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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 juin 2025 30 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalBudget & impôtsÉconomie & entreprises

Gérard Larcher, invité spécial de Sens public

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Donald Trump est-il en train d'abîmer la démocratie américaine ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que votre parti pourrait vivre une telle dérive ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une tentation illibérale qui peut traverser la France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la victoire de Duda en Pologne est une mauvaise nouvelle pour l'Europe ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Parlez-vous de génocide à Gaza ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a-t-il raison de vouloir reconnaître l'État palestinien ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00AnimateurFait
    « Sans moi, Donald Trump aurait perdu l'élection. »
  • 8:00Gérard LarcherFait
    « Il y a une demande d'efficacité parfois même peut-être plus que de démocratie elle-même. »
  • 13:00Gérard LarcherFait
    « Il faut troyage ethnique. »
  • 14:00Gérard LarcherFait
    « Le Sénat l'a fait en 2014. »
  • 17:00Gérard LarcherFait
    « J'ai considéré ça comme une information et non pas une application de l'article 12 de la constitution. »
  • 20:00Gérard LarcherChiffre
    « Il faut trouver 40 milliards d'euros d'économie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] C'est une amitié virile qui implose désormais au grand jour. Par une série de tweets rageurs, Elon Musk s'en est pris jeudi à la Maison Blanche. Sans moi, Donald Trump aurait perdu l'élection.

Quelle ingratitude ! Le milliardaire menace de mettre hors service son vaisseau spatial Dragon utilisé par la NASA et accuse même Donald Trump d'être impliqué dans le scandale Epstin, vaste affaire de viol et de trafic de mineurs aux États-Unis. Elon et moi avions une très belle relation et je ne sais pas si ce sera encore le cas.

Je suis très déçu par Elon, je l'ai beaucoup aidé. Donald Trump qui affirme qu'on Musk serait devenu fou à cause de décisions en défaveur de ses véhicules électriques. Il y a une semaine pourtant, les deux hommes maintenant les apparences dans le bureau oval alors que la mission de réduction de la dépense publique confiée au patron de Tesla prenait fin.

L'affaire ne pouvait que mal se terminer, d'autant que chacun a des intérêts divergents. Et ces intérêt divergents se sont retrouvés au moment du vote de la loi budgétaire, la grande et belle loi de Donald Trump, celle qu'il doit faire passer pour pouvoir mettre en place réellement son programme. Ce méga projet budgétaire qui prévoit des baisses d'impôts pour les plus riches et de nouveaux moyens contre l'immigration était dans le viseur d'lon Musk le juge trop dépensier.

La banqroute de l'Amérique, ça n'est pas OK. Tu le texte. Le milliardaire déjà opposé aux tarifs doués américains qui ont pénalisé ces entreprises pourrai se muer en premier opposant à Donald Trump.

Il a les pouvoirs de nuire. C'est l'homme le plus riche du monde. Il a des pouvoirs financiers euh extravagants pour un seul homme.

Il peut créer un parti comme il l'a dit euh ramener autour de lui un ensemble de gens qui sont à la marge du parti républicain et qui pourraient donc le disputer notamment en s'engageant dans les primaires républicaines. Après 4 mois de cohabitation chaotique, l'allié de Donald Trump dans sa conquête de la Maison Blanche semble bel et bien s'être retourné contre lui. Et donc pour démarrer ce premier sens public sur le canal 8 de la TNT, je reçois le président du Sénat Gérard Larcher.

Bonjour. Bonjour. Bienvenue.

On va évidemment réagir à l'actualité internationale. La démocratie américaine. Beaucoup beaucoup de questions d'actu nous parce que pour vous interviewer deux des éditorialistes de sens public sont à mes côtés.

