Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 4 octobre 2025 19 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

Participation au gouvernement Lecornu : les Républicains estiment que "le compte n'y est pas"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15FerméeÉludée

    Est-ce que vous pouvez nous confirmer que la droite en fera bien partie ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Vous avez prévu des contacts dans les prochaines heures avec le premier ministre ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Bruno Retaillot a demandé un tiers des ministres. Ça fait pas un peu beaucoup ?

  • 2:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que si Sébastien Lecornu maintient l'idée de cette taxe, vous dites "Nous nous n'irons pas au gouvernement."

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu a évoqué une mesure sur l'immigration. Qu'est-ce que vous attendez concrètement ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Plafonner les allocations à 70 % du SMIC, c'est aussi l'une de vos propositions. Vous intégrez dans ce calcul l'allocation adulte handicapé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Agnès EvrenFait
    « Nous refusons toute augmentation d'impôts et il faut plutôt choisir la réduction des dépenses publiques. »
  • 3:00Agnès EvrenChiffre
    « Le versement des pensions, c'est 14 % de notre PIB. »
  • 4:30Agnès EvrenChiffre
    « Le taux d'emploi des seniors est de 30 points inférieurs à l'Allemagne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Agnene et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va évoquer avec vous le budget, les propositions de la droite, vos lignes rouge bien sûr. Avant cela, Sébastien Lecornu, on le disait, doit annoncer son gouvernement dans les prochaines heures, dans les prochains jours.

Est-ce que vous pourrez vous pouvez plutôt ce matin nous confirmer que la droite en fera bien partie ? Non, je ne peux pas vous le confirmer à l'heure qu'il est. Nous avons eu hier une réunion avec les députés, les sénateurs, Laurent Voquet et Bruno Rotaillot et pour l'instant, nous considérons que le compte n'y est pas.

Nous sommes prêts évidemment à participer parce que l'enjeu c'est la stabilité, l'enjeu c'est de donner un budget à la France. En revanche, il n'est pas question de renier nos convictions et donc il y a si vous voulez un triptique sur lequel nous serons extrêmement fermes. La première euh direction c'est que nous refusons toute augmentation d'impôts et il faut plutôt choisir la réduction des dépenses publiques.

La deuxième c'est de revaloriser le travail au détriment de l'assistana. Non, c'est important de le dire parce qu'en fait nous avons posé sur la table on va revenir sur tous ces aspects simplement sur votre participation quand même. On rappelle que Sébastien Lecenu doit faire sa déclaration mardi donc le le temps commence à presser un petit peu.

Vous avez prévu des contacts dans les prochaines heures avec le premier ministre, vous allez donner votre réponse. Le premier min le premier ministre avait fourni une feuille de route à à Bruno Rota. Celle-ci ne nous convient pas.

Et donc nous nous reparlerons ce soir députés sénateur Bruno Retaillot et Laurent Voquier pour décider pour déterminer notre participation ou non au gouvernement. C'est ce soir que vous saurez. C'est ce soir que l'on saura en effet puisqueen fait jusqu'à maintenant on s'était mis d'accord sur certaines directions et sur celle-ci hélas il n'y avait par exemple rien sur le régalien, rien notamment sur les questions d'immigration et donc voilà nous attendons la réponse du premier ministre pour nous déterminer.

Bruno Retaillot, votre chef de fil, a demandé un tiers des ministres. Si accord sur le fond il y a, il y a aussi la forme pour un parti qui compte seulement 50 députés, qui a fait 4 % à la présidentielle, ça fait pas un peu beaucoup ? Vous savez, nous sommes un parti de gouvernement comme quand nous sommes entrés l'an dernier au gouvernement, c'est parce que nous voulions éviter la gauche au gouvernement qui a un programme qui va à l'inverse de l'intérêt supérieur de la nation avec une explosion des impôts.

Qu'est-ce qui justifie un tiers des postes ? Mais tout simplement parce que c'est une prérogative constitutionnelle du président qui s'est tourné à l'époque vers Michel Barnier et que nous ne pouvons pas nous en tant que parti de gouvernement nous retirer sur notre Aventin. Nous sommes là évidemment pour aider à redresser la France.

