RÉVÉLATIONS. SUICIDE DE LUCAS, 13 ANS : L’ÉTRANGE SILENCE DE GABRIEL ATTAL
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
rappelez-vous il y a un peu moins d'un an le 7 janvier 2022 le jeune Lucas 13 ans collégien originaire de Golb dans lesvoge s'est donné la mort après avoir été victime d'un cruel harcèlement homophobe après plusieurs mois d'enquête les quatre adolescents à l'origine des brimades ont finalement été reconnu coupable de harcèlement au mois de juin dernier malgré cela le tribunal pour enfants d'Épinal n'a finalement pas reconnu de lien de causalité entre ces faits et le sucide de l'adolescent mais après des mois sans nouvell révélation tout bascule le 10 décembre dernier lorsque David Perrotin journaliste à méia part dévoile son enquête sobrement intitulée suicide de Lucas 13 ans révélation sur une enquête totalement baclée derrière la comme du gouvernement l'enquête administrative aurait été enterrée et le principal du collège de l'adolescent qui minimisait les faits n'aurait jamais été auditionné alors que le rectorat affirmé que Lucas avait été victime de harcèlement seulement quelques jours Mia part a révélé qu'il était victime d'un jure homophobe durant toute sa scolarité preuve à l'appui via des messages sur TikTok des vidéos et des conversations snapchat la direction du collège aurait donc livré de fausses informations à la police toujours selon les informations du journal dans des courriers le principal parle de simple moquerie et non de harcèlement caractérisé obsédé par l'image de son collège selon les mots de David Perrotin interrogé pour savoir pourquoi l'enquête administrative annoncé après le suicide de Lucas a été enterré et pourquoi Gabriel hatal a ignoré les alertes concernant le principal du collège et un nouveau cas de harcèlement le ministère refuse toujours de répondre pour en apprendre plus nous recevons donc aujourd'hui sur notre plateau l'homme à l'origine de ces révélations David [Musique] Perrotin monsieur berrotin bonjour je suis ravi de vous avoir aujourd'hui est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous faites vous déjà en tant que journaliste à médiabart euh moi je je suis au service société et j'écris principalement sur les questions de discrimination mais c'est vrai que harcèlement et notamment le harcèlement homophobe est une thématique qui auquel on est attaché et qu'on qu'on souhaite couvrir régulièrement euh on a vu justement dans cette enquête bah quelque chose de quelque chose d'assez dramatique on en est à un stade où il y aurait eu tromperie où il y aurait eu des mensonges de la part du principal du collège et finalement euh j'ai envie de vous poser ma première question euh est-ce que ces révélations ne changent pas tout dans le dossier euh bah en fait je sais pas vraiment si ça change tout mais ce qui est certain euh c'est que tout ça n'a rien à voir avec la communication euh initiale c'està-dire qu'en fait par rapport à d'autres dossier de harcèlement scolaire euh nous on on a travaillé sur le celui de Dina Gontier en Mosel il y a eu celui de Nicolas à poissie il y en a eu beaucoup d'autres hélas euh à la différence de tout cela c'est que dans la plupart euh il y a une vraie interrogation sur la responsabilité de l'établissement et sur euh ce qui a été fait ou pas pour prévenir un suicide et pour gérer des cas de harcèlement dans l'affaire de de de Lucas il faut s'en souvenir en fait il y a eu une émotion très vive très partagée unanime sur l'idée que c'était épouvantable de voir un jeune de 13 ans se tuer parce qu'il est gai et parce qu'on on lui reproche son son orientation et et son identité ce qu'il est mais il y a pas eu de de communication sur l'établissement ou les seuls qui qui qui ont existé c'est celle du rectorat pour dire en fait on a eu des signalements mais tout a été bien géré et c'était très circonscrit il nétait pas victime de harcèlement pendant tout un temps et ça et voilà et la réalité de de de ce qu'on de ce que médias part révèle c'est que ce n'est pas ça c'était pas circonscrit et ce n' ça n'a pas forcément été bien géré et en tout cas euh que ce soit le gouvernement ou le rectorat n'a absolument rien fait et la justice non plus pour essayer de comprendre ce qu' avait pu euh être euh en terme de responsabilité de l'établissement oui justement euh et vous le dites bien vous le précisez dans l'enquête euh vous l'avez de nouveau précisé également via des tweets en en résumant un peu plus l'affaire euh le principal du collège n'a jamais été auditionné euh et c'est même