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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 mars 2026 30 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & familleInstitutions & élections

Rachid Temal : « Les socialistes demandent des aides aux carburants pour les classes modestes »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Rachid Temal, comment réagissez-vous à l'hommage national rendu aujourd'hui à Lionel Jospin ?

  • 15:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous en déduisez que Roland Lescure s'est fait taper sur les doigts en utilisant l'expression 'choc pétrolier' ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Et pour les Français, quel est l'impact concret de cette hausse des prix à la pompe ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Rachid Temal, comment vous réagissez à ce que raconte Pierre Négrel sur la situation en Corse ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    8 milliards de plus pour les munitions, vous soutenez ?

  • 35:00RelanceRéponse partielle

    Mais juste, est-ce qu'on est un peu dans un 'quoi qu'il en coûte' militaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 30:00Sébastien LecornuChiffre
    « Nous prévoyons d'investir 8,5 milliards d'euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030. »
  • 40:00Rachid TemalFait
    « La compétence militaire, pour prendre un terme au classique, c'est du ressort des États. »
  • 45:00Patrick KannerFait
    « La ligne doit être clarifiée. Il nous faut un cap clair pour le Parti Socialiste. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et puis à gauche, Olivier Faure peut-il rester à la tête du PS ? Plusieurs Ténor demande un 4 clair. Boris Vallot menace de quitter les instances.

Le sénateur Rachid Temal, président délégué du groupe socialiste au Sénat, est notre invité dans quelques instants. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie.

Bonjour chez vous Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Clémentine-Louise à la ligne de ce jeudi 26 mars au 27e jour de conflit. L'Iran confirme ne pas avoir l'intention de négocier.

C'est une parole contre l'autre alors que depuis deux jours, Donald Trump assure négocier avec Téhéran. Le ministère des affaires étrangères iraniens affirme que l'objectif de Téhéran est de continuer à résister et de mettre fin à la guerre selon ses propres conditions. Après ces déclarations, le président américain a néanmoins affirmé que des pourparlers étaient bien en Et les conséquences, on l'a dit, elles se font sentir en France.

Le gouvernement se veut rassurant. Pas de risque de pénurie dans les stations -service. Non, nos approvisionnements sont sécurisés, assure le Premier ministre.

Il ne s'agit pas d'une question de stock mais d'une question de le coût. Et de fait, les prix s'envolent à la pompe. On en parle avec Aurélien Romano.

Mardi, Roland Lescure parlait d'un choc pétrolier. Hier, le ministre de l'économie a dû revenir sur ce terme. Et donc, je vais être très clair.

Moi, je regrette d'avoir utilisé ce terme. Il s'appliquait dans mes mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française. La France, elle est mieux préparée, elle est moins exposée.

Je l'ai dit tout à l'heure, à la fois que ses voisins européens et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés. Sébastien Lecornu a de nouveau détaillé les hôtes ciblées sectorielles aux agriculteurs et pêcheurs, et de nouveau refuser les aides plus généralisées. Les grandes mesures généralistes à l'aveugle, chèques en blanc, ne fonctionneront pas.

Il va s'en dire qu'il faut amortir le choc sans faire n'importe quoi avec l'argent du contribuable. Le Premier ministre refuse notamment de baisser les taxes comme en Italie ou en Espagne. La Banque de France souligne elle aussi le cadre budgétaire contraint qui empêche ces mesures.

Je vous soulignais qu'il y a deux différences. D'abord, c'est des pays qui ont en général plus d'inflation que nous, ce que je disais tout à l'heure. Et puis ils ont un peu plus de marge de manœuvre pour dépenser.

Nous, malheureusement, nous avons les déficits les plus élevés d'Europe et nous avons trop de dettes. Les oppositions continuent de demander plus d efforts, notamment pour les gros rouleurs ou les personnes les plus modestes. Une aide spécifique pour les foyers les plus modestes qui ont besoin d'utiliser par exemple leur voiture ou qui utilisent le gaz pour se chauffer simplement.

Donc des chèques énergie ciblés avec des conditions de ressources. Je crois que c'est ça la bonne solution. Le gouvernement affirme travailler à ses aides ciblées et promet des mesures prochainement.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a lui présenté son projet de loi à riposte, un choc d Autorité, un choc d'efficacité. Riposte pour réponse immédiate contre les phénomènes troublant l'ordre public et la tranquillité de nos citoyens. Dans ce projet de loi, un catalogue de mesures pour lutter contre le protoxyde d azote, le port illégal de mortiers d'artifice ou encore les rodéos urbains sur le volet sécuritaire.

