La nouvelle France doit se lever pour les élections !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 48 %Attaque 42 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00SiamFait
« Si le RN arrive au pouvoir, les premières victimes seront les militants syndicaux, les personnes d'origine étrangère, les binationaux et leurs descendants français, ainsi que les femmes. »
- 1:00:00Jean-Luc MélenchonFait
« La sécurité sociale, c'est chacun donne selon ses moyens mais reçoit selon ses besoins. »
- 2:20:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 40 % du budget du programme du Nouveau Front Populaire passe dans les mesures écologiques. »
- 1:00Locuteur 1Chiffre
« 40 % du budget du programme du Nouveau Front Populaire passe dans les mesures écologiques. »
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Bonsoir Sergie. Bonsoir Sergie. Waouh !
Mais quel plaisir de voir une salle remplie comme ça. Mais quel plaisir de voir toute cette diversité. Ça fait ça remplit le cœur.
Quand on sait ce qui va nous arriver ou quand on sait les prochaines échéances et ben on se dit que ça ça va pas passer parce qu'on va tous se mobiliser. Donc vraiment merci d'être là. Bravo.
Alors je me présente. Je suis Siam. Je suis militante syndicale mais je suis aussi élue sur Julemoutier.
Je suis militante à la CGT. euh où j'ai subi beaucoup de harcèlement et de discrimination. Pour ceux qui me connaissent savent que je fais le tour des tribunaux euh du Valdoise parce que je suis poursuivie par mon ancien employeur pour avoir euh pour avoir dénoncé des faits de maltraitance auprès des personnes âgées mais aussi au niveau des salariés d'un ÉPAD.
Donc en fait cette lutte, cette longue lutte euh une grève de 4 mois et demi m'a poussé à m'engager. Elle m'a poussé à m'engager vers vers le parti vers le mouvement parce que ce n'est pas un un parti, vers le mouvement qui m'a aidé pendant cette grève et qui nous a aidé avec mes mes collègues soignantes, la France insoumise. la France insoumise qui est venu et je vois des camarades qui venaient nous voir tous les jours sur le piquet et qui nous a apporter du soutien avec Paul Vanier qui était à l'époque conseiller régional avec Éric Coquel qui sont venus sur sur le piquet mais qui ont aussi essayé de de nous aider au niveau national.
Euh je suis évidemment très très fière d'animer cette soirée à Sergie et son agglomération qui reste un bastion de gauche, il faut pas l'oublier, avec des scores records. On a eu aux élections aux élections présidentielles, Jean-Luc Mélenchon a fait 22 % au national mais ici mais ici il a fait 46 %. C'est une terre de résistance.
C'est une terre de gauche. Vive Sergie et vive son agglomération. [Applaudissements] Donc évidemment avant de commencer, je tiens à remercier chaleureusement les sympathisant mais aussi les militants qui nous ont aidé à organiser.
Bon, à la base, c'était un petit événement, mais bon, on sent que il y a de la place et qu'il y a de la demande. Et ils ont communiqué, ils nous ont aidé à organiser. La sécurité aussi s'est associé pour que cet événement puisse permettre de d'arriver ce soir.
Mes combats sont ceux d'entre nous. Alors, si le RN arrive au pouvoir, les premières victimes seront les militants syndicaux, les personnes d'origine étrangère, les binationaux et leurs descendants français, ainsi que les femmes. En d'autres termes, tout ce que je suis aujourd'hui et ce que vous êtes également, si ils arrivent ici, si ils arrivent au pouvoir, s'ils ont la majorité absolue, qu'est-ce qui va nous arriver ?
Qu'est-ce qui va nous arriver ? Résistance. La résistance, c'est ce qu'on doit dire.
Résistance résistance résistance résistance résistance. Et la résistance, elle va commencer par quoi ? Par aller voter le 7.
Elle va commencer. Vous allez aller voir vos amis, vous allez aller voir vos voisins, vous allez aller voir vos collègues et vous allez leur dire il faut absolument aller voter. Cette victoire, ce sera notre victoire.
On a vu des quartiers populaires entiers se mobiliser et je vous parle d'une ville que je connais parfaitement bien comme Argenteuil ou des quartiers où des gens n'ont jamais voté et se sont retrouvés à faire la queue pour voter pour la première fois pour faire passer Paul Vanier dès le premier tour et sa suppléante est près de nous. Donc c'est possible, il faut qu'on puisse envoyer le maximum de députés insoumis, le maximum de députés du front du du nouveau Front populaire à l'Assemblée. C'est très important.
Il nous faut un front en commun. Il faut qu'on puisse s'opposer aux lois racistes qui vont probablement arriver et qui vont nous empêcher de de vivre ensemble. Vous le savez, depuis l'élection européenne, il y a un climat dans le pays qui est extrêmement tendu.
Le président Macron, le le roi Jupiter a décidé de dissoudre Cassan tienne. Il pensait qu'on allait tomber. Non, on s'est relevé.
On a réussi à faire front commun avec la gauche. Il ne s'y attendait pas et on s'est maintenu quasiment dans toutes les circonscriptions en France. On va y arriver, on va envoyer un maximum de députés.
C'est ça qu'on doit entendre. Les militants harponnent les rues, les militants font des portes à portes, les militants font des meetings partout en France. On n'est pas seul.
Ce que nous vivons là actuellement à Sergie est décuplé partout dans toute la France parce que il y a une résistance qui doit s'installer. Elle passera par nous. Résistance résistance résistance résistance résistance.
Alors, je pense évidemment à mes frères et mes sœurs palestiniens de Gaza et de Rafa, le collectif Palestine du Baldoise avec laquelle on on essaie de mettre le maximum de de d'action pour ne pas faire oublier qu'au Moyen-Orient, il y a un génocide qui a lieu. Donc, on a une pensée pour eux. Et euh si on combat, c'est aussi parce que dans notre programme, il y a la possibilité d'avoir la reconnaissance enfin d'un état palestinien par la France.
C'est ce qu'on veut et on veut un cesser le feu immédiat. Nous sommes le seul à le demander, nous sommes le seul à le proclamer. Il n'y a que la France insoumise qui depuis le début a demandé ce cesser le feu.
Il ne faut pas l'oublier. Maintenant, ensemble, il faut en faire en sorte que tout ça s'arrête. C'est c'est inadmissible ce qui se passe là-bas.
Donc nous, insoumis de Sergie de l'agglomération, nous sommes très très fiers d'accueillir Jean-Luc Mélenchon chez nous. Il nous fait il nous fait l'honneur d'être présent pour soutenir notre député sortant Aurélien Tachet qui œuvre avec nous au quotidien et ça on peut le reconnaître sur des sujets particuliers comme l'habitat indigne comme la Palestine. comme le non renouvellement des cartes de séjour de de personnes qui attendent leur rendez-vous un an et qui se retrouve dans des situations très difficiles.
On a toujours retrouvé notre député, il ne perd pas sa boussole. Donc on est là aujourd'hui pour lui apporter de la force pour faire en sorte que sur la circodice Aurélien passe mais pas seulement sur la circode. Je sais qu'il n'y a pas uniquement des gens de cette circo.
Toutes les circos du Valdoise où le nouveau Front populaire est en tête ou en seconde position, il faut ou les aider à aller militer ou apporter des voix, appeler vos amis qui habitent dans les circaux pour que eux aussi passent. Chaque député compte, c'est un combat et ce combat, on doit le mener en votant et en faisant voter. Je suis désolé, j'ai été un peu trop longue.
On m'avait dit de faire plus court. Maintenant, je vais vous présenter nos invités et en tout cas les personnes qui vont prendre la parole. Alors, on va commencer par Desich.
Alors, adjointe à la mairie de Sergie au sport, très connue parce qu'elle est extrêmement dynamique sur la ville, extrêmement présente. C'est une militante de terrain, une militante insoumise qui chaque samedi depuis 8 mois tracte tous les samedis au marché de Serg Saint-Christophe pour la Palestine, pour le pouvoir d'achat. pour tout ce qui est important pour nous au quotidien.
Alors, c'est une grande dame qui le qui va grandir encore beaucoup. C'est quelqu'un qui met cher au cœur et elle est la suppléante d'Aurélien Taché qui a fait un choix tout à fait judicieux. Merci Silam.
Bah, c'est un plaisir pour moi de voir des visages familiers ce soir ici au Linand dans notre maison de quartier, là où je partage des souvenirs avec certains d'entre vous et puis de voir de nouvelles têtes, de nouvelles personnes qui qui s'engagent avec nous depuis maintenant plusieurs mois. Alors, on est très honoré d'accueillir ici Jean-Luc Mélenchon qu'on appelle ici he quand même le tonton parce que entre donc on est honoré d'accueillir Tonton Mélenchon ici dans cette ville fraternelle riche de sa mixité une paire de culture qui a guidé mon engagement. Donc je suis Desy Aïich, je suis sergooise depuis toujours, je suis euh enseignante spécialisée, engagée dans le milieu associatif, je deviens euh maire adjointe en 2020 à la mairie de Sergie.
Alors moi, je fais partie de ces personnes qui il y a encore quelques années n'avaient aucun bagage politique, aucune culture politique pour moi et quelques-uns de de mes camarades, on se disait "Bah allez, la droite, la gauche, c'est la même chose. Il y a rien qui change. Pourquoi on va s'intéresser à la politique ?" Et au final euh mon cheminement a bien évolué en écoutant beaucoup euh Tonton Mélenchon et et aujourd'hui euh je sais que je suis une femme de gauche.
Je suis une femme de gauche et euh je sais qu'on a un pouvoir d'agir de l'intérieur parce que tout est une question politique. le prix de notre baguette de pain, le prix de notre plein d'essence, le nombre d'élèves dans une classe, le nombre de trains qui passe, le nombre de places en crèche, nos logements sociaux, tout est une question politique. Et à partir du moment où on comprend ça, on devrait se dire "Mais pourquoi on va pas s'en saisir ?
On a un pouvoir d'agir. Alors, allons-y, engageons-nous et puis essayons d'aller faire changer les choses de l'intérieur. Alors, depuis 2022, on a Aurélien qui est notre député et qui nous représente à l'Assemblée nationale et on apporté avec lui plusieurs plusieurs actions qui correspondent aux besoins de notre territoire.
Ici sur Sergie Pontoise, on a bien sûr la santé où on n'est pas épargné par les déserts médicaux. Euh on a forcément cette loi immigration qui est venue nous chambouler avec 142 nationalités qui sont présentes sur notre territoire. On a les carences d'enseignants d'AESH, les problématiques de train avec notre fameux RERA qu'on connaît tous et avec lequel on galère tous.
On a les des problématiques de logement insalubre, une présence de police nationale qui est carencée et puis on a des associations qui sont de moins en moins accompagné alors que elles œuvrent pour l'intérêt général et qu'elles comble les défaillances du service public. Alors, Aurélien a porté au national nos voix, la voix d'un homme de gauche, quoi qu'on en dise, d'un homme de gauche animé par des convictions bien ancrées et qui répondent à l'intérêt du plus grand nombre. Alors, avec les camarades de Sergie Insoumise, avec les groupes d'action, on est vraiment monté en puissance he ces quelques derniers mois, dernières années.
On a organisé des agoras, on a organisé des actions ciblées, on est allé à la rencontre de chacun d'entre vous. me l'a dit, les samedis matin, c'est du temps passé avec vous, des discussions, des problématiques qui sont euh révélées, des solutions qui sont trouvé ensemble et on a trouvé vraiment un accueil qui est qui est toujours aussi saisissant. Des personnes qui adhèrent aux valeurs, qui comprennent le programme de la France insoumise parce qu'il nous parle, parce qu'il dit les choses et parce que il est accessible, on le comprend et qu'il est sincère.
On fait ce qu'on dit et on dit ce qu'on fait. Ça c'est très important pour réhabiliter aussi cette relation avec le politique. Et puis bah ça n'a pas loupé aux élections européennes ici à Sergie.
Manon Aubri réalise un score important, même étonnant pour une ville qui est tenue depuis 35 ans par les socialistes où la France insoumise gagne 31 bureaux de vote sur 35 du quartier populaire au quartier le plus. 31, c'est un vote d'adhésion et on peut se le dire ce soir, Sergie est insoumise. Alors, je vais pas m'improviser analyste politique parce que je crois qu'on a le meilleur d'entre nous derrière.
Mais avec ce deuxième tour des élections législatives, on a clairement deux blocs qui s'opposent ici sur notre circo, comme partout sur le territoire national avec un pouvoir macroniste qui a complètement été balayé [Applaudissements] et finalement ça va être nous contre les racistes et la haine de l'autre. Alors ce bloc sombre, ce parti xénophobe, on va se le dire hein, il grapille petit à petit le terrain, on le voit à Sergie hein, ils viennent coller leurs affiches chez nous, ils viennent même tracter le samedi le samedi matin au marché de Serg Saint-Christophe. Alors, il est temps de les stopper et ce midi, on a organisé une chaîne humaine.
Je sais que certains d'entre vous étaient présents, un front humain pour leur envoyer un message clair. Pas de place aux idées racistes et nausé abonde sur notre territoire. Et et regardez, regardez-nous ce soir.
