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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 8 janvier 2024 5 minComplaisantMixteRetraitesTravail & emploiSolidarités & famille

"Avec Élisabeth Borne, on était vraiment sur les sujets", salue François Hommeril de la CFE-CGC

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Si elle quitte Matignon, est-ce que vous regretterez Elisabeth Borne ?

  • 0:38OuverteRéponse partielle

    Et si vous deviez retenir une seule chose du bilan économique et social du gouvernement Borne, qu'est-ce que ce serait ?

  • 1:32ComplaisanteRéponse directe

    Puisque Elisabeth Borne soignait les syndicats, les partenaires sociaux que vous êtes, elle prenait régulièrement son téléphone et elle vous parlait directement.

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Et notamment, François Omry, Elisabeth Borne vous a fait sortir dans la rue en intersyndicale sur la réforme des retraites.

  • 3:41OuverteRéponse directe

    Et ça doit être la priorité du gouvernement, si remaniement il y a l'emploi des seniors, à votre avis, François Omryl ?

  • 4:13OuverteRéponse directe

    Et donc, vous espérez que le nouveau gouvernement prendra à bras-le-corps cette question de l'emploi des seniors ? Ça doit être la priorité numéro un du nouveau gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:53InvitéFait
    « la réforme des retraites, c'est quand même le dossier emblématique de 2024 »
  • 3:14InvitéFait
    « Il fallait regarder pourquoi la France est une exception dans l'OCDE aujourd'hui. »
  • 3:25InvitéFait
    « Disons qu'au-delà de 55 ans, on rentre dans la zone de danger, les grandes entreprises vous considèrent comme étant persona nona grata à partir de 58 ans. »
  • 3:57InvitéChiffre
    « On sait qu'une personne, au-delà de 55 ans, elle met deux fois plus de temps à retrouver un travail. »
  • 4:11InvitéChiffre
    « Ça, ce sont des données, c'est statistique. »

Temps de parole

  • Invité81 %
  • Présentateur19 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir François Omryl, vous êtes l'invité éco de France Info, vous êtes à la tête de la CFE CGC, le syndicat des cadres. Si elle quitte Matignon, est-ce que vous regretterez Elisabeth Borne ?

0:12
Invité

Oui probablement parce que je fais mien ce dicton qui est bien connu, on sait ce qu'on perd, on ne sait jamais ce qu'on trouve. Donc moi j'estime qu'on a fait du bon travail avec Elisabeth Borne, même si sur le fond on a été d'accord pratiquement sur rien. La forme, vous savez ça compte aussi beaucoup dans le travail qu'on a à faire, le mandat qu'il faut qu'on respecte. Et avec Elisabeth Borne, moi j'estime qu'on a fait du bon travail et qu'on s'est bien respecté parce qu'on se connaissait bien je pense.

0:38
Présentateur

Et si vous deviez retenir une seule chose du bilan économique et social du gouvernement Borne, qu'est-ce que ce serait ?

0:44
Invité

Honnêtement, c'est très difficile de séparer le bilan du gouvernement Borne du bilan du président Emmanuel Macron tant aujourd'hui, dans ce qui est devenu l'exercice du pouvoir maintenant en France, il est difficile de séparer ce qui est du domaine du président de la République et le domaine de la première ministre. En l'occurrence, on le sait bien d'ailleurs, Emmanuel Macron lui-même reprend à son compte tout un tas de thématiques, les gère directement depuis l'Elysée. Donc ce ne serait pas très juste de dire que le bilan économique, qui n'est pas très bon pour tout vous dire, est à la charge d'Elisabeth Borne.

C'est pour ça que je vous ai rappelé tout à l'heure, ce qui est important, dès l'instant qu'on n'est pas d'accord sur beaucoup de sujets sur le fond, la forme est importante.

1:32
Présentateur

Puisque Elisabeth Borne soignait les syndicats, les partenaires sociaux que vous êtes, elle prenait régulièrement son téléphone et elle vous parlait directement.