Le projet de loi prévoit par exemple d'élargir le recours à la vidéosurveillance algorithme ou d'étendre la durée maximale de garde à vue à 72 heures pour les infractions économiques et financières. Le texte devrait être présenté au Parlement à l'automne. Et à peine les municipales terminées, cap sur la présidentielle, Gérard Lachet appelle à un candidat de la droite et du centre en novembre.

Oui, c'est la condition de notre qualification. Au second tour, Martel, le président du Sénat dans une interview au Parisien. Gérard Lachet tire le bilan des municipales et pour lui, pas le choix.

Les ténors de la droite et du centre, Bruno Retailleau, Edouard Philippe, Gabriel Attal devront s'entendre. Gérard Lachet milite depuis plusieurs semaines pour une primaire de la droite et du centre afin de désigner un candidat commun au plus tard en novembre. L'idée doit encore convaincre.

Dans le Figaro, le président des Républicains, Bruno Retailleau, estime qu'un candidat macroniste ne peut pas être élu président. Il l'appelle à une rupture radicale. Et puis un hommage national rendu aujourd'hui à Lionel Jospin.

Oui, à 11h, aux Invalides a annoncé Emmanuel Macron. Puis les obsèques se tiendront à 14h30 au au cimetière du Montparnasse. La cérémonie est ouverte au public.

Un mot de réaction, Rachid Temel, à cet hommage national à Lionel Jospin, figure de la gauche, ancien premier ministre, ancien premier secrétaire du PS – Effectivement, c'est une personne de moi qui compte beaucoup puisque quand je suis entré au partialiste, à la fois pour l'histoire du socialisme en général, François Mitterrand mais aussi Lionel Jospin. Quelqu'un qui avait une rigueur intellectuelle, qui a beaucoup oeuvré pour que la gauche travaille, que la gauche avance, que la gauche soit en prise avec les réalités et donc c'est pour notre famille politique une perte mais je crois aussi pour notre pays. C'est quelqu'un qui disait qu'il faut faire ce qu'on dit et donc voilà cette morale c'est une disparition difficile dans un moment où le partialiste a besoin de repères donc c'est vrai que c'est extrêmement dur et puis on sera donc à l'hommage et moi je le disais c ma première intervention dans un meeting c'était sa campagne législative de 1997 et donc j'ai dû prendre la parole devant lui au zénith de Paris donc ça reste un moment très particulier et donc encore une fois je tiens à souligner aussi sa capacité quand il a dirigé le pays toutes les grandes mesures il a démontré aussi une capacité à ce que quand on est premier ministre on peut aussi changer l'avis des gens dire On le voit bien, que ce soit sur l'aménagement de la réduction du temps de travail, que ce soit sur les emplois jeunes.

Tout cela est apporté à son crédit aussi une parole forte sur le plan international. Et puis cette volonté permanente de dire que quand on fait de la poétie, quand on est notamment socialiste, la première question c'est comment on améliore la vie des gens et je crois que ça doit être le fil rouge qu'on doit poursuivre. On va revenir avec vous, Rachid Temal, sur le débat qui s'est tenu hier à l'Assemblée au Sénat sur la guerre au Moyen Orient sur ses conséquences pour la France et on va regarder d'abord trois unes de la presse régionale sur trois sujets différents.

D'abord la une de Ouest-France. Pourquoi la France ne revit pas le choc pétrolier de 1973, la flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient ravive le spectre des chocs pétroliers des années 70 mais le risque d'une inflation généralisée est faible. La deuxième une, c'est celle du télégramme.

Comment garder nos commerces ? Le journal breton qui fait le récit des mesures prises par plusieurs élus du département alors qu'au Sénat, hier, une proposition de loi de votre collègue socialiste Audrey Linkeneld a été rejetée. Elle prévoyait entre autres l'encadrement des loyers commerciaux.

Et puis la dernière Une, c'est celle de Nice Matin. C'est le visage de Loana en une de Nice Matin. Destin tragique révélé par Love Story où elle est devenue la première vedette de téléréalité en France.

Elle a été retrouvée morte chez elle à Nice. Elle avait 48 ans. De Quelle-une avez-vous envie de nous parler ?

Je vais prendre Telegram et dire un mot sur celle de Nice ce matin. L'histoire de Loana est deux choses. Un, c'est vrai que Love Story a changé, fait exploser le paysage du visage du visage le français comme on dit, le fameux PAF et ça a été une déflagration pour ceux qui s'en souviennent donc voilà et deuxième chose dont vous, vous regardiez parce qu'on est... ah bah oui mais moi bien sûr, pas Clémenti qui était très très jeune je peux aussi vous citer d'autres émissions telle a été que j'ai regardé ou je peux regarder, moi j'ai pas de sujet avec ça, pas de soucis.

