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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 28 mars 2022 40 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

Présidentielle : début d’une campagne officielle très incertaine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous retenu de ce week-end politique ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le meeting d'Eric Zemmour a-t-il marqué un tournant ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les sondages montrent une cristallisation des votes, est-ce confirmé ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Quelle est la stratégie d'Eric Zemmour pour capter l'électorat de Marine Le Pen ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous l'indécision des électeurs à deux semaines du premier tour ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Faut-il donner le même temps de parole à tous les candidats, même aux plus petits ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

retour en images sur un week-end politique marquée par les tensions avec flora sauvage dernière ligne droite avant le premier tour le 10 avril avec le lancement de la campagne officielle ce lundi c'est la stricte égalité du temps de parole des douze candidats à la présidentielle qui devient la règle dans les médias alors qu emmanuel macron marine le pen et jean luc mélenchon creuse l'écart en tête des intentions de vote la campagne se durcit lors de son meeting au trocadéro dimanche eric zemmour est accusée d'avoir laissé la foule scandait des propos qu emmanuel macron juge indigne c'est ce qu'ils perdent leurs nerfs en étant violent en étant dans l'invectivé en étendant la menace en étendant l'insultent sont mauvais pour la démocratie et la république quel que soit le projet qui porte parce qu'ils justifient ce don après ils viennent déploré les conséquences la violence verbale ou physique un durcissement qui a aussi atteint la campagne de marine le pen lors d'un déplacement en guadeloupe la candidate du rassemblement national a été prise à partie alors qu'elle répondait à une interview je ne reculerait pas devant les agitations d'extrême gauche je ne recule pas devant les provocations devant la violence devant l'aele à quelques jours du premier tour une certaine fébrilité s'est emparée des candidats et de leurs partisans car jamais les indécis n'ont été aussi nombreux avant une élection présidentielle et on revient sur les événements forts de ce week-end et on se projette aussi autour des dynamiques de campagne des candidats des dix candidats avec mes invités anne charlotte bezina bonsoir bien si vous êtes maître de conférences en droit public albert et nous bonsoir bienvenue vous aussi rédacteur en chef du service politique du figaro j'ai accueilli allemand pierre latry monsois chef de groupe chez ipsos et matthieu croissandeau éditorialiste politique bonsoir bonsoir mathieu on a on a pris les mêmes couleurs ce week-end et nos maquilleuse respectives ont eu beaucoup de boulot mais on va s'en sortir merci d'être à mathieu allez on redevient sérieux qu'est ce que vous retenez les uns et les autres de ce week-end politique anne charline bezina je vais être honnête ce que j'ai dis juste avant que l'émission démarre on va faire un zoom zemmour dans peu de temps donc aller en dehors d'eric zemmour et de son meeting moi je retiens le retour du meeting qui est quand même un élément de campagne classique mais très important et c'est vrai que cette campagne elle a défié toutes les chroniques parce que précisément elle s'est fait dans aucun code en fait il ya eu la déconnexion avec la coved 19 ya eu la déconnexion avec la guerre en ukraine et donc on a eu le sentiment qu'on changer de méthode qu'on change et peut-être aussi un petit peu les habitudes et moi je pense que c'est assez sain que cette démocratie de contact en fait et arrive dans notre campagne présidentielle et peut-être que voilà l annonce de cette campagne officielle va à nouveau cristallisée les choses avec le fait d'aller directement au contact des français leur proposer des choses et je trouve que voilà ce que j'en retiens c'est ce retour très vème république du rôle du chef d'état qui voilà qui incarne ce contact le retour des meetings albert et nous mêmes questions se détendent espérer le retour du meeting c'est ce qui c'est ce qui a marqué tout ce week-end est ce qui a manqué pendant tout début de campagne et qui va peut-être reprendre un peu de peu embêtant parce qu'il nous reste de 73 jours mais c'est vrai que il aura manqué dans cette campagne ce contact avec le public alors certains union ils sont parvenus quand même donc examu malgré tout à fait des grands meetings marine le pen elle a fait des plus petits jean luc mélenchon 6 etc on a l'impression qu'ils jouent les mêmes ils cochent les mêmes casque pour sa campagne d'il ya cinq ans oui tout à fait et il va dans les mêmes villes par exemple peut faire ipcress est allé on a fait aux graffitis déplacement à hem figaro on s'est aperçu que par leur père est allé que pratiquement que dans des villes de droite et mélenchon bon coup dans beaucoup de villes de gauche donc chacun c'est sur ses terres campagne de premier tour sable après tout il s'agit de lasbordes mobilier son électorat et ça roule à vue mais mais on voit que au moins le meeting revient en force et c'est je pense que c'est important pas seulement pour la démocratie mais même pour le pour la vie collective et pour que les français puissent se faire dès leur opinion effectivement on parle souvent de cristallisation on dit qu'elle est de plus en plus tardives alors on va s'appuyer pierre latry sur votre dernière enquête avec le cevipof et on ressort les intentions de vote au premier tour avec un emmanuel macron à 28% marine le pen a dit cet ennemi jean luc mélenchon qui arrive en troisième position à 14% et l'eczéma aux