Dominique VOYNET
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Marie-Christine BlandinFait
« Chez nous, le débat est roi et il y a plus d'intelligence dans la tête de 113 élus qui discutent, qui confrontent leurs idées que dans la tête d'une majorité qui confisque le pouvoir. »
- 5:00Marie-Christine BlandinFait
« La coopération décentralisée, région la plus pauvre de France, le plus grand nombre de chômeurs, région la plus jeune. Est-ce bien raisonnable d'aller mettre de l'argent régional vers le tier monde ? »
- 6:00Marie-Christine BlandinChiffre
« 1 % de l'argent ça représente 40 fois plus proportionnellement que les autres régions, mais 1 km d'autoroute, il serait prêt à mettre 10 fois plus. »
- 12:00Gilbert VassermanFait
« Nous nous plaidons pour un véritable mariage du socialisme et de l'écologie. »
- 14:00Dominique VoynetFait
« Un projet qui donne tout son sens à ce terme de développement soutenable que nous avons mis en avant. »
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[Musique] Solidarité solidarité solidarité solidarité démocratie démocratie démocratie démocratie fraternité fraternité parité parité écologie écologie écologie bonjour ou bonsoir puisque je ne sais pas à quelle heure vous nous regardez toute façon c'est ou très tard ou ou très tôt on a droit à un bon quart d'heure pour cette nouvelle émission de la campagne officielle al on a choisi autour de de Dominique Voinet de rassembler un certain nombre de gens qui vont parler de thèmes divers et qui surtout représentent un petit peu la variété des soutiens à la candidature de Dominique. Alors, je vous les présente rapidement, Gilbert Vasserman qui est là comme porte-parole de la convention alternative progressiste. Marie-Christine Blandin que vous connaissez sûrement qui est la présidente depuis 92 maintenant de la région de Nordpatcalé, donc grosse responsabilité.
Roger Winter Alter qui est le porte-parole de l'alternative rouge et verte, maire de d'une ville qui s'appelle Luther Bar, monsieur Pietra Sainta, Yve Pietra qui lui est maire aussi d'une d'une ville qui s'appelle Mè et qui est conseiller régional dans le Langdoc. Ça vous montre un peu la diversité de ces soutiens et aussi les responsabilités qu'ont les gens autour de de Dominique qui ne sont pas simplement des militants de terrain mais qui sont aussi engagés à des postes institutionnels. Nous avons aussi Dominique Frager qui lui est maire adjoint plus spécialement chargé de la santé à Colombe et aussi conseiller régional d'Île-de-France.
Et Marieanne Hisler Bégain que vous connaissez aussi et qui est l'ancienne vice-présidente du Parlement européen et porte-parole des vers. Voilà. Alors, chacun de vous dire en quelques mots un petit peu nous parler un petit peu de son action sur le terrain, nous dire aussi pourquoi il il a choisi de soutenir Dominique Voinet et on va commencer par la plus gradée tiens Marie-Christienne Blanda, comment ça se passe dans le nord pas de Caléis ?
Quel est le qu'est-ce que ça apporte à une région, une grande région comme le nordpcalé et une présidence différente de celle des partis traditionnelles ? Les différences, c'est le scrutin proportionnel qui a permis l'arrivée d'une écologiste, disons-le, minoritaire et qui fait que chez nous, il n'y a pas une majorité de 51 % qui opprime et qui coupe la parole et les moyens de la minorité de 49 %. comme ça se passe dans beaucoup d'assemblées.
Chez nous, le débat est roi et il y a plus d'intelligence dans la tête de 113 élus qui discutent, qui confrontent leurs idées que dans la tête d'une majorité qui confisque le pouvoir. Alors quand le débat est roi, c'est pas trop le bordel comme on dit. C'est exactement.
On est obligé de composer, on est obligé de partager, on est obligé de d'amender les projets et comment avec un débat aussi large peut-on conserver l'écologie ? parce que le danger serait de prendre le plus petit commun des nominateurs et ben en instaurant la démocratie participative en informant les 4 millions d'habitants de nos projets, du réel, de nos impossibilités, de nos possibilités, en les associant au choix en amont, en corrigeant selon ce qu'il nous renvoie. Je vais prendre un seul exemple.
