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interviewBLAST (sur YouTube)· 13 février 2024 64 min

ATTAL, MACRON : UNE GUERRE SOCIALE CONTRE LES PAUVRES, DÉCRYPTAGE AVEC M. ZEMMOUR (PARTIE 2) #LFP3

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va recevoir maintenant Michel Zemour pour cette deuxè heure on va continuer à parler d'économie et peut-être qu'on aura ben jingle déjà allez jingle bonsoir Michell alors pareil l'épreuve de la l'épreuve de la chasse c'est toujours quelque chose et merci d'être avec nous alors je je je vous présente pour le pour les pour nos spectateurs vous êtes professeur d'économie apparemment à à à Lyon 2 hein et on vous a beaucoup vu ces derniers temps notamment l'année dernière pendant la réforme des retraites parce que vous êtes allé sur tous les plateaux av ce courage de de dire allez je m colle je regarde il y a quoi dans la retraite que dit le Conseil d'orientation des retraite est-ce que vous avez un un et donc vous étiez l'économiste qui a vraiment beaucoup occupé les plateaux à ce moment-là dans le sens de de du mouvement social du du moment euh c'est c'est quoi votre bilan de la période ça a servi à quelque chose votre rôle en tant qu'économiste qui est intervenu par exemple vous étiez vous vous sentiez seul c'était compliqué avec les journalistes est-ce que on peut faire déjà un petit bilan de ce moment-là et est-ce que hop un peu plus près du micro je peux rapprocher le micro un peu ou c'est bon bien merci beaucoup euh le bilan c'est la retraite ce qui est intéressant c'est que c'est un enjeu qui concerne tout le monde c'estàd que il y a les gens qui sont proches de la retraite les gens qui n'y pensent pas encore et puis les retraités mais ça concerne tout le monde et donc au fur et à mesure que le mouvement social se développait il y avait un gros besoin de de compréhension de déplier les enjeux de démêler le vrai du faux et donc moi c'était pas particulièrement dur y compris avec les journalistes d'ailleurs parce qu'il y avait cette attente de compréension là et le bilan bah le bilan la réforme est passée ce qui est remarquable même du point de vue des sciences sociales c'est que c'est c'est rare de passer une réforme aussi importante pour la vie des gens avec aussi peu de soutien que ça soit parlementaire il y avait pas de majorité quand même pour la réforme ou dans l'opinion publique et donc même dans la trajectoire de transformation de l'État social passer en force quelque chose d'ussi important ça laisse des traces politiques ça a ouvert une crise politique même s'il y avait des des éléments de crise avant qui probablement n'est pas refermé donc ça c'est c'est un peu la rétrospective sur le mouvement après est-ce que ça sert de dire les choses euh j'en sais rien mais effectivement je pense que mon rôle ou le rôle des universitaires les rapports de force politique c'est les rapports de force politiques syndicaux c'est parce que il y a euun mouvement social long que le débat a duré que même il y a eu des des atténuations de la réforme quand même il y a eu des choses qui ont changé donc ça c'est pas le rôle des universitaire par contre dire les choses au moment où elles se passent déplier les réalités dire bah vous faites le choix de faire la réforme des retraite pour faire tant d'économie pousser les gens sur le marché du travail mais voilà à quel coûp pour les individus on on sait que ça ça va se faire donc finalement faire la chronique de ce qui est en train de se passer même quand on y peut rien et parfois on y peut rien c'est déjà important et puis parfois faire la chronique ça permet aussi aux gens de se faire une opinion de s'organiser et cetera alors moi j'avais cru voir passer après je te laisse la parole j'avais cru voir passer l'info comme quoi apparemment ça aurait pas servi à tant de choses que ça ces économies là c'était pas flagrant le résultat escompté de de de cette réforme des retraites là ces derniers mois on a entendu ça va peut-être en falloir en refaire une euh oui et non c'est-à-dire que à court terme la réforme fait des économies parce qu'il y a des gens qui devaient être en retraite et à qui on devait payer une retraite et qui n'y seront pas donc on va pas leur payer de retraite puis pour une partie ces personnes vont rester au travail plus longtemps et payer des cotisations et des impôts donc à court terme ça fait des économies est-ce que ça fait des économies énormes au regard de de la France et cetera non pas aussi énorme que ça pour deux raisons d'abord il y a eu des mesures d'atténuation ils ont fait des choses pour les carrières longues des choses aussi pour les Fes qui avait une carrière complète euh les aussi la retraite minimum d'ailleurs donc il y a quelques mesures d'atténuation qu' on réduit les économies en cours de route quand ils ont négocié avec la droite notamment et puis la deuxième raison c'est que ils cherchent beaucoup des économies à court terme et ça en réalise quand même une partie par contre il y a aucune vision de long terme et notamment c'est une réforme qui nous dit le Conseil d'orientation des TR va même coûter de l'argent euh à l'horizon de 20 ou 30 ans alors pas énormément mais un petit peu comment bah parce que si vous obligez les personnes à rester plus longtemps sur le marché du travail une un certain nombre de personnes vont avoir plus de droit à la retraite puisque c'est quand même un peu proportionnel à la carrière et donc sortiront avec des retraites un peu plus élevées donc ça mange en partie les économies et donc voilà ce qu'on peut retenir en tout cas c'est que le discours dramatisant en disant c'est cette réforme maintenant ou c'est la catastrophe est-ce que c'était idéologique c'était éctor c'était électoral surtout c'était électoraliste non je pense pas que ce soit électoraliste je pense c'était par que si techniquement c'est pas si malin que ça ou pas si efficace que ça c'est c'est quelque chose de très politique en fait alors il y a un truc très politique probablement il y avait sans doute l'idée de de de prendre une idée qui était dans le programme de la droite de positionnement je sais pas je suis pas spécialiste de ça mais ça devait faire partie de l'histoire je pense qu'il y a des gens qui étaient très convaincus de la nécessité de la réforme euh pour deux objectifs qui étaient pas tellement de faire des économie c'est d'une part de réduire les dépenses publiques c'est c'est vous parliez de Bruno Le Maire vous en parlez beaucoup euh il a un objectif politique en tant que tel de faire réduire la taille de la puissance publique et puis deuxième élément il y a une politique très cohérente de pousser toujours plus de gens sur le marché du travail dans toutes les conditions possibles donc les menaces sur le RSA supprimer réduire le chômage et la réforme des retraites aussi donc je pense c'estes deux éléments là les personnes qui ont mené la réforme étaient entre guillemets convaincu ou très attiré par ces éléments là et la réforme des retraite était une solution à ça baisser les dépenses publiques faire travailler plus sal oui non moi je trouvais que c'était vraiment admirable la manière dont vous vous avez vraiment passé du temps sur les plateaux de télévision à la radio et on sait que c'est épuisant TR grat aussi c'est du travail gratuit on n'est jamais rémé moi je suis un peu payé pour ça c'est c'était je faisais ça sur mon temps de travail je suis enseignant chercheur sur mon temp vous en avez tellement fait oui vous en avez vraiment beaucoup fait on vous voyait à un moment absolument partout vous étiez d'ailleurs aussi venu ici sur le plateau de Blast mais vous avez mis le feu aux poudre en démontant quelquesuns des points notamment des points de communication du gouvernement notamment lors d'une intervention sur France interre une fois où ça a permis d'avoir une discussion quand même de qualité je pense enfin en tout cas d'une meilleure qualité sur vous l'avez dit la nécessité de cette réforme qu'on nous a au départ vendu comme étant complètement inéluctable comme étant un truc qui pourrait paraître instinctif c'est-à-dire bon bah il y a moins de TR enfin il y a moins de jeunes il faut travailler plus longtemps on connait la chanson ça peut paraître logique quand on connaît pas trop le sujet et vous vous êtes venu justement essayer de bah d'apporter de la nuance et montrer et vous l'aviez fait dans une dans un article pour alternative économique si je me trompe pas où vous montriez que c'était un choix parmi d'autres choix le président du corps aussi qui avait à cette époque là qui avait qui a été remplacé d'ailleurs depuis oui depuis donc le le conseil d'orientation pour la retraite qui a était à la base quand même de cette réforme il s'appuyait sur un rapport de du corps pour dire que cette réforme était nécessaire puis finalement même le président du corps disait que c'était pas nécessaire faut quand même revenir un peu sur tout ce qui s'est passé et je trouvais que c'était même si si vous dites bah oui vous enfin comment dire les opposants à la réforme de rraite n'ont pas gagné finalement elle est quand même passé est-ce que vous vous voyez quand même des retombées sur la population la prise de conscience économique il y avait quelqu'un qui disait dans