François Bayrou échappe à la censure grâce au PS - Reportage #cdanslair du 17.01.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:30OuverteRéponse directe
On a quand même un peu de comptes à rendre à Bruxelles. D'après les négociations avec la Commission européenne, 5,4 %, c'est un minimum.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30F.BayrouFait
« Je crois qu'on trouve autant de solutions autour de la machine à café qu'autour de la table de négociation. »
- 1:30F.BayrouChiffre
« La moitié des 1000 milliards de dettes viennent de notre système de retraite. »
- 1:30F.BayrouChiffre
« Le déficit n'était pas 6 milliards mais une cinquantaine de milliards chaque année que l'Etat devait compenser. »
- 2:30O.FaureFait
« Nous n'avons pas la négociation honteuse. »
- 3:30M.PanotPromesse
« Nous n'accepterons jamais un gouvernement et un président de la République qui ne respectent pas le résultat des urnes. »
- 3:30M.PanotPromesse
« Nous n'accepterons jamais un budget de Bayrou qui est encore pire que celui de monsieur Barnier. »
- 4:30G.MackeChiffre
« On est à 6,1. »
- 4:30G.MackeChiffre
« Les dépenses publiques, c'est 1700 milliards. »
- 4:30G.MackeChiffre
« Ca va devenir le 1er budget de l'Etat. »
- 5:00T.PorcherChiffre
« Quand si vous prenez les baisses des exonérations de cotisations sociales, c'est 70 milliards par an. »
- 5:00T.PorcherChiffre
« Les fonctionnaires occupent une grosse partie, à peu près 40 milliards. »
- 5:00T.PorcherChiffre
« Les agriculteurs, C'est un peu la compensation démographique que paye l'Etat. Ils sont 500 000 aujourd'hui. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
- A.de Tarlé: F.Bayrou a échappé à la censure hier.
Le Premier ministre a su négocier avec le PS pour donner un peu d'air à son gouvernement. Nous vous dressons la liste des concessions faites à la gauche avant le vote du prochain budget. - Avant de se lancer dans un nouveau marathon sur les retraites, échauffement ce midi entre partenaires sociaux et gouvernement.
Syndicats et patronat vont avoir quelques mois pour trouver ensemble de nouvelles pistes de réforme. F.Bayrou espère un accord fin mai. - F.Bayrou: Je crois qu'on trouve autant de solutions autour de la machine à café qu'autour de la table de négociation.
Et cette idée qu'ils vont partager des mois et des mois de travail en commun, pour moi, c'est une idée fructueuse. Il est inimaginable que ce problème si important pour la société française se résolve uniquement par l'épreuve de force. - Les partenaires sociaux vont quand même travailler sous une menace: sans compromis, la réforme précédente continuera de s'appliquer.
Ce "conclave" est loin de la fumée blanche. - S.Binet: Le tour de table de ce matin est aussi l'occasion de constater l'ensemble des désaccords à ce stade.
Le patronat a rappelé son attachement à la réforme. Il a martelé son refus d'augmenter le financement de nos régimes de retraite. - M.Léon: On a toujours été extrêmement clairs. 64 ans, c'est non.
Il faut un bougé sur l'âge légal, il faut progresser sur la question de la pénibilité, de la prise en compte de l'usure véritable et physique des travailleurs et travailleuses qui nous disent qu'ils ne peuvent pas continuer à travailler jusqu'à l'âge légal. - Les débats s'annoncent houleux. Cette nouvelle négociation des retraites est l'un des gestes du gouvernement à destination du PS.
Hier, le Premier ministre leur adresse une lettre de 3 pages pour lister ses autres concessions. Parmi elles, la suppression du déremboursement des médicaments et des consultations, la fin des nouveaux jours de carence pour les fonctionnaires ou encore l'abandon des 4000 suspensions de postes d'enseignants. ...
Objectif, éviter la censure des socialistes. Mission accomplie. Hier, O.Faure assume et se justifie auprès du reste de la gauche. - O.Faure: Nous n'avons pas la négociation honteuse.
Si vous pensez que ce que je dis n'a aucun intérêt pour les Français qui ne sont pas heureux de voir une gauche qui propose, qui avance, qui fait céder le gouvernement, alors dites-le! - Insoumis, Verts et communistes ont voté la censure. - M.Panot: Nous n'accepterons jamais un gouvernement et un président de la République qui ne respectent pas le résultat des urnes.
Nous n'accepterons jamais un budget de Bayrou qui est encore pire que celui de monsieur Barnier. - E.Coquerel: Je n'attendais pas ça.
