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interviewSud Radio (sur YouTube)· 24 mai 2025 8 min

Qu’attendent les représentants des taxis de la rencontre à venir avec François Bayrou ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ils seront donc reçus aujourd'hui au ministère des transports par le premier ministre François Bairou. Les taxis qui dénonce les nouveaux tarifs de la sécurité sociale et qui dénonce aussi ce qu'ils appellent une concurrence déloyale des VTC. On en parle avec l'une des premières concernées qui est déjà dans sa voiture d'ailleurs peut-être même en train de participer.

Non, alors c'est même plus une opération escargot puisque je crois que vous êtes garé là. Emmanuel Cordier, bonjour. Bonjour à vous.

Bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes la présidente de la Fédération nationale du taxi, la FNDT. Euh, vous êtes où en ce moment ?

Est-ce que vous êtes d'abord sur une action, sur un point de blocage, sur une manifestation ? Oui, tout à fait, puisque ça fait 5 jours si on attaque le 6e jour de mobilisation statique boulevard Raspaille à l'angle de du boulevard Saint-Germain à Paris. À Paris et que nous faisons des points statiques à pot entre autres et Marseille qui continue aussi.

Voilà. Alors, des points statiques concrètement, c'est un blocage, c'est un bouchon qui ne se qui n'avance pas. Ça va durer combien de temps ?

C'est ça. Mais jusqu'àattant qu'on obtienne nos nos droits. Bon, qu'est-ce que vous expliquez aux automobilistes qui se retrouvent coincés à cet endroit-là ?

Ils sont pas coincés puisque on est parqué. Donc, les petits automobilistes peuvent passer comme ils le souhaitent autour de nous, hein. Il s'il y a du mouvement et heureusement d'ailleurs.

Voilà. Donc, ça c'est important comme ça. Ça permet de le préciser aussi.

Emmanuel Cordier, je le disais, deux raisons à la colère de à votre colère et à celle de vos collègues. La sécurité sociale, les transports conventionnel d'une part et d'autre part une concurrence des loyales des VTC. Qu'est-ce que vous appelez concrètement aujourd'hui alors qu'une bonne partie des Français croyaient ce problème réglé depuis des années, qu'est-ce que vous appelez la concurrence des loyales de VTC ?

Mais c'est tout bêtement euh la non application de la loi depuis 10 ans. On la réclame euh et le gouvernement depuis 10 ans a une volonté euh politique de ne pas la faire respecter puisque ça fait une économie parallèle qui intéresse bien tout le monde. Et pendant queon places de VTC, enfin ils sont pas déclarées pour les 3/4 d'ailleurs des cartes VTC avec des des rattachements sur les plateformes numériques.

On nous fait de la marode électronique qui est interdite puisqu'elle est réservée uniquement au taxi. Et puis bah c'est surtout que ça ça occupe les cités quoi. Ça occupe les cités.

On va y revenir. Vous nous allez nous dire ce que vous expliquez par là. Mais avant ça, terme technique, qu'est-ce que la marude électronique pour tous ceux qui nous écoutent ?

C'est la possibilité en fait de recevoir une course électroniquement sur la voie publique euh qui n'est autorisée que pour le taxi dans sa zone de prise en charge. H et en quoi euh c'est ce qui permet c'est ce qui permet si vous voulez de ailer le taxi dans la rue. D'accord.

Donc on peut techniquement presqueer un VTC aujourd'hui électroniquement sur place bien sûr puisque normalement il devrait retourner à leur siège de rattachement leur siège social et que via bien les plateformes type Uber ils sont là en 3 minutes. H donc en gros vous ce que vous souhaitez c'est que la loi soit appliquée qui force chaque VTC à retourner à sa base après chaque course. C'est ça.

Sauf que c'est la mort des VTC. Mais c'est pas nous qui avons choisi la loi, elle est comme ça. Donc vous voulez en tout cas l'application d'une loi qui fasse que si demain je commande un VTC, ben on me dira il arrive dans une demi-heure.

Oui, normalement concrètement c'est pas notre c'est pas nous qui décidons. C'est c'est la loi Grand Guillaume d'ad il y a 10 ans. C'est pas nous qui l'avons inventé.

C'est l'État qui qui l'a fait voter cette loi et elle n'est pas respectée. Mais alors qu'est-ce que vous entendiez à l'instant ? C'est un mot que vous avez eu sur ça occupe les cités.

Bah oui, quand quand on propose aux jeunes de cité qui ne trouve pas de travail, qui tourne en rond, bah peut travailler que je dis pas qu'ils n'ont pas envie de travailler, loin de là, c'est une solution facile et c'est ça permet surtout de désengorger des des situations volcaniques qui se passent dans des grandes cités. Mais ça permet de donner du travail. Ceci dit, vous avez aussi un certain nombre de collègues, pardonnez-moi, qui doivent aussi vivre dans ces quartiersl. pour le coup.