le chat tout à l'heure les interventions de Michel Zemo m'ont donné envie de retourner en manie pass donn envie de me de me battre encore plus c'est ça faisait un peu on est pas fou quoi lui aussi il dit bien que cette réforme c'est dégueulasse quoi on est d'accord euh bah un des enjeux et pour le coup ça fait vraiment partie de l'enjeu de l'économie politique et cetera c'est dire euh les choix de politique publique ça répond à des arbitrages ça veut pas dire qu'on peut tout faire ça veut pas dire que l'argent est gratuit que si on vous dit retraite à 3000 € à 60 ans pour tout le monde demain c'est possible et cetera non il y a des contraintes il y a des défis et puis il y a des euh la manière dont marche le monde aujourd'hui qui peut changer et cetera donc on peut pas tout faire par contre les choix de politique publique il répondent à des arbitrages il y a un champ des possible et d'ailleurs le corps le Conseil d'orientation des retraites son boulot c'est de faire le tableau de bord il dit bah voilà si vous cherchez x milliard vous avez trois leviers alors vous pouvez payer plus pour avoir plus de rrait partir plus tard et il vous chiffre les leviers et c'est là où il informe la décision publique et du coup moi je me suis quasiment exclusivement appuyé là-dessus mais quand à l'inverse le discours de politique publique dit on va aller là c'est ça ou le chaos surtout quand c'est pas vrai il peut y avoir des des faut c'est vrai je sais pas pendant le covid franchement il y avait pas beaucoup le temps de tergiverser faut agir très très vite il y a encore des choix mais ils sont plus contraints là sur les retraite il y avait pas d'urgence il y avait un tableau de bord des choix et du coup la démocratie qu'elle soit conflictuelle avec une lutte sociale ou qu' soit délibérative elle a besoin de déplier ses choix et donc ça ouais je pense c'est important et d'être capable de le faire et ce que vous disit dans la première partie d'émission est vrai il y a une espèce de tournie au sens où les réformes du champ social s'accumule se multiplie y compris de manière pas réfléchie et pas délibérée et on a pas le temps d'en discuter pas le temps de les analyser et c'est un problème en tant que tel de même pas avoir le temps de les exposer alors justement je vois qu'on regarde un premier Magneto puisque notre nouveau Premier ministre Gabriel Atal a fait son discours de de politique générale et il en a profité pour faire un bilan déjà de l'action parce que ces gens-là sont quand même là depuis longtemps je parlais tout à l'heure de Bruno Lemer qui est là depuis le premier mandat de Macron bon ben ces gens là ont un bilan écoutons ce qu' nous en dire Gabriel Atal aujourd'hui les résultats sont là depuis 2017 nous avons montré que le chômage de mche n'était pas une fatalité nous avons engagé des réformes fortes qui avaient été trop longtemps repoussées nous avons pris les ordonnance travail dès le début du premier quinquena nous avons mené une réforme de l'assurance chômage une réforme de l'apprentissage une réforme des retraites nous avons lancé le contrat d'engagement jeune baisser les impôts et les charges et engager une réforme majeure du lycée professionnel aujourd'hui le chômage a baissé de de point 2 millions d'emplois ont été créés notre industrie revient avec 100000 emplois industriels créés et la réouverture de 300 usines le nombre d'apprentis a plus que triplé ils sont déjormais plus de 850000 en France et nous avons le cap du million en vue depuis 2017 nous avons agi massivement pour nos services publics pour notre santé avec les 19 milliards d'euros du Ségure de la santé avec une revalorisation historique des soignants l'augmentation du nombre de places en études de médecine d'infirmiers d' soignants pour notre école nous avons engagé transformation majeure et agit pour l'égalité des chances je pense au dédoublement des classes ou encore à l'augmentation du salaire des enseignants la plus forte depuis 30 ans depuis 2017 17 pour la planète nous avons préféré au grand mot les vrais actes nous agissons et nous agissons plus qu'aucune majorité avant nous avant 2017 les émissions de gaz à effet de serre baissaient d'1 % en moyenne en France dans le premier quinquena elles ont baissé de 2 % en moyenne en France l'an dernier sur les 9 mois les 9 premiers mois l'année seulement elles ont baissé de près de 5 % c'est le crédit de notre action sur la transition écologique nous avons désormais une stratégie complète secteur par secteur territoire par territoire la planification écologique nous nous donnons les moyens de réussir et nous investissons cette année 40 milliards d'euros pour la transition écologique bon ben tout va bien c'est bon on peut on peut y aller pas mal le séure l'hôpital s'est réglé prof des des revalorisations historiques j'imagine maintenant on doit batailler pour devenir prof ça doit se battre ça doit se bousculer au portillon euh le bilan là de ces 7 ans on parlait d'une explosion de la pauvreté et cetera c'est c'est c'est c'est comment quand vous entendez ça qu'est-ce que ça vous inspire euh moi là il y a se satisfaitite quoi non mais il y a beaucoup de choses et effectivement une des difficultés une des choses sur lesquelles je travaille avec mes collègues c'est d'essayer de de comprendre la cohérence des évolutions donc là dans dans l'énumération il y a plein de choses qui ont été dites si on cherchait des à des vrais réalisation il y en a une que que j'ai entendu alors c'est peut-être mon métier qui fait ça effectivement il y a eu un changement sur l'apprentissage massif ah oui avec une augmentation du nombre d'apprentis qui a participé à faire baisser les les chiffres du chômage aussi qui participé à faire baisser chiffres du chômage et aujourd'hui moi j'ai pas le recul suffisant je vois bien des dangers clairement parce qu'on on paye des salariés à la place des entreprises assez largement parce que un apprenti coûte pas cher du tout aux entreprises en même temps il y a un intérêt de formation en même temps les personnes qu'on pousse en apprentissage sont plutôt des diplômés qui auraient été embauchés de toute façon donc là il y a un vrai une vraie chose qui a changé qui est tenté ou oui c'est un recours massif il y a vraiment eu un investissement massif on rappelle aussi que d'ailleurs c'est dans la dans l'apprentissage c'est un gros facteur de d'accident du travail euh parce qu'on envoie des gens très jeunes pas formés directement avec un employeur donc il y a a aussi ce facteur là il a eu un choix làdus sur l'apentissage là il y a quelque chose qui a bougé la réforme des retraites peut pas dire ça a bougé quelles en sont les conséquences on en prévoit un certain nombre moi je prévois une augmentation de la précarité des personnes qui ne sont plus en emploi avant la retraite bon et donc dans le discours qu'on a entendu il y a plein de choses différentes à mettre sur des plans différents c'est plutôt de la communication après si on essaie de mettre de regarder la cohérence des réformes il y a une volonté de réduire les protections collectives réduire la protection sociale de entre guillemets de remarchandiser le travail ou de rendre responsables les individus de la situation qui est là leheure même quand c'est pas le cas et puis il y a une politique du marché du travail qui vise à diminuer le rapport de force sociale et notamment on a eu le chômage qui a baisser un temps réellement baisser après la crise du covid et on n pas vu les salaires augmenter et c'est probablement en partie parce que il y a des réformes en même temps qui visent à empêcher les salaires d'augmenter entre guillemets c'està-dire ben toutes les politiques alors on les a plus tout en tête mais les ordonnances Macron réom des choses comme ça la libéralisation du marché du travail d'une part la politique du SMIC pendant des années qui a consisté à pas l'augmenter le gel du point d'indice dans la fonction publique le développement de l'auto-entrepreneuriat le développement de la prime Macron tout ça c'est des politiques cohérentes qui en gros pensaient que les salaires augmentaient trop vite en France par rapport à l'Allemagne et qu' fallait rattraper l'Allemagne dans l'austérité salariale et qu'on mis ça en place et donc il y a une cohérence anné Holland depuis les années Hollandes même un peu depuis les années Sarkozy en tout cas il y a une cohérence de cette politique là et qui a été menée par le gouvernement du coup côté marché du travail il y a vraiment ça et il y a une espèce de jeu de mot sur plein emploi le plein emploi ça a existé en France dans les années 70 au moins il y avait un plein emploi masculin c'est-à-dire que tous les hommes en âge de travailler avaient un emploi quasiment à pleintemps là on est plutôt dans une situation où on panique un peu parce qu'il y a pas de croissance il y a une baisse des gains de productivité et on se dit on va rattraper ce manque de croissance en poussant un maximum de gens à accepter des conditions de travail dégradées des salaires éventuellement dégradés mais à les mettre en activité si on peut et euh deuxième élément de cohérence dans la politique du gouvernement une des stratégies pour faire ça c'est de baisser les protections collectives on décale la retraite