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interviewC à vous (sur YouTube)· 22 mars 2023 9 min

Macron est-il parvenu à éteindre les colères ? - Gabriel Attal - C à Vous - 22/03/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

hier devant les parlementaires de la majorité Emmanuel Macron a parlé d'une foule qui n'a pas de légitimité face au peuple qui s'exprime souverain à travers ses élus des propos qui visaient les élus ciblés par les violents les violences c'est ce qu'il a assuré à la mi-journée citant l'invasion du Capitole par les partisans Donald Trump et dès le pouvoir à Brasilia par ceux de jerbolsenaro ce qui manifeste tous les soirs à Paris dans certaines villes de France est-ce qu'il ressemble à ceux qui ont envahi le Capitole en 2021 non et d'ailleurs le président a je crois très clairement fait la distinction y compris ce midi dans son interview entre la comparaison entre les manifestants et justement il a dit l'inverse tout à l'heure il a dit il y a des mobilisations qui se font dans un cadre républicain dans le respect de nos règles de nos lois il a salué d'ailleurs la responsabilité des organisations syndicales moi j'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises dans des interventions ces derniers mois c'est vrai que les mobilisations syndicales se sont faites dans le respect de nos règles dans le respect de nos lois maintenant vous avez certains ils sont minoritaires qui effectivement s'en prennent à des élus verbalement s'en prennent à des élus à travers leur permanence parle commentaires évidemment dans ces cas là on se dit que le risque c'est qu'il finisse par s'en prendre à des élus sans les factures physiquement mais évidemment je crois que la définition de d'une faction dans le Larousse c'est un groupe qui veut renverser le pouvoir établi voilà la réalité c'est que vous avez des individus des minorités encore une fois moi je confonds pas les différentes mobilisations qui cherchent à s'en prendre à des représentants élus par le peuple et ça je pense que on a aussi une responsabilité collective pour le dénoncer il faut pas qu'il y ait que nous la majorité ou le gouvernement pour dénoncer des élus des représentants qui se font agresser qui se font attaquer qui se font menacer parce que demain ça sera peut-être trop d'autres qui seront au pouvoir aujourd'hui et qui peut-être aujourd'hui laisse passer ces attaques une intervention qui a évidemment fait réagir l'opposition et les syndicats qui parlent de mépris de la part du président de la République le rôle d'un président est de s'adresser à tous sans exclusion ni mépris de trouver les mots pour rassurer et rassembler en défiance symboliquement la France qui travaille monsieur Macron a conforté le sentiment de mépris pour une partie du peuple à mépris qui fut la marque de fabrique de la séquence retraite on y retrouve que les marques traditionnelles du mépris dont il nous a accablé jusque-là on connaît une mobilisation certains disent historiques depuis une trentaine d'années et pour lui il a fait un bilan très positif de tout ce qu'il a fait donc c'est grave Laurent Berger le leader de la CFDT Patrick le rappelait qui cet après-midi dit à accusé Emmanuel Macron d'avoir menti dans son intervention télévisée à propos de la position de syndicats des syndicats sur les retraites comment réengager le dialogue avec des partenaires sociaux dans ces conditions là avant parler des partenaires sociaux je veux quand même dire que les responsables politiques qu'on vient de voir Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon quel qui a été les propos du président de la République ils auraient dit exactement la même chose vous avez probablement déjà imprimé le discours qu'ils allaient faire après l'expression du président de la République et on parle de oui ils ont trouvé un moyen pour vous dire de critiquer et on parle de responsable politique pardon le rassemblement national qui a traversé tous ces débats en participant pas au débat en montant en expliquant qu'il y avait pas de problème de financement Marine Le Pen elle dit qu'elle défend la France qui travaille et enfin pardon si notre système de retraite n'est plus en mesure de payer les pensions dans plusieurs années qui est-ce qui va être impacter c'est précisément les Français de la classe moyenne qui travaillent les plus riches ils peuvent se dire a priori que si le système public de pension de la sécurité sociale se casse la figure c'est pas c'est de toute façon pas sur ça qu'ils allaient compter pour leur vieux jours et ceux qui n'ont jamais travaillé de toute façon ils n'ont pas droit à une pension de la sécurité sociale donc si on agit c'est précisément pour la classe moyenne qui travaille pour lui permettre de bénéficier d'une pension parce qu'elle a pas envie de renoncer à son niveau de vie quand elle arrive à la retraite et qu'elle a gagné le droit de pouvoir vivre sereinement donc cela même qui s'arrange être les défenseurs du travail en réalité en cherchant à empêcher qu'il y a une réforme fragilise la vie des Français qui travaillent dans les années à venir qui ne pourraient plus compter sur une pension pour répondre à votre question