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interviewRMC (sur YouTube)· 31 mars 2025 8 min

Trafic de drogue: Une école maternelle contrainte de déménager

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous êtes le ministre auprès du ministre de l'intérieur. Je précise que vous n'êtes pas dans ce studio parce que vous êtes sur le terrain précisément à Lyon et notamment sur ces questions de sécurité du quotidien. Grande étude menée auprès de 500 maires de France.

On va y revenir dans un instant. Ils se disent abandonnés par l'État. Mais je voulais d'abord vous poser une question, vous l'avez peut-être entendu dans le journal de 7h30. des habitants en scène Saint-Denis euh avec une école maternelle, quatre classes de maternel euh à qui on envisage on propose éventuellement de déménager parce que parce que la cour de récréation des enfants est utilisée par les dealers juste à côté d'un point de deal, les enfants qui retrouvent même des sachets de drogue dans la cour.

Finalement, est-ce que est-ce qu'aujourd'hui on se retrouve dans une situation où c'est pas les dealers qui doivent partir mais les élèves ou les habitants ? En tous les cas, sur l'exemple que vous donnez, c'est le cas et c'est proprement inadmissible et scandaleux. Et c'est aussi malheureusement la révélation de ce que l'on dit maintenant depuis plusieurs mois, à savoir que les stupéfiants, les drogues sont partout sur tout le territoire, que ce soit urbain ou rural dans le dans nos écoles et que nous avons bien raison de d'avoir fait voter le texte sur le narcotrafic, ces éléments juridiques, cette loi qui va nous donner des moyens supplémentaires pour lutter à la fois contre le haut du spectre.

Évidemment en matière de stupéfiant. Je rappelle qu'on a voté le texte à l'Assemblée nationale la semaine dernière. il sera en vote officiel demain.

Et puis surtout on a raison aussi de renforcer les pouvoirs des polices municipales pour pouvoir aussi au quotidien lutter contre ce fléau et mais sur le fond, vous avez raison, il est impensable que l'on soit obligé de déménager une école à cause de de l'action de de voyou de criminel en réalité hein. Auelà de ça, c'est c'est précisément ça qui est assez saisissant et au fond c'est un des meilleurs exemples de l'étude pour laquelle je voulais vous recevoir ce matin. François Noël Buffet, c'est le genre de difficultés auxquelles sont confrontés aujourd'hui les maires de France. 500 ont donc été, je le disais euh euh entendus par l'FOP qui a mené une très vaste euh étude pour le centre de réflexion sur la sécurité intérieure.

Euh et euh ce qui en ressort c'est que la question de la sécurité est à leurs yeux un enjeu majeur et en particulier pour ceux qui qui vivent et qui sont à la tête des grandes villes. Plus vous êtes en zone urbaine, plus la question de la sécurité vous paraît préoccupante. Ils se disent abandonnés par l'État.

Qu'est-ce que vous leur répondez ? Euh je leur réponds que ce n'est pas juste et plus exactement que c'est injuste que de dire ça puisque au-delà de ce sondage du moment, cela fait plus d'un an que le beau vaau de la police municipale a été lancé par nos prédécesseurs mais qui a subi malheureusement les vicissitudes d'une dissolution et d'une censure. Et j'ai repris le dossier au mois de février avec Bono Rota.

Nous avons mené très très vite en 3 semaines les dernières grandes réunions importantes et que nous aurons un texte à proposer très vite, c'est-à-dire avant l'été. Euh, il est absolument nécessaire de renforcer les pouvoirs de nos policiers municipaux, que ce soit des petites ou des grandes communes, chacun ayant à adapter le dispositif à son propre territoire, il faut que nous voulons faire. Je précise d'ailleurs que vous-même, vous avez longtemps été maire de votre commune, c'était dans le rô François Noël Buffet.

Lorsque vous dites "Il faut renforcer les pouvoirs de la police municipale", aujourd'hui, c'est à l'appréciation des maires justement de décider s'il faut ou non armer les policiers. On se souvient évidemment notamment du débat au sein des maires écologistes. L'un à Bordeaux qui dit il faut armer, l'autre à Grenoble qui dit faut pas armer.

Est-ce que ça doit être une une décision plus facile à prendre et est-ce qu'il faut plus d'harmonie sur le territoire ? La décision la police municipale est sous la responsabilité du maire, ça doit le rester. Il doit avoir à sa disposition les outils juridiques pour permettre d'agir au quotidien et il doit pouvoir décider de tout.

Il peut de temps en temps être à disposition euh de la police nationale pour coordonner les actions, c'est-à-dire en réalité avoir ce continuum de sécurité que nous cherchons. L'objectif de notre texte, au-delà du matériel, au-delà de la déontologie, au-delà des responsabilités, c'est de donner plus de pouvoir. C'est quoi ?