La coopération décentralisée, région la plus pauvre de France, le plus grand nombre de chômeurs, région la plus jeune. Est-ce bien raisonnable d'aller mettre de l'argent régional vers le tier monde ? Et ben quand les gens savent que le but que nous poursuivons 1 % de l'argent ça représente 40 fois plus proportionnellement que les autres régions, mais 1 km d'autoroute, il serait prêt à mettre 10 fois plus.
Et associer les gens à la décision, c'est la garantie de la démocratie, c'est la garantie de la compréhension. La démarche de Dominique qui convoit donc cette campagne des présidentielles qui essa de faire passer notre message, je pense qu'elle est fondamentale. Elle montre qu'il y a pas de solution toute faite.
Les gens cherchent l'honnêteté, la volonté et ils veulent discuter des solutions techniques. Vous n'avez pas de de trop de problèmes de au moment des votes dans dans votre assemblée. Vous arrivez à vous en sortir, à voter le budget.
Il y a il y a des régions où on narrive pas à voter le budget. Il y a des régions dont les grands prêtres sont les tenants de la majorité absolue, bah eux, ils arrivent pas à voter leur budget. On arrive au délai de rigueur, ils n'ont pas de budget, ils n'ont pas réussi à dégager une majorité.
Alors qu'avec notre proportionnel, notre système d'animation, notre recours à la population et ben ça marche. Les autres conseillers régionaux là, vous confirmez cette vision des choses ou et l'arrivée des écologistes dans les conseils régionaux a apporté un neuf à la politique. Elle a dépoussiéré la façon de faire la politique traditionnelle et il faut voir le bilan des conseillers régionaux qui sont vraiment attachés à leur région qui est très important dans les diverses régions.
C'est quelque chose de très innovant, je crois. Alors, et un maire maintenant, un maire alternatif, qu'est-ce que qu'est-ce que ça a de spécial ? Qu'est-ce que ça fait de spécial sur le terrain ?
Comment ça gère sa ville ? Je sais pas si c'est quelque chose de spécial. Bon, je suis euh moi j'étais né pendant la pendant la deuxème guerre mondiale là, je crois que ça m'a beaucoup marqué parce que notre village a été sinistré presque à 100 %.
Et puis ensuite, j'ai l'habitude de dire que je suis un militant né de la guerre d'Algérie. On a pris ce qu'on appelle le pouvoir municipal en 77 et puis depuis ça dure hein. Euh 77 déjà ou en 77, j'étais à l'époque, j'appartenais encore au PSU.
Donc je reste attaché à ces à ces idées, à cet idéal et puis on s'est dit ben avec nos moyens, avec nos possibilités, nos limites, on va essayer de mettre en pratique un certain nombre de choses, expérimenter sur le terrain parce que je crois que les municipalités sont un très bon terrain d'expérimentation. On est aussi la première ville à s'être déclaré zone dénucléarisée à la fois pour un symbole mais aussi par solidarité avec ces gens de Ternobyl. Et depuis les enfants viennent des euh des scientifiques viennent également euh discuter avec nous sur les énergies renouvelables.
Là, on a eu un échec. On a voulu avoir un projet de de géothermie et puis qui ne s'est pas réalisé parce que en France, je crois gauche droite, un seul combat pour le tout nucléaire, il faut bien le dire. Et puis bon, nous on pense à autre chose.
Je crois qu'il faut aussi faire le bilan de ces échecs. Mais parallèlement, on a on l'a aussi lié à ce que j'appelle hier. Je disais il faut se donner la main.
Aujourd'hui, on dit les solidarités. Solidarité avec les plus démunis. On fait toute une série de projets pour l'insertion sociale par l'économique.
On a lancé là, on a une association intermédiaire qui n'est n'est rien d'autre qu'un bureau de placement à but non lucratif. On fait des chantiers professionnels pour des contrats emploi solidarité. On a des entreprises d'insertion notamment la brasserie parce que ça c'est l'alsacienne qui cligne de l'œil et puis là on a elle est fermée depuis 69 et on a relancé une brasserie artisanale où qui embauche à la fois des gens qualifiés et des gens non qualifiés.
