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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 16 août 2016 65 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Sarkozy : l'été qui change tout #cdanslair 16-08-2016

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 45 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Yves Tréhard, combien de fois a-t-on enterré Nicolas Sarkozy ?

  • 3:05FerméeRéponse directe

    Ludovic Vigogne, on est sûr et certain qu'il est candidat ?

  • 3:45FerméeRéponse directe

    Brice Tinturier, vous êtes sûr et certain qu'il y va ?

  • 4:26OuverteRéponse directe

    Valérie Hacot, Nicolas Sarkozy a-t-il passé un été de vacances ?

  • 5:06OuverteRéponse directe

    Ludovic Vigogne, cet été studieux, très politique, au-delà des événements ?

  • 5:32OuverteRéponse directe

    Ludovic Vigogne, il arrive à créer de la visibilité et de l'attention sans contenu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:45PrésentateurFait
    « la période, qui est une période extrêmement marquée par les attentats et qui est emprunte de besoins de sécurité, est plutôt favorable à Nicolas Sarkozy, qui a cette casquette prégnante chez lui de visser sur la tête de ministre de l'Intérieur et d'homme d'ordre. »
  • 8:53InvitéChiffre
    « Il faudra créer une présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu'un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance. »
  • 26:16InvitéFait
    « J'ai été chef de l'État. Je sais que le risque zéro n'existe pas. Mais je veux dire, parce que c'est la vérité, que tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois, vous m'entendez, ne l'a pas été. »
  • 27:29InvitéFait
    « Nous devons être impitoyables. Les argus si juridiques, les précautions, les prétextes à une action incomplète ne sont pas admissibles. »
  • 32:08Invité politiqueFait
    « ce sont des thèmes sur lesquels Nicolas Sarkozy fait toujours campagne »
  • 32:15Invité politiqueFait
    « vous explique très souvent qu'en 2007 il a gagné à quel moment précis à partir du moment où il a introduit dans le débat la question de l'identité nationale »
  • 47:23PrésentateurFait
    « Les candidats putatifs les plus assurés de pouvoir l'emporter ont plus de 60 ans. »
  • 1:02:02Invité politiqueFait
    « son objectif c'était de ramener les électeurs du Front National vers lui »
  • 1:02:07Invité politiqueFait
    « il a réussi effectivement en 2007 »
  • 1:04:01Invité politiqueFait
    « François Bayrou qui dit qu'il soutient pour l'instant Alain Juppé »
  • 1:04:06Invité politiqueFait
    « il ne se présentera pas si Alain Juppé est désigné candidat à la primaire »
  • 1:04:11Invité politiqueFait
    « si c'est Nicolas Sarkozy il ira très clairement »
  • 1:04:32PrésentateurFait
    « Aucune démarche il faut payer 2 euros et signer la charte »
  • 1:04:49PrésentateurChiffre
    « il y en aura 10 000 »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Nicolas Sarkozy15 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Bonsoir à tous et bienvenue dans C'est dans l'air. Les attentats de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray ont bouleversé les Français. Mais ces attaques pourraient avoir un deuxième effet, un effet politique cette fois. Rebattre les cartes de la primaire à droite et donc de la présidentielle. Il y a un mois et demi, Alain Juppé semblait intouchable. Aujourd'hui, il est talonné par Nicolas Sarkozy. L'ancien président et, faut-il le rappeler, ancien ministre de l'Intérieur, serait-il plus en phase avec le climat sécuritaire post-attentat ? En tout cas, il marque des points et il fait la une des journaux. Le Parisien, par exemple, ce matin, sur un vélo, l'Express, ça ce sera demain.

Et attendez, il n'est toujours pas officiellement candidat. Nicolas Sarkozy est-il en passe de devenir le favori de la droite ? Quelle est sa stratégie pour battre ses rivaux ? Les petits candidats sont-ils les grands perdants de cette séquence ? Une chose est sûre, cet été semble avoir tout changé pour l'ancien président. Alors, pour répondre à ces questions et à toutes vos questions, SMS et Internet, nos invités ce soir. Yves Tréhard, vous êtes éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Brice Tinturier, directeur général délégué de l'Institut de sondage Ipsos. Ludovic Vigogne. Bonsoir, monsieur. Vous êtes journaliste politique au quotidien L'Opinion. Et Valérie Hacot.

Bonsoir. Vous êtes journaliste politique au Parisien, auteur aujourd'hui d'un article remarqué sur les coulisses de l'été de Nicolas Sarkozy. Bonsoir à tous les quatre. Yves Tréhard, combien de fois a-t-on enterré Nicolas Sarkozy ? Et combien de fois est-il revenu encore plus fort ? De nombreux fois, puisque depuis 1995, où il avait pris le parti d'Edouard Balladur, candidat malheureux à la présidentielle, on s'était dit que l'avenir de Nicolas Sarkozy était plus ou moins brouillé, parce que Chirac lui vouait une haine féroce de ne pas avoir suivi pendant la campagne présidentielle. Et puis, il y a eu 2002, finalement, en 2002, il est revenu avec Jacques Chirac.

Il y a eu 2007, il se fait battre en 2012, il avait dit « ciao la politique, je ne recommencerai pas ». Et le voilà en 2017. Alors, en 2016, on a effectivement dit que Juppé allait gagner cette primaire et il y avait des bonnes raisons pour le dire, puisque, d'abord, Juppé est un homme d'expérience, il a des qualités. Et puis, Nicolas Sarkozy, les retours ne sont jamais faciles en politique. On a l'exemple de Valéry Giscard d'Estaing.

Mais, c'est vrai, et vous l'avez dit, la période, qui est une période extrêmement marquée par les attentats et qui est emprunte de besoins de sécurité, est plutôt favorable à Nicolas Sarkozy, qui a cette casquette prégnante chez lui de visser sur la tête de ministre de l'Intérieur et d'homme d'ordre. Nicolas Sarkozy, il passe pour l'instant ses vacances au Cap-Nègre, la très chic résidence de sa belle famille. Il fait du vélo tous les matins, ça on le voit dans votre journal. Il reçoit beaucoup de monde. Attendez, on est sûr et certain, Ludovic Wiggen, qu'il est candidat ? Oui, bien sûr.

3:10
Nicolas Sarkozy

Il n'y a pas 1% de doute. Ça fait même longtemps qu'on en est sûr et certain. Non, non, il n'y a absolument aucun doute. Alors, il y a une petite incertitude maintenant sur la date exacte. On sera attentifs à partir de ce week-end sur la forme. Mais ce sera non-événement, en tout cas, sa candidature. Après, ce qu'on attend surtout, c'est le fond. Ce n'est jamais facile pour un ancien président de se représenter, de dire à nouveau, après avoir été battu, qu'il veut représenter à nouveau les Français. Il va falloir les convaincre. Ce n'est pas seulement une déclaration de candidature à la primaire. Ça va être une déclaration de candidature tout court. Il n'y aura pas de deuxième fois.

3:45
Présentateur

Brice Tinturier, vous êtes, vous aussi, sûr et certain qu'il y va ? Ça, je crois que c'est une certitude, effectivement, absolue. Je tentais une dernière fois la chance. Après, il ne faut pas aller trop vite en besogne, comme on a pu le faire à la fois pour Alain Juppé et peut-être aussi maintenant pour Nicolas Sarkozy. On est encore loin, on était encore loin en tous les cas de l'élection jusqu'à aujourd'hui. Je crois que le climat change à la rentrée. Le climat a changé avec les attentats. C'est incontestable. Et les intentions de vote qu'on avait dans les primaires donnaient un avantage à Alain Juppé qui n'avait cessé malgré tout de se tasser. C'est ça qui entretient le suspense.

Et puis, c'est la séquence, évidemment, de cet été, avec la prégnance de la dimension sécuritaire qui revient en force et qui réavantage Nicolas Sarkozy. Valérie Hacot, vous racontez ce matin, dans les détails d'ailleurs, les vacances de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas tourpeau pour ses proches. Parce qu'à part le vélo le matin, il est déjà en campagne.

4:36
Invité

Très clairement, oui. C'est-à-dire que ce n'était pas exactement un été de vacances. C'est-à-dire qu'il a passé tout son été à recevoir du monde au Cap-Nègre.

4:44
Nicolas Sarkozy

Tout le banc à l'arrière-banc des élus républicains qui passaient leurs vacances dans le sud de la France ont été reçus. Voilà, ça se passe un petit SMS. Nicolas Sarkozy leur répond directement. Pas de secrétaire, rien du tout. Mais bien sûr, il vient dîner à la maison. Et effectivement, il a passé tout son été à recevoir tous les élus républicains avec Carla Bruni. Ce qui doit effectivement parfois donner des situations un peu cocasses.

5:06
Présentateur

Oui, on est dans une pré-campagne. C'est lui qui va donner le tempo de cette primaire. De toute manière, d'abord parce qu'il va y avoir sa candidature qui est d'ici au 25 août. Il est obligé de se déclarer 15 jours avant la date limite de dépôt des candidatures, qui est le 9 septembre. Et puis on connaît sa volonté d'en découdre et son autorité, je dirais. Donc c'est évidemment lui qui va donner le tempo du début des premiers jours, en tous les cas. – Ludovic Vigogne, là, cet été studieux, très politique, au-delà des événements, parce qu'on va y revenir, ça c'est du pur Sarkozy. Recevoir comme ça de nombreux élus, ses lieutenants, entretenir le lien.