Regardez les voisins à droite à gauche, on est beau. On porte toutes les toutes les histoires, toutes les cultures. On est divers, on est différent mais on est réuni ici ce soir.
Et qu'est-ce qui nous réunit ce soir malgré toutes nos différences et toutes nos histoires ? C'est le programme, c'est le projet, c'est ces valeurs humanistes qui nous réunissent ce soir ici. Parce qu'on va se le dire, je crois qu'on est tous des convaincus dans la salle, sinon on serait pas là mercredi soir à donner de notre temps.
On est convaincu, mais notre rôle c'est d'aller arrêter l'incendie qui est en train de se propager. Et je sais pas si vous connaissez cette histoire, cette légende amérindienne du petit colibri qui a lui tout seul avec son petit bec qui va récupérer goutte à goutte de l'eau pour aller éteindre le feu. Lui, il fait sa part et petit à petit, les uns et les autres comprennent que ce qu'il est en train de faire, c'est la bonne chose.
Alors, c'est à nous, petit colibri que nous sommes, d'aller chercher toutes les voies qui sont présentes sur notre territoire. le voisin, la voisine, la belle-mère, la belle- sœur, le beau-frère, tout le monde doit œuvrer, tout le monde doit prendre sa part pour aller faire élire Aurélien Taché et tous les candidats du Nouveau Front populaire pour qu'ils aillent abroger la réforme des retraites à 64 ans pour reconnaître enfin l'état de Palestine, pour stopper ce choc des savoirs, pour lutter contre toute forme de racisme et pour reconstruire notre service public. On va aller voter pour et pas seulement contre le RN mais pour notre pouvoir d'achat, pour le droit des femmes, pour le partage des richesses et pour l'urgence écologique.
Alors merci à toutes les associations parce qu'il y en a plusieurs ce soir aux associations, aux syndicats, aux élus, aux personnalités qui n'ont pas hésité dès le premier jour de la campagne à apporter leur soutien à notre candidat Aurélien et au Nouveau Front populaire. Alors Aurélien, je suis fier d'être ta suppléante, de participer aussi à mon niveau à cette petite bataille idéologique et on forme un binôme complémentaire et on va avoir besoin d'un député comme lui pour aller défendre notre programme sans tergiverser et pour aller combattre le rassemblement national. [Applaudissements] Alors, continuons de faire ensemble.
Unissons-nous, allons voter le 7 juillet. On n'est pas là, on part en vacances, tant mieux. On fait une procuration, on fait passer le message partout.
Et avant de vous quitter, je voulais qu'on se le dise quand même parce que j'ai des sœurs, des frères, des amis, des collègues qui me disent bah on se sent plus trop à notre place, on se sent plus trop chez nous. Alors, je voudrais qu'on se tous ensemble pour qu'on nous entende Sergie jusqu'à Paris en passant par la Bretagne et la Corse. On est chez nous. [Applaudissements] On est chez nous.
On est chez nous. On est chez nous. On est chez nous.
On est chez nous. On estous. Merci.
Merci Des merci pour le le travail le travail militant que que tu organises ici. Merci pour pour tes tes paroles d'unité. C'est réconfortant effectivement à la raison.
On est chez nous et ça il faut vraiment se le dire tout le temps, à tout moment parce qu'on va peut-être passer par des périodes extrêmement difficiles. On est chez nous et personne ne peut nous l'enlever. Donc maintenant, ça va être autour de notre député sortant Aurélien Taché avec qui comme l'a dit très bien Desy, nous avons un plaisir infini à travailler parce que c'est facile parce que c'est un homme de gauche et c'est facile.
Donc merci pour ce que tu fais pour pour Sergie et pour toute la circonscription. Merci beaucoup Siam et c'est vraiment super que ce soit toi qui anime cette soirée. Merci ma chère Desy.
Oui, on va faire un binôme de choc, c'est que le début, on va aller loin. Merci mon cher Jean-Luc mais je vais y revenir. Bonsoir à toutes et tous.
Bon, c'est vrai que l'heure est grave, mais en même temps, moi j'ai un très très grand plaisir à vous retrouver ici ce soir. Je dis vous retrouver parce qu'à à peu près un mois, on était avec un certain nombre d'entre vous déjà réunis ici parce qu'il y avait d'autres élections, on les a oublié mais elles étaient pas si lointaines, les élections européennes et on avait fait une réunion qui était vraiment super. On avait accueilli mes collègues Arna Logal, Paul Vanier, Sébastien Delogu, Erima Hassan élu depuis au Parlement européen, ce dont on est très fier. comme on est d'ailleurs très fier de l'avoir depuis en première ligne du nouveau fond populaire.
Mais quelques minutes après le résultat de ces élections, le président Macron qui avait pas l'air très content du résultat visiblement a dit sous l'Assemblée nationale. Donc nous revoilà en campagne et c'est dans ce cadre mon cher Jean-Luc Mélenchon qu'on a le plaisir, le grand le grand honneur de t'accueillir ici ce soir à Sergie. Alors, c'est pour moi personnellement qui me représente à la députation sur la ville nouvelle un grand honneur, mais c'est surtout pour tous ceux qui sont là ce soir, pour tous les habitants de cette ville, de cette circonscription, une très très grande joie de te voir ici.
Mon seul regret, c'est juste qu'on ait pas pu trouver une salle plus grande parce que moi demain, je vais me faire engueuler par tous ceux qui ont pas pu rentrer. Une très grande joie. une très grande joie parce que comme j'ai l'habitude de le dire dans nos villes populaires Jean-Luc, tu n'es pas juste un homme politique ni même un grand tribin.
Dans nos villes populaires, tu es celui qui a fait relever la tête à des millions de personnes. Quand en 2022, je faisais campagne avec les partis de la MUPES, j'ai pu mesurer à quel point ce que tu faisais avec le mouvement de la France insoumise était important. Combien de gens venaient me voir sur le marché à Saint-Christophe et me disaient, je n'ai jamais voté de ma vie, mais je viens d'y aller pour monsieur Mélenchon.
Combien viennent encore en 2024 me dire dites-lui vous, dites-lui qu'on a besoin de lui. C'est bien ça, mais j'avais un slogan Jean-Luc tché à l'Assemblée Mélanchant à Matignon. Et j'aurais peut-être dû te consulter avant mais je n'en ai pas changé cette année.
Trêve de plaisanterie. C'est bien d'exercice de la citoyenneté dont je vous parle aujourd'hui. Alors vous me direz que ceux qui peuvent voter, qui n'y vont pas, quand n'ont pas ce droit, c'est un peu de leur faute.
Mais je suis pas tout à fait d'accord parce que quand vous avez l'impression que personne ne vous comprend, que personne ne s'intéresse à vos vies, que personne ne parle de cette fiche de paye où le montant salaire net, il augmente quasiment jamais, de ce RER qui est souvent en panne et qui vous fait rater à chaque fois un rendez-vous important, de ce médecin que vous appelez et qui vous dit "Désolé madame, monsieur mais j'ai toujours pas de place." Et bien votez, c'est très éloigné de votre réalité. C'est pourtant bien celle-ci qu'on vit dans les villes populaires où beaucoup responsables politiques qu'on entend toute la journée sur les plateaux télé n'ont jamais mis les pieds.
Alors, quand vous entendez que tous les problèmes de la France viennent de votre religion ou de l'endroit où vos parents sont nés, et ben vous laissez carrément tomber. Pourquoi aller voter pour des gens qui au mieux vous ignorent, au pire vous insultent et qui de toute façon n'ont absolument aucune solution pour changer votre quotidien. Donc encore une fois, merci.
Merci Jean-Luc Mélenchon. Merci de poser des mots sur la vie de millions de Français dont on ne parle jamais à part pour leur dire qu'ils ne travaillent pas assez ou qu'ils n'éduquent pas correctement leurs enfants. Merci de ne rien céder à ceux qui ont mauvaise conscience quand leur dit que leur obsession des musulmans relève de la psychiatrie et qu'elle déchire le cœur de millions de Français qui aiment pourtant tant leur pays.
Quand je les entends nous donner des leçons de République, tous ces gens qui n'ont jamais ouvert un livre d'histoire et qui vivent enfermés dans leur beau quartier, et bien j'aimerais les amener ici voir ce qu'est vraiment la fraternité. Mais toi, ici, tu es chez toi Jean-Luc. Et ici, ici on a Redine à Boréal que tout le monde appelle monsieur solidaire.
Il a déjà meublé des dizaines de familles, parfois des femmes qui fuient leur mari violent avec les meubles que vous n'utilisez plus et que vous lui avez donné. Ici, on a Ikmet, je le vois au premier rang, qui quand il est pas en train d'organiser des cours de français ou des matchs de foot entre filles et garçons au centre culturel de la mosquée distribue des dizaines de milliers de masques aux hôpités au policiers. Merci à toi.
Ici, on a qui organise des petits déjeuners pour les jeunes de Jouil Moutier. Isabelle qui se bat pour le centre de santé. Siam, ma chère Siam, qui quand elle est pas là animer des réunions, se défend se se bat pour défendre nos aînés dans des épades et harceler judiciairement pour le combat qu'elle mène.
Et mon cher Moctar qui défend l'écologie populaire dans son quartier, qui défend la rénovation des RER, qui défend la rénovation des HLM, qui se bat pour que l'écologie ici ce ne soit pas simplement une chose abstraite, mais qu'elle améliore à toutes et à tous vos vies. Toutes ces lutes, tous ces combats, ce sont ceux du nouveau front populaire ici à Sergie Pontoise. Et oui, vous pouvez compter sur moi pour continuer à vous aider à les mener.
Car il y a maintenant 3 semaines, Emmanuel Macron a décidé d'organiser des nouvelles élections. Conseillé par je ne sais quel apprenti de l'Élysée, il a une nouvelle fois pensé que par un coup de baguette magique, on allait oublier tout ce qu'il avait fait depuis 7 ans. Qu'il lui suffirait de promettre encore une fois que cette fois il a compris et que si vous votiez encore pour lui, tout allait changer.
Et ce qui va changer chers amis, pour le pire ou pour le meilleur et on va faire en sorte que ce soit pour le meilleur, c'est la majorité à l'Assemblée. Car le gouvernement de la France pour Emmanuel Macron et ses amis, c'est fini. Ils ont beau usé de toutes les vieilles ficelles pour s'accrocher comme cette candidate qu'ils ont envoyé ici uniquement pour me calomnier.
Plus personne n'y croit, plus personne me dupe. La vérité c'est que la semaine prochaine ce sera le Rassemblement national ou nous et qu'ils ne sont même pas capables de dire pour qui ils appellent à voter. Que de sales migondi pour ne pas dire que c'est à nous qu'ils veulent faire rempart le plus souvent et non à Marine Le Pen et à ses amis.
Mais c'est pour une raison simple. C'est pour une raison simple. Ils ne veulent pas que vous alliez voter.
C'est pour ça qu'il nous accusent d'aller chercher les voies des quartiers comme si elles valentit moins que les autres. Comme si nos vies valit moins que les leur Chers amis, c'est bien ça qui va jouer dimanche. Qu'est-ce que la France ?
Est-ce que la France c'est une idée, un idéal même auquel on peut toutes et tous adhérer dans le cadre de la citoyenneté ? Où est-ce que la France, comme ça a été le cas avec Emmanuel Macron et comme ce sera encore plus le cas avec Marine Le Pen, c'est finalement une entreprise comme les autres qui fonctionne avec la prime d'ancienneté. Nous si au rassemblement, c'est le rassemblement national l'emporte dimanche pardon, vous le savez toutes et tous des îles a rappelé si m'en a parlé ici à Sergie dans l'ensemble du Valdois, c'est des milliers de vies qui vont directement être brisés.
C'est des gens qui malgré le fait qu'ils aient une maladie grave ou le fait qu'il ne qu'il n'it pas de domicile ne pourront pas se loger ou ne pourront plus être soignés parce qu'ils n'ont pas la bonne nationalité. Cette nationalité que parfois certains attendent depuis des années qui sera refusée à des enfants aussi qui naissent ici parce que c'est plus le droit du sol mais celui du sang qui va primer. Ce sont des personnes qui en raison de leur religion ne pourront plus porter ou manger ce qu'elles veulent.
Alors ceux dont la famille est là depuis plus longtemps ou dont leur couleur de peau pensent qu'ils ne seront pas visés, ne vous faites aucune illusion. Aucune illusion. Si par malheur ces gens arrivaient à mener leur projet à bien, qu'il renvoyaient ou enfermaient tous ceux qui ne leur ressemblent pas suffisamment d'après eux, bien c'est évidemment tout de suite au reste du peuple qu'il s'en prendrait.
N'oubliez pas, n'oubliez pas, un exploitant a toujours besoin d'exploiter que non seulement ils vous feront travailler jusqu'à 66 ans et plus, comme l'a dit monsieur Bardella l'autre jour Emmanuel Bompard dans un débat télé, qu'ils n'augmenteront jamais vos salaires, mais en plus ils s'attraqueront à tout ce qui a été construit par nos aînés, l'école, l'hôpital, la sécurité sociale. Ils la troqueront au grand patron ou ils se la partageront pour continuer à gouverner. Car partout, partout où ces gens passent, l'histoire l'a démontré, ils ne se servent que pour eux-mêmes.