Chacun prend ses responsabilités devant ses électeurs, devant l'histoire et le pays. Je veux croire que certains, voire le groupe entier, pourquoi pas, changeront d'avis le jour du vote du budget. - De son côté, le RN n'a pas voté la motion de censure et lui aussi veut faire plier le gouvernement. - J.-P.Tanguy: On a déjà commencé à négocier des choses concrètes, pas une escroquerie.
On négocie une économie sur la bureaucratie, sur les opérateurs, sur un certain nombre de tabous, peut-être la réforme de l'AME. - Prochaine épreuve pour F.Bayrou, le vote du projet de loi de finances prévu dans une quinzaine de jours. - A.de Tarlé: Question. - G.Macke: On a quand même un peu de comptes à rendre à Bruxelles.
D'après les négociations avec la Commission européenne, 5,4 %, c'est un minimum. - A.de Tarlé: On est à 6,1. - G.Macke: Contrairement à ce qui s'est passé ces dernières années...
On n'était pas les seuls. On était dans ce Club Med de ces pays avec l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Grèce qui étaient d'autres pays qui avaient l'habitude d'avoir des déficits et des dettes élevées. Maintenant, on est les cancres.
On a le pire déficit de l'UE. L'Italie avait une croissance plus faible que la nôtre en 2024. Plus de 1 %.
Leur déficit a été de 6,3. Il est passé à 2,3 au 3e trimestre 2024. Ils ont baissé de 4 points leur déficit.
On se retrouve tout seuls dans cette situation. On a du mal à expliquer comment on n'arrive pas à faire des baisses de dépenses publiques. Les dépenses publiques, c'est 1700 milliards. 20 milliards ou 30 milliards d'économies, c'est beaucoup, mais sur 1700 milliards, ce n'est pas beaucoup.
On va de concession en concession. Ce sera difficile pour F.Bayrou.
On a l'habitude de ne pas respecter nos promesses, pour le déficit. Mais ce sera quand même difficile de ne pas faire des efforts réels, notamment maintenant que les marchés financiers nous rappellent à l'ordre. Les taux d'emprunt sont élevés.
Nous allons devoir mettre plus d'argent du budget pour rembourser notre charge de la dette, qui va pratiquement doubler par rapport à il y a 2 ans. Ca va être dans les 65-70 milliards d'euros d'ici 1 ou 2 ans. Ca va devenir le 1er budget de l'Etat. - A.de Tarlé: Si on écoute F.Bayrou, on a bien compris quel était le problème de la dette et du déficit.
Il a dit: "La moitié des 1000 milliards de dettes viennent de notre système de retraite." Il a dit que le déficit n'était pas 6 milliards mais une cinquantaine de milliards chaque année que l'Etat devait compenser. Le problème, c'est notre système de retraite, si l'on en croit F.Bayrou.
C'est pour ça qu'on peut s'étonner de l'entendre dire qu'ils vont rouvrir le dossier. - T.Porcher: Dans son discours, il commence par nous expliquer que le coupable, c'est les retraites.
Les chiffres qu'il a utilisés, il les utilise de manière fallacieuse. Quand si vous prenez les baisses des exonérations de cotisations sociales, c'est 70 milliards par an. Quand on regarde l'évolution de la dette... - A.de Tarlé: Chacun prend les statistiques... - T.Porcher: Quand on regarde la dette sur 10 ans, des études ont montré qu'entre 50 et 60 % de l'augmentation de la dette dépend des crises que nous avons vécues. 2008, crise du covid et de l'inflation...
C'est très net. La dette augmente toujours. Il y a des hausses très fortes après 2008, après 2020 et au moment de la crise inflationniste.
Cibler les déficits des retraites pour expliquer la hausse de la courbe, pour moi, on est à la limite de l'utilisation fallacieuse. Quand il parlait des déficits des retraites...
C'est intéressant de parler de 55 milliards. Les fonctionnaires occupent une grosse partie, à peu près 40 milliards. Ces déficits dépendent aussi des choix politiques.
Il y a le gel du point d'indice et la modération salariale et un certain nombre de changements, par exemple dans des entreprises importantes comme La Poste. Avant, vous aviez des gens qui travaillaient, des fonctionnaires. Mais aujourd'hui, les actifs que l'on recrute à La Poste sont au statut privé.
Ca signifie que tous les postiers qui partent en retraite vont avoir des caisses de retraite déficitaires. Vous voyez bien que c'est dû à un choix politique. Les agriculteurs, C'est un peu la compensation démographique que paye l'Etat.
Ils sont 500 000 aujourd'hui. Les actifs agriculteurs ne peuvent donc pas financer les retraites des agriculteurs...
Il faut compenser. Qu'est-ce qu'on veut dire en pointant du doigt
François Bayrou