« Ce référendum sur la situation sur la situation des finances publiques est une ineptie ! »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Monsieur le Premier ministre, votre objectif est-il de tenir le plus longtemps possible à Matignon ou bien de répondre enfin aux vraies attentes des Français ?
- 2:31RelanceRéponse directe
Vous soutenez Emmanuel Macron depuis 96 mois. On ne peut pas tordre la Constitution comme vous souhaitez le faire.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:31Premier ministreFait
« l'article 11 dit qu'ils sont décidés par le président de la République sur proposition du gouvernement. »
- 2:31Premier ministreChiffre
« l'équivalent de l'addition du budget de l'éducation nationale et de la défense nationale »
- 4:01Président CanerFait
« Ce référendum sur la situation des finances publiques est une inepsie. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La parole est au président Patrick Caner pour le groupe socialiste, écologiste et républicain. Merci président. Monsieur le premier ministre, entre l'Élysée et Matignon, c'est acquis des générals premiers.
Budget d'austérité avec 40 milliards de couples, contribution des retraités, nouveaux modes de scrutin législatif. Vous brandissez maintenant l'arme référendaire comme un joker politique à chaque blocage, comme un aveu d'impuissance de l'exécutif. Mais entre un président qui veut consulter sur l'organisation du temps scolaire compétence gouvernementale et un premier ministre qui annonce des référendums sans en avoir le pouvoir constitutionnel, une question se pose qui gouverne et surtout gouvernez-vous encore ensemble au temporat au Mor hier on parlait de quak aujourd'hui on parle de polyphonie mais il faut bien appeler les choses par leur nom c'est de la cacophonie qu'il emporte pire une cacophonie politique érigée en méthode de gouvernement un gouvernement d'auto-entrepreneur.
Ce balai institutionnel donne le sentiment d'un pouvoir à cours d'idée, à cours de majorité, à bout de souffle. Déjà, pendant ce temps, les Français eux demandent pas de référendum sur le budget ou l'organisation territoriale du pays. Ils veulent savoir s'ils pourront finir le mois, se loger, se soigner, accéder à l'éducation pour leurs enfants, vivre en sécurité, se projeter simplement.
Par deux fois en responsabilité, nous n'avons pas censuré. Mais soyons clair, monsieur le premier ministre, vous n'êtes pas là pour durer. Vous êtes là pour agir.
Agir contre l'anxiété sociale qui ronge notre pays. Alors, monsieur le Premier ministre, votre objectif est-il de tenir le plus longtemps possible à Matignon ou bien de répondre enfin aux vraies attentes des Français ? Pour vous répondre, la parole est à monsieur le Premier ministre, la parole.
Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le président Patrick Caner, je trouve votre question extrêmement éclairante d'un certain nombre de faiblesses françaises et je vais et je vais répondre très simplement. Euh le constat que vous faites ou la photographie que vous présentez, elle est gravement fautive.
Quand vous dites que le gouvernement a comme responsabilité de fournir des moyens à tous les acteurs de la société, vous oubliez de dire une chose, c'est que tout courant politique confondu, nous avons créé une situation dans laquelle l'état du pays, l'état des finances du pays, l'état du patrimoine du pays et désormais et désormais et désormais ça ne sert à rien. de agiter les bras dans tous les sens. Je dis que un pays qui a accumulé 3300 milliards de dettes, 3300 fois 1000 millions d'euros de dette s'achemine si on ne fait rien vers si s'achemine si on ne fait rien vers une charge annuelle de la dette de 100 milliards, c'est-à-dire l'équivalent de l'addition du budget de l'éducation nationale et de la défense nationale.
Ceux qui laissent faire ça sont des irresponsables. Et ceux qui chaque fois et ceux qui chaque fois qu'il montent à la tribune le font pour demander des crédits nouveaux, le font pour demander des dépenses de l'État nouvelle. Cela trahissent l'intérêt du pays.
Et donc et donc le premier ministre et le président de la République travaillant ensemble, monsieur Caner, et je vais d'ailleurs vous en donner la preuve, elle est très simple. Lorsque nous évoquons des projets de référendum, si je ne doute pas que vous connaissiez la Constitution par cœur, l'article 11 dit qu'ils sont décidés par le président de la République sur proposition du gouvernement. Et donc chacun est dans son rôle en évoquant des consultations sur des sujets qui sont des sujets cruciaux.
Qu'est-ce qui nous manque ? Je vais vous dire en toute sincérité et si vous permettez en amitié. Je vais vous dire exactement ce qui nous manque, c'est que les Français, l'opinion publique française, l'opinion civique française prennent conscience de la gravité de la situation dans laquelle nous trouvons.
Si n si nous ne parvenons pas à atteindre ce seuil-là, nous échouerons à coup sûr pas seulement le gouvernement, ce gouvernement-là et tous les gouvernements suivants. C'est la raison pour laquelle nous avons l'intention et de tenir les engagements budgétaires et de préparer pour les années qui viennent le chemin, le scénario d'un atterrissage qui permettra enfin à la France de se débarrasser de la charge excessive de la dette et d'être et de ne plus être le dernier pays de l'Union européenne sur ce sujet. C'est une responsabilité du gouvernement et le gouvernement l'assumera.
Merci. [Applaudissements] Monsieur le président Caner, monsieur le premier ministre, vous êtes à Maton depuis 5 mois mais vous soutenez Emmanuel Macron depuis 96 mois. Et j'ai le regret de vous dire, connaissant aussi comme vous la Constitution, que on ne peut pas la tordre comme vous souhaitez le faire en prenant les témoins à témoins des Français.
L'article 47 de la Constitution prévoit que l'élaboration budgétaire relève exclusivement du Parlement en France. Et ce n'est pas et ce n'est pas par un référendum que vous pourrez évacuer votre responsabilité collective dans le cadre de l'incurie budgétaire que nous connaissons depuis maintenant 7 ans. Je voulais le dire simplement.
Il ne faut pas brutaliser le Parlement dans ses compétences constitutionnelles. Ce référendum sur la situation des finances publiques est une inepsie. Bravo! [Musique]
François Bayrou