Ils n'ont aucune morale, aucune dignité. Et quand ils arrivent au pouvoir, ils s'attaquent à la justice, ils s'attaquent aux médias, ils s'attaquent au syndicat et à tout ce qui peut les empêcher de le conserver. Voilà pourquoi moi j'en veux autant à ceux qui nous avaient promis qu'ils étaient là pour les combattre et n'ont fait que les renforcer en reprenant leurs mots, leurs idées, en faisant voter cette affreuse loi séparatisme puis la terrible loi immigration qui comprend la préférence nationale.
Tous ceux qui finalement sont prêts à nous sacrifier pour ne pas avoir donné un tout petit peu plus et qui vont marcher avec eux contre l'antisémitisme. Mais c'est bien des députés ou des candidats erenes pourtant et sûrement pas les nôtres qui vendent les livres de monsieur Forisson. C'est eux qui se déguisent avec des nez crochus, des casquettes nazis.
Et j'ai à cet instant une pensée pour mon grand-père résistant communiste qui a 17 ans se battait dans le maqui du Bercor et qui s'il était là aujourd'hui avec nous se ferait lui aussi insulter. Pas une voix pas une voix ne doit manquer pour battre le Rassemblement national dimanche et surtout pour mettre en place notre projet de partage, de liberté et de paix. Avec eux, la police deviendra la milice et ceux qui lychent seront protégés.
Regardez déjà toutes ces attaques racistes ignobes qu'on voit partout depuis quelques semaines, depuis qu'ils ont une depuis qu'ils pensent qu'ils ont une chance de gagner. Et avec eux, personne, absolument personne ne vivra mieux. Avec nous, les prix seront bloqués, les études seront financées, le travail sera partagé, nous augmenterons le SMIC à 1600 €.
Tout le monde pourra partir à la retraite à 60 ans et vos enfants, ils ne perdront plus un trimestre par an parce que les profs sont pas remplacés. ici à Sergie avec des I que tout le monde connaît dans le quartier, nous continuerons de nous battre pour que les logements soient rénovés, pour que le centre de le centre intercommunal de santé qu'on nous a promis soit créé pour que les terres les terres agricoles et la nature de la ville nouvelle soient préservé à l'assemblée à tes côtés cher Jean-Luc ainsi qu'avec l'ensemble des insoumis, je continuerai aussi à travailler pour qu'avec nos amis mauritaniens, marocains, congolais, sénégalais, tous ceux qui parlent la langue commune, le français, nous puissions construire un espace nouveau fondé sur la paix et la solidarité. arrêté avec nous plus de double standard, plus de droits humain ou de droits international à géométrie variable.
Les bombes cesseront à Gaza, à Kief et à Goma. Et nos villes populaires seront à l'avant-poste de cette Nouvelle France libertaire, pacifiste et solidaire. [Applaudissements] Un penseur socialiste allemand qui s'appelle Gustave Lander, il a un peu oublié mais moi j'aime bien, disait "La véritable transformation de la société ne viendra que dans l'amour, dans le travail et dans le calme.
Face aux faux et aux violences qui défendent l'ordre établi, c'est la France que vous propose le nouveau Front populaire. Alors dimanche, allez voter. Merci Aurélien.
Merci pour bah pour l'espoir. Merci pour pour cette proposition qui va nous permettre bah de combattre et de relever la tête. et on sera tous ensemble et on comme je je vais vous le répéter je pense jusqu'à la fin, on se mobilise le 7, on mobilise nos proches, on mobilise nos voisins, nos collègues et on y va.
On y va comme si c'était la dernière fois qu'on devait voter, mais on y va. On fait des scores records partout et on on fait dire à tous ces instituts de sondage qui disent que le Front National ou le RN, c'est la même chose pour moi, seront à la tête de ce pays. Nous, on veut pas, nous on le souhaite pas et c'est pour ça qu'on est là ce soir.
Alors, je vais faire une je vais relayer une une petite un événement important qui a lieu ben demain, c'est le collectif de la lanterne, le rassemblement associatif contre l'extrême droite. Je pense qu'il y a il y a des gens du collectif qui sont là, ils sont ils font un travail incroyable. Euh donc demain, il est prévu un rassemblement justement prise de parole et performance artistique à la lanterne.
Donc pour ceux qui connaissent pas, c'est à Sergie. Faites un tour, ça commence à 19h et essayez d'être le maximum là-bas pour aussi apporter de la force aux artistes et aux habitants des quartiers. Alors là, je vais passer la parole à à ce celui pour qui vous êtes tous, je pense, venus ce soir.
C'est un c'est un honneur et un un très très grand plaisir. Donc, je suis très ému euh de laisser la parole à Jean-Luc Mélenchon euh qui a créé le mouvement de la France insoumise. Merci.
Merci. Merci, je vous en prie. Je vous en prie mesdames, messieurs.
Je présente les excuses à tous ceux qui se trouvent être debout et dorénavant pris au piège pendant que je parle. Il fallait décider si on faisait ou pas cette réunion. Une campagne électorale n'est pas une veine agitation pour un sigle, un homme ou je ne sais quoi.
C'est un moment important de la vie d'un peuple. En tout cas, pour nous qui croyons à la démocratie, non pas comme un moyen de régler les problèmes, elle est, mais qui croyons comme la manière avec laquelle une collectivité humaine prend en charge des idées, décide quelque chose et en décidant se transforme elle-même. Si bien qu'une élection est rarement seulement un exercice politique.
En tout cas pour nous aussi un exercice de philosophie où l'on réfléchit au sens que l'on donne à l'existence, au type de rapport qu'on veut avoir avec les autres et qui nous fait choisir entre des programmes. un programme qui par exemple va dire "Je vais vous remplir les poches, on va faire travailler davantage les autres ou bien celui qui va dire on va partager et on va mettre en commun parce que dans un peuple où l'on peut vivre décemment et bien on vit mieux ensemble et quand on vit mieux ensemble et bien la société a plus de cohérence, plus d'entraide et plus de possibilités de vivre, de survivre et de générer du bonheur qui après tout est quand même le but ultime hein de Tout ça, ce n'est pas le plus simple parce que il faut en réunir les conditions et puis après il faut savoir être capable soi-même de construire sa part de bonheur. Ça personne ne va le faire à votre place.
Dès lors, cette élection, elle a pris un caractère dramatique, incroyable, mais que nous nous prévoyons de longue date et quand en 2012 à la télévision, j'ai dit à la fin ça sera entre et nous, c'est parce que je savais comme d'autres sur la base de ce que ma vie de militant et d'engagement m'a appris, que la société qui était en train de se décomposer sous les coûts des politiques néolibérales qui suppriment tout ce que nous avons en commun pour ne laisser que le marché. Et quand on dit le marché, le marché dans les années 90 la bouche hein, le service public, c'était des fonctionnaires. Les fonctionnaires pour eux sont des pignants et ainsi de suite.
Donc vive le marché, disait-il. Mais le marché c'est un nom un peu pédant pour dire une chose très simple. Si tu as les moyens d'acheter, tuachètes, sinon tu as rien.
Et précisément le service public, c'est le contraire du marché. La sécurité sociale, c'est le contraire du marché. La sécurité sociale, c'est chacun donne selon ses moyens mais reçoit selon ses besoins.
C'est-à-dire que que vous soyez à petite paye ou à grosse paye, si vous avez un cancer, vous êtes soigné de la même manière. C'est donc à travers une organisation particulière, la sécurité sociale, le service public, que on fait vivre une vision de la société. C'est-à-dire qu'on considère que nous sommes tous des êtres humains semblables, pas identiques, hein, on n'est pas semblable et que par conséquent comme nous sommes semblables par nos besoins, nous avons besoin d'un certain nombre de choses sans lesquelles il est impossible de vivre.
Comme nous sommes semblables par nos besoins, nous sommes donc égaux en droit pour accéder à la satisfaction de ces besoins. Qui que vous soyez, vous avez besoin de boire. Je prends je prends cet exemple parce que c'est le plus simple et ça m'épargne d'en prendre d'autres.
Si vous ne pouvez pas boire parce que vous n'avez pas les moyens de le payer, parce que il y a plus d'eau potable, et bien vous mourrez. Il y a pas de milieu. À 2 % vous avez soif, à 12 % vous délirez.
À 10 % vous délirez, à 12 % vous êtes morts. Les êtres humains ont besoin qu'un certain nombre de conditions de base soient réunies pour produire et reproduire leur existence matérielle. Alors on peut le faire dans la compétition, chacun contre tous.
J'arrive le premier, je prends et je me sers et viennent que pourra ensuite. Ou bien on peut être plus raisonnable et dire si tout le monde sait comme ça, ça va être une pagaille noire et à la fin on va se taper dessus. Bon et c'est ce qui se produit.
C'est pourquoi nous avons des lois qui organisent la liberté de chacun et il faut y veiller avec soin car la loi organise les conditions de quoi ? De la liberté, pas de la privation de liberté. Si l'on met des limites parfois des libertés, c'est pour la rendre possible parce que sinon elle est impossible.
Voilà mesdames, messieurs, un petit et chers amis, un petit début pour rappeler de quoi il est question. Et dès lors, quand on s'engage dans une élection, il y a une chose qui pour nous est un signal d'échec majeur et en même temps la plus grande des difficultés à vaincre. À l'instant, Auréliia a bien décrit les raisons qui peuvent conduire des personnes à dire "Je ne m'emmêle pas".
Tout ça, c'est tout du paris au même. Et il faut dire qu'ils n'ont pas que tort. après la chute de l'URSS, lorsqu'il est apparu que il n'y avait plus qu'une manière d'organiser le monde, et bien c'est vrai que partout dans le monde, on a pensé qu'il y avait qu'une manière de l'organiser.
Cette manière a été mise en œuvre notamment en Europe et le résultat, nous l'avons tous sous les yeux. la catastrophe, la catastrophe climatique, la catastrophe de la vie dans la société par des tensions de plus en plus grande et la catastrophe internationale, c'est-à-dire la menace de guerre partout. Donc, disais-je, dans ce contexte-là, les sujets qui sont sur la table sont extrêmement sérieux.
Notre première et grande difficulté, c'est évidemment ceux qui décident de ne pas s'en occuper. C'est notre plus grande difficulté. Car après tout, il y a quand il y a une discussion, l'un va d'un côté, l'autre va de l'autre, l'une a un avis, l'autre a un autre, on échange, on discute, des fois le tonte et à la fin chacun rentre en lui-même et réfléchit aux arguments qu'il a entendu.
Mais que faire quand quelqu'un décide "Moi, je m'en fous" ou bien pas, "Je m'en fous". Vous êtes tous les mêmes, donc allez au diable. Je ne m'emmêle pas.
Là, c'est l'échec pour nous. Si c'était quelques personnes, on pourrait en quelque sorte s'en accommoder ou s'y habituer. Il y a d'ailleurs beaucoup de monde qui s'est très bien habitué de l'abstention de masse.
Ils s'y sont tellement bien habitués qu'il parlent jamais de savoir comment ils vont pouvoir faire pour que des gens qui s'abstiennent se remettent à voter. Ça les souci pas. Évidemment, ils sont débarrassés.
Ils sont débarrassés de toutes sortes de gens qui sinon viendraient avec des revendications et en disant "Mais c'est pas de ça dont vous voulez parler, on n' pas compris. Ça vous intéresse pas l'hôpital ? Ça vous intéresse pas le RER, le RERD, le RERB ?" Parce que ici c'est le A qui bat de l'aile, mais je je peux vous en raconter d'autres hein du même type.
C'est pas ça qui vous intéresse dans la politique. On n pas compris. Qu'est-ce qui vous intéresse ?
Ah oui, Mélenchons pas à Matignon. D'accord, ça c'est ton sujet de débat. Et voilà 15 jours que ça dure par exemple.
Non non. Alors je vous fais une petite parenthèse là-dessus parce que ça me fait rigoler. Pas pas tous les jours hein.
Il y a vraiment des jours j'en peux plus parce que c'est devenu la cotisation. Vous voyez, vous dites du mal de moi, ça prouve vous êtes quelqu'un de bien. Mais et après une jour, je leur dirai "Mais attendez, OK, je comprends hein, je comprends parfaitement.
Euh vous voulez pas de Mélanchant ?" Maignon, je l'entends mais pardon, je voudrais vous demander pourquoi. Parce que parce que parce que voilà.
Et ben Nouvel équipé, hein. Bon, mais pendant ce temps, nous avons deux réalités qui sont là. 1, les problèmes qui sont posés et qui sont arrivés à des paroxismes.
Et de 16 millions de personnes qui n'ont pas participer à l'élection 16 millions. Le total des voix du nouveau Front populaire c'est 100 millions. Le total des voix des du Rassemblement national c'est 11 millions.
Déjà vous entendez les chiffres, vous dites "Mais qu'est-ce qu'il dit là ?" "Ah ouais, c'est pas ce qu'il y avait à la télé l'autre soir." Bah non, vous avez remarqué que c'est jamais ce qu' à la télé.