c'est même je dirais plus grave que ça c'est qu'il n'a pas été auditionné dans le pour dans l'enquête judiciaire parce qu'il faut savoir qu'il y a euh généralement dans ces affaireslà une enquête administrative et une enquête judiciaire ça n'a rien à voir mais les deux sont extrêmement importants pour essayer de comprendre les responsabilités et et de dénicher les enjeux là vous avez un un principal d'un établissement qui va voir la police qui est sur place dans la foulée de de la mort du du petit Lucas et qui met en cause la crédibilité de la mère de Lucas qui dit en gros je l'entends dire que elle a signalé des faites de harcèlement à l'établissement et que nous n'aurions pas réagi c'est faux et il va plus loin parce qu'il dit j'ai je me suis procuré les listings d'appel entrant de l'établissement elle n'a pas elle n'a jamais appelé l'établissement Mediapart a consulté ces listing d'appel entrant elle a appelé juste sur la période de septembre à décembre au moins SEP fois l'établissement et donc il dit je je veux être auditionné pour contredire la mè puis je pense que peut-être qu'il a été averti qu'en fait ce qui raconter à la police était faux et c'est lui-même qui appelle les enquêteurs pour dire finalement je ne pense que mon audition ne sera pas utile j'ai beaucoup de travail en retard et la police s'en contente le parquet s'en contente c'est-à-dire que on ne va pas auditionner le principal d'un établissement dans lequel un jeune de 13 ans s'est suicidé s'est donné la mort j'ai tout de suite une question qui me vient à l'esprit comment on en arrive là et pourquoi justement on n'auditionne pas le principal qu'est-ce qui qu'est-ce qui faisit à l'esprit des enquêteurs pour pas auditionner une des personnes qui serait potentiellement responsable au niveau en tout cas administratif de de du harcèlement d'un garçon quand même de 13 ans comment on en vient là on a bien bien posé la question et on a notamment sollicité le parquet d'Épinal en charge de de l'enquête on attend toujours la réponse on a bien tenté de de de de questionner le ministère de l'éducation et le rectorat on a eu aucune réponse du cou ça va me faire un un pont vers mon autre question qui concerne Gabriel Atal Gabriel Attal que vous avez interrogé en vidéo que vous avez interrogé avec avec d'autres collègues à vous et qui ne vous a pas répondu concernant le dossier pourquoi il y a pas d'enquête administrative dans l'affaire de du suicide de Lucas c'est un sujet qui vous est cher aujourd'hui le ministère ne répond toujours pas et ça vous l'avez rappelé tout à l'heure qu'est-ce que ça veut dire également de ce dossier pourquoi on ne vous répond pas aujourd'hui euh alors hélas je ne sais pas ce que je sais c'est que cette absence de réponse franchement c'est inédit c'està-dire que avant de on a fait une vidéo pour rebondir sur les révélations de méia part et on avait vraiment une question très sinc est très simple pourquoi l'enquête administrative qui a été annoncée par papendia dans la foulée de la mort de Lucas n'a jamais existé euh et vraiment c'estàdire que moi j'ai pas souvenir de beaucoup de d'enquêtees administratives annoncé par un gouvernement et enterré j'en ai pas donc on a essayé de chercher une réponse on a avant de faire cette vidéo à Mediapart on a évidemment le le principe du contradictoire nous est très cher à meddiapart on a envoyé des mails on a même été avec le cabinet de de Gabriel Atal au téléphone et on a envoyé des SMS et quand je dis ça c'est le cabinet de Gabriel Atal c'est le rectorat et cetera ils n'ont pas voulu répondre on a publié l'enquête de mediap pour révéler tout ça on a resollicité le le cabinet Gabriel latal on n pas eu de réponse donc on est allé le trouver là où il se où il se déplaçait c'est-à-dire à Paris à la station F il n'a pas souhaité répondre à je crois SEP reprises alors parfois il rigole parfois il nous évite parfois il rappelle que ce sujet est grave mais il répond pas et là aujourd'hui après cette vidéo qui met quand même en lumière le silence assourdissant de du ministère de l'Éducation on a moi j'ai retenté c'estàd que là j'ai encore envoyé des mails et des courriers je n'ai pas de réponse il y a combien de mails qui ont été envoyés justement je pense alors on a le le premier les premiers la première communication elle elle s'est elle a été faite le 29 novembre je pense que là on doit être à une plus d'une quinzaine de de courriers d'appel ou des plus en plus des apps en plus de la vidéo et Cera et donc à ce moment-là toujours pas de réponse aucunee