5:47
Nicolas Sarkozy

– Oui, puis il est dans un moment de séduction. Alors il doit séduire les Français, mais il doit séduire les élus de son camp, il doit séduire les journalistes, trois catégories avec lesquelles les relations ont pu être compliquées ces dernières années. Et donc il envoie des signes à tout le monde. cet été, c'était l'occasion d'inviter, d'essayer de retisser des liens avec quelques élus qu'ont pu être à un moment donné séduis par d'autres.

6:07
Présentateur

– Il arrive à créer de la visibilité et de l'attention sans même développer, pour l'instant en tout cas, d'un contenu. Rien que le fait de recevoir des élus LR, d'entretenir cette relation, suffit à générer de la curiosité, de l'intérêt, de l'attention, de la visibilité médiatique tout simplement. – Et le vélo ? – Et le vélo, c'est parti. – Pardon, mais on le voit à vélo toutes les 10 minutes. Et le tour de France, elle est bien terminée. – C'est une démonstration d'énergie, de puissance, de forme physique, de complicité aussi avec un des sports préférés des Français. Donc ce n'est pas totalement anodin le vélo, ce n'est pas simplement un petit passe-temps comme ça.

– Oui, il a toujours fait du... – Il a toujours fait, d'ailleurs il montre de cette façon aussi une forme de constance. – Tous les jours, vous dites dans votre papier.

6:53
Invité

– D'après les informations exclusives que j'ai eues, il ferait du vélo entre 10h et 13h tous les jours.

6:57
Présentateur

– Bon, alors Nicolas Sarkozy est encore dans le Var, on l'a dit. Son équipe prépare déjà activement la rentrée. Et donc l'annonce de sa candidature, on va voir tout de suite cela avec ce reportage de Romain Besnénou et Arnaud Fora. – Au siège des Républicains, c'est le calme avant la tempête. Pourtant en coulisses depuis ce matin, la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy prépare la rentrée de son champion. À 900 km de là, dans sa maison de vacances du Cap-Nègre, le président des Républicains, lui, peaufine sa stratégie et l'annonce de sa candidature.

– La question de savoir si Nicolas Sarkozy va monter en puissance au cours des prochaines semaines dépendra pour beaucoup de son entrée en campagne. On sait très bien que l'officialisation d'une candidature, même si elle est connue de tous à l'avance, est déterminante pour créer une dynamique qui va ensuite pouvoir s'amplifier au fur et à mesure que l'on avance dans la campagne et que l'on s'approche du scrutin du premier tour qui aura lieu le 20 novembre prochain. Nicolas Sarkozy organise bien son entrée en liste pour les primaires dont les modalités et la date auraient déjà été arrêtées dans le plus grand secret. Sarkozy candidat, plus personne n'en doute.

Sur son site internet, on trouve même noir sur blanc un appel aux dons et parrainages pour la primaire de la droite. Dernier sprint avant l'ultime annonce. Et en prime, une vidéo qui ressemble à si méprendre à un clip de campagne.

8:30
Invité

– Je veux une France grande, ouverte, solidaire. – C'est toute l'équipe de la super-être, avec le nouveau patron.

8:38
Présentateur

À droite, le patron c'est lui. Dans une interview à Valeur Actuelle, le chef des Républicains livre ses dernières confidences avant la bataille. Nicolas Sarkozy soigne son électorat le plus dur, dit vouloir ramener vers lui les électeurs du FN

8:53
Invité

et remet en cause le droit du sol. Il faudra créer une présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu'un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance.

9:13
Présentateur

Selon les statuts de son parti, Nicolas Sarkozy a jusqu'au 25 août pour officialiser sa candidature à la primaire. Ses proches promettent une entrée tonitruante. Un blast souffle même l'un de ses lieutenants. Pour Roger Carucci, la victoire ne fait aucun doute.

9:35
Invité

Nicolas Sarkozy est un guerrier et quelqu'un qui est en campagne extrêmement dynamique et convaincant. Mais on va voir, trois mois de campagne, c'est long. Dans quelle situation sera la France en fin novembre 2016, ça va jouer beaucoup aussi. C'est un peu le calme avant la tempête. Je ne sais pas si c'est le calme. C'est en tout cas le calme des vieilles troupes habituées à ne pas aller à la guerre, à la fleur au fusil et à se préparer bien pour gagner.

10:06
Présentateur

Ultime signe de confiance chez les Sarkozy, son équipe a déjà loué un QG de campagne dans le 7e arrondissement de Paris. Les lieux ont été réservés jusqu'en mai 2017, date du second tour de l'élection présidentielle. – Oui, alors il est bon quand même de rappeler, comme vient de le faire à l'instant Roger Carucci dans ce reportage, les dates de cette primaire à droite. Donc c'est 20 et 27 novembre. Tout le monde n'a pas forcément en tête ces deux journées. Question SMS. Première question SMS. Pourquoi laisse-t-on Nicolas Sarkozy utiliser la logistique de son parti au détriment des autres candidats ? Yves Tréa.

– Si vous voulez, d'abord il faut dire qu'il est là, non pas par un coup de force, il est là parce qu'il y a eu une élection, souvenez-vous, il y a quelques mois, pour désigner un président, après le fiasco du face-à-face entre Jean-François Copé et François Fillon. Donc ça c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'il est prévu statutairement dans la charte du parti que le président, s'il est candidat à cette primaire, doit se retirer précisément 15 jours avant la date de dépôt des candidatures. Ce qu'il fait. Mais, mais, il est évident que Nicolas Sarkozy, en prenant la tête du parti, il savait très bien ce qu'il faisait.

C'est-à-dire qu'il sait depuis le début, même s'il a dit le contraire en disant qu'il arrêtait la politique, qu'il se représenterait sous prétexte que c'était le bazar chez les Républicains, et que, évidemment, en étant à la tête du parti, il avait la main sur le parti. Et c'est ça qui est important. C'est qu'il a la main sur le parti. Et d'une certaine façon, il fait la pluie et le beau temps, d'une certaine façon, sur les parrainages qui peuvent être accordés aux uns et aux autres.

La course effrénée à laquelle se livrent les petits candidats, dits petits candidats, elle est compliquée aussi parce que Nicolas Sarkozy, dans la coulisse, quoi qu'on dise, on ne va pas se mentir, tire un peu les ficelles du jeu. C'est ce que lui reprochent certains de ses concurrents, effectivement, parce qu'ils doivent notamment avoir le parrainage d'adhérents dont ils n'ont pas le fichier. Donc c'est quand même assez compliqué d'aller chercher les parrainages d'individus qui ne pèsent pas non plus des millions de personnes quand vous n'avez pas le fichier, alors que le président de l'Épublicain, lui, a ce fichier et peut envoyer des mails.

Donc là, il y a disproportion ou effectivement des leviers qui sont utilisés par Nicolas Sarkozy et auxquels n'ont pas accès certains de ses concurrents. Quand va-t-il se déclarer, Ludovic Vigogne ? Alors, on a une date, effectivement, butoir qui est le 22... Le 25 août, pardon. Le 25 août, pardon.

12:36
Nicolas Sarkozy

Il n'y a même pas obligatoirement une déclaration de candidature. Le 25 août, c'est la date à laquelle il devra quitter la présidence des Républicains s'il veut être candidat à la primaire. Il peut se déclarer après le 26, le 27, le 28. Ce qui compte, c'est la date de sa démission. Mais visiblement, il va le faire avant, dans le courant de la semaine prochaine. Il y a un autre rendez-vous important après le 25. C'est le week-end du 26-27 août où il y aura un campus des jeunes Républicains au Touquet où Nicolas Sarkozy ira et il ira sans doute en tant que candidat. Et à noter que ce week-end-là, Alain Juppé et François Fillon feront leur rentrée.

Et donc, pour Nicolas Sarkozy, il ne va pas gâcher ce plaisir de leur gâcher cette rentrée.

13:13
Présentateur

Valéry Hacot, comment va-t-il se déclarer ? Ça sera à la télévision, sur Facebook, il y aura une grande interview dans un journal ? Pour l'instant, tout cela reste très mystérieux.

13:25
Nicolas Sarkozy

De ce qu'on a compris, il s'est déjà tout calé, tout préparé, tout ficelé. C'est tout dans sa tête. En revanche, il entretient le mystère, le secret. Ce que ces proches laissent entendre, c'est qu'il faut quand même faire sobre, parce que c'est un instant grave. Je pense que Facebook, il ne va pas refaire le coup de Facebook

13:43
Présentateur

pour l'entrée en campagne. Ce serait pas très sérieux. Sobre, c'est en contradiction avec le début de campagne Tony Truant qui est annoncé.

13:51
Nicolas Sarkozy

Non, parce qu'on peut faire quelque chose de sobre, mais avec aussi un contenu qui peut être un petit peu Tony Truant. C'est ça aussi. Ça va être aussi beaucoup ce qu'il va dire

14:00
Présentateur

pour cette entrée en campagne, qui va être vraiment important. Et puis le moment est grave. Moi, je crois que pour les Français, il y a quand même une période, une séquence qui est marquée par les attentats. Cette déclaration de candidature, elle est à la fois une déclaration de candidature potentielle pour les primaires, mais également pour la présidentielle. Donc on peut faire quelque chose de Tony Truant, mais qui doit, je crois, correspondre à l'ère du temps. Et l'ère du temps, il est marqué par des enjeux extrêmement importants. d'où la gravité, la sobriété peut-être.