il y a des personnes qui vont se maintenir en emploi parfois avec des problèmes parfois sans problème mais il y a plein de personnes qui sont plus en emploi et ben on va enlever encore leur protection celles qui peuvent elles vont retrouver un job en attendant la retraite et puis celles qui peuvent pas vont être précarisé pareil sur le chômage on réduit la durée d'indemnisation chômage et donc il y a peut-être des personnes qui vont retrouver un emploi dans des conditions dégradées parce qu'elles auront moins le temps moins les moyens de cher vont pas avoir le choix sin voilàà et puis il y a des personnes qui n'ayant pas le choix vont quand même pas trouver et on va les précariser ou donc ça c'est voilà un petit peu le le bilan qu'on peut tirer du gouvernement voilà une vraie précarisation et puis peut-être aussi une vous parliez de de protection collective dans l'émission juste avant il y a une forme de frustration du côté du travail des salaire qui augmente pas euh alors ils augmentent pas d'abord pour c'est la smicardisation aussi si parle c'est-à-dire que le SMIC étant le le le le le salaire qui est revalorisé à chaque fois par l'inflation et mécaniquement il a tendance à rattraper les autres salaires qui ne bougent pas et donc de plus en plus de gens vont se retrouver au SMIC ça ça monte la proportion dans chez les actifs de gens qui sont au SMIC monte chaque année alors en ce moment est historiquement haute de l'ordre de 17 % de personnes payé près du SMIC horaire en même temps c'est souvent le le cas c'est-à-dire que c'est en accordéon qu'on est à 10 % ça monte et puis ensuite ça redescend le temps que les salaires rattrapent si les comment on fait pour que les salaires rattrapent alors il y a il y a plusieurs raisons pour lesquelles les salaires n'augmentent pas il y en a une qui est réelle c'est que la croissance est pas très forte et les salaires en général ils augmentent avec la croissance donc il y a une frustration qui vient de de ça deuxième élément des choses qui peuvent donner du rapport de force sur le marché du travail par exemple les conventions collectives et faire en sorte que les conventions collectives soient plus contraignantes soit renégocier de manière plus régulière là-dessus le le gouvernement est un petit peu timide et il y a une réponse du gouvernement qui d'un côté ne veut pas que les salaires augmentent quoi qu'il disent parce queil pens c'est un mauvais pour la compétitivité mais qui voit bien cette frustration et sa réponse c'est de dire on va démantler les protections collectives et on va vous donner aux personnes en emploi du cash à la place donc l'exemple de ça même c'est pas la chose la plus grosse c'est la prime Macron la oui la prime Macron c'est de dire même avant ça la prime d'activité c'était pas c'est pas ça la prime Macron non la prime Macron c'était après les gilets jaunes où il y a eu une prime défiscalisé par an ça mais mais déjà rien que le le le la prime d'activité c'est déjà un petit peu ça c'estd le le l'État va filer aller 800 balles en plus à l'année la prime d'activité c'est encore différent la prime d'activité pour les bas salaires c'est toujours pour pas que les salaires augmentent et c'est euh comme on veut pas augmenter le SMIC euh autant que les autres salaires on l'État va payer un complément de revenu au travailleur pauvre à la place de l'employeur alors c'est pas vraiment du salaire ça donne pas de droit ça dépend des revenus de votre ménage mais du coup comme il y a besoin d'un pouvoir d'achat parce qu'on a des travailleurs pauvres et qu'on veut pas que ça soit les entreprises qui payent c'est l'État qui va payer d'ailleurs je fais une parenthèse sur le SMIC il y a en ce moment effectivement une smicardisation pendant les 15 années précédentes le SMIC s'était éloigné des autres salair donc en ce moment il rattrape parce que le SMIC est revalorisé du niveau des prix et que les autres salaires augmentent moins que les prix donc les autres salaires baissent en valeur mais dans la période précédente le SMIC avait dérivé avait eu tendance à s'éloigner c'est le en fait tout ce dont on parle parle souvent même la Prim d'activité l'idée on en a parlé au début de l'émission c'est que il y aurait plein une armée de pauvres qui ne voudrait pas travailler et que donc il s'agirait de les motiver un petit peu soit avec le bâton soit avec la carotte dans le cas de la prime d'activité mais que donc l'objectif c'est le plein emploi d'ailleurs on parlait de la loi plein emploi c'est cette espèce de boussole en disant l'objectif pour une bonne santé économique c'est que tout le monde soit en emploi est-ce que vous en tant qu'économiste vous raisonneriez comme ça est-ce que ça doit continuer à être ça parce que quand on veut parler en tant que président d'un bon d'un bon bilan économique premier truc qu'on donne c'est les chiffres du chômage c'est qu'on va dire voilà on a baissé le chômage regardez on est compétent on est rationnel on est on est on on est efficace est-ce que c'est pas ça qu'il faudrait changer qu'est-ce que qu'est-ce qui devrait être notre boussole comment on évalue la santé économique d'un pays le chômage c'est évidemment important et c'est une des sources de précarité de pauvreté difficulté donc on peut pas évacuer ça d' plus que le chômage mesure aussi un truc on y pense pas tellement mais ça mesure aussi le taux de d'insertion des gens dans l'économie formelle aussi c'est-àdire que il y a des pays dans lesquels un chômage va être élevé ça veut pas dire que les gens travaillent pas ça veut dire qu'ils vont travailler dans des secteurs informels donc le le taux de chômage mesure aussi ça oui oui oui mais donc effectivement une politique de réduction du chômage euh c'est quelque chose d'important et ça peut se faire par des moyens macro-économiques relancer l'activité ça peut se faire par des emplois publics et c'est un enjeu important la difficulté c'est que en ce moment on a une baisse du chômage qui est en partie lié au cycle économique on craint il y a un ralentissement économique que le chômage rebondisse mais en même temps que il y a cette baisse du chômage il y a une dégradation des conditions de travail et d'emploi et donc on est en train de créer un marché du travail dégradé qui va favoriser l'auto-entreprise c'est-à-dire en fait la possibilité de déroger au SMIC dans certains cas avec des auto-entrepreneurs qui àors sont payés bien moins que le SMIC ache comme au 19e en parti à la tâche effectivement alors des fois ils sont vraiment auto-entrepreneurs et des fois c'est pas le cas les emplois déguisés bah dans le secteur du journaliste c'est assez courant par exemple d'avoir des des emplois qui sont pas salariés sous forme de prestation tout à fait et donc euh connait on connait oua ouais et donc voilà la difficulté c'est-à-dire que évidemment en terme de bonne politique il faut regarder le niveau de vie et le niveau de satisfaction des gens et alors je crois que c'est dans altercho qui mettait en avant des graphiques récents en disant effectivement le chômage a baissé mais la pauvreté et notamment le nombre de travailleurs pauvres n'a pas diminué et donc il faut tenir ensemble ces élémentsl et pourquoi on on en entend pas parler encore une fois quand on parle de santé économique du pays quand on est journaliste et qu'on veut évaluer le bilan de quelqu'un économiquement comment on s prend c'est quoi les premiers trucs qu'on devrait regarder selon vous par qu'on le voit même aujourd'hui le PIB on en a déjà beaucoup parlé à blast sur le fait que ça doit arrêter d'être la boussole surtout en période de crise écologique qu'on doit arrêter de penser que quelqu'un qui fait un bon bilan économique globalement aujourd'hui ça reste quelqu'un qui a de la croissance et du plein emploi enfin ça reste qu'est-ce qu'on devrait prendre comme indicateur le C 40 la santé des entre mais c'est une vraie question parce que c'est journalistiquement c'est pas toujours simple c'est qu'est-ce qu'on prend pour évaluer une efficacité des politiques économiques c'est une bonne question mais il faut il faut tenir tout ensemble moi je fais pas partie des économistes qui disent débarrassons-nous du PIB de la croissance et enfin de la croissance si peut-être mais du PIB comme indicateur non euh et le taux de chômage c'est aussi un indicateur important pourquoi je dis que le PIB le taux de chômage c'est des indicateurs importants parce que au cours des 30 40 50 dernières années il y a un vrai lien qu'on peut établir entre progrès bien-être des individus et croissance et chômage quand le chômage augmente effectivement la situation des individus se dégrade et quand le PIB augmente effectivement en France le chômage a tendance à ruler et les salaires ont tendance à augmenter donc on peut pas dénoué complètement ce lien là par contre ce qui est vrai c'est que depuis 15 ans on a quasiment pas de croissance en France depuis la crise de 2008 pas de croissance par habitant et dans les années à venir ça sera peut-être encore le cas et notamment pour des raisons écologiques et donc on est face à un défi qui à la fois de savoir que jusqu'ici c'est le PIB qui a plutôt amené du progrès et en même temps pour demain il faut peut-être pas l'attendre de la croissance