ennemis valérie pécresse a dit non on a choisi de mettre en avant pour l'instant les cinq premiers ce qui nous intéresse toujours c'est les enseignements en terme de dynamique de tendance sur sur ces derniers jours ces dernières semaines et puis je voudrais vous faire réagir sur la une de nos confrères du monde qui titre sur la bataille des trois vote utile est ce que c'est ce que vous sentez vraiment monté là depuis quelques jours oui absolument c'est ce qu'on sent monter dans le sens où on voit très bien que alors emmanuel macron s'était déjà dégagé du reste de ses opposants on voit que marine le pen monte beaucoup que le jean luc mélenchon ces derniers jours aussi a vraiment une dynamique très forte en sa faveur et que valérie pécresse et eric zemmour se retrouve un peu plus loin donc on voit effectivement une dynamique de progression de ces trois candidats est qu'il y ait vraiment un vote utile en dire que jean luc mélenchon progresse parce que russel parce que jadot perdre des pertes d intention de vote marine le pen progresse parce qu'eric zemmour aussi perd des intentions de vote donc on voit réellement que de plus en plus les sympathisants de gauche se disent qu'il faudra voter sans doute pour jean luc mélenchon s'ils veulent espérer voir à gauche au second tour donc effectivement un mouvement de cristallisation qui commence à ceux à secret alors on va faire ce gros plan sur le meeting de d'eric zemmour au trocadéro avec vous mathieu alors on a vu dans le reportage s'écrit de macron assassins on y reviendra mais c'est son discours qui vous a été étonnée hier oui sur le ton comme sur le fond sur le tour d'avoir si vous avez trouvé que c'était un discours de vainqueur moi j'ai trouvé qu'il était grave eric zemmour il n'y avait pas beaucoup d enthousiasme il était sans doute un peu impressionné par la foule qui se massait au pied du trocadéro parce que il n'a pas l'habitude et c'est très impressionnant bien d'avoir une telle foule il était peut-être aussi impressionné par l'enjeu qui finit toujours par dépasser les candidats un moment dans la campagne peut-être aussi impressionné par la lente érosion qu'il subit dans les sondages depuis quelques semaines désormais comme si au fond sur cette place du trocadéro qui reste quand même le symbole de la loose à droite eric zemmour doute est lui aussi d'être emportée à son tour alors pour conjurer le sort il avec un planté le décor faut le rappeler rappelant il a dit qu'il était venu pour précisément laver les affronts de la droite curieuse formule d'ailleurs tous les affronts fait droit je sais pas c'était un peu bizarre et puis surtout pour placé sa campagne sous le signe de l'union des droites son vieux rêve et ce qui pose selon moi un déjà un premier progrès au problème parce que l'union des droites ça peut intéresser les politologues des éditorialistes mais ça fait pas ça fait un peu cuisine politique et puis pire c'est pas une cuisine qui remplit la cie atteint les français s'en fiche complètement ou fait pas élire sur l'union des droits foule fait élire sur des mesures un programme une vision un cap mais pas sur une espèce de deux d'âgés en amène tôt interne l'échiquier politique à droite le second problème c'est que cette énumération de personnalités de l air ou et rennes vous savez il a fait daffé saluer et a tendu la main à eric ciotti à laurent wauquiez nadine morano françois-xavier bellamy ou à jordan bardella aura son deuil national j'ai trouvé que c'était la fois dû à ces indélicats pour ceux qui étaient là parce qu'il a quand même des soutiens 062 général ont plutôt ceux qui vous soutiennent que ceux qui sont pas là et pas tellement efficace parce que le mercato on le sait il est aujourd'hui terminée ce qui devait le rejoindre ont rejoints et on voit mal qui pourrait décider de monter à bord de cette campagne qui ressemble quand même un titanic identitaire aujourd'hui à deux semaines jusqu'au terme et il a aussi eric zemmour modifier son discours sur le fond ça c'est intéressant oui et ça c'est un autre étonnement parce que où est passé de remplacement par exemple s'il en a parlé hier non où est placé le ministère de la rémunération par sas était sortie de sa pochette surprise mardi tombé aux oubliettes dimanche on sait que la proposition a fait un flop y compris dans son propre camp ça sentait un peu d'improvisation cette immigration il était juré ses grands dieux ne l'avoir jamais employé il ya six mois le jeu à jean luc mélenchon et de jurer devant michel onfray et puis là il la sortie mais ça sent désormais un peu déjà la naphtaline au bout de 2 comme si les buzz et nous on a duré plus que quatre jours et ça peut paraître anecdotique mais ça témoigne quand même je trouve un climat un peu brouillon qui règne chez stratège de campagne d'eric zemmour est-ce qu'il faut clivé ou est-ce qu'il faut arrondir est-ce qu'il faut conforter ses troupes à ce qu'il faut tendre la main on voit bien que eric zemmour hésiter reese est mon mari un comble pour celui qui se revendique est de ne jamais changer d'avis au gré du vent vie stratégique auquel on a juste un virage tactique d'eric zemmour mais je parle sous ne parvient plus à siphonner les voix de marine le pen il a tenté de le faire et puis là c'est bloqué donc maintenant ils se tournent plutôt vers les voix de valérie pécresse qui sont quoi qu'on en dise ou moins radicale qui sont quand même plus classique à droite et du coup il est contraint de deux lycées 10 son discours est ce que c'est pour cela que lui qui chantait les louanges du maréchal pétain à lui hier la lettre d'un jeune résistant avant avant son exécution est ce qui les contraint d'adopter une posture plus rassembleuse aussi pour cela que lui qui confondait naguère islam et islamisme chauffage dit naguère c'était encore 15 jours d'ici à une semaine tant aujourd'hui la main aux musulmans à condition qu'ils