Tamtran la directrice adjointe de la rédaction de public en charge du parlementaire et Antoine Berdorf, bonsoir journaliste à l'opinion qui a rejoint l'équipe de sance publique il y a quelques semaines et qui sera qui fera partie tout comme table d'ailleurs de de l'équipe des éditorialistes la saison prochaine. Ça nous permet aussi de vous présenter au nouveaux téléspectateurs et téléspectatrices qui éventuellement nous rejoignent sur sur la 8. Alors, ils auront l'une et l'autre chacun 10 minutes sur l'actualité parlementaire, sur l'actualité politique.

Moi, je me garde un peu l'actualité internationale. Mais quand même, un mot pour commencer sur cette date, la ce ce canal 8 et et peut-être sur le le rôle d'une chaîne parlementaire. Je je vais être volontairement provocateur.

Ça sert à quoi une chaîne parlementaire ? Bah, c'est d'abord une chaîne qui doit informer sur l'activité du parlement. Je rappelle que c'est un des piliers de la démocratie.

C'est en même temps une chaîne qui a une vocation civique et une vocation pédagogique. Euh expliquer la loi, expliquer le travail du parlement, la relation avec le territoire, commenter au travers du prisme parlementaire l'actualité. Et donc c'est un des éléments constitutifs d'une relation de proximité parce que notamment au Sénat, nous sommes dans la proximité avec les collectivités territorial.

On est aussi une chaîne des territoires d'une certaine façon bien sûr. Et d'ailleurs la relation que vous avez, je ne parle pas de l'opinion mais avec la presse avec la presse quotidienne et hebdomadaire régionale, c'est aussi une référence et je crois que c'est pas l'occasion d'opposer les uns aux autres mais vous faites la démonstration que le lien avec les territoires, la proximité, vous savez, c'est ce que j'ai ressenti hier euh dans les Hautes Pyrénées. On m'a parlé de public sénat, des ma Oui.

Non mais ça veut dire qu'il su l'actualité bien sûr du mercredi mais au-delà ou et j'emporte témoignage sur la chaîne radio des mères qui m'intervie hier à Tarbe. Alors l'actualité internationale et plus particulièrement américaine, on regardait ensemble ce théâtre permanent qui est l'actualité là-bas, ce ce sujet sur la brouille, voir le pugil entre le président américain, le patron de de Tesla X entre autres. Question assez générale, Donald Trump est-il en train d'abîmer la démocratie américaine ?

Cette si vieille démocratie ? Je suis un peu interrogatif dans la démocratie américaine aujourd'hui. Euh j'allais dire plus peu de réaction encore aujourd'hui du Parlement et mais il y a un signe et un signe dont nous avait parlé mardi et mercredi à Varsovie.

H 80 sénateurs h qu'il soit républicain ou qu'il soi démocrates se sont réunis pour travailler autour de sanctions supplémentaires autour de la Fédération de Russie si elle ne s'engage pas dans le processus de paix avec l'Ukraine. Et nous avons lancé la diplomatie parlementaire à l'URIO. Nous avons lancé un appel à ces 80 parlementaires, les trois présidents, la présidente du Sénat polonais, la présidente du Sénat qu'on appelle le bouestrat allemand et le président du Sénat de la République française pour dire à ces 80 sénateurs euh ensemble réfléchissons parce que cheminer vers la paix, c'est nécessaire mais ça n'est pas au prix de l'abdation et de l'abandon.

Voilà un exemple concret. Oui, mais mais vous répondez pas tout à fait à ma question sur la démocratie américaine. Elle elle est mise en danger quand même par certaines des décision de Trump. que je n'entendais pas encore beaucoup de réactions parce que dans une démocratie, il y a un pouvoir exécutif, il faut des contrepouvoirs.

D'ailleurs, le Sénat c'est par nature un contrepouvoir et ces contrepouvoirs, c'est pour ça que j'ai vu cette petite lueur quand à la fin de la semaine dernière, 80 sénateurs démocrates et républicains, je rappelle qu'ils sont 100 ou euh nous ont en quelque sorte fait adresser de manière indirecte ce message. Je me suis dit il y a une réaction quand quand vous voyez ce que le parti républicain est devenu aux États-Unis, est-ce que vous dites on est à l'abri nous ? Est-ce que votre parti qui porte le même nom pourrait vivre une telle dérive ?