du PIB donc on a un double défi et là effectivement les autres choses qu'il faut regarder c'est sans doute le niveau d'inégalité est-ce qu'on on vit ensemble et les conditions de vie des individus et donc quand on est économiste c'est compliqué parce que les fluctuations du chômage c'est en partie je dirais pas la météo mais l'activité économique donc le résultat de ce qui se passe au niveau mondial de la politique macro-économique et puis en partie le fait de politique direct on appuie sur un bouton moi ce qui me pose la plus grande difficulté en ce moment c'est qu'il y a une violence sociale volontaire qui est faite par un certain nombre de politiques publiques et dont je ne pense pas que le bien qu'on pourra en tirer compense loin de là le mal qu'on fait directement volontairement aux gens et donc quand on raccourcit la la durée d'indemnisation du chômage quand on dit qu'on va supprimer l'ASS quand on dit que pour faire des économies on réfléchit à la réduction des AL euh je vois pas sauf dans les discours de bienfaits économiques induits qui se manifesteraient et qui justifieraiit la maltraitance qu'on fait aux gens alors justement le prochain magnéon on va encore regarder un extrait de Gabriel Atal et oui de son discours de politique générale puisque Ben il est il a l'air remontter il a l'air déterminé à la mener cette guerre sociale nous devons répondre au défis des emplois non pourvu car il est incompréhensible que le chômage reste autour de 7 % alors qu'il y a tant d'entreprises et de filières qui cherchent à recruter partout sur le territoire national nous avons en France un paradoxe nous avons un salaire minimum un SMIC nettement supérieur à celui de nos voisins et nous en sommes fiers mais nous avons une part de nos travailleurs proches du SMIC beaucoup plus importante que nos voisins c'est un problème la progression salariale doit toujours permettre de récompenser l'effort et le et le mérite alors oui j'assume de le dire il faut désmicardiser la France je veux déverrouiller l'accès au travail déverrouiller notre société je veux permettre à tous ceux qui le peuvent de travailler avec en tête les droits et les devoirs de chacun le droit d'être mieux accompagné grâce à la réforme de France travail mais aussi le devoir de chercher un emploi dans 18 départements nous avons lancé une expérimentation qui conditionne le RSA à 15 he d'activité pour l'insertion je vous annonce que nous généraliserons ce dispositif à tous les départements de France d'ici le 1er janvier 2025 de plus nous devons aller plus loin dans la réforme de l'assurance chômage mais la situation économique évolue parce que nous gardons notre objectif de plein emploi et que nous devons toujours plus à la reprise du travail je seraiis extrêmement attentif à l'évolution de la trajectoire financière de l'assurance chômage si cette dernière dévis je n'hésiterai pas comme la loi le permet à demander aux partenaires sociaux de remettre l'ouvrage sur le métier sur la base d'une nouvelle lettre de cadrage aux ambitions très claires inciter toujours plus à la reprise d'emploi sans aucun tabout combattre les trappes à une activité c'est permettre le droit effectif de chacun grâce à la solidarité à la source et je l'assume c'est aussi assumer de réinterroger notre modèle je pense notamment à laallocation de solidarité spécifique qui prolonge l'indemnisation du chômage et qui permet sans travailler de valider des trimestres de retraite nous avons une conviction et une cohérence forte nous considérons que la retraite doit être le fruit du travail et donc nous proposerons la bascule de l'allocation de solidarité spécifique au RSA et la suppression de cette allocation chercher un modèle social plus efficace et moins coûteux ce n'est pas un gros mot c'est un impératif et oui faudrait qu'on ait un modèle social plus efficace et moins coûteux alors bon coûteux on peut le mesurer facilement plus efficace efficace pourquoi efficace en fait on l'a dit pour nourrir en fait le marché de l'emploi qui a besoin quand même de main d'œuvre et cetera et puis sans tabou alors là moi il y a pas de tabou je pense non jusque là je pense qu'ils avaient quelques tabou mais là gabrielal il se dit moi moi j'incarn un truc c'est que moi je vais être sans tabou par contre moi j'aimerais préciser quand même que nous on est payé pour regarder les discours de Gabriel Atal et d'Emmanuel Macron en permanence et que parfois on les regarde encore et encore et que pour ça on mérite quand même du soutien à Blas des dons n'hésitez pas à faire des dons et à soutenir travail par que c'est pas simple s ah je vous en prie ouais ouais ouais euh bon alors qu'est-ce que ça ça ça vous inspire j'ai j'ai vu dans les ballons d'essai on parlait tout à l'heure des ballons d'essai notamment sur les remboursements pour les al donc piocher en fait dans les caisses de la SQ hein pour que la sécu rembourse moins de trucs et donc ça fera des économies et puis euh il y a eu des des des pistes de travail sur le SMIC j'ai entendu je ne sais plus quel macroniste sur un plateau venir nous dire il y a ce SMIC horaire là il y a des boulots où c'est peut-être pas justifié qu'il y a un SMIC horaire en fait je crois ouais c'est ça il y a beaucoup de pistes sur la table là vraiment ils ont plus aucun tabou c'est s'il y a plus de Smic effectivement je parlais de de tourni on l'a vu notamment avec la loi immigration c'est que en général les réformes on les voit un petit peu venir parce que elles sont plus ou moins instruites par les administrations on fait des études h et là de plus en plus souvent on voit apparaître des idées de réforme particulièrement dures euh socialement dont on n'estime pas les conséquences sauf dans les discours donc pas d'étude d'impact pas d'étud d'impact c'était le cas dans la loi immigration où il a été question ça a été censuré par le Conseil constitutionnel d'exclure les personnes étrangères des allocations familiales par exemple la suppression de la SS à ma connaissance ça n'est pas évalué euh la suppression de la me aussi l'aide médicale l'aide médicale d'État c'est effectivement la remise en cause de laame non plus et puis ça ça aurait des conséquences et euh ça aurait des conséquence oui oui non mais c'est des conséquences multiples effectivement qui sont pas évaluées donc euh il y a effectivement une sorte de de surenchè et de fuite en avant tout à fait euh donc ça c'est vraiment quelque chose qu'on va la deuxième chose qu'on peut voir c'est euh cette idée dont je parlais tout à l'heure de dépouiller les solidarités collectives euh en faisant miroiter des baisses de prélèvement obligatoires et donc en fait de d'essayer de de créer une alliance entre sans doute les plus riches qui cherchent des baisses d'impôts et les catégories intermédiaires en disant vous avez un intérêt commun c'est les baisses de prélèvement obligatoire ouais pour les petits patrons qui vont se dire ouais et puis même pour les salariés mais en faisant ça on définance en même temps le service public la sécurité sociale et on se retrouve avec une école en difficulté un hôpital en difficulté une assurance maladie qui rembourse moins bien et finalement la plupart des gens ça leur coûte plus cher parce queils se posent la question de l'école privée parce que ils doivent payer des complémentaires santé qui augmentent voilà donc ça c'est c'est une partie de du discours et puis aussi comme le gouvernement il veut des smicardiser dit-il mais il ne veut pas que les salaires augmente parce que si les salaires augmentaient bah c'est le coût du travail qui augmente et c'est emmerdant pour pour le capital voilà et donc et ben il a trouvé une solution comme il veut creuser l'écart entre les personnes qui ne travaillent pas et les personnes qui travaillent ben il va dégrader toujours plus la situation des personnes qui ne sont pas en emploi et sur l'assurance chômage j'ai perdu le compte on est à la 4e ou à la 5e réforme on a eu un recalcul des droits à la baisse 20 % de baisse de l'indemnisation en moyenne on a eu un raccourcissement des droits au chômage il est question maintenant de raccourcir une nouvelle fois les droit au chômage pour les seniors de plus de 50 ans euh on veut supprimer la S qui est la loocation de chômeurs en fin de droit et donc on a vraiment cette politique cohérente de dégrader au maximum la situation des personnes qui sont pas en emploi et là on peut envisager trois explications sur une raison morale on veut punir les gens d'être dans la situation où ils sont il faut pas exclure que ça soit une démotivation la deuxième c'est entre guillemets de creuser l'écart donc les personnes en emploi non pas leur salaire qui augmente mais on leur dit regardez les autres s'éloignent de vous et puis la troisième c'est éventuellement de pousser les gens à accepter s'ils en trouvent et s'il y a des employeurs qui les prennent un emploi à des conditions dégradées ce que je disais tout à alà et donc c'est Bruno palier il a une expression il dit c'est le plein emploi par le bas le bas sur les conditions de travail sur les conditions d'emploi et sur le salaire sal leomé non mais en fait c'est vraiment désolé je prends des notes en même temps parce que c'est très compl c'est le syndrome de première