C'est pouvoir accéder plus facilement à certains fichiers qui sont interdits aujourd'hui. C'est pouvoir donner des amendes forfaitires délicuelles en matière de stupéfiant, par exemple. c'est pouvoir contrôler les identités, c'est ce qu'il demande et c'est pouvoir s'inscrire dans ce continuum là et avec cette capacité-là que pour l'instant la loi ne donne pas.

Donc nous sommes engagés notamment euh sur ces points-là. Et puis de rappeler le point extrêmement important, c'est que le rôle de nos polices municipales dont le nombre a doublé en 25 ans, ils sont 28000 les policiers municipaux français aujourd'hui répartis sur 4500 communes. Ils sont en première ligne de la lutte contre la délinquence qui paye etulouse.

Ce sont des policiers municipaux et les ASVP qui ont arrêté le criminel qui paye c'est évidemment la collectivité puisque c'est une police municipale. Donc c'est la collectivité qui équipe ses personnels, qui les loge bien évidemment l'État intervient et peut intervenir évidemment en terme de subvention ou d'aide, je pense en particulier pour tous les sujets de vidéosurveillance qui ont été développés dans les communes qui ont montré leur efficacité, y compris les pural citron d'entre nous qui n'étaient pas d'accord. Ils sont enfin arrivés à l'idée que il fallait installer ces dispositifs parce que ça fait baisser la délinquence, parce que ça augmente les taux d'élucidation entre 20, 25 et 30 %.

Et donc l'État aide par ces moyens-là. Vous avez vous avez vous-même vous avez vous-même euh euh évolué aussi sur cette question de la de la vidéosurveillance. 74 % des maires interrogés disent qu'ils souhaitent simplifier les démarches administratives pour les installer.

Donc aujourd'hui le problème n'est pas effectivement l'aide que vous leur apportez, c'est la complexité du système. Alors, ça fait partie des sujets de simplification en matière de procédure que l'on va aborder dans le cadre de la loi parce que au-delà de la simplification qui est nécessaire et de la rapidité d'installation que l'on souhaite, il faut aussi malgré tout que l'on veille à ce que les installations soient faites dans de bonnes conditions et respectueuses aussi des libertés individuelles et que l'on nit pas un comment dire une multiplication de de moyens et qui puissent atteindre à la vie privée. Donc faut qu'on soit sur cet équilibre là.

Mais il y a pas de difficulté. Nous nous savons faire. Les maires savent faire et l'État sait faire.

Il faut qu'il conventionne plus rapidement sans doute avec les collectivités. Mais je crois que nous sommes sur le bon chemin et ce texte qui arrivera au mois de juin, qui tiendra compte de tous ces débats va remplir cet objectif. François Noël lui fait une dernière question sur les les permis de conduire.

On l'entend depuis ce matin, ça fait beaucoup beaucoup réagir les professeurs d'auto-école qui pour un grand nombre d'entre eux demandent plus d'heures de conduite obligatoire passé de 20 à 28h. C'est vous au fond euh François Noël Buffet qui est en charge de cette question là. Est-ce que vous estimez qu'il faut rajouter ces heures ou est-ce qu'il faut pas les rendre obligatoires ?

Je crois que euh je suis un peu dans la même réaction que les auditeurs qu'il y avaient précédemment, à savoir que ça dépend de chacun et que c'est la liberté de chacun de pouvoir s'adapter au nombre d'heures dont il a besoin. Il faut un principe obligatoire. Je ne suis pas sûr que ce soit le nombre qui fasse sa qualité.

En revanche, euh l'instruction du code euh comme un cours de classe et pas simplement par internet me paraît une excellente utile d'une excellente utilité parce qu'elle permet la compréhension immédiate et l'échange avec le moniteur. Donc voilà, je suis plutôt dans cet état d'esprit là, sachant qu'effectivement tout le monde n'est pas en capacité de réussir dès le premier coup. Écoutez, j'ai quelques souvenirs, ça s'était bien passé pour moi.

Un peu comme vous d'après ce que j'ai compris, comme beaucoup d'autres. C'est un peu plus compliqué pour d'autres et bien qu'ils aient un peu plus d'heur ça me paraît normal mais vraiment c'est plutôt de l'adaptation en réalité que je crois. Merci beaucoup François Noël Buffet.

En revanche effectivement l'idée peut-être de rétablir la présence physique des élèves pour être vraiment dans l'esprit du code, ça pourrait être utile. François Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l'intérieur. Merci d'avoir répondu à mes questions ce matin sur RMC.

Il est 7h52. [Musique]