Je le crois pas. Je crois pas profondément parce que notre parti est constitué en fait de plusieurs courants politiques. Oui.

Au soubassement, il y a les gaulistes. J'appartiens à cette sensibilité. Il y a aussi les centristes qui nous ont rejoint.

Il y a un certain nombre de de libéraux et je pense que dans nos gênes profondément, il y a la démocratie. Il y a la démocratie euh parlementaire en même temps que le désir d'un exécutif qui soit fort. Mais un exécutif fort, c'est pas un exécutif solitaire qui décide tout seul.

Nous voyons bien que la succession de décret tel qu'ils sont signés par le président Donald Trump quelque part nous interpelle, nous interroge et nous renvoie un devoir majeur qui est le devoir de contrôle, la mission de contrôle et en même temps Garch Arché quand même cette tentation illibérale elle existe quand on regarde un petit peu les enquêtes d'opinion chez les Français y compris il y a une demande d'efficacité parfois même peut-être plus que de démocratie elle-même. Les contrepouvoirs étant vu comme des facteurs d'inertie. Est-ce que là quand même il y a pas sur le modèle Trump, le modèle américain, une y compris quelque chose qui peut traverser en France et créer une tentation ?

Je je ne dis pas que nous ne vivons pas une crise du résultat et notamment dans notre pays. Nous avons eu une succession d'engagement au moment des élections présidentielles qui ne se sont pas traduits par des résultats. Le seul résultat aujourd'hui qu'on voit concret, c'est que nous sommes dans une situation de déficit budgétaire extrêmement important qui va nous conduire à faire des propositions pour retrouver une trajectoire.

Mais face à ce doute-là, la réponse à mon avis c'est plus de démocratie dans la proximité et c'est pas simplement l'organisation politique qui soit différente. Vous savez, le débat sur la proportionnelle, c'est pas ça qui nous permettra de retrouver la confiance. Le débat qui nous permettra de la confiance, c'est un débat en vérité qui doit nous conduire à des résultats concrets.

Vous avez amorcé deux des thèmes dont on va parler, le le budget, la la proportionnelle, mais quand même, vous étiez en Pologne et on vient d'y vivre une élection présidentielle remportée de justesse par un historien nationaliste du Parti populiste droit et justice s'appelle Carole Navroki. Il se présente d'ailleurs comme un admirateur de Donald Trump. Est-ce que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Europe ça ?

En tous les cas, c'est pas une bonne nouvelle. pour l'Europe, l'État actuel parce que la Pologne est un des sous-bassements de l'Union européenne. C'est un des trois pays qui aujourd'hui avec l'Allemagne et la France, j'ajoute à l'extérieur de l'Union européenne, le Royaume-Uni qui s'en doutait le plus à même demain de constituer le pilier de la défense européenne dont nous avons besoin.

Non pas consacre beaucoup plus d'argent que nous à la défense en part de budget. Ils avaient un certain retard, ils consacrent à très grand très grand et en même temps c'est un pays capable de s'ouvrir d'innover. C'est un partenaire très très important.

Nous l'avons fixé dans le traité de Nancy le 9 mai dernier, une relation mémorielle, culturelle dans les secteurs de la recherche, dans le secteur agricole, dans le secteur de la défense. Et bien naturellement ça n'était pas le candidat de mon cœur. Le maire de Varsovie était plutôt proche d'ailleurs des républicains puisqu'il appartient au Parti populaire européen qui est notre parti que nous avons en commun.