Et on recommence à chaque fois tranquillou à 20h et nous allons vous annoncer les résultats machin. On dit pas vous savez pour vous annoncer les résultats, on prend des bureaux de tests. Des bureaux test ?
Des bureaux de test. Et quel genre de test vous faites ? Parce que quand vous prenez des bureaux de test, vous prenez des bureaux de test sur la base d'une abstention massive.
Et quand les quartiers populaires se mettent tout d'un coup à les voter massivement, vous l'avez pas prévu. Mais vos bureaux test, ça reste les mêmes. Ah, il y a un problème pour faire des tests.
C'est ça la vérité. Et comme vous comptez à partir des bureaux qui ferment à 18h, c'est-à-dire plutôt dans les zones rurales et pas urbaine du pays, entre le résultat de 20h où vous voyez tous les gros malins de la terre venir faire des commentaires et suite de 20h, ça a plus rien à voir. Pourquoi ?
Parce qu'à 20h, à 20h30, à 22h, à 23h arrivent les résultats des grandes villes, des trois grandes villes du pays et de tous les grands ensembles urbains comme le vôtre. si votre bureau ferme à 20h. Alors là, changement de musique.
Et vous vous apercevez à la fin de la soirée, le dimanche soir, que nous sommes à un point d'écart avec le Rassemblement national. Pourquoi je dis un point d'écart ? Bien parce que quand il nous compte nous, il compte tout sauf les territoires et départements d'outreemè.
Parce que dans les territoires et départements d'outreemè, les candidats qui nous représentent ne sont pas déclarés LFI ou Nouveau Front populaire, mais ce sont d'autres parties et c'est la raison pour laquelle ils se ils ne sont pas comptés avec nous. Mais vous rajoutez ça total à la fin. nous plus les divers gauches par c'est comme ça qu'il les appellent des outresemes et de l'autre côté le rassemblement national plus leur bagage accompagné monsieur Sioti et compagnie la différence entre les deux c'est à peine un million de voix mais si on vient à vous dire ça alors après il vous allez les premiers gros malin c'est les bureaux tests et après arrive la deuxième couche des super gros malins qui vous annonce des projections en siège de l'élection.
Ils ne savent pas s'il y a deux candidats au deuxème tour ou s'il y en a qu'un ou s'il y en a deux ou s'il y en a trois ou s'il y en a quatre. Car en effet à chaque élection, il y a des gens élus au premier tour, il y a des duels, il y a des triangulaire, il y a des quadrangulaires. Si bien que toutes les statistiques établies dimanche soir, lundi matin, avant qu'on sache qui est vraiment candidat, ne valent rien, pas un peu rien.
Autrement dit, nous pourrions écrire toi et moi en jetant des pièces en l'air et on dirait tiens, voilà, c'est la gauche qui a gagné. ou euh euh voilà, on jette un sac de bill. Non, c'est la droite.
Voilà. Bon, d'accord. Donc c'est n'importe quoi, mais c'est pas n'importe quoi.
C'est fait pour vous dresser, pour que vous vous résignez. C'est perdu. C'est perdu.
La peur l'emporte. La peur est mauvaise, conseillère. Et derrière la peur, il y a immédiatement un discours politique qui arrive.
Ahah. Encore le peuple qui vote n'importe comment. Heureusement qu'il y a les gens raisonnables dans les beaux quartiers qui eux savent ce qui est bon pour le pays.
Les autres hein. Allez. Alors déjà le Nouveau Front populaire il a perdu.
Article 1. Article 2. Vous avez peur ?
Oui ou non ? Oui, vous avez peur. Alors, il faut faire ça.
Et vous voilà 3 jours après que vous ayez dit non à Macron en même temps et aux autres salades dans lesquelles il a emballé sa politique de classe qui a consisté à servir les mêmes, à les gorger, à les gaver. Mais avec quoi ? En prenant autres.
L'argent que les uns ont accumulé, comme ils l'ont accumulé a été produit par les autres et pris aux autres. C'est le travail qui crée la richesse et rien d'autre. le travail et c'est le fruit du travail qui a été confisqué par quelques-uns et retiré à tous que il a été retiré parce que la politique des néolibéraux ne peut produire qu'une seule chose et je vais vous expliquer ça du mieux que je peux car mon but n'est pas de vous impressionner ni que vous trouviez que je parle bien, c'est que quand on a fini la réunion, tout le monde a compris deux ou trois choses de plus et est capable de l'expliquer aux autres car nous sommes nous basés sur la conscience, sur l'intelligence, sur la réflexion et tant qu'on n pas compris, on recommence jusqu'à ce qu'on a compris.
Parce que c'est comme ça qu'on peut devenir maître de soi et maître de la société. Je vous explique ce que c'est que la politique des néolibéraux. On appelle ça néolibéraux.
Néo, ça veut dire nouveau. Je pas on appeler ça comme ça. On aurait pu appeler comme on voulait la droite ou ce qu'on veut.
Qu'est-ce qu'ils font ? Ils disent pour que ça marche, il faut qu'il y ait de l'argent qui s'accumule à un endroit si possible dans les poches des gens qui comprennent où est-ce qu'il faut mettre l'argent. Parce que vous d'ailleurs, il y a qu'à regarder avec votre SM.
Vous avez acheté des actions. Non. Et ben alors, voyez bien que vous servez à rien.
Ah ouais ? Qu'est-ce que vous avez acheté ? La nourriture.
Faut pas s'en passer. Et puis et puis et puis et puis et on va pas vous dire, vous savez la richesse du pays, elle repose sur le fait 53 % la moitié des choses qui constituent la richesse du pays sont les résultats de la consommation populaire. C'est parce que vous en avez besoin qu'on le produit et c'est parce que vous en avez besoin que ça se vend.
Et ça se vend et ça permet une accumulation. Autrement dit, le travail crée la richesse, mais c'est la richesse qui vous revient de votre part par le travail qui crée la nouvelle richesse suivante. Il n'y a pas d'autres sources que celle-là.
Donc, quand ils prennent, comment prennent-ils ? Il faut réduire les salaires. Notre pays est trop généreux, disent nos bons maîtres.
On a un système social qui est tellement généreux, on oubliera de vous dire que non, le système n'est pas généreux car la sécurité sociale, c'est vous qui vous la payez. Ce sont vos salaires et c'est donc à vous qu'elle devrait d'abord revenir avant de passer à quoi que ce soit d'autre. et que quand il y a des problèmes, on ferait bien de réfléchir à la racine des problèmes.
Je veux dire s'il y a du diabète et qu'il y a une épidémie de diabète, s'il y a une épidémie d'obésité qui crée toutes sortes de problèmes de santé, c'est pas parce que les gens mangent trop, c'est parce qu'ils mangent mal et ils mangent mal parce qu'ils ont pas l'argent pour manger mieux qui leur permettrait d'avoir les produits de l'agriculture bio parce que l'agriculture bio ça coûte plus cher pour la raison qu'il faut plus de travail humain. Tout se tient. Tout se tient.
La meilleure mesure écologique qu'on peut prendre, mes amis, c'est d'augmenter les salaires. Parce que quand on augmente vos salaires, vous faites des meilleurs choix. Vous pouvez choisir non pas ce qui est le moins cher, mais ce qui vous paraît le plus adapté et à votre situation et au respect de l'environnement, car vous êtes les premiers à partir de la dégradation de cet environnement.
Les premiers qui souffrent de l'air qu'on ne peut respirer, les premiers qui souffrent du froid parce qu'on est dans des passoirs thermiques ou du trop chaud, c'est ceux que l'on traite le plus mal qu'on a mis dans les endroits où on comptait les y enfermer et où on leur demande de se taire. Tout se tient. Oui, tu avais raison de dire.
à la fin tout est de la politique. Donc quand on a ces problèmes sur la table, qu'on a ces gens qui ne viennent pas pour voter, notre travail est par notre capacité de conviction à les amener à partager la décision avec nous. Car ce que nous allons faire cette fois-ci, c'est choisir entre des grandes questions.
Bien sûr, que fallait-il faire ? cette réunion ce soir ou bien organisé, peut-être qu'on a fait les deux, le porte à porte de masse parce que c'est un choix faire une réunion comme celle-ci, ça prend du temps, ça investit des militants et on peut se dire après la réunion qu'est-ce qu'on aura qu'est-ce qu'on aura de mieux qu'avant ? Je le dis, on aura de mieux qu'avant. c'est qu'on pense que la plupart d'entre vous sont déjà convaincus de ce qu'ils vont faire et queils viennent ici à la pêche aux arguments et les arguments, on les donne pas aussi facilement dans le porte à porte qu'on peut le faire comme on est là.
Et c'est donc ce que j'ai commencé à faire, donner des arguments pour montrer qu'il y a une vision du monde qui est portée par ce qu'on appelle le Nouveau Front populaire aujourd'hui et en particulier par les insoumis qui en sont les éléments les plus ardents, les plus disciplinés, les plus organisés, les plus combatifs. Et je crois qu'en disant ça, bien sûr, je me fais plaisir. Je ne veux offenser personne qui n'est pas insoumis.
Mais on est quand même obligé de dire que on a trouvé une formule magique, c'est que la liberté absolue qui règne là-dedans déploie la capacité d'initiative et d'énergie de chacun d'entre vous. Ces problèmes sur la table, cette difficulté, il faut la regarder bien en face. J'auraiis une chose à vous proposer en cours de route à cette réunion-ci précisément, mais d'abord, je veux venir à ce qu'il va falloir dénouer.
Cette élection ne porte pas sur le fait de savoir si je serai à Matignon ou pas pour une raison très simple. La première, c'est que je ne demande rien. Et la seconde, c'est que c'est pas moi qui décide, mais le président de la République.
Donc tous les Nigot qui vous saoulent avec ça depuis 15 jours parle pour ne rien dire parce que à la fin, c'est à monsieur Macron qu'il faut poser la question, pas à moi. Parce que ça ne dépend pas de moi et que si on me demande à moi ce que je préfère, je préfère vous dire que c'est pas moi que je préfère. J'en connais d'autres qui sont efficaces, bien éduqués, bien capables et qui sont parfaitement capables d'occuper la fonction.
Heureusement que nous ne dépendons pas d'une seule personne et c'est bien ce qui leur fait peur, c'est que nous avons construit une grande force. Et ouais, mesdames, messieurs, j'ai écarté cette question parce qu'elle me permettait de l'écarter et de vous dire de quoi on devrait parler en ce moment. Pas des combines pourris que les uns ou les autres ont inventé.
C'est pas ça le sujet. La question c'est est-ce que la semaine prochaine, la semaine suivante, la guerre aura dégénérée en Ukraine au point que la France sera devenue cobigérante ? Car s'il y a la guerre, tout ce qu'on se raconte n'a plus aucun sens.
La guerre est à nos portes. Pas parce que les Russes vont nous envahir, mais parce que les Russes ont envahi l'Ukraine, que l'Ukraine se défend et qu'il y a évidemment là-dedans une escalade qui est normale, qui est le fait même de la guerre. Les guerres tranquilles, ça n'existe pas.
Les guerres propres, ça n'existe pas. Les guerres sans escalade, ça n'existe pas, mesdames, messieurs. Et nous avons là-bas 19 réacteurs nucléaires.
Et nous avons nous les Français la première ligne, nous avons 2000 militaires qui sont engagés en Pologne, qui sont engagés en Lonnie, en Estonie, en Lituanie, en Roumanie. 2000. Cela signifie que si par un geste absurde ici ou là une bombe venait à tomber au mauvais endroit, que se passe-t-il ?
Que faisons-nous ? Vous le savez tous ce qu'on fait dans une guerre. Quand on prend un coup, on reposte.
Mais ça veut dire qu'à partir de là, nous deviendrons cobéigérants. J'adure qu'on réfléchisse sérieusement à ces questions, qu'on les règle pas par des slogans de comptoir de bistro en disant "Oui, nous allons envoyer du monde à terre." Non, nous n'enverrons pas de mandataire si c'est nous qui gouvernons.
Et nous ferons tout pour avoir la paix là-bas. Tout avec sérieux, avec des méthodes de travail parce que nous savons que la paix est possible à condition de discuter. Si on ne discute pas et qu'on se bombarde, c'est clair, il y aura pas la paix.
J'ai pris cet exemple mais il va parler à beaucoup d'entre vous. Les réacteurs nucléaires qui sont là-bas sont sur des fleuves. Ces fleuves, ils vont tous à la mer. laquelle ?
La mer noire, c'est-à-dire à une branche de la mer méditerranée. Nous sommes 500 millions à habiter autour de la mer méditerranée. Nous sommes tous les mêmes qui tournons en rond depuis plusieurs millénaires et nous sommes tantôt telle ou telle nationalité, clan, bande ou autre, mais c'est les mêmes qui tournent en rond.
Ça signifie que 500 millions de personnes sont concernées par ce qui peut se passer dans un coin de l'Europe de l'Est. On est obligé de s'en mêler. De même quand on parle de Gaza, bien sûr qu'on a bien fait dès le début de dire on va s'en tenir au droit international parce que c'est une position de force que nous avions ah là pris cher hein.
