IVG : Faut-il allonger le délai de 12 à 14 semaines ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la majorité au Sénat rejette-t-elle ce texte ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Quels sont les arguments médicaux contre l'allongement du délai ?
- 9:20OuverteRéponse directe
Laurence Rossignol, comment répondez-vous aux critiques sur le délai ?
- 13:10OuverteRéponse directe
Israël Nisand, la clause de conscience est-elle un frein ?
- 17:20OuverteRéponse directe
Faut-il inscrire l'IVG dans la Constitution ?
- 21:20OuverteRéponse directe
Est-ce que l'exécutif manque de courage sur ce sujet ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:40Laurence RossignolChiffre
« 75 % des IVG sont pratiquées sur des femmes sous contraception. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
allons plus loin continue avec notre grand débat on va s'arrêter sur un texte qui vient des députés de la majorité et qui remet l ivg au coeur des préoccupations c'est le délai légal qui pose question et notamment depuis le confinement pour certaines femmes les 12 semaines on était trop juste au printemps dernier lorsque tout s'est arrêté et elle serait de toute façon trop juste de manière générale oui mais attention certains médecins et élus de droite alerte avorté après 12 semaines cause selon eux des questions d'ordre éthique ou d'ordre sanitaire on va ouvrir le débat avec nos invités dans un instant d'abord les détails du texte c'est avec marion delpech allongée de douze à quatorze semaines le délai légal d'accès ali vg c'est la principale proposition du texte de loi visant à renforcer le droit à l'avortement selon un récent rapport de l'assemblée nationale 5000 femmes sont contraintes de se rendre chaque année dans des pays proches ou le délai légal est supérieure à la france pour pratiquer une ivg la plupart sont en situation de vulnérabilité pénalisé par des inégalités territoriales ou des retards de prise en charge comme l'expliquent la directrice du planning familial aujourd'hui la seule possibilité qu'on d'assez ou à vivre une grossesse qui ne souhaitent pas ou alors elles sont obligées de partir à l'étranger il faut juste savoir que ça coûte entre 800 et 3000 euros donc ça veut dire qu'il ya celles qui ont les moyens et certains n'ont pas les moyens ça fait penser à un peu vous savez avant la loi sur l'avortement des femmes qui avait les moyens d'aller en angleterre épisode qui nous pouvait boy qui vivait une grossesse ce qu'elle ne souhaitait pas donc c'est sa fin des quarts entre les femmes on n'est pas toutes égales du coup et ça c'est quelque chose qui est intolérable aujourd'hui outre l'extension du délai d' ivg le texte prévoit d'étendre la compétence des sages-femmes pour réaliser des ivg chirurgicales jusqu'à la dixième semaine de grossesse une autre proposition vise à supprimer la double clause de conscience spécifique al ivg une concession faite par simone veil en 1975 pour faire passer la loi mais décriée aujourd'hui par les défenseurs des droits des femmes qui la considèrent stigmatisante enfin le texte propose de rendre obligatoire la pratique du tiers payant pour unis j'ai de garantir dans tous les cas sa confidentialité et de supprimer le délai de réflexion de deux jours pour confirmer sa demande porté par la députée eds albane gaillot la proposition de loi a obtenu un large soutien de la république en marche et de l'ensemble de la gauche au sénat à majorité de droite le texte sera vraisemblablement rejeter mais pour la sénatrice et ancienne ministre des droits des femmes laurence rossignol son examen en première lecture permettra aux textes de poursuivre son chemin parlementaire et justement laurence rossignol est avec nos bons soirs oz sénatrice ps de l'oise vice-présidente du sénat membre de la commission des affaires sociales ancien ministre d famille de l'enfance et des droits des femmes avec nous également daniel hassoun bienvenus j'en ai gynécologue obstétricienne vous avez dirigé le centre dit vg de l'hôpital delafontaine à saint-denis vous avez fait partie de l'équipe de recherche de l'anc est fécond sur les pratiques contraceptives en france et vous travaillez auprès des ong pour former aux nouvelles technologies dans les domaines de la santé reproductive avec nos également mais