Mais je crois que là aussi on a compris nos limites et ça ne suffit pas. Je crois que actuellement dans la situation de chômage je crois qu'il faut aller au-delà. Je pense qu'on parlera de la réduction du temps de travail.
Bon Dominique Fragère, les problèmes de santé, c'est c'est votre domaine. Bon, il se trouve que c'est aussi une des spécialités de la C, rappelons-le, est quand même médecin. Euh comment vous comment vous gérez ça dans une grande ville de la dans une grande ville donc comme Colombe qui est une grande ville de l'agglomération parisienne, évidemment le premier problème c'est je dirais avec la crise et le chômage dans les cités hein.
Moi, j'habite une cité populaire de 12000 personnes et je vois depuis depuis 20 ans, je vois bien la dégradation et les problèmes y compris de de santé au sens large du terme que nous que nous rencontrons aussi bien pour les personnes âgées que pour les plus jeunes. C'est d'abord l'accès aux soins tout bêtement. C'est une une question qu'on pensait régler.
Les problèmes comme ça qu'on croyait régler, les acquis et qui ne le sont pas. euh l'accès aux soins pour tous, y compris euh c'est la solidarité, comme disait Roger, pour les plus démunis euh qui parfois euh bon euh sont toxicoman par exemple hein avec un un sida qui galope. Euh dans mon département qui est un qui est le plus riche de France, dit-on hein, euh les hautes scènes, il y a entre décembre 92 et décembre 93, 1504 sid 31 % d'augmentation comme taux de progression et une singularité terrible. un mode de contamination, l'échange de ser souillé chez les toxicomanes.
Alors voilà pourquoi par exemple quand il y a urgence, je dirais priorité pour limiter la casse, il faut avoir des actions très concrètes sur le terrain. Gilbert Vasserman, le campagne. Euh vous êtes un petit peu le le représentant de de cette euh de cette mouvance qui euh qui a rejoint petit à petit ou du moins, il y a eu convergence entre entre vos sensibilités et vous vous retrouvez donc aujourd'hui euh à soutenir Dominique.
Comment vous a vous avez vécu cette campagne ? Quels sont les thèmes que vous voulez porter en priorité ? Je je serai pas seulement le représentant du social dans campagne, je suis aussi l'écologie.
Je veux dire par là que pour ce qui nous concerne, nous qui nous définissons comme la gauche alternative, c'est vrai que pour beaucoup d'entre nous, nous venons de la gauche traditionnelle même justement nous avons tiré le bilan de de ces échecs, de ces impasses et nous essayons de construire un nouveau projet et pour construire un nouveau projet, ben il nous semble indispensable de rencontrer l'écologie et c'est pour ça que nous nous plaidons pour un véritable mariage du socialisme et de l'écologie. au fond les les logiques du productivisme exacerbé et les logiques de de l'argent roi de la recherche du profit maximum, bah c'est quand même au fond les mêmes logiques. C'est une idée qui avance he c'était le titre d'un grand quotidien du soin hier si vous Oui, justement et nous nous sommes très contents que que Dominique ait pu tout au long de cette campagne commencer à avancer ces idéesl et je crois que c'est les idées de l'avenir, c'est les idées du rassemblement que nous avons à faire.
Mais alors est-ce que Marianne Isler B est-ce que justement à contrario on peut pas dire que cette campagne a un peu passé sous la table les vrais problèmes écologiques ? Qu'est-ce qu'on pense la porte-parole des verro qu'on entend de temps en temps ? Pas du tout parce que la preuve est faite que aujourd'hui nombre de partenaires ont intégré aujourd'hui l'écologie.
Pour nous l'écologie c'est un tout. Le social est intégré dans l'écologie. L'environnement est intégré dans l'écologie.
Donc je crois qu'il y a encore quelques pas en avant à faire. Mais c'est vrai qu'il faut le le rappeler quand même. L'environnement c'était le premier combat des écologistes.