Deuxième chose, je trouve ça un destin dramatique quand on voit qu'elle est décédée depuis plusieurs jours et finalement personne ne lui le savait, ça démontre à tel point le peu de relations du quotidien et ça c'est terrible, c'est terrible pour elle, pour sa famille aussi, ça existe pour d'autres français. Donc voilà ce que je veux dire rapidement mais sur Telegram si je peux me permettre pour prendre cette une là, on voit bien, c'est à dire que ça s'est vu hier Audrey Lincolnel avec notre groupe dans le cadre de notre espace réservé, il y a ce sujet et on le voit dans beaucoup d'endroits en France où les commerces ferment. Alors il y a plusieurs raisons mais en tout cas une des raisons on le sait c'est comment on peut quand on est commerçant et débutant, comment on a une capacité à avoir un loyer assez peu cher mais en tout cas pour voir aussi animer des centres vides, des centres bourgs, des quartiers etc.

Et donc la mesure ici c'était juste de l'encadrement des loyers, c'était utile. Donc c'est dommage que la droite finalement ne s'en est pas si parce que souvent on dit, nous on travaille sur les territoires, la preuve c'est que quand il y a une mesure utile, la droite décide de la faire perdre. Et puis même sur la méthode, c'est-à-dire qu'on a fait le débat et puis à la fin par un système de vote bloqué, il n'y a rien à voir.

Donc moi je le dis, c'est comme il y a quelques mois nous avons aussi proposé des mesures avec Marie-Pierre sur la question des AESH, donc les personnes qui accompagnent dans nos écoles des enfants handicapés. Alors l'idée c'est de les intégrer dans l'école, dans le temps travail, dans le temps scolaire pardon, dans le temps de restauration etc pour que ces enfants-là aient une vie la plus normale entre guillemets si je peux permettre l'expression la droite à voter contre puis quelques mois après ils nous expliquaient qu'il fallait prendre des mesures pareil hier donc hier c'est avec audrey nickenel ils ont la droite à voter contre et dans quelque temps ils vont vous dire et aller sur les plateaux télé où sur sur les dans les villes dire oui c'est vrai il faut rendre et les loyers donc c'est dommage finalement que cette bonne mesure là qui serait utile pour développer les commerces notamment dans toutes nos villes et on est qu'on conçoit urbain ou conçoit rural, moi j'ai les deux dans mon département, la question des cellules eau commerciales vides elle est transpartisane elle concerne tous les maires, elle concerne surtout tous les habitants. Et on l'a vu, ça a été un vrai sujet de la campagne des municipales.

Bien sûr cette question de la désertification des centres-villes. On va parler du conflit au Moyen-Orient. Débat hier soir au Sénat sur le sujet en présence de Sébastien Lecornu, mais d'abord les conséquences en France et de l'augmentation des prix à la pompe et Roland Lesclure qui est revenu hier sur ses propos, il dit avoir regretté d'avoir employé l'expression de choc pétrolier.

Vous avez compris ce revirement ? – Ah, vous voulez dire qu'il s'est fait taper sur les doigts ? C'est ça la question… – Est-ce que vous en déduisez ? – Excusez-moi, enfin, C'est ce qui s'est passé.

Voilà un ministre, pas le moindre, il dit ministre de l'économie et des finances. Je crois qu'il est à peu près au courant de ce qui se passe. Il a même fait un budget.

Et puis donc il voit, il a les indicateurs. Alors il fait une déclarations, puis comme ensuite le Premier ministre décide, lui, de ne pas avoir une usure globale, en fait, il est obligé de manger son chapeau, Roland Lescure. Voilà ce qui s'est passé.

Mais une fois qu'on a dit ça, la question, c'est pour les Français. On voit bien que la question, ce qu'on appelle le pouvoir d'achat, mais en tout cas la question des salaires, la question de la capacité à pouvoir prendre sa voiture pour aller ne serait -ce que travailler, ou alors se chauffer. Parce que sinon ça veut dire quoi ?

C'est-à-dire concrètement les gamins dans avec les anoraks, parce qu'il n'y a pas les moyens de se chauffer, donc c'est extrêmement difficile. C'est une réalité. Donc dire qu'il y a un impact sur les Français, c'est vrai.

Et donc la question que je vous ai posée, c'est d'une part, est-ce que Est-ce que les grands groupes gaziers, pétroliers ne participent pas de la hausse ? C'est un élément. Il y a les contrôles des CRF, mais il faut vérifier.