C'est clair. Et moi je sais très bien que ceux qui me reprochent je ne sais quel antisémitisme qui est absolument impossible avec un homme comme moi après la vie que j'ai qui témoigne, je veux dire si chacun d'entre nous a un sens dans sa vie, c'est ce qu'il a fait. C'est les actes qu'il a posé.
J'ai déjà demandé 1000 fois pourquoi voudriez-vous que je devienne antisémite à 70 ans avec la famille que j'ai ? Pourquoi ? En fait, ils s'en foutent.
C'est seulement un moyen de dire Mélenchon fait ça parce qu'il voudrait avoir les voix des musulmans. Parce que eux pensent que tous les musulmans sont antisémites, ce qui prouve une fois de plus qu'ils ne connaissent rien l'islam. C'est pas à moi de le dire, mais c'est la vérité.
C'est une manière sous prétexte de combattre un racisme d'en légitimer un autre qui se retourne en islamophobie. Et le mot islamophobe est particulièrement bien choisi parce que la phobie c'est pas un raisonnement. C'est comme si vous avez peur des araignées.
Vous avez peur des araignées vous monsieur ? Merci de Il a peur des araignées. Et il y en a d'autres, ils ont peur d'autres choses, des souris, des je sais pas quoi.
Moi, ça s'appelle une phobie. Alors ça se soigne he très facilement. Après un petit traitement de rien du tout, de discussion, ça se soigne.
Alors mais c'est pas rationnel. Les gens qui ont peur des musulmans, vous leur dites "Mais vous avez peur de quoi au juste ? Et ben ils savent pas, ils ont juste peur, que voulez-vous ?
La peur est toujours mauvaise conseillère et elle est toujours fondée sur l'ignorance et l'absurdité de l'ignorance. Renseignez-vous, prenez le temps de parler avec les gens, essayez de comprendre. Et bien pour Gazard, tant qu'il a pas le cesser le feu au début le premier message que j'ai fait j'étais dans le train entre Casablanca et Tanger.
J'ai fait un Faites pas les malins, il y a que moi qui suis né là-bas. Et bien si vous voulez voir un Maghrébain européen, vous en avez un devant vous. E j'étais là-bas.
Ça se trouve que c'est comme ça. J'avais fait une belle conférence à Casablanca où j'étais reçu magnifiquement et arrive cette histoire là. Je me prends la tête, je me dis ou là là.
Et d'ailleurs, ça faisait 4 heur que ça avait eu lieu, les bombardements avaient commencé. Donc j'écris dans mon document tout ce qu'il faut mettre, compassion pour les pauvres gens qui subissent tout ça et cetera et cetera. Et euh et puis je mets c'est c'est le feu.
Alors on me dit et puis je mets évidemment le droit international de État ce qu'il faut quoi. On m dit cesser le feu ça va pas non pourquoi ça va pas monsieur Dupont Moretti a dit on n'a pas demandé de cesser le feu au Bataclan. Qu'est-ce que ça à voir ?
Rien. On est d'accord. Pourquoi il dit ça ?
Vous avez tous compris. Pour faire un lien. Il y a pas de lien monsieur.
Nous parlons d'une politique coloniale à un endroit et on parle de terrorisme à un autre. On parle pas de la même chose. Pourquoi ?
Pourquoi vous faites ce rapprochement ? Bon bref, vous avez tous vu que j'ai pris cher à cause de ça. Bon mais au au jour où on est aujourd'hui, après tous ces massacres, voilà que comme il y a pas de cesser le feu, la guerre se propage.
Et oui, et les voici rendu à la frontière du Liban. Et nous par la force des choses, on va dire quoi ? La seule chose qui tiennent pas touche au Liban.
Le Liban est un état souverain. Les Libanais font ce qu'ils veulent chez eux et ils ont droit à leur souveraineté. Bon, apparemment, le message a été envoyé par quelques-uns aussi qu'on compris que ça commençait à aller trop loin d'un pays à l'autre comme ça.
Mais je vais vous dire là encore, les Français sont en première ligne. Pourquoi ? Il y a 700 militaires français sous casque bleu au Liban.
Alors qu'est-ce qui se passe si on prend un mauvais coup ? Je suis allé au Liban pour me poser la question de savoir qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir entendre et parler d'homme à homme avec le français qui est responsable des 700 français. Qu'est-ce qu'on a prévu ?
Et il me dit on a prévu le repli. Bon où est-ce que il y a des endroits où c'est marqué personne ne tire dessus. Non, ça existe pas dans une guerre.
Ça veut dire que ils peuvent prendre des coups. Je repose la question. Qu'est-ce qu'on fait dans ce cas-là là ?
Il y a des décisions à prendre. Le président Chirak avait décidé que dorén avant même sous casque bleu, on touche pas un français. Et on est obligé de dire que c'est une idée raisonnable parce que si vous allez faire casque bleu pour vous faire tuer et ben alors vous allez avec votre matériel pour pas être tué.
D'accord. Donc nous sommes en première ligne. S'il y a une intervention armée qui a lieu au Liban, les premiers qui sont là, c'est les Français.
Ensuite, un autre endroit dont on parle jamais de temps à autre, vous en entendez parler. Ah, Taiwan, les Chinois là, pouou, c'est tout ça. Taiwan, vous allez voir sur les planisphères pour savoir où c'est.
Comme les planisphères, vous savez où les globes, il y a le nord en haut, le sud en bas. Ça existe pas ça. Je pour ceux qui le savent pas, c'est pas comme ça dans la nature, dans la vraie vérité hein.
Il y a ni haut ni bas hein. Ça dépend où on est pour regarder. Donc là-bas, c'est Asie Pacifique.
La moitié de l'humanité est là. La moitié, mesdames messieurs. 60 % de la production de la richesse du monde, 90 % de ce qui arrive de l'extérieur passe par là.
Et la tension à la guerre monte et en avant les bateaux, les sous-marins, les uns, les autres, les Américains qui crée une nouvelle alliance, les Chinois qui font ceci, les autres qui font cela. Ah oui, mais c'est loin ça, monsieur Mélenchon, pas du tout, c'est très près. Nous sommes dans cette zone, la Polynésie.
Nous sommes dans cette zone, la Nouvelle-Calédonie Kanaki où nous souhaitons tous que cesse l'exploitation coloniale et les comportements néocolonialiste. O nous voulons la paix et le respect et la libération des prisonniers qu'on a amené ici dans l'hexagone à 17000 km de chez eux pour faire de la détention préventive. Ce sont des personnes qui ne sont condamnées à rien mais qu'on met en détention préventive.
On peut le comprendre mais pourquoi à 17 km de chez eux ? Et je veux pas faire dans le patos, mais quand même parmi ces prisonniers, il y a une maman et puis c'est pas je ne sais qu'elle exalter, c'est la directrice de cabinet du président du congrès du territoire de la Calédonie, monsieur Recois mi-temps. Et cette femme est la maman de quatre enfants, dont un qui a 4 ans.
Quel est le sens de cette cruauté qui consiste à priver cet enfant de la possibilité de voir sa mère ? Pour l'empêcher de quoi ? pour l'empêcher de quoi ?
De rien. C'est pour faire peur, pour intimider et pour dire que les anges sont toujours sous la domination des autres à cause de leur couleur de peau, à cause de leur tribus d'origine. La paix, j'ai dit pour la Calédonie Kan.
Et puis nous sommes là-bas dans cette zone dont je viens de vous parler parce qu'il y a Mayotte, parce qu'il y a la Réunion qui est le territoire d'outre mer français le plus peuplé. Il y a presque un million de personnes là-bas. Donc nous sommes en première ligne.
Où entendez-vous qu'on discute de ces questions ? Car s'il y a la guerre, là-bas, nous avons des navires de guerre, là-bas, nous avons des troupes prépositionnées. Là-bas, nous avons la défense de notre propre territoire maritime.
Nous sommes le deuxè territoire du monde. Où et quand on parle de ça sérieusement ? Rappelez-vous que pendant la campagne présidentielle, je faisais tout ce que je pouvais pour qu'on parle de l'eau et de la crise de l'eau.
Oh, mélangons l'eau, les blagues. 2 mois après, on avait la pire sécheresse qu'on a eu depuis un grand moment, plus de 500 communes en détresse hydrique. Qu'est-ce qu'ils avaient prévu ?
Rien, comme d'habitude. Rien. Parler, parler, parler interminablement de faux sujets pendant que les vrais sont là et que personne n'est appelé à y réfléchir ensemble.
Car dans ce pays, c'est le peuple qui est souverain. C'est ça la démocratie. C'est à nous de décider ces choses-là.
C'est pas une dizaine de gens dans un bureau de décider si oui ou non on fait la guerre. Je prends l'exemple de la guerre, mais vous avez vu le lien que je viens de faire immédiatement avec la question écologique. 40 % du budget du programme du Nouveau Front Populaire passe dans les mesures écologiques.
Il y a des mesures d'urgence à prendre. Je ne vais pas toutes les détailler, il fait trop chaud pour ça. Mais je ne reviens encore une fois que sur un sujet, l'eau.
Encore une fois, il faut que cesse l'appropriation privée par quelques personnes de l'eau pour faire des grandes bassines. Le cycle de l'eau est entièrement perverti. On a déjà essayé de faire des bassines pour irriguer, gna gna gna faire des réserves.
On l'a fait en Espagne. Quel est le résultat ? C'est pire qu'avant.
Donc il faut arrêter tout de suite, il faut arrêter les grandes bassines. Deuxièmement, il faut arrêter tout de suite de pourrir l'eau. Vous êtes tous dans cette salle, tous autant que vous êtes contaminés au pesticides, au glyphosates, tous 97 % de la population, 99 % des cours d'eau le sont.
Et quand les pesticides comme le glyphosate se décomposent, comme toute chose se finit par se décomposer, il crée des polluances éternelles et on les retrouve dans les habits et on les retrouve dans les instruments de cuisine et cetera et cetera. On n'est plus en train de parler simplement de la beauté du monde. Quoi que ce sujet vaille la peine, on est en train de parler de la survie de l'espèce humaine.
Et si vous observez et si vous avez lu et si vous savez comme moi que la fécondité des êtres humains est en baisse sur le vieux continent européen, il y a une raison à cela. Et cette raison, c'est ce que nous mangeons, c'est ce que nous absorbons. Aucun d'entre nous n'est coupable de cette situation. de ne pas pouvoir avoir d'enfants.
Par exemple, personne n'est coupable d'être malade quand il a été rendu malade par les conditions dans lesquelles il vit. Et ce qui compte, c'est de savoir comment on peut faire pour arrêter ça. Voilà le sens profond de l'écologie politique.
C'est de ça dont on parle. On n'est pas J'ai entendu toutes sortes de de blabla. L'écologie punitive disent les ah non qui c'est qui veut être puni ?
Personne. Donc l'écologie voilà des bêtises de cet ordre. Nous avons besoin de prendre des décisions sérieuses, profondes et radicales.
On ne peut pas bricoler avec cette question. Je veux dire, il faut interdire les glyphosates. Et quand on l'interdit, on l'interdit à nous et aux autres.
C'est-à-dire qu'on leur dira "Ah, vous faites ce que vous voulez chez vous, mais si vous mettez du glyphosate dans tout ce que vous nous envoyez, on le prend pas." Ça s'appelle du protectionnisme sanitaire. Ah ben oui, bah pareil pour l'idée de qu'est-ce qu'on va faire d'autre ?
Bien sûr qu'on a besoin d'autres sources d'énergie. Je ne veux pas, j'ai dit je ne passe pas tout en rue, mais je viens de vous pointer un sujet et bien je vous interroge. Qu'avez-vous entendu dire que la Macronie a l'intention de faire ?
Ils ont été condamnés trois fois pour une action écologique. Et il revient la bouche en cœur pour vous dire "Nous avons beaucoup agi." Non, vous n'avez pas agi.
Vous avez été condamné. Ça veut dire que vous ne faites rien, vous n'organisez rien, vous ne prévoyez rien parce qu'ils s'en foutent, c'est pas leur problème. Leur problème, c'est qu'il faut que le capital tourne.
Acheter tout, n'importe quoi, produit, n'importe comment, dans n'importe quelle condition. Voilà ce qui compte pour eux. Et nous pas.
Ensuite, il y a la question de l'urgence sociale. Mais je vais vous dire une chose, ils sont pas trop risqués à nous chercher les pou. C'est pour ça qu'ils ont inventé d'autres débats.
Vous allez ruiner le pays. Pas de peau, il tombe sur un type qu'à mon âge. Alors moi, je suis là pour dire "Ah tiens, vous ne vous renouvez guerre d'une élection à l'autre.
Parce que depuis que je vois des élections, j'ai toujours entendu dire qu'augmenter le SMIC, c'était la ruine. Toujours changer de disque, trouver autre chose une fois de temps à autre. Et avant, vous essayez de faire peur avec l'armée rouge qui allait envahir la France.
Maintenant, vous faites peur avec la France insoumise et les islamogauchistes. Vous savez pas ce que ça veut dire mais c'est pas grave, ça fait peur. Vous le pensez.
