble qui est le combat pour la justice sociale et pour la bifurcation écologique que nous avons choisie de lier parce qu'ils sont les deux faces d'une même pièce nous disons fin du monde fin du mois même combat ça n'est pas qu'un slogan né au moment des gilets jaunes c'est une phrase qui dit des choses fondamentales qui dit d'abord que les injustices sociales et environnementales se recoupent puisque ce sont les plus riches qui polluent le plus et les plus pauvres qui pâtissent le plus des conséquences de ces pollutions les chiffres disent que ce sont les 10% les plus riches à l'échelle mondiale qui polluent autant que les 50% les plus pauvres et ce sont les plus pauvres qui pâtissent des conséquences de la pollution de l'air de la pollution des aliments de la malbouffe ce sont les agriculteurs qui sont les plus exposés aux pesticides etc donc il y a une inégalité de contribution au réchauffement climatique d'exposition à ces conséquences et l'inégalité aussi de coût face à la bifurcation écologique quand on est de la classe populaire et même de la classe moyenne rénover son logement changer son chauffage au fioul changer sa voiture thermique pour une voiture électrique c'est une année de revenus au bas mot pour les plus riches ça n'a pas la même proportion évidemment en rapport aux revenus et cette phrase fin du mois fin du monde fin du mois même combat elle dit aussi que nous ne pourrons pas arriver à conduire la bifurcation écologique à la réussite si nous ne réduisons pas les inégalités parce que ça ne marchera pas parce que ça ne sera pas accepté puis parce que ça n'est pas soutenable puisque la concentration des richesses participent de la destruction de la planète et si ce qui me fait dire souvent que l'écologie est insocialisme peut-être que ça fera réagir autour de cette table mais il n'y aura pas d'écologie sans réduction des inégalités sociales sans gouvernance démocratique des biens communs des entreprises et sans que les plus riches payent ce qu'ils doivent pour réussir la bifurcation écologique donc fin du monde fin du mois bien plus qu'un slogan quelque chose de fondamental ça dit que les travailleuses et les travailleurs d'un côté la terre de l'autre sont exploitées par le même adversaire qu'il capitalisme financarisé et ça dit aussi que si la bifurcation écologique on y arrive pas assez pour le moment ça n'est pas un défaut de connaissances scientifique nous les avons ça n'est pas un défaut de compétences techniques ça n'est pas non plus un défaut d'argent de capacité financière c'est une question de justice ce qui empêche la bifurcation écologique c'est qu'il y a des intérêts puissants alors qu'il y a une majorité écrasante majorité qui a intérêt à la bifurcation écologique mais que des intérêts puissants si oppose et donc c'est de ça qu'on va parler ce soir avec des intervenants passionnants que je suis très heureuse d'accueillir ce soir à Blois et on va commencer avec toi Benoît Benoît Hamon que je ne que je ne présente pas tu es chez toi ici ancien candidat à l'élection présidentielle tu es maintenant président de Singa qui est une ONG qui travaille à l'intégration des personnes migrantes exilées réfugiés et tu as été précurseur dans la façon de lier justice sociale justice environnementale notamment dans le cadre de ta de ta campagne européenne à toi la parole merci Chloé bonjour à tous ça fait 6 ans que je suis pas revenu devant le PS donc c'est un peu émouvant pour moi depuis 2017 donc je suis très heureux de pouvoir partager ce quelques réflexions avec vous alors avec un statut un peu différent de de mes amis qui vont suivre puisque même si j'ai encore un orteil on va dire puisque je suis ici en politique l'essentiel de de mon action et dans le champ de du mouvement social la société civile peu importe comment on l'appelle comme d'ailleurs beaucoup d'autres qui chemine aussi parfois sur cette rive là côté de Macron on passe de la banque au gouvernement chez nous c'est plutôt du gouvernement vers les ONG je pense que ce modèle là a quelques vertus et c'est pour ça que maintenant vous voyez j'ai pris des notes avant je me débrouillais très bien sans doute mais maintenant avec un peu d'âge et la distance vis-à-vis de la politique j'ai voulu travailler un petit peu ce que je voulais vous dire en introduction sur en tout cas ce beau thème pour vos universités celui des classes populaires et je vais commencer par par ça puisque Chloé m'y invité le sujet c'est retrouvons le peuple s'il faut le retrouver c'est qu'il a été un peu perdu et ce qui me semble intéressant c'est d'essayer de comprendre ce qui a expliqué que pendant plusieurs années voire même un peu plus que des années ça se compte sans doute en décennie le fil de la relation entre une partie de la gauche et les classes populaires c'est rompu au début distendu et rompu et je vais partir de ça et à partir des travaux de quelqu'un que vous connaissez qu'un chercheur universitaire politologue et habitué des travées socialistes alors je sais pas s'il est toujours au PS mais en tout cas il y a été élu longtemps lui aussi et Rémi Lefebvre qu'Emmanuel connaît bien d'ailleurs je crois ah il est plus bon mais en tout cas il était il connaît bien le PS et en tout cas il fait surtout indépendamment de la carte qui est la sienne il fait un travail qui est un travail que qu'on a tous regardé et saluer et il s'était intéressé avant il y a en tout cas quelques années à la relation entre le Parti socialiste et les classes populaires et plus généralement c'était l'époque où j'y étais encore donc il y a pas de mise à distance du PS tel qu'il est aujourd'hui par rapport à ce que je vais dire là mais du PS tel qu'il était dans sa relation en classe populaire et Rémi il faisait l'analyse suivante sur le fait que le PS n'était plus à cette époque là et en 2017 on va dire le parti des classes populaires il disait dans son analyse le problème du Parti socialiste aujourd'hui c'est qu'il ne donne plus forme un groupe ou statut à un groupe comme sujet historique et notamment il ne donne plus forme au groupe des ouvriers des classes populaires le deuxième problème qu'il identifiait c'est que notre partie n'était pas à l'image des classes populaires et c'est vrai que beaucoup de parties de gauche aujourd'hui ne sont pas à l'image des classes populaires sans doute y a-t-il eu un effort du côté de la France insoumise pour changer en partie cela mais globalement les parties restent dans leur image leur représentation éloignée des classes populaires et puis le troisième point qui était le point sans doute le plus sévère et le plus difficile à assumer c'est qu'il analysait dans ses travaux comme beaucoup d'autres que le programme qui était le nôtre ne représentait plus tout à fait les intérêts des classes populaires donc pas l'image pas dans la défense des intérêts des classes populaires et plus capable de donner très populaire le statut de sujets historique rendait évidemment la tâche compliquée observons aussi alors après je vais basculer sur notre sujet que dans notre relation aux classes populaires et au peuple c'est aussi développer une forme de malentendu combien de fois avez-vous entendu dans les médias cette idée selon laquelle les classes populaires les citoyens ne faisaient plus confiance dans leurs élus dans leur dirigeants politiques mais combien de fois sait-on intéressé à l'inverse est-ce qu'aujourd'hui les dirigeants politiques font confiance dans le peuple pour être capable de délibérer pour être capable dans un monde complexe de construire des solutions qui sont dans l'intérêt général à cette question là beaucoup ont répondu non dans le passé considérant que les sujets étaient trop compliqués que le les classes populaires étaient mal équipés sous équipés pour pouvoir délibérer correctement sur ce qui relevé de l'intérêt général bon c'est la vieille histoire d'ailleurs d'un certain nombre de courant issus de la Révolution notamment les courants les courants libéraux et qui a continué à cheminer au point que une forme de distance s'est installée entre une partie de la gauche politique et les classes populaires alors une fois qu'on a dit cela comment retrouver le peuple moi je vais me resituer dans le contexte qui est celui dans lequel on va parler alors là pour le coup d'actualité et m'appuyer non plus sur Rémi Lefebvre mais cette fois-ci sur un philosophe écolo éminent quelqu'un que pour laquelle j'ai une grande admiration pour le travail qui est Bruno Latour Bruno Latour a ce mot à l'égard des classes populaires il les définit et ça évoque évidemment chez moi dans mon engagement aujourd'hui chez Singa quelque chose de particulier il évoque les classes populaires comme des migrants immobiles pourquoi les caractéristiques comme des migrants immobiles il dit il ne bouge pas mais ils ont sentiment que le monde dans lequel ils vivent c'est progressivement évanoui et les a quittés et il constate la tour dans un ouvrage qu'il a écrit qui s'appelle ou atterrir en 2017 qu'aujourd'hui l'extrême droite partout dans le monde prospère notamment auprès des classes populaires parce qu'elle réussit la fusion entre ce qu'il appelle une fuite en avant celle des élites la sécession des riches qui veulent continuer à faire prospérer un modèle qui leur sert au risque de la prédation du vivant au risque d'inégalités croissante la fuite en avant des élites conjuguée à quoi la fuite en arrière qu'il faut entendre comme la fuite vers le passé des classes populaires qui se retrancheraient derrière une identité fantasmée de ce qui a été la France avant l'Allemagne avant les États-Unis avant à l'époque où on était on vivait en harmonie où le passé était glorieux comme si la réponse à l'insécurité écologique et climatique c'était la fermeture des frontières c'était de se replier dans des identités qu'on connaît pas très bien mais dont on nous dit qu'elle proposait une harmonie une manière de vivre ensemble plus fidèle à ce que nous sommes et sans doute beaucoup plus confortable qu'elle ne l'est aujourd'hui et je trouve que c'est assez intéressant de voir que ceux qui fusionnent cette fuite en avant je ne veux pas regarder ce qui se passe je veux continuer comme avant et c'est cette phrase de Trump qui lors du de la Réunion climat du sommet climat à Paris dit très simplement votre terre est peut-être menacé mais pas la nôtre nos modes de vie ne sont pas négociables et nous continuerons donc à faire fonctionner notre économie comme nous l'entendons aujourd'hui la fusion de cette fuite en avant et cette suite en arrière elle se traduit par de vraies succès électoraux par de vraies victoires politiques et c'est extrême droite politique qui l'emporte elle est précédée de quoi et bien d'une forme d'extrême droite culturelle c'est-à-dire de prise de position dans le débat public qui ne sont pas seulement le fait de ceux qui portent une étiquette politique d'extrême droite mais de gens qui dans les médias parmi les intellectuels parfois même dans des partis politiques pas estampillés d'extrême droite aujourd'hui relais cette vision du monde et qui a comme conséquence aujourd'hui de nous soustraire le soutien des classes populaires un combat en faveur de la transformation écologique tandis que ce serait très très bien dit que au début tandis que pourtant les premières victimes de du réchauffement climatique de l'effondrement de la biodiversité de tout ce qui se passe autour de la question climatique sont les classes populaires alors je viens ma conclusion que je veux pas être trop long et je reviens à mes notes parce que sinon je vais m'y perdre et je vais vous faire une conclusion en deux temps mais je vais aller très vite le sujet pour nous il doit commencer par dire que nous voulons émanciper la société en partant des classes populaires on ne peut pas avoir une stratégie qui consiste à savoir comment raccrocher les classes populaires à une stratégie préalablement élaborée sans elle donc il faut vouloir émanciper la société en partant des classes populaires et donc toute la question qui est posée à un parti comme le déesse à ses alliés et de savoir aujourd'hui comment vis-à-vis de cette forme d'insécurité qui est celle des classes populaires vis-à-vis de l'avenir vis-à-vis du réchauffement climatique vis-à-vis de leurs identités on repose les éléments d'une stratégie d'un discours politique qui pose des enveloppes des bords des limites des protections à fortiori au moment où ces protections tombent et je crois qu'aujourd'hui si nous ne sommes pas capables d'assumer à côté d'un projet de transformation écologique un projet qui montre bien que il n'y a pas de transformation écologique à hiérarchie et ordre social constant que si on parle véritablement de repenser la prospérité redéfinir les indicateurs de richesse en finir avec la croissance telle qu'elle existe aujourd'hui ça suppose de revoir la question de la propriété ça suppose de revoir la question de la redistribution des richesses et du pouvoir donc de changer l'ordre social et si nous proposons de changer l'ordre