Donc nous avons pris nos responsabilités et vous voyez bien qu'aujourd'hui on a à l'Assemblée avec une trépartition deux pôles de radicalité qui ne sont pas des partis de gouvernement et qui sont dans une espèce de prime à la démagogie. Donc nous sommes un parti raisonnable. La question était effectivement que vous participiez est une chose mais pourquoi il faut que la droite ait un/3 des postes et pourquoi pas 5 postes ou pourquoi pas 6 ?

Pourquoi un/3 c'est quand même considérable ? tout simplement parce qu'en fait c'est proportionnel au nombre de parlementaires. Nous avons aujourd'hui attendez nous avons des sénateurs, nous sommes 189 parlementaires actuellement et on voit bien dans toutes les élections législatives aujourd'hui la droite engrange, il est vrai, des succès et très franchement bon voilà c'est un/ers de ministres mais ce qui compte c'est pas tellement qui c'est surtout quoi.

Aujourd'hui la situation est absolument gravissime en France quand même. On a une dette de 3300 milliards, un déficit de 6 % et donc arrêtons de parler du nombre de quantité mais parlons de la qualité de comment est-ce qu'on peut sortir. En l'occurrence ce nombre a été mis sur la table par ce nombre a été mis sur la table par Bruno Raillot.

Adrien mentionnait la déclaration de politique générale de mardi. Vous avez peur que le premier ministre Sébastien Lecnu ne s'adresse qu'au socialiste et vous oublie. Oui, absolument.

Et d'ailleurs, on le dit très clairement hein, si le premier ministre cède à la gauche, ce sera évidemment sans nous. Aujourd'hui, il a il a eu, je trouve, l'habileté de proposer de renoncer en fait au 493. Ça va permettre, en tout cas, j'ose l'espérer, euh d'installer des compromis, d'installer des débats au sein de l'Assemblée nationale et donc d'emblé, il n'y aura pas, je pense, de censure puisque c'est difficile de censurer un gouvernement qui propose tout simplement le dialogue.

En revanche, je pense que c'est un paris assez risqué de mettre face à leur responsabilité des leaders, il faut le dire, assez irresponsables comme le RN et LFI et que ça ne devienne pas cette discussion budgétaire une prime à la démagogie. On l'a vu à l'époque de Michel Barnier euh où ça avait été 60 milliards d'impôts supplémentaires puisqu'il avait laissé les débats s'installer justement. On va aller dans le détail après de ce que vous proposez de vos lignes rouges, mais quand même sur le 493, est-ce que c'est pas l'assurance qu'on va avoir, pardon pour l'expression, mais un budget un peu Frankinstein avec des choses qui auraient été votées par des alliances contraires et à la fin peut-être un budget que personne ne voudra voter.

Mais vous avez raison, moi je pense qu'en effet, je le dis, c'est un paris risqué. Encore une fois, je le redis, mettre des irresponsables face à leur responsabilité, c'est un par risqué. Mais nous n'accepterons pas justement que le budget soit défiguré en toute constance et cohérence.

Nous ne voterons pas des propositions ou des amendements par exemple qui visent à baisser l'âge de la retraite. Ça pour nous par exemple c'est que donc c'est le Sénat et c'est les sénateurs notamment de droite et les députés notamment de droite et du camp d'Emmanuel Macron qui à la fin se mettront d'accord pour faire un projet de budget. Bien évidemment nous prendrons nos responsabilités.

Il n'est pas question par exemple encore une fois de suspendre la réforme des retraites qui est la seule réforme structurelle qui permet de réduire le point de notre dépenses publiques. Aujourd'hui, le versement des pensions, c'est 14 % de notre PIB. Est-ce qu'on va continuer comme ça ?

Il faut tout simplement qu'on puisse rester dans la trajectoire des 4,6 % de déficit. Prendre vos responsabilités, oui, mais aujourd'hui, sans les socialistes, ça ne passe pas. Une proposition est sortie hier des consultations, une taxe sur les holdings à 1 milliard d'euros.

C'est une proposition du Premier ministre. Est-ce que vous dites ouf, on a évité la Texe Zucman ou alors c'est encore trop pour vous. C'est encore trop pour une simple et bonne raison, c'est qu'en fait il faut arrêter de s'enfermer dans un débat où c'est toujours une taxe magique, un impôt miracle.