à distance israël nisand bonsoir vous êtes professeur de gynécologie obstétrique à l'université de strasbourg spécialiste en procréation médicalement assistée président du collège national des gynécologues et obstétriciens français et fondateur du forum européen de bioéthique enfin avec nous également corinne imbert bonsoir vous êtes sénatrice de la charente-maritime rattaché au groupe et l'air vous êtes secrétaire du sénat membre de la commission des affaires sociales les membres de la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale merci à tous les quatre corinne imbert justement on viens de l'entendre dans le sujet de marion la majorité au sénat a été très clair et ne veut pas rallonger ce délai de douze à quatorze semaines pour une ivg lecomte même déposé une motion préalable et rejeter le texte avant même la discussion des articles pourquoi ce point de vue si tranchée quels sont vos arguments les arguments ce sa porte sur les trois points essentiels delà du texte à savoir que un rallongement de 12 semaines à 14 semaines de grossesse égard semaines d'aménorrhée cette semaine sans mail il faut savoir que 95% des interruptions volontaires de grossesse intervienne avant la 10e semaine ça s'éteint c'est un premier point est un point important au cours de la 14e semaine et bien également évidemment le foetus est développé et on voit apparaître les premiers signes de des organes sexuels qui qui se forment et donc on considère que en fait c'est pas tant un problème d'accès ivg pour lequel je considère qu effectivement c'est une urgence et qu'il faudrait qu'on puisse répondre aux femmes qui viennent consulter pour une interruption volontaire de grossesse parce que c'est j'imagine jamais un plaisir d'aller demander une interruption volontaire de grossesse qu'on puisse apporter une réponse dans un délai d'une semaine ce qui me paraîtrait un délai raisonnable pour répondre à la demande de la femme autre point du du texte la clause de conscience la double cause de conscience pour les médecins qui effectivement été un élément d'équilibré de la loi zerg et qui aujourd'hui force est constater que ce n'est pas un frein pour l'accès à l'ulg et je vais faire le lien avec la première le premier point de ce texte de loi je pense que si on allonge le délai pour une interruption volontaire de grossesse à 14 semaines qu'on aura peut-être un peu plus de médecins qui feront valoir cette double clause de conscience enfin un troisième point de 2,7 de ce texte permettre étendre la compétence des sages femmes pour leur permettre de pratiquer l'interruption volontaire de process instrumentale or ceci est permis par une expérimentation qui a été votée dans le code cadre de la loi de finances de la sécurité sociale donc une expérimentation qui est proposée sur trois ans donc elle est juste démarré et il me paraissait prématuré d'inscrire cette possibilité dans la loi alors avant même que l'expérimentation de trois ans puisse se dérouler si vous permettez je voudrais qu'on se concentre vraiment dans ce débat sur l'un des articles de ce texte laurence rossignol ce passage de délai de 12 à 14 semaines de grossesse on entend des arguments de la droite sénatoriale d'ordre médical d'ordre philosophique aussi un peu d'ordre éthique est ce que vous répondez écoutez moi je ne suis pas médecin je vais laisser les médecins qui sont dans ce débat répondre sur les arguments d'ordre médical ce que je sais simplement c'est que environ 2000 femmes par an vont avorter à l'étranger parce qu'elles ont dépassé le délai légal en france qu' elle paye elle-même lors ivg alors que s'il avait été pratiquée en france il prend en charge par la sécurité sociale que un certain nombre de femmes découvrent tardivement leur grossesse pour des raisons diverses il faut avoir en tête un chiffre c'est que 75 % des ivg sont pratiquées sur des femmes sous contraception on peut discuter de la lecture et de la qualité de leur contraception mais néanmoins il ya des femmes qui sous contraception ne comprennent pas qu'elles sont enceintes et le découvre tardivement il ya les très jeunes filles qui elles ne savent même pas ce qui leur arrive parce qu'elles connaissent ni le record ni l'analyse des événements nouveaux qui se passe dans leur corps et les éventuels déni de grossesse