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Podcast / conversationTEDx Talks· 7 octobre 2024 19 minPortrait personnelSolidarités & familleInstitutions & élections

Définir la réussite avec ses propres termes | Amélia Lakrafi | TEDxPanthéonAssas

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Amélia LakrafiFait
    « En tant que présidente de l'association, j'ai créé plusieurs associations en France et en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire et au Sénégal. »
  • 4:00Amélia LakrafiFait
    « En tant qu’ancienne commandante de l’armée de terre à la réserve Cyberdéfense. »
  • 8:00Amélia LakrafiFait
    « Je me suis mariée à 20 ans, j'ai eu ma fille à 22 ans et j'ai divorcé à 24 ans. »
  • 10:00Amélia LakrafiChiffre
    « À 27 ans, la plus jeune directrice financière du groupe. C'était une filiale de BNP Paribas. »
  • 12:00Amélia LakrafiFait
    « J'ai créé ma première entreprise. »
  • 14:00Amélia LakrafiChiffre
    « J'ai acheté mon premier bien immobilier à 24 ans, je me suis endetté sur 30 ans. »
  • 16:00Amélia LakrafiChiffre
    « À 40 ans, j'ai acheté six biens immobiliers. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Transcription: So Drvz Relecteur: Sam-Haendell W. THOSIAC Je suis. Très émue de cette présentation.

Merci. Aujourd’hui, je suis devant vous en tant que femme, une femme de 46 ans en tant que maman, maman d’une formidable jeune fille de 24 ans. Elle est formidable et je sais que je suis absolument objective.

En tant que présidente de l'association, j'ai créé plusieurs associations en France et en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire et au Sénégal. En tant qu’ancienne commandante de l’armée de terre à la réserve Cyberdéfense. En tant que cheffe d’entreprise, j’ai eu la joie de créer deux entreprises, une sur le financement de la recherche et du développement et le dépôt de brevet et une seconde société de cybersécurité .

Et en tant que femme politique, député , députée des Français de l'étranger, j'ai l'immense honneur de représenter Nos compatriotes du Ghana à Dubaï et de l'Afrique du Sud au Liban. 49 pays, 150 zéro zéro zéro Français. Mais je suis là aussi pour représenter une personne qui a traversé des épreuves que beaucoup ont qualifiées d'insurmontable.

Je vous raconte mon histoire ou je vous partage mon histoire, non pas pour attirer la sympathie, même si je vous en voudrai pas de me trouver sympathique parce que je me trouve moi même extrêmement sympathique. Mais pour illustrer, illustrer le fait que peu importe qu’on soit bien nés ou mal nés, peu importe toutes les épreuves, aussi difficiles soient elles qu'on traverse, tout cela n'illustre pas votre capacité à réussir. On a dit effectivement que la réussite, c'est un chemin.

C'est vrai, c'est pas une destination, c'est ce n'est pas une fin en soi. Tout ce que vous traversez de bon comme de mauvais n'illustre pas votre capacité à réussir. Qu'est ce qui l'illustre?

C'est votre détermination, votre détermination et la croyance que vous avez en vous et en vos capacités. Je suis né un 20 mars 1978, donc jour du printemps. Très sympa le printemps, sauf en ce moment.

Dans une famille de deux enfants, d'abord au Maroc, à Casablanca, quartier mère sultane, là où vivait Marcel Cerdan, famille bourgeoise. Mais mon père ne voulait pas de troisième enfant. Donc quand ma mère est tombée enceinte, il lui a d'abord donné un médicament pour avorter.

Ça n'a pas marché . Ensuite, il a frappé et la violence a été telle qu'il était persuadé qu'elle avait perdu l'enfant. Mais je me suis accroché le jour de l'accouchement.

Il lui a dit Je ne t'emmène pas à l'hôpital. Crève! Sympa, Vraiment charmant.

Et une voisine l'a fait accoucher. Donc sur six enfants, je suis la troisième et la seule à être née à la maison. Quand elle l'appelle et elle lui dit C'est une fille, on l'appelle comment?