pratiquent leur religion dans la discrétion mais on voit bien qu'il ya quand même un petit un petit changement de posture je dirais le problème c'est ça revient defacto ameline campagne de second tour avant celle du premier tour parce qu'on sait que dans la campagne de premier tour on exalte plutôt les siens et puis dans la sauce campagne de second tour on tend la main à zemmour plus lisse plus policé est-ce que ça séduira encore il ya quelques années jean marie le pen avait répondu à propos de son propre parti et au front national gentil ça n'intéressait personne on se dédiabolise pas en quinze jours même quand on s'appelle tous contre on s'appelle eric zemmour aime ça rien de bezina il joue il l'a déjà fait le deuil du premier tour d'une certaine façon il joue déjà le coup d'après avec physiquement ses appels du pied à différentes personnalités 2 deux droites avec un s à la fin au pluriel le second tour ou même mais même là la présidentielle de 2000 27 parce que c'est vrai que là on est dans la prime aux anciens de toute façon on a marine le pen jean-luc mélenchon emmanuel macron là il y en a deux qui peuvent se projeter sur 2027 c'est roussel et eric zemmour à mon avis ça va avec sa dynamique de campagne c'est à dire qu'en fait bon il ya des dynamiques de campagne qui correspondent à certains candidats qui vont aller très haut fond des choses au départ pour attaquer un peu en quelque sorte et qui vont au contraire ensuite se présidentialiser un petit peu sur la fin pour être plus dans l'union et emmanuel macron par exemple est dans une dynamique totalement inverse c'est à dire qu'il a joué plutôt la magistrature moral et qu'ensuite maintenant il essaye de rentrer dans des tailles donc moi j'ai le sentiment que la dynamique d'eric zemmour elle est logique par rapport à son son attaque c'est à dire que il ya eu quand même une émulation pendant tout le moins d'octobre et c'est sur le fait qu' qui soit assez extrême dans ses propositions et l'a finalement ils changent de cap en effet pour essayer de ce peut-être de se présidentialiser donc de montrer ou dans ce meeting que ce n'est pas uniquement un idéologue et qu'il peut arriver à avoir cette posture de rassembleur etc d'où l'idée peut-être de de faire appel à cette union des droites mais qui je souscris n'est pas forcément opportune à ce moment là mais moi je pense que ça va avec sa dynamique de campagne qui est l'idée de maintenant jouer la réassurance mais on le voit en fait ça signifie aussi quelque chose par rapport à l'évolution de cette campagne elle même je pense que l'effet guerre en ukraine c'est bien plus qu'un effet de mode à l'international avec les français qui seraient tournés vers cette angoisse et pas uniquement ça c'est à dire que ça recentre le débat sur la thématique de la protection de l'avenir de l' angoisse de l'avenir et ce sur quoi ils exhument on n'a pas réussi finalement à fédérer c'est que il a il a pu penser qu'on était dans une campagne où les idées allaient pouvoir être discutée et c'est vrai que grâce à lui en tout cas pendant les premières semaines on a polarisé complètement le débat sur l'identité mais les français ont avec cet effet guère en ukraine recentrer les thèmes de la campagne autour de la protection sociale autour du pouvoir d'achat autour de finalement le rien de ce qui les inquiète chance laissé la foule scandait macron assassins sans rien dire ou sans rien entendre on peut l'analyser comme on vous est ce que vous diriez que c'est une faute albert dénouent alors moi j'étais présent au meeting j'ai passé j'ai pas assister à ce moment là je suis par exemple ce que mes mais honnêtement on pour être tout à fait honnête quand on est au meeting n'entend pas bien ce que ne pas entendre alors que nous devant notre télévision d'un entretien sur bien sûr peut-être qu'il n'a pas entendu d'accord il ya tout dans tous les cas ça devient un fait politique et et il faut il faut essayer de s'en dépatouiller pour lui mais je reviens un peu sur ce que dit à mathieu je crois que il fait une campagne de second tour et de premier tour parce que l'union des droites c'est aller chercher l'électorat de plus tellement de marine le pen parce qu'il sait qu'il n'arrivera pas à les décoller les classes populaires nationalistes comme comme il les appelle mais cette droite bourgeoise patriotique qu'il a en partie récupérés mais qui cherche à décoller de valérie pécresse il ya des tribunes que vous publié dans le figaro 2 de sept leaders de droite christian jacob en tête pour dire c'est pas notre trocadéro la droite et nous aussi on est là droit d'y renoncer à votre book il il a cette volonté puisque l'objectif aujourd'hui c'est peut-être plus tellement gagner la présidentielle mais c'est d'être le premier à droite donc battre invalides 20d pécresse et de façon significative pour pour éteindre toute contestation possible dans une prochaine rencontre position sur la droite et se rapprocher le plus possible de marine le pen pour pour l'empêcher d'être d'être 2 par année comme comme vainqueur comme vainqueur du premier tour et ont tous aimé mais est en sable eric zemmour n'a pas affadi sont vraiment son discours quand on le voit sur sur les musulmans sur sable il fait toujours le lien entre islam islamisme et l'a toujours dit que il n'avait rien de contrôler les musulmans il avait des choses contre l'islam oui ça c'est mais il a toujours besoin d'avoir d'avoir d'avoir de la polémique devoir du boss c'est comme ça aussi que qu'il s'est construit c'est comme ça aussi qui là qu'il a prospéré pendant quelques mois même si aujourd'hui des sondages ne sont une solution plus aussi favorable ça c'est certain mais il a il en a il en a besoin et même la polémique il kim qui naissent sur sur macro assassin même si on considère qu'il n'a pas il a peut-être pas entendu enfin ça on ne le saura jamais mais il essaye d'en retirer