C'est tout ce que vous avez à nous dire ? C'est tout ce que vous avez à nous dire ? Quoi ?
Vous allez nous expliquer comment on gère une économie. Qui ça ? Vous vous allez nous expliquer ça.
Vous qui avez fait 1000 milliards de dettes en 7 ans. Vous allez nous dire comment on doit gérer la boutique. Vous allez nous traiter comme ils l'ont fait tous dans leurs journaux, dans leurs émissions, dans leur plateaux d'experts de tous les noms.
Et on voit même monsieur Apathi se plaindre de quoi ? Qu'un prix Nobel d'économie soutiennent le programme du nouveau Front populaire. Alors là, ça leur bouche en coin.
Le prix Nobel d'économie, c'est nous qui soutient. Et monsieur Apati, qui est un des plus grands savants de la terre sur à peu près tous les sujets, a déjà dit, elle soutient ce programme qu'elle trouve utile et cetera. Elle a dû lire entre les lignes.
Mais quit bonhomme, c'est parce que c'est une femme que tu parles comme ça. Elle est juste prix Nobel d'économie. Toi, tu es rien.
Tu fais des phrases là, tu es assis derrière pour parler parler parler parler pendant 10 heures. Tu bosses quand pour savoir ce que tu vas dire ? Jamais.
Ça improvise. Voilà mesdames, messieurs, le sabotage de la démocratie c'est quand on traite d'aucune question sérieusement, quand on ne les met pas sur la table. Alors, je vais vous dire toutes les dépenses prévues par le programme du nouveau Front Populaire sont financées par de nouvelles recettes.
Les nouvelles recettes sont toutes prises dans l'accumulation que le capitalisme a réussi et qu'il continue de réussir. Car à ces gens-là, on a donné 223 milliards par an de dégravement d'impôts et d'aide de toutes sortes soi-disant aux entreprises. Si on avait aidé les entreprises, si on leur avait donné tout cet argent pour qu'ils en fassent quelque chose, on devrait retrouver la trace à l'autre bout.
Je les mets ici, je les retrouve là. Non, je retrouve rien. Comment ça se fait ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? Allons et bien où s'est passé ? Parce qu'on devrait le retrouver en investissement. l'entreprise qui aurait ramassé ses sous et qui serait là toute contente dira on va acheter des machines plus performantes, on va mieux payer les ouvriers parce que il paraît, on a lu dans une étude sociologique, nous on n'y connaît rien, que quand on paye mieux les gens, ils sont plus heureux et ils travaillent mieux, hein.
Alors, non, mais il paraît que c'est la science qui dit ça. Eux, ils savent pas mais c'est des gens cultivés, ils sont capables de lire. Donc, ils apprennent que les autres êtres humains sont comme eux.
C'est que quand ça va mieux pour eux, bah ils ont plus de cœur à l'ouvrage. Ça a été prouvé. Et bien, on devrait le retrouver en investissement.
Rien, rien. L'investissement baisse. Ils achètent moins qu'avant des machines et des moyens et ils payent les gens moins.
Moins qu'avant, 5 points de moins qu'avant. Entre-temps, vous êtes fait manger le reste par l'inflation. Vous êtes fait les poches de 10 points, hein, cruel, douloureux.
Et vous entendez à la télé, on dit ça a progressé de ceci ça c'est pas vrai. Alors vous vous dites bah vous dites c'est peut-être de ma faute, j'ai mal géré mes affaires. Non, il vous bourre le crâne et vous savez plus à la fin qu'est-ce qui est vrai.
Qu'il a dit là, l'autre a dit ça, Mélenchon m'a dit ça. Vous savez plus parce que vous êtes pas des économistes. Moi non plus, je suis devenu à force à force de devoir répondre à toutes ces bêtises et dû apprendre.
Mais vous vous êtes pas obligé d'ailleurs, personne ne vous le demande mais vous devez quand même réfléchir à l'idée que moi je vous dis ils leuront donner 223 milliards par an. Par conséquent si on en récupère un peu pour financer notre programme on les aura pas dépouillé. Ça peut venir mais pas tout de suite.
Non mais parce que ces gens-là souvent ils parlent fort. Il y a plus de caméra là. Bon c'est bon.
Il parle fort mais euh on sait quoi faire hein. L'Europe a dit que nous étions en déficit excessif. Alors ils ont fait une liste de sep pays.
Alors évidemment tous les rat à poil sont venus me dire alors monsieur Mélenchon, vous allez désobéir genre allez comme ça on va lui faire dire qu'il est contre l'Europe et comme ça on va pouvoir dire que c'est un islamogi antisémite et tout. Tirer le fil ils sont pas revenus. J'ai dit "Ah non non non, ils ont tout à fait raison, déficit est excessif.
Nous allons nous combler en augmentant les recettes." Disparition de tout le monde. Ils ont immédiatement compris qui sait qu' allait augmenter les recettes.
Et ben oui, c'est ce qui va se passer. Si nous gagnons, et pourquoi ne gagnerait-on pas ? C'est ce que j'ai dit tout à l'heure. 16 millions de personnes, ils sont pas allées.
Si vous croyez ce qu'on vous raconte, alors vous avez perdu d'avance. Mais toute votre vie personnelle est une lutte. Vous avez toujours résisté à ce qu'on vous a dit.
Toi, tu es pas bon. Toi, tu as pas fait c. Toi, tu as pas fait là, toi et et vous qu'est-ce que vous avez fait ?
Vous avez repoussé le miroir. Non, ça va, c'est compris. Faut-moi la paix.
Je vais faire ma vie, je vais faire ma famille, je vais m'occuper de mes enfants. C'est dur. Ouais, c'est dur.
Quand est-ce que c'est simple ? Ça jamais été simple. Vous avez fait comme ça.
Là, on va faire pareil. Si vous ne résistez pas, les autres ont gagné. Et regardez le mariol qui nous préside.
Dimanche dernier, il a le portrait de ses peines. Qu'est-ce qui s'est passé ? L'extrême droite a dévoré une partie de la droite et entraîne dans son sillage une partie de ce qu'ils appelaient le centre.
Vous le centre, vous savez ce que c'est le centre. C'est ceux qui sont ni de gauche ni de gauche. Ils sont au centre.
Tout le monde comprend ça. C'est simple. Et ça, on l'a dit depuis le début.
Il faut que l'un ou l'autre des pôles attire et pour l'instant c'est l'extrême droite qui est arrivé. La faute à qui ? La nôtre.
La nôtre. Si on avait été ensemble aux élections européennes, on aurait créé une dynamique. C'est ce qu'a fait le RN.
Et l'autre, il dis juste derrière. Vous vous rendez compte ? Le gars d'extrême droite, c'est jackpot là.
Le même soir, il fait 30 % et en plus on dissou. Il a rien à faire. Il prend le papier, prend les gens les candidats, toc toc toc, n'importe qui d'ailleurs et puis ça fait des candidats.
Alors au milieu, il y a des racises, des nazis, des tout ce qu'on veut hein. Personne leur demande rien. C'est à nous qu'on vient de dire il y a pas un antisémite là-bas ?
Et celui-ci là, il est fiché S. Ouais, mais c'est pas moi qui l' fichier S, hein. C'est pas lui non plus qui a dit un matin, "J'adhère à ficher S".
J'en ai un qui a dit "Celui-là, il est fiché S." Pourquoi ? Ben parce qu'il est antifasciste.
Mais des fichiers S, c'est pas une condamnation. Sinon, c'est trop facile. Moi aussi, je vais faire un fichier Z zéro.
D'accord ? Zéro. Alors, fichier Z 0 ou N ?
N nul. Je vais faire la l Ah ben vous là, vous êtes fichier nul, vous pouvez pas être candidat. C'est trop facile de faire ça.
C'est pas une condamnation d'être fichier S. dans Fich, vous avez des vrais fous, des durs et puis vous avez des écolos qui ont été protestés euh euh contre une méga bassine. Un jeune qui est antifasciste mais encore heureux qu'il y a des jeunes antifascistes et qu' pas peur d'aller prendre des gifs et des fois ils peuvent leur Bon ça va, on connaît l'histoire.
Moi j'espère qu'il va être élu. J'ai pas honte hein. Si on vient me demander, je dirais oui.
Oui. On savait pas qu'il était fich parce que nous on fait pas des entretiens de police quand on prend les gens pour aller. Bon mais en plus fichier je vais vous dire c'est où le fichier S on pourrait la regarder.
On le sait pas hein. Il y a bien fallu quelqu'un aille le raconter. Sérieusement, il y a bien fallu que quelqu'un le fasse.
Quelqu'un qui a le fichier S dans son boulot qui a dit il a comparé la liste des candidats du Nouveau Front populaire surtout les insumés qui sont de loin les plus dangereux. Et puis de l'autre la liste des fichiers s donc il y a quelqu'un qui a trahi son métier qui est fermé sa bouche il l'a trahi. On lui pose des questions.
On demande qui a donné la liste des fichiers s au à l'extrême droite. Qui a donné ce fichier ? On veut le savoir.
Mais il pose pas la question. personne personne comme le reste. Donc je vous ai parlé il y a un instant et je vous en ai assez dit mais voilà ce que je veux qu'on entende bien pour qu'on le dise aux autres. lundi prochain, si tu as voté nouveau Front populaire et que ils ont gagné mardi si tu as 62 ans, si tu as 62 ans, tu peux commencer à remplir ton dossier de retraite parce que tu pars à la retraite.
Mercredi, si tu es payé au SMIC, tu peux aller voir le patron et lui dire "Le SMIC a augmenté de 15 %." Alors, peut-être qu'il y a des petits patrons qui vont venir nous voir et qui vont dire "Oh, vous allez où comme ça ? Attendez, on a organisé les choses.
Arrêtez de croire tout ce qu'on vous raconte. Parce que quand on augmente le SMIC, les gens, c'est 15 % de plus, bah, il les dépensent. Il les dépense à quoi ?
Bah à vous. Donc le carnet de commande va se remplir hein. On n pas besoin d'être prix Nobel d'économie pour comprendre ça.
Si vous avez plus de sous, vous en dépensez. Vous achetez pas d'action, vous n'achetez pas de lingot d'or, vous ne prenez pas de risque à la bourse comme vous êtes. Donc voilà, c'est ça qu'on va leur dire.
Ça va, vos affaires vont s'arranger. Mais si elles s'arrangeait pas, ouais, on fera face ensemble. Vous inquiétez pas, on laissera pas tout partir à l'eau.
Et d'ailleurs, mesdames, messieurs, ça ne part jamais à l'eau parce que en 1968, on leur a fait tellement peur qu'en une nuit, ils ont lâché 35 % d'augmentation du SMIC. D'accord. De quoi ils avaient peur ?
Pas des chars de l'armée rouge, hein. Ils avaient peur des gens qui étaient dans les usines en grève. Il y en avait 100 millions.
Il fallait bien les calmer. Voilà. Si vous vous emmêlez, ça crée une ambiance de travail.
Si vous vous emmêlez pas, bah ils font ce qu'ils veulent. Et puis les Espagnols ont augmenté le SMIC les deux dernières années, de 30 % et ils ont créé 8400 emplois. C'est pas tout.
Ils ont aussi donné des papiers à des 100 papiers 6400. Et avez-vous entendu dire que l'Espagne soit tombé à genou sous le poids de cette générosité comme disent les possédants, c'est le contraire. Tout va mieux, ça fonctionne, ça tourne, ah il y a des problèmes.
Mais où il y a pas de problème ? Montrez-nous vite un pays où il y a pas de problème qu'on fasse comme lui. Ça n'existe pas.
Chaque société a ses problèmes et les solutions, mais vous avez des solutions de deux ordres. Chacun pour soi est r chacun pour soi et sur tous ceux qui sont bien blancs et de la bonne religion. Mais oui, c'est du chacun pour soi.
Si vous commencez à détester madame Bidule, monsieur machin, c'est donc que vous les écartez. Vous ne faites plus la société, vous défaites la société. C'est ça le choix fondamental dans lequel on est.
C'est maintenant le moment de terminer sur ce qui se passera lundi et mardi. Est-ce mardi ? Est-ce mercredi ?
J'exagère un peu parce qu'il faut que l'autre dans son palais il nomme bon les gens qui s'occupent de ça. Ça nous laissera le temps de faire la liste des courses. Non mais au moins qu'on est on n pas arrêté quoi.
On a besoin au moins de 24 heures pour faire la liste des courses. On va commencer par cci par ça, par ça, par ça, par ça, par ça, par ça. Voilà.
Organiser les choses, planifier. Mais il y aura également le blocage des prix. Ce qu'il faut, c'est que vous ayez immédiatement la respiration. arrêter d'être pris à la gorge et notamment avec toutes les augmentations qui ont frappé les produits de première nécessité, le gaz, l'électricité, l'essence et cetera.
Voilà pourquoi immédiatement nous mettons ça en place. Je vais pas faire la politique fiction maintenant sur ce qui est en train de se tramer tout ça. Ça a pas d'intérêt.