Mais il faut plus de coercition ? En tout cas, on ne peut pas toujours avoir un système où quand il y a le moins d mouvement, les prix montent. Et puis bizarrement, quand ça redescend au niveau des marchés pétroliers, ça met beaucoup de temps à redescendre.

Alors peut-être qu'il faut regarder les choses. Donc il y a les contrôles et il faut qu'ils soient poussés. Un peu de patriotisme m'a demandé aussi à ces grands groupes-là.

Et puis de l'autre côté, il faut prendre des mesures pour les Français. Donc nous ce que nous demandons, nous les socialistes, c'est faire en sorte que les Français qui ont, pour qui ça a un impact, et notamment des catégories moyennes ou modestes, puissent avoir une aide spécifiques. – Et on va en parler, Rachid Temal, on va aller voir évidemment dans nos régions comment ça se passe puisque vous l'avez dit, ça inquiète les Français.

On va encore, Sabastia. Bonjour Pierre Négrel. – Surtout leur porte-toeille. – Pierre Négrel, merci beaucoup d'être avec nous, Pierre, chef adjoint de l l'agence de Bastia à Corse matin, envolé des prix du carburant.

Quelle est la situation dans l'île ? Aujourd'hui, la situation est très agitée. Il faut comprendre qu'hier soir, mercredi, on a enregistré des prix à la pompe qui s'envole, 2 ,38 euros pour le litre de gasoil, 2 ,23 euros pour le litre de super et ce matin la situation a évolué dans un sens je dirais d'agitation dans la mesure où depuis 5 heures du matin les deux dépôts pétroliers de l'île sont occupés notamment par un collectif de pompistes.

Cette situation fait écho à une ce qu'il faut comprendre encore, c'est que la question de l'essence est un sujet brûlant parce que le marché de l'essence ne fonctionne pas comme sur le continent. Il y a des surcoûts structurels liés à l'insularité qui ont été évalués à plus 6 % pour le diesel et plus 5 % pour l 'essence par l'autorité de la concurrence. surtout, on est sur un marché où les disconteurs n 'existent pas. ne peut pas acheter d'essence chez Leclerc ou d'essence chez Carrefour.

À ça s'ajoute le fait que la Corse est une région pauvre, c'est la région métropolitaine où le taux de pauvreté est le plus important et où les automobilistes sont le plus souvent des automobilistes contraints, captifs dans la mesure où l'île est en grande partie rurale et où le réseau de transports en commun est moins développé, moins dense que sur le continent. – Vous l'avez dit, les élus de l'île qui montent au créneau, que demandent Alors il y a une revendication qui existe de longue date, bien avant cette crise au Moyen-Orient. C'est la demande d'une mise en place d'un système de régulation du prix des carburants.

Un système qui serait, je dirais, analogue à celui qui existe dans les régions ultramarines depuis 1985, avec le décret Lurel qui autorise dans ces régions-là la préfecture a fixé elle-même le prix des carburants. Alors comprendre que cette revendication, elle rejoint une préconisation de l'autorité de la concurrence qui au mois de novembre 2020 a rendu un rapport très important sur l'état global de l'économie corse, et parmi les précommunisations qu'ils proposent, elles préconisent, l'autorité la concurrence, elle préconise qu'on puisse mettre en place un système de régulation du prix des carburants, c'est-à-dire que le prix ne soit pas simplement abandonné au marché. Alors cette revendication a ensuite été reprise à plusieurs reprises.

Au printemps 2025, le député de Corse du Sud, de Paul-André Colombagne, a déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi en ce sens, qui pour l'instant n'a toujours pas été examinée. Et le 6 mars dernier, qu'il y a un recours qui a été déposé par une association locale très active qui s'appelle le collectif Agissons contre le prix des carburants en Corse, et qui a ce recours qui vise à contraindre le gouvernement à se prononcer sur le principe de la régulation, a passé un premier filtre. On attend.

Rachid Temalco, comment vous réagissez à ce que raconte Pierre Négrel ? Alors il y a la situation spécifique de la Corse, mais c'est une situation qui touche évidemment tout le territoire. Alors, il y a deux choses, effectivement, il y a une situation au départ spécifique avant, comme vous le dites, avant cette crise-là, et donc ça, c'est vrai que ce n'est pas normal qu'elle soit là.

Sur le reste, c'est ce que j'évoquais, c'est-à-dire qu'on ne tiendra pas. Le Premier ministre hier a pris la parole en disant qu'il n'y aura pas de murs généralisés. Mais il n'a pas annoncé de mesures concrètes.