quelque chose puisque dans ses dents sont dans son corps danse et de ses proches le disent que finalement c'est pas plus mal que le président se met à son niveau en lui répondant comme on l'a entendu tout à l'heure macron discutent directement avec avec sans le citer mais aussi évidemment nourris donc il ya il y a il n'y a ni dans tous les cas c'est à 7,1 hors jeu c'est cette réunion face à ce meeting du trocadéro a été une réussite il ya il ya eu du monde alors cent mille c'est pas enfin je ne sais pas qui est incapable de savoir s'il y avait 70 ou 100 mille morts tous les cas le pari de la mobilisation a marché simplement il a un peu terni pour pourrir hexago par cette polémique sur la croix ça ça et parce que les outrances n'était pas à la tribune pour le plaisir on a entendu les arabes dehors macro assassin d'autres mots encore il donc c'est pour ça que vous dites c'est plutôt lui et son discours mais ces candidats ça y est c'est parti libérateur ils changent pas d'idée mais je rejoins tout à fait ce que ce que ce que dit mme bair il est fondamentalement le même mais dans la façon de l'exprimer je trouve que ne plus entendre le grand remplacement pour quelqu'un qu'on avait fait l'alpha et l'oméga quand même mon programme ne pas entendre ce je le disais ce ministre l'a promis gracieux je trouve qu'il a remontré il a montré dans cette campagne une capacité oratoire qui est assez exceptionnel oui avec un héros n aurais jamais cru qu'ils le feraient ça et les premières interventions qu'il a fait était pas honnêtement et et au niveau mais là on le voit son meeting c'est quand même c'est quand même bluffant pierre latry peut-être un mot parce qu'on va parler de la volatilité de l'électorat à moins de deux semaines du premier tour est-ce que celui de marine le pen est l'un des plus est ce que c'est l'un des socles les plus solides aujourd'hui toujours pour éclairer ce que disait mathieu sur la stratégie d'un dernier eric zemmour oui c'est un électorat qui est assez qui a ses filets de ses fidèles parents qui est assez solide et surtout à kirill zemmour ne parle pas forcément c'est à dire que quand on regarde les préoccupations des français on remarque le pouvoir d'achat est la première préoccupation y compris et ça c'est quand même une nouveauté dans l'électorat de marine le pen l'immigration vient en deuxième place alors que dans l'électorat d'eric zemmour l'immigration est de très loin la première le problème d'une campagne qu'il a centré et quasi exclusivement il assumer lui-même au début il a dit je ne parlerais quasiment que de ça c'est que du coup il ya toute une partie de l'électorat de marine les classes populaires en l'occurrence qui ont vraiment envie d'entendre un discours sur le pouvoir d'achat et qu'il y faisait mais on ne parle pas donc il a du mal en fait aujourd'hui on voit à capter cet électorat il il parvient à capter une partie de l'électorat de françois fillon de 2010 est à peu près 20% mais il ne progresse pas et c'est fait depuis le début de la campagne il est autour de 20% et il n'arrive à capter une partie de l'électorat de marine le pen mais c'est en régression donc il ya une partie importante de l'électorat de marine le pen qui a hésité entre eric zemmour et marine le pen et qui maintenant semble plutôt se décider en faveur de marine le pen avec encore une fois on l'a dit la question du vote utile et la perspective d'une qualification au second tour allez on avance parce que in fine il ya plein d'autres thématiques et on va essayer d'être un peu pas équilibré sur nos deux semaines en temps d'antenne pour les uns et les autres justement on va on va parler avec steve jourdain qui doit être juste là bonsoir steve de ce top départ de la campagne officielle ou alors vous allez nous expliquer ce que ça change en matière de temps de parole la change tout ou presque alors jusque là on entendait très peu ce qu'on appelle peut-être à tort les petits candidats on va désormais entendre autant le candidat trotskiste philippe poutou que le chef de l'état emmanuel macron ou encore jean lassalle candidats inclassable parmi les inclassables alors techniquement on dit thomas que le principe de l'égalité se substituer aux principes de l'équité de temps de parole jusque là on répartissez-les eu le temps de parole en fonction du poids politique de chaque candidat désormais tout ça c'est terminé entre les candidats l'égalité doit être totale dès aujourd'hui et jusqu'au 8 avril inclus chacun des douze candidats devra se voir offrir le même temps de parole et le même temps dans tel que les autres a noté que les ministres en déplacement n'ont pas le droit de vanter le bilan du quinquennat s'il le faut et bien leur parole sera décompté comme du temps de parole pour le candidat macro alors temps de parole temps d'antenne telle différence ça veut dire que chaque média doit concert consacré autant de temps à une interview d'anne hidalgo qu'à une interview de marine le pen ça c'est le temps de parole égalité du temps d'antenne ça veut dire que l'on doit aussi proposer la même couverture la même surface médiatique à chacun des 12 camps lilas concrètement on doit consacrer autant de temps dans un reportage dans une chronique dans un édito a parlé du coc bild il paye presque à la tortue de jean luc mélenchon jean luc mélenchon qui se compare à la tortue de la fontaine pour convaincre les électeurs qui sera bien au second tour malgré un départ un peu poussif vous êtes presque citer tous les candidats mais on a deux semaines pour équilibrer tout ça les réseaux sociaux on dit un mot c'est clairement l'angle mort de la situation actuelle toutes les règles convient d'évoquer sont scrupuleusement contrôlés par l'art comme l'ex csa des chaînes de télé les stations radios doivent faire les décomptes des temps de parole sur leurs antennes puis les transmettre à l'art comme qui procède ensuite