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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 14 septembre 2022 21 minAutoproduitFond programmatiqueCulture, médias & sportÉconomie & entreprisesNumériqueInstitutions & élections

Discours du Président Emmanuel Macron à l'occasion de la 3ème édition de la France Design Week.

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  • 1:03PrésentateurFait
    « depuis 2017, avec en particulier le mobilier national, il y a vraiment une vaste opération de transformation de ces lieux qui a été lancé »
  • 2:08PrésentateurChiffre
    « la troisième édition de la France Design Week, qui bat son plan en ce moment même avec 360 événements partout en France »
  • 3:41PrésentateurPromesse
    « le projet d'une galerie nationale du design, soutenue par le Centre Pompidou, au sein de la Cité du design de Saint-Etienne, a été confirmé, avec une ouverture pour 2024 »
  • 3:56PrésentateurFait
    « La France a brillé à la triennale de Milan, avec le trio Pablo Bras, Juliette Géli, Romain Guillet »
  • 4:03PrésentateurChiffre
    « La Biennale du design de Saint-Etienne a retrouvé son niveau de fréquentation d'avant Covid, avec plus de 235 000 visiteurs »
  • 5:25PrésentateurChiffre
    « cinq écoles ont répondu, 25 dossiers ont été reçus, 125 étudiants se sont mis au travail »

Temps de parole

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Présentateur

C'est très impressionnant. Je vous rassure, je ne vais pas faire un long discours. Ceci est un prétexte pour vous rassembler ici, avant le plaisir de vous voir dans ces semaines si animées et intenses pour vous toutes et tous, de pouvoir aussi échanger. Madame la ministre, monsieur le directeur du mobilier national et des manufactures des gobelins, mesdames et messieurs les directeurs d'écoles, d'art et de design, mesdames et messieurs, D'abord, nous sommes très heureux avec mon épouse de vous accueillir ici, dans ce lieu que nous essayons, avec votre complicité, de réinventer en permanence, jusqu'à une certaine limite, parce que je suis conflicté en la matière.

En tout cas, depuis 2017, avec en particulier le mobilier national, il y a vraiment une vaste opération de transformation de ces lieux qui a été lancé, à laquelle d'ailleurs plusieurs d'entre vous ici ont contribué, de cette salle des fêtes, qui a été rénovée, repensée par Isabelle Stanislas, avec des ateliers et des manufactures de la France entière.

L'escalier Murat, que vous avez dû voir en arrivant avec le tapis Odyssée de Nathalie Junot-Ponsard, et là aussi, qui a permis à la fois de changer les couleurs et les horizons, de nombreux ouvrages de plusieurs d'entre vous ici, Éric Jouin, Orahito, Thierry Lemaire, et je ne citerai pas tout le monde pour ne pas faire de jaloux, jusqu'à Daniel Buren, qui a pavoisé juste à côté le jardin d'hiver qui était présent. En tout cas, progressivement, nous essayons que chacune et chacun puisse contribuer à transformer ces lieux, à la fois leur apparence, leur usage. Et au fond, nous nous retrouvons aujourd'hui pour deux raisons.

La première, c'est parce qu'il y a la troisième édition de la France Design Week, qui bat son plan en ce moment même avec 360 événements partout en France qui mettent en lumière toute la diversité et la richesse du design international. Et beaucoup d'entre vous, des talents confirmés comme des talents à venir, et qui est aussi le signe de ce que nous voulons pour Paris et la France, c'est-à-dire consolider cette place, l'assumer, la développer. Et puis, la deuxième bonne raison de nous retrouver, nous y étions à l'instant, c'est la présentation de la nouvelle table du Conseil des ministres.

Je pense que vous êtes toutes et tous passés devant en arrivant, qui était un projet qui nous tenait à cœur et qui est arrivé à terme, oserais-je dire, hier, et qui a pu être pleinement inauguré ce matin avec le Conseil des ministres qui s'est tenu ici. Et donc, au fond, nous nous étions retrouvés en début d'année pour célébrer les talents ici même. D'ailleurs, c'était il y a quelques mois, puisque le design était mis à l'honneur à l'Elysée en janvier, où nous avions reçu les lauréats du French Design 100. Et la vague Omicron du Covid avait malheureusement restreint à ce club des 100 du design la présence, donc il fallait ouvrir.