via des éventuels déni de grossesse enfin bref c'est très marginal donc je ne sais très marginal c'est pour ça que je me disais corinne imbert à l'instant la majorité des l'immense majorité des femmes recourent rapidement alors ivg quand elles le peuvent et puis j'en dirai un mot tout à l'heure il ya quand même des dysfonctionnements dans l'offre de soins dans l'axé a dit vg nous avons fermé nous la france 22% des centres dirigés au cours des 15 dernières années quand nous débattons avec les ministres de la santé successifs de la réorganisation de la carte hospitalière quand on ferme des hôpitaux de prod2 province et bien quand on faire une m'étonne quand on ferme une maternité le plus souvent on ferme aussi un centre d'orthogénie avec et on éloigne l'accès à diverger quand il ya un an je demandais à madame busin lorsqu'elle a mis en place les hôpitaux de proximité que dans le cahier des charges de ces hôpitaux de proximité il y un centre d'orthogénie elle a refusé donc on a des dd considérant qu'ils sont spécifiques à chaque femme parce que chaque femme est différente et chaque fois là des considérants qui sont liées aux défaillances de l'offre de soin ensemble en france est une formidable hypocrisie parce qu'en fin de compte ça nous arrange bien que nos voisins face ce que nous on ne veut pas faire et on compte sur l'espagne les pays bas ou la grande bretagne pour suppléer à nos états d'âme abordant le volet médical si vous le voulez bien et israël nisand pratiquer un avortement après 12 semaines ce n'est pas la même chose qui après 14 semaines on entendait corinne imbert parler de 2,2 des organes génitaux qui commençaient à se former est ce que c'est vrai que cela pose un problème c'est différent pour les médecins avant de vous répondre je voudrais dire que ça fait trente ans que je n'ai pas envoyé en hollande une patiente même au delà de 14 semaines même au delà de 16 semaines parce que nous avons dans la loi de la france qui est excellente une solution qui s'appelle liège et pour cause psycho social qui nous permet de prendre en charge bien mieux qu'une ivg une femme qui est un déni de grossesse une jeune femme qui se trouve n'avoir pas été capable de se savoir enceinte et donc jamais et j'ai toujours interdite dans mon service voix ont fait 2000 200 ivg par an donc 1 % des ivg de france j'ai interdit qu'on envoie les femmes en hollande pour faire des gestes que nous pouvons faire en france et ceci gratuitement maintenant pour vous répondre la littérature internationale parce qu'il ya pas de littérature française sur le sujet ou très peu malheureusement n'a pas fait de recherches sur le sujet dit que de toute façon plus on fait lit vg et tactiquement plus il y à des risques et plus elle est difficile à réaliser et donc je ci est très clair plus on alors il n'y a pas de problème éthique les médecins qui accompagne les femmes et le collège que j'ai présidée jusqu'à la semaine dernière comporte énormément de messages qu'ils veulent sapphire totalement dans le sens du choix aux femmes ces médecins me disent à 70% d'entre eux attention au delà du délai actuel on va pas faire et donc ça va nous poser un problème vous évoquiez la filière d'orthogénie très fragilisé par des décisions successives de la droite et de la gauche qui ont détérioré le tiche hospitalier bien moi je dis veux-t-on améliorer la situation des femmes qui demandent une ivg oui parce qu ils pas en avant en allongeant le délai qui en donnant des moyens au centre d'orthogénie et des moyens considérables et ont les fléchant pour qu'une femme soit prise en urgence chaque fois qu'elle demande une ivg je n'ai jamais vu de femme de demander une ivg tardives par contre des femmes qui demandent à ce qu'on les prenne tout de suite y en a tout plein et dans les services qui sont sursaturé avec des personnels insuffisant on leur donne un rendez-vous à quatre semaines en leur disant rassure toi comme on a allongé le délai on vas pouvoir te faire une ivg plus tardive et bien moi qui suis un vrai défenseur des femmes pas de communication mais de chanter des femmes je vous dis c'est pas la première chose à faire d'allonger le délai de réponse je crois d'abord je voudrais répondre sur une première chose c'est dire que on va régler le problème des termes plus tardif en