J'ai trouvé nos amis euh à la fois c'est marqué à peu Ouais. Euh mais totalement déterminé à poursuivre la marche de la Pologne à l'intérieur de l'Union européenne et en même temps pour assumer les responsabilités qui sont celles d'un grand pays européen comme la Pologne. Dernière question internationale Gérard Larchet sur le proche Orient.

La guerre qui se déroule depuis 19 mois notamment à Gaza. Plus de 52000 Palestiniens tués 118000 blessés. Parlez-vous de génocide ?

Non, parce qu'il faut se méfier euh des mots et de leurs signification. Par contre, je l'ai dit, euh, on ne peut pas poursuivre dans cette situation. Il faut troyage ethnique.

Alors, il faut dans cette situation d'abord répondre à l'urgence humanitaire et il répondent d'une manière qui soit continue, construite en apportant des garanties. Il faut aller aller vers euh incesser le feu. En même temps, ne pas oublier la cause de tout cela.

Le 7 octobre, ne l'oublions pas euh le nombre de personnes assassinées, de blessés, n'oublions pas les otages. Mais aujourd'hui, je le dis, pas question de Israël le droit de se défendre d'oublier le Israël a le droit de se défendre mais aujourd'hui Israël doit mesurer son gouvernement car je ne mets pas Israël et son gouvernement tout à fait sur la même ligne. Les choses ne peuvent plus continuer ainsi.

Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison selon vous de vouloir avancer sur la reconnaissance de l'État palestinien ? Le Sénat l'a fait en 2014. Une proposition de résolution avait été une proposition de résolution.

J'étais président du Sédit à ce moment-là. Nous l'avons fait parce que il n'y a pas d'autres solution que celle de deux États vivant côte à côte dans la sécurité. Encore faut-il qu'au plan international collectivement nous donnions les moyens à l'autorité palestinienne d'exercer.

Il faut revenir dans les frontières défini à Oslo, dans l'accord d'Oslo pour permettre au territoire palestinien de devenir pleinement un état. Cette autorité palestinienne que j'ai été rencontré d'ailleurs à Ramala à la fin de l'année 2023. Il faut aussi qu'elle s'engage dans ses responsabilités.

Elle est en train de le faire au Liban aujourd'hui. Cette démarche là m'a paraît indispensable. Ça veut dire aussi la fin de la colonisation.

Et quand vous allez mal, quand vous passez entre des murs, vous vous dites qu'il y a encore du chemin à faire. J'ouvre le chapitre parlementaire avec cet anniversaire. Souvenez-vous ce 9 juin 2024, après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote.

Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Je signerai dans quelques instants le décret de convocation des élections législatives qui se tiendront le 30 juin pour le prer tour et le 7 juillet pour le second. Gérard L, est-ce que vous en voulez toujours à Emmanuel Macron de ne pas vous avoir consulté plus que ça et surtout d'avoir pris cette décision ?

Le terme plus que ça est déjà abondant puisque ça durit informé 1 minute 30 et j'ai considéré ça comme une information et non pas une application de l'article 12 de la constitution. Nous nous en sommes expliqués avec le président de la République. Je suis pas quelqu'un.

Je lui ai dit d'ailleurs en fin décembre allez on tourne la page. Mais je pense que ça a été une faute et cette faute nous en payons les conséquences aujourd'hui. Alors vous avez commencé à parler de la proportionnelle.

On a compris votre désaccord mais le premier ministre François Bairou, il tient énormément. Il a déjà confié à certains parlementaires vouloir présenter ce projet de loi avant l'été. Est-ce que vous avez échangé avec lui sur ce sujet ?

Est-ce que vous avez échangé cette même date sur la proportionnelle ? D'abord, le premier ministre doit écouter l'ensemble des formations politiques et je constate qu'une partie des formations politiques qui constituent le gouvernement sont hostiles à la proportionnelle et pas simplement. la famille des républicains, une partie de ceux qui se réclament d'horizon et d'Édouard Philippe, une partie importante de ceux qui sont autour de Gabriel Atal.