Mais je voulais dire, avant de parler de cette œuvre, que beaucoup de choses se sont passées déjà depuis janvier grâce à vous toutes et tous. Et beaucoup de choses ont avancé. En effet, depuis la réception du 20 janvier, le projet d'une galerie nationale du design, soutenue par le Centre Pompidou, au sein de la Cité du design de Saint-Etienne, a été confirmé, avec une ouverture pour 2024. La France a brillé à la triennale de Milan, avec le trio Pablo Bras, Juliette Géli, Romain Guillet. La Biennale du design de Saint-Etienne a retrouvé son niveau de fréquentation d'avant Covid, avec plus de 235 000 visiteurs.

Et le mobilier national a changé de statut, si ce fut un effort considérable qui nous a pris un temps certain, mais en devenant un établissement public, a pu enfin gagner en autonomie et porter aussi l'ensemble de ses projets. Et avec vous toutes et tous, continuer de faire avancer les choses. Je parlais donc de cette table, et je veux, ce faisant, rendre hommage évidemment à celles et ceux qui ont contribué. En effet, en voulant continuer de changer les choses ici, on avait, en septembre 2019, lancé un appel à un projet. Plusieurs d'entre vous, d'ailleurs, je les en remercie, y ont contribué en participant au jury.

Et l'idée était de permettre à des jeunes, au fond, de faire ce qui n'avait jamais été fait, puisque la table du Conseil des ministres, depuis toujours, était sur des traiteaux, avec une feutrine affreuse. Et je ne dis pas ça du tout, parce que les équipes y mettent un temps colossal et beaucoup de soin, mais c'était la réalité. Et il y avait sans doute comme une malédiction, en tout cas une habitude prise, il ne fallait pas changer ce rite. Donc on a dit qu'il fallait le faire. Et au fond, on a conçu le cahier des charges, vous l'avez conçu. Et cinq écoles ont répondu, 25 dossiers ont été reçus, 125 étudiants se sont mis au travail, avec un choix qui a été très difficile.

Et je remercie, parce que je n'y suis pour rien, je n'ai absolument pas choisi. J'ai fait confiance, mais il se trouve d'ailleurs que Hervé, Madame la ministre, Brigitte, fait partie du jury avec plusieurs autres. Et les quatre étudiants lauréats ont été choisis, je ne sais pas s'il y a un lien de cause à effet, mais en mars 2020. Donc la bonne nouvelle, c'est qu'on leur a donné du travail dans une période qui était complexe, incertaine, où il fallait se réinventer, comme disait l'autre. Et donc ils nous ont aidé à nous réinventer, puisqu'ils ont conçu pendant cette période Médula, qui est donc le nom de cette table.

Et donc je veux vraiment remercier le coitur de talent, Missia Moreau, Lucille Brousse, Étienne Borde et Julien Ross. Ils étaient avec nous. Normalement, vos places étaient au premier rang, mais du coup, on peut les applaudir. Et donc ils ont fait un formidable travail, cette table, Médula, j'en parlerai beaucoup moins bien qu'eux, mais qui au fond représente cette colonne vertébrale de la France, avec à la fois ces vertèbres inséparables, qui constituent les membres du gouvernement réunis autour de cette table. Moi qui insiste toujours sur la collégialité, vous pouvez me rendre plus heureux.

Et puis cette longue cavité qui la traverse, qui représente justement là où passe le système nerveux, c'est pour y mettre les fils, les connexions, tout ce qui rend une table affreuse si elle n'est que plate. Et donc à la fois je veux saluer leur travail, ça me permet aussi de saluer le travail de l'Arc, et donc de ce petit bijou au sein du mobilier national, puisque les équipes de l'atelier de recherche et de création, qui, sous votre contrôle, est un atelier qui a été voulu et pensé par Malraux, et dont les équipes sont là aussi avec nous, peut-être, levez-vous, on peut vous applaudir aussi.