C'est fait uniquement pour faire entrer dans le crâne l'idée qu'on a perdu d'avance. Mais je veux vous parler de après vous avoir dit les trois points essentiels, il faut d'abord garantir la paix. Ensuite, il faut organiser l'harmonie de la vie des êtres humains avec la nature, l'écosystème, l'environnement dans lequel ils vivent et sans lesquels il y a pas de vie humaine possible. différer ces décisions est absurd et criminelles.
Et puis enfin, pour que la société puisse fonctionner, il faut que les gens puissent vivre dignement de leurs efforts, de leur travail. Ce sont des choses simples et aucun d'entre nous n'a l'intention de dire à ces gosses qu'ils doivent rêver d'être milliardaires, car être milliardaire est immoral, car c'est toujours de la peine des autres dont tu fait la fortune du milliardaire. Mais de vivre dignement, voilà.
Mais puisque je suis ici et que je sais que vous êtes attentif à comment je m'y prends pour construire des idées, les amener, les faire entrer dans le débat public et après si elles sont si le roulement habille est au point, ça roule tout seul, ça passe d'une bouche à l'autre, d'une tête à l'autre et cetera. Regardez la retraite à 60 ans maintenant. Tout le monde dit ça.
L'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature, c'est devenu une formule pour tout le monde. Et il y en a plein comme ça. L'eau, l'espace, la mer.
Je réfléchissais à force d'aller d'un endroit à l'autre et de de dire "Nous, on a fait un choix stratégique de qui voulons-nous être le mouvement politique, qui on veut représenter ? Parce que il faut choisir ça. Vous pouvez dire on veut représenter tout le monde.
Bien sûr qu'à la fin on finit par représenter tout le monde. Encore heureux que chacun ne pense pas que en fonction de sa situation sociale. Mais quand même, on pense en fonction de sa situation sociale.
C'est pas pareil de penser le futur au SMIC ou de le penser à trois ou quatre fois ou cin fois le SMIC. Je j'enfonce une porte ouverte en vous disant ça. Vous le savez aussi bien que moi.
Mais nous nous avons pris une décision. Nous voulons représenter les milieux populaires. Les milieux populaires, ça s'appelle le peuple.
C'est pas seulement les ouvriers, les employés. Parce que dans les ouvriers, il y a beaucoup de différen entre un ouvrier ubérisé et un ouvrier qui produit des Airbus, des avions. La paye, c'est pas la même.
Les conditions de travail non plus. Et de même pour les employés, le peuple c'est tous les gens qui sont là, ceux qui travaillent, ceux qui sont au chômage, ceux qui sont à la retraite, ceux qui sont en formation, mais qui tous ont en commun l'obligation pour produire et reproduire leur existence matérielle d'accéder au réseau du collectif. C'est-à-dire qu'à tous, il leur faut de l'eau pour boire.
À tous, il leur faut de l'électricité pour être éclairé. À tous, il leur faut des routes pour aller d'un endroit à l'autre. À tous, il leur faut des moyens de transport en commun.
À tous, il leur faut un système de soins. À tous, il leur faut une école publique qui fonctionne. Nous sommes tous le peuple par cette dépendance à ses réseaux collectifs et ils sont sociaux.
Quand le réseau est public, ce n'est pas pareil que quand il est privé. Parce qu'au réseau public, normalement tout le monde peut accéder. Vous n'êtes pas des clients, vous êtes des usagers.
C'est pas pareil. Le service public vous appartient. ça le service privé.
Et vous savez, il y en a parmi vous, je sais qui voyagent ou qui connaissent ou qui parle. Faites-vous raconter la santé dans les pays où il y a pas de sécurité sociale et où l'hôpital est privé. Quand vous arrivez, si vous avez une maladie, on sait pas toujours de quoi on est malade, ni combien de temps ça va prendre.
Alors, on vous arrivez, on vous accueille clou un coup dans la machine là, un autre coup dans celle-là, on vous examine, on bref, on vous soigne. On va vous soigner. Envoyez la monnaie.
J'ai des copains copines en Amérique latine qui au bout de 15 jours dans un hôpital privé ont dû vendre l'appartement dans lequel ils vivent pour pouvoir continuer à payer. Qui est-ce qui a le courage de dire à son vieux-père ou à sa mère ou à sa sœur écoute on n pas l'argent, on veut pas vendre l'appartement donc tu meurs. Personne fait ça.
D'accord ? Prix là. Donc nous sommes bien tous dépendants pour produire et reproduire notre existence matérielle de ça.
Mais ça suffit pas. Je vais dans un quartier, dans l'autre, ici il y a rien là. Ça tombe bien.
Il va falloir que vous souciez un peu au municipal de savoir si vous faites respecter ou pas. Je vous dis ça comme ça en passant. Je vous laisse faire un cadeau mais je vous regarde, je me regarde moi et je me dis au fond, j'en ai marre qu'on appelle ça la diversité.
J'en ai marre. Pourquoi la diversité ? Diversité de quoi ?
Je reproduire moi-même avec mon discours. On le dit par confort mais on a tous compris ce que ça veut dire. J'en ai marre parce que en réalité un nouveau peuple a surgi territoire de ce pays mais pas seulement du fait de l'immigration qui est en fait majeure et bénéfique car ça n'a fait que profiter à la France.
Les anciens vos pères, vos mères ont bâti l'essentiel de ce pays. Mais même ça je le laisse de côté. En 1958, une femme pouvait pas avoir un compte en banque sans l'autorisation de son mari.
Une femme pouvait pas travailler sans l'autorisation de son époux. C'est fini ça. En 1958, l'essentiel de la population française vivait à la campagne.
Aujourd'hui, l'écrasante majorité de la population vit en ville et quand elle vit à la campagne, elle n'est pas agriculteure. Ce sont des gens qui ont choisi parce que c'était là que c'était le moins cher pour acheter d'avoir la petite maison et cetera et cetera. Je prends ces deux exemples avant de venir à celui de la question de l'immigration que je veux regarder dans sa signification humaine avant de faire des collections de chiffres et de comparaison comme si nous n'étions que des chiffres.
En 1950, un français sur 10 avait un grand-père étranger ou une grand-mère étrangère, un français sur 10. Aujourd'hui, un sur qu sur qu mesdames messieurs un/4 du pays et dans cette situation et on va vérifier tout de suite qui est-ce qui ici a un grand-père ou une grand-mère étranger. Regardez-vous bien les uns les autres.
Vous avez compris ? Et bien moi, je ne veux plus qu'on nous appelle la diversité. Bon, moi ça se doit pas que je suis né au Maghreb, mais je veux plus qu'on nous appelle la diversité.
Je veux qu'on disent ce qui est nous sommes la Nouvelle France. La nouvelle France. Ce pays est à nous, à nous tous.
Je veux dire nous les petits enfants, nous les enfants, mais aussi ceux qui ne sont les petits enfants et les enfants d'aucun étranger, mais qui ne veulent pas être la France coloniale, mais qui ne veulent pas mépriser les autres, mais qui ne veulent plus du racisme dans ce pays, qui ne veulent pas. Oui, il faut que cette Nouvelle France se lève dans cette élection. Il faut que vous cessiez de regarder passer les trains parce que vous pensez qu'ils vont à une destination qui ne vous concerne pas.
Vous autres tous, il faut vous y mettre. Il faut que vous mliez vos affaires. Tous, vous connaissez au moins une personne qui n'a pas été votée.
Et il faut aller en la respectant, pas en lui faisant des leçons de morale. Il y en a ralbol de ceux qui viennent donner des leçons de moral. Le peuple a pas bien voté.
Il a voté pour les insoumis. C'est pas bien. C'est pas bien.
Il a voté pour le RN, c'est pas bien. Il a pas voté, c'est pas bien. Ça suffit.
Nous ne faisons pas nous que faire barrage au Rassemblement national. Je vous le dis, on ne fait pas que ça dans cette élection. On fait autre chose.
On vote pour un autre monde, pour un autre futur, pour une autre manière de vivre. Voilà ce qu'on est en train de faire. On n'est pas seulement un troupeau à peurer qui a peur de demain.
Nous n'avons pas peur. Nous savons très bien à quel risque nous nous exposons si ces gens venaient à prendre le pouvoir. Et nous savons pourquoi ils y sont arrivés.
Parce que pendant des années et des années, les donneurs de leçon de morale les ont épargné, nous ont montré nous du doigt, ont repris leur vocabulaire, ont laissé faire, ont laissé dire et jusqu'au président de la République qui s'est mis à utiliser les mots de l'extrême droite, immigrationniste nous a-t-il accusé, droit de l'OMiste, ça c'est le vocabulaire de l'extrême droite. C'est lui qui a dit que Pétin certes, mais tout de même c'était un grand stratège. Non, c'était un traître à la patrie, un antisémite doublé d'un bourreau de soldat.
Et Morace bien sûr, mais c'était un grand intellectuel. Non, c'était un antisémite qui proposait de massacrer tous les juifs. Voilà qui il était.
Et ces gens-là on ont fait l'apologie. Quand est-ce qu'ils ont fait l'apologie de Carl Marx, de Léon Trotski ? de la Bép Piierre.
Non, la Bép Piierre non plus, ça leur allait pas. Je vous dis tout ça, le Rassemblement national ne tombe pas du ciel comme une mauvaise surprise. Il a été créé en 1971.
Ça fait 53 ans qu'il est au travail et pendant 53 ans, ils se sont construits étendus à la faveur de l'aide qu'il recevait de tous les racistes ouverts ou cachés de ce pays. Et c'est cela que nous allons interrompre. C'est pourquoi ce que nous sommes en train de faire, ce n'est pas seulement une élection.
Nous sommes en train de faire naître la Nouvelle-Fance parce que si le nouveau Front populaire l'emporte, c'est que la Nouvelle-Fance se sera levé. Si les quartiers et la jeunesse ne se lèvent pas pour aller voter, nous ne gagnerons pas, je le sais. C'est pourquoi nous voulons être nous l'expression politique de ces milieux.
Pourquoi les populations des quartiers ? parce que ce sont les travailleurs, les retraités, les chômeurs qui n'ont rien d'autre que leur travail pour mener leur vie et par conséquent qui subissent en première ligne la dégradation des salaires, des conditions d'existence, de toutes ces conditions d'existence. C'est eux en première ligne qui ont intérêt à ce que tout change comme nous le proposons.
Et ensuite la jeunesse. La jeunesse vote pas assez. Vous autres les jeunes dans cette salle, moi je vous ai jamais caressé la tête hein.
Viens pas dire oui, c'est sympa jeune et tout ça. D'abord c'est moi le plus vieux pour commencer. Je vous dis ce qu'il y a à faire.
C'est vous la génération qui êtes confrontée à un défi qu'aucune autre a eu avant. Si vous ne faites rien, vous n'aurez plus ce monde à votre disposition. Vous devez, par la force des choses vous engager et vous engager radicalement. radicalement ne signifie pas violent, signifie à la racine des problèmes.
La racine des problèmes que nous rencontrons, elle est lié au mode de production capitaliste. Si l'on fonctionne autrement que pour faire du profit et seulement du profit, alors un autre monde est possible. Alors, on va arrêter de produire n'importe quoi, n'importe comment, dans n'importe quelle condition, pour en vendre toujours plus, même si ça sert à rien.
Et si ce sont des goûts qui ont été injectés de manière artificielle, la jeunesse doit monter en première ligne et c'est pour ça que nous sommes si fiers d'en être la première représentation politique entre les 18 et 24 ans et même ensuite entre 24 et 34. Mais vous devez vous y mettre. N'écoutez pas les démagogues qui vous disent que c'est sympa d'être jeune parce que moi de ce que je vois bien sûr c'est sympa mais c'est moins sympa que ça pourrait l'être.
Le nombre d'entre vous qui sont obligés de travailler en même temps qu' font des études. J'ai pas connu ça moi et pourtant je suis un fils de milieux populaires. On avait des bourses, on avait des moyens.
Bien sûr, il y a aussi fallu pour certains d'entre nous travailler, mais moi, j'ai pas été obligé comme les lycéens des lycées professionnels aujourd'hui, tous les soirs d'aller bosser tous les weekends, comment on fait pour bosser en même temps qu'on doit apprendre ? Et vous savez que sans cette jeunesse là, dont les beaux messieurs et les belles dames ignorent l'existence parce que quand vous leur demandez combien vous croyez qu'il y en a qui sont dans ces branches, ils vous disent "Oh, il y en a bien 20 %." Non, mesdames messieurs, 50 % de la jeunesse en âge de l'enseignement secondaire est en apprentissage au lycée professionnel ou dans la voie technologique.
Et sans eux, il y a pas de France demain parce que c'est eux qui la font tourner demain. C'est eux qui font les soins, c'est eux qui réparent les machines, c'est eux qui les créent. Donc ce qu'il faut que vous disiez à vos copains, copines, à ceux qui sont à la fac comme ceux qui sont dans l'enseignement professionnel, avec le Front populaire, vous passerez votre temps à étudier et à rien d'autre parce que nous allons vous donner une allocation d'autonomie.
Et vous autres les parents, vous avez déjà tellement tiré la langue et il faut faire face à si et faire face à ça. Et puis entre-temps, ils vous ont inventé le machin la parcours sup, cette machine ignoble qui rend tout le monde fou. Vous savez pourquoi c'est fait parcours sup ?