Ça n'existe pas. Ça fait 50 ans en fait qu'aujourd'hui la France vit au-dessus de ces moyens. C'est une mauvaise idée qui a été émise par le premier minist.

Oui, je pense que c'est une mauvaise idée. Pour quelle raison ? Parce qu'en fait aujourd'hui la France ne souffre pas en fait d'un manque de fiscalité ou de créativité fiscale.

Elle manque en fait d'un déficit de travail. Pourquoi ? parce qu'en France, on ne produit pas suffisamment et qu'il faut aujourd'hui regarder les choses telles qu'elles sont.

Aujourd'hui, le le taux d'emploi des seniors est de 30 points inférieurs à l'Allemagne. 30 points, c'est pas 5 points, c'est pas 6 points, c'est pas 7 points et pour les jeunes, c'est 25 points de moins que l'Allemagne. Et donc il y a aujourd'hui un problème de productivité de travail parce que moins il y a de gens qui travaillent.

Je ne dis pas que les Français ne travaillent pas hein, mais à coup pas, je dis très clairement que nous ne sommes pas suffisamment nombreux à travailler quand on regarde en fait les écarts de taux d'emploi entre l'Allemagne et la France et que donc moins on travaille, moins onlève de cotisation et moins évidemment on lève de fiscalité. Et donc encore une fois le problème de la France n'est pas l'impôt, c'est le manque de productivité, le manque de travail et qu'il faut que nous soyons plus nombreux à travailler collectivement en France. Mais alors quand même si cette taxe dont vous venez de dire que vous n'en vouliez pas, Sébastien Lecornu la maintient, est-ce que ça remet en cause votre participation au gouvernement ?

J'y reviens, pardon mais c'est important. Mais attendez, que les choses soient claires. Quel est le rendement ?

Quel est le taux ? Quel est le plafond ? On lance un milliard d'euros ou att qui va réduire la dette et le déficit en Je vous repose ma question.

Pardon. Est-ce que si Sébastien le cornu maintient l'idée de cette taxe, vous dites "Nous nous n'irons pas au gouvernement." Moi je je voudrais encore une fois avoir le détail concret.

On on a rien là. On lance en fait à chaque fois des idées de nouvelles taxes magiques. Par exemple la taxe du c'était une pire arnaque.

Pour quelle raison ? Aujourd'hui, on a besoin de créer la richesse pour la redistribuer avec la taxe Zukman. On allait tout simplement pas, on allait tout simplement démolir en fait la richesse avant même qu'elle soit créée.

Et et et on s'enferme encore une fois dans un débat où on cherche la taxe magique. Moi j'en ai assez en fait de me rendre compte que moi dans mon arrondissement où je suis élue, il y a pas un seul électeur qui m'a dit madame Évren n'oubliez pas augmenter les impôts. Ce qu'il nous demande en revanche et ce qu'ils nous disent c'est qu'il y en a un qui ne fait jamais d'effort, c'est l'État.

C'est à l'état de réduire aujourd'hui euh son train de vie. On voit et d'ailleurs Jean-Louis Borlot l'a parfaitement bien dit, il y a un vrai problème d'organisation territorial dans notre pays et d'efficacité de la dépense publique. Sébastien Lecornu a aussi évoqué hier une mesure sur l'immigration.

Qu'est-ce que vous attendez concrètement ? Sur l'immigration, c'est très simple. On a aujourd'hui 70 à 75 % des Français qui trouvent que la politique migratoire de la France est beaucoup trop laxiste.

Il y a évidemment une proposition que nous avons mise sur la table, c'est l'AME, la réduction en fait de l'aide médicale d'État, la réduction du panier de soins. Là aussi, c'est une question de justice fiscale. Pourquoi ?

Parce qu'aujourd'hui, on demande à des Français de se serrer la ceinture, on va leur dérembourser quelques médicaments et d'un autre côté, on permet à des clandestins étrangers d'avoir accès à 100 % des soins gratuits. C'est juste une question de cohérence. Mais pardon, mais je comprends pas tout.

à l'instant, vous venez de nous dire la taxe sur les holdings, c'est 1 milliard d'euros, c'est commpétique, ça ne sert à rien, on va pas régler le déficit avec ça. L'AME, je termine, c'est 05 % des dépenses de santé du pays. C'est autrement dit voilà, c'est autour d'un milliard également.

Vous conviendrez que c'est une mesure symbolique là aussi, mais je le dis bien sûr que c'est symbolique, mais ça pose tout à fait le problème de ce qui se passe aujourd'hui en France. Moi, j'ai rencontré euh euh il y a pas plus tard qu'il y a 3 jours euh une électrice qui m'a regardé et qui m'a dit "Mais madame, on en a ralbol, on en a ralbol. Moi, je ne peux pas me faire soigner les dents." Il lui restait plus de dents.

Je vous donne un exemple concret. Et elle me dit, "Comment se fait-il que d'un autre côté les clandestins, ils arrivent, ils ne cotisent pas, ils ne payent pas d'impôt et ils ont accès à 100 % des soins gratuits ?" Vous voyez, c'est juste une question d'équité tout simplement.

C'est normal que à un moment où on doit redresser nos finances publiques, qu'on cherche à faire des économies et bien on puissemblement national braconner sur ces terres. C'est pas une question de pas laisser ce terrain au rassemblement national pour la droite. Non, mais ça n'a rien à voir, vous savez.

Je peu quand même. C'est c'est une mesure phare du rassemblement national. dire tout simplement qu'aujourd'hui encore une fois il y a des français qui payent qui cotisent et qui se serent la ceinture.

Il n'y a pas de raison d'un autre côté qu'on ne regarde pas en fait toutes les aides qui sont données notamment au clandestin étranger. C'est juste une question d'équité fiscale. Alors plafonner les allocations à 70 % du SMIC, c'est aussi l'une de vos propositions.

Vous intégrez dans ce calcul laallocation adulte handicapé ? Alors c'est une très très bonne question. C'est vrai qu'aujourd'hui nous on a un vrai sujet et qui concerne tous les Français, c'est que le travail n'est pas suffisamment rémunérateur.

Et donc nous proposons en effet une allocation sociale unie qui permet de fusionner en fait les aides sociales pour que les revenus de la location ne soient pas supérieurs aux revenus du travail parce qu'il y en a qui se lèvent tôt et qui ne comprennent pas qu'en fait certains restent chez eux sur leur canapé et qui gagnent autour. On ne vit pas mieux en France aujourd'hui des minimas sociaux que de son travail. He c'est une étude de l'adresse d'octobre 2024 qui le dit. surtout avec la prime d'activité en France, on vit mieux avec son travail qu'en vivant des aides sociales.

Oui, mais vous voyez bien qu'en fait l'écart entre le net et le brut est encore trop important et qu'il faut donc réduire et rapprocher le nerf du le net du brut en baissant les cotisations salariales. Vous savez encore une fois, on voit bien qu'aujourd'hui le travail n'est pas suffisamment rémunérateur et le système encourage certains à rester chez eux et à vivre de de leurs allocations. Et donc c'est pour ça qu'aujourd'hui et je le redisais tout à l'heure, on a un problème de productivité en France.

Nous ne sommes pas assez nombreux collectivement à travailler comparativement à l'Allemagne. Et plus on est nombreux à travailler et moins on aura de prestations sociales à travailler. Tout ça n'est pas complètement lié effectivement au montant des prestations sociales que vous jugez trop élevé.

De toute évidence, je ne dis pas ça. Je dis juste qu'aujourd'hui, il faut ramener un peu de justice sociale. Par exemple, sur l'assurance chômage.

Là aussi, je le dis et nous l'assumons, on est un des pays les plus généreux de l'OCDE en terme de de d'indemnité chômage. Il faut pas toucher à l'indemnité. Ce que je dis, c'est à la durée en fait d'indemnité pour réinciter les gens au travail parce aujourd'hui.

Vous avez bien conscience que tout ça ça ne pourra pas être fait là dans les prochains mois. C'est un sujet de campagne de vous. Vous avez tout à fait raison.

Non, mais c'est vous avez tout à fait raison aujourd'hui. Maintenant, il faut être lucide. Il n'y a pas de majorité à l'assemblée.

On a une majorité euh hélas qui ne correspond même pas aux 289 députés. Il y a des projets des structurants qui devront attendre 2027. Je dis juste qu'aujourd'hui il y a des Français qui considèrent qu'il se serrent la ceinture et que le l'État ne fait pas suffisamment d'efforts.

Lui au contraire pour se serrer la ceinture. Vous restez avec nous Agnè Éverne, sénatrice LR de Paris. On va parler justement de la capitale juste après le le fil info.

Il est 9h moins le quart et c'est Manu Lombard Brunel. Malgré la demande de Donald Trump, hier soir, l'armée israélienne poursuit ce matin ses bombardements dans la bande de Gaza. C'est ce qu' assure la défense civile de l'enclave.

Cela intervient après cette annonce hier soir du Hamas. Le mouvement islamiste palestinien se dit prêt à des négociations immédiates pour la libération des otages israéliens. Tout le tout dans le cadre du plan de paix proposé cette semaine par le président américain.

Des renforts de police envoyés aujourd'hui à Nice dans le quartier des Moulin où deux personnes sont mortes hier soir tué par balle lors d'une fusillade. Cinq autres ont été blessés donc de gravement. Selon une source proche du dossier contactée par France Info, les victimes sont liées au narcobanditisme.

Une veillée funèbre organisée mercredi soir au Conseil constitutionnel à la veille de la panthéanisation de Robert Badinter, ancien ministre de la justice, père de l'abolition de la peine de mort en France. C'est la 5e entrée au Panthéon sous les mandats d'Emmanuel Macron. Et puis on le savait très attendu et ça n'a pas manqué moins de 11h après sa sortie.

Le nouvel album de la superstar américaine Taylor Swiss était déjà hier le plus écouté en journée sur Spotify en 2025. France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon Leat et toujours avec Agnès Evren sénatrice sur France info. Vous êtes aussi conseillère de Paris, présidente de la Fédération des républicains et élu du 15e ancré dans le 15e.

Question toute simple, est-ce que vous soutenez la candidature de Rachid Dati à Paris pour les prochaines municipales ? Oui, écoutez, depuis le mois de janvier dernier, j'avais fait une publication dans la presse pour dire que nous devions tous être rassemblés derrière Rachida pour une simple et bonne raison, c'est que c'est la seule à incarner l'opposition aujourd'hui à la gauche à Paris et donc il y a pas si longtemps, la commission d'investisseur des républicains a donc à l'unanimité validé la candidature de Rachid Adati. Sauf qu'on l'a appris cette semaine, le procès de Rachid Adati pour corruption et trafic d'influence se tiendra en septembre 2026.

C'est seulement 6 mois après les élections municipales. Est-ce que c'est pas dangereux d'avoir une tête de liste euh qui pourrait en cas de victoire devoir laisser très rapidement son feu ? Écoutez, moi je vous parle de du de du du fond, des sujets politiques, de comment est-ce que nous pouvons proposer un projet qui soit crédible, concret, euh un projet d'alternance, mais je vais pas me prononcer sur des affaires judiciaires, ça honnêtement ça peut avoir des conséquences politiques très concrètes.

Bah écoutez, c'est la justice qui en a décidé. Moi je vais pas commenter, je ne suis pas ça en a déjà de fait Agnè SV puisque on nous apprenons ce matin grâce au service politique de de France info que les troupes d'Emmanuel Macron à la suite de ses affaires mais pas que envisagent de soutenir peut-être un autre candidat une autre candidate que Rachida Adati. Ils font erreur selon vous ?

Bien écoutez moi je suis assez étonnée parce que il me semblait que jusqu'à maintenant Gabriel Atal était en soutien de Rachid Adati. Donc voilà, moi je vais pas me prononcer pour renaissance. Ce que je peux vous dire en tout cas c'est que nous on est prêt.

Je sais que Rashida est en campagne. S'il devait y avoir d'autres candidats du centre de la droit par exemple chez de de du centre droit par exemple chez chez effectivement chez Horizon ça risquerait de vous savez je vais vous parler franchement la droite a été suffisamment fracturée. La droite a été divisée.

Vous avez vu tout l'été Michel Barnier Rachidati nous avons réussi à investir Michel Barnier qui a été élu député en contrepartie d'une investiture à Rachidati. Je vais pas moi participer à toutes ces divisions. Je considère aujourd'hui que le vrai sujet c'est la dette de Paris.