sur les organisations syndicales moi je ça prendra peut-être un peu de temps mais qu'est-ce qu'on a vu ces dernières semaines on a vu les organisations syndicales les partenaires sociaux se mettre autour de la table signer un accord sur le partage des profits dans l'entreprise et le président de la République qui a annoncé on a les reprendre cet accord et le transcrire dans la loi ça montre bien que même quand vous avez un conflit majeur sur une réforme majeure comme celle des retraites vous avez des discussions qui se poursuivent avec les organisations syndicales et moi je suis persuadé parce que c'est leur rôle aussi de représenter les salariés et d'agir pour eux que quand on abordera la question d'usure professionnelle de l'emploi des seniors de l'organisation du travail la poursuite des travaux sur le partage des profits grande partie des organisations syndicales participeront à ces travaux parce qu'ils ont aussi un mandat pour le faire à midi au cours de cette interview le président de la République a renouvelé sa confiance précisément à Elisabeth borne elle a la ma confiance pour conduire cette équipe gouvernementale et dans ce contexte là le mandat que je lui ai donné c'est de continuer à élargir cette majorité autant qu'elle le pourra avec les femmes et les hommes de bonne volonté qui de droite et de gauche ou du côté de l'écologie sont prêts sur les priorités j'ai fixées que je vais vous rappeler et le programme de gouvernement que la première ministre va travailler a avancer avec elle donc un gouvernement non remanié mais qui va changer le changement dans la continuité comme on disait ce qu'un dit le président c'est je pense aussi que ça montre qu'il tient compte de ce qui se passe dans le pays ce qu'il a dit c'est que l'agenda des réformes l'agenda social dans les mois à venir ne pouvait pas être celui qui avait été prévu avant la réforme des retraites et qu'il confiait à la première ministre la mission de réorganiser du faire une proposition de nouvelles agenda de réforme dans les mois à venir pour tenir compte de ce qu'attendent les Français et c'est pas un avait d'impuissance plutôt qu'un art du compromis non je pense que c'est la volonté de tenir compte de ce qui est exprimé par les Français aujourd'hui moi je le dis très sincèrement je pense que il y a aujourd'hui une attente extrêmement forte de la classe moyenne qui travaille qui nous disent quoi ils me disent on travaille et on a le sentiment qu'on nous en demande toujours plus pour financer un modèle qui permet parfois à des gens de ne pas travailler et qui financent des services publics dont on a le sentiment qui se dégrade qui se dégrade notamment l'école et la santé et moi je pense que notre action elle doit être dirigée avant tout verset français cette classe moyenne qui travaille qui a le sentiment qu'on lui en demande toujours plus soit pour d'autres qui eux peuvent ne pas travailler soit pour des services publics qui se dégradent alors que c'est financé par leurs impôts et moi je pense que ça doit être le coeur de notre agenda et de ce qu'on doit faire dans les mois qui viennent c'est français qui se lèvent le matin qui vont travailler qui voient l'augmentation des prix on doit continuer évidemment à agir pour eux on vient de décider avec Bruno Le Maire l'annoncera dans les prochains jours qu'on va revaloriser de manière exceptionnelle l'indemnité kilométrique vous savez pour les Français qui doivent utiliser leur voiture pour aller travailler ils sont 2 millions on va la revaloriser de 5,4% c'est plusieurs centaines d'euros pouvoir d'achat en plus pour des Français qui travaillent qui utilisent leur voiture pour aller travailler je pense que ça doit être le coeur de notre mobilisation Emmanuel Macron qui est aussi fait une annonce pendant cette intervention d'ailleurs eu des mots forts à l'égard des grandes entreprises il a dénoncé leur cynisme le cynisme des grandes entreprises qui utilisent leurs revenus exceptionnels pour racheter leur propre action ce qui est une pratique courante légale mais très critiquée quand les entreprises ne savent pas quoi faire de leur bénéfices elles rachète leurs propres actions pour faire monter des cours il souhaite que le gouvernement travaille une contribution exceptionnelle pour que les salariés en profitent cela devient une sorte de taxe sur les super profits on va y travailler mais comme il l'a rappelé aussi on a déjà fait une taxe sur les super profits qui s'appliquent en 2023 sur les super profits du secteur de l'énergie donc les énergéticiens les pétroliers ils sont taxés avec une contribution exceptionnelle et effectivement ce qui a été évoqué c'est le cas d'entreprise qui font du rachat d'action pour faire monter le cours de leur bourse parce qu'il y a des rachats d'actions qui se font pour des restructurations d'entreprises L'Oréal qui rachète les actions de Nestlé voilà c'est la restructuration des entreprises qui rachètent des actions pour les attributs alors salariés ça aussi ça existe je pense que c'est pas ça qu'on veut remettre en cause il y a des entreprises qui effectivement que l'énergie c'est ça qui change

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