Et comme on voit que le conflit tend à s'éterniser, il y aura des conséquences et pour C'est pour ça que nous avec le groupe socialiste Écologistes et républicains en Sénat Nous demandons des mesures spécifiques Il y a effectivement des millions de français Qui sont obligés de travailler avec leur voiture Soit parce que pour s'y rendre Soit par rapport à leur métier Et on sait très bien qu qu'effectivement, il y a aussi une catégorie de professionnels. Donc oui, il faut des mesures spécifiques pour celles et ceux... – Mais on a les moyens budgétaires, contenus de l'État et de la situation financière de la France ? – On peut se dire ça, mais ça veut dire que concrètement, on met la tête sous l'eau et on appuie sur la tête de millions de Français.

Donc à un moment donné, quand il y a des crises, oui, il faut prendre des mesures. Alors peut-être qu'il faut décaler certaines choses pour prioriser ça. Ça s'appelle la gestion des données publiques et je crois que dans un pays comme le nôtre, où la question du pouvoir d'achat est essentielle pour beaucoup.

Le nombre de Français qui terminent le mois quand il termine positif avec 5, 10 euros ou qu'il vint du mois non plus que la lumière dans le frigo, c'est une réalité et ils seront impactés encore par cette crise. – On remercie Pierre Négrel d'avoir été avec nous depuis Bastia, la une de Corse matin. Hors contrôle, c'est la une de votre journal ce matin.

Merci beaucoup Pierre d'avoir été avec nous. Alors cette situation et le Premier ministre s'est exprimée hier au Parlement sur le sujet de l'énergie mais pas que. Il y avait un débat sur le conflit au Moyen-Orient et Clémentine, le coût de la guerre il ne concerne pas seulement les prix de l'énergie.

L'implication militaire de la France coûte aussi de plus en plus cher. Oui et le nerf de la guerre est de plus en plus cher. Oui et le nerf de la guerre est de plus en plus sensible.

La France a engagé 24 rafales au Moyen-Orient, une demi-douzaine de régates et puis son porte-avions Charles de Gaulle, un dispositif très conséquent. Mais ce qui coûte aussi très cher, ce sont les missiles qui sont utilisés pour intercepter des drones par exemple. Et chaque missile coûte entre 500 000 et 1 ,5 million d'euros.

Et évidemment plus la guerre dure, plus notre stock de missiles descend et nous n'en avons plus beaucoup. Sébastien Lecornu a donc annoncé hier soir à l'Assemblée puis au Sénat un plan de soutien à l'industrie civile et militaire à hauteur de 300 millions d'euros. On l'écoute.

L'urgence, ce sont évidemment les munitions. Nous prévoyons d'investir 8 ,5 milliards d'euros supplémentaires de commandes entre 2026 et 2030, qui s'ajoutent aux 16 milliards d'euros de la loi de programmation militaire votée en 2023, monsieur le rapporteur Christian Cambon. C'est indispensable et c'est colossal.

Et le Premier ministre a aussi annoncé la création d'une une plateforme qui s'appelle France Munition et qui sera un grossiste de munitions qui répondra aux besoins de nos armées, mais aussi des clients à l'export. Un mot peut-être là-dessus sur ce qu'on a entendu du Premier ministre Rachid Temal, je rappelle que vous êtes vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense des forces armées ici au Sénat. 8 milliards de plus pour les munitions, vous soutenez ?

Oui, mais la question qui vous est posée, c'est comment on a d'abord un plan industriel, je crois que c'est ça aussi un sujet, et comment les commandes sont réellement passées, puisque c'est le débat qu'il y a depuis longtemps entre notamment la direction générale de l'armement et puis les entrepreneurs. Et ce qu'il faut aussi se dire, c c'est qu'au-delà d'ailleurs juste des commandes, ces commandes dorénavant, on intègre le fait que quand on voit ce qui se passe notamment en Ukraine, et d'ailleurs aussi au Moyen-Orient parce que ce sont les mêmes drones, puisque c'est notamment les Shades et les drones iraniens, puisqu'on voit bien qu'il y a tout ça et connecté, c'est que dorénavant il y a nécessité de combattre des drones avec des moyens au même niveau que des drones. Parce que sinon, vous pouvez toujours commander plus de missiles sauf moins bien qu'il y a une question de coût et de puissance.

Donc ça nous oblige aussi à intégrer dans notre modèle d'armée et dans notre capacité aussi demain à faire en sorte que des usines qui existent d'ores et déjà puissent se transformer en quelque temps pour produire des choses c'est des questions je crois industrielles qui sont aussi posées parce que nos forces armées savent déployer ça et on peut les saluer parce qu'en quelques jours nous sommes le seul pays ou un des seuls pays à être en capacité de mettre autant de moyens qu'elles soient militaires, aériens, aéroportés, on a le groupe Naval Extra très bien mais maintenant il y a la question de notre capacité à produire vite à la fois de la technologie mais également ce qu'on appelle du bas de gamme et du gros parce que quand vous êtes dans ce type d'opération on perd beaucoup de matériel donc il faut aussi ajouter cela. Donc ça doit nous conduire à des réflexions stratégiques et industriels surtout. Et pour augmenter encore les moyens de nos armées, le Premier ministre a souhaité accélérer l'actualisation de la loi de programmation militaire.