Mais pourquoi ? Parce que est-ce le premier sujet de préoccupation des Français ? Non, je pense que pour la politique, faut la proximité.

Or, la proportionnelle, elle éloigne tout simplement le parlementaire député euh d'un territoire et des citoyens qui composent ce territoire. Je crois profondément à la proximité. Ça ne peut pas être qu'un calcul politique.

Je reconnais au Premier ministre, vous çavez 3 décennies et bien moi, depuis trois décennies, je suis quelqu'un attaché au scrutin majoritaire à deux tours pour l'élection des députés. Naturellement en tant que sénateur, il appartiendra le moment venu au députés d'en décider et l'homme politique que je suis réaffirme qu'il n'est pas favorable à la proportionnelle. Alors vous l'avez dit, votre famille politique est opposée.

C'est ce que nous a confirmé Bruno Rotaillot cette semaine à l'issue de son entretien avec François Bairou. On l'écoute. Toutes les options sont ouvertes.

Nous lui avons dit notre opposition très très ferme, absolue pour ce mode de scrutin qui n'est pas seulement un mode de scrutin qui pourrait déséquilibrer les institutions de la 5e République, qui a besoin d'une majorité pour bien fonctionner, une majorité pour prendre des décisions qui s'imposent aujourd'hui. Chez nous, une position qui n'a pas varié. C'est une position qui est une position de fond.

Nous pensons que le scrutin proportionnel aboutirait à une assemblée ingouvernable. Si le premier ministre reste sur cette position, est-ce que votre famille politique peut rester dans ce gouvernement ? Écoutez, nous en débattrons, mais c'est un sujet important et ce que vient de dire Bruno Rotaillot avec à ses côtés les deux présidents de groupe montre bien que c'est une position unanime.

C'est une menace. Non. Toutes les options sont ouvertes.

Il laiss nous avons dit au premier ministre qu'il nous consultait et là il a fait plus d'une minute 30 que nous étions défavorable à mode de scrutin proportionnel pour les élections législatives. Le moment venu et bien nous verrons ce que propose le premier ministre. J'ai eu l'occasion de le rappeler ce matin même au ministre en charge des relations avec le parlement.

Alors Gérard l'archer, l'équation va être difficile également pour l'année prochaine. Il faut trouver 40 milliards d'euros d'économie. Le Sénat doit présenter ces pistes le 18 juin.

Quelles sont vos orientations ? Est-ce que vous allez aller vers le gel ? Vous av en aviez parlé quandême d'une piste pour l'année prochaine.

D'abord la méthode. La méthode c'est nous devons être prêt prêt à faire des propositions pour le budget pour ne pas nous retrouver dans la situation de l'an dernier. Souvenez-vous de l'état de suspension que nous avons vécu entre la dissolution d'élection législative et la formation du gouvernement de Michel Bardier.

Donc nous voulons préparer ce budget. Nous l'avons commencé il y a maintenant plusieurs semaines dans une démarche un peu originale. Et pour ceux qui nous regardent et nous écoute, ceux qui préparent le budget, ça s'appelle des rapporteurs dans la commission des finances ou dans les commissions spécialisées.

Et bien, ils travaillent ensemble pour explorer toutes les pistes, pour permettre à la fois de trouver les 40 milliards pour retrouver une trajectoire d'équilibre budgétaire d'ici 2029. Et en même temps, pour avoir une efficacité de l'action publique, il s'agit pas que de faire des économies, il faut une dépense publique qui soit efficace et réponde aux besoins euh de notre pays. Car si notre dépense publique était aussi efficace comme nous sommes la première dépense publique de tous les pays de l'Union européenne et même de l'OCDE, qu'est-ce qu'on devrait être heureux ?

L'année blanche, c'est une piste quand même. Ça pourrait rapporter 27 milliards d'euros. Je l'ai dit, l'année l'année blanche peut-être une piste plus que piste quand même.