On est passé de 1 à 10 milliards de dettes en 25 ans et il est temps aujourd'hui de travailler sur les questions de logement, d'insécurité, de saleté, d'articulation des mobilités parce que l'espace public à Paris est un vrai chaos. Voilà, c'est sur ces sujets-l sur lesquels on a envie désormais de se déterminer avant tout. Cette semaine, la mairie de Paris a annoncé après une série de polémiques liées aux notes de frais l'ouverture de toutes les notes de frais pour tous les maires d'arrondissement de la capitale.

Il faut les supprimer ces notes de frais à l'heure où on demande aux français de se serrer la ceinture. Oui, complètement, il faut les supprimer parce que moi j'ai lu évidemment ces articles et c'est vrai que j'ai été aussi surprise. Je comprends que quand on voit cette crise de surendettement à Paris, les Parisiens puissent être extrêmement choqués de voir des notes de frais.

Euh ça fait progresser aussi le populisme, je pense. Il y a euh une demande d'exemplarité des élus et donc euh pour euh éviter toute cette image dramatique, je pense que le mieux c'est de supprimer ces notes de frais. Vous en tant que sénatrice, vous n'avez pas de notes de frais ?

Bien sûr, nous on a une enveloppe à FM et euh y compris pour acheter peut-être des vêtements, peut-être de de aller au restaurant. Oui. Oui, c'est des frais de ce qu'on appelle de représentation.

Mais donc faut les supprimer pour les autres mais pas pour pas pour les parlementaires. Mais vous m'avez pas laissé terminer. Allez-y.

Alors, vous savez, on a une enveloppe en effet qui vise à s'acheter des vêtements, s'acheter un costume, mais tout ça est très plafonné. Il faut ne pas penser que c'est la foire à la dépense. Après, c'est une question d'éthique personnelle.

Moi, par exemple, j'ai un esprit de responsabilité. Je fais toujours très attention parce que je sais que quoi qu'il arrive, tout finit par sortir un jour. Donc, il faut être vraiment ne jamais avoir à rougir de ce qu'on fait parce que encore une fois, tout se sait.

Voilà. Donc je fais très attention et et et tous devraient en faire de même évidemment. Enfin, ça paraît une telle évidence de le dire mais bon c'est comme ça com comment ça comment ça pourrait marcher parce que effectivement on pourrait entendre comme dans d'autres professions que les élus ont des frais et peuvent faire y compris payer un certain nombre de de frais de représentation de de vêtements voir pourquoi pas de coiffeur.

Mais comment ça pourrait marcher ? Est-ce que il faudrait comme ça peut se faire à l'assemblée, du remboursement sur des notes qui sont contrôlées ou est-ce que je sais pas ça peut être un crédit d'impôt ? Enfin, ça serait quoi le bon système à vos yeux ?

Honnêtement, toutes les notes sont contrôlées. Moi, j'ai des contrôles tous les 3 mois en fait sur les frais de mandat. Donc, il faut pas tomber non plus dans cette espèce de démagogie où les élus feraient n'importe quoi.

Le le vrai sujet, c'est de d'essayer en effet de se dire qu'aujourd'hui, il y a des Français qui souffrent. qu'on voit la crise de la dette aujourd'hui et on se dit comment est-ce possible que des élus soient aussi dispendieux quand on voit encore une fois certains qui ont du mal à joindre les debouts. Donc encore une fois, je le renis, c'est une question aussi d'éthique personnelle, c'est-à-dire qu'on doit en effet lisser toutes ces aides qui sont apportées.

Il faut peut-être les plafonner encore plus, il faut peut-être interdire euh pour des achats de vêtements 150 € maximum. Enfin voilà, il faut y réfléchir mais je pense que c'est je pense que c'est une bonne idée en effet de les revoir. En tout cas, Nidalgo a montré qu'elle n'était pas la seule concernée par ses notes.

Et oui, j'ai bien vu. Il y a peut-être un esprit de vengeance derrière. C'est possible.

Merci Agnè Evren, vous êtes sénatrice LR de Paris. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Merci Camille Vigon Leat, journaliste au Nouvels.

Participation au gouvernement Lecornu : les Républicains estiment que "le compte n'y est pas" — Agnès Evren · Pourquijevote