Alors ceux qui sont taxi, oui, mais enfin accessoirement un taxi paye ses charges et déclare l'intégralité de ses revenus contrairement au VTC de plateforme qui sont pour la plupart non déclarés puisqu'ils sont ce qu'on appelle le rattachement. Euh ils ont une voiture pour quatre chauffeurs entre autres he par exemple euh et c'est vraiment une concurrence déloyale puisqueen plus il casse les prix Uber enfin les plateformes les obligent à casser les prix attention. Ouais.

Ouais. Il était alors que le VTC, ce qu'on appelait la grande remise avant était était un métier de prestige est un métier de prestige. Euh euh on était en direct il y a une petite demi-heure avec le président, le patron de la plateforme Le CAB, c'est une des plateformes de VTC.

Il dénonçait un certain nombre de heures de tension et d'agression qui a pu qui ont pu être mené par certains taxis, j'ai pas dit vous ni forcément les vôtres sur des VTC. Par exemple, c'est de plus en plus difficile pour des VTC d'accéder aux aéroports. Souvent, ils se font bloqués par des taxis.

Certains sont certains ont reçu des brides de verre. Est-ce que vous dénoncez ces tensions et ces agressions ? On dénonce évidemment, enfin je dénonce en tout cas évidemment toute forme de violence.

On peut pas accepter ce type de problème. Mais ça fait quand même des années que j'alerte que ma fédération alerte qu'on va en arriver à ces dérives puisque il y a pas de contrôle et il y a pas de respect de la loi. Quand vous avez des VTC qui arrivent sur des secteurs comme les aéroports où ils ne sont pas réservés, où ils n'ont pas de de billets de d'ordre qui donc qui ne sont pas réservés, h ils n'ont rien à faire là.

Ce n'est pas leur secteur de travail. Ils devrai être à leur base à attendre qu'on qu'on les commande. C'est ce qui s'est passé notamment à Moutier où je vous rappelle quand même que ce soit en savoir que ce sont les taxis qui ont été agressés.

Il y a des tensions de régime a quand même été agressé à plusieurs reprises. Il a été il a été relaxé des des deux les deux procédures ont été requalifiées en légitime défense. Mais il n'empêche que on en arrive à des moments de violence où une profession réglementée comme la nôtre n'en peut plus de ces dérives de travail incontrôlé.

Et et je vous dis c'est encore une fois, je je l'assume, c'est une volonté politique depuis 10 ans. Vous allez rencontrer aujourd'hui François Bairou, premier ministre au ministère des transports. Qu'est-ce que vous allez lui dire concrètement ?

L'application à 100 % de la loi Grang Guillaume et en même temps euh que la sécurité sociale cède, sinon on continue indéfiniment. C'est ça. Pas de négociation.

Il aurait déjà fallu qu'on nous donne le nom de négociateur il y a 18 mois quand on l'a demandé. Premier ministre, on va on va voir avec lui toutes nos propositions qui sont posées et on va le on va en reparler effectivement, mais il n'empêche que on peut pas nous demander à nous euh de respecter les choses quand l'État ne le respecte pas elle lui-même. Donc on va en parler avec lui.

Nous avons des solutions de de travail et des propositions à faire au gouvernement. Il faut qu'on en arrive là pour enfin on nous écoute. Mais c'est pas fini.

Donc on ne on ne cè pas tant que nous sortirons pas avec quelque chose d'écrit. Et bien le message est passé. Dernier point pour tous ceux qui nous écoutent sur Sud Radio, qui sont peut-être à P, qui sont peut-être à Lyon, à Paris ou ailleurs, où est-ce qu'il risque y avoir des bouchons à cause du mouvement de gris aujourd'hui qu'on s'adapte he quand même partout puisque nos collègues qui ont qui ont malheureusement pas pu nous rejoindre cette semaine arrivent dans tous ces sur ces trois points là et ils arrivent en masse.

Donc ils arrivent en masse pour relayer Paris Po et Marseille. Paris Poau et Marseille pardon. Voilà, ce sera corrigé.

Le message est passé. Merci d'être intervenu sur Sud Radio Emmanuel Cord. On reprendra de vos nouvelles pour voir déjà comment s'est passé votre rencontre avec le Premier ministre et pourquoi pas.

On vous rappellera demain. Tiens, je rappelle que vous êtes la présidente de la Fédération nationale des taxis. Vous aviez un dernier mot à dire ?

Et bien, vous le direz. Les collègues, les collègues, rejoignez-nous, nous vous attendons.