C'est une piste sérieuse bien évidemment mais il faut l'examiner. Ce n'est pas le 18 juin que nous fons proposition mais la fin du monde. Mais ça frappe d'abord les collectivités locales une année ça frappera tout le monde l'État les collectivités territoriales mais aussi il faut le dire euh tout le secteur de la santé et tout le secteur chacun et toutes les pistes doivent être examinées sur les collectivités territoriales.

Leur contribution elle est une réalité. Encore faut-il par exemple si on a léger des normes e 202324 rien que pour les collectivité territoriale c'est 4 milliards 100 millions d'euros en plus quand on cherche 4 milliards voyez où il se trouve le décret tertière vous savez énergétique 5 milliards de travaux par an pendant 10 ans dans les écoles est-ce qu'il n'y a pas j'allais dire un peu de bon sens qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas conduire un certain nombre de travaux en matière énergétique. Vous savez dans le BR, on dit on fait quoi qu'on peut avec quoi qu'on a et ben quoi qu'on a, on en a pas beaucoup et ben il faut qu'on ait un budget réaliste.

Euh un sujet d'actualité puisque le président brésilien Loula a exhorté Emmanuel Macron à accepter l'accord de libre échange Union européenne Mercosour. Il est actuellement en visite d'État en France. Est-ce qu'avec le nouveau contexte international que nous avons évoqué tout à l'heure avec Thomas, vous pensez que bien cet accord aujourd'hui vous changez un peu de regard dessus ?

D'abord, il faut un accord équilibré, un accord avec des clauses miroires. Nous sommes en train d'avoir un débat sur une proposition de loi agricole qui vise à qui vise très polémique du plan Menonville qui vise à alléger un certain nombre, j'allais dire de de suggestions sur le monde agricole et on accepterait l'importation de produits agricoles par exemple qui ne répondrait pas aux normes imposées au producteurs européens. ce qu'on appelle les clauses miroirs.

Le débat peut se poursuivre mais tant qu'on n'est pas dans cet équilibre-là, comment voulez-vous que nous soyons très exigeant dans un débat national sur l'agriculture et que nous soyons laxiste ? Alors, on aurait plein de questions à vous poser, notamment sur le les les questions environnementales et et agricoles, mais comme on a voulu équilibrer, il y a beaucoup de questions politiques avec Antoine Aberdo. Enfin, Antoine, c'est à vous.

Je commence par une question éminemment politique, Gérard Archer, abordons l'échéance électorale qui est devant nous. Je pense bien sûr aux élections municipales. Alors bien sûr Bruno Retaillot quand il est arrivé dans sa son nouvel habit de président des républicains il a dit "Je veux une vague bleue municipale mais quand on regarde là aujourd'hui dans les faits on est plutôt sur une vague arc-en-cielle qui se prépare au niveau local une alliance entre les composants du socle commun de LR à Renaissance en passant par Horizon et le modème.

Quel est selon vous le bon modèle à suivre ? D'abord une élection municipale, c'est quelqu'un qui en a vécu un certain nombre qui vous dit ça. J'ai été 3 décennir, j'ai commencé très jeune, c'est pour ça que je suis encore très jeune.

Mais euh je C'est d'abord une élection, ce que j'appelle à la locale, la tête de liste. Oui. Il conduit, il propose, il bâtit un projet avec une équipe.

Cette équipe, elle est souvent assez diverse et c'est cette diversité là qui est la réalité donc absurde de parler d'accord nationaux. Il peut y avoir dans des grandes métropoles, dans des grandes villes pour faire face notamment à la poussée de l'extrême droite, à la poussée de l'extrême gauche, des accords politiques. Il peut y avoir des projets portés par les formations politiques.

Ma formation politique se désintéresse pas de la vision qu'on a sur le rôle et la place des collectivités territoriales, commune et intercommunalité. Mais la réalité c'est pas les appareils, je le dis qui le font la plupart du temps. C'est d'abord la tête de l'IST et ceux qui l'entourent.