Oui elle devrait être examinée à l'Assemblée début mai puis au Sénat début juin. Cette loi de programmation militaire actualisée provoque une prévoit notamment un nouveau régime d'état d'alerte de sécurité nationale qui devrait permettre d'adapter nos règles pour accélérer des décisions en cas de menaces graves. Alors concrètement, qu'est-ce que ça signifie ?

Eh bien ça peut être par exemple renforcer les périmètres de sécurité, de sites sensibles. Ça peut être faciliter l'entreposage de munitions ou de carburants et puis tout simplement ça peut être faciliter le déploiement des forces armées sur le territoire. En somme, tout ce qui peut fluidifier notre réponse militaire en cas de menace grave. – Alors, l'accélération qu'on a votée, nous, les socialistes, on l'a amendée, on l'a bonifiée, cette loi de programmation militaire, donc il n'y a pas de sujet.

Et on a déjà dit que sur le côté financier aussi, même si la question se posera de qui finance quoi. Parce que comme nous on dit qu'il faut aussi que les plus grands revenus contribuent plus au budget de l'État, il faut aussi reparler de cela. – Mais juste, c'est important ce que vous dites, parce que là, on a un nouveau porte-avions, 10 milliards, on a 8 milliards de plus sur les militares.

Est-ce qu'on est un peu dans un quoi-qu'il en coûte militaire ? Non mais, je vais vous répondre, mais sur l'accélération du calendrier, il n'y en a pas. Puisque ce qui s'est passé, c'est l'inversion.

Au lieu de commencer par le Sénat, on commence par l'Assemblée et l'obligue toujours le 13 juillet, donc quand on vous dit accélération, tout ça des pipeaux. Je pense que c'est des matières extrêmement structurantes, les questions de sécurité nécessaires pour notre pays et on voit bien qu'aujourd'hui la guerre est un monde à lequel on doit s'habituer dans le monde, pour ne pas jouer là-dessus. Donc il n'y a pas d'accélération, il y avait une réactualisation, c'est le même calendrier.

Ce n'est pas un croix qu'il en coûte. Ce qu'il faut se dire, c'est que dorénavant, la régulation du monde ne sera plus celle que nous avons connue depuis 1945. A la fois parce que le premier, les Américains passent leur temps à essayer de...

Quand même, la guerre qu'ils mènent, c'est une guerre illégale. Donc ils ont rajoutent. D'autres pays également font le choix aujourd'hui de combats soit d'un niveau régional, soit d'un niveau mondial, ce qui se passe notamment sur le territoire européen avec la Russie qui agresse l'Ukraine.

Donc à partir de là, il faut qu'on réfléchisse effectivement à ce qu'on peut faire. Et oui, il faut continuer à développer notre capacité de protection de nos territoires, de nos concitoyens et puis aussi de nos intérêts vitaux de par le monde. Parce que d'ailleurs nous sommes une puissance présente sur l'ensemble du monde entier.

Donc c'est vrai que dorénavant, nous devons faire ça. Alors c'est le débat sur le nucléaire, enfin le débat, il faut faire, il faut effectivement un nouveau porte-avions, parce que ça veut dire que la France est en capacité d'intervenir de par le monde, et il faudra effectivement penser au, si je prends quelques exemples, les drones, la question des rafales ou d'une nouvelle génération. Il y a effectivement des travaux nécessaires à mener dorénavant.

Et le débat d'hier au Sénat, il visait aussi à questionner la place de la France dans ce conflit au Moyen-Orient. Oui, Emmanuel Macron rappelait la posture uniquement défensive de la La France, il y a encore quelques jours et c'est la ligne qu'a tenue le Premier ministre hier soir. La France ne participera pas à des opérations de guerre.

Le rôle de Paris se concentre aujourd'hui sur la défense de ses partenaires comme les Émirats Arabes Unis dont la France sécurise l'espace aérien et puis sur sa présence en Méditerranée, notamment autour de Chypre quant aux routes commerciales comme le détroit d'Hormuz. Sébastien Lecornu affirme que la France participera bien à la sécurisation de ses routes. Mais pour le moment, aucune coalition maritime n'a été détaillée.