à des vérifications rien de tout ça thomas pour les réseaux sociaux ils échappent à ces règles et peut-être comme un décalage pour pas dire une anomalie alors qu'un français sur quatre prix villiers je privilégie aujourd'hui internet et les réseaux sociaux pour fois formés merci steve à tout à l'heure dans notre second débat chez mathieu comment vous appréhendez cette période là moi je me dis toujours on fait plus vraiment du journaliste parce que notre métier c'est de les hiérarchiser l'info se transforme un peu en comptable en même temps est-ce qu'on peut faire autrement c'est une forme d'injonction qu'on va dire tout contradictoire on est à la fois extrêmement frustré c'est une période où on aimerait pouvoir parler politique on aimerait pouvoir disséquer les discours vrai pouvoir parler de tel ou tel avec en remettant des extraits et en même temps on se dit que d'un point de vue démocratique exposés à un moment et quinze jours c'est court alors c'est dès 15 heures les jours c'est très important c'est pour ça que c'est frustrant et en temps c'est quand même bien qu'un jour avant premier tour de pouvoir exposer de façon démocratique les idées et les propos et les programmes de chacun alors ces candidats qui pèse entre 0 et 2 et demi pour cent tout est effectivement une fenêtre d'exposition médiatique un exemple avec jean lassalle sur france info cette élection sera elle sincère de butembo pourquoi et j'avais mes dents j'ai déjà quand je la la légitimité parce que lorsque vous avez coché les cases de la constitution qui font de vos candidats à l'élection suprême pour hommes ou femmes y rencontrer le peuple sevré théoriquement mathématiquement logiquement psychologiquement vous devriez être traités à égalité de chances je mets les pieds dans le plat à quoi servent ces petits candidats et j'emploie le terme petits candidats albert et nous vous allez droit de réponse plein de choses vous arrivent oh oui ces lycéens se faire entendre par un chacun à chacun joue sa partition me jean lassalle finit plutôt nathalie arthaud anne hidalgo n'espérez n'espère pas n'espère pas gagné savent très bien que de toute façon ils n'iront pas ils ne seront pas quelque chose mon tour une donc ils ne gagneront pas l'élection présidentielle mais ça leur donne au moins pendant quinze jours la possibilité d'avoir un amplificateur de pouvoir de parler de pouvoir d'avoir accès à des émissions à des chaînes à des radios qu'elle n'avait pas accès avant donc bon bah c'est la noble je trouve que c'est une anomalie jeu je pense que donner le même temps de parole à emmanuel macron cas philippe poutou c'est un peu comme disait mathieu saint jean sont contradictoires mais c'est quand on est journaliste on hiérarchise et on donne pas on met pas sur le même plan mais c'est comme ça et on s'y plie bezina presse écrite est pas concernée devrait pas se merci merci de le rappeler c'est vrai que vous l'avez dit finalement anne hidalgo et aujourd'hui elle est dans cette catégorie là c'est quand même un peu le alors on verra ce que ce que nous réserve il y aura sûrement des surprises aux au soir du premier tour mais quand même quoi quand même et pas seulement pour la gauche c'est quand même triste de voir que notre bipolarité où notre kadri bipartisans comme nos nos constitutionnalistes aimait à le dire n'existe plus aujourd'hui on a plus de débat droite gauche parce qu'on a plus de droite et on a plus de gauche mais on est quand même vraiment dans alors la fameuse recomposition de la famille de droite et la fameuse recomposition de la famille de gauche mais on a des blocs dissidents on a on a finalement des des luttes qui sont plus celles de de la tranche sociale de la france qui au contraire est un peu populiste c'est à dire à tirer vers le nationalisme celle qui est attiré vers au contraire la halle à l'union la fraternité etc il ya quand même beaucoup de clivages sociaux et avec une vraie violence en plus entre les différentes france qui qui sont un peu angoissante dans notre période sur l'égalité je vais faire un petit cocorico nationale mais je crois que c'est vraiment de l'héritage de la loi organique de 60 de ces c'est l'idée même de l'élection du président au suffrage universel direct et avec cette anecdote du général de gaulle qui justement a voulu cette élection pour essayer que les autres présidents est autant de légitimité que lui et essayer aussi de d'affaiblir complètement le statut du président candidat donc c'est à dire qu'il avait déjà à cette époque la vision d'essayer de donner de la parole à toutes les couleurs de la france et donc moi je crois que cette période d'égalité elle permet en tout cas de se dire que tout le monde est logé à la même enseigne qu'on a un voilà un petit panel de tout ce que peut représenter la société c'est c'est vraiment un fleuron foncé même dans beaucoup d'autres régimes parlementaires on n'a pas ce type de diversité voilà on alors entre 60 gauche depuis le début de la vème république et c'est quand même assez intéressant à mon avis de garder ce particularisme on n'est pas du tout dans une bipolarité à l'américaine et voilà c'était mon petit moment c'est fabien défendons le particularisme à la française on va parler de l'indécision et de l'abstention maintenant avec ce chiffre qu'on a accusé aussi dans votre dans votre étude ipsos et ifop près de quatre électeurs sur dix qui sont sûrs d'aller voter un parmi ceux qui disent je vais aller voter au premier tour quatre électeurs sur dix n'ont pas encore fait leur choix est ce que pierre latry c'est un niveau d'indécision qui est plus élevée aux appareils à 13 jours à deux semaines du premier tour qui a 5 ans oui un peu plus élevé mais il ya toujours eu une indécision forte de plus et l'ex ion après élection on voit que l'indécision augmente en réalité à la proche du premier tour donc de plus en plus d'électeurs se décide