social il y a une place évidente pour les classes populaires et j'en termine dans ma conclusion par un petit exemple qui est juste à la frontière de la question climatique mais on présente souvent les migrations comme une des conséquences néfastes du réchauffement climatique elles existeraient ces migrations réchauffement climatique ou pas mais s'il fallait faire un exercice pratique aujourd'hui bon nombre de ceux qui vont choisir l'extrême droite vont le faire sur le sentiment suivant et admirablement défendu par certains en tout cas de mirablement avec beaucoup d'efficacité on prétend aujourd'hui que nos modes de vie notre civilisation notre manière d'être ensemble d'être français elle est remise en cause notre identité par les migrations par l'interculturalité par l'inclusion et patati et patata mais ceux qui disent ça mériteraient quand même et c'est l'exigence intellectuelle qui doit nous conduire à aller sur ce terrain que nous rappelions que l'identité nationale ce qui fait que les Français reconnaissent au premier coup d'œil qu'ils sont bien dans leur pays ce sont des protections sociales ce sont des services publics une école une gare un bureau de poste c'est un système de santé ce sont des transports et qu'aujourd'hui si vous avez des migrants immobiles c'est bien parce que eux ces Français c'est classes populaires ont eu le sentiment que ces commerces de proximité ces services publics c'est éléments de leur identité avaient disparu et si nous pensons et si nous arrivons à convaincre ou à partager cela avec les classes populaires que ces éléments ces protections qui sont constitutifs de leur identité peuvent être reconstituées grâce à une stratégie à un atout que serait la migration et bien ça change radicalement l'approche qu'on peut avoir du sujet des migrations et de la manière dont on peut embarquer les classes populaires et c'est pour ça que je voulais terminer on vous disant que sur ce sujet de la désertification des milieux du monde rural des de l'insécurité culturelle entre guillemets du monde périurbain cessons d'être sur la défensive sur la question des migrations quand nous avons là le moyen comme le prouve d'ailleurs admirablement les Allemands d'en faire un atout qui permette aux Français notamment les plus modestes de continuer à se sentir bien chez eux merci Benoît je vais maintenant passer la parole à un des artisans de la nupesse secrétaire national du Parti socialiste aux nouveaux partis et président du Conseil département du conseil départemental de Haute-Garonne Sébastien toi tu en aigu qui a toujours porté dans ta carrière politique depuis le temps où tu étais maire de sainte-gabelle une commune rurale dont tué issue la question des transitions dans tes combats locaux la question de l'eau de l'adaptation réchauffement climatique des mobilités de la malbouffe et tu as d'ailleurs écrit aujourd'hui une tribune qui est parue dans Libération et qui porte sur l'écosocialisme comme par hasard et qui explique qui explicite ce que tu entends ce que tu entends par là toi la parole Sébastien merci [Musique] Chloé la manière dont tu as présenté cette table ronde finalement à Paris comme une évidence fin du monde fin du mois même combat oui c'est une évidence mais sûrement pour nous sur cette rangée moi 2018 alors je fais pas de généralité mais 2018 je me souviens là c'était mouvement des gilets jaunes et c'était aussi dans les premières manifestations de la jeunesse climat mouvement pour le climat il y avait plusieurs cortèges et systématiquement même si avec quelques pancartes fin du monde fin du mois même combat les corthagitaient pas unitaires il y avait pas d'autres mots d'ordre et dans la réalité fin du monde fin du mois elle n'est pas vécue comme une réalité de mouvement social on a su faire un mouvement ouvrier mouvement social a su faire la convergence des luttes à de nombreuses reprises sur cette question là tant qu'on ne politisera pas et je crois que c'est l'objet des débats qu'on doit avoir entre nous parce que on utilise beaucoup les mêmes mots je suis pas sûr qu'on met le même niveau le même niveau de curseur sur les constats mais tant qu'on ne politisera pas la question du dérèglement climatique croire que cette question fondamentale inéluctable va faire se lever spontanément un grand mouvement humaniste pour transformer notre société c'est une erreur c'est même une impasse que ça soit par la peur ou par la raison malheureusement nous concitoyens Benoît l'a évoqué moi je vais le souvenir voilà la Louisiane qui est frappée de grande intempéries le nouvel Orléans sous les eaux les milliers de décès l'élection suivante le gouverneur qui a été élu c'était un climato-sceptique parce qu'il avait théorisé que c'est la faute à l'État fédéral même la peur n'amènera pas à la prise de conscience tant qu'on ne politisera pas et qu'on n'y aura pas chercher à matrixer la question sociale et la question du changement climatique on apportera pas le bon niveau de réponse tu l'as évoqué dans tes éléments c'est pas une question technique au fond aujourd'hui tout le monde le dit 66 on utilisait 70% des technologies dites sobre vertes on pourrait si on utilise 100% dans tout ce qui est aujourd'hui l'économie carbonée énergie fossile si on basculé vers des technologies dites sobre on pourrait réduire immédiatement 70% de l'émission des gaz à effet de serre bon c'est pourtant une évidence pourquoi finalement la transformation climatique n'est pas le vent mais parce que on se heurte et on se cogne et cela supposerait de bouleverser une hiérarchie de normes des rapports de domination qui font de le capitalisme financier actuel avec ses profits ses privilèges et ses rentes tant qu'on nommera pas le même ennemi commun pour la question climatique et la question sociale que sont les oligarchies du pétrole pétrochimie agroalimentaire enfin un gros industrie je parle pas des agriculteurs je parle des semenciers tant que on ne refondera pas la question finalement politique autour de cela c'est à dire que la transformation aujourd'hui [Musique] la recherche de lutter contre les gaz à effet de serre et finalement la nouvelle question où la nouvelle ambition d'un socialisme écologique tourner vers une nouvelle comment dirais-je finalement lutter classe tant qu'on ne l'affirmera pas des forces on arrivera pas à bâtir des combats communs sur ces sujets tu l'as évoqué 1% des plus riches finalement les plus riches sont ceux qui pouvaient le plus mais c'est chiffrés non contesté 1% des plus riches polluent plus que 50% de la population mondiale ça devrait déjà nous alerter ça veut dire qu'ici si nous considérer qu'on était la population mondiale il y en a trois quatre là il pollurait plus que toute la moitié de la salle ça devrait nous interpeller 10% des plus riches émettent 50% des gaz à effet de serre ça devrait nous révolter il y a bien une lutte des classes c'est bien une lutte sociale parce que au fond nous vivons une triple inégalité face au changement climatique tu l'as évoqué inégalité de responsabilité je viens de le dire c'est les plus riches qui polluent c'est les oligarchie inégalité d'exposition c'est souvent les plus vulnérables les plus pauvres qui sont les plus vulnérables face aux changements climatique qui est assigné à ne pas pouvoir choisir un métier qui n'impacte pas sa santé qui peut bouger et changer de logement quand un quartier devient trop pollué à cause d'une activité humaine à cause d'un périphérique qui vit dans un environnement sain qui ne peut pas le faire et puis finalement quand il y a des très grosses intempéries qui sont les premières victimes et on peut regarder aussi nord-sud inégalité aussi d'accès d'accès à un environnement sain et au bienfaits finalement s'il y en a quand même du progrès technique qui a accès à à une alimentation saine à pouvoir avoir un logement finalement sobre en énergie un véhicule dit propre etc etc etc donc triple inégalité sur ces tripes inégalités tant que on ne mettra pas le bon niveau de constat et qu'on ne fédérera pas finalement l'ensemble des combats et des luttes qui sont aujourd'hui épars en nommant notre ennemi fin du monde fin du mois ça restera ça restera qu'un slogan Benoît a évoqué pour cela pour fédérer autour finalement d'objectifs communs et de valeur commune une fois qu'on a nommé l'ennemi qu'on a posé un constat mais il y a aussi aller chercher l'acceptabilité la compréhension et l'adhésion si on croit que ça avait des aides et feux des taxes carbone qu'on va aller chercher la compréhension et porter ses slogans là on se tromperait encore une fois et là aussi il faut avoir le courage de le dire et de l'écrire aujourd'hui et de poser ces constats là moi je crois que et j'aime bien sur mon expérience mais sans faire voilà je pourrais parler quelques heures mais sur la question de l'eau on est un département où on se croyait béni de climat où on a été au pied de château d'eau et Pyrénées dans l'eau était un abondance ça ne l'est plus du tout mais plus du tout du tout bon s'il y a pas de très grande concertation la plus large citoyenne à mobilisant l'ensemble des acteurs usagers agriculteurs industriels citoyenne consommateurs producteur association environnementales s'il y a pas des assemblées constituées pour ce débat là par les élus et ensuite où on me fait partager les constats il y a pas de solution commune il y a de suite du conflit et il y a pas de porte de sortie pour autant je le crois avec de la démocratie participative adaptée à un certain nombre d'enjeux on arrive à former à la fois des objectifs portant sur des valeurs communes et aussi on a des résultats j'en terminerai par là on peut moi aujourd'hui je me définis comme un écosocialiste je sais que ça va encore soumettre quelques questions on parle beaucoup d'unité de nos forces sur ce sujet là mais je crois que on peut refonder vraiment une espérance collective on peut aller chercher à lever un nouveau corps social à identifier un nouveau mouvement il nous faudra évidemment aussi quelques éluards et Aragon je crois que ça manque aussi pour décrire un avenir souhaitable ou un avenir désirable mais d'abord partageons les mêmes combats allons jusqu'au fond de l'expression remettons où sont les pointes de clivage et on sortira des slogans merci Sébastien je vais maintenant passer la parole à Marie tout ça député européenne écologiste récemment nommée tête de liste pour les prochaines élections européennes tu engagé depuis très longtemps sur là aussi la liaison de ces deux combats entre justice sociale du site environnemental et récemment ces derniers jours tu as beaucoup parlé et marteler un concept qui le tient que tu essaies de mettre en avant que celui de l'Europe du Caire donc en français l'Europe du soin du soin au plus fragile à toi la parole d'abord merci beaucoup Chloé et merci à vous pour cette invitation me concernant ce n'est pas ça fait pas un certain nombre d'années que je ne suis pas venu vous voir puisque je ne suis jamais venue c'est ma première invitation et je tiens d'abord à vous dire que je suis ravie d'être avec vous aujourd'hui et j'espère que ça continuera très longtemps [Applaudissements] et pour être honnête j'avais prévu de commencer en répondant directement à la question de Chloé et dérouler mais en fait ce qui est intéressant aussi quand on vient se rencontrer quand on échange comme ça c'est de comprendre un peu d'où on vient et où est-ce qu'on veut aller et de partir finalement de ce qu'on entend pour pouvoir ouvrir le dialogue alors je vais quand même vous parler de l'Europe du Caire dans un instant je crois que vous la connaissez bien aux parties socialiste mais peut-être pour revenir sur cette question de fin du monde fin du mois et de ce que j'ai entendu moi pour me présenter peut-être un peu plus je suis à l'initiative de l'affaire du siècle j'ai été parmi les organisatrices des marges climat de 2018 aussi accueilli Greta Thunberg et il se trouve que au moment où on lance l'affaire du siècle ben venez de démarrer le mouvement des gilets jaunes et que c'est quelque chose qui nous a beaucoup secoué parce que avec les organisations que j'avais mobilisées autour de notre affaire à tous il y avait une question c'était est-ce qu'on peut lancer une grande initiative pour le climat dans un contexte de tension sociale extrême autour de quoi et bien d'une taxe carbone qui est censée avoir été construite pour répondre au défi climatique cette question elle nous a beaucoup animée on a eu des réflexions un peu telles que celles qui se tient aujourd'hui chez vous puis on a décidé d'y aller et vous savez moi j'étais convaincue qu'en réalité ça allait marcher j'étais convaincue qu'on allait réussir à mobiliser la société française et j'y étais convaincu non pas parce qu'on avait réussi à rassembler pour mener ce combat mais j'y étais convaincu parce que j'avais cette intuition extrêmement profonde que la révolte contre l'injustice sociale pouvait être la même que la révolte contre l'inaction climatique du gouvernement et c'est ce qui a trouvé un