réglant le problème de l'accès aux soins certainement pas certes évidemment que nous sommes favorables à augmenter l'accessibilité des femmes l'ouverture des centres dits vg bien sûr nous sommes éminemment favorable et nous savons très bien qu'il y a dans certaines régions des dysfonctionnements évidents non seulement pour recevoir les femmes et même pour leur proposer les différentes méthodes qui existent mais nous aurons toujours des femmes qui seront au delà du délai et pour lequel ce n'est pas l'histoire d'avoir refusé une ivg qui est en cause c'est le fait qu'elle arrive pour toute une série de circonstances madame rossignol les a effectivement énumérés et qu'il fait que effectivement il faut réécrire la loi ouvre cette minorité de femmes elles viennent pas 14 semaines et on les fait pas traîner elles sont déjà à 15 semaines sont déjà cessé le deuxième argument de deux d'israël nisand qui consiste à dire ces femmes là il faut les prendre dans le cas de l'interruption médicale de grossesse img l'ihem gély mg est réservé depuis la loi veil à des femmes dont la grossesse met en jeu leur santé ou lorsqu il y a une malformation chez l'enfant à naître certes c'est une possibilité mais pourquoi faire passer par une procédure qui est tout à fait valable dans les termes d'une ing mais lourde mais qu'il est long qui est complexe ou qui est extrêmement arbitraire car vous aurez des comités qui vont effectivement accepté ces femmes et d'autres ne vont pas les accepter sur quels critères allez vous les acceptez souvent ses patientes là parce que moi aussi je j'ai procédé ainsi on les passe en psychiatrie mais en fait elles n'ont pas de pathologie psychiatrique c'est une histoire sociale c'est une histoire psychologique s'est pas automatiquement une pathologie psychiatrique alors le dernier élément auquel je voudrais une panda israël c'est l'histoire des complications dans l'état sanitaire dans lequel nous sommes c'est à dire de bonnes conditions sanitaires légers est fait dans de bonnes conditions avec des risques de complications minimes risque zéro ça n'existe pas en médecine nous le savons tous mais je voudrais quand même dire une autre chose par rapport à la technique c'est que au fond les services de gynéco-obstétrique font depuis très longtemps des interruptions de grossesse tardives dans le cadre des jmj donc ils s'affairent y'a pas après on peut former plus de gens en particulier dans les centres d'orthogénie mais gynécologue obstétricien ils ont l'habitude des interruptions de grossesse tardives pour des raisons médicales professeur nisand je sais que vous voulez réagir je vous laisserai à g et j'aborderai une autre notion juste après contrairement à ce que vient de tir macaulay que daniel hassoun jmg règle la totalité des problèmes parce que vous le savez lee mg n'est pas limité en délais nous avons la possibilité de faire une img à 18 semaines et ça nous est arrivé à 20 semaines et ça nous est arrivé et comme elle vient de le dire nous savons faire et je pense qu'il ne faut pas envoyer ces femmes à l'étranger si on passe par l'allongement du délai qui est demandé eh bien on dire on revient sur le même sujet dans trois ans pour aller à 18 semaines et on revient dans le même sujet et trois ans plus tard pour aller à 20 semaines je propose qu'on mette fin à ce débat et qu'on dise liège et psychosociale et bien il ya une commission qui est faite de médecins c'est les mêmes médecins que ce qu'ils font actuellement qui ne fait pas une procédure lourde qui fait une procédure extrêmement rapide et on peut mesurer la rapidité de cette procédure mais si une procédure qui encadrent qui elle parce que c'est un signe d'appel une femme qui vient tardivement pour son ivg je vous rappelle que c'est moins de 2% des femmes c'est à dire pas 5000 pas 3000 pas 2000 mais beaucoup moins et personne ne la manche près personne de la mesurer correctement ce que je dis c'est que nous en prenant les femmes en urgence depuis 30 ans à strasbourg c'est à dire le jour où l appel elles ont un rendez vous nous n'avons que dix demandes de dépassement de télé par an et c'est tout déni de grossesse et des petites jeunes prenons-les en charge beaucoup mieux que par la simple léger c'est-à-dire en les aidant avec une psychologue avec une assistance sociale