J'espère que vous avez compris pourquoi c'est fait. Vous êtes d'abord pour vous apprendre à mentir parce que vous faites 10 lettres de motivation et vous en aurez qu'une et 10 neuf vous dites un mensonge. Si vous voulez être archéologue comme vous avez fait les neuf autres pages sur lesquelles vous avez marqué que vous rêvez d'être médecin, que vous rêvez d'être je sais pas quoi.
C'est pas vrai. Vous en rêvez pas du tout. Mais bon, s'il faut pourquoi pas rêver à ça, quoi.
C'est ça que vous vous dites. Et vos pauvres parents, ils se prennent la tête en se demandant comment. Après tous les efforts qu'ils ont fait, à la fin, on comprend rien à cette histoire.
Mon gamin, il a bien travaillé à l'école, il a des bonnes notes. Pourquoi il peut pas aller là où il veut ? C'est une grande.
Pourquoi il peut pas aller là où il veut ? Alors madame j'ai belle feuse école privée, allez à la faculté privée. Allez et allez les parents à nouveau.
Il faut aider parce qu'on aide nos gosses tous autant qu'on est. Et des fois c'est dur, il faut dire écoute on peut pas on peut pas ton père et moi ou ta mère et moi, on peut pas. Alors, il faut que tu t'y mettes.
Alors, ça veut dire il ou elle va aller travailler. C'est extraordinaire, hein, ce que nos jeunes arrivent à faire. Vous savez la camarade qui est candidate là-bas à Montreuil, Sabrina Ali Ben Ali, hein.
Et ben celle-là, moi je l'ai connu. Qu'est-ce qu'elle faisait ? Elle faisait des études de médecine et elle travaillait dans un restaurant le soir.
D'accord. et elle a eu son diplôme de médecin comme m'a dit un gars tout à l'heure ce matin. Non, tout à l'heure on était là dans le bistro et il me dit alors on parle, on parle.
Moi je dis deux trois trucs parce qu'on était pas là pour faire le meeting. C'était dehors. Et le gars, il est de la CGT et il me dit "Mais monsieur Mélenchon, ils savent que nos enfants ont fait des études." Bah, il dit "Ils le savent pas toujours, hein." Non, parce qu'il dit s'il croient qu'on comprend rien ce qu'ils disent, c'est qu'ils connaissent pas nos familles.
Les gens comprennent, cherchent à comprendre, sont renseignés, sont pointus. Bref, voilà ce que nous allons essayer de faire, ce que vous ferez en vous associant à nous dans cette chose étrange que nous sommes en train de réussir, cette osmose. Beaucoup d'entre vous ne s'étaient jamais mêlé de politique ou bien s'en étaient mêlé mais avait tenu à distance les organisations parce que c'est tout un monde avec son vocabulaire.
On parle, on écrit, c'est pas toujours ce qu'on a envie de faire. Et là, il se passe quelque chose bien sûr avec le Nouveau Front populaire, mais comme permettre de dire un mot pour la France insoumise, cette osmose qui s'est créée entre nous pour la première fois depuis des décennies, il y a une sorte de continuité entre la masse des gens, ce qu'elle pensent, ce qu'elle a envie de faire, bien sûr dans la diversité des points de vue et le vote et l'action. On sait pas d'où vous sortez. le soir même de la dissolution des centaines de gens dans les permanences, des gens qui font la queue devant le siège des insoumis où il y a des équipes de bénévoles qui en 5 jours ont transbahuté 68 ton hommes de matériel.
Vous venez, vous venez, vous cherchez le matériel, vous préparez votre liste de gens. Hier et ce matin, des camarades sont montés dans un bus pour aller aider donner un coup de main en scène maritime à Alma et combien d'autres comme ça ? Quelque chose pour la première fois s'observe en France.
On avait déjà vu de l'auto-organisation sociale, les ronds-points des gilets jaunes. On a vu les ouvriers d'une usine faire une assemblée générale d'usine et avoir un comité. Mais c'est la première fois qu'on voit de l'auto-organisation politique, c'est-à-dire des gens qui à 4 ou à 5 discutent, vois ce qu'ils vont faire, à qui ils doivent parler et ensuite envoie les messages dans les boucles WhatsApp.
La book WhatsApp du barbecue pour ceux qui font des barbecue, je ne vise personne. La bouc WhatsApp de des amis du foot, la bouc WhatsApp de si de là et les mêmes mots d'ordre circulant, les gens y réfléchissant et eux-mêmes les transmettant. et la parole politique construisant une conscience collective pointue fine parce que les gens comme je l'espère ce soir ont retenu les arguments.
Pourquoi le SMIC c'est bon pour l'écologie ? Pourquoi le SMIC c'est bon pour la santé et cetera et cetera et le répercute à d'autres. Si bien que notre peuple élève son niveau de conscience là où c'est le plus important, c'est-à-dire dans les endroits où il y en a le plus besoin.
Car et c'est là-dessus que je vais terminer, ce que nous vivons, c'est une séquence seulement à l'intérieur d'une crise qui depuis des années s'accumule à mesure que l'on met en œuvre dans tous les pays les politiques néolibérales et que tout est saccagé des acquis sociaux des lendemains de la guerre. Les gens s'éparpillent, la société se disloque, mais elle cherche aussitôt à se reconstituer. Et ceux qui la reconstituent, ce sont ses revendications communes.
Ce n'est pas par le dialogue religieux, ça n'est pas par le dialogue moral, c'est parce que vous défendez tous la même chose que vous devenez un seul peuple. Parce que quand vous demandez tous, quelle que soit votre couleur de peau, quelle que soit votre religion, quel que soit votre genre, quel que soit votre revenu social à être soigné et que vous ne supportez pas d'en voir un malade qui n'est pas soigné, à ce moment-là, vous devenez un peuple. C'est par vos revendications sociales communes que vous devenez un peuple, pas par le reste.
Le reste peut vous opposer, le reste peut vous séparer. Et quoi ? On n'est pas tous les mêmes.
Mais ce qui va nous rassembler, c'est cette volonté de vivre ensemble. D'après des règles dans lesquelles il y a de la place pour tout le monde. Personne n'exclut a priori tout le monde est considéré comme un être humain qui a droit à la dignité.
Voilà pourquoi ce que vous vivez là, écoutez-moi, ceux qui ont la tête la plus politique dans cette salle. Pendant des années, on a fermé notre bouche. Pendant des années, on a essayé depuis l'intérieur des partis de changer ceci et cela sans arriver à rien.
Et puis un jour, on nous a dit "Allez, venez, vous allez voter, c'est la Constitution européenne, vous vous en rappelez ? Il y en a qui étaient en 2005 ici. Qu'est-ce qu'il y avait ?" On a dit "Oui, ils ont voté non toujours heuré.
Pas un instant, ils se sont dit "Ces gens sont assez intelligents pour comprendre de quoi on leur parle." Et ces gens ont compris que ce qu'on leur demandait, c'était de mettre dans la constitution les règles du néolibéralisme, c'est-à-dire vive le marché, abas le service public, abas la citoyenneté, vive le marché et cetera et cetera. Et les gens ont voté non 55 %.
Et quoi ? 3 mois après l'entreo la combine les arrangements les revoilà à tous au congrès de Versailles j'étais élu et au congrès de Versailles la droite la gauche bom tout le monde lève la main pour que la Constitution européenne soit adoptée alors que le peuple venait dire à 55 % non et on a été une poignée à dire le peuple a dit non alors nous en votre nom c'est pourquoi avec moi vous avez affaire à un têtu et ceux qui viennent avec moi et qui font équipe comme celui-ci, c'est aussi un têtu, il lâchera pas prise. Voilà comment ils sont tous et vous aussi d'ailleurs.
Je vous connais même si je vous connais pas un par un, mais c'est ce jour-là que le système a montré qu'il existait. Oui, il y a un système. Oui, nous sommes antisystème.
Et quand nous nous disons insoumis, c'est pas insoumis parce qu'on est fol dingue, on sait pas ce qu'on fait, on veut aucune règle. C'est pas vrai. On n'est pas ça.
On veut des règles respectées parce que décidé par tous et appliqué pour tous de la même manière. Nous sommes insoumis à l'ordre établi, insoumis au désordre capitaliste, insoumis au racisme, insoumis à tous ceux qui nous dominent et qui veulent nous humilier. Moi, je le connaissais pas.
Qu'il faut connaître tout le monde. Alors, déjà que on s'est connu comment ? par les combats qu'on a mené ensemble, rien d'autre.
Je pas demandé s'il était marxiste, s'il était je sais pas quoi. On a juste regardé qu'est-ce qu'on sur quoi on était en train de se mettre d'accord de qu'est-ce qu'on allait faire, sur quoi on s'est mis d'accord au début. Voyez la vie comme c'est la francophonie comme moi, il a la même vision que moi.
Il dit si c'est pour une humilier les gens et leur faire de la domination néocoloniale, ça nous intéresse pas. Si la langue commune est un moyen de nous créoliser et de nous rapprocher de l'extraordinaire dynamique francophone de l'Afrique, alors Youi, on sera sauvé. Parce que savez-vous à appartient la langue française à ceux qui la parlent, pas à ceux qui croient la posséder par droit historique. 29 pays dans le monde ont pour langue officielle la langue commune française.
Par conséquent, pour nous tous, nous enfants, nos idées, notre futur, c'est très important que toute cette jeunesse du monde, elle puisse avoir en commun cette langue là pour se créoliser et entrer en contact avec les autres. Bien sûr, voilà comment on s'est connu, on est tombé d'accord sur le même diagnostic et là-dessus, on commence à discuter de ceci, de cela, tout ça. Et puis on vient au Sénégal, le Sénégal c'est loin, hein, et on découvre tous les deux qu'on défend Ousman Sonco.
On le défend. Alors, il est accusé de tout, n'importe quoi. Et lui, moi, nos équipes, le Gal qui est dans la circo voisine, on se met au travail pour aider nos copains sénégalais.
Alors, eux et nous, c'est pas la même chose. Ils sont sénégalais. On est français, leur parti s'appelle Pastef nous.
Mais en tout cas, on a mené ensemble la bataille. Pourquoi ? Parce que ce que nous on a vu, c'est que Sénégal c'était une révolution citoyenne.
C'est une révolution citoyenne. La masse des gens sortant du plus pauvre village pour accompagner la caravane qu'avait organisé Ousemin de Sonco, des pauvres gens qui risquaient leur vie, qui risquent tout ce qu'ils avaient. Et il y a eu des morts tout le long sans faire baisser un seul jour la volonté populaire de dire maintenant il y en a marre.
On veut tourner la page de tous ces gens. On veut quelqu'un qui vienne de Laurent. Voilà ce que les Sénégalais nous ont montré et appris à faire.
Je dis bien appris. Car nous devons apprendre des autres et pas seulement la ramener pour donner des leçons à tout le monde. Les Sénégalais nous ont appris un certain nombre de choses et c'est ça qu'il s'agit de mettre à profit.
Ce que vous êtes en train de vivre en ce moment, c'est un une étape à l'intérieur de ce long processus qui porte le nom de révolution citoyenne. Si Macron a dissou, c'est parce qu'il n'avait déjà plus la majorité depuis 2022 et que à part les répondeurs automatiques de la télévision et de la radio qui vous disent la majorité présidentielle, il n'y a pas de majorité présidentielle depuis 2022. Nous l'avons battu nous au premier tour la dernière fois.
Il n'a pas la majorité. C'est donc une crise politique. Il déclenche des élections en se disant "J'ai regardé les élections européennes." Non, tu as pas regardé les élections européennes bonhomme.
Tu as regardé la surface des choses. Parce que si tu avais regardé attentivement, tu te serais aperçu que si tu prends le bloc que portent les insoumis d'une élection à l'autre, il a gagné 1 million de voix. Et je dis pas ça pour faire le malin.
Je dis un million de voix. On est les seul à avoir gagné des voix quand vous faites des totau. Mais je le dis pas pour me vanter.
Je le dis pour dire je sais d'où viennent ces voix. Il vous suffisez de regarder la carte. Et si vous regardez la carte, vous verrez que c'est les quartiers populaires qui ont donné l'essentiel de l'élan.
Ça veut dire que dans ce pays, la crise politique insoluble qui se déroulait petit à petit, elle est en train de trouver une réponse politique qui vient par les milieux du peuple lui-même. Et ça, ça ne s'arrêtera pas parce que je sais que même si vous avez peur, vous n'aurez pas peur et que quoi qu'il arrive, vous allez continuer à poser sur la table votre exigence. Vous voulez être traité dignement et ce système ne nous traite pas dignement.
Non, ce ne sont pas des grands mots. Ce ne sont pas des grands mots. C'est notre raison de vivre.
Voilà, mesdames, messieurs, tout ce que je voulais vous dire. Nous ne sommes pas seulement là en train de faire barrage. Nous ne sommes pas des castors.
Nous sommes là en train de construire la Nouvelle-Fance et de faire émerger un programme qui dit que le peuple souverain est maître chez lui. [Applaudissements] [Musique] Entendez-vous ? [Musique] [Applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon