Dans le Calvados, le candidat NFP se désiste pour Elisabeth Borne - reportage #cdanslair 01.07.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:49OuverteRéponse directe
Vous avez survécu à cette journée ? Comment allez-vous ?
- 2:53OuverteRéponse partielle
Elisabeth Borne a rappelé qu'elle ne mettait pas LFI et RN sur un pied d'égalité
- 4:04OuverteRéponse directe
Cette question de Gaspard à Paris, est-ce la fin de l'ère Macron ?
- 7:02OuverteRéponse directe
Nathalie, en Espagne, qui nous pose cette question, tout le monde paraît surpris des résultats, pourtant on s'y attendait, non ?
- 7:34OuverteRéponse directe
Eric, en Seine-Saint-Denis, le président Macron est-il déconnecté au point de ne pas avoir perçu que sa politique était autant rejetée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15InvitéChiffre
« La circonscription, ils m'ont placé en tête avec plus de 7 points d'avance. »
- 0:32InvitéChiffre
« avec plus de 10 000 habitants qui n'ont pas de médecin traitant. »
- 0:56PrésentateurChiffre
« Candidate à sa réélection, elle est arrivée en deuxième position avec près de 29% des voix. »
- 4:18PrésentateurChiffre
« deux tiers à trois quarts de ses propres députés vont disparaître du Parlement. »
- 5:48PrésentateurChiffre
« il y a à peu près encore 60% des électeurs français qui sont opposés au Rassemblement national. »
- 6:02PrésentateurChiffre
« 60% des électeurs français sont contre le RN, et 60% des électeurs français sont contre LFI »
- 2:21InvitéFait
« Là, on devrait voter pour la première ministre qui a fait la loi d'immigration, la réforme des retraites contre laquelle on a manifesté des mois. »
- 2:35InvitéFait
« On parle d'Elisabeth Borne qui a un bilan absolument désastreux, catastrophique, qui est responsable à 100% de la situation actuelle dans laquelle le pays est. »
Temps de parole
- Présentateur29 %
- Présentateur 215 %
- Présentateur 313 %
- Présentateur 412 %
- Invité9 %
- Invité 27 %
- Invité 36 %
- Invité 45 %
- Invité 55 %
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Nicolas Kalbrix n'a pas perdu une minute ce matin.
Tout est en ordre. Maintenant on part en campagne.
Dossier de candidature déposé pour le candidat RN arrivé en tête, accusé pourtant par ses adversaires de ne pas avoir fait campagne.
La circonscription, ils m'ont placé en tête avec plus de 7 points d'avance. On aborde le second tour confiant, même si ça va être encore une bataille. Et puis on va aller faire campagne pour aller convaincre les derniers indécis. Et personnellement, dans la circonscription, il y a un grand sujet qui est les déserts médicaux avec plus de 10 000 habitants qui n'ont pas de médecin traitant. Et donc ça sera une des priorités auxquelles je vais m'attacher.
Hier soir déjà en plein débrouillement, le candidat d'extrême droite était tout sourire.
Tout va bien. Jusque là, tout va bien.
Mais tous les regards se tournent vers Elisabeth Borne. Vous avez survécu à cette journée ? Comment allez-vous ? Et vous ? Nous avons survécu. Nous avons un bon pourcentage de retomb. Candidate à sa réélection, elle est arrivée en deuxième position avec près de 29% des voix.
Tous ceux qui croient dans nos valeurs républicaines, la liberté, l'égalité, la fraternité, qui croient à l'indépendance de la justice, qui croient à la liberté d'expression, qui veulent que notre pays continue à se développer au plan économique et à créer de l'emploi dont nos concitoyens ont besoin, à former nos jeunes, à l'égalité des chances, à la transition écologique, il faut que tous ces citoyens se rassemblent pour éviter à notre pays une majorité absolue du Rassemblement national.
Et pour ça, la candidate de Renaissance peut compter sur son adversaire de gauche. Arrivé en troisième position, Noé Gauchard, 24 ans, a rapidement annoncé son retrait.
Nous refuserons toujours d'être soit complices, soit coupables de l'accession du Rassemblement national au pouvoir.
Elisabeth Borne a remercié par téléphone hier soir le candidat à la France insoumise. Lui parle de responsabilité, mais sa décision reste difficile à avaler.
Je vous espérais, voilà, je dis je vous espérais que vous auriez fait de même, sinon du coup, ça avait été l'envers. C'est la première fois de la campagne qu'elle me dit bonjour. Parce que sur tous les marchés, elle n'a pas voulu me dire bonjour une seule fois. Je pense que ça va maintenant.
Pour les électeurs de gauche, le choix pour le second tour devient alors cornelien.
Là, on devrait voter pour la première ministre qui a fait la loi d'immigration, la réforme des retraites contre laquelle on a manifesté des mois. Je trouve ça un petit peu fort de café. Bah ouais, non, je ne sais pas du tout ce que je vais faire. On parle d'Elisabeth Borne qui a un bilan absolument désastreux, catastrophique, qui est responsable à 100% de la situation actuelle dans laquelle le pays est. Évidemment que le choix n'est pas anodin.
Pour tenter de convaincre les électeurs de gauche encore un peu réfractaires, Elisabeth Borne a rappelé hier soir qu'elle ne mettait pas la France insoumise et le Rassemblement national sur un pied d'égalité, loin du discours de certains ténors du groupe présidentiel. On le disait tout à l'heure, c'est compliqué. Quand on entend ces témoignages dans ce reportage sur le bilan d'Elisabeth Borne.