Donc les ont aidés, accompagnés, challengés, et ils ont fait travailler sous votre contrôle 11 entreprises, qui sont là aussi, de la France entière, de la Loire, de la Somme, de la région parisienne, de beaucoup d'autres régions. Levez-vous, on va vous applaudir aussi, nos entreprises. Vous n'êtes pas tout seul, il y a des timides. Merci beaucoup. Et qui ont permis aussi d'innover en termes de matière, en particulier d'exigence technique, parce que c'est une table, comme je le disais, qui doit être à la fois belle, puisqu'elle l'est. Aujourd'hui, le salon Murat, elle sera demain dans le salon des ambassadeurs. Elle sera exposée, évidemment, pour nos journées du patrimoine.

Elle doit être connectée, mais elle doit pouvoir aussi être montée et démontée dans un temps record, pouvoir être stockée sans s'abîmer, enfin, toute chose que vous connaissez par cœur, puisque c'est votre quotidien, et c'est-à-dire être beau et fonctionnel. Et donc vous avez collectivement réussi ce défi, et je vous remercie d'avoir animé cet élan collectif des quatre coins du territoire, et d'avoir contribué à continuer à changer ce lieu, et de l'avoir fait en donnant toute sa place, justement, au mobilier national, à ses équipes et aux entreprises partenaires. Voilà les deux raisons pour lesquelles vous êtes là aujourd'hui.

La dernière, c'est que je veux, dans cette période, à la fois le début de ce mandat, et cette période qui est pleine d'incertitudes, où la guerre est en Europe, où l'inflation revient dans notre pays, où il y a beaucoup d'incertitudes économiques, un monde qui se fracture, qui, je le sais, pour beaucoup d'entre vous aussi, vient percuter les projets, où, au fond, on le voit, on a du mal à se projeter collectivement, vous dire ma confiance dans ce que vous êtes et ce que vous faites, et vous dire que ce que nous avons fait durant les cinq années qui viennent de s'écouler, nous allons le poursuivre avec encore plus de force.

D'abord parce que ce qu'on a réussi à faire, grâce à la complicité au milieu national qui est maintenant structurée, de l'ensemble de nos manufactures, des équipes, j'espère la confiance qu'on a su donner, justement, dans notre jeunesse, mais tous les designers que vous êtes, et derrière vous, l'ensemble des créateurs, des artistes, des artisans, des manufactures, des industriels qui vous accompagnent, c'est aussi de dire que, pour moi, le design est au cœur du projet français. Et donc ce qui est en train de se tenir, de s'achever, cette troisième édition est aussi, je dirais, la quintessence de ce qu'on veut pouvoir faire.

Et donc le design, vos métiers seront au cœur de la vision que je veux qu'on puisse avoir pour le pays sur les années qui viennent, au cœur du plan France 2030, parce que le métier est un catalyseur d'énergie en prise avec tous les enjeux. Et donc dans France 2030, il y a justement cette volonté de pouvoir réinventer les territoires, de penser l'aménagement comme, en quelque sorte, un nexus entre la transition écologique, la désertification de certains lieux, la métropolisation d'autres, le numérique. Et au fond, c'est à la fois ces conflits d'usage des lieux, les grandes transitions qui sont à l'œuvre.

C'est un travail qui est avant tout à penser par des architectes et des designers, parce que c'est l'usage des lieux, des déplacements, des lieux de vie, de travail, de là où on habite, là où on vit, des lieux qu'on partage comme des lieux qu'on possède, qui est clé et qui sera clé. Et toutes ces transitions, on le voit bien, conduisent à des conflits immenses parfois et des tensions. Mais si on arrive à reprojeter chacune et chacun dans une capacité à cohabiter, c'est-à-dire aussi à habiter ces lieux différemment et à réinventer ces usages et à penser ces transitions, alors on peut les rendre possibles ensemble et rendre ces gens heureux.

Et donc c'est exactement ce que nous sommes en train d'essayer de faire collectivement avec le projet qu'on a lancé avec la ville de Paris pour l'école, je ne prends que celui-ci, et la conception de nouveaux mobiliers scolaires qui est un nouveau concours remporté par l'école bleue. C'est exactement ce qu'on est en train de faire pour nos EHPAD, c'est ce qu'on est en train de faire pour Marseille en grand, par exemple, là aussi, pour nos écoles et certains lieux de création, et c'est ce qu'on va continuer de faire pour, justement, le Grand Paris. C'est ce que nous allons continuer d'accompagner, je le disais, à travers le projet France 2030.

Et donc pour moi, le défi qui est le nôtre collectivement, c'est de faire que ces grandes transitions qui sont à l'oeuvre et qui touchent nos vies, transition numérique, écologique, démographique, ne soient pas une succession de crises où on ne pense que le court terme et les conflits, mais qu'on le pense comme une stratégie nationale. Alors parfois, on dit planification. Moi, je pense aussi que c'est à la fois le mariage de la planification et de la création, mais qu'on arrive à réinventer, justement, la conciliation des temps, des espaces, des usages. Et à cet égard, vous avez un rôle clé. C'est pour ça que vous serez embarqués dans France 2030.

C'est pour ça qu'on va développer ces pôles territoriaux, design un peu partout en France, pour permettre, justement, ce partenariat avec nos collectivités territoriales, nos régions, nos villes. C'est aussi pour ça qu'à l'international, les projets qu'on veut porter, de la Casa Velasquez à la Villa Albertine et tant d'autres, on veut que le design soit absolument clé pour irriguer cela. C'est aussi pour ça que dans la stratégie européenne du New Waos, on a la volonté de pousser nos designers, plusieurs d'entre vous l'ont déjà fait, et aller chercher les projets.

Mais ce que je veux dire par là, c'est que comme vous êtes au cœur de la réinvention de l'Elysée, il faut que vous nous aidiez aussi à réinventer le pays. Et c'est à cette hauteur-là que je place la chose. Parce que c'est vraiment ça. Et parce que sinon, on va tomber dans une forme de morosité, dans du court-termisme, dans la gestion des crises, et au fond, dans, moi, ce que j'appelle le faux radicalisme, celui qui voudrait qu'un camp doit gagner sur l'autre, et que la vraie pensée de l'époque qui advient, c'est une pensée totalement radicale qui voudrait qu'on triomphe sur une partie qui ne pense pas comme soi. Et c'est ce qui est à l'œuvre aujourd'hui. On le voit bien.

Et les réseaux sociaux sont en train de complètement galvaniser ces positions. Et on a raison et on est dans le camp du bon quand on pense, au fond, le projet le plus radical qu'il soit. Non. Parce qu'on a tous à vivre dans un espace donné, plutôt fini, avec, comme j'ai pu le dire, des ressources dont on reconçoit tous qu'elles sont limitées, et qu'on doit vivre ensemble. Et qu'au fond, le projet d'une nation, c'est avant tout cela. C'est de réinventer chaque jour le grand récit qui justifie que nous vivions ensemble, et que nous tenions ensemble, et que le jour où on est attaqués, on se défend ensemble, mais qu'on pense notre avenir ensemble. C'est ça, être une nation.

Et donc notre défi collectif, et c'est pour ça que j'ai besoin des designers, des architectes, des artistes, et avec eux de toutes les entreprises, les créateurs, les métiers, les savoir-faire qui sont derrière vous, c'est de faire advenir quelque chose de nouveau. C'est exactement la définition d'une crise que nous vivons. Et la grande crise, c'est que l'ancien a du mal à disparaître, et d'ailleurs il ne disparaîtra pas totalement, et que le nouveau a du mal à advenir. C'est toujours douloureux, ces moments-là. Et d'ailleurs, peut-être n'y a-t-il pas qu'un seul ancien, et y a-t-il sans doute plusieurs nouveaux. Et donc cette période est une période propice à ce que vous représentez.

Et donc pour cette raison de vous avoir ici aujourd'hui, c'est aussi un appel à la mobilisation collective, pour vous dire, dans cette période qui s'ouvre, j'ai mis le projet France 2030, mais il y en aura beaucoup d'autres, vous avez un rôle essentiel. Et donc on va continuer, à travers la commande publique, à impulser, pas simplement en État, mais on va continuer ici à faire bouger les choses. Nous avons, vous le savez, lancé un grand projet. Je remercie Bernard Blisten et le petit collège de sensibilité et d'intelligence qu'il a réuni autour de lui d'avoir lancé ce projet Monde Nouveau, qui est en train, avec le Conservatoire du littoral et le CMN, de réinventer.

Il a beaucoup mobilisé à travers le pays des choses. On aura une deuxième étape, il y aura une deuxième génération Monde Nouveau, où le design aura un rôle très particulier et central à jouer, parce que je veux précisément qu'on mette à l'oeuvre ce que je suis en train de dire. Donc tenez-vous prêts, soyez force de proposition, force d'action et d'entraînement. Parce que dans des grands projets qu'il va nous falloir mettre à l'oeuvre, il y aura besoin de talent, d'imagination et d'une capacité, au fond, à faire advenir un regard, un usage et des possibles nouveaux. Et je crois que c'est exactement ce que vous faites chaque jour. Et c'est exactement ce dont le pays a besoin.

Et ça ne passe pas simplement par des politiques publiques, des décrets, des lois, surtout pas, le moins possible, mais une capacité à faire coopérer tout le monde pour que ça advienne, et que ce soit beau et qu'on y soit heureux. Un dernier mot pour dire que, au-delà de cela, je compte aussi sur votre capacité d'impulsion et d'engagement, pour que tous les savoir-faire qu'il y a derrière vos talents, vos créations, vos initiatives soient pleinement engagés.

Et je le rappelais tout à l'heure en parlant de cette table et en vous faisant applaudir à l'instant plusieurs entreprises, et il n'y a pas de hasard si nous serons demain avec plusieurs ateliers, ou après-demain avec plusieurs ateliers manufactures de la Creuse, dont certaines ont participé à ce projet de salle des fêtes, et si j'étais hier dans un lycée technique au Sable d'Olonne. C'est que ces savoir-faire que nous avons dans notre pays, nous les avons peut-être trop souvent négligés. Et on a considéré que celles et ceux qui allaient vers ces savoir-faire étaient une quotité négligeable. On ne les reconnaissait pas comme les savoirs académiques.

Moi, je pense que c'est une erreur profonde et depuis ces dernières années, on a essayé de remobiliser très fortement en revalorisant l'apprentissage. Il n'a jamais été aussi fort dans notre pays. Maintenant, on va valoriser les lycées professionnels. Mais derrière ça, pour embarquer tout le monde dans un imaginaire collectif et aussi une capacité à participer à cette grande aventure, je veux aussi qu'on puisse apprendre à nos jeunes, et là, à nos très jeunes, tous les métiers qui leur sont possibles et offerts, et donc tous les savoir-faire français possibles et nécessaires pour continuer à restaurer ces lieux, pour inventer les lieux nouveaux.

Et donc, ce que je veux dire par là, c'est que nous allons aussi continuer, et donc renforcer même cette empreinte. La France est un pays de savoir-faire, de métiers, de métiers qui sont parfois des métiers de niche, de métiers du luxe, de métiers d'artisanat très traditionnel, de métiers très techniques et industriels, sans lesquels vous ne pourriez pas faire vos réalisations, sans lesquels parfois vous ne resteriez qu'à l'usage de dessin. Et ça devient possible parce que nous avons gardé ces savoir-faire, et ils sont parfois encore très fragiles.

Et donc, j'ai aussi besoin de vous pour dire que tout cela, c'est une chaîne qui est inséparable et que chaque maillon de cette chaîne est important, légitime et indispensable. Et donc, on va avoir besoin, là aussi, de les valoriser, de les faire vivre et de donner du sens à tout cela.

Voilà, je ne serai pas plus long, j'ai déjà été suffisamment, mais tout ça pour vous dire que vous êtes au coeur du projet qu'il y a pour les années qui viennent, que je pense qu'aujourd'hui, votre rôle est encore plus important parce qu'il faut permettre de rêver dans le bon sens du terme pour changer en vrai le monde et se projeter, mais que vous êtes aussi des maillons essentiels de ce qui fait la force de notre pays, insuffisamment sans doute reconnu, et que je veux qu'on puisse développer dans les années à venir. Merci infiniment d'être là. Merci d'inventer, de réinventer les choses, les usages, les objets, les lieux, le beau.

Cette maison est la vôtre, comme vous l'avez compris, au sens propre du terme. Vive la République et vive la France. Voilà, Président. Merci.

20:32
Locuteur

Merci. Merci.