un peu à la dernière minute ce qui ne simplifie pas de travail pour les instituts de sondage mais effectivement il ya on voit cette indécision progresser avec de nombreux électeurs qu'ils peuvent changer d'avis en fait mais qu'ils changent d'avis entre deux candidats ou qu'ils changent d'avis entre je n'irai pas voter et je vais aller voter pour les deux en fait les deux temps qu'il ya une partie effectivement des gens qui nous disent qu'ils vont aller voter qui pourrait finalement ne pas le faire donc mais on a aussi effectivement des candidats plus leurs scores beaucoup de candidats dont le score monte plus la certitude de vote baisse c'est le cas notamment de jean luc mélenchon en fait quand il ya un phénomène de vote utile on a des candidats qui vont progresser une partie de leurs électeurs qu'ils vont dire oui à priori je vais voter pour lui mais j'en suis pas encore tout à fait certain il faut dire qu on a aussi un moment paradoxale de la vie politique tel que vous le décrivez serre que le l'échiquier a explosé et on a les orphelins ou des enfants en garde partagée qui cherche encore effectives ont invité les sociaux démocrates français ce qu'il en restait enfin je n'ai manqué de centre gauche qui voter socialiste certains sont partis chez emmanuel macron et cela je parle sous notre contrôle mais ont plutôt rare beauté macro et les autres les autres ben ils n'en peuvent plus voter pour anne hidalgo qui ne représente plus que 2 % et alors est ce qu'ils vont se radicaliser et haute et jean luc mélenchon parce qu'au sein des familles de gauche c'est toujours une grosse rivalité entre les révolutionnaires et les réformistes face est pas évident de l'autre côté c'est la garde partagée les électeurs de droite il est ce qu'ils vont voter emmanuel macron est ce qu'ils vont voter valérie pécresse dont 7 sur les questions économiques ou où j'allais dire de prôner la droite progressiste il en existe nulle en france et sait plus très bien où elle habite aujourd'hui il valérie pécresse a mené une campagne très à droite mais quand on a toujours voté l herbe est ce qu'on peut voter pour autant et mâcon je pense qu'on est quand même aussi cinq ans après dans l'eau dans la réplique de l'explosion de l'échiquier politique permet de macron albert zeh nous comme souvent c'est l'élection va se jouer sur la mobilité la mobilisation différentiel qui va réussir à mobiliser ses électeurs on voit bien que la grande crainte aujourd'hui les maquereaux nist c'est de voir une démobilisation de l'électorat premier tour j'en discutais encore tout à l'heure avec avec à un député et des mêmes qui la peur c'est que vous s'est jouée d'avancé bas donc tu auras pourrait ne pas se dépasser pour marine le pen c'est pareil il s'agit s'agit de convertir ses bonnes intentions de vote en sonnant et trébuchant mais là aussi c'est pas évident puisque lé lé lé sur une sur une sur un électorat qui est en plus tôt abstentionnistes plus abstentionnistes que les autres c'est bien que les csp - les quelques airs populaires votre mois que la bourgeoisie patriotes par exemple on bat pour pour pour eric zemmour d'entente il d'un jouit une dune d'une sûreté de vote assez impressionnante les gens qui votent zemmour veulent voter zemmour il ça pour ça il a 7 il a cette capacité à assurer son électorat ce qui est un peu différent pour marine le pen et valérie pécresse aussi ça la grande difficulté ça va être de ceux de mobiliser cet électorat de droite traditionnelle qui qui est en train de lui faire défaut et ça c'est tout sourire là dessus on voit la part des électeurs de fil de françois fillon de 2017 vouloir voter pour emmanuel macron progresser mois après mois donc vraiment maintenant ils sont à peu près à égalité ils ont autant d'électeurs fillon qui vont voter pour emmanuel macron que pour valérie pécresse donc pour elle c'est quand même le signe d'une certaine d'une grande difficulté je ne sais pas si le chiffre est encore bon mais j'ai beau j'avais j'avais j'avais en tête que jusque dans l'isoloir il y avait près 20% des électeurs qui ne savais pas pour qui ils allaient voter donc on rentre dans l'isoloir le cap 20% un électeur sur cinq ne sait vraiment qui oui avec surtout alors ça ça a été prouvé élection après élection une une cristallisation de plus en plus tardives c'est sa sanction et en plus là on a une campagne qui a quand même démarré très tard du fait du conflit ukrainien on peut pas dire qu'elle est dure qu'elle dure depuis vraiment depuis des mois dans ce sens où elle n'a pas suscité un énorme intérêt depuis des mois donc là vu que maintenant elle semble se lancer véritablement à deux semaines on pourrait avoir des changements de de force des changements des rapports de force pardon qui pourrait être important mais c'est intéressant parce que dans le duel à droite entre eric zemmour et valérie pécresse celui qui va arriver devant l'autre il ya une impulsion qui sera pas la même c'est une c'est une évidence que je dis mais elle est importante a rappelé quand même bien sûr elle est importante a rappelé et surtout avec cette problématique de l'union des droites c'est à dire que finalement on se dit si aux législatives on nous vendait une droite recomposée mais alors qu'en était-il de l'affrontement sanguinaire qu'ils se sont mené pendant pendant ce premier tour donc il ya en effet un électorat kéké à mon avis on dessine aussi parce que j'ai l'impression que dans cette campagne personne n'a réussi vraiment à parler aux français c'est à dire qu'on a été dans une campagne très ukrainienne très fondée au départ on a dit qu'elle serait confisqué par le virus si on a dit qu'elle serait confisqué par la guerre mais on n'a pas vraiment en france et c'est peut-être aussi pour ça qu'on ont fait mourir plus vite nos partis politiques on n'a pas une véritable culture de l'opposition on n'a pas réussi à entendre vraiment