Hier soir, le sénateur Claude Maluré, président du groupe Les Indépendants République et territoires, a s'interroger justement sur le rôle des 27 dans ce conflit. On l'écoute. À court terme, la position de la France est la bonne.

Nous ne participons pas à une offensive sans but, sans stratégie et sans visibilité, mais nous tenons nos engagements internationaux en protégeant nos alliés dans le Golfe et en Méditerranée. Cette position doit être soutenue. Mais il va bien falloir aussi que les 27 commencent à résoudre leurs problèmes urgents et graves.

Les guerres en Ukraine et au Proche-Orient nous envoient un message simple et clair. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Monsieur Temal, quelle réponse aujourd'hui Vous pensez qu'il faut, qu'on doit et qu'il faut peut-être attendre de l'Union européenne dans ce conflit ?

Mais d'abord, là aussi, il faut faire attention. La compétence militaire, pour prendre un terme au classique, c'est du ressort des états. Il faut garder sans tête, c'est-à-dire le fait qu'un président de la République décide soit de mener un conflit et donc le fait d'envoyer des hommes et les femmes au sol ou en tout cas dans des risques de mort ou de défendre des intérêts vitaux doit rester du domaine des États.

Ce que peut faire l'Union européenne, c'est de la mutualisation. Donc il faut que les États décident d'y aller mais en aucun cas de dire que dorénavant, et Mme Van der Leyen devrait faire attention, de penser qu'elle peut décider de tout. Quand par exemple l'Union européenne se rend au rendez-vous du Conseil pour la paix de Trump, qui ne vise qu'à détruire les Nations Unies.

C'est une faute politique. Quand ce n'est pas l'Europe qui va décider demain, soit notre réponse sur nos capacités nucléaires, soit d'envoyer des hommes et des femmes au sol ou dans un conflit. Donc ça doit être effectivement au niveau des États.

Donc moi je compte sur l'Union Européenne pour mutualiser, pour avoir des effets levier financiers, mais dans notre cas pour décider de notre capacité militaire quelque que soit l'endroit du monde. Donc oui, de la coordination, oui, de la capacité d'investir ensemble, notamment sur la recherche de loupement. Je crois que c'est un sujet essentiel, la recherche de loupement.

Mais après, c'est entre les États d'agir. Rachid Temal, on va terminer par des questions politique, puisque les... – Tout ça est politique. – Tout ça est politique, mais plus concentré sur le PS, j'allais vous dire.

Les municipales sont terminées. Quelles conséquences votre parti doit en tirer ? On va écouter ce qu'en disait hier Patrick le patron du groupe socialiste au SENA. -"La ligne doit être clarifiée.

Il nous faut un cap clair pour le Parti Socialiste et aujourd'hui, c'est vrai que la godille, permettez-moi cette expression un peu triviale, ne peut pas être une solution pour l de notre formation politique encore une fois la première de la gauche aujourd'hui en tout cas d'abord moi je veux saluer toutes et tous ceux qui ont été au combat dans les municipales ce qu'ont gagné aussi penser à ceux qui ont perdu chez les socialistes parce que ça Ça veut dire que dans ces villes-là, en tout cas là où on dirige, on vivra mieux quand je vois d'autres situations. Ça c'est le premier point. Deuxième point, la question du parcelliste, c'est d'arrêter de parler à lui-même, d'arrêter d'être focaliser de la journée sur les filles et de se dire que dorénavant, comment on parle aux Français ?

Et le vrai sujet à mon sens aujourd'hui c'est quel projet socialiste pour les Français ? C'est ça qu'on nous reproche. – Mais ils peuvent encore vous croire, vous écoutez les Français quand ça fait des moins que la direction du PS dit jamais d'alliance avec LFI, pas d'accord national, pas d'alliance, LFI c'est terminé.

Et quand vous avez dans plusieurs villes des accords, dont la ville de Nantes, Johanna Roland numéro 2 du PS qui passe un accord avec LFI. – Chacun connaît ma position, je ne sais pas favorable. Je ne l'ai pas été en 2022, je ne l'ai pas été en 2024, il est là aujourd'hui pour un accord avec les filles.

Moi, je n'ai pas de débat là-dessus. Effectivement, les Français ne comprennent pas puisqu'ils nous voient avoir une attitude sur le budget responsable, mais en même temps, possiblement parler avec Tondelier pour une primaire qui, elle, dit qu'il faut qu'il y ait Mélenchon et faire ces accords-là, possiblement, sur la question des municipales. Donc ça ne peut pas tenir...