de la classe faut que j'arrête avec ça non vous vous décrivez en fait aussi ce qu'on documente à blast depuis un moment c'est cette espèce d'offensive sociale vous parliez de tourni je trouve que c'est exactement la sensation qu'on a c'est qu'il y a tellement de mesures on peut pas dire qu'ils sont paresseux hein dans la macronie vraiment ils travaillent ils travaillent vraiment à la destruction c'est absolument non mais c'est très actif et ça va tellement vite ça fait que 3 ans qu'on a créé blast ça fait 3 ans que vraiment on documente avec on essaie le plus grand sérieux chaque réforme là une partie des réformes que vous venez d'évoquer et c'est vrai qu'elles se succède tellement vite qui elles ont des conséquences tellement rapides et elles se elles sont votées et appliquées très rapidement enfin mises en en exercice comment on appelle ça mise en exécution en application très rapidement y compris à coup de 493 s'il le faut hein c'est-à-dire que ça doit aller vite que on a la sensation qu'on a même pas la possibilité en tant que corps social de lutte contre ça c'est-à-dire que qu'est-ce qu'on peut dire aux gens nous notre rôle de journaliste c'est pas de lutter contre c'est de le documenter pour que les citoyens soient informés et qu'il décident ou non après de lutter contre mais aujourd'hui quand on voit la mobilisation qui av contre la réforme des retraites et limite on a déjà oublié en fait fin c'est allé aussi vite on se dit mais est-ce que ça sert encore à quelque chose d'avoir des contrepouvoirs est-ce que ça sert encore à quelque chose de se mobiliser en tant que citoyen et je pense que c'est une question j'ai vu que ça revenait aussi dans le chat c'est une fois qu'on fait ce ce constat qui est terrible économiquement qui en plus n'est même pas forcément rationnel même dans leur propre logique libérale qu'est-ce qu'on fait que font les gens qui nous écoutent que est-ce qu'il y a selon vous encore de l'espoir que ça change est-ce que ce gouvernement là en l'occurrence est-ce que est-ce qu'il peut sortir de cette direction de C c'est on a tendance à dire bon bah déjà faudrait que les travailleurs se syindiquent aussi un peu plus on a vu que c'était important pendant la réforme des retraites aussi d'avoir c'est cette force là qui a été quand même structurée et qui a structuré un peu le mouvement mais en même temps on a aussi vu que le gouvernement peut complètement s'en [ __ ] bon là Gabriel hatal a été sympa dans son discours il a dit que quand même il avait sans doute reparlé avec les partenaires sociaux pour ses prochaines réformes bourin enfin si les partenaires sociaux sont pas d'accord euh bah c'est pas grave en fait mais c'est que je dire les partenaires sociaux n'étaient pas d'accord sur plein de de de de réformes qui sont passées quand même donc de toute façon on a un peu l'impression de bah de s'informer économiquement au maximum de dire ok on comprend un peu la logique en vous écoutant en plus c'est très très clair mais à la fin beaucoup de gens restent un petit peu dans ce ce sont un petit peu démunis vous quel sens vous trouvez à tout ça même vous en tant que personne qui participe à informer en permanence quelque chose qui nous paraî Mme les économistes dont je sais plus jeanpisaniferé qui avait aidé Emmanuel Macron à constituer à faire son programme à l'époque de 2017 tax sur les ultr riches voilà commence à dire il va falloir rééquilibrer un peu le truc faut que les riches contribuent et puis pareil pisser dans un violon quoi euh ouais alors désolé c'est la question Milard non non mais bon moi j'ai travaillé un peu sur des sujets d'économie politique qui consistent à dire est-ce que on peut expliquer les réformes qui sont faites soit par l'opinion des gens soit par des stratégies de de politique économique et souvent ça marche souvent à long terme on peut expliquer qui est des tendances par les attentes populaires il y a des périodes ça a été le cas lorsque Gard Schreder a fait les réformes s en Allemagne qui tapait grosso modo sur les protections sur le chômage et qui faisait de la déflation salariale c'est le cas aussi avec la réformes des retraites où euh on peut pas expliquer les réformes qui sont faites par une sorte de majorité qui serait derrière il peut y avoir des stratégies politiques on va servir tel ou tel camp et cetera mais manifestement si on essaie de comprendre end il y a une volonté dans le pouvoir de transformer la société et peut-être de la transformer pour demain créer une population qui sera d'accord avec une nouvelle société mais pour l'instant il est à peu près clair que les réformes elles sont faites contre une grande majorité de la population il y a des enquêtes qui sont fait chaque année par le baromètre de l'adresse donc le ministère des affaires sociales et qui demande par exemple est-ce que vous seriez d'accord pour une baisse de vos protections en échange d'une baisse de vos prélèvements obligatoires et la réponse c'est non à 75 % c'est-à-dire très loin du clivage droite gauche quand on pose la question inverse est-ce que vous voulez payer plus pour des nouvelles protections la réponse c'est souvent aussi non on préférait que ça soit quelqu'un d'autre qui paye mais tout ça pour dire que peut-être une des choses qu'on peut retirer c'est que on n'est pas à mon avis dans une situation où euh il y aurait qu'une seule voix qu'il faudrait s'y résigner et qu'elle est douloureuse en réalité il y a une pluralité d'options encore aujourd'hui il y a des défis qui sont importants on n'a pas beaucoup de croissance on sait pas très bien pourquoi on a un défi écologique majeur on a des difficultés sociales des ménages qui n'ont plus la même forme qu'avant avec beaucoup de familles monoparentales et ça accroit les difficultés donc il y a des vrais difficultés il y a des vrais défis mais il y a des options différentes qui peuvent être prise à la fois en terme de stratégie économique et puis aussi dans la population ça c'est intéressant je pense que ou en tout cas il y a des indices dans les enquêtes qui montrent que bah l'état social comme réponse au défi qu'on a la précarité on n a pas renoncé il y a un attachement au service public à l'école publique à la protection sociale les insoumis reposaient beaucoup sur les certaines enquêtes d'opinion en fait tout dépend aussi de la question qu'on pose aux gens à quel moment mais c'est est-ce que vous pensez que quand même le service public hospitalier vaudrait quand même que soit important qu'on le garde et tout oui oui d'accord qu'il faudrait taxer le rétablissement de l'impôt sur la fortune par exemple des choses comme ça les gens sont plutôt pour et pour autant on a l'impression aussi quand on regarde dans les classes populaires qui vont être tenté par le vote Le Pen il y a quand même une intériorisation de ces impératifs de on n'est pas là pour les assister parce que on pense évidemment au racisme quand on pense au vote Le Pen mais il y a aussi cette vision du monde social qui est nous on travaille on est la France qui travaille on veut pas payer pour les assister et ca ça aussi ça a imprégné ça aussi ça a pénétré un discours qui est je disais le péniste mais qui est aussi macroniste finalement donc il y a quand même une porosité enfin il y a quand même une puis sur l'assistana disais au début de l'émission vraiment les chiffres sont très très clairs sur le fait que il y a une perception des pauvres comme on choisi la pauvreté comme comme parce qu'ils renonceraient au travail qu'ils auraient une forme de responsabilité dans leur condition et cette idée progresse quand même g veulent l'état social mais pour ceux qui le méritent c'est un peu enfin je dis gens là je mélange tout d'abord d'abord il y a il y a clairement il peut y avoir des dynamique contradictoire ensuite ce qu'on sait le résultat des études de sciences sociales c'est que les dispositifs sont d'autant plus soutenus qu'ils sont incluants et quand vous avez un dispositif qui stigmatise une partie de la population et en particulier les plus pauvres il sera d'autant plus fragile politiquement c'est particulièrement le cas pour la me aujourd'hui la protection maladie elle est universelle en France mais on a choisi pour les étrangers en situation irrégulière d'avoir un autre dispositif flbelllisé donc on a construit un problème politique sur une sous-catégorie de la population alors qu'on aurait pu leur donner accès au droit tout simplemento c'est universel euh pour le reste de la population et donc euh effectivement la manière dont sont construit les politiques publiques dont elles sont construites ça peut jouer personne n' envie de d'avoir son pouvoir d'achat diminuer et cetera mais si on pose les alternatives y compris la gauche euh euh si on dit ben ok il faut financer les services publics ou il faut financer l'assurance maladie et il va peut-être falloir faire payer les riches et peut-être payer tout le monde je dis pas ça par idéologie mais historiquement les services publics et la protection sociale ça a été payé par l'ensemble de la population ça a rarement été payé par le fait d'aller taxer uniquement les riches puis ce côté contributif est aussi un truc symbolique où même les gens je veux dire sont peu êre fi de de contribuer oui