des couleurs politiques très tranchées sur de nouvelles choses alors il ya eu le train b moins que le congrès ait l'air carrément pendant trois mois on entendu parler que de propositions public 1 alors ils avaient anglais sur l'immigration et la sécurité essentiellement en faisant quasiment l'impasse sur l'économie à part les finances publiques combien d'heures on a quand même eu un débat a eu un débat d'une certaine taille ça va c'est pas français et s'adresser mais c est du temps et les écologistes soient les précampagnes donc ces politiques depuis six mois alors on pas message je ne remets pas en cause le fait que nous parlions politique la seule chose c'est est ce qu'on a vraiment réussi à ce que les candidats eux mêmes une fois qu'ils ont été cristallisée donc tous ces débats là c'est plutôt pour moi des débats qui ont justement intéresser les français mais on n'a pas réussi ensuite à transformer regardez valérie pécresse qui sort justement avec un bel effet de cette primaire ne transforme pas l'essai finalement parce que j'ai le sentiment que à partir du moment où ses candidats se sont présidentialiser bien finalement ils sont restés sur le dans leurs thématiques et ils n'ont pas réussi à créer c'est quand même très important de voir que dans toutes nos présidentielle il ya une question qui a emporté le candidat et donc l'élection ici finalement on va se rendre compte que c'est la question de la protection sociale question à laquelle on n'avait vraiment pas du tout réfléchi en début de campagne donc toutes les choses se sont recomposées dans ces dernières semaines et le candidat qui va parler protection justement qui va jouer ce rôle de père de la nation pour moment il se joue entre ces trois derniers on n'a pas encore une protection sociale qui rejoint la thématique du pouvoir d'achat d'une certaine façon emmanuel macron aujourd'hui en déplacement a été apostrophé sur cette question la piraterie est ce que ça peut être le talon d'achille du candidat macron dans ces deux dernières semaines de campagne cette thématique précise ça pourrait l'être la seule chose c'est qu'on a ce que lui pour lui les il est comptable les autres des comptables d'un mur il a beau dire j'ai mis 20 milliards sur la table bon bah on sait bien que c'est il ya la réalité le ressenti bien sûr il est comptable d'un bilan mais il faudrait que ses opposants et la capacité à susciter de la confiance sur ce sujet là et là c'est là peut-être qu'effectivement il va y avoir un problème parce que d'une manière générale il ne suscite pas la confiance des français sur la plupart des sujets et donc sur le pouvoir d'achat ça va sans doute être un peu la même chose et ça va être ça le ça va être ça le gros problème des opposants emmanuel macron c'est que le pouvoir d'achat effectivement ils peuvent attaquer emmanuel macron sur son bilan mais je ne suis pas sûr que eux réussissent vraiment à ce site et taxes de confiance il attaque sur une partie des propositions sociales puisque sur le rsa avec une contrepartie on voit bien que ça ça compris dans l'électorat y compris même dans les troupes de macron ça et la retraite à sion 2 5 a aussi un peu sorti de son chapeau il était on nous avait promis que le canada qui finissait une retraite une réforme systémique pourront mettez tout à plat et on faisait en faisait le système complètement là c'est plutôt du paramétrique à la traditionnelle on augmente la durée des annuités travailler puis avait 65 ans symboliquement ça veut dire quelque chose et notamment dans l'électorat de gauche ça signifie quelque chose alors je voudrais qu'on jette un oeil un dernier chiffre toujours basé sur votre sur votre enquête soit seuls 67 % des français sont sûrs d'aller voter donc là on est sur la thématique de l'abstention et pas seulement de de l'indécision est ce qu'elle est plus ancrée et crs que ces français qui disent je n'irai pas voter sont plus sûrs d'eux d'une certaine façon plus inflexibles qu'il ya cinq ans là aussi je pense pas qu'il soit forcément beaucoup plus inflexible mais ce qui est sûr c'est que ce chiffre est en progrès le chiffre est en baisse le chiffre des personnes qui se disent sûrs d'aller voter est en baisse donc ça effectivement c'est un constat est-ce qu'on va atteindre le record d'abstention de 2002 c'est pas une certitude mais effectivement on voit que y'a comme on a vu un désintérêt d'une manière générale on voit une partie des français qui de toute façon non plus l'un d'eux n'ont plus envie d'aller voter qu'ils n'ont plus qu'ils ne croient plus tellement la politique quand on les interroge pour leur demander on leur propose un certain nombre de qualificatifs pour décrire la politique le premier ses déceptions d'assez loin c'est le qualificatif qui ressort en tête donc voilà on a beaucoup toute une partie de l'électorat qui en fait ne croient plus du tout aux hommes et aux femmes politiques et ne pensent pas forcément qu'ils vont changer quoi que ce soit et se souvient qu'un un paradoxe je rebondis sur ce que vous disiez parce qu'on a quand même une offre politique si on prend les trois premiers est quand même assez lisible est assez différente à un changement de paradigme total chez jean luc mélenchon institutionnels économiques sociales on à la continuité d'une certaine façon chez man elle répondu du libéralisme économique et des moeurs qui l'a engagé et puis on a chez marine le pen un identitaire socialisme enfin très social en tout cas qui fera pas en moi qui me frappe énorme ans il y avait un débat hier entre jordan bardella et gabriela talent le plus à gauche dans le discours était manifestement j'ordonne bardella et donc on a quand même des projets qui sont assez clivé qu'ils ne recoupent pas et la question n'est pas nouveau personnage et son conte pose c'est est ce qu'on en a à qui on donne le volant et on va plutôt d'une volonté celui qui sait conduire mais qui choisit la destination se pose pas la question et je trouve que c'est c'est ça le l'ambiguïté de cette présidentielle est aussi un élément important c'est que dans les raisons pour lesquelles les français ne s'intéressent pas la campagne le fait qu'il n'y ait rien de nouveau c'est la première raison citée ce que ce que je disais mais là c'est exactement au delà des risées moi on va dire et peut-être and wallace ericsson s'est à nouveau personnage a failli alors chose de sûre sur la question de l'abstention il ya une critique qui est récurrente depuis plusieurs semaines qui est fait par des candidats des candidats et qui vise emmanuel macron c'est son refus de participer à un débat avant le premier tour c'était encore une thématique du discours de yannick jadot le candidat europe ecologie les verts hier tout concouru depuis des mois a retardé et obscurcir votre choix du 10 avril compte tenu du temps perdu et combien de temps perdu avec cette partie de cache cache des manuels macron refusant le débat démocratique masquer l'inanité de son bilan et la brutalité de son prochain match à rennes d'eysines as qu'il se tire pas john holmes ils sont nombreux à avoir tenu ce discours une balle dans le pied quoi à force de toujours dire donnez nous un mac ronde ans pour débattre ou est ce que je veux dire il rit alors certes c'est le président sortant donc il est de fait un personnage central de la campagne on comprend qu'ils aient eu besoin de lui pour que ça se voit là pour enfin rentrer dans l'arène mais il continue de le magnifier d'une certaine façon en dix ans on a besoin de lui pour faire cette campagne je ne sais pas si c'est vraiment quelque chose qui est source de la magnification du personnage de son de son caractère jupitérien je pense que finalement ce qui gêne les candidats et ce qui me gênait les français aussi c'est cette posture de l'unilatéralité kaka emmanuel macron et qui correspond malheureusement pour lui à l'image qu'il a donnée pendant tout son mandat donc on a un petit peu le sentiment que le que jupiter est à nouveau candidat et c'est ça qui est à mon avis profondément angoissant et ce que laisse que les candidats manifestent ici c'est cette idée il a eu je ne sais pas si c'est une bonne idée d'ailleurs d'où l'idée de se retrancher derrière les précédents historiques mais bon voilà précédent historique on imagine mal le général de gaulle en effet en débattre au premier tour bon il était persuadé d'être réélus au premier d'ailleurs donc il ya des choses qui ont changé on parle de primaire à partir du mois d'octobre qu'on a on a un débat médiatique qui est très vivant et lui a dit bon bah voilà je me rattache à ce président historique donc lui qui avait voulu plutôt manifesté le changement là s'inscrit dans la continuité donc ça c'est un peu paradoxal et puis c'est une vérité aussi de dire qu on avait tous théorisé l'idée que la campagne commencerait quand il serait candidat parce qu'on disait au moins on aura tous les tous les tous les joueurs donc on pourra enfin joué le jeu et donc je pense que ce que manifestent les candidats ici c'est cette idée de dire mais finalement et c'est le seul président de l'ancien président qui a réussi à passer c'est pour ça que certains éditorialistes pas de pain de campagne de fin d' élections de mi-mandat presse presque puisque il n'a pas été comptable de son binaire jusqu'à présent il n'a pas été chercher sur ces chiffres et il ya quand même sur valéry giscard d'estaing en 80 c'était tous les jours tous les opposants qui du coup 10ème et sur le chômage il a pas fait suffisamment etc pour le mans alors maintenant il ya quelques petites mesures qui commencent à sortir et surtout dans la période de campagne officielle j'imagine que là on va encore en savoir plus sur son programme donc peut-être que les choses vont changer mais jusqu'à présent il est quand même sorti relative un mot il a choisi un terrible aveu de faiblesse va par ses opposants ça fait six mois que valérie pécresse répète son bilan c'est son boulet il aggravé la caisse enfin gl dit exactement ce qu'elle veut du bilan de m macron elle le dit pis que pendre sur termes économiques en termes sécuritaires donc cette instruction process de cette instruction du procès de bilan elle a été faite il est contradictoire oui c'est ce nom mais voilà donc il faut il faut aller chercher l'adversaire mais la pure elle a pu dire elle je pense avoir les pécresse mais à d'autres yannick jadot l'a fait le dernier mot pardon mathieu alba et nous on va conclure là dessus est ce qu'il faut quand même que la danse et deux semaines le candidat présents prennent un peu plus de risques ce que jusqu'à présent il fait une campagne risque à minima je crois qu'il a compris que l'aller les sondages sont plutôt orientés à la baisse réussir et ce très haut et il est même dans les résultats cali là aussi la popularité baisse on voit bien que qu' il ya quelque chose qui la maille la mayonnaise a pris mais elle est peut-être en train de tourner et quand on voit les résultats du second tour éventuels on voit que marine le pen monte énormément il ya encore un sondage qui le donne à 53 47 ans n'a jamais été aussi aussi proches l'un de l'autre donc ils rentrent dans la rentrée rentre pleinement dans la campagne et je pense que la raison son point de vue il faut absolument que tu donnes l'impression que il veille il veut absolument être réélu président avec et pas seulement par défaut mais de façon objective puisque je pars en cuisine mais je crois qu'une mayonnaise qui a mal tourné est très très dur à rattraper a permis six jeux de mots très durs et merci à ce débat demain un nouveau débat sur les les dynamiques de campagne c'est vraiment ce qui vous intéresse à vous l'avez compris on se focalise pas sur un seul sondage avec la régression du dernier baromètre au doxa avant le premier tour