écho dans la société française je sais pas si vous vous souvenez à l'époque parce que ça fait quand même déjà quelques années un certain François de Rugy avait répondu mais vous inquiétez pas toute façon ce sont les gilets verts ils sont avec moi contre les gilets jaunes on a dit ben en fait non nous sommes ensemble nous sommes ensemble et c'est pour ça que quelques années plus tard enfin quelques mois plus tard pardon j'ai tenu à rédiger un ouvrage avec Priscilla Ludowski qui a été l'initiatrice de la pétition des gilets jaunes pour dire que nous vivons dans un monde dans lequel les violences environnementales et les violences sociales se superposent et que fin du monde fin du mois ne sont peut-être pas le même combat mais qu'effectivement il y a des mêmes violences qui sont commises qui proviennent des mêmes structures des structures économiques des structures parfois publiques des décisions politiques qui sont prises contre lesquelles on doit se battre et que œuvrer ensemble pour la justice sociale et la justice environnementale c'est absolument essentiel j'ai entendu que ce mouvement social là il existe pas quelque part on peut que partager ce constat le mouvement il est pas présent partout dans la société ça ne boue pas il y a pas un énorme élan politique pour transformer tout ça mais moi je pense que c'est parce que c'est pas encore sédimenté et parce que finalement on a un grand nombre de personnes qui de façon très isolée chacune de leurs côtés subissent cette conjonction des violences sociales et environnementales et se sont extrêmement seuls parce que souvent elles subissent aussi de la maltraitance parfois médicale parfois institutionnel du mépris elles ne sont pas écoutées et donc effectivement l'un des grands enjeux je crois si nous voulons écrire l'Avenir Ensemble c'est d'apprendre à écouter à écouter et à apprendre de celles et ceux qui vivent dans ces situations pour pouvoir à notre tour construire ce monde de justice sociale et environnementale alors du coup j'en reviens Chloé à l'Europe du Caire je porte effectivement une robe du Caire une Europe du soin qui partent des diverses vulnérabilités du monde et elles sont multiples pour proposer une protection à la fois au plus simple mais aussi au vivant et de faire véritablement de la protection du vivant une norme mais vous savez aujourd'hui l'Europe c'est pas tout à fait celle-là et finalement depuis Jacques Delors depuis les années 90 l'Europe c'est celle du tout marché du tout marché comme horizon indépassable et avoir comme objectif le marché total ça entrave totalement la capacité de pouvoir regarder ailleurs et de pouvoir regarder cette protection nécessaire des plus humbles et cette protection nécessaire et indispensable du vivant et on pouvait se dire pendant la mandature qui vient de s'écouler et s'est passé tellement de choses en Europe que ça a changé la politique est quelque part revenue on a fait face à une crise sanitaire on a fait face à la guerre à la terrible guerre que Poutine mène à l'Ukraine on a pris des décisions politiques qui étaient à la fois diplomatique d'emprunts communs les choses ont bougé et puis on a fait ce pacte vert ce pacte vert qui était quelque part le retour de la politique qui venait frapper à la porte de l'Europe mais dans la réalité la majorité politique en place au niveau européen elle a pas cherché malgré le nom Green Deal qui s'inspirait du New Deal de Roosevelt elle a pas cherché à transformer les rapports économiques les rapports d'équilibre entre les différentes forces sociales elle a pas été recherchée à créer de l'emploi public elle a pas été recherchée à sortir des strictes critères monétaires et de recherche de la croissance potentielle sur le PIB elle a pas été chercher à rééquilibrer vraiment les rapports de force entre les salariés et les actionnaires les parties prenantes c'est pas ça qu'elle a proposé à la proposer une feuille de route pour rehausser les objectifs environnementaux et c'est pas mal c'est pas mal mais c'est insuffisant et la réalité c'est que cette poursuite de la croissance de la financearisation de tout elle continue et on parle notamment en tout cas le gouvernement d'Emmanuel Macron et le gouvernement britannique travaille même jusqu'à la création d'un grand marché de compensation biodiversité cet automne ça veut dire la fin de la financiarisation de tout ce qui existe puisque tous les écosystèmes trouveraient un prix serait placé sur des marchés et Free l'objet spéculation financière et tout ça évidemment au prétexte de pouvoir mieux protéger le vivant donc il faut qu'on réussisse ensemble à donner une autre orientation à ce projet et pas seulement le projet européen mais qui est aussi le projet des États membres et on doit donner une autre orientation pour ma part ce que je vous propose c'est de donner une double orientation d'abord de réencastrer l'économie dans les limites planétaires parce que nous devons absolument tenir compte de la finitude de la planète et que c'est pas que la question du climat les autres limites planétaires les huit autres limites planétaires elles sont tout aussi indispensables même pour réussir la stricte question climatique elle CO2 la biodiversité l'eau les océans les pollutions toxiques qui tuent d'ailleurs chaque jour sur le territoire européen tant des salariés que des paysannes des paysans que que des individus dériveraient une dériverains des zones polluées donc il faut réussir à réencastrer cette économie dans les limites planétaires moi je propose un traité environnemental un traité environnemental on a su adopter des traités sur la dette et les déf on peut tout à fait adopter un traité environnemental qui disent que les critères de convergence ils doivent se faire autour du respect des limites planétaires et puis par contre il faut aussi des socles sociaux qui soient vraiment contraignants donc ça on a déjà des textes au niveau européen mais il faut y aller il faut y aller il faut même aller plus loin et ça ça vaut pour l'Europe comme pour la France la réalité c'est que si on veut réellement mener tous les changements nécessaires il y a tellement de changements à réaliser dans nos sociétés pour revenir aux limites planétaires que ça s'apparente à une révolution mais si on veut y arriver dans la justice parce que c'est un enjeu de justice comme Chloé la souligné alors il faut étudier l'impact de chaque loi de chaque projet sur les 10 et 20% les plus pauvres et s'abstenir de les adopter dès leur quel empirer la situation pour ces personnes les plus vulnérables ça nous permettrait d'éviter des taxes carbone qui ne sont pas construites sur un modèle de justice sociale mais qui s'applique à tous pareils et donc très différemment en réalité en proportion et d'éviter aussi d'adopter des politiques de protection de l'environnement qui viennent aggraver les inégalités parce qu'il faut le reconnaître oui certaines des politiques qui ont été mises en place en particulier par la droite et les libéraux et bien viennent aggraver les inégalités sociales alors pour finir je vois que Chloé qui trépigne je vous ai parlé de coeur je vous ai parlé de l'or donc je peux pas m'arrêter sans finir sur Jaurès et je reste disait le capitalisme porte la guerre comme la nuit ardente Porto l'orage moi je vous dis que la crise écolo la crise écologique climatique environnementale elle porte en elle la garde tous contre chacun c'est ça qui est devant nous si nous n'arrivons pas à surmonter ce défi là et la destruction du vivant elle va bien évidemment accélérer et attiser toutes les contradictions sociales aujourd'hui dans notre société alors notre responsabilité ensemble c'est de trouver à la fois les propositions mais aussi la manière de mener cette transformation de la société et de mettre en place une politique globale de réparation et de protection donc cette politique du Caire merci Marie je vais maintenant passer la parole à Aurélie trouvée qui est député LFI de Seine-Saint-Denis donc d'un département très populaire qui aussi confronté et qui subit les conséquences notamment de la pollution de l'air et puis qui subit aussi une grande pauvreté tu as été longtemps présidente d'attaque c'est comme ça qu'on t'a connu tu es de formation agronome et tu as commencé ta carrière dans l'équipe de René Dumont qui était le premier candidat écologiste à l'élection présidentielle et qui avait posé sur la table du journal de 20H un verre d'eau pour nous alerter des 74 je crois sur le fait que la ressource allait venir à manquer c'est à toi Aurélie si tu veux bien tu es avec quel âge en 74 on est on est très tous très curieux de le savoir mais non je je l'ai pas trop croisé finalement bon je vais revenir au sujet enfin quoi que c'est le sujet quand même non d'abord moi je voudrais dire que dans la gauche je trouve que il y a des idées qui ont fortement fortement progressé ces dernières années en fait sur sur la conjonction fin du monde fin du mois fortement progressé et surtout l'idée que l'écologie c'est l'affaire avant tout des classes populaires je reviens à ce que tu disais sur les classes populaires l'idée qu'en fait les premières victimes de la crise écologique c'est celles et ceux qui ne peuvent s'en protéger c'est par exemple ceux qui viennent de passer la semaine au 13e étage d'une barre d'immeuble complètement surchauffée plutôt que dans leur villa avec piscine voilà on sait ce que voilà c'est quand même la réalité et donc cette idée que la gauche et tu le disais Chloé est forcément écologique et que l'écologie est forcément de gauche et qu'il n'y a pas de bifurcation sociale sans bifurcation écologique et vice-versa et qu'il n'y a pas de prééminence de la question sociale par rapport à la question écologique et vice-versa voilà et en fait ça progresse dans les mouvements sociaux là-dessus cette idée là bon quand j'étais président d'attaque on avait fondé plus jamais ça qui permettait de faire converger des syndicats comme la CGT la FSU etc et par exemple Greenpeace et d'autres OXM la même chose a été fait du côté du Pacte pour le pouvoir de vivre avec la CFDT la finale tout ça donc c'est en cours en fait et en réalité cet articulation elle est en train de se faire dans dans les mouvements sociaux et puis deuxième idée je pense qu'il y a beaucoup progressé c'est cette idée que la technique et la science vont pas nous dispenser d'une diminution de notre consommation énergétique et matérielle donc je parle pas de décroissance économique je parle de décroissance énergétique et matérielle un niveau global parce qu'évidemment ce qu'on dit au syndicat de salarié c'est qu'évidemment qu'il y en a qui sont dans la précarité énergétique et matérielle évidemment qu'il faudra que cette sobriété se fasse dans la dignité mais on ne pourra pas s'en exonérer et c'est justement la différence avec le projet macroniste qui nous dit ah non mais l'avion vert ça va ça va nous permettre quand même d'augmenter le trafic aérien etc bon et bien on va être obligé de de bouleverser complètement notre mode de développement et ce bouleversement du mode de développement il va en passer aussi par une rupture quelque part avec le système actuel et c'est là que je reprends René Dumont qui dit c'est un seul et même système le système capitaliste qui exploite le travail et le vivant un système qui a toujours cette propension à élargir les frontières du marché et à exploiter la nature et le vivant pour nourrir pour nourrir les profits capitaux et donc bah pour le contrer il faut aussi un projet politique global un projet de rupture politique avec avec ce système on en a dessiné des contours dans plus jamais ça dans le pack pour le pouvoir de vivre mais quelque part housse ou on retrouve ça aussi bien dans le programme de la nupesse et dans ces 600 mesures quand on parle de planification et de bifurcation écologique et sociales et bien là nous posons les bases d'un d'une telle bifurcation alors une planification qui devra aussi décider et c'est là que se pose la question démocratique décidé de quel secteur sont à décroître par exemple le secteur aérien celui de l'exploitation des énergies fossiles mais lesquelles devront croître l'agriculture bio la rénovation énergétique des bâtiments etc un projet qui passe aussi par un grand pôle public bancaire parce qu'il faut retrouver les ressorts du financement où vont le où vont les financements et les désinvestissements parce qu'il va falloir aussi des investir et puis qui passe aussi par la renationalisation de certains grands secteurs stratégiques je pense à l'énergie je pense aux rail etc et donc ça pose la question de la démocratie tu parlais des assemblées en Haute-Garonne sur l'eau mais comme tous les secteurs vont être vont être impactés comme tout le monde devra changer en fait et ben il va falloir aussi qu'on invente des façons de débattre de décider d'abord de nos besoins c'est quoi nos besoins et comment on atteint ses besoins avec quels leviers quels moyens etc et bon voilà et ça c'est aussi tout l'inverse du monde de Macron qui