Elle est toujours identifiée. Elle a vraiment une image très dure, Elisabeth Borne. C'est Madame 49-3, vous l'avez rappelé tout à l'heure. Et cette image un petit peu détonante d'un candidat de gauche qui se retire à la faveur de la première ministre qui a porté la réforme des retraites scélérate pour la gauche qui a mis l'âge de départ à 64 ans. Je pense que les électeurs sont complètement perdus et se disent, mais attendez, là, tout le monde a perdu sa boussole.
Ça a été un des arguments sur les plateaux, un désirsoir de Laure Lavalette qui a, dès qu'elle a pu, rappeler que c'était les accords d'appareil dont vous parliez tout à l'heure.
Oui.
On va dénoncer le RN.
Absolument. C'est dénoncer le retour des accords d'appareil et surtout faire varier les discours selon que l'on souhaite s'adresser à un électeur de droite très anti-gauche et très anti-Mélenchon ou un électeur de gauche qui a été très marqué par l'assurance-chômage et surtout par la réforme des retraites.
Cette question de Gaspard à Paris, est-ce la fin de l'ère Macron ? Alors, c'est la fin du macronisme, mais ce n'est pas la fin d'Emmanuel Macron. Pour résumer la situation, la fin du macronisme politique, oui, incontestablement. C'est-à-dire que, d'une part, deux tiers à trois quarts de ses propres députés vont disparaître du Parlement. C'est quand même une prouesse qui a rarement été atteinte dans notre histoire politique. Et c'est le président qui l'a décidé, qui l'a organisé, qui a choisi le moment. Et en ce sens, il sera évidemment considéré comme l'auteur de cette situation, donc on lui en voudra. Il faut reconstruire donc une force politique.
Édouard Philippe est prêt à le faire et manifestement, dans une opposition très forte à Emmanuel Macron, il ne le cache pratiquement pas. Nous avons François Bayrou, qui considérera évidemment qu'il faut refaire le centre. Et nous avons Gabriel Attal, qui sort finalement de cette période en tant que leader politique national. Il aura réussi ça. Et donc, tout le monde va accélérer cette situation. Mais ce n'est pas la fin d'Emmanuel Macron. Quand il reste président ?
D'abord, je dirais, d'une certaine façon pour lui, un résultat clair du second tour, qui permet de dire aux électeurs, vous avez parlé, vous avez décidé, et je vous respecte, et je fais ce que vous souhaitez, même s'il m'en coûte, même si c'est à l'opposé, même si je suis obligé de lâcher ma casquette et mon blouson pour venir à l'Élysée accueillir le premier ministre que vous avez voulu, à ce moment-là, vous reprenez, d'une part, vous respectez la démocratie, c'est un point absolument fondamental, et deuxièmement, pour tous les électeurs qui sont opposés au Rassemblement national, il y a à peu près encore 60% des électeurs français qui sont opposés au Rassemblement national.
C'est le paradoxe très cruel de ce second tour pour les électeurs. Quand ils auront le choix entre le Rassemblement national et le nouveau Front populaire dominé par LFI, 60% des électeurs français sont contre le RN, et 60% des électeurs français sont contre LFI, et ils vont devoir se trouver dans cette situation. Mais, du coup, Emmanuel Macron peut dire qu'il est là pour essayer de limiter, d'empêcher, de contrôler, de dire quand le Rassemblement national pousse trop loin le bouchon, ça sera son rôle, mais du coup c'est un rôle politique qu'il va continuer d'occuper. Allez-y.
Si on est dans ce scénario, je crois qu'on se rapproche plutôt d'une cohabitation de type 93-95, parce que François Mitterrand, évidemment, ne pouvait pas se représenter à l'issue de cette cohabitation, et du coup ça a été un président affaibli, contrairement à la première cohabitation, où là il était actif, là il était puissant, là il était un recours. Emmanuel Macron ne sera plus ce recours. Et 93-95, je le rappelle aussi, ça se termine par la victoire du candidat de la droite. Donc il ne faut pas s'imaginer qu'une cohabitation use systématiquement celui qui cohabite, le Premier ministre, et qu'ensuite, comme ça, on peut trouver quelqu'un d'autre qui conduira à la victoire.
Allez, nous revenons maintenant à vos questions. Nathalie, en Espagne, qui nous pose cette question, tout le monde paraît surpris des résultats, pourtant on s'y attendait, non ? Reste un toyer. Non, les résultats, on les avait quand même beaucoup depuis les Européennes, et malgré tout dans nos enquêtes d'opinion, pardon. Donc c'est la puissance qui évidemment frappe. C'est le nombre de voix, vous avez commencé par là. C'est le nombre de voix, exactement. Une chose est de l'avoir dans les enquêtes d'opinion, une chose est de constater à des Européennes qui n'ont pas d'enjeu de pouvoir immédiat en France, une autre est d'avoir la déferlante de dimanche.
Eric, en Seine-Saint-Denis, le président Macron est-il déconnecté au point de ne pas avoir perçu, même avant les Européennes, que sa politique était autant rejetée ? Le pari qu'il fait, est-ce qu'il peut attendre autre chose que le résultat que nous sommes en train de commenter ? Quand il lit les sondages et les enquêtes d'opinion d'Ipsos. Je pense que le pari, il est très simple. Il a cru que la gauche n'arriverait pas à s'entendre, qu'il se retrouverait au second tour contre le Rassemblement National une fois de plus, et qu'à ce moment-là, ça marcherait.