effectivement ça ça ça participe au soutien très fort de ces éléments là et donc effectivement bah il y a ce débat là est-ce que dans le monde de demain où les risques augmentent on va faire l'option de d'augmenter nos protections collectives justement parce que le monde devient plus dangereux et parce qu'onattend pas d'une augmentation de salaire perpétuelle son bien-être mais ça ça passe par une socialisation croissante du revenu des services publics et cetera et donc voilà moi ce que je peux dire la crise politique en France à mon avis elle est manifeste parce qu'on mène des politiques publiques qui ne sont pas soutenus par une majorité de la population on a ce qu'on appelle en science politique un minority government c'est on a une Assemblée nationale où le le gouvernement est soutenu par une fraction qui est la plus grosse mais qui est minoritaire et qui arrivent pas à faire voter C donc ça c'est une instabilité politique donc ça c'est quelque chose auquel on n'est pas habitué qui signale une crise politique et après les options politiques elles me paraissent relativement ouvertes parce que la politique qui est menée il y a des tentations d'extrême droite il a la politique et Moné il y a d'autres propositions mais elle recueille pas un assentiment très massif quoi et donc moi ce qui m'intéresse c'est de redéplier les choix auxquels on a à faire face voilà et il y a des sujets même en terme d'efficacité économique qui sont assez manifestes on prend toujours le fait de diminuer les protections contre le chômage et les sur le domaine de la mauvaise volonté des personnes en question mais en France si on analyse froidement la situation de la population on a un problème massif de pauvreté des enfants h le taux de pauvreté des enfants c'est une personne sur 5 et il travailleent pas les enfants aussi un enfant pauvre dans les statistiques c'est un enfant qui vive dans une famille pauvre donc à chaque fois qu'on va diminuer la protection contre le chômage qu'on menace de suspendre le RSA ou qu'on supprime la SS soit par magie la personne va trouver un emploi bien payé et résoudre ses problèmes ce qui peut arriver mais ce qui à mon avis n'est pas la majorité des cas soit très souvent on va aggraver la précarité des personnes qui ont d'autres difficultés et en faisant ça on appauvrit les enfants et la pauvreté des enfants c'est un scandale en soi mais ça augmente aussi les difficulté scolaire après scolaire d'apprentissage de cognitif et particulièrement chez les enfants et je richesse ça s'érite mais la pauvreté ça s'érite aussi bien sûr et ça se reproduit aussi voilà et donc les les décisions de politique publique on peut aussi euh les regarder à cette t là euh tout n'est pas facile euh les moyens sont effectivement limités mais on peut faire des choix ambitieux notamment bah par exemple pour lutter contre la pauvreté et encore une fois je vous ai écouté un petit peu donc je pas faire un tunnel trop long au début vous demandiez est-ce que on va supprimer le RSA parce qu'il coûte trop cher non non le discours est extrêmement clair la raison pour laquelle le RSA est faible et maintenu un niveau bah c'était une hypothèse et ils disent vraiment non on veut creuser l'écart entre les personnes en emploi et les personnes au RSA oui par toute façon il y a la question de de la demande aussi il faut quand même qu'il y ait une demande dans ce pays donc on peut pas non plus assécher tout le monde il faut que les gens achètent des choses h euh tu veux une question avant le prochain Magnetto benah non justement j'allais parler de ce prochain Magnetto parce que je trouvais que la la transition la transition était quand même merveilleuse avant qu'on fasse sur justement peut-être les mesures qu'on pourrait mettre en place mais qu'on ramène la jeunesse dans toutes ces mesures Écon c'est pas le prochain alors vraiment je suis pas faite pour présenter l'émission je vais te laisser faire t [ __ ] bah alors non juste le prochain Magneto c'est sur les classes moyennes je voulais qu'on revienne un peu làdessus voilà c'est quoi les classes moyennes gabrielal en tout cas fait appel pour lui sa base sociale ce serait les classes moyennes je veux m'adresser à tous les Français à ceux qui doutent et à ceux qui espèrent à ceux qui écoutent et à ceux qui n'y croient plus je veux m'adresser à tous ces Français souvent de la classe moyenne toujours au rendez-vous de leur responsabilité qui ne se plaignent pas alors qu'ils ont souvent le sentiment de subir français av les devoirs quand d'autes ont tous les dros à ces Français qui ont parfois le sentiment que leur propre pays s'éloig qu' n'y ont plus vraiment leur place alors qu'ils en sont le cœur battant à français de l'Entre Deux trop riches pour bénéficier des aides mais pas assez pour ne pas compter qui ont le sentiment que les décisions se prennent sans eux et qu'ell bénéficient toujours au même à ces Français qui ont parfois l'impression de vivre dans une France archipelle dont les ponts serai sur le point de rompre mais c'est français qui espèrent au fond d'eux qu'on parviendra à les réunir à ces Français qui ne demandent pas la lune mais simplement à pouvoir vivre de leur travail éduquer leurs enfants se soigner et vivre en sécurité nous devons répondre aux inquiétudes de la classe moyenne et faire en sorte que ceux qui vont travailler puissent vivre dignement de leur travail et gagnent toujours plus que ceux qui ne travaillent pas alors là c'est exactement ce que vous disiez cette obsession ce truc qui revient il faut que les Français qui travaillent gagnent toujours plus que ceux qui travaillent pas je sais pas sil y a eu un moment où les français qui ne travaillaient pas gagn plus que ceux qui travaillaient je sais pas si c'est déjà arrivé mais en tout cas faudrait absolument pas que ça arrive ben alors juste je me permets le petit point RSA RMI parce qu'en travaillant sur le RSA j'avais découvert que c'était en 2009 si je ne m'abuse que le RMI avait été transformé en RSA par Nicolas Sarkozi parce que lui il avait déjà cette obsession de il faut surtout pas que les gens qui travaillent gagnent autant ou moins que les gens qui ne travaille pas et que le le RMI avait été transformé en RSA pour complexifier un petit les modalités d'accès parfois quand on avait quelques heures par semaine par exemple on pouvait quand même toucher le RSA précisément parce que c'était pas populaire et que c'était complètement bah c obsessionnel franchement c'est c'est quelque chose qui est resté aujourd'hui c'est ça qu'on voit aujourd'hui dans le dans le discours enfin dans tout ce qu'on vient d'entendre alors est-ce que c'est une réalité déjà est-ce que c'est quelque chose qu'on ob alors il y a des études il une étude de France stratégie qui montre que dans aucun cas quand on vit au minim sociaux si on reprend un emploi on on va perdre de l'argent et par le passé ça a pu être casessens avec alors il peut y avoir des des effectivement des difficultés de garde d'enfants desessens et CEA mais en tout cas on gagne en terme de revenu toujours mieux sa vie quand on a des heures d'emploi que quand on en a pas et ce qui est vrai c'est que ça a pas toujours été le cas que notamment avec le RMI il pouvait y avoir des situations où je suis au RMI je prends un mi-temps je perds d'un coup tout mon RMI et donc mon niveau de vie n'augmente pas et donc le le RSA avait été une forme de réponse et aujourd'hui c'est a pris d'activité qui consiste à dire bah si vous êtes au minimas sociaux mais que vous reprenez un emploi vous allez garder une partie de votre minima social pour compléter donc ça ça a pu arriver par le passé aujourd'hui clairement on n'est pas dans cette situation là les minimociaux sont bas ils sont maintenus bas très volontairement et donc il y a une politique B une politique publique qui choisit de maintenir les individus dans la pauvreté d'ailleurs question technique toute bête le SMIC estevorisé avec les prix là avec l'inflation c'est le cas du RSA oui il est plus ou moins indexé sur les prix de manière régulière par contre effectivement dans le temps ils s'éloignent des salaires qui ont tendance à augmenter plus rapidement que les prix et alors qu'est-ce qu'on disait euh on disait les classes moyennes ah oui c'est qui c'est est-ce que c'est la base sociale du macronisme les classes moyenes est qu'est-ce qu'on pense en fait du terme classe moyenne parce qu'on l' employé même pendant la première heure on a parlé de classe moyenne en disant il y a le bas il y a le haut de la classe moyenne mais est- est-ce qu'on garde ce terme c'est pertinent économ social il est habituel quand on dit classe moyenne de dire VO là on sait pas trop ce que c'est euh donc on peut considérer que en terme de distribution des revenus il y a des individus qui ne sont pas pauvres qui sont pas riches non plus euh et non mais effectivement donc il y a il y a des statisticiens qui disent bah le seuil de pauvreté il est 60 % du du revenu médian on pourrait avoir un seuil de richesse à 160 % du revenu médian mais ça ça prend pas en compte l'héritage et le patrimoine non euh alors alors l'héritage et le patrimoine il sont particulièrement concentrés c'estd que effectivement je crois que c'est Thomas picetti qui disait que 