Néanmoins Bruno Retaillou a un appareil lui à faire tourner quand même. Est-ce que c'est peut être l'occasion pour vous, c'est municipal de faire revenir au Berkail nombre de personnalités qui étaient partis en Christ, une partie une partie mais pas que de personnalité. Je suis frappé par le nombre d'élus qui s'étaient éloigné depuis 2017 de la famille parce qu'il considérait que la famille quelque part ne répondait plus.

Euh, j'allais dire aux questions qui se posaient à leur choix. Et puis euh Bruno Rotaillot a suscité d'ailleurs par son action au gouvernement une forme d'espérance, a fait lever un espoir. Je suis frappé dans mon propre département combien de collègues élus sont revenus ou sont intéressés pour participer et et d'un mot simplement à Paris à Paris simplement d'un mot Rachid Adati est-elle votre candidate ?

C'est une question cruciale qui va se poser au Elle sera elle sera sans doute la candidate si la commission nationale d'investissure la retient qui a des procédures dans des grandes villes bas on respecte les procur une bonne candidate en tous les cas c'est quelqu'un qui est connu reconnu à Paris donc sa candidature elle est légitime mais il appartiendra à la commission nationale d'investiture de le dire autre sujet gérer vous n'avez pas pu passer à côté du livre d'Edouard Philippe cette semaine le prix de nos mensonges. Véritable penflet dans lequel l'ancien premier ministre dresse un bilan particulièrement sévère de l'action du gouvernement. Je vous propose qu'on l'écoute et puis je vous fais réagir.

Je constate que Emmanuel Macron après 2020, après la crise Covid, en tout cas après la première phase du Covid, c'est au moment où vous quittez le gouvernement. Et ben l'élan réformateur de 2017 à 2020, il faut bien reconnaître qu'il s'est assez largement calmé. La France ben elle elle fait des phrases, elle prend des initiatives législatives à travers une collection de propositions de loi qui sont individuellement intéressante ou pas intéressante, mais il y a pas de grands projet, il y a pas de grand souffle, il y a pas de grande réforme et personne personne madame Salamé ne pense une seconde dans ce pays aujourd'hui qu'on est en train de préparer l'avenir.

Alors là, Édouard Philippe, il est spectateur, commentateur si je dire. Vous vous êtes acteur, vous êtes aux affaires Gérarch au cœur du réacteur. Comment vous interprétez ces propos ?

Est-ce que vous partagez surtout son diagnostic qui a fait un peu grincer un des dents chez vous ? Je pense notamment à Xavier Bertrand qui a pas tellement aimé le positionnement d'Édouard Philippe. Écoutez, moi j'ai pas encore lu le livre d'Edouard Philippe.

Le sujet aujourd'hui, c'est qu'il est vrai, nous sommes, j'allais dire dans une faible capacité à changer les choses, à réformer. Et c'est l'une des conséquences de la décision du président de la République que nous évoquions le 9 juin de de l'an dernier. Nous avons néanmoins pu faire avancer d'ailleurs sur initiative sénatoriale faite à l'époque par Bruno Rotaillot par Étienne Blanc et Jérôme Durin un grand texte sur le narcotrafic.