Et c'est d'autant plus important, je crois, pour quelqu'un qui a déjà été président de la République et qui doit jouer aussi de cette stature, de cette expérience, de ce recul. Donc il ne peut pas se permettre de faire quelque chose qui serait un peu à la va-vite ou perçu comme trop désinvolte. Il n'a pas de temps à perdre, Nicolas Sarkozy, parce qu'on saura assez vite, de mon point de vue, si ça prend ou pas. Il électrise une campagne, il passionne, je dirais, le débat avec des adversaires résolus, des partisans qui ne sont pas loin d'un club de femmes de football, si vous voyez ce que je veux dire, qui sont tout à sa cause.

Et donc on saura très vite si ça marche ou pas, on le saura à travers des sondages. Moi, je pense que quand la campagne sera vraiment partie, c'est-à-dire après le 9 septembre, parce qu'après le 9 septembre, il y a un délai jusqu'au 20 septembre, je crois, où une haute autorité valide les candidatures des uns et des autres. Donc à partir du 20 septembre, en quelques jours, on saura si, permettez-moi l'expression, la mayonnaise Sarkozy prend. Alors, ce qui va dans votre sens, c'est, encore une fois, ce qu'on lit dans votre article, l'effet de blast. Alors, je vais peut-être expliquer à ceux qui nous regardent ce que ça veut dire.

Le blast, c'est l'effet de souffle provoqué par une déflagération, par une explosion. C'est un terme qui a été utilisé par un lieutenant de Nicolas Sarkozy qui n'est pas forcément... Vu le contexte, c'est pas forcément le plus adapté, mais... Enfin, ça donne une idée, quand même. Voilà. En fait, je pense que toutes leurs problématiques à l'heure actuelle, c'est, comme vous le disiez tout à l'heure,

16:00
Invité

l'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, c'est quand même le plus petit mystère qui existe à l'heure actuelle, ça ne fait aucun doute. Donc, il va falloir qu'il se débrouille avec ce non-mystère de faire quand même de marquer l'événement.

16:13
Présentateur

Et donc, son objectif... L'entrée en campagne sera marquée par un effet de blast, c'est ce qu'on peut dire dans votre journal. Ça veut dire que si c'est effectivement pas la surprise créée par l'annonce de la candidature, ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'il peut y avoir une idée très forte qui peut être lancée ? Je pense que l'idée, c'est qu'il a vraiment travaillé sur le fond aussi de ce qu'il veut dire pour son entrée en campagne. C'est là-dessus qu'il a énormément affiné tout ça pendant cet été.

16:39
Nicolas Sarkozy

et je pense que son objectif, c'est d'arriver avec un message très très fort.

16:44
Présentateur

Ludovic Weigel.

16:44
Nicolas Sarkozy

Là, c'était déjà une expression qu'il utilisait lui-même au moment du lancement de son livre. C'est déjà l'idée qu'il avait. Deuxièmement, on peut aussi noter que ces dernières années, il est beaucoup passé par l'écrit. Il ne s'est plus à faire des grandes thèses. On nous expliquait qu'il les écrivait lui-même. Il y a eu aussi le passage de son livre. Il a eu besoin beaucoup des mots de mettre noir sur blanc ces idées là où il en était pour communiquer avec les Français. Donc moi, je pense qu'il va passer à nouveau par l'écrit. Voilà que c'est quelque chose qu'on contrôle bien davantage qu'une interview à la télé, à la radio qui peut déraper au détour d'une question.

Donc je pense que ça passera comme ça. Et puis après, de toute façon, ça va être vite décliné par un inventeur, par un déplacement. Beaucoup de choses vont se succéder.

17:23
Présentateur

Pris-tenturier. Pardon, mais qu'est-ce qui peut, pour rester sur cette idée d'effet de surprise, qu'est-ce qui peut surprendre les Français qui connaissent si bien Nicolas Sarkozy ? Ils le connaissent sous toutes ses coutures. Qu'est-ce qu'il peut dire ? Quel est le thème ? Quels sont les mots ? Quelles sont les cibles qui peuvent lui donner un avantage dans cette déclaration de candidature ? C'est tout l'enjeu parce qu'il doit faire d'un non-événement, l'annonce de sa candidature, un événement profond. Et il doit effectivement faire le gap, je ne sais pas si c'est le blas, mais le gap, par rapport à ses concurrents très vite. Moi, je voudrais insister sur cette dimension.

Ça doit aller très vite et être mesuré effectivement, très rapidement. Parce que jusqu'à maintenant, qu'est-ce qui s'est passé ? Nicolas Sarkozy était à 32% d'attention de vote dans nos enquêtes Ipsos, le Cevipof, Le Monde en janvier. Il est aujourd'hui à 30%. Donc en fait, il a baissé, puis il a remonté. Mais il est aujourd'hui en juin plutôt, il était en juin, à peu près au niveau de janvier dernier. Donc il n'a pas encore fait la dynamique qui permet d'enclencher quelque chose de très fort. Il peut le faire. C'est ce que les premières enquêtes vont nous montrer. Est-ce que l'été, est-ce que le changement de donne a fabriqué ou non cela ? Soit il le fait et la dynamique prendra.

Soit si ça n'apparaît pas très vite, vous verrez que très vite, médiatiquement et en termes d'opinion, on dira « Ah, finalement, ça coince ». Donc il doit sur le contenu apporter effectivement quelque chose où les Français se disent « Quand même, il fait la différence par rapport aux autres ». À supposer, pardon, vous n'avez pas aimé ce que je vais vous dire, mais à supposer que les sondages ne se trompent pas, parce qu'on est quand même la primaire, c'est difficile à sonder et à prévoir. Mais bien sûr, mais à supposer qu'ils ne se trompent pas, mais à la limite, on pourrait dire s'il y a des biais, il y en a sûrement, ils sont constants, donc on pourra quand même mesurer des évolutions.

Et puis, j'ai envie de dire, souvenez-vous de 2011, on avait beaucoup d'interrogations sur ces enquêtes, légitimement. Sur la primaire à gauche ? Sur la primaire à gauche. Elles ont quand même donné François Hollande, puis Aubry, puis Montebourg, puis Ségolène Royal, et dans cet ordre-là, est assez bien. Donc il faut être prudent, mais je pense que l'instrument permettra de mesurer est-ce que la dynamique prend et est-ce qu'elle prend rapidement ou pas ? Et du coup, le contenu de l'annonce va être un élément extrêmement important pour donner le sentiment ou pas qu'il y a du nouveau, de la force, et quelque chose qui tout à coup interpelle les Français. Il y a deux choses.

D'abord, la dynamique, elle est avec lui depuis quelques mois. Et celui qui a la dynamique, et c'est exactement ce qui s'est passé entre Chirac et Balladur en 1995-95, quand Chirac avait la dynamique de la progression alors que Balladur était encore assez haut, eh bien, cette dynamique ne s'est pas arrêtée. Est-ce que ça sera la même chose pour Sarkozy ? Mais je dirais que là, on avance complètement dans l'inconnu. Pourquoi ? Parce que c'est la première fois que la droite organise des primaires de cette sorte, des primaires ouvertes. Combien il y aura d'électeurs ? Il y en aura deux ? Trois ? Quatre millions ? On n'en sait rien.

On a tendance à dire que plus il y aura d'électeurs, moins Sarkozy aurait de chances au conditionnel. Troisième chose, est-ce que un ancien président de la République ? Parce que ça, c'est aussi une première. Valéry Giscard d'Estaing n'a pas réussi à se créer une fenêtre de retour, si vous voulez. Yonel Jospin y avait un peu songé, mais c'était un ancien premier ministre. Donc, lui, ça va vraiment être une première pour le paysage politique français avec le caractère qu'on lui sait et les inimitiés et les passions qu'il déchaîne.

20:44
Nicolas Sarkozy

Il y aura aussi une clé psychologique qui sera très importante. C'est ce qu'on va tous répéter sur ce plateau et ailleurs pendant la première. C'est que celui qui gagnera le 27 novembre aura les plus grandes chances d'être le prochain président de la République vu le contexte politique, vu l'affaiblissement de la gauche et vu le plafond de verre auquel se heurte Marine Le Pen. Donc, celui qui sortira des urnes sera le 27 novembre aura, on va dire, 80-90% d'être le prochain président. Donc, ça aussi, ça va jouer à beaucoup de niveaux différents.

21:11
Présentateur

Alors, il n'est pas seul, évidemment, dans cette bataille qu'il va mener. Il est question d'une organisation qui ressemble à celle de la brigade criminelle. Ça, c'est Frédéric Pêchenard qui dit ça, le directeur général des Républicains. C'est relativement logique aussi. Qui lui-même est un ancien grand flic, Valérie Hacot. Ça, c'est ce qu'il vous a dit à vous et que vous écrivez dans votre journal. C'est le retour des tontons flingueurs, là, quand même. Avec cette formulation,

21:39
Nicolas Sarkozy

ça fait penser à ça. Mais non, en fait, c'est surtout une équipe de campagne où tout le monde a sa spécialité. Celui qui s'occupe

21:46
Présentateur

des réseaux sociaux, celui qui s'occupe de la presse. Et tout le monde va suivre son... Enfin, les mots ont un sens, quand même. Il n'a pas choisi cette métaphore par hasard. Non, non. C'est une bataille. C'est une bataille. La primaire est clairement une bataille, évidemment. Qui est dans son viseur ? C'est une démonstration de puissance et qui est dans son viseur prioritairement, je pense, Alain Juppé. C'est quand même... Le duopole qui s'est installé, ça, c'est intéressant, qui s'est installé dans cette primaire Juppé-Sarkozy pour l'instant n'est pas démenti.