70 % du patrimoine est hérité et que il y a à peu près 13 % de la population je vous AB de chir 13 % de la population qui hérite plus d'une vie de travail au salaire médian donc il y a vraiment des gens mais en général on hérite tard et et plutôt vieux pour revenir aux classes moyenne les classes moyennes comme en fait il y a 70 % de la population qui reçoivent plus des services publics et des protections collectives que ce qu'il et elle ne contribu y compris dans les taxes des produits ordinaires de consommation et Cera ça juste l'IMP la TVA la CSG et ca tout le monde paye en France des prélèvements obligatoires quel que soit votre niveau de revenu en général vous payez plutôt en fonction de vos moyens et on bénéficie tous et toutes des protections collectives des services publicque de l'école gratuite de l'hôpital et cetera et donc il y a des enquêtes récentes de l'INC qui montrent justement que à part quand on fait partie des 20 30 % de la population les plus aisées on reçoit au moins autant que ce qu'on contribue en moyenne alors ça dépend des années et ça c'est un point important parce que justement un des angles alors ça date de Nicolas Sarkozi mais c'est très vrai du président actuel c'est de porter toute l'attention sur on pour appeler ça le cash c'est-à-dire le revenu sur le compte en banque oui c'est important le revenu sur le compte en banque mais si à côté des éléments qui font vos conditions de vie l'école la qualité de l'école l'accès à l'hôpital le fait qu'il y ait des médecins fait d'avoir une couverture sociale se dégrade en fait vous êtes pas nécessairement plus riche programme aussi économique de Marine Le Pen qui dit on va baisser tous les prélèvements là pour comme ça les employeurs ils vont pouvoir monter les les salaires et l'État prendra moins c'est ça et donc dans la dégradation des conditions de vie la dégradation des services publics c'est souvent en dehors du radar mais c'est un élément extrêmement important h alors on va passer au dernier Magneto tu veux le lancer toi tu as écrit un livre tu sa sur sur la jeunesse et c'est un sujet que tu suis de près puis on t'invite sur les plateaux pour ça et tout tu es devenu expert de jeunesse la jeune officiel pas jusque là mais en tout cas c'est vrai que c'est une thématique qui m'intéresse énormément parce que souvent les jeunes c'est les grands oubliés des politiques public et quand on en parle c'est pour en parler en terme négatif c'est ce que j'avais écrit d'ailleurs au début du livre et je me disais peut-être que c'est que j'exagère que c'est un peu cliché que maintenant il y a plus vraiment des gens qui parlent aux jeunes avec un ton ultra paternal on a un président qui est jeune et ça c'était sans compter sur ce discours de politique générale de Gabriel Atal mesdames et messieurs réussir le réarmement civique c'est au cœur des priorités de mon gouvernement nous devons faire respecter l'autorité partout dans les classes dans les familles dans les rues ce respect s'apprend à l'école je le disais mais ce respect passe aussi par les familles les violences de juillet dernier ont profondément marqué notre pays parmi les émetiers des très jeunes très jeunes parfois qui semblaient avoir déjà coupé les ponts avec notre société qui ne respectent plus leurs parents pour qui la violence semble un moyen comme un autre de tromper l'ennui je ne me résoudrai pas à ce qu'on a préfère attendre avant de donner une lourde peine alors que bien souvent c'est très tôt qu'il aurait fallu agir nous devons disposer de sanctions adaptées pour les mineurs de moins de 16 ans pour eux on ne peut pas aujourd'hui prononcer de peines de travaux d'intérêt général je vous annonce que nous créerons des travaux d'intérêt éducatifs qui seront leur équivalent et seront donnés plus facilement que des peines d'intérêt général cela fera partie cela fera partie de la révision de l'échelle des sanctions dans nos établissements scolaires que j'évoqué il y a un instant dès le plus jeune âge il faut en revenir à un principe clair tu casses tu répares tu ses tu nettoies tu défies l'autorité on t'apprend à la respecter nous responsabiliserons aussi davantage les parents dans le cadre du projet de loi sur la justice des mineurs nous soutiend la mise en place de travaux d'intérêt général pour les parents de jeunes délinquants qui se sont totalement et volontairement soustraits à leurs obligations et responsabilités parentale mais je le dis oui ben alors moi cette alors oui cette intervention je m'en suis pas remise parce que vraiment c'est très très décorrélé de tout ce que nous disent les sociologues les spécialistes de la jeunesse même les les économistes qui travaillent sur ces questions là c'est que là la la les politiques publiques alors justement je vous poserai peut-être la question aussi de quoi on aurait besoin en terme de politique publique de la jeunesse not notent sur le plan économique mais là c'est vraiment s'adressé à la jeunesse avec un ton très autoritaire c'est tu casses tu répares tu ses tu nettoie c'est quelque chose non mais c'est on se croirait je je je c'est c'est inv vrai semblable et comme quoi on peut être jeune et mener une politique de vieux enfin c'est c'est complètement c'est tellement lunaire c'est tellement loin des aspirations des jeunes je pense que si vous allez dans la rue et vous demandez à des jeunes de quoi ils ont besoin en terme de politique publique très peu vont vous répondre qu'ils ont besoin de ce type de politique publi c'est le bon sens de son électorat vieux mais c'est c'est vraiment une stigmatisation de la jeunesse parce que s'adresser aux jeunes comme ça c'est aussi voir en les en chaque jeune quelqu'un de potentiellement dangereux quelqu'un de potentiellement délinquant quelqu'un de de qui n'est potentiellement pas sage et c'est au mîre aussi toute la grande souffrance qui est aussi qui est aujourd'hui la souffrance de la jeunesse d'autant plus qu'il parle des violences de l'été les jeunes cet été ont tué personne c'est les flics à la base c'est un flic qui a tué quelqu'un à la base on là il parle pas de cette violence là quoi et surtout n' personne de cette de cette jeunesse alors là en l'occurrence puisque c'est les jeunes de banlieu qui sont visés c'est cette partie de la jeunesse qui est particulièrement délaissée qui est particulièrement soumise aux inégalités on avait fait une émission entière à blast où on rappelit quels sont les chiffres de ce qui se passe en banlieu des des chances qui ne sont pas les mêmes les chances d'accès à l'éducation supérieure des chances d'accès à un emploi de qualité et aujourd'hui on a parlé de logement on a parlé de pauvreté les premiers pauvres ce sont les jeunes les premiers qui sont exposés à la crise du logement ce sont les jeunes chaque année on manque par exemple de 250000 logements pour des étudiants c'est ce que disait nous disait un rapport du Sénat en 2021 il y a l'enquête de la FAGE là récemment qui nous a montré que plus là je donne des chiffres très récents que j'avais même pas donné dans le Liv oui qui nous dit que plus d'un tiers des étudiants qui vivent pas dans les logements du cru aimeraiit ou auraiit besoin d'en avoir un oui mais ça permet le développement d'un marché privé de logement étudiant mais marché privé qui ne permet même pas de répondre à tout ce dont les jeunes ont besoin la moitié des personnes qui font la queue pour avoir de l'aide alimentaire en France ce sont des personnes qui ont moins de 26 ans alors qu'il représentent pourtant une minorité dans la population donc la crise alimentaire la crise du logement la crise de l'emploi la précarité de l'emploi euh il faut rappeler qu'un emploi sur deux pour les jeunes est un emploi précaire c'est un emploi qui n'est pas en CDI globalement ça c'est ça qui touche les jeunes avant tout et Gabriel Atal donc nous parle avec ce ton autoritaire alors pour lui et par honnêteté intellectuel il faut quand même préciser que il a eu un mot pour la santé mentale des jeunes que c'est la première fois à ma connaissance que ça se passe c'est vrai dans un discours de politique générale donc ça c'est très bien si derrière on pouvait avoir réellement des moyens pour faire face aux problématiques de santé mentale ça serait bien il a dit quand même ils sont un peu déprimés ces jeunes mais mais ce qu'il faut encore une fois il faut aller aux causes si les jeunes sont déprimés si enfin déprimés on parle de trouble dépressif majeur d'iété de trucs très très grav quand même de tentativ de suicide de tentativ de suicide en augmentation nette c'est aussi à cause de la situation sociale c'est aussi à cause du manque de perspective et ça c'est pas du tout adressé par le gouvernement et c'est particul parulièrement c'est particulièrement étonnant quoi d'en parler à ce point d'être à côté de la plaque vous Michel Zemour quand vous entendez là ce qu'on a entendu sur la jeunesse sachant que finalement la seule fois qu'on parle des jeunes c'est pour parler de l'apprentissage c'est pour dire enfin en terme positif entre guillemets c'est pour dire voilà on a réussi à les mettre quand même un petit peu au travail qu'est-ce que vous aimeriez voir mise en œuvre sur le plan économique pour les jeunes pour lutter contre cette cette