c'est à dire par la qualité des soins c'est sûr que s'il pas aussi élégant que d'allonger le délai parce que ça si très payant sur le plan électoral mais c'est pas payant pour les femmes alors je vous laisse répondre et après je me permets de reprendre un tout petit peu la main à les m'a d'abord je crois qu'on est pas obligé d'être insultant dans ce débat et de soupçonner quelqu'un comme moi de porter ce dossier pour des raisons électorales on peut considérer qu'on a des convictions qui sont différentes c'est ce que je pense de vous monsieur nisand et les miennes sont aussi respectable que les vôtres ça c'est la première remarque la deuxième remarque c'est de dire que la procédure 10 mg c'est une procédure dans laquelle la femme demande un collège de médecins de prendre une décision la concernant c'est à dire que le transilien transfert de la décision la femme perd son droit à liv et j'ai pour se remettre un collège et puis enfin ne parlons pas comme si cette histoire de 16 semaines d'abord cette semaine cette année puis 18 puis vint tout ceci n'est tout ceci n'est pas sérieux je trouve comme argumente ne parlons pas comme si on inventait quelque chose qui n'existe pas nos voisins espagnols hollandais ou britanniques ne sont pas des barbares et par ailleurs je crois ce qu'on a tous loués et on s'est réjoui de ce qui s'est passé en argentine il y a quelques semaines les femmes enfin obtenu la loi et vous savez quel est le délai qu'a été retenu en argentine celui que nous proposons de prendre pour la france demain c'est à dire celui de 14 cm semaines dont quatre semaines n'est pas un délai qui est anormal dans l'histoire d'oliver juge la planète faisons cette comparaison dans le rapport d'information sur l'hiver jolivet j'ai rendu public en septembre dernier par l'assemblée on a apprit alors ce chiffre là peut-être que vous le contesterait que près de cent mille personnes allez à l'étranger 5000 femmes à aller à l'étranger pour se faire avorter hors délais légaux où vont-elles on va regarder ce tableau des pays qui vont parfois bien au-delà des 12 semaines l'espagne et l'autriche autorisent l'avortement jusqu'à 14 semaines la suède jusqu'à la 18e semaine de grossesse les pays bas jusqu'à la 22e semaine le royaume uni 24 semaines au canada il n'ya carrément pas de délai légal aucun délai maximal pour se faire avorter on fit confiance aux femmes c'est ce que nous a dit professeur yves ville chef du service d'obstétrique de l'hôpital necker à paris on l'écouté évidemment je vous fait réagir après savais qu'au canada qui est un pays que tout un chacun et en particulier francophones considèrent civilisé eh bien il n'y a pas de terre mal ivg et on fait simplement confiance aux femmes donc des gynécologues renommée prennent des femmes pour être des idiotes qui oublieraient simplement leur pilule ou kiêu dans la pilule aurait été un échec et qui ont besoin très très vite d'une ivg est très très vite et bien ceci est assez dégradant pour l'image de la femme corinna bien je trouve que ça pose une question très intéressante et je vous ferai réagir évidemment mais est ce qu'on ne doit pas tout simplement faire confiance aux femmes bien sûr qu'il faut faire confiance aux femmes évidemment ça serait mal venu de dire le contraire mais pour autant pour autant que je suis pas sûr et je partage les propos du professeur nisand je suis pas sûr que de repousser de deux mois le délai pour une ivg réglera le problème parce qu'effectivement je pense que d'ici quelques temps on continuera les comparaisons je précise encore il n'aperçoit de deux mois excusez moi notez la date limite pour une interruption volontaire de grossesse remettrait le débat dans quelques temps bien sûr qu'il faut faire confiance aux femmes bien sûr qu'il ya des femmes qui il ya yahoud à des micro c'est sous un problème de pilules et c'est ce que décrivait au début de votre émission ma collègue mais pour autant est ce que la loi doit s'écrire pour pallier quelque à quelques exceptions je n'en suis pas sûr le chiffre de 5000 personnes 5000 fans qui rêvent étrangers il n'est pas il n'est pas prouvé j'avais plutôt un chiffre entre 1500 et 2000 situation de famille sera obligé d'aller à l'étranger pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse donc encore il faut