Mais ça a été une erreur – Oui, ce qui a été une erreur, c'est que le parti dise non, puis finalement quand je suis le Premier secrétaire a dit si j'étais à Toulouse je voterais pour, ça a donné de la confusion et donc ça a eu un impact sur tout le monde. – Pour François Picmal, le – Oui, avec des méthodes, bon bref. Donc ça, c'est un sujet.

Mais on peut rester là-dedans, moi je ne souhaite pas rentrer dans une guerre intersocialiste. Aujourd'hui vous parliez tout à l'heure de Lionel Jospin. Jospin, il a parlé du droit d'inventaire, souvenez-vous.

Je pense qu'il est temps de faire un droit d'inventaire sur ces mois et ces dernières années avec cette direction-là. Moi, je pense qu'il faut changer totalement notre approche et je le redis. Mais il faut changer la direction aussi que vous appelez à la démission d'Olivier Proulx ?

Non, moi je ne suis pas dans la logique de...

Enfin, ce n'est pas mon propos. Mais je pense que quand on est un dirigeant, on tire des conséquences à un certain nombre de choses. Là, notre problème au Parti socialiste, c'est pas de faire la tactique.

Donc vous ne demandez pas sa démission, mais vous dites en responsabilité, il doit partir ? Je dis qu'en responsabilité, comme l'aurait fait le SPIN, il s'interroge sur son droit d'inventaire. Je dis simplement qu'aujourd'hui, notre problème, ce n'est pas de faire la tactique, je vois ce qui se passe à droite, et la creuse de petits chevaux, c'est que structurellement le partialiste est derrière ça à la gauche, nous sommes aujourd'hui à peine à 30 % dans ce pays-là.

Donc on ne gagne pas une présidentielle. Donc le problème n'est pas de savoir si on ajoute des logos, ça n'intéresse pas les Français. La question pour les Français, et d'ailleurs qui parlent qui peuvent voter au municipal pour d'autres parties venir vers nous, c'est que si dorénavant on leur proposait un projet de société.

D'ailleurs je rappelle à chaque fois que la gauche a gagné des élections, il n'y avait pas de candidature unique. Donc ça c'est un Ce qui fait que les gens votent pour nous, ce n'est pas l'addition de logo, c'est la proposition qu'on fait pour changer leur vie. Et donc la priorité et l'urgence des socialistes, c'est d'avoir un projet de soutien, une vision de la société.

C'est ça qu'on nous reproche aujourd'hui. – Et la primaire, elle a encore un sens aujourd'hui – Moi, je ne suis pas pour cette primaire-là. Il n'y en a aucun sens.

Vous avez l'idée avec qui ? Une primaire pour quoi faire ? Là aussi, si on parlait des questions internationales, c'est un vrai sujet.

Après, on a une dimension affaire étrangère et défense. Quand je vois 102 partenaires, on a un sujet. Mais ça, c'est une vision...

On ne fait pas des légos. Je suis pour sortir du monde des légos, pour aller dans le monde réel. Et dans le monde réel, les français c'est pas et on l'a vu pour mettre 25 logo s'ils ne savent pas ce que vous dites est ce que vous leur proposez ça ne les intéresse pas donc nous avons un problème puisque jean-luc mélenchon est un problème pour la gauche moi j'en fais pas une obsession, parce que je pense qu'il faut effectivement sortir de ce rapport-là depuis le début, je le pense, et surtout que les Français nous le reprochent très largement.

C'est-à-dire que c'est le mec qui a accéléré la dédiabolisation de l'extrême droite, celui qui contribue beaucoup, c'est Jean-Luc Aujourd'hui, c'est le parti la personne la plus détestée, le parti le plus détesté plus que l'ERN. Il faut se dire de quoi on parle. Alors que le danger en France, c'est l'extrême droite.

On a le sentiment qu'aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon, par ses propos, c'est un un accélérateur. Donc il faut, on vient face à l'histoire, au moment historique dans lequel nous sommes, nous sommes la première jeune génération qui pourrait voir arriver à la tête du pays par les urnes l'extrême droite. Donc il faut que les socialistes arrêtent, on travaille sur le fond, face à un travail de fond avec les Français, et c'est en faisant une offre aux Français sérieuse qu'on pourra effectivement gagner l'élection présidentielle. – Merci beaucoup Rachid Temal d'avoir été notre invitée.

Clémentine, on se retrouve dans 20 minutes Oui, on parlera d'un coup de gel qui fait craindre aux maraîchers que leur culture soit un peu abîmée ce matin. Et possiblement l'augmentation des prix comme pour le gasoil. On a parlé des conséquences des municipales à À gauche, on va parler de ce qui se passe à droite.

C'est Agnès Éveraine, la porte-parole des Républicains. – Bon courage. – Bonjour.