lui oppose en fait une vision ultra centralisée techniciste et anti-démocratique de la planification en fait qui n'en est par ailleurs pas une mais par ailleurs tout se décide par le haut quoi et par les experts et puis dernière élément essentiel de la démarcation et écologique c'est le partage radical des richesses puisque ça a été dit tu l'as très bien dit Chloé ce sont les plus riches qui sont les premiers destructeurs de la planète par leur mode de consommation qui est donc à remettre en cause parce qu'en plus ils attirent tout le monde vers un mode de consommation désirable et insoutenable le on veut tous notre papa tous mais notre SUV notre piscine prendre l'avion tous les quatre matins etc voilà et donc et puis par ailleurs il va bien falloir les ponctionner il va bien falloir prendre dans la poche des riches quand même Jean Pisani ferry je veux dire c'est pas le plus révolutionnaire des économistes dit qu'il faut prendre il faut plus de 30 milliards d'euros d'investissement alors je rajoute public parce que ouais ouais en tout voilà il dit 34 milliards d'euros publiques par an supplémentaire pour y arriver dans la bifurcation écologique donc bien sûr il va falloir aller chercher par la révolution fiscale et je vais finir par par un dernier chapitre mais qui va nous alimenter les prochains mois qui est la question européenne parce que tout ça demande aussi de s'interroger sur les règles européennes actuelles et je vais prendre un exemple très concret que je connais bien ce que c'était mon boulot de bosser sur les politiques agricoles c'est celui de la bifurcation et agroécologique en réalité il y a pas de bifurcation et agroécologique on peut pas demander à chaque agriculteur de une bifurcation sans qu'il n'est des prix rémunérateurs et stables et sans qu'on le protège de la concurrence des produits bon marché blindés de pesticides c'est pas possible voilà et on est le meilleur moyen d'ailleurs que de faire un moment de travailler avec les syndicats agricoles c'est de leur proposer ça c'est impact et ce pacte et ben je suis désolé ça va demander se confronter très directement et très foncrament aux règles européennes en fait voilà et pourquoi je vous dis ça parce que je finirai là-dessus je sais que ça fait débat entre vous mais je pense que c'est important de le poser on a l'occasion dans les prochaines semaines les prochains mois de montrer un projet commun de montrer une cohésion de montrer des convergences sur les questions européennes il n'y a pas de bifurcation écologique il n'y a pas de réponse au fin du monde fin du mois sans projet européen de la gauche voilà et que on ne peut pas faire l'impasse là-dessus et évidemment si je le dis là s'il y a pas de liste d'union si on part tous séparés pour être clair ce sera beaucoup plus compliqué voilà que s'il y a une liste d'union et que si on travaille petit à petit à ses convergences voilà moi la raison pour laquelle je pense parce que je pense que la question européenne elle est essentielle dans ce projet là écologique et social voilà pour la raison pour laquelle je pense qu'il y a un enjeu dans les prochaines semaines et les prochains mois un minimum d'union merci Aurélie je vais maintenant passer la parole à Elsa fosillon Elsa tu es député communiste des Hauts-de-Seine mais d'une circonscription au nord des Hauts-de-Seine qui se trouvent être plus populaire que plutôt une Neuilly-sur-Seine bien plus avec donc les mêmes problématiques de personnes qui ont chaud chez eux l'été et froid l'hiver et puis tu es tu es communiste et c'est à toi la parole merci beaucoup Chloé bonsoir à toutes et toutes très heureuse d'être là pour ces universités d'été du Parti socialiste pour pour la première fois et très heureuse qu'elle soit très résolument tourné pour une rentrée politique vers vers les classes populaires pour répondre et compléter non pas compléter pour répondre à Aurélie sur le début et la fin de de son intervention il y a effectivement des avancées au sein de la gauche sur ces questions là sur les questions sociales et écologiques et je dirais d'autant plus sur les questions écologiques parce qu'il a quand même fallu et je dirais certainement d'autant plus chez les communistes et chez les socialistes sortir d'un logiciel qui était d'abord un logiciel productiviste consumériste et un logiciel très important puisque comme point d'appui pour l'émancipation des classes populaires et puis pour une partie de la gauche et pour une partie du Parti socialiste peut-être pour son entièreté aussi un éloignement aussi des logiques de marché qui nous permettent aujourd'hui au sein de la nupaisse sur les propositions que nous avons et qui articulent les questions sociales et écologiques je crois de pouvoir nous unir à la fois sur des questions d'ordre national mais aussi européenne encore faut-il le tenter je mets ça de côté non pas que je n'y mettrais pas à la par la suite toute mon énergie parce que je suis une unioniste convaincue mais je vais respecter le thème du débat parce que je suis aussi profondément une bonne élève donc je vais je vais respecter ça sur l'articulation sociale et écologique tourner évidemment vers les classes populaires parce qu'elles font les premières concernées par la nécessité de cet articulation beaucoup de choses ont déjà été dites donc je vais peut-être me concentrer sur la question des de l'imaginaire des imaginaires et donc des récits des images des slogans des actions qui permettent de construire ces imaginaires je dis ça parce que je trouve que l'offensive en termes d'imaginaire de la part des droites est extrêmement forte poussée contre les classes populaires en termes sociales et écologique je prends quelques quelques exemples mais sur la question du social on l'a vu par exemple je crois que c'était l'été dernier avec la question de l'Allocation de rentrée ou on a eu les propos les plus honteux expliquant que les gens savaient pas se servir de cette allocation parce qu'ils savent pas gérer leur budget et qui s'achetaient des télés des télévisions écran plats grand écran plutôt que d'offrir des fournitures scolaire on a entendu à diverses reprises au moment des lois sur des lois successives sur l'assurance chômage à quel point aussi ces classes populaires étaient pas en capacité et en volonté d'aller chercher un travail évidemment avec la phrase référence d'Emmanuel Macron sur il suffit de traverser la rue mais en termes écologique on a cette même rengaine et je dirais qu'elle est extrêmement poussée moi j'ai le souvenir par exemple d'une d'une vidéo qui a circulé de manière extrêmement importante sur ces gens dans des quartiers populaires et dans des centres commerciaux qui se ruaient sur les promotions de Nutella pendant à montrer bien comment ces classes populaires ne savent pas consommer comment elles gèrent mal leur budget mais en plus comment elle surconsomme des produits de mauvaise qualité qui vont mal nourrir leurs enfants donc il y a une offensive extrêmement forte droitière à la fois du point de vue social et écologique qui vise très nettement les grâce aux populaires et puis au milieu de cette offensive très clairement droitière où j'ai le sentiment que la gauche est plutôt à la hauteur pour lutter contre cette imaginaire il y a des choses qui glissent quelque part parfois y compris dans nos discours et dans et dans nos récits et sur lequel je crois qu'il faut mettre en garde la première chose peut-être c'est cette espèce d'idée qui consisterait à expliquer que les classes populaires très empêtrées et c'est juste par leurs difficultés de vie comment je nourris mes enfants comment je leur permets d'accéder aux études ne serait pas réceptive au discours écologique je veux vraiment battre en brèche cette idée et je pense qui si on veut articuler la question sociale et écologique et si on veut se tourner résolument vers les classes populaires il faut se garder de ça je vais citer peut-être deux exemples en espérant qu'ils vont vous convaincre d'abord peut-être sur les très grands projets sur lesquels il y a eu des luttes importantes je pense à Notre-Dame-des-Landes mais je pense plus récemment au Méga bassine toutes les enquêtes d'opinion montrent qu'il y a pas de décrochage chez les classes populaires sur une opposition ou non à ces projets d'ailleurs le décrochage il est plutôt sur les classes supérieures très hautes les classes populaires elles sont homogènes avec les autres classes sociales pour lutter ou non contre ces grands projets de la même manière sur un mouvement populaire celui des gilets jaunes sur lequel la gauche a parfois balbutiée et le terme est peut-être et peut-être faible on a on a parfois dit ils sont venus à l'écologie un peu par obligation ils ont presque fait eux-mêmes du greenwashing ils se sont Verdi pour pouvoir faire accepter leurs autres revendications en tout cas au milieu de la mobilisation au plus fort de la mobilisation des gilets jaunes et bien toutes les enquêtes il y en a eu deux très importantes faites par des par des sociologues et à Bordeaux et à Paris et bien ce qu'on constatait en réalité c'est que dans le mouvement des gilets jaunes les volontés et les capacités à vouloir s'extraire des modes de consommation des modes de déplacement tels qui nous sont imposées aujourd'hui et bien chez les gilets jaunes elles étaient plus importantes que dans la moyenne de la population donc ça pour vous dire que je trouve que nous-même parfois on intègre ça et ça colle parfois autre peut-être malentendu ou glissement qui s'opère vers nous-mêmes dans cette imaginaire l'espèce d'opposition j'espère que vous j'arriverai à vous montrer le lien mais en tout cas l'opposition entre milieu ruraux et quartier populaire là aussi c'est l'objet d'attaque et de fantasmes très droitier sur lequel je trouve qu'il faut qu'on pareil qu'on prenne du recul et qu'on fasse très attention parce que très clairement cette opposition elle est d'abord un projet xénophobe opposé classe populaire des quartiers populaires et classes populaires des milieux ruraux c'est fantasmer d'abord une espèce de milieu rural qui serait un monde blanc un monde d'une France d'antan idéale et un monde silencieux contre des quartiers populaires avec de l'immigration de l'ensommagement et du bruit et on a vu combien c'était porté après la mort de Naël donc ça c'est des choses sur lesquelles je trouve si on veut retrouver un sujet historique refonder un sujet historique travailler à l'unité de ces classes populaires il y a je crois ces fantasmes cette offensive droitière sur laquelle il faut lutter et comme j'ai le sentiment que déjà le temps passe vite deuxième chose importante à mon sens si on veut articuler si on veut emmener à la mobilisation populaire sur sur les questions de transition écologique et de transformation sociale à mon sens il faut aussi sortir d'un logiciel très présent actuellement et évidemment très présent dans la macronie c'est de faire reposer la transition écologique uniquement sur les responsabilités individuelles parce que chez les classes populaires les gestes l'éthique elle peut exister elle existe dans plein de quartiers il y a plein d'initiatives qui poussent à ça sauf que il voit bien que ça va pas suffire et puis il voit bien qu'il y a les yachts les jettent les projets total ils voient bien tout ça et donc ça doit un reposer d'abord à mon avis sur une matrice de justice ça c'est extrêmement important et donc plutôt interrogé je dirais ce qui structure leur mode de déplacement leur mode de consommation Aurélie elle a parlé de de l'agriculture mais je pense au train enfin c'est quand même incroyable qu'aujourd'hui les classes populaires soient exclues du train du mode de déplacement le plus écologique qui a été dans sa création le moyen aussi d'accéder aux loisirs à la culture etc donc ça vraiment je trouve que ça fait partie des batailles qui nous permettent d'articuler mais aussi certainement de renouer ou de nouer avec un projet émancipateur et puis je conclus j'ai vu Kraka elle était là elle est peut-être partie mais il y a la question démocratique qui me semble essentielle si on veut vraiment allier social et écologie chez les classes populaires c'est qu'il faut leur donner la place de décider alors moi j'ai un combat avec beaucoup d'autres j'espère que c'est partagé sur Sixième République qui devra mettre la question écologique au cœur des choix mais si on veut des décisions qui vont être des décisions compliquées sur la transition écologique si on veut des décisions partager des idées tout de suite mais aussi dans leur mise en oeuvre et bien il y a besoin que la décision soit prise et je dirais que les décisions soient prises peut-être et tournées d'abord vers la question vers les classes populaires je crois que la démocratie j'ai un ami coco qui me disait ça tout à l'heure c'est le chemin le plus court en tout cas vers la transformation et vers les transitions c'est beau merci Elsa je vais te passer la parole maintenant à toi Emmanuel Emmanuel Morel qui est député européen du groupe gueux