Et tout nous laisse plutôt penser qu'au moins à la rentrée, on va retrouver en tête ce duopole Juppé-Sarkozy, ce qui rend la position évidemment de Bruno Le Maire ou de François Fillon et des autres beaucoup plus compliquée. Si Nicolas Sarkozy est le vainqueur de l'été, bon, l'été qui est encore en cours, ça veut dire que Alain Juppé est le perdant de l'été, Yves Tréhard ? On verra. Mais effectivement, on parlait de la dynamique tout à l'heure. si les premiers sondages quand la primaire sera lancée montrent que Nicolas Sarkozy continue à progresser alors qu'Alain Juppé régresse ou stagne, c'est sûr qu'il aura, je pense, de bonnes chances de sortir du chapeau.

Néanmoins, néanmoins, il y a deux tours à cette primaire. Comme dans une présidentielle, vous avez le 20 novembre mais vous avez aussi le 27 novembre. Il y a de fortes chances pour que ça se joue sur deux tours, évidemment. Nicolas Sarkozy risque de faire dans les autres candidats, ça dépend combien ils seront, mais peut-être l'unanimité contre lui. C'est-à-dire que si Fillon, si Le Maire sont là, leur électorat, leur pourcentage, vers qui ils vont ? Attendez, louez-vous un peu, combien ils seront de candidats ? À mon avis, ils seront six au six.

C'est-à-dire que vous aurez Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, ces quatre-là, c'est quasiment certain, ont leur parrainage. M. Poisson. Alors, M. Poisson est un député qui vient d'un parti qui s'appelle le Parti Chrétien-Démocrate, qui est en fait un parti qui a été créé par Mme Boutin. Et dans les statuts, il est prévu que ça soit une primaire ouverte, c'est-à-dire que d'autres candidats, d'autres formations politiques peuvent se présenter. Et comme les chrétiens-démocrates sont un parti reconnu, il peut se présenter. Après, c'est le mystère. Je pense qu'il y en a un ou deux qui peuvent prétendre. M.

Copé, Jean-François Copé, peut-être Hervé Mariton, et qui dit que Nathalie Kosciusko-Morizet, parce qu'ils ont une grosse épine dans le pied, les uns et les autres, c'est qu'il n'y a pas de femmes. Et ça fait assez des ordres pour un parti qui veut essayer de renouveler son côté un peu conservateur. Donc, Nathalie Kosciusko-Morizet sera-t-elle aidée comme elle l'a été ce week-end par Alain Juppé pour recueillir des parrainages ? On se pose la question. Est-ce qu'on peut revenir un instant sur la question du premier tour et du second tour ? Parce que c'est effectivement très important.

On voit bien que Nicolas Sarkozy, là, est dans une stratégie de premier tour et de dynamique pour créer la dynamique en faveur du second tour. Et qu'Alain Juppé, lui, cherche à capitaliser sur les reports. Le fait qu'il soit aussi sympathique, on va dire, à l'égard de Nathalie Kosciusko-Morizet, en est, à mon avis, un indice. Et pourquoi ? Parce que l'électorat, par exemple, de François Fillon, en second choix ou pour le second tour, se reporte beaucoup plus sur Alain Juppé que sur Nicolas Sarkozy. Même chose pour Bruno Le Maire. Donc Alain Juppé, il a, me semble-t-il, choisi. Il sait qu'il sera, a priori, qualifié pour le second tour et il joue la stratégie des bons reports.

Nicolas Sarkozy a aussi choisi, il a sa stratégie, qui est une stratégie de puissance, de démonstration de puissance pour rattraper Alain Juppé, faire un bon premier tour et espérer, à travers la dynamique et non pas l'arithmétique, inverser les choses. Alors, ce comeback de Nicolas Sarkozy a commencé, d'une certaine façon, après l'attentat de Nice. L'ancien chef de l'État a multiplié les interventions et a imprimé son rythme tout au long de l'été sur des thèmes qui lui sont chers. Romain Becker. Je suis venu témoigner de ma solidarité à la ville de Nice. Ce 15 juillet, Nicolas Sarkozy vient d'assister à la messe, célébrée en hommage aux victimes de l'attentat commis à Nice la veille.

Une courte déclaration, sobre, avant de repartir, l'heure n'est pas encore à la joute politique. Mais trois jours plus tard, l'ancien président lâche ses coups contre le gouvernement.

26:16
Invité

J'ai été chef de l'État. Je sais que le risque zéro n'existe pas. Mais je veux dire, parce que c'est la vérité, que tout ce qui aurait dû être fait depuis 18 mois, vous m'entendez, ne l'a pas été.

26:31
Présentateur

Une nouvelle fois, la France est en deuil et Nicolas Sarkozy compte sur son passé d'ancien président pour tenter de rassurer et faire la différence par rapport à ses rivaux. Car lorsqu'Alain Juppé critique lui aussi le gouvernement avec des termes pourtant similaires, il déroute ses parties en lui qui est plus coutumier de propos modérés.

26:51
Invité

Parce que tout a été fait pour l'éviter comme ça a eu lieu, bien sûr, que tout n'a pas été fait ça va de soi. C'est un bon sens. Il ne s'agit pas de désigner telle ou telle responsabilité, il s'agit de savoir ce qu'on peut faire de mieux, de plus fort, de plus efficace aujourd'hui.

27:04
Présentateur

Peu après cette déclaration, Alain Juppé s'envole en Polynésie à la rencontre des Français du bout du monde. Mais c'est en Normandie, dans une petite église de Saint-Étienne du rouvret que l'actualité rattrape toute la classe politique. Le meurtre d'un prêtre est le premier à réagir,

27:26
Invité

c'est Nicolas Sarkozy. Nous devons être impitoyables. Les argus si juridiques, les précautions, les prétextes à une action incomplète ne sont pas admissibles. je demande au gouvernement de mettre en oeuvre toutes les propositions que nous avons présentées depuis des mois sans délai. Nous ne pouvons

28:01
Présentateur

plus perdre de temps. Alain Juppé doit attendre son retour en métropole seulement trois jours plus tard pour enfin s'exprimer. Il faut rendre plus efficace la réponse judiciaire et pénale à la menace terroriste. C'est vraiment la leçon de ce qui s'est passé à Saint-Étienne du rouvret. Un été à contre-temps pour Alain Juppé alors que Nicolas Sarkozy accélère, la tendance se reflète dans les sondages. Parmi les sympathisants de la droite et du centre, l'ancien président est le seul favori de la primaire à améliorer son image et forcément l'écart se resserre.

28:39
Invité

Il a surtout mis à profit l'actualité pour se distinguer de ses concurrents et l'actualité tragique, dramatique de cet été qui, il faut bien le dire, l'a servi. Parce que du coup ça déplace le champ de la primaire plus sur les thématiques identitaires, sécurité, etc.

29:02
Présentateur

L'objectif de Nicolas Sarkozy revivre le scénario de 1995 lorsque le favori des sondages Édouard Balladur avait fini par perdre la bataille de la droite contre Jacques Chirac. Dans l'entourage d'Édouard Balladur figurait alors un certain Nicolas Sarkozy. Justement, question SMS, elle est pour vous Bristin Thurier. La comparaison entre Juppé et Balladur est-elle pertinente ? Non, je ne crois pas. Il y a quelques points qui peuvent l'être mais globalement ce n'est pas du tout la même chose. D'abord parce qu'Édouard Balladur était un premier ministre de cohabitation à la popularité fragile du coup et quand il est rentré dans l'arène il a baissé.

Ensuite parce qu'Édouard Balladur n'avait jamais été élu auparavant. C'était quelqu'un qui était secrétaire général de l'Élysée. Alain Juppé lui est un élu depuis 40 ans connaît la politique par cœur il n'y a aucun mystère sur le fait qu'il va être candidat. Alors le seul point commun qu'il y a entre les deux c'est qu'ils sont soutenus comme l'était Édouard Balladur Alain Juppé l'est aussi par les plus âgés.

C'est une force c'était justement la difficulté de Jacques Chirac à l'époque et c'est important pour Nicolas Sarkozy de reconquérir une partie du vote des plus âgés et de reconquérir aussi une partie des cadres supérieurs tout simplement parce que ces deux électorats-là sont ceux qui se mobilisent le plus et comme Yves Tréard le rappelait on est dans le cadre non pas de la présidentielle où les français se mobilisent massivement mais d'une primaire où le différentiel de mobilisation va être absolument déterminant.

Donc l'analogie à l'égard vis-à-vis d'Édouard Balladur comme si Alain Juppé était Édouard Balladur me paraît largement spécieuse et on voit bien qu'elle obéit à l'idée que du coup Alain Juppé va perdre comme Édouard Balladur a perdu. Qu'est-ce que vous en pensez Yves Tréard ?