il faut re il faut que le débat soit apaisée moi je suis pas convaincu du tout que l'allongement de deux semaines règle le problème pour toutes ces femmes même si on les fait grandement leur on leur donne évidemment plein écouter pleine confiance et c'est ça qui est important mais c'est ça peut pas être à la carte israël nisand sur cette question de la confiance aux femmes est ce que je peux juste vous rappeler les mots très forts du discours de simone veil en 74 devant l'assemblée nationale aucune femme ne recourt de gaieté de coeur à l'avortement il suffit d'écouter les femmes c'est toujours indre m et cela restera toujours un drame aucune femmes n'avortent par plaisir ou par confort israël nisand est-ce qu'on peut pas leur faire confiance c'est ce que je fais depuis que je suis dans cette discipline et je me suis battu souvent contre ma discipline pour que les femmes et c'est pour ça que j'avais remis un rapport en 1999 à martine aubry pour que les femmes en besoin d' ivg d'un parcours que sainte j'avais été à l'origine de l'allongement du délai et je n'avais pas anticipé le retrait d'un certain nombre de collègues je voudrais répondre à laurence rossignol la participation des médecins la décision est-ce que c'est tellement désagréable que ça somme toute ce sont les médecins qui vont faire ces gestes-là alors participé à la décision c'est à dire obtenir leur agrément c'est à dire demander au médecin qui va faire est ce que est ce que tu es d'accord de le faire est ce que vous imaginez d'ailleurs laurence rossignol un autre système que le système de gré à gré qui consiste à dire voilà un geste qui va être un peu plus difficile un peu plus longue ou qui survient c'est une femme qui a besoin d'une aide différentes mettons en place des moyens autour de cette femme pour que l'aide soit beaucoup plus cossus et que nous puissions la compagnie est-ce que c'est tellement injurieux que de dire il faut respecter totalement le droit des femmes et je suis le premier à le dire mais il faut aussi que les médecins soient d'accord d'effectuer ses gestes eh bien je pense que c'est normal et naturel et on ne peut pas parler de bientraitance des femmes sans évoquer le problème de la compétence et de l'acceptation par les médecins de ces gestes alors deux choses je reviens sur la confiance je reviens sur la confiance c'est ainsi qu un débat qu'on a eu en 2001 au moment du passage de 10 à 12 semaines c'est à dire dire que les femmes sont au fond d idiote et que parce qu'elles ont un temps plus long elles vont retarder leur ivg etc c'est une aberration qui ne s'est pas confirmée par les chiffres les femmes avant de plus en plus tôt ce qui veut bien dire que celle qui arrive à des termes au delà de ce qui est légal sont des femmes qui sont dans des difficultés majeures et qu'on peut pas même si c'est un petit nombre comme ça les négligés et dire est ce nécessaire de faire une loi pour un petit nombre oui ça peut l'être parce que ça ce sont des femmes qui sont les plus en difficulté pour répondre il sera aidé dix ans par rapport aux médecins je dirais et là je suis en total désaccord avec lui non ce n'est pas au médecin que je suis moi gynécologue obstétricienne ayant fait des ivg toute ma vie ce n'est pas à moi de décider si une femme peu ou pas garder sa grossesse mon travail de médecin ces deux c'est d'abord de faire les choses le mieux possible techniquement de ne pas la mettre en danger et 2 et 2 effectivement nous voir s'il n'y a pas de contre indications ça c'est mon rôle de médecin ce n'est pas mon rôle de médecin je parle de médecins et non pas seulement deux femmes se trouve que je suis femme est médecin ce n'est pas mon rôle de médecin de dire oui non pour cette raison j'accompagne jeu j'écoute j'entends et je fais ce qu'on me demande de faire car c'est dans la loi laurence rossignol sur la question de la conscience aux femmes parlant d'y revenir mais il ya ces questions qui reviennent régulièrement est-ce que l'avortement est un peu banalisé dédramatiser avec les années c'est l'avis de la philosophe chantal delsol qui s'était exprimé dans une tribune au figaro vox en 2017 je vois sourire mais son avis peut aussi être intéressant dans ce débat simone veil ce que fut son intention en 75 et ce qu'est devenue sa loi depuis voilà le