Il lui dit qu'il s'en fout. Donc comme elle aussi, on demande à la tata qui est là et elle lui dit ben on va l'appeler Amel en arabe. El Amel c'est l'espoir.

Donc Amel qui devient un média, mais ça c'est une autre histoire. Donc je grandis. J'ai trois frères et sœurs après moi et six, on arrive en France.

J'ai deux ans. La violence continue, mais la violence envers moi et je ne l'ai jamais compris et je ne le comprendrai jamais parce qu'il n'est pas là . Il n'est plus là pour m'expliquer pourquoi moi et pourquoi pas les cinq autres.

A la maison, ma mère m'appelait Arizona, Arizona. En arabe marocain, ça veut dire la muette parce que comme je devais pas exister, je devais me faire toute petite et Je me cachais tout le temps des heures sous la table, dans les toilettes, partout. Jusqu'à un beau jour.

Ma mère décide de divorcer parce qu'elle est inquiète pour moi, parce qu'à chaque fois qu'il me frappe, elle et moi nous finissons à l'hôpital. Donc elle réussit à trouver le courage de divorcer pour sauver son enfant. Pour moi, j’ai treize ans, la vie commence et ce qui est fou, c’est que à la maison, je continue d'être la muette Arizona, mais qu'à l'extérieur de la maison, à l'école et partout ailleurs, je suis extrêmement joyeuse, extrêmement souriante, extrêmement bruyante.

Je ris fort, je parle fort, je m'exprime tout le temps et j'ai toujours été déléguée de classe. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours eu ce besoin de défendre mes camarades, d’aider mes camarades. Donc j’ai toute ma vie été déléguée de classe.

Comme quoi ça peut mener à la députation. J'ai la chance d'être une bonne élève. Je n'ai pas besoin de travailler beaucoup pour assimiler les cours.

Donc je trouve que c'est une chance. Et je me dis que quand on a de la chance, il faut en profiter. Et j’ai la chance aussi de ne pas me souvenir en fait des mauvais moments.

C’est vrai qu’on dit souvent que le corps humain est une machine formidable et c’est vrai. Et mon cerveau a juste fait un black-out total de tout ce qui s'est passé avant mes douze ans. Treize ans.

Donc je n'ai aucun souvenir, mais aucun. Donc c'est formidable parce que quand on me raconte et qu'on me dit oh là là , ma pauvre, comme je ne m’en souviens pas, j’ai l’impression qu’on parle de quelqu’un d’autre. Donc en fait, ce n'est pas très grave.

Et un jour, je sèche les cours au lycée pour fêter mes 18 ans. Donc très heureuse, je vais faire une méga fiesta. J'ai réservé une salle, j'ai tout ce qu'il faut pour faire la fête du siècle.

Le téléphone sonne. Le téléphone sonne et c'est la police. Le commissariat du Kremlin-Bicêtre.

Donc je décroche parce que comme j'ai séché le cours, je suis à la maison et on me dit c'est pour monsieur, la graphie. Bon, moi je me dis j’ai un petit frère un peu turbulent, il a dû faire quelque chose. Donc je me dis bon, qu’est ce qu’il a encore fait celui là ?

Il me dit C'est votre père, Est ce qu'on peut parler à votre mère? Je dis Ma mère ne parle pas très bien français. Dites moi.

Il est mort. Je dis ok. Donc là , je vais vous passer ma mère.

Donc je passe le téléphone à ma mère. Bon, bien sûr, elle hurle, elle pleure et tout et tout. Bon, bien sûr, j'annule mon anniversaire et je me dis en fait qu'il a réussi.

Il aura réussi à me gâcher ma vie, même le jour anniversaire. Et depuis, je n'ai plus jamais fêté mon anniversaire. Parce que chaque année, c'est C'est synonyme de tristesse.

Je me dis qu'il m'aura vraiment gâché ma vie finalement. Et je me dis en repensant à lui qu’en fait, j’ai beaucoup de chance. Pourquoi je me dis que si je ne suis pas morte?

Enfin, si, je suis née quand même avec tout ça, c'est qu'en fait, j'ai un destin. Et je me suis persuadée de ça très tôt, dès l'adolescence, je me suis dit si je suis là , c'est qu'il y a une raison. Et en fait, on est tous là pour une raison.

Et ça m'a aidé à avancer tout le temps. Je me disais si je suis en vie, c'est que j'ai un avenir merveilleux. Et en fait, je me suis tellement persuadée de ça que j'ai travaillé .

J'ai vraiment enrichi mes connaissances. J'ai eu la chance d'aller dans un internat privé catholique, de vivre dans un pavillon agréable au Mont-Valérien. Rapidement, quand ma mère a divorcé , les difficultés financières sont arrivées.

Donc on atterrit dans une cité dans une banlieue à Nanterre. le pavillon est saisi, vendu aux enchères. Donc traumatisme.

Mais à partir de là , je me suis dit j'aurai mon pavillon, j'aurai mon pavillon. Ma mère me disait Comme on est pauvre et que tu dois m'aider, tu ne vas pas faire d’études supérieures. L’école, ça sert à rien.

Vu qu’elle n’a pas été à l’école. Elle était mariée de force à quinze ans et mariée à mon père à 18 ans. Elle m'a dit l'école c'est rien.

Donc il fallait travailler pour l'aider financièrement et aider à la maison. Donc j'ai travaillé le Week-End, je faisais du gardiennage, je remplaçais des gardiennes dans les écoles. Le soir, je faisais du baby-sitting et le matin, comme c'était bruyant à la maison, je me levais à 4 h du matin pour faire mes devoirs.

Et de 6 h à 8 h, je faisais des heures de ménages et à 9 h, j'allais au lycée. Donc au lycée, je gagnais déjà plutôt bien ma vie, entre le matin, le soir et le Week-End. Donc je pouvais aider ma mère et je pouvais continuer l’école.

Et je me suis dit Je veux gagner de l'argent En fait, c'est bête. Peut être comme comme objectif dans la vie, Je me suis dit. Avoir de l'argent, c'est être libre.

Donc quand on me disait qu'est ce que tu veux faire plus tard? Ben je me suis dit moi, je veux compter l'argent, je veux être expert-comptable. Je me suis dit si je compte l'argent, ça doit être peut être idiot.

Aujourd'hui, si je compte l'argent des autres, peut être que, en suivant l'argent, je vais gagner de l'argent. Donc je fais des études d'expertise comptable. Donc bien sûr, je continue à travailler le Week-End le soir, à aider ma mère.

Je me suis mariée très tôt parce que je ne voulais plus rester. Je ne me sentais pas très bien dans cette famille que j'adore mais dans laquelle la situation de mon enfance reste un tabou. Et c’est vrai qu’on en parle jamais, jamais, jamais avec mes frères et sœurs, ni avec ma mère.

Je me suis mariée à 20 ans, j'ai eu ma fille à 22 ans et j'ai divorcé à 24 ans. Et j'ai travaillé tout de suite. Beaucoup.

Je me suis investie et j'ai osé . J'ai pris des risques et j'ai accepté les mains tendues. Et c'est vrai que ce n'est pas toujours évident d'accepter les mains tendues.

Mais avec le recul, on se rend compte que ça change la vie. La première main tendue a été celle de mon médecin qui m'a présenté ceux pour qui j'ai fait du baby sitting très longtemps, qui m'ont embauché à 24 ans. J'ai commencé comme contrôleur de gestion et en fait, comme je disais, oui à tout et que je travaillais beaucoup, beaucoup, beaucoup, Je suis devenu très rapidement, à 27 ans, la plus jeune directrice financière du groupe.

C'était une filiale de BNP Paribas. Et en fait, je disais oui à tout. Un jour, on me demande Amelia, Est-Ce que tu sais gérer une implantation dans une ZF?

Oui, je ne savais. Je n'avais jamais entendu le mot ZF de ma vie, mais je disais oui à tout. Et ensuite j'ai cherché sur internet, j'ai appelé les impôts, etc.