Oui, moi je suis assez d'accord avec Brice Taturier je pense qu'il n'y a pas de comparaison n'est pas raison c'est-à-dire que on n'est pas du tout dans le même cas de figure les personnalités sont assez différentes et puis je dirais que la France n'est pas la même non plus et c'est là où c'est intéressant c'est qu'on est dans un moment de notre histoire politique qui est un moment pardon d'employer ce mot mais un peu tragique pourquoi ?

parce qu'il y a une défiance vis-à-vis de la politique qui est comme elle n'a jamais existé c'est-à-dire que les gens aiment la politique mais ils sont très très suspicieux vis-à-vis de leur personnel politique qu'ils accusent de n'avoir rien fait droite et gauche confondus la droite n'a pas le monopole je dirais de l'intérêt aujourd'hui il y a un désintérêt aussi parce que ils ont été aux affaires et rien n'a été réglé finalement donc il y a une attente énorme il y a une impopularité de la gauche qui est manifeste et qui est une gauche qui est quand même en complète décomposition à peut-être se reconstruire et donc on n'est pas du tout dans le temps de 95 qui était un temps si je puis dire un peu heureux même s'il y avait l'idée de fracture sociale qui avait été dégagée par Jacques Chirac dans cette course à la primaire Ludovic Vigogne Nicolas Sarkozy a-t-il compris avant ses adversaires que la sécurité le terrorisme allait d'une certaine façon écraser la campagne présidentielle

32:08
Nicolas Sarkozy

déjà ce sont des thèmes sur lesquels Nicolas Sarkozy fait toujours campagne Nicolas Sarkozy par exemple vous explique très souvent qu'en 2007 il a gagné à quel moment précis à partir du moment où il a introduit dans le débat la question de l'identité nationale donc c'est quelqu'un qui est persuadé que c'est là-dessus que se font les choix des français plutôt que sur des questions économiques c'est un candidat qui parle très peu d'économie dans ses campagnes donc il va faire quelque chose de classique pour lui ensuite il est servi par l'actualité tragique et donc il va développer encore plus ces thèmes-là que d'habitude surtout que de toute façon les questions économiques passent au second plan et que les attentes des français elles sont clairement là-dessus Qu'est-ce qu'il propose de nouveau ?

Qu'est-ce qu'il propose

32:52
Présentateur

de neuf ?

Sur ces questions-là Il a une particularité c'est qu'il a son franc-parler alors qu'on soit pour ou contre et qu'on soit d'accord ou en désaccord complet avec lui parce que c'est le thème de la sécurité mais c'est moins le thème de la sécurité que le thème de l'identité et là-dessus il met les pieds dans le plat c'est-à-dire c'est l'immigration c'est la France face à l'islam puisque la question est posée aujourd'hui ce sont des questions comme ça c'est l'éducation et ça là-dessus il y va pardonnez-moi l'expression de bon cœur d'autres ont plus de prévention par exemple Alain Juppé quand il nous a parlé d'identité heureuse je ne suis pas persuadé qu'aujourd'hui il soit certain que cette expression soit en accord avec ce que l'électorat de droite demande je crois que Nicolas Sarkozy a des positions plus radicales et donc plus immédiatement lisibles et claires que d'autres qui peuvent avoir des positions plus nuancées je voudrais quand même revenir sur cette idée que l'enjeu identitaire écraserait tous les autres enjeux je ne crois pas que ce soit le cas je pense qu'au contraire en 2007 si Nicolas Sarkozy l'a emporté c'est qu'il a su combiner les deux la dynamique de l'immigration de la sécurité etc mais également souvenez-vous le pouvoir d'achat la défiscalisation des heures supplémentaires le travail etc et là on va une fois de plus trop vite en besogne en disant que la primaire va se jouer exclusivement sur l'enjeu sécuritaire c'est tout l'intérêt de la séquence incontestablement cet enjeu monte c'est l'enjeu où Nicolas Sarkozy est le plus crédible et où il bat sur cet enjeu là Alain Juppé mais de là à en déduire que le reste n'existerait pas je ne sais pas sur quoi on se fonde pour affirmer cela on a le sentiment Valérie Hacot que la stratégie de Nicolas Sarkozy c'est malgré tout c'est à droite toute oui son pari c'est que la France est à droite et ça c'est son pari depuis très très longtemps que le pays

34:36
Invité

est clairement à droite donc lui son positionnement qui est un positionnement relativement naturel chez lui en plus il n'y a pas vraiment de grosses difficultés là-dessus c'est effectivement

34:44
Présentateur

d'avoir un discours très à droite plus à droite qu'en 2007 et 2012 difficile à évaluer encore maintenant oui quand même c'est à droite parce qu'en 2007 il y a la double peine il veut supprimer la double peine

34:58
Invité

et le fait est qu'effectivement son discours au mois de juin quand il était à Lille

35:01
Nicolas Sarkozy

il a fait un discours et c'est vrai qu'il n'est pas complètement dans le gros rouge qui tâche c'est à dire qu'il y va mais à chaque fois il se retient pour pas non plus voilà

35:10
Présentateur

donc c'est il ne faut pas oublier quand même que la primaire a une fonction et on le voit aux Etats-Unis pas uniquement actuellement avec Trump et Madame Clinton la primaire elle est faite pour faire une campagne sans concession c'est après qu'il faut ouvrir et c'est toute la difficulté qu'a Nicolas Sarkozy c'est que là il va y aller certainement sans concession et ça sera aussi bien qu'est-ce qui unit l'ensemble des électeurs de la primaire l'anti-hollandisme et c'est là où Nicolas Sarkozy à mon avis sera sans concession encore plus peut-être que sur les enjeux régaliens c'est dans sa capacité à paraître comme l'opposant le plus déterminé le plus combatif le plus radical à l'égard de François Hollande et ça dès le premier jour toutes les enquêtes de popularité montraient que les sympathisants LR étaient au mieux à 4 ou 5% à porter un jugement favorable sur François Hollande donc il est là aussi le point d'appui structurant de Nicolas Sarkozy depuis le début c'est la critique féroce et systématique de la politique actuelle

36:08
Invité

je voulais juste rajouter par rapport à l'économique et au social qui je pense ce n'est pas le sujet

36:14
Nicolas Sarkozy

majeur de la campagne vu le contexte mais qui sera forcément un sujet de campagne parce qu'on ne peut pas s'en faire l'économie j'ai l'impression mais que la plupart des autres candidats se sont positionnés sur quelque chose de très libéral dans leur programme tous même Juppé et Sarkozy je pense qu'il va être moins libéral que les autres de sa part c'est très classique c'est quelqu'un qui n'a jamais été un ultra-libéral il dit toujours que l'ultra-libéraliste c'est Madeleine c'est 3% donc il va faire du Sarkozy

36:42
Présentateur

Yves Tréard vous avez cité Donald Trump vous croyez qu'il s'est intéressé Nicolas Sarkozy à cette primaire républicaine chez les républicains à cette victoire de Trump aujourd'hui il est en perte de vitesse enfin il a gagné haut la main la primaire il y a Nicolas Sarkozy et tous les hommes politiques et les femmes politiques sont obligés de s'y intéresser alors on n'est pas aux Etats-Unis on n'est pas dans le même temps on est après la primaire là-bas et ce qui est étonnant justement chez Donald Trump qui a des propos assez radicaux c'est qu'on pouvait penser qu'il ait ces propos-là pour la primaire mais qu'une fois la primaire passée pour aller chercher justement tous les électeurs aux Etats-Unis on appelle ça les indépendants c'est-à-dire ceux qui sont ni républicains ni démocrates et bien il faut avoir un discours un peu plus rond un peu plus consensuel et Trump ne l'a pas fait ça est-ce que Nicolas Sarkozy qui n'est pas Donald Trump non plus parce qu'il a d'abord une connaissance je dirais des codes politiques bien plus pointus que Donald Trump est-ce que Nicolas Sarkozy pour la présidentielle après la primaire s'il décide d'être effectivement très autoritaire très étatiste d'une certaine façon et très sécuritaire est-ce qu'il continuera ainsi ?

ce que je voulais dire c'est que c'est quand même le plus radical le plus populiste qui a gagné cette primaire aux Etats-Unis chez les républicains est-ce que ça peut l'inspirer ?

Non mais il y a une partie je pense du positionnement qui peut être repris notamment la dimension sur l'identité et la dimension anti-système qu'a beaucoup joué en réalité Trump plus encore que la dimension de l'immigration c'est la dimension anti-système qui lui a rapporté des voix alors ça Nicolas Sarkozy ne peut pas le faire de la même façon il est lui-même issu du système politique en revanche quand il produit un discours sur la dictature des minorités on voit bien qu'il est aussi dans cette thématique là donc oui il emprunte un peu à cette thèse là je pense qu'il est le candidat le plus mobile qui est capable d'être à la fois à droite à la fois sur le clivage ouvert fermé en ouverture et à la fois aussi sur le clivage peuple-élite plutôt du côté du peuple en tous les cas jouant sur des ressorts qui sont l'appel au peuple sur la sécurité est-ce qu'il est crédible quand il donne des leçons à François Hollande sur ce thème sur la sécurité parce que immédiatement on voit la gauche qui réplique et qui dit oui mais c'est vous qui avez monsieur Sarkozy qui avez supprimé des milliers de policiers alors qui dit la vérité dans cette affaire

39:12
Nicolas Sarkozy

il y a même une partie de la droite qui le rappelle par exemple Jean-François Copé c'est pas quelque chose qui se prive de rappeler donc effectivement quand Nicolas Sarkozy était président de la République en raison de la règle du 1 sur 2 c'est-à-dire le non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite il y a eu une baisse des effectifs de policiers qu'à chaque fois on lui rappelle comme on peut lui rappeler il traîne ça comme un boulet quand même bien sûr il y a toujours des effets de son bilan dont on se départit jamais

39:38
Présentateur

il y a quand même un fait qui est évident c'est que l'insécurité n'a pas cessé d'augmenter pendant qu'il était ministre de l'Intérieur et pendant qu'il était président de la République et puis le premier attentat ce qui a marqué le début des attaques islamistes en France c'est Mohamed Merah et Mohamed Merah ça se passe alors que Nicolas Sarkozy est président de la République mais c'est en 2012 parce que pour le coup moi je trouve qu'on fait parfois des reproches quand même à ces responsables politiques pour des décisions qu'ils ont prises il y a 5 ans sans les recontextualiser et il y a 5 ans même si l'affaire Merah l'attentat de Mohamed Merah avait lieu en 2012 on n'était pas dans un climat de terrorisme comme on l'est aujourd'hui donc de la même façon qu'on reproche certaines choses à François Hollande ou à Nicolas Sarkozy sur des décisions qu'ils ont prises il y a 5 ou 6 ans il faudrait si on était quand même un peu honnête je trouve les recontextualiser est-ce qu'il ne prend pas un risque Nicolas Sarkozy en tapant aussi fort sur François Hollande à chaque fois qu'il y a un attentat parce que lui-même pourrait se retrouver dans quelques mois à l'Elysée avec des critiques il est persuadé de l'impopularité et les sondages le montrent de François Hollande on pourrait lui faire le reproche c'est ça que je veux dire on pourrait lui faire le reproche mais faire de la politique c'est prendre un risque

40:53
Nicolas Sarkozy

mais c'était déjà ce qu'il avait fait au lendemain du 13 novembre il avait fait un 20h où il avait été très dur avec les exécutifs et ça avait été sanctionné par l'opinion il avait commencé à ce moment-là une chute assez importante dans les sondages mais cette fois-ci on verra s'il subit le même phénomène ou pas on a vu quand même que l'opinion est fondée

41:10
Présentateur

vous avez une double réaction des français là-dessus ils trouvent que ce n'est pas bien comme cela aussi vite de critiquer aussi fortement et en même temps la nature des critiques en réalité est tout à fait partagée par une majorité de français donc on dénonce peut-être le style la méthode la façon de faire sur le thème c'est pas bien de faire ça mais en réalité quand Nicolas Sarkozy effectivement il l'avait fait déjà il y a plusieurs mois dit toutes les mesures n'ont pas été prises et bien ça pénètre dans l'opinion et vous avez une majorité de français qui adhèrent on a beaucoup parlé de Nicolas Sarkozy tout au long de l'été et les autres les autres candidats à la première et à la primaire et notamment ce qu'on appelle les petits candidats ils ont essayé d'accrocher la lumière pas simple vu le contexte reportage de Jean-Baptiste Daoulas

41:57
Invité

à Royan pendant que les touristes profitent de la plage les candidats à la primaire viennent chasser les parrainages dans cette cité balnéaire très ancrée à droite mais pour Nathalie Kosciusko-Morizet pas facile de convaincre les militants et les élus les républicains y compris son ancien collègue du gouvernement Dominique Bussereau est-ce que vous allez le convaincre Dominique Bussereau de vous donner son parrainage ?

Dominique Bussereau il l'a déjà donné mais il me donne mieux que ça il me donne son amitié elle me dirait bon j'ai donné mon parrainage j'ai donné mon parrainage à la Juppé mais je souhaite de fond de mon coeur que Nathalie ait ses parrainages merci d'être là ce soir ce moment de l'été où on peut légitimement avoir envie d'être plutôt sur la plage

42:43
Présentateur

il y a un an Nathalie Kosciusko-Morizet était encore numéro 2 des républicains mais aujourd'hui elle lutte pour sa survie dans la campagne des primaires pour convaincre elle joue la carte de la parité

42:54
Invité

il y aurait quelque chose d'étrange voire de franchement ringard à avoir un panel exclusivement d'hommes je vous parraine comme d'autres écoute je s'apprécie pas parce que vous êtes une femme mais parce qu'on pense que votre candidature est très valable

43:08
Présentateur

quelques signatures engrangées ce soir là mais Nathalie Kosciusko-Morizet est encore loin du compte pour concourir c'est la règle elle doit réunir les soutiens de 20 parlementaires 230 élus locaux et surtout 2500 militants les républicains mais la candidate se plaint de ne pas avoir leurs coordonnées

43:26
Invité

on n'a pas les fichiers donc on n'a pas les moyens d'être touchés par mail alors quand je dis on n'a pas les fichiers c'est pas le cas de tous les candidats puisqu'il semble au regard des témoignages qu'on a qu'un certain nombre de candidats aient les fichiers mais c'est une incohérence enfin c'est une injustice même pour dire les choses voire une irrégularité

43:43
Présentateur

dans le collimateur de NKM les quatre candidats qui ont déjà réuni leur parrainage Nicolas Sarkozy Alain Juppé François Fillon et Bruno Le Maire sans oublier Jean-François Copé tout proche du but face au baron du parti les autres candidats ont l'impression de ne pas combattre à armes égales

44:04
Invité

ils n'ont pas accès à ce listing parce qu'ils n'ont pas été en charge du parti de droite donc là il y a un vrai problème ils ont un problème pour avoir des parrainages d'élus parce que ces élus sont trustés influencés par les quatre grands et ils ont des problèmes pour avoir des parrainages d'adhérents parce qu'ils n'ont pas les listings il faut qu'ils partent à la pêche un peu à l'aveuglette Quant au reste des candidats déclarés comme Geoffroy Didier Nadine Morano ou Hervé Mariton ils ont jusqu'au 9 septembre pour réunir les précieuses signatures D'ici là c'est un secret de polichinelle Nicolas Sarkozy aura officialisé sa candidature

44:41
Présentateur

et c'est Laurent Wauquiez qui l'aura remplacé à la tête des républicains

44:44
Invité

le futur patron par intérim du parti a déjà prévenu ce week-end pas question de se laisser entraîner dans une polémique par les candidats qui auront échoué à se qualifier

44:54
Présentateur

pour la primaire

44:54
Invité

quand vous rentrez sur un terrain de jeu de foot vous commencez pas par dire les contours du terrain me vont pas le terrain est trop large ou il est trop petit ou il est pas assez grand donc les règles du jeu c'est les mêmes pour tout le monde et dès lors que les règles du jeu sont appliquées chaque candidat doit les respecter pas chercher de faux fuyants chez les républicains l'ambiance reste à couteau tiré mais quelque chose semble avoir changé cet été dans l'ère de la campagne les candidats ne s'en prennent plus à Nicolas Sarkozy avec la même violence verbale qu'il y a quelques mois

45:23
Présentateur

le signe peut-être que l'ancien président inquiète à nouveau ses rivaux on a une question ce qui n'est pas vraiment une question qui est plus un commentaire mais j'aimerais avoir votre sentiment regardez nos politiques obnubilées par le pouvoir s'accrochent et refusent de laisser leur place à une autre génération c'est désolant est-ce que c'est un argument qui peut jouer contre Nicolas Sarkozy oui c'est un argument qui va jouer qui va jouer parce qu'il y a des français effectivement qui sont dans ce registre-là ils sont sensibles au fait que la France est un des pays où le renouvellement politique est le moins le moins évident mais ce renouvellement il se joue sur deux fronts c'est le renouvellement des têtes ça c'est vrai et c'est vrai qu'en Angleterre en Espagne en Italie ça se renouvelle beaucoup plus que chez nous mais ce renouvellement il doit s'accompagner d'un renouvellement de fond si les français rejettent et ont une défiance nourrissent une défiance vis-à-vis de leur personnel politique c'est parce qu'ils ont le sentiment que ce personnel politique depuis 30 ans et bien ne fait rien fait des promesses inconsidérées et que ces promesses il est incapable de les tenir et c'est tout l'enjeu et c'est pour ça qu'ils n'ont pas le droit vu de leur côté de se tromper et de mentir il faut qu'ils disent la vérité pour leur électorat c'est qu'ils doivent tenir leurs promesses et c'est faute d'avoir tenu ces promesses que le personnel politique depuis 30-40 ans et bien se voit je dirais déconsidéré par une bonne partie de la population de ce point de vue vous avez une démocratie qui est très verrouillée malgré tout par le système partisan en 2007 il y a eu une réactivation du désir extrêmement forte parce qu'il y avait une bascule générationnelle et un renouveau ces candidats Ségolène Royal François Bayrou Nicolas Sarkozy non seulement ne s'étaient jamais présentés auparavant mais ils avaient 50 52 ans 53 ans aujourd'hui on a tout l'inverse c'est à dire que les candidats putatifs les plus assurés de pouvoir l'emporter ont plus de 60 ans alors on a inventé quelque chose pour essayer de faire respirer la démocratie c'est les primaires mais les primaires c'est une rustine sur la démocratie sur ce besoin de renouvellement et c'est un corps électoral très âgé qui va aller voter aussi aux primaires on a dit qu'on a inventé qu'on a mis le quinquennat et évidemment tout le monde dit le quinquennat ça ne va pas parce que ça pose des problèmes les primaires bon là bon donc on n'a pas trouvé la façon de revivifier véritablement de revitaliser le système de candidature dans notre pays on vient de voir les petits candidats à l'instant est-ce qu'à la fin vous l'avez évoqué brièvement tout à l'heure Yves Tréa il pourrait y avoir une espèce de de tout sauf Sarkozy voilà un slogan qu'on a entendu longtemps je crois ça ça peut se produire ça peut tout à fait se produire tout sauf Sarkozy et puis vous verrez que si c'est Sarkozy qui gagne la primaire et bien après vous aurez tous pour Sarkozy

48:19
Nicolas Sarkozy

d'abord ça se vérifie dans les sondages on le disait sur le deuxième tour de la primaire pour l'instant les électeurs de Bruno Le Maire ou de François Fillon par exemple au premier tour se reporte en majorité en très large majorité sur un Juppé plutôt que sur Nicolas Sarkozy ensuite quand on regarde par exemple François Fillon on voit bien qu'il continue à avoir un compte à régler avec Nicolas Sarkozy et que ses relations ne se sont pas tout à fait améliorées avec l'ancien président quant à Bruno Le Maire ce qui est intéressant c'est qu'on a observé ces dernières semaines ces derniers mois une évolution du discours de Nicolas Sarkozy il était très critique un peu goguenard vis-à-vis de ce jeune cadra qui prétendait être président comme lui il fait plus attention il fait plus de gestes ses mots sont un peu plus gentils alors que par exemple il est très sévère vis-à-vis de Nicolas Sarkozy il sait que peut-être il aura besoin de lui pour le second tour

49:08
Présentateur

Valérie il les traite justement ses petits adversaires si ils nous regardent ils ne vont pas être contents mais enfin bon c'est comme ça il les traite il le fait un peu comme le disait à l'instant Ludovic il essaie quand même de les caresser dans le sens du poil où au contraire il en méprise certains il en veut à certains il en veut à Nathalie Cossusco-Moriza ou pas ? je pense qu'avec Nathalie Cossusco-Moriza ça reste quand même globalement très très compliqué oui non ça c'est pas simple je pense qu'avec Jean-François Copé à l'heure actuelle c'est pas simple même s'il y a eu une ébauche de rabibochage effectivement

49:41
Nicolas Sarkozy

au mois de juin mais je pense que ça reste compliqué François Fillon il raconte à certaines personnes que ça l'amuse de le voir contre lui alors que c'était son premier ministre et qu'il le collait sur la photo jusqu'à en avoir des bleus je cite la façon

49:55
Présentateur

dont il a décrit tout ça c'est peut-être tonton flingueur c'est ça ça oui ça il est très quand même il y a de l'amertume et il y a de la haine quand même chez Nicolas Sarkozy vis-à-vis de tout cela pourquoi ?

parce qu'il a le sentiment à tort ou à raison que leur carrière politique c'est lui qui l'a faite Fillon a été premier ministre parce qu'il a choisi Geoffroy Didier serait peut-être pas là où il est aujourd'hui si Nicolas Sarkozy ne lui avait pas donné le biberon en guenot ils ont tous été d'une façon ou d'une autre sous l'autorité de Sarkozy il y a une idée reçue quand même sur les primaires c'est qu'on dit en général que les électeurs vont voter à la primaire pour celui qui a le plus de chance ou celle qui a le plus de chance d'être gagnant ensuite à la présidentielle c'est probablement ce qui s'est passé pour François Hollande en 2011 qui est le mieux placé Juppé ou Sarkozy pour gagner la présidentielle ?

alors c'est un avantage qu'avait François Hollande en 2011 par rapport à Martine Aubry et c'est un avantage qui aujourd'hui joue beaucoup moins dans cette primaire pourquoi ?

parce que le corps électoral de la primaire est de toute façon persuadé que François Hollande sera battu que ce soit avec Juppé avec Nicolas Sarkozy ou même avec François Fillon donc l'idée du vote utile elle joue quand même un peu mais elle joue moins que ce qu'on avait eu auparavant ça prive d'ailleurs Alain Juppé d'un argument que pouvait avoir François Hollande en 2011 donc ça c'est quelque chose qui pourra évoluer mais ce n'est pas l'élément majeur ils vont voter tout simplement nous disent-ils parce qu'on leur donne un droit la possibilité de désigner celui qui sera leur candidat pour l'élection présidentielle et ils prennent ce droit et il faut rappeler d'ailleurs que tout français peut aller voter à ces élections primaires à condition de signer la charte des valeurs donc c'est un droit qu'on donne et les euros et les français les prennent ils vont aller voter parce qu'ils ne veulent plus de François Hollande à l'éliser c'est pour ça que j'en reviens les 3-4 millions qui vont se déplacer et j'en reviens à cette idée Nicolas Sarkozy est en train de faire l'arroseur arrosé à l'égard de François Hollande il y a eu un référendum anti-Sarkozy au moment de 2012 et je pense que là il va jouer l'anti-hollandisme comme il a subi l'anti-sarkozy donc vivement 2022 que François Hollande repasse le coup à Nicolas Sarkozy dans la primaire parce que c'est un électorat majoritairement de droite alors on peut ne pas s'aimer mais c'est pas un référendum anti-Sarko pour ou contre Sarko c'est vrai que les seconds choix ou les seconds tours montrent que les électeurs de Fillon ou de Lemaire sont plus sur Juppé que sur Nicolas Sarkozy ils le sont davantage ils ne le sont pas à 90% non plus on reste dans la même famille le référendum anti-Sarko je pense qu'il reviendra auprès des français si Nicolas Sarkozy emportait la primaire mais je n'y crois pas pour la primaire elle-même c'est plus nuancé que cela il n'y a pas un rejet comme cela de Nicolas Sarkozy aussi fort dans l'électorat de la primaire Ludovic

52:36
Nicolas Sarkozy

la stratégie même aujourd'hui de Nicolas Sarkozy est de faire du deuxième tour de la primaire un référendum anti-Juppé c'est-à-dire d'accoler à Alain Juppé l'étiquette de candidat de la gauche de candidat de l'identité heureuse pour essayer de mobiliser la droite la plus dure contre lui c'est même ça aujourd'hui toute la stratégie qui est en train de se mettre en place

52:54
Présentateur

il y a une chose dont on n'a pas parlé encore les ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy ça existe dans cette campagne est-ce que les adversaires de l'ancien chef de l'État vont utiliser cette arme-là ?

c'est sûr que je ne pense pas qu'à l'intérieur de la primaire de la droite ils utilisent cet argument-là d'abord parce qu'ils sont quasiment tous issus du même parti et de près ou de loin ils sont quand même étrangement mêlés même s'ils n'ont pas été des acteurs à ce qui s'est passé à l'intérieur de l'UMP donc je ne pense pas que pour la primaire ça puisse avoir une incidence en revanche le juge d'instruction lui par définition il est indépendant alors Nicolas Sarkozy depuis qu'il a quitté l'Élysée a énormément de dossiers qui ont été ouverts il y a beaucoup de non-lieux qui ont été prononcés et il reste une affaire qui est pendante c'est l'affaire une affaire concomitante à Big Malion donc le financement de la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy où l'instruction continue est-ce que le juge d'instruction pourrait décider de quelque chose pendant la primaire inutile de vous dire que ça serait considéré de la part de l'électorat de droite et notamment évidemment des fans du fan club de Nicolas Sarkozy comme quelque chose d'incompréhensible et d'inacceptable même donc ça peut être plus gênant si Nicolas Sarkozy est qualifié à cette primaire et qu'il y a l'élection présidentielle on sait jamais ce qui peut se passer après Voici tout de suite vos questions SMS et internet Nicolas Sarkozy pourrait-il être dans l'incapacité de se présenter pour cause d'affaires judiciaires vous croyez à cette hypothèse ou Brice Tinturier ça vous paraît improbable je le dis je le dis mais ça paraît en tous les cas oui assez difficile à concevoir parce que même si le temps juridique le temps politique ne sont pas les mêmes et qu'il doit y avoir une indépendance on voit mal comment si Nicolas Sarkozy était désigné comme candidat à l'issue de la primaire comment ensuite il pourrait être empêché d'être candidat à l'élection présidentielle ce serait une très lourde responsabilité de la part du judiciaire le judiciaire est indépendant encore une fois du politique mais en général il cherche quand même à faire en sorte que les affaires soient closes suffisamment longtemps à l'avance ou que les décisions soient rendues pour ne pas interférer ou prendre le risque de se voir reprocher d'interférer directement avec une campagne présidentielle Ludovic c'est un handicap pour Nicolas Sarkozy

55:30
Nicolas Sarkozy

c'est un handicap en tout cas pratique par exemple l'affaire du dépassement des comptes de la campagne présidentielle de 2012 ça l'oblige à une campagne sobre c'est à dire les grands meetings à 1 million à 2 millions d'euros voire plus c'est pas possible parce que dans les médias ça fera une sacrée polémique et puis les gens trouveront que quand même il en fait beaucoup après moi je rajouterais un élément qui n'est pas judiciaire mais qui est de l'ordre un peu qui relève quand même du souffre c'est le livre de Patrick Buisson l'ancien conseiller à l'Elysée de Nicolas Sarkozy bon qui est déjà mais fâché avec lui après avoir enregistré toutes leurs conversations quand il était à l'Elysée on se souvient de cela Patrick Buisson ces derniers mois a menacé de faire un livre où il raconterait quand même beaucoup de choses on sait que c'est quelqu'un qui a assisté à tout qui a la dent dure est-ce qu'il va sortir ce livre ou pas cet automne ça peut avoir un rôle dans la primaire