je sais jamais comment le prononcer Guy c'est comme la nuque il y a Fifty Shades prononciation possible tu es un ancien socialiste également et tu as été fondateur de la gauche républicaine et socialiste la GRS qui est un mouvement et tu es tant d'autres choses encore à toi la parole tendre autre chose encore là tu me surprends un peu quand même bon c'est vendredi confession quoi oui j'ai été c'est comme les Alcooliques Anonymes j'ai longtemps été militants socialiste comme Benoît ça fait longtemps que j'ai pas parlé devant les socialistes donc je suis très ému et en plus c'est vrai sur un sujet qui est absolument passionnant et qui devrait faire la une de l'actualité aujourd'hui on peut regretter d'ailleurs puisqu'on parlait du rapport de la gauche et des classes populaires on peut regretter que parfois la gauche est un peu trop tendance à se regarder le nombril et à s'interroger sur des sujets un peu secondaires voire picrocolin plutôt que de parler de ce qui aujourd'hui interpelle et inquiète les Français c'est à dire l'inflation la rentrée scolaire qui s'annonce mal et bien sûr la guerre les questions écologiques auxquelles ce débat est consacré moi je pense que on est tous et c'est vrai d'ailleurs je crois que c'est ça vient de ça a été dit par Aurélie on est tous aujourd'hui à peu près d'accord sur on va dire le logiciel Eco socialiste c'est on pense qu'il faut pas séparer le combat social du combat écologique on pense qu'en effet les pauvres sont les plus concernés par la pollution et donc nécessairement la transition écologique s'accompagne de de mesures sociales j'ai même envie de dire qu'on est tous d'accord les socialistes compris surtout quand ils sont dans l'opposition pour pour dire que on se mobilise contre l'extension de la société de marché qui a une logique de prédation une logique d'exploitation logique d'hyperconsommation qui révèle la nature profondément morbide du capitalisme ça ça on est tous d'accord et donc on est tous d'accord forcément sur le fait que si on fait la transition écologique ça peut pas aller à l'encon de la justice sociale est-ce que majoritairement dans le pays on est d'accord là-dessus je suis pas sûr je suis pas sûr pour plein de raisons d'abord il y a Benoît il a fait allusion dès le début ce que j'appellerais les forces du grand refus c'est à dire les gens qui contre le réel continuent à affirmer que ça peut continuer comme aujourd'hui on peut continuer à vivre comme aujourd'hui et en effet tu parlais de Trump alors Trump c'est la version exacerbée et de ce phénomène mais c'est Georges Bush dès la conférence de Rio qui avait dit cette phrase qui a été reprise après par les différents présidents républicains notre mode de vie n'est pas négociable c'est-à-dire les États-Unis si tout le monde vivait comme les Etats-Unis ça ferait 5 planètes mais c'est pas négociable et donc on est en face de nous quand même des gens qui sont dans un déni de réalité qui est assez stupéfiant et pourtant et pourtant il marque des points je vous parle même pas du délire climato-sceptique à envahi les réseaux sociaux depuis quelques mois maintenant mais il marque des points avec leurs épigones européens regardez le programme de la FD en Allemagne l'extrême droite allemande elle reprend exactement le programme de Trump avec la négation totale de la question écologique et le refus des politiques européennes en la matière mais c'est le cas aussi du FN enfin on n'a pas parlé du RL depuis tout à l'heure mais ils ont il y a trois jours fait une conférence de presse sur ce qu'ils appellent l'écologie du bon sens il y a pas beaucoup d'écologie encore moins de bon sens mais n'empêche que ils ont bien vu qu'il y avait un sillon à marquer et ils vont pas nous lâcher là dessus et c'est pour ça que l'adversité elle est quand même forte et elle est forte d'autant plus que il y a parfois y compris dans les classes populaires même ce qui ce qui a dit Elsa faucillon à l'instant est très important d'ailleurs ça me faisait penser je pensais à une ministre macroniste qui avait dit oui les pauvres ils sont dans la sobriété subie c'est à dire qu'en fait c'est nié complètement qui avait une conscience politique des pauvres et que toute façon c'est bien ils étaient déjà dans un mode de vie écolo parce que j'avais pas le choix non évidemment c'est pas le cas mais quand même et là je reviens sur ce qu'a dit très très fortement Sébastien parce que c'est important il y a eu des moments comme ça on va dire de perception un peu décalée par exemple au moment de la taxe carbone très clairement on a eu beaucoup de gens et c'est la naissance du mouvement des gilets jaunes qui qui était en désaccord avec ça avec la façon dont cet effet il a façon dont c'était présenté de la même façon sur les et des feux c'est un sujet qu'on devra affronter de toute façon avec les élus et affrontent dès maintenant je vois par exemple en Île-de-France il y a une perception un ressentiment de certains habitants de grandes banlieue grande banlieue qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture au diesel et qui ont l'impression qu'ils vont être sanctionnés pour ça et ça faut quand même le prendre en compte parce que dans le livre de Bruno Latour auquel vous faites allusion qui en effet un livre passionnant il parle quand même de ça et il faut prendre en compte le ressentiment les appréhensions parce que l'acceptabilité sociale des politiques écologiques c'est fondamental donc voilà ça ça c'est très important il y a une deuxième chose Elsa faisait référence à l'imaginaire et en effet lors de sa campagne présidentielle Benoît Hamon avait dit on est en train d'élaborer ensemble un imaginaire puissant pour un futur désirable je sais pas si tu te souviens Benoît sauf que nous on a en face aussi tu t'en souviens sûrement mais c'était très juste sauf qu'on a en face de nous aussi en imaginaire très puissant c'est pas seulement l'imaginaire droitier aux qualités fallusion c'est l'imaginaire de la société de consommation les grosses bagnoles la faste fashion la mode pas cher les postes sur Instagram je rappelle que tous ceux qui posent des photos de bouffe sur Instagram c'est l'équivalent de 2 centrales nucléaires quand même par an donc tout ça ça c'est l'imaginaire de la société d'hyperconsommation capitaliste c'est pas toujours facile à affronter donc moi je pense que parce que le futur désirable c'est une société sobre et descente on a un gros boulot de bataille culturelle c'est assez facile de s'attaquer au mode de vie des riches parce que ça évidemment c'est tellement caricatural arrogant que c'est facile mais il y a d'autres choses à mon avis c'est plus dur consommer autrement mais aussi produire autrement et moi c'est ça dont je voulais parler aujourd'hui parce que la question pour moi qui est fondamentale c'est où on produit et qu'est-ce qu'on produit qu'est-ce qu'on veut produire et là j'en viens je reviens à l'Europe parce que l'Europe c'est un bon exemple en Europe on vote et on le vote dans l'allégresse et dans l'enthousiasme plein de textes pour écologie les politiques européennes le green Yu-Gi le net 01 industrie je sais plus Sylvie Guillot mais là il y en a plein d'autres mais tu pourrais m'aider toi parce que tu le connais mieux que moi bon on vote tout ça et on se félicite quand même parce que en effet en Europe il y a une diminution des des gaz à effet de serre depuis certaines années et on dit l'objectif c'est 55% c'est formidable on peut y arriver sauf que pourquoi il y a une baisse des émissions de gaz à effet de serre en Europe c'est parce qu'on les a totalement délocalisés c'est-à-dire que l'effet de la mondialisation le symbole de la mondialisation c'est le porte container ou le camion c'est-à-dire qu'en fait on a exporté notre pollution et ça continue parce que c'est ça le problème c'est cette hypocrisie moi que je venais aussi ça continue je vais donner trois exemples premier exemple du ça continue on vote le green new deal on dit l'Europe va être un continent vertueux au niveau écologique on s'adresse aux classes populaires on est vous allez voir ce que vous allez voir en termes de production et de consommation et en même temps on est en train de négocier voire de voter et j'attends de voir là pour le coup ça pourrait être un combat commun pour la gauche française là c'en est un en même temps on va voter un accord de libre-échange au Parlement avec la Nouvelle-Zélande c'est à dire on dit quoi on dit on a un pays qui a moins de après de 20 000 bornes de l'Europe mais on veut on veut importer toujours davantage quoi de l'agneau et du lait mais je m'excuse mais ça c'est le symbole de vraiment l'absurdité libre échangée du système capitaliste pourtant c'est ce qu'on fait on finit ça c'est la première chose je me donnais un deuxième exemple on est super content parce que en Europe on fait de plus en plus de photovoltaïques sauf que on avait pris un peu de retard et 90% des panneaux photovoltaïques en Europe c'est quoi c'est des panneaux chinois pourquoi parce qu'au nom de la concurrence libre et nos fossés on n'avait pas mis de barrières douanières à l'entrée donc résultat le marché européen enfin l'industrie européenne du photovoltaïque c'est casser la gueule et maintenant il y a que du photovoltaïque chinois et c'est quoi le photopholtaïque chinois c'est construit dans des centrales à charbon ou avec une empreinte carbone 50% de plus qu'un produit européen bah là aussi on marcher sur la tête bah voilà un combat européen on veut du photovoltaïque européen on veut des batteries européennes parce que là c'est pareil je vous l'annonce les voitures électriques c'est super on a voté dans 10 ans on passe tous aux voitures électriques mais si il y a pas de barrière douanière et si on ne met pas de subvention publique puissante pour aider les entreprises européennes alors ça sera 100% chinois et là les classes populaires ça sera plus de chômage et ça sera des produits fabriqués dans des conditions déplorables et dégueulasses voilà encore un combat commun qu'on peut mener tous à gauche pour justement allier combat social et évidemment combat écologique et puis dernier point et j'en finis là-dessus parce que ça c'est l'actualité l'inflation des prix alimentaires et l'énergie ça vient surtout d'un truc totalement fou qui s'appelle le marché de l'électricité européen le marché de l'électricité européen quand il a été fait il y a plusieurs décennies on a dit on a une super idée enfin c'est surtout les Allemands il y avait une super idée on va indexer le prix d'électricité sur quoi sur le gaz bon il se trouve que vous connaissez la situation le gaz explose et l'Europe est toujours pas capable de dire bah on s'est peut-être trompé d'abord l'électricité c'est pas forcément un marché parce que je rappelle que au nom de l'ouverture à la concurrence on a pété EDF et on a créé des concurrents totalement fantoche qui ne produisent rien mais par contre qui achètent de l'électricité à prix coûtant à EDF et donc ça pose des problèmes à la boîte et puis surtout la situation c'est quoi c'est qu'aujourd'hui on achète du gaz américain et du gaz qatari qui coûte 4 fois plus cher que ce que coûter le gaz avant et qui en plus ont une empreinte carbone deux fois plus importante alors si on veut des combats à mener en Europe au niveau de la gauche moi je suis d'accord made in Europe ou made in France contre le marché sortie du marché d'électricité bref vous avez vu il y a plein de choses à faire pour réconcilier la justice sociale les questions écologiques mais il faut quand même qu'on se bouge c'est Manuel non seulement effectivement la Chine à siphonné le marché européen du photovoltaïque qui était pourtant leader au début des années 2010 mais la Chine est aussi en situation de monopole sur le raffinage des métaux critiques nécessaires à la fabrication des 10 panneaux avant de donner la parole à à Sophie tailler poyan je vais vous dire cher camarades que je ne résisterai pas à vous passer la parole mais alors de façon très ordonnée ça ne se fait pas normalement en plénière mais j'ai envie de passer la parole à deux femmes deux hommes pour des interventions de 30 secondes une minute donc ceux qui sont volontaires préparez-vous ce sera le premier qui lèvera la main qui sera sélectionné je me déplacerai personnellement pour veiller à ce que vous teniez le temps ça va être chers Sophie Sophie tailler polluant député génération Val-de-Marne génération qui est une formation qui réfléchit beaucoup et qui a produit récemment plusieurs textes sur le travail mais aussi sur l'écosocialisme donc c'est un sujet que que vous travaillez et vous le travaillez pour vous mais vous le travaillez aussi pour l'ensemble de la gauche donc tu as beaucoup de choses à raconter sur le sujet à toi la parole merci beaucoup merci beaucoup Chloé merci de l'invitation bah moi pour ma part si on m'avait dit effectivement il y a quelques mois ou quelques années que j'interviendrai aux universités de rentrée du Parti socialiste avec comme première intervenant Benoît