précarisation des jeunes qui ne cesse d'augmenter encore une fois les chres sont dans le rouge làdessus et moi depuis que j'ai écrit mon livre les chiffres ont encore augmenté en terme de crise du logement et en terme de crise alimentaire parce que sur le marché du travail c'est les derniers entrant donc ils arrivent déjà ils se prennent tout toutes les transformations là alors que d'autres peuvent être à l'abri si tu un CDI depuis 20 ans et ce eux ils se mangent tout de de fa en arrivant donc oui qu'est-ce qu'on ferait qu'est-ce qu'il faut faire alors au moins deux constats effectivement ce qu'on a vu depuis la crise de 2008 c'est qu'on a des entrées sur le marché du travail où les gens qui arrivent sont moins bien payés que les gens arrivés disant avant et ça c'était pas arrivé depuis très très très longtemps et donc on a c'est les conséquences de l'absence de croissance mais arrivé dans ces conditions-là les personnes plus âgées leur salaire augmente lentement mais elle augmente à l'ancienneté et les jeunes qui arrivent arrivent dans des conditions plus dégradées la deuxième chose qu'on sait ça c'est les travaux de Cécile vandevel Tom chevalier qui montre ça euh ce qui caractérise les jeunes dans les politiques publ c'est qu'ils ont moins de droits que les autres ils sont issus d'une droit commun il y a deux exemples de ça le fait que le RSA il a un âge minimum sauf exception donc en dessous de 25 ans pas de RSA le deuxième exemple c'est pour les bourses du cru on regarde la situation des parents et pas la situation réelle des étudiants ce qui pose des problèmes en cas de rupture familiale et CEER et c'est comme Imagineer une personne retraitée on dirait pour le le minimum vis on va regarder si vos enfants ont de l'argent ou pas non on considère la personne en tant que telle et les jeunes on les considère pas en tant que tel on les consid tous les pays d'ailleurs à 24 ans 25 ans comme des enfants de leurs parents et c'est vrai que c'est pas le cas dans tous les pays et on l'a vu au moment de la crise du covid euh il y a une protection sociale en France qui est forte qui protège une majorité des gens mais parmi les gens qui ont été le plus frappés et le plus laissés sans solution il y a les jeunes justement parce qu'ils étaient en dehors des protections du droit commun donc moi j'ai pas de réponse à toutes les questions que vous posez mais il y a un consensus assez fort aujourd'hui notamment pour étendre la protection du RSA aux jeunes le gouvernement a fait la garantie jeune celui-là et les précédent ce qui va dans cette direction mais c'est encore sur deux sur dem mes tout le monde c'est quoi la garantie jeunes pour une garantie locative alors pardon le contrat d'engagement jeun les noms arrêent pas de changer donc c'est pas la garantie jeune mais donc en gros des des dispositifs temporaires qui miment un peu le RSA mais sur demande qui sont pas très faciles d'accès donc qui serait temps d'ouvrir le droit commun de la protection sociale aux jeunes et puis après il faut des des politiques plus générales de formation et cetera mais au moins les intégrer dans la protection collective parce que ce qu'il faut rappeler c'est que la politique à destination de la jeunesse coûte cher c'est pas on on dépense des milliards chaque année pour les jeunes mais simplement c'est des politiques qui sont pas adaptées et vraiment là je je pense qu' peut terminer là-dessus sur ce sur ça parce que c'est vraiment très très étonnant encore une fois c'est le coût du service national universel donc Gabriel hatal est le grand promoteur et c'est son c'est son grand truc depuis le début euh qui est donc une espèce de réminiscence du service militaire où on on reprend les codes du service militaire mais sans le militaire évidemment ils sont pas armés mais ça coûte extrêmement cher et l'idée c'est c'est toujours dans cette idée de mettre les jeunes au pas de d'avoir de la cohésion de la cohérence et en soi pourquoi pas pourquoi pas euh un endroit de mixité sociale ou des jeunes pourrai apprendre des choses un endroit d'éducation civique pourquoi pas mais quand on met 2 milliards en fait c'est peut-être naïf de dire ça mais quand moi je vois je me dis mais il y a il y a des des des millions de jeunes qui aujourd'hui carrément ne mangent pas à leur fin he c'est les chiffres qu'on commence à avoir Deah alors ça dépend des associations mais un jeune sur deux qui se priverait à un moment d'un repas dans la semaine euh pourquoi mettre 2 milliards d'euros dans le service national universel est-ce que c'est vraiment ça et donc là encore une fois moi j'appelle à à écouter un peu ce que disent les jeunes ce que vivent les jeunes et à avoir des politiques qui sont adaptées à ce que disent les acteurs de terrain vous avez mentionné les travaux de sociologue qui ont énormément travaillé là-dessus moi je voudrais aussi mentionner qu'ine Peny qui a produit un livre qui s'appelle pour une politique de la jeunesse où il appelle aussi à étendre les minimas sociaux à éendre les droits sociaux aux jeunes et et puis il y avait une proposition qui était de de picketti à la bas là sur cette idée de il faudrait du coup ça répond aussi aux questions d'inégalité il faudra refondre complètement ces questions d'héritage et pourquoi pas imaginer voilà un héritage oùù on capte beaucoup plus beaucoup plus taxé parce que pour faire un héritage pour tous en fait alors picketti chiffrait ça 180000 € en début ou 200000 € en début de de de vie de l'adulte voilà ou qui qui qui viendrait du collectif le PS il me semble a repris un peu cette proposition il y a pas longtemps en en descendant plutôt à 80000 hein parce qu'il faut pas pas agéré 200 s ça fait beaucoup et que le PS en est quand même raisonnable mais cette proposition fait son chemin c'est c'est c'est une donc l'idée de prendre beaucoup de taxer plus les héritages pour qui a de l'héritage pour tous qui est un capital de départ dans la vie pour les jeunes c'est ça c'est une bonne idée ça me pose des questions la tradition de l'État social c'est de protéger les conditions de vie et le revenu c'est pas de donner du capital donc probablement que ça serait une dynamique égalitaire parce qu'aujourd'hui tout le monde n'érite pas et on hérite plutôt vieux donc hérite é jeune et donner un héritage à tout le monde serait clairement une dynamique égalitaire mais on peut aussi se demander quand on vous donne un un capital à 18 ans et ben il y a les personnes qui sont en grande difficulté qui vont simplement le consommer pour vivre et les personnes qui ont moins de difficulté qui peut-être le placeron et cetera et donc spontanément j'aurais plutôt tendance à dire commençons par protéger les conditions de vie et de revenu avoir un revenu minimum garantie parce que des fois on peut pas travailler pour plein de raisons et et protéger ça ça m'empêche pas de réfléchir à la question de l'héritage et surtout effectivement de taxer réduire l'héritage mais je suis c'est pas mon premier mouvement le capital de départ d'accord ben merci pour ces réponses merci pour votre présence pour cette heure de discussion merci aussi à toi Salomé on arrive à la fin de cette émission il est 21h4 vous êtes toujours nombreux et nombreux dans le chat et notamment là je vois que vous me parlez du fait que Tibo inshape a annoncé qu'il voulait porter plainte contre blast pour la vidéo le rinoceros de dimanche et bien euh on avait prévu le coup vous en faites pas c'est pas la première fois que des gens essayent de porter plein de contreblast pour diffamation et cetera enfin on est toujours plus ou moins proche de la procédure billon mais rassurez-vous normalement le droit de la presse est là pour protéger la liberté des gens de quand même pouvoir dire des choses dans la presse et on va pas se laisser intimider rassurez-vous ce sera défendu ce sera bien défendu ne vous en faites pas ceci dit évidemment les avocats ça se payent blast ça se paye n'hésitez pas à nous soutenir pour qu'on puisse continuer à faire des trucs comme ça et des trucs comme ce soir où on prend 2 heures pour parler d'économie pour parler de social et bah merci tout le monde merci d'avoir été là est-ce que j'oublie quoi que ce soit je crois qu'on est on est bon hein on est bon bah très bien merci à tout le monde merci à l'équipe technique merci en haut merci derrière merci Mathias merci Julien merci mention spéciale à ceux qui ont découpé les petits extraits de Gabriel àal et qui ont dû regarder du Gabriel àal pendant donc Mathias Mathias mention spéciale à toi qui beaucoup pour préparer cette émission c'était le 3è numéro de la France à peur nous on se retrouve donc là on était en quoi là on est en février donc nous on se retrouve en mars pour un début mars à mon avis pour un nouvel épisode de la France à peur en attendant ben moi je vous retrouve dimanche dans rinoceros cette fois-ci on va parler de valeurs actuelles on va voir procès pas procès est que je sais pas mais je pense que ça va le faire Merci à VOUS bonne soirée et à la prochaine et voilà les gens ils sont quand même des oufs dans le chat et oui SALUT [Applaudissements] [Musique]

ATTAL, MACRON : UNE GUERRE SOCIALE CONTRE LES PAUVRES, DÉCRYPTAGE AVEC M. ZEMMOUR (PARTIE 2) #LFP3 — Éric Zemmour · Pourquijevote