titre de cette tribune et voilà ce qu'elle écrivait le fait que les ivg soit devenu un droit une option comme une autre comme on le voit dans le feuilleton plus belle la vie larhant banal et par là insignifiante ce qu à aucun moment simone veil n'avait voulu qu'en pensez vous mais je pense que la question de diverger n'est pas consensuelle en france ce qui s'est passé au moment de la loi veil avec une très forte hostilité de la droite à l'assemblée nationale la veille qu'on devrait d'ailleurs d'ailleurs appelée loi halimi veille je pense que gisèle halimi est pour beaucoup dans les de l'adoption de cette loi ce qui s'est passé avec une très forte opposition de la droite à l'assemblée nationale n'a pas totalement disparu nous avons toujours en france des adversaires actifs de nive et j'ai des gens qui considèrent que lille vg est un meurtre que la pilule du lendemain est un avortement ça existe aussi et vous prenez des manuels qui sont diffusées par la fondation lejeune à destination des jeunes lycéens que leurs acquis leurs parents en confiance et ses livres vous y trouvez en tout cas réquisitoire contre les vg et contre la pilule du lendemain on entend de penser que ça a été un peu banal il alors où ce que je pense c'est que l'opinion est totalement favorable à ce nouveau droit des femmes qu'il y en ait plus nouveau quant à l'histoire que le gg ont été banalisés ça veut dire que pour les femmes les vg serait une alternance une autre contraception ceci est faux alors moi je pense pas tout à fait comme le disait simone veil que ni vg soit systématiquement un drame pour les femmes certaines femmes vie bleury et bg avec en serre en serrant les dents c'est pas un moment agréable pour toute femme n'y a pas d'assignation au traumatisme contrairement à ce qu'on nous raconte mais surtout il ya un enjeu idéologique c'est une liberté c'est un droit des femmes regardez ce qui se passe en pologne regardons ce qui s'est passé en argentine ces femmes ont conquis le droit à disposer de leur corps contre anf l'église catholique en porc en argentine et elles l'ont perdue en pologne ce droit sous la pression d'un gouvernement particulièrement conservateur donc cessons de discuter comme si on était tous d'accord est ce que j'observe c'est que les adversaires de livres et j'ai aujourd'hui ont compris une chose c'est qu'on peut pas demander là rogations de la loi veil ils peuvent pas le demander parce que l'opinion est à 4 plus de 80% soutient cette loi donc ce qu'ils font c'est que dont ils disent on s'en tient à la loi veil en ignorant qu entre la loi veil et maintenant l'état de l'opinion et du débat a changé et donc c'est un simple reconnaît les adversaires de nive et j'ai aujourd'hui c'est ce qu'ils disent la loi vers un cloud réveil et bien nous avons progressé au début il y avait quand même l'exigence dans la loi veil d'une condition de détresse nous l'avons supprimer progressivement israël nisand effectivement évoqué son rapport nous avons allongé le délai nous avons supprimé le délai de réflexion il y avait dans la loi avait un délai de réflexion c'est ça qui est intéressant sur les questions de la confiance en fait les femmes il fallait qu'elle réfléchisse bien elle venait à l'hôpital de mende et une ivg et on leur disait romney dans huit jours réfléchit c'est bien parce que probablement vous êtes venus là comme ça sur un coup de tête comme si une femme venait sur un coup de tête demandé une ivg alors tout ça est un est une affaire idéologique culturelle et politique ce texte sera rejeté au sénat demain cela fait pas de doute il va repartir à l'assemblée nationale qui pourrait décider de le reprogrammer en mars du côté de l'exécutif on est assez frileux en pleine crise sanitaire le gouvernement a préféré émettre un avis de sagesse olivier ferrand l'a exprimé en octobre devant les parlementaires et la complexité de sa phrase en dit long sur son embarras écouter ça dure quelques secondes regard de l'attention que je porte et que j'ai toujours porté l exercice de ce droit fondamental une barbe ne m'apparaît donc pas aujourd'hui possible de considérer que l'orientation principale de ce texte résoudra en tout cas à lui seul l'accès à l'ivg et g c'est donc avec une sagesse hautement mesurées sur des raisons formelles mais qui sont