Hamon et moi qui finit ça m'aurait un petit peu étonné mais je suis ravie ravie de d'être là avec vous tous et toutes pour se poser cette question du du climat fin de mois bon qui est une question qui est une question maintenant qui n'est plus nouvelle et effectivement où il y a beaucoup de progrès ont été réalisés et on se rend compte que cette conscience cette conscience de la nécessité d'une politique qui allie climat et social social et climat elle est absolument elle est absolument indispensable parce que en face de nous aujourd'hui on a un gouvernement qui dit quoi qui dit en fait vous savez c'est le c'est le truc des des bonimenteurs c'est pile je gagne fastupère pile je gagne c'est à dire que bah on fait des taxes et puis c'est les gens qui payent taxe carbone avec cette augmentation hallucinante qui a produit les gilets jaunes vous êtes des feux on peut t'aider à acheter un tout petit la du vélo mais évidemment pas de politique sociale suffisante pour aider les gens à acquérir des véhicules ou bah tu perds parce qu'en fait il y a pas de politique mise en oeuvre et donc qui est-ce qui perd et ben c'est le plus c'est le plus grand nombre évidemment parce que on l'a dit ce sont celles et ceux qui ont le moins de moyens qui sont les premières victimes des dérèglements climatiques de l'effondrement de la biodiversité etc etc parce qu'aujourd'hui sans voler social extrêmement fort extrêmement puissant il n'y a pas de politique climatique qui soit applicable pourquoi mais parce que tout simplement il faut savoir qui paye qui payera cette politique on peut pas aujourd'hui personne dans la situation sociale dans notre pays ne peut expliquer que c'est la plupart des gens que c'est le les ménages tous et toutes là non personne ne peut l'expliquer avec l'inflation avec la stagnation des salaires etc etc et comme Emmanuel Macron ne veut pas ne peut pas parce que ce sont ses soutiens s'attaquer au plus aisés et aux entreprises qui font des marges et qu'il a bien bien aidé à faire de plus en plus de marches ces dernières années bien il y a pas de politique du climat dans notre pays ou si peu évidemment pas au niveau qu'il faudrait et qu'est-ce qu'on finalement c'est ce qui a été déjà dit on ne peut pas envisager une politique de lutte contre les dérèglements climatique d'atténuation de préparation d'anticipation sans une modification fondamentale radicale de la façon dont les richesses sont réparties dans notre pays et ça il faut qu'on le sache il faut qu'on le faut qu'on le dise il faut qu'on l'assume parce que sinon de toute manière c'est les gens qui payent et ça je crois que dans notre façon d'exprimer les choses il faut clairement le dire soit vous subissez soit votez pour nous parce que sinon vous paierez vous paierez de toute manière vous et le plus grand nombre la population de notre pays toi elle subit soit elle paye c'est ça le projet Macron donc nous nous voulons effectivement que tous ces changements aient lieu et que ils soient financé par une refonte totale du partage des richesses dans notre pays donc il n'y a pas de politique du climat sans un volet social et une refonte du partage des richesses dans notre pays mais il y a pas non plus une politique sociale qui soit complète qui soit globale sans un volet écologique majeur parce que les principaux problèmes des classes populaires aujourd'hui c'est de se nourrir sainement se nourrir sainement parce que qui est-ce qui subit les cancers à cause des Nitris dans les charcuteries qui est-ce qui subit les maladies chroniques liées aux pollution de l'air parce qu'il vit près de l'autoroute qui est-ce qui subit le mal logement les bouilloires thermiques ou les passoires thermiques donc il est clair que dans chaque politique sociale il doit y avoir un volet environnemental majeur et finalement cette vision en silo de ben on va nier les deux mais globalement bah on va donner des chèques elle ne peut pas être cohérente elle ne peut pas être cohérente pour mettre en place cette politique là il faut gagner et ben moi je vais vous faire une confidence en rentrant de vacances là je me dis vu le débat actuel la façon les choses se passent le débat public on est plus près de disparaître que de prendre le pouvoir là si c'était demain là pourquoi un parce que on subit sans arrêt on est sur la défensive sans arrêt sans arrêt sans arrêt il suffit de voir le les débats qui ont eu lieu ces derniers jours d'abord on se dispute entre nous et ça je voudrais le dire faut que ça s'arrête faut que ça s'arrête il faut qu'on arrête il faut qu'on arrête de chercher des poux dans la tête du voisin et il faut qu'on construise ensemble avec toute la patience nécessaire malgré l'urgence un discours positif parce que les gens on va pas les convaincre de voter pour nous par l'angoisse on va pas les convaincre de voter pour nous par la responsabilité on va aller convaincre de voter pour nous et je vais le reciter parce que ça me fait plaisir moi aussi par la proposition d'un futur désirable oui je sais pas pourquoi 6 ans plus tard on y revient tout le temps donc évidemment c'est c'est ce qu'il faut que nous recherchions tous et toutes ensemble unis les valeurs de la droite et de l'extrême droite qui souvent est de plus en plus se mélangent elles sont extrêmement puissantes et elles répondent aux sentiments de frustration permanent des gens à qui l'on donne en vision cette société cette consommation mais ça produit que des frustrations et les frustrations ça produit quoi dépenser morbide des pensées négatives donc on se retrouve vers à se tourner vers un système de valeurs qui n'est vraiment pas le nôtre qui est le retour à l'autorité regardez le les écrits de Monsieur Macron dans le point c'est autorité sécurité propriété ça c'est les trois les trois les trois grands il y en a un quatrième certainement il y en a un cinquième et identité qui ne cesse de nous mais nous il faut que nous projetions nos valeurs nos valeurs et nos projets positifs il faut pas que nous subissions sans arrêt ces attaques qui disent l'écologie est punitive l'écologie et punitive non l'écologie en fait elle est émancipatrice parce qu'on va se libérer de cette société de consommation qui nous pousse qui nous pousse qui nous pousse tous et toutes à vouloir toujours plus tu disais je sais plus c'est Aurélie qui disait ou ah bah on veut des grosses bagnoles etc mais même en fait je suis allé tu sais c'est la rentrée la coiffeuse qui me parle avec une cliente qui arrive et qui dit voilà je voudrais faire un Botox profond des cheveux alors je dis ah ouais je me tourne à ma gauche ça existait bon oui tu vois je te l'apprends aussi le Botox profonde et des cheveux elle me dit oui alors il y a le Botox profond et pas profond ça dure tant de temps ça coûte temps machin etc et donc c'est le quartier populaire on est à Villejuif dans le Val-de-Marne bon c'est pas voilà c'est et donc et ma coiffeuse que tu connais bien qui qui est super sympa elle me dit en fait le truc c'est que nos clients et nos clientes à chaque fois qu'ils viennent ils nous demandent qu'est-ce qu'il y a de nouveau c'est quoi la nouveauté et donc effectivement c'est cette frénésie pour la consommation la nouveauté en fait tout tout nos désirs de de liens tous nos désirs de de d'amour et de communication entre entre nous on les transforme en souhait de consommation de nouveautés alors voilà et bien il faut sortir de cette imaginaire là effectivement être dans la société des liens et pas des biens merci Sophie on a appris plein de choses ce soir on a découvert le Botox des cheveux voyez c'est une table ronde avec plein de surprises alors est-ce que j'ai déclenché des vocations Stéphane madame je viendrai après je vais faire je vous oublie pas c'était toi Stéphane ravacler boulanger homme de cause secrétaire national du Parti socialiste je voulais déjà remercier Sophie par sa Parole de vérité merci moi je parle au nom de tous les boulangers de France et de Navarre je voudrais savoir alors c'est par rapport à ce que je vais vous dire je voudrais savoir comment on peut on va pouvoir les aider en 2024 avec un parti qui n'est pas au pouvoir et véritablement là on va avoir une hécatombe d'artisans mais pas que des boulangeries là dans ma région on a à Besançon et dans le Doubs la région est dégueu en alerte parce qu'il va y avoir une hécatombe en 2024 d'artisan et vous savez très bien que l'artisanat normalement est la première entreprise de France donc voilà je suis vraiment en quête de de savoir quoi leur dire à ses artisans qui vont peut-être venir me questionner par rapport à ce qui va arriver parce que véritablement on peut rien faire par rapport maintenant à l'heure actuelle par rapport aux hausse du gaz et l'électricité merci [Applaudissements] les deux prochains monsieur et une femme oui c'était des bonsoir je t'avais pas reconnu je te laisse te présenter bonsoir bienvenue Ryan président de l'Institut d'Europe je parle par rapport à l'intervention de Emmanuel Morel effectivement la Chine à monopoliser à détruit l'industrie solaire l'industrie de panneaux solaires en Europe en particulier en France et aussi il y a la question de cette année en 2023 la Chine est devenue le premier exportateur de voiture électrique également et que il y a la question de fast fashion extrêmement liée à la Chine également et toutes ces questions là vous avez parlé de en fait c'est à la fois la justice sociale et l'écologie l'écologie mais c'est aussi en fait le troisième dimension que que vous n'avez pas parlé que les autres intervalences intervenants non plus c'est la question de droit humain et que toutes ces industries là fastation l'industrie solaire ou encore l'industrie de électrique que ce soit de téléphonie mobile communication ou alors l'automobile tout cela en fait toutes ces industries se prospère autant grâce au l'esclavagisme les Ouigours et grâce au génocide actuel qui est mené par la Chine depuis plus de 5 ans maintenant et que c'est en fait ce génocide qui est un génocide capitaliste parce que c'est grâce au capitalisme que le génocide qui est dur toujours et qui va durer si on n'arrête pas et que si ces trois questions sont extrêmement liées c'est-à-dire que la question de justice sociale la question de classe populaire comme enfin vous savez que en fait nous avons mobilisé les classes populaires justement les jeunes des classes populaires autour de cette question là autour de question de fast fashion donc en fait on peut tout à fait lier on peut mobiliser les classes populaires avec ces questions de à la fois de droit allemand et à la fois de ces questions de de l'écologie ils sont extrêmement léger et là on ne passe pas sans l'autre merci bonjour je suis Bruno Piriou maire de Corbeil-Essonnes c'est la première fois de ma vie aussi que je participe à des universités du Parti socialiste jamais j'ai constaté autant d'accord entre les différents forces de gauche et écologistes quand on vous écoute sincèrement tant sur le diagnostic que des pistes de solutions et en même temps j'ai envie de vous poser une question je crois qu'on croit pas plus aux ruissellement des profits réalisés par les puissants de notre pays vers les plus pauvres et je crois moi je ne crois pas au ruissellement de nos bons diagnostics et de nos bonnes solutions vers le peuple et les classes populaires qui sont particulièrement absentes de toutes les universités politiques de la gauche et les écologistes en gros ce week-end et donc j'ai envie de vous poser une question parce qu'elle me taraude c'est pour ça que je suis venu chez l'aller-retour ce soir pour retourner demain dans ma ville c'est est-ce que quel que soit les unions ou pas pour les prochaines échéances il y en a une qui est importante aussi c'est dans trois ans enfin les quatre ans les présidentielles est-ce que on n'a pas une init tout s'apprendre si on ne croit pas ruissellement nos bonnes idées pour plutôt de parler des classes populaires en leur nom il y avait presque une gêne chez moi aussi un peu tout à l'heure en se demandant si les classes populaires sont comme si elles sont comme ça est-ce que le mieux c'est qu'on n'aurait pas tous à prendre une initiative pour donner la parole à tous les Français et plutôt que commencer construit tous pendant 30 ans chercher à faire rentrer les Français dans un idéal que ici les géniaux que nous sommes nous aurions pensé et bien trois ans pour construire avec les Français un idéal social et écologiste c'est ça ma question ce qu'une femme souhaite s'exprimer allez-y ah super j'arrive alors vous avez remarqué que ce soit je suis habillée en pastèque inversé on dit souvent pastèque rouge dehors vers le devant moi c'est rouge dehors vers d'autres vous avez compris à toi merci Denise grelin Nédellec je suis élue à Talence dans la région de Bordeaux et et je suis j'ai vécu à Corbeil-Essonnes et très longtemps sous un autre maire voyou disons les mots donc je suis ravi de te saluer camarade et je rebondis sur sur ce que tu viens de dire ce matin j'ai assisté à un débat sur oui comment