Il y a 20 ans, Renier Dumont, monsieur Monoto, Jean-Pierre Rafin, ce sont des personnes qui portent qui ont porté ces les les couleurs de l'écologie depuis 20 ans. Aujourd'hui, elle se concrétise par des élus dans les différentes institutions. Moi-même, j'étais pendant 5 ans au Parlement européen où nous avons réellement travaillé.
Nous avons essayé de montrer que aussi bien en France, en Europe, dans les pays de l'Est dans les pays du sud, aujourd'hui, nous devons passer à un développement écologiquement soutenable, ce que nous ce que nous appelons ici la transformation écologique de la société. Donc, et c'est vrai que en regardant ce qui est fait en France, en matière d'environnement plus particulièrement, et bien, on avance pas. Riot, c'était il y a euh 3 ans, Berlin, c'était il y a hier et c'était hier.
Euh rien n'avance. Pour vous donner juste un chiffre, le chiffre du budget du ministère de l'environnement 1,7 milliards, ce qui équivaut au fonctionnement de la grande bibliothèque nationale. Donc c'est que aujourd'hui le choix politique qui est fait en France, c'est pas le choix de la santé, c'est pas le choix de l'environnement, c'est pas le choix de l'écologie, c'est pas le choix du social.
On n'a pas envie d'investir ni dans l'eau ni dans l'air alors que bon faut bien boucher le les trous mais on peut lonnais et cetera. C'est très sympa que pour embrayer sur ce qu' a dit Marin je crois qu'il faut vraiment être des écologistes de terrain. C'est sur le terrain qu'on peut faire le développement local et relier avec le développement durable dont elle parle.
Et on peut parler des grands problèmes dont Dominique a parlé dans la campagne électorale, mais euh les problèmes de déchets, le recyclage, la propreté de l'eau, la pureté de l'air, c'est très important ce qui se passe dans nos campagnes, dans nos villes, euh dans nos villages, c'est très important tout ça. Et donc avec le parti écologie tractement créé que nous représentons avec Dominique Fragère, nous nous sommes des humanistes. Nous avons pensé que Dominique Voinet c'est vraiment elle qui représente les écologistes de terrain et c'est elle qui nous représente dans cette campagne des présidentielles et elle mérite d'être vraiment écouté.
Tout ça sans oublier comme le rappelé Marie-Christine Blandin, les problèmes de développement, les problèmes nord- sud et cetera qui sont vraiment aussi au cœur de de de notre démarche commune. Dominique, il t'appartiennent conclu. Oui, j'ai eu l'occasion tout au long de cette campagne de défendre avec beaucoup d'énergie et de conviction un projet politique pour rentrer dans le 21e siècle.
Un projet qui donne tout son sens à ce terme de développement soutenable que nous avons mis en avant. Un projet qui insiste sur la nécessité de partager mieux les richesses, de diminuer le temps de travail, de penser des transports de collectif accessible et confortable, d'abolir la dette des pays du tiers monde et de mettre en place des circuits qui privilégient la coopération décentralisée, les relations directes entre les gens. J'ai eu l'occasion d'insister sur les dégâts considérables d'un modèle de développement qui n'était maîtrisé par personne et qui était en fait qui s'était emballé sous la pression des grands lobby et de des grands corps qui sont assez irresponsables face aux lois du marché.
Mais je tenais dans cette phase terminale de campagne à être entouré ici des gens qui l'ont fait avec moi cette campagne et qui font vivre l'écologie et l'alternative tous les jours sur le terrain. des gens qui sont des élus, qui prennent des responsabilités, qui expérimentent, qui innovent, qui créent, qui qui font le lien en permanence entre l'action au niveau local et la réflexion pour un nouveau projet de société qui marie l'écologie, le socialisme, la démocratie et qui nous permett à nous qui n'avons pas encore une très longue expérience de travail en commun de dessiner ce qui pourrait être un grand mouvement pour rentrer euh dans le 21e siècle en portant l'espoir des gens. [Musique] Oser Dominique Voinet, ça change tout.
Dominique Voynet