1:40
Invité

Oui, tout à fait, voilà, je le confirme. Vous savez, la vie politique, nous on l'observe parfois avec, comment dire, on est un peu étonné par ce qui se passe. Et ce qu'il y a de bien avec Elisabeth Borne, qui est toujours en fonction, alors où je vous parle, c'est que finalement, elle n'est pas en recherche d'une communication particulièrement tapageuse pour pouvoir se faire bien voir qui est du château, de l'Elysée ou qui est de l'opinion et pouvoir faire avancer sa carrière, même si elle a fait une carrière tout à fait honorable. C'est très clair.

Au moins, quand on discute avec elle, on discute au fond des sujets et parce qu'elle a une équipe aussi, on travaille beaucoup et très bien avec l'ensemble des personnes qui constituent son équipe, on a l'impression qu'on est vraiment sur les sujets. Et même si, là encore, je vais le rappeler une troisième fois, on est d'accord sur très peu de choses en fait. Et on sait que ces marges de manœuvre sont très faibles.

2:40
Présentateur

Et notamment, François Omry, Elisabeth Borne vous a fait sortir dans la rue en intersyndicale sur la réforme des retraites.

2:47
Invité

Oui, bien sûr, la réforme des retraites, c'est quand même le dossier emblématique de 2024, le dossier sur lequel on n'était absolument pas d'accord, sur la façon d'organiser les choses. On est aujourd'hui, on ouvre la négociation, par exemple, sur l'emploi des seniors. Pour nous, à la CFE-CGC, c'était le sujet principal, celui qu'il fallait ouvrir avant de décaler l'âge légal de 62 à 64 ans. Il fallait regarder pourquoi la France est une exception dans l'OCDE aujourd'hui. Une exception qui veut que les entreprises ne conservent pas les salariés au-delà d'un certain âge.

Disons qu'au-delà de 55 ans, on rentre dans la zone de danger, les grandes entreprises vous considèrent comme étant persona nona grata à partir de 58 ans. Donc ça, on a un vrai problème français qui, évidemment, a un impact sur la question des retraites et de leurs équilibres.

3:41
Présentateur

Et ça doit être la priorité du gouvernement, si remaniement il y a l'emploi des seniors, à votre avis, François Omryl ?

3:48
Invité

Bien sûr, c'est une priorité absolue. Il faut changer les mentalités, il faut changer le discours, il faut envoyer des messages clairs. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui, en fait ? On sait qu'une personne, au-delà de 55 ans, elle met deux fois plus de temps à retrouver un travail. Et encore, en général, c'est un travail qui correspond très rarement aux capacités, à l'expérience, voire à la volonté des gens. Ça, ce sont des données, c'est statistique.

4:13
Présentateur

Et donc, vous espérez que le nouveau gouvernement prendra à bras-le-corps cette question de l'emploi des seniors ? Ça doit être la priorité numéro un du nouveau gouvernement ?

4:23
Invité

Évidemment, c'est une priorité entre autres. Mais moi, ce que j'aimerais, c'est qu'il change quand même un petit peu de façon de faire. Là, pour le coup, je ne parle pas forcément du dossier du Premier ministre, mais des déclarations que Bruno Le Maire a fait récemment. C'est-à-dire des gens qui pensent, ou du ministère du Travail, Olivier Dustopt, qui pensent qu'en tapant sur les chômeurs, ils retrouveront plus vite du travail. Comme si c'était de leur faute, cette difficulté au-delà de 55 ans à retrouver du travail. Mais bien sûr que non. Les gens à 55 ans, ils veulent retrouver du travail. Ils veulent retrouver un bon travail, dans de bonnes conditions.

Il faut les aider pour ça et ne pas leur taper sur la tête en leur enlevant les moyens de subsister pendant cette période si difficile.

5:01
Présentateur

Merci beaucoup, François Omri, le président de la CFE-CGC. Dans l'attente d'un nouveau gouvernement, invité éco de France Info ce soir.

"Avec Élisabeth Borne, on était vraiment sur les sujets", salue François Hommeril de la CFE-CGC · Pourquijevote