parler de transition écologique comment parler en liant le serveur social moi j'ai travaillé vécu dans un quartier d'habitat populaire jupe devenue züs de type 2 puis qpv enfin vous vous connaissez ça par coeur et j'étais dans l'éducation nationale et j'ai travaillé avec les gens du quartier les parents et contrairement à ce qu'on peut croire les quartiers des gens qui habitent ces quartiers d'habitat populaire ils sont dotés d'une grande intelligence d'une grande capacité de compréhension collective la seule difficulté qu'on a nous au Parti socialiste c'est qu'on utilise un vocabulaire qui est un vocabulaire d'intello alors moi je voudrais mes chers camarades que pour ces trois années on se donne le défi de venir travailler ce que tu disais de dire quels sont vos besoins de quoi de quoi vous rêvez qu'est-ce que vous voulez pour vous pour vos familles pour vos enfants voilà les conditions actuelles voilà comment on peut travailler ensemble pour construire un meilleur avenir et faisons-le et je suis certaine que les classes populaires revoteront de nouveau à gauche [Applaudissements] merci beaucoup pour toutes ces interventions qui enrichissent vraiment notre débat je crois donc je suis contente de vous avoir donné la parole même si malheureusement il faut faire court parce qu'on a plus beaucoup de temps donc je vais laisser les uns et les autres qui le souhaitent réagir à ce qui a été dit pour une deux minutes s'il vous plaît dans la mesure du possible qui le souhaitent Sébastien vas-y allez je me lance en premier c'est nos universités d'été après tout bon moi je j'ai beaucoup aimé ta remarque comment aller vers et l'utilisation des mots bon il faut quand même avoir de l'humidité savoir de là où on est parti pour mesurer que malgré tout ce que peut dire la presse et fameuse divergence qui paraissent fondamentales on arrive à se retrouver quand même sur les mots et sur pas mal de constats est-ce qu'encore une fois je reviens sur mon introduction c'est la réalité vécue non on en est pas là sinon on gagne rien on serait plébiscité donc il y a encore beaucoup de travail à faire c'est ça qu'on a devant déjà pour faire partager les bons mots quand on parle de modération quand on parle de réduire nos consommations face à la puissance du modèle de consommation la course à la différenciation voilà une nouvelle paire de baskets tous les deux jours donc je veux en acheter tous les trois jours il y a un nouvel iPhone tous les 6 mois je veux changer rapidement etc etc on connaît cela c'est difficile de créer le le futur désirable donc il va falloir trouver les bons mots à la modération heureuse à part me faire penser un nouvel ascèse je vois pas il y a rien qui même moi ça ne m'évoque rien donc on a du travail là-dessus et je crois que c'est intéressant de se remettre au travail tous ensemble puisqu'on partage le même constat et les mêmes valeurs et les mêmes maintenant objectifs mais aussi aller au-delà que les simples parties de gauche et écologistes français cette question là pourquoi j'évoque ça moi j'ai lu le livre de grenthaltenberg alors si on dit que monument de fin du mois visiblement c'est le constat partagé par tous les écologistes et tous les progressistes de gauche il y a 500 pages c'est la Bible sur l'écologie 500 plages les meilleurs scientifiques toutes les réponses techniques sont là 500 pages il y a que 10 pages sur les inégalités donc ça veut dire qu'on a quand même encore du boulot à convaincre y compris dans la société intellectuelle civile etc donc si le politique commence à faire le premier pas allons plus loin en jambon les difficultés travaillons encore partagé ces mêmes constats trouvant les bons mots c'était un précurseur Benoît moi je l'ai dit au lendemain de ce que nous avons éprouvé en commun je suis très heureux que tu sois venu et continuer à venir en fait merci beaucoup Sébastien peut-être que Emmanuel tu souhaites réagir aux propos de dinour qui était interprété à interpellé la question de la Chine etc oui mais d'abord un elle a totalement raison de souligner que la logique économique à laquelle on assiste à conduit précisément à ce que en Chine la production soit faite par des esclaves mais aussi par un peuple persécuté les Ouigours c'en est totalement d'accord je pense que le verre était dans le fruit ça c'est un vrai sujet politique quand l'Union européenne a accepté que la Chine rentre dans l'Organisation Mondiale du Commerce et à l'époque et Benoît s'en souvient peut-être mais on était quelques députés européens il y avait notamment Édouard Martin Guillaume Balas Sylvie était là aussi où on avait mené une grosse campagne pour dire il faut pas qu'on accepte l'entrée de la Chine dans l'OMC parce que le verre sera dans le fruit et c'est le cas aujourd'hui aujourd'hui la Chine c'est 12 milliards de tonnes de CO2 qui a un tiers des émissions de gaz à effet de serre et la politique qu'on connaît moi je pense sans en faire un rival systémique comme peuvent le faire des États-Unis moi je plais pour une relocalisation massive des activités voilà et compris les vêtements l'alimentation l'industrie bon ça je pense et ça je pense que c'est des combats parce que je sais plus qui parlait peut-être c'est la camarade de talent sur le la langue des politiques mais je suis pas sûr que ça soit vraiment le problème François Mitterrand il faisait 80% du vote des ouvriers et il parlait comme il parlait ce qui attirait les ouvriers les employés c'était le contenu de la politique qui était voulu par François Mitterrand et bah c'est peut-être là dessus qu'on doit travailler c'est en effet non alors par contre ce qui est vrai et là je rebondis sur ce qu'a dit Piriou il y a deux choses d'abord un moi je pense que on doit se soumettre à un exercice qui est très compliqué mais à mon avis nécessaire c'est peut-être pas de trouver 650 mesures mais ça serait déjà d'en trouver 5 claires compréhensifs sur laquelle on se met tous d'accord et et je suis sûr qu'on peut le faire et je suis sûr ça serait très mobilisateur merci beaucoup merci Emmanuel à Sophie qui va répondre notamment à Stéphane merci oui dans les 650 il y en a cinq parce que ça commence par là puis après il y a la sixième la 7e et toutes les autres mais cela dit on pourrait et ça c'est un travail absolument indispensable hiérarchiser davantage parce que 650 c'est bien mais par où on commence et ça c'est un vrai c'est un vrai débat et je voulais dire aussi par rapport à ce que tu viens de dire sur la réindustrialisation on a eu le débat à l'Assemblée nationale et avec le texte de loi industrie verte que en fait il n'y a pas de projet industriel dans ce pays le projet de réindustrialisation c'est juste essayer au maximum de faire venir des capitaux étrangers pour faire quoi on s'en fout dans quelle mesure on s'en fout etc etc donc la question évidemment ne doit pas du tout être prise de la sorte mais de se dire de quoi on a besoin dans notre pays de quoi on a besoin pour pouvoir vivre et que notre production elle soit réalisée le plus près possible de chez nous évidemment là c'est difficile de faire la liste ça c'est sûr c'est difficile de faire la liste mais faudrait s'y coller se dit voilà quels sont les choses dont on a besoin en termes de d'amande de besoin essentiels de souveraineté etc etc pour voir par quoi aussi on commence et comment la puissance publique elle s'investit elle investit pour reconstruire une économie et une industrie au service de la population et pas au service des actionnaires je voulais répondre parce que c'est aussi tu es derrière moi c'est aussi un peu en lien qu'est-ce qu'on produit comment on produit et comment on aide et et notamment aujourd'hui les aides les boucliers qui ne préservaient pas tout le monde et évidemment qui ne préservait pas suffisamment les artisans vont s'arrêter et on est tous très très inquiets oui mais avec l'hiver qui arrive et on est tous extrêmement inquiets de voir comment va résister de tissus de nos petites et moyennes entreprises et de nos voilà de nos artisans du du coin de la rue du quartier il faut qu'on articule ces réponses très très concrètes techniques pour pousser le gouvernement à agir le plus rapidement possible et là on peut pas se contenter juste de lancer des anathèmes il faut vraiment qu'on soit le plus précis possible pour proposer un certain nombre de de de dispositifs pour faire en sorte que toute notre tissu de PME et bien continue à rendre service aux habitants et aux habitants et en même temps qu'on projette cet avenir et cette imaginaire positif et je crois qu'il y a un certain nombre de sujets que la gauche et les écologistes on traite toujours en dernier dans nos textes dans nos propositions c'est la question de l'école c'est la question de la culture c'est la question de finalement quelles sont aujourd'hui les les ciment de notre société et qu'elle est là l'alternative au consumérisme que nous rejetons fondamentalement pour construire une société une république écologique merci beaucoup Sophie je sais pas pourquoi je me lève je te passe la parole Aurélie moi je vais déjà répondre sur les boulangers et sur la question des petites entreprises parce que je pense que c'est un chantier immense qu'on a c'est à dire que en fait le capitalisme financier qui est défendu par la droite et l'extrême droite c'est un capitalisme qui bouffe petit à petit les très petites entreprises les artisans et donc je pense au cœur de notre projet de gauche et à mon avis on ne le place pas assez il y a la question de la défense de la protection du soutien des très petits entreprises et on devrait le faire encore beaucoup plus mais on l'a dans les 650 mesures de la nupaisse raison pour laquelle il n'y en a pas que 5 parce que effectivement il faut aussi qu'on a s'adresse à tous ces enjeux là notamment la question d'une régulation extrêmement forte des sous-traitants bon ça reste pas la question des boulangers mais le blocage des prix de l'énergie qu'on a défendu ensemble qu'on a soutenu ensemble aussi dans l'Assemblée nationale on mène tout un tas de combat en commun la nupes et puis il y a aussi évidemment la question la péréquation des cotisations sociales que les très petits entreprises payent beaucoup moins de l'utilisation sociale et les très grandes entreprises beaucoup plus on va la tout un tas de mesures je pense qu'on aurait intérêt à mettre encore plus en avant pour ne pas laisser ça notamment à l'extrême autre pour moi imaginaire ou en tout cas grandes idées qu'il faut pas laisser à l'extrême droite c'est celle du protectionnisme solidaire voilà du protectionnisme et j'ai bien dit solidaire mais ça répond aussi en partie j'ai pas le temps de le faire davantage la question de l'ultra concurrence évidemment vis-à-vis vis-à-vis de la Chine mais de bien d'autres pays et je le dis y compris à l'intérieur de l'Union européenne quand on parle des questions des produits agricoles en fait la plus grande concurrence ne se fait pas aujourd'hui avec le Brésil ou que sais-je la plus grande concurrence aujourd'hui la plus grande part de perte de perte de marché elle se fait avec l'Espagne etc avec nos pays voisins et qu'est-ce qu'on fait ça et donc ça revient à la question européenne par ailleurs c'est-à-dire comment on fait avec voilà par exemple si on voulait demain ne plus ne dire plus de pesticides en France ouais on fait comment en fait vis-à-vis tous les produits qui viennent du reste de l'Europe voilà et donc j'en reviens à la dernière chose qui est répond aussi à la question des classes populaires de manière un peu biaisée on s'adressait aux classes populaires pour moi là aujourd'hui la meilleure des réponses aux classes populaires c'est l'union c'est-à-dire leur donner l'espoir concret de changer leur vie demain en ayant la gauche au pouvoir et je ne sais pas comment on fait ça sans l'Union voilà et pour moi cette union là elle se fait à toutes les étapes parce que sinon les gens ne comprendront pas pourquoi on part diviser un tel moment et pas divisé à tel moment pourquoi un moment d'un projet commun et pas à l'autre moment voilà et ça veut dire aussi on le dit depuis longtemps et je sais que vous le dites au Parti socialiste aussi il nous faut un espace national mais aussi des espaces locaux de débats une structuration locale de la nupesse voilà mon avis pardon les conditions auxquelles on pourra avoir ce projet pour les classes populaires si Aurélie c'est dit Benoît vas-y tu prends ton micro il nous reste 10 minutes les amis très vite d'abord il y avait un dans le mouvement des retraites je me souviens ça m'est attaque il y a eu ce très beau slogan qui disait pas de retraités sur une planète brûlée et retraite climat même combat ce qui était formidable mouvement social et qui unifiait comme on a essayé de faire la question sociale et la question écologique et pourquoi ce mouvement a-t-il nous a-t-il collectivement rendu fier parce que d'abord il se reposait sur une unité syndicale puissante et bravo à eux honnêtement une unité politique de la gauche remarquable qui elle