Et j'ai appris. J’ai appris beaucoup en disant oui, tout le temps. Je sais absolument, bien sûr que je sais. et j’allais chercher.

Et puis quand on cherche, on trouve. Donc si quelqu’un l’a fait, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas le faire. Et souvent c’est ce que je me dis.

Si quelqu'un l'a fait, c'est que je peux le faire. Très tôt, j'ai commencé à m'ennuyer parce que je m'ennuie relativement vite. J'adore apprendre et j'adore être dans l'action.

Donc j'ai démissionné . J'ai créé ma première entreprise. Rapidement, je me suis dit comment je continue à aider mes clients, Surtout quand on finance la recherche avec les fonds privés et publics.

La recherche doit rester privée. Très rapidement, j'ai basculé sur la cybersécurité et j'ai créé ma boîte de cybersécurité . C'est difficile, mais j'y arrive.

Quand on n'a pas forcément des moyens pour faire du marketing et beaucoup de publicité , on cherche des idées. Et ce que je faisais alors que j'étais une grande timide, même si ça ne se voit pas vraiment. Grande, grande, grande, timide.

J'allais à des conférences comme celle ci. Des énormes conférences sur la Cybersécurité . J’ai été souvent la seule femme, mais je m’en foutais.

Et puis comme ça, on me voit Et puis je mettais toujours des couleurs comme ça, on me reconnaissait facilement. Et quand la conférence se terminait, souvent, on me demande s'il y a des questions en public. Et ben j’étais toujours la première à poser la question.

Je me levais, je posais la question. Je n’avais strictement aucune question à poser et je réfléchissais. Et je me suis toujours forcée comme ça, en me disant il faut sortir de sa zone de confort.

Et je me forçais constamment, constamment, constamment à sortir de ma zone de confort en me disant plus on prend des risques, plus on réussit, plus le risque est élevé , plus la réussite est grande. Et donc, j'ai essayé d'écouter des bribes, des conférences. Je levais la main, je devenais rouge, j'avais le cœur qui battait à 100 à l’heure.

Mais voilà , à chaque fois, ils disent Présentez vous, parlez de votre société et ensuite posez votre question. Et à la fin, les gens viennent vous voir. Donc j’ai fait ça dans toutes les conférences et ça marche.

En tout cas, ça a marché pour moi. Donc c'est ce qu'il faut garder. Et tout le temps, tout le temps, tout le temps aller, comment dire, pousser le destin, forcer un peu.

Et ça marche. Et quand je me retourne et que je vois mon expérience, je me dis ah ouais quand même. Et je me dis sans fausse humilité que j’ai pas l’impression d’avoir réussi ma vie.

Je me dis on a tous une manière différente de voir la réussite. Moi je pense que j'aurais l'impression d'avoir réussi quand. Quand je pourrais de nouveau fêter mon anniversaire.

Quand je pourrais entendre un bébé pleurer sans pleurer moi même. Et de me dire si je peux en fait aider un enfant, un jeune, un moins jeune à ce qu'il croit en lui? Et ben j’aurai réussi aussi.

Et me dire que là, à 39 ans, élu député , réélu en 2022, en 2017, on m’a proposé un ministère que j'ai refusé parce que je ne me sentais pas capable. Je me suis arrêtée en me disant Pffff ! Waouh!

Je n'étais même pas censée naître en fait. Et là , Edouard Philippe me propose un ministère et je me suis assis et je me suis dit Ah ouais, quand même. En fait ouais, c'est pas mal quand même.

Et plus je me dis que j'ai un destin et je me convaincs moi même. Et en fait, tout ça pour vous dire que je me suis mis à lire beaucoup, beaucoup de livres de développement personnel parce que je me suis dit qu'il fallait que je sois meilleur, que je me dépasse, que j'atteigne des objectifs importants et plus. En lisant ces livres de développement personnel, je me suis rendu compte que, en fait, j'ai quasiment tout appliqué , mais hyper naturellement.

On vous parle de la visualisation, on vous parle de l'écriture et en fait, j'ai toujours écrit. Et quand je reprends mes cahiers d'écriture où je mets tout ce que je veux ou même mes gratitudes tous les soirs, je cherche trois bonnes raisons d'être contente. Même quand j'ai eu une journée de merde, je me dis bon, je suis vivante.

En fait, ce n'est même pas donné à tout le monde d'être vivant. Ça peut paraître niais, mais ça marche. Comme quand on est vraiment malheureux.

Sourire mais sourire vraiment jusqu'à ce qu'on voit vos molaires. En fait, ça marche. Et tout ce que j'ai lu sur tous ces livres de développement personnel, je ne sais pas pourquoi je les ai appliqués, parce que je les sentais comme ça et que ça me paraissait tellement logique en fait de sourire, même quand je suis triste et d'écrire ce que j'avais envie et de me rendre compte que quand à chaque déménagement, je retrouve des petits carnets par ci par là et que je relis mes notes et que tout s'est réalisé , en fait, j'ai l'impression que c'est magique.

Donc à chaque fois que je vais dans les écoles, dans les lycées de ma circonscription Dubaï , Madagascar, Cape Town, je dis aux enfants écrivez, écrivez ce que vous voulez tous les jours et relisez, écrivez, relisez, Écrivez et n’ayez pas peur. Quand j’ai acheté mon premier bien immobilier à 24 ans, je me suis endetté sur 30 ans. Toutes mes copines m'ont dit Mais tu es folle, tu viens de divorcer, tu as un bébé , tu t’endettes sur 30 ans.

Je disais acheter un appartement, ça veut dire que je vais y rester toute ma vie. Vous savez qu’on peut vendre en fait. Et si je loue un appartement, il va falloir payer le loyer.

Si je ne paye pas le loyer, on peut mettre dehors. Et si j'achète un appartement, il faut payer le crédit. Mais quand je ne peux plus payer le crédit , je peux le vendre et peut être que j'aurais, avec un peu de chance, une plus-value.

A 24 ans, je me suis soit lancée en me disant tu vas y arriver. En fait, c'est des mantras qu'on se donne à soi même et si on se dit que ça va marcher. Mais ça marche.

Et encore une fois, c'est vraiment des peut être des conseils qui peuvent paraître hyper anodins, mais ils sont tellement forts, tellement puissants. Je suis arrivée à 40 ans, j'ai acheté six biens immobiliers , j'ai failli tout perdre. Mais même le jour où j'ai failli tout perdre, je m'en souviens comme si c'était hier.

La banque m'appelle pour me dire que c'était en 2007 qu'il faut rembourser 400 000 € sous quinze jours. Je me suis assise par terre, je me suis dit bon, je pleure ou je pleure pas, qu'est ce que je fais? Et je me suis dit OK, réfléchis, réfléchis , réfléchis.

Donc je me suis dit respire déjà . Respirez. Pffffffff ok, qu'est ce que je fais?

Je me suis dit Bon, qu'est ce qui peut arriver de pire? Le pire du pire, du pire. Perdre mes biens immobiliers?

Ok. En perdant tout. Qu'est ce qui va m'arriver?

Je ne vais pas dormir sous un pont. Ma mère a deux chambres. Je vais dormir chez ma mère, même si ça va être dur de la supporter.

Je me suis dit si le pire qui puisse m'arriver, c'est retourner chez ma mère avec ma fille de sept ans, Et bah tu sais quoi? Franchement, c'est pas si grave. Et ben je me remettais en danger, je ressortais de ma zone de confort, je reprenais des risques et j'y allais.

Et ça m'a quasiment, je ne vais pas dire quasiment toujours servi. Tout ça pour dire en fait. En conclusion, aussi bête que ça puisse être, aussi simple que ça puisse être, écrivez, croyez en vous.

Mais vraiment. Et pour conclure, comme c'est l'année des Jeux et que la France a l'honneur d'accueillir les Jeux Olympiques pour vos rêves, pour nos rêves, j'ai envie de vous dire en fait, la devise des jeux plus fort, plus haut, plus vite pour vos rêves. Merci.

Merci, merci, Merci! Merci.