Nous allons faire avancer les choses sur le statut de l'élu. Mais nous voyons bien que c'est l'élection présidentielle qui va refonder rebaser euh j'allais dire un un souffle dont nous avons justement en parlant du souffle de la présidentielle d'un mot est-ce que Édouard Philippe à vos yeux question très simple est-ce qu'Edouard Philippe est un homme de droite ou alors c'est la perpétuation du en même temps est-ce que vous reconnaissez en Édouard Philippe homme de droite vous me ferez pas dire si c'est le en même temps pas le en même temps nous verrons en 2026 dans un an après les municipales que quel et celui ou celle qui est le mieux placé pour incarner incarner une alternative dans notre pays qui soit ni l'extrême gauche ni l'extrême bon il nous reste 2 minutes hein Antoine il faut choisir la bonne question là sûr bien sûr bien sûr pourquoi ne pas revenir quand même sur l'homme fort de votre famille politique en ce moment en tout cas Bruno Rotaillot il a on remporté une forme de plébiscite 75 % est-ce que il y aura encore une chance pour le renvoquer qui n'a peut-être pas tout à fait le deuil d'une candidature présidentielle de postuler, est-ce queil aura de nouveau sa chance ? D'abord Bruno Routaillot, il doit réorganiser notre formation politique, lui redonner un corpus d'idées, faire des propositions.

Nous le ferons très bientôt dans le cadre de notre premier congrès après le bureau politique que nous avons connu la semaine dernière. Nous allons préparer les municipales. Préparer les municipales à la manière à la locale, mais aussi en proposant, en recherchant de nouveaux candidats, en les poussant et pas simplement dans les grandes villes, dans l'ensemble des 35000 communes, c'est quelque chose d'important.

Et puis derrière ça, et bien nous aurons euh à choisir à choisir celui qui portera les couleurs de la famille LR et avoir celle ou celui qui sera le mieux placé, je le redis. Allez, pour empêcher l'extrême droite ou l'extrême gauche de l'emporter. Allez, rapidement Géral Archer.

Dernière question, simplement un mot. J'imagine que vous n'avez pas veillé cette nuit jusqu'à 4h du matin pour savoir si oui ou non Olivier Fort allait être reconduit à tête du Parti socialiste. Mais quel regard est-ce que vous portez sur cette famille politique qui a si longtemps marché en tandem avec l'UMP et puis LR ?

Pas en tandem, nous étions ennem en tout cas. Nous étions en alternance. C'était important.

Je crois que je ne crois pas en même en même temps. Je crois qu'il faut retrouver cette alternance entre la gauche, le centre et la droite. Et je constate que le Parti socialiste est actuellement euh faible et je ne vous dis pas que ça me réjouit pour la démocratie.

Merci beaucoup Gérard Larcheter. Merci de nous avoir accompagné pour cette première émission sur le canal 8. Merci à public Sénat. ou merci à s public parce que je crois qu'en toute indépendance, reconnaissezle, vous exercez un rôle important, je redit un rôle civique, un rôle citoyen et un rôle pédagogique.

À un moment où on a un grand doute dans notre société sur la place et le rôle de l'action politique, à un moment on est tenté par l'illibéralisme. Bien, je crois que vous jouez un rôle et je suis très heureux que ça soit avec le numéro 8. Effectivement, c'est c'est un joli numéro 8.

Dossards gagnant. On est on est ravi. Je régisse pas à l'envie de vous poser une petite question parce qu'on va parler des femmes de la place des femmes dans notre société et notamment en politique.

Ça progresse au Sénat 35 % de femmes. Qu'est-ce qu'on peut faire de mieux ? Euh ça progresse.

Je pense que il y a un texte qui a été voté qui a fait débat sur la parité notamment dans les plus petites communes. Ce que je constate depuis que je suis engagé c'est que les femmes progressent et je le vois et qu'elles apportent beaucoup. H je peux vous le dire dans une assemblée comme la nôtre elles apportent beaucoup et encore trop majoritairement masculine quand même.

Oui mais on a beaucoup progressé. C'est sans doute dans le monde économique qu'il reste encore parfois une reconnaissance à faire dans cette direction. C'est un travail qu'on doit tous faire parce que faire société c'est hommes et femmes ensemble.

C'est je dois dire que c'est comme ça qu'on progresse. Ément. Merci beaucoup encore une fois Gérarcher.

À bientôt sur Public Sénat. [Musique]

Gérard Larcher, invité spécial de Sens public — Gérard Larcher · Pourquijevote