faisait suite à cette mobilisation qui nous a surpris quand on regardait les choses un peu de l'extérieur mais cette unité réalisée aussi aux élections législatives tout ça nous a rendu fier et je vais même vous dire à la place qui était la mienne moi ça m'a redonné confiance là où j'en avais un peu perdu dans la capacité de la gauche à être à la hauteur du moment une fois que j'ai dit ça et qu'on se rappelle que tout ça c'était il y a quelques semaines et quelques mois je veux dire la chaussure tient très jolie phrase de qu'on prête à Voltaire peu importe qui dit dans une avalanche aucun flocon ne se sent responsable donc il faut imaginer ce figurait même si on sera pas de nous toucher notamment pour ceux qui sont les plus vieux sont blancs sont des hommes les premiers par l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir c'est la possibilité que l'extrême droite la probabilité dit-on maintenant que l'extrême droite l'emporte en 2027 donc tous nos actes doivent être déterminés entre maintenant et 2027 à l'aune de cette perspective là je le dis c'est comme ça que je jugerai les actes politiques je le jugerai comme responsable et comme responsable maintenant dans le mouvement social et comme beaucoup je m'exprimerai et je dirais ce que je pense des actes qui sont posés entre maintenant et 2027 et c'est pour ça que je vous dis là avec beaucoup d'affection beaucoup de confiance aussi que si nous sommes d'accord pour dire que la question sociale et la question écologique est liée et que le moyen d'engager la transformation écologique est évidemment de aligner les planètes nationales et européennes et que c'est à l'échelle européenne qu'il faudra obtenir les bifurcations indispensables pour que ça change la question que je vous pose c'est peut-on prendre le risque ou de quelle manière court-on le risque qu'en 2027 ce ne soit pas une ou un président de gauche donc capable de changer aussi le rapport de force au Conseil qui pèse au moins autant parfois même plus que le Parlement dans quelle mesure prend-on ce risque ou pas et puisque nous avons fait ou puissant je mets dans le même vous avez réussi bravo l'unité avec la nupaisse l'unité dans le mouvement des retraites faites encore un effort je veux dire fait cet effort de nous proposer on est d'accord faites cet effort de nous proposer une liste unique aux élections européennes je vous dis moi je j'aurais beaucoup de de comment dire de fierté et à me retrouver derrière celle là et à dire cela mais mais il y a quelque chose là qui est un acronique dans le cheminement et le travail que vous avez fait si on rate ce moment là et je vous le redis dans la vache blanche aucun flocon ne se sent responsable il est pas fatal qu'on soit irresponsable aujourd'hui par rapport à l'échéance qui vient dans trois ans merci Benoît est-ce que donc Elsa Marie vous souhaitez vous exprimer très rapidement vas-y hyper rapidement parce que je t'en prie j'ai pas beaucoup de mots à changer à ce que à ce que vient de dire Benoît on a parlé des défis qui sont devant la gauche et devant la nupes sur les questions sociales écologiques démocratiques je crois qu'on peut pas s'épargner le débat stratégique on a tendance à dire que et en cette rentrée peut-être c'est un peu trop visible que la gauche s'empêtre très souvent dans des débats stratégiques et que du coup du point de vue en tout cas des classes populaires elle est trop absentes sur certains sujets je sais pas si c'est une réalité si c'est perçu réellement comme tel mais en tout cas moi ce que je crois c'est que quand aujourd'hui en Europe de l'Italie jusqu'à la Suède les pays peuvent tous basculer à l'extrême droite quand en Espagne il a manqué quelques voix pour cueillait des ministres d'extrême droite dans le gouvernement espagnol ça serait une folie de s'épargner ce débat entre nous parce que je crois que l'unité elle est un combat et qui a besoin de mener le débat entre nous elle est aussi une expérience et qu'il y a besoin que nous la menions ensemble pour pour la faire pour la faire aboutir donc je ne peux pas me passer de ce moment avec avec vous toutes et tous pour dire combien quand il y a ces périls qui sont qui sont devant nous et bien combien l'unité elle est à la fois importante mais elle est la responsabilité qui nous incombe et je rejoins les mots qui viennent d'être dit passez à côté de ça c'est irresponsable du point de vue de la situation politique je veux quand même répondre à Bruno Piriou sur la question à la fois démocratique et question des classes populaires mais j'ai un petit peu répondu je crois dans mon intervention je vais rester aussi sur la question de la nupesse ce que je crois c'est qu'aujourd'hui on est quand même beaucoup entre organisation politique d'ailleurs pas toujours pour le meilleur même si je crois que en un an il y a des choses importantes qui ont été faites et qui a du potentiel pour s'en sortir moi je pense qu'en cette rentrée on n'a pas forcément donné le meilleur de nous-même mais en revanche que je vois c'est qu'il y a beaucoup d'aspirations unitaire dans la société et aussi beaucoup d'aspirations unitaire chez beaucoup de celles et ceux aujourd'hui qui qui se revendiquent de la nupesse je crois que cette unité elle peut l'emporter mais elle a besoin comme c'est essentiel si la gauche veut gagner d'une mobilisation populaire et donc elle a besoin d'assise locale et d'assis populaire et donc c'est aussi pour ça moi que que je milite pour que on en reste pas à une forme de huis clos entre organisation ou du colos à l'Assemblée nationale comme la situation politique nous y a un peu poussé cette année et qui me gêne beaucoup heureusement je sais pas si c'est le bon terme mais il y a la mobilisation des retraites qui nous a permis de constater partout sur le territoire qui avait dû répondant quand on quand on y était présent donc avec régal on a proposé que la question démocratique l'aspiration démocratique la Sixième République devient une campagne populaire de la nupesse et je crois que ça peut répondre pour une part à ta question merci beaucoup Elsa et Marie pour finir [Applaudissements] je suis venue pour parler climat fin du monde fin du mois bon je crois que je vais être obligé de répondre quand même à plusieurs des propos qui ont été tenus à côté à ma droite et à ma gauche prenez-le comme vous voulez faut qu'on se dise les choses franchement et tranquillement et je rebondis sur ce que vient de dire et Elsa Elsa dit il faut qu'on fasse campagne pour la 6e République et c'est ces hommes républiques on la veut comment et ben on l'avait parlementaire on la veut à la proportionnelle on veut on veut que les différentes opinions puissent s'exprimer dans les urnes et que nous puissions construire ensemble des coalitions alors prenons les choses tranquillement aussi en ce qui concerne les élections européennes je pense que tout le monde ici moi ce que j'entends c'est que tout le monde ici et d'accord pour dire que nous avons l'impératif de gagner ensemble en 2027 et que par ailleurs on a le devoir de continuer à travailler et je dis bien continuer j'y reviendrai juste après de continuer à travailler pour faire en sorte non seulement que ça arrive mais aussi qu'on réussisse parce que si on arrive à éviter le pire en 2027 c'est pas pour le retrouver en 2032 parce qu'on n'a pas le droit de décevoir parce qu'on n'a pas le droit de perdre parce que si on est sérieux sur la nature de l'urgence environnementale sur l'urgence de l'urgence sociale pardon d'utiliser deux fois le même terme mais quand même c'est important sur aussi le délabrement de nos démocraties sur les droits humains à l'extérieur mais aussi à l'intérieur de nos états et ben dans ce cas là on a aussi le devoir de réussir ce mandat et sur les européennes on le sait la gauche elle a un passif il y a des stigmates il y a eu moi j'étais encore un peu jeune mais il y a eu des combats qui ont été menés en 2005 il y avait la gauche du oui il y avait la gauche du nom il y avait ceux qui disait on veut plus d'Europe et tant pis parce que ce projet de paix de prospérité partagée il est important tout en sachant que cette Europe sociale c'est un mirage et on avait d'autres qui disait ben non en fait nous aussi on prend en Europe mais en fait on veut pas la faire comme ça puis on avait d'autres qui étaient un peu sur une ligne différente mais il a fallu travailler et le travail depuis 2005 il a été fait on a convergé mais accepter qu'il reste encore des nuances entre nous et des nuances qui ne doivent pas nous conduire à nos entre déchirés ça moi je l'ai dit et redit je ne céderais pas à la garder gauche elle ne doivent pas nous conduire à nos entres déchirés mais elles doivent pouvoir s'exprimer dans l'espace démocratique pendant qu'on continue à travailler et moi du débat de ce soir j'entends pas qu'on est tout à fait sur la même ligne je parle plus des élections européennes je parle un peu du reste on a encore des divergences et je veux répondre ce Greta Thunberg il faut comprendre que une grande partie de la gauche et ça a été mentionné au départ à une conscience une éthique une préoccupation environnementale etc mais ne vient effectivement pas d'un logiciel qui est celui du respect de la planète de l'harmonie avec le vivant et d'une commune appartement aussi entre la communauté humaine et la communauté non-humaine c'est pas le logiciel de base mais par contre pour un certain nombre de jeunes générations et notamment la génération Greta Thunberg la question c'est pas de savoir est-ce qu'on va garantir une vie si sociale nécessaire pour permettre la transformation écologique c'est dire mais c'est une seule et même question à la base à la racine c'est une seule et même question parce que quand il y a qu'une seule planète quand certains s'accaparent ces ressources s'accaparent ces richesses pour en faire ce qu'on veut mais ça veut dire qu'on prive d'autres populations de ces ressources qui sont sur cette planète et donc c'est pas parce qu'il y a 10 pages dans son livre consacrées aux inégalités que Greta tendance ne s'intéresse pas aux inégalités Greta tanberg elle est profondément pour l'égalité pour la justice entre les peuples elle est très impliquée aux côtés des populations des Suds au pluriel elle est impliquée sur l'égalité famome elle impliquée sur la justice sociale et chaque thème est imbriqué et donc ça faut bien comprendre ce sont encore des pas qu'on a à faire les uns vers les autres je suis absolument ravi qu'on les fasse détrompez-vous je suis ravi du débat qu'on a ce soir mais il faut comprendre ça et je finirai en disant j'étais aussi gênée mais manuel l'a dit est très bien peut-être même mieux que moi je l'aurais je l'aurais dit moi-même sur cette idée que il y a nous il y a les classes populaires bon bah en fait si on considère que c'est comme ça faut qu'on arrête quoi en fait on est ensemble en tout cas on devrait l'être et le problème qui s'est posé avec les classes populaires voilà d'abord il faut se regarder en face il faut aussi regarder plus loin ça dépasse les frontières de la France mais le constat qui s'est posé c'est que c'est pas qu'on parlait un langage que les autres comprennent pas enfin je veux dire tout le monde est intelligent et tout le monde comprend très bien les choses c'est pas ça c'est un problème de politique de fond et il y a des politiques de fond qui ont été menées par tous les chéquiers politiques ça pardon faut aussi qu'on se le dise qui ont accru la rupture entre les classes populaires et les représentants politiques et moi je suis assez tenante de la théorie des subalternes de gramshee puis le galetrispivac dire de dire on doit pas apprendre l'écologie aux classes populaires on doit pas apprendre le socialisme aux classes populaires on doit apprendre d'elle et je dis ça d'autant plus que je sais que si on avait écouté les ouvriers qui mouraient des poussières de mines tout seuls qui n'ont toujours pas aujourd'hui de réparation alors juste au niveau alors on n'aurait pas extrait autant de produits polluants et toxiques que si on avait écouté les ouvrières et les ouvriers agricoles de Martinique et Guadeloupe alors on aurait pas répondu du chlordécone partout que si on avait respecté les vietnamiennes et les Vietnamiens alors on aurait pas détruit l'environnement vietnamien avec l'agent orange pendant des générations et des générations et donc ma conviction c'est que si on arrive à écouter et à être aux côtés de celles et ceux qui se battent contre ces injustices alors on saura trouver la voie alors on saura récupérer notre capacité à agir pour gagner des responsabilités pour transformer véritablement et ça on le sait on peut le faire que ensemble merci voilà on arrive à la fin de cette table ronde merci beaucoup à toutes et tous pour votre participation aux interventions passionnantes merci au public je pense qu'on a vu que l'écosocialisme nous rassemblait ils restent encore beaucoup de chemin à faire merci merci Aurélie et bonne soirée à tout le monde [Applaudissements]
Benoît Hamon