significatives auxquelles je crois que le gouvernement abordera chacune des questions soulevées par les articles et les amendements bon voilà corinne imbert est ce que c'est pour ça qu'ils font les femmes dommage pour les femmes et ça me corinne imbert vous pensez qu effectivement l'exécutif boîte un peu en touche sous la pression de ses anti ivg dont parle et laurence rossignol oui certainement il est certainement un manque de courage du ministre mais je voudrais justement dire gentiment que l'église se signale que la droite républicaine se résume pas la fondation lejeune je suis de droite et au groupe est républicain j'y suis opposé chez sandoz et la voix sur la loi bioéthique ce n'est pas la fondation lejeune corinne imbert je vous rend cet hommage sur quoi je lui dis merci l'euro c'est ainsi écoutez je suis désolé je disais en coûtera droite se résumer passage opposé à a dirigé comme un certain nombre de mes collègues mais je ne pense pas très sincèrement que des rochers de semaine ne réglera le problème quand on est ministre on voit bien qu'il est très très prudent parce qu'effectivement il a la pression peut-être de l'opinion mais encore une fois c'est la décision d'une interruption volontaire de grossesse prise par une femme j'ai peut-être dire une évidence mais suffisamment douloureux c'est un choix difficile et que déjà ça ça mérite le respect donc voilà pas s'en aller plus loin je pense que c'est déjà une chose pour notre pays que cette cette interruption volontaire de grossesse soit possible soit possible depuis plus de 40 ans en france et qu'on n'a pas attendu les années 2020 pour évidemment l'autoriserait nylon on voit bien que les vg pose encore quelques questions certains effectivement continue de remettre en question va voir quelques images puisque c'est le cas de militants qui ont manifesté le week-end dernier place du trocadéro à paris selon les sources ils étaient entre 1000 et 5000 personnes aidant ça change un peu la donne pour sécuriser ce droit le professeur yves ville de necker propose de l'introduire dans la constitution c'était à lire dans le parisien hier vous avez dû lire ça aussi israël nisand est ce qu'il faudrait inscrire ce droit dans la constitution pour définitivement verrouillé ce droit je ne pense pas qu'on puisse revenir en arrière sur le droit à l'image est dans notre pays 95% des personnes sont satisfaites que ce droit ils systéme m les gens qui ont défilé lorsqu'ils ont leur fille de 13 ans qui se trouve enceinte qui viennent en consultation ils disent vous savez je suis contre lille et j'aimais quand même pour ma fille tout de même donc le droit les vg je ne le sens pas menacé je vais vous dire ce qui est menacé c'est l'émoi bien dont nous disposons pour accueillir les femmes nous n'avons pas de moyens et s'exonérer à bas prix en faisant une loi qui soit disant améliore l'accès libye j'ai alors ça n'améliore en rien du tout et que ça fragilise ce droit ça me fâche nous n'avons pas les moyens d'accueillir les femmes dans des centres d'orthogénie heureusement qu'il ya le monde libéral qui fait 30 % des ivg dans les cabinets pour les ivg traita très précoce mais pour les soixante dix au total qui vont dans les hôpitaux on se trouvent dans des situations à certains endroits les chefs de service ont maintenu les moyens contre vents et marées mais si au détriment d'autres activités je dis la chose suivante si on veut vraiment aider les femmes en demande ivg c'est pas en allongeant le délai qu on le fait parce que ça on peut régler le problème des délais dépassés très facilement dans notre pays ce n'est pas en disant aux médecins de travail et chanter si je te laisserai pas dire ça y est ça l on ne peut pas régler le problème des délais tardif facilement on les règle peut-être dans ton service ce n'est pas le cas ailleurs dans d'autres régions de france où c'est une galère pas possible pour les femmes et je rappelle qu'en ce moment période de pandémie il ya un petit problème aussi pour se rendre à l'étranger j'ai eu avant-hier un coup de téléphone d'une jeune femme qui est à 16 ce même qui doit partir hollande et c'est pas simple en ce moment un gardien n'avait pas d'amis merci merci infiniment à tous d'avoir participé à ce débat lpl continue place à notre match daisy
Laurence Rossignol