56:21
Présentateur

je dirais que si ça a un rôle ça aura un rôle plutôt favorable à Nicolas Sarkozy parce que le personnage sent tellement le souffre il passera pour une victime il passera à Nicolas Sarkozy il passera peut-être pour une victime question je suis de gauche et je souhaite à tout prix éviter le retour de Sarkozy pour ça je suis prêt à voter Juppé à la primaire de la droite est-ce que je peux le faire ? oui bien sûr quelqu'un peut le faire mais il s'engagera à partager les valeurs de la droite et être partisan de l'alternance et à payer donc 2 euros pour chaque tour du scrutin Valérie il faut quand même signer un papier c'est ça ?

oui c'est la charte c'est le papier mais c'est très facile à faire donc si cet électeur veut le faire il le peut tout à fait et c'est un des enjeux dans nos enquêtes on voit que sur 100 électeurs qui se disent certains de vouloir voter à la primaire il y a 9% environ qui sont des sympathisants de gauche alors moi je ne crois pas qu'ils le fassent prioritairement par un souci comme ça stratégique comme notre téléspectateur c'est beaucoup plus des déçus de François Hollande de centre gauche ou de centre droit et qui sont attirés par Alain Juppé mais il peut y avoir une petite partie de cet électorat là qui aurait un vote stratégique et qui irait soutenir Alain Juppé pour empêcher Nicolas Sarkozy Valérie la prochaine est pour vous Sarkozy Hollande on a déjà vu le film vous n'avez pas autre chose ?

pour le coup je pense que c'est un assez bon résumé

57:42
Nicolas Sarkozy

de l'état d'esprit des français vous parliez d'un renouveau de la classe politique et alors refaire le match de 2012 avec Sarkozy Hollande et Marine Le Pen je pense qu'il n'y a pas une grosse appétence dans le pays pour ce casting

57:55
Présentateur

c'est bizarre parce qu'il y a effectivement on a le sentiment qu'il y a un rejet de cette affiche et pourtant ils seront probablement candidats tous les deux ou peut-être la dernière fois qu'on a eu deux candidats sortants c'est-à-dire qui exerçaient le pouvoir ils se sont présentés à l'élection présidentielle c'était en 2002 il y avait Lionel Jospin qui était le premier ministre et il y avait Jacques Chirac on sait ce que ça a donné donc si on repartait sur une affiche François Hollande Nicolas Sarkozy ce serait en tous les cas totalement à l'encontre de ce que souhaitent les français alors ils ont deux moments pour démonter ça la primaire à ce moment-là ils favorisent Alain Juppé ou au moment d'élection présidentielle en favorisant l'accession de Marine Le Pen au pouvoir contre l'un des deux sortants parce qu'on parle beaucoup de ce match retour c'est moins facile que ça parce que si Nicolas Sarkozy gagne la primaire il y aura nécessairement François Bayrou qui va se présenter à cette élection présidentielle qui dit que ce ne sera pas l'heure de François Bayrou qui incarnera peut-être ça François Hollande sera-t-il à la présidentielle ?

Rien n'est moins sûr il y a une primaire de la gauche en janvier je sais s'il est impopulaire à gauche François Hollande qui se présentera à cette primaire ? Arnaud Montebourg d'autres ?

Benoît Hamon Emmanuel Macron probablement pas à la primaire mais du coup Emmanuel Macron pourra peut-être être incité à y aller il y a beaucoup d'inconnus et les matchs qu'on a toujours je dirais annoncés ne se sont jamais produits ça veut dire effectivement qu'il y a trois moments et non pas deux comme je le disais où les français peuvent démonter ce match il y a aussi la primaire de la gauche annoncée pour la fin du mois de janvier allez des questions encore est-on sûr que le résultat de la primaire sera respecté et que le deuxième ou un autre ne se présentera pas à la présidentielle de 2017 ?

59:40
Nicolas Sarkozy

Oui parce que les candidats s'y engagent deuxièmement parce que tout le monde a quand même intérêt même si ce sera très violent très sanglant c'est la tradition puis on sait très bien qu'à droite c'est encore plus sanglant qu'à gauche mais tout le monde a intérêt à ce que ça se passe pas mal et que le lendemain du second tour on se retrouve comme les socialistes ont su se retrouver en 2011 et faire la photo de famille

1:00:01
Présentateur

à une condition qu'il n'y ait pas des suspicions sur la façon dont le scrutin se sera déroulé parce que c'est quand même ce qui s'est produit au moment de l'élection du président de l'UMP et on sait que ça a donné lieu à ce moment-là à une guerre participe un peu de politique fiction qui pourrait être le premier ministre si Nicolas Sarkozy était élu alors écoutez Nicolas Sarkozy a plus ou moins dévoilé son intention puisque François Barouin qui n'était pas réputé pour être un très proche de Nicolas Sarkozy je vous renvoie ses déclarations de Nicolas Sarkozy sur François Barouin dans les années 2006-2007 où il assassine celui qui prendra sa succession au ministère de l'Intérieur aujourd'hui ça pourrait être l'homme de Matignon voilà il faut dire que les amitiés en politique vous savez ça va, ça vient ça varie donc c'est vrai que lui et puis il y a quelques autres qui évidemment se verraient bien dans le poste c'est Éric Wörth très vraisemblablement qui aujourd'hui a des fonctions à l'intérieur des Républicains puis quelques autres qui alors là lorgne des postes ministériels Éric Chiotti à l'intérieur Guillaume Larrivé comme garde des Sceaux tous ces gens-là il y a du monde au balcon Marine Le Pen préférerait-elle affronter Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé au second tour de la présidentielle ?

Brice Tinturier je ne sais pas quelle est sa préférence je pense que dans les deux cas elle le peut fourbire et fournir une argumentation qui sera différente mais qui peut être efficace à l'égard de Nicolas Sarkozy elle lui reprochera son action passée puisqu'il a exercé le pouvoir et à l'égard d'Alain Juppé elle travaillera probablement beaucoup plus les thèmes de l'identité heureuse et également le fait qu'il a été premier ministre il y a de cela plus de 20 ans encore des questions vous êtes nombreux vous nous envoyez des questions ce soir Valérie s'il remporte cette primaire Nicolas Sarkozy va-t-il de nouveau aspirer les voix du Front National comme il l'avait fait dans sa en 2007

1:01:56
Nicolas Sarkozy

c'est en tout cas l'objectif affiché je crois que dans sa dernière interview de Valeurs Actuelles d'ailleurs il a dit très très clairement que son objectif c'était de ramener les électeurs du Front National vers lui il a réussi effectivement en 2007 à le faire le problème c'est que là on sera 10 ans plus tard en 2017 pas du tout le même contexte déjà ne serait-ce que par l'actualité tragique qui malheureusement se répète à l'heure actuelle et de surcroît on n'a pas du tout le même Front National qu'en 2007 non plus c'est absolument rien à voir donc ça va être très très compliqué de siphonner les voix des électeurs

1:02:28
Présentateur

du Front National une question qui est là aussi plus un commentaire qu'une véritable interrogation Sarkozy et Hollande sont-ils à ce point dans leur bulle entourés de courtisans pour ne pas voir leur impopularité est-ce qu'à un moment donné l'impopularité de François Hollande elle est assez bien mesurée il n'a pas de courtisans François Hollande François Hollande il est il faut le savoir seul parce que justement personne ne tout le monde personne ne lui fait vraiment confiance parmi son cercle rapproché il a un cercle rapproché mais il fait ce qu'il veut il n'en fait qu'à sa tête Nicolas Sarkozy en fait qu'à sa tête aussi mais je dirais qu'il a des affidés il a des gens qui sont là Brice Hortefeux quelques autres Eric Ciotti Guillaume Larivet qui sont qui n'existent pas sans lui et donc avançons je crois qu'on passe encore quelques questions parce que vraiment il y en a beaucoup ce soir peut-on parler de retour alors qu'il est évident que Nicolas Sarkozy n'est jamais parti de la vie politique contrairement à ses dirces ça c'est presque un reproche qui pourrait nous être adressé à nous les médias mais c'est une très bonne remarque c'est effectivement Nicolas Sarkozy n'a jamais véritablement déserté la scène politique il continue à depuis le début laisser entretenir le doute l'idée qu'il pourrait revenir il y a une présence absence qui est admirablement jouée et puis il fascine c'est un leader qui fascine quand même une partie des médias mais aussi des français les deux dernières questions si Sarkozy on a presque un peu répondu si Sarkozy s'empare de la primaire Bayrou peut-il jouer les troubles faites Ludovic ?

1:04:00
Nicolas Sarkozy

il le fait savoir François Bayrou qui dit qu'il soutient pour l'instant Alain Juppé et qu'il ne se présentera pas si Alain Juppé est désigné candidat à la primaire sous-entend en revanche que si c'est Nicolas Sarkozy il ira très clairement c'est dans la logique des choses et on aura à nouveau un match qu'on a déjà connu

1:04:16
Présentateur

et enfin alors c'est vrai que le mode d'emploi de cette primaire de ces deux jours d'élection 20 et 27 novembre pose encore des questions qui aura le droit de voter à la primaire de la droite est-ce qu'il y a des démarches à entreprendre préalablement ?

Aucune démarche il faut payer 2 euros et signer la charte ça c'est le jour du vote c'est très important chaque français peut aller voter s'il le souhaite et il signera cette charte il payera 2 euros il peut aller voter après il faudra qu'il sache dans quel bureau de vote à proximité de chez lui il peut se rendre il y en aura 10 000 merci beaucoup merci à tous les 4 merci à l'équipe qui a préparé cette émission ce soir la redif est à 22h30 très bonne soirée sur France 5 merci à l'équipe

1:04:58
Locuteur

merci à l'équipe