aucun même pas un communiqué personne ne vous répond à ce moment-là personne personne euh au gouvernement parce qu'on a aussi interrogé la ministère la ministre de la Culture qui était en déplacement avec Gabriel Atal personne ne souhaite dire pourquoi l'enquête administrative n'a pas existé pourquoi aujourd'hui le principal d'un établissement euh d'une affaire extrêmement grave qui a ému toute la société c'est-à-dire le suicide de de Lucas 13 ans pourquoi ce principal dans des courers interne minimise les choses pourquoi quand on l'a appelé à Mediapart et qu'on lui a demandé voilà qu'est-ce que vous pensez de cette affaire pourquoi il estime qu'il n'y a pas de harcelllement ça on a pas de réponse vous parlez à un moment dans dans le papier de quelqu'un qui cherche à protéger son image est-ce que vous pensez justement que c'est seulement une histoire d'image seulement une histoire d'ego j'ai envie de dire pour protéger et le collège et la personne du du principal pour le coup ou alors est-ce que ça va plus loin est-ce que c'est l'Académie peut-être de de mesnancy qui qui essaie d'être protégé est-ce que il y a quelqu'un il y a un vrai un vrai responsable qui comment ça se passe à ce moment-là bah le problème c'est que dès lors qu'il n'y a pas d'enquête administrative et que le gouvernement l'administration ne souhaite pas répondre c'est compliqué de savoir qu'est-ce qu'on veut cacher ou qui est responsable ce qui est certain c'est que dans nous on a récupéré des courriers internes du principal du collège qui pendant des mois après la mort de Lucas ne va pas avoir un mot euh régulier pour Lucas pour sa famille et cetera dans ces courriers là il est obsédé par l'image de son établissement il dénonce l'emballement médiatique il dénonce ses parents qui verrai du harcèlement scolaire partout et l'un des courriers qui qui est édifiant c'est de dire j'espère parce qu'il y avait une enquête qui ne portait que sur quatre mis en cause d'élèves accusés d'avoir harcelé Lucas il les défendait il minimiser leurs actes en disant j'espère que ceux-là qui seront jugés ne seront pas condamnés pour harcèlement sinon non ce serait une une jurisprudence très grave ce qu'il a dit en substance c'est que Mia part révèle quand même que vous avez un harcèlement établi vous avez des injures homophobes que même les élèves mis en cause reconnaissent on parle de Sal péd sal Guay sal [ __ ] on parle de de gamins qui menaceent de de se battre avec Lucas vous le mettez bien en avant justement vous les vidéos c'est ça sur TikTok et on le documente c'estàd que c'est pas juste des témoignages le Lucas il avait laissé des vidéos sur TikTok pour euh faire part de sa souffrance du fait que il était victime d'homophobie il y a une vidéo une vidéo qu'une qu'une élève à prise en permanence où vous avez Lucas et vous avez plusieurs jeunes non identifiés qui le menacent qui disent qu'ils vont aller le frapper à l'arrêt de bus qui lui disent qu'ils veulent casser son téléphone portable et la vidéo se termine par ces mots Lucas gros [ __ ] donc l'homophobie et le harcèlement il est documenté le principal le sait le principal le sait puisque il a il a évidemment euh communiquer avec les professeurs les parents il a vu ce qui ce qui et il était au courant par Médiapart quand on l'interroge sur ça il est catégorique pour lui ce que je viens d'évoquer ces injures homophobes extrêmement violentes ces menaces de d'agression il parle de simple moquerie il y a pas de harcèlement c'est ces mots il n'y a pas de harcèlement scolaire ce sont simplement des moqueries et Gabriel Atal il est informé du comportement et des propos de ce ce ce principal l'avocat de la famille de Lua lui a envoyé les courriers les éditos qui qui le signaient donc même l'avocate qui a envoyé c'est en pièce jointe on a vu ce courrier Gabriel Atal ou son cabinet n'ont jamais répondu ils n'ont pas répondu à l'avocate ils n'ont pas répondu à la mère de Lucas sur ces sur ce ce comportement du principal et il ne répondent pas à Médiapart ça va plus loin ça va plus loin que les journalistes du coup ça va plus loin c'est qu'en fait il y a un mépris de bout en bout sur cette affaire sur quelque chose qui devrait être faire consensus en fait et en parlant en parlant de ça moi il y a il y a quelque chose quelque chose qui m'a qui m'a particulièrement choqué dans ce que dans ce que vous écrivez également euh Gabriel Atal aurait été mis au courant d'un autre cas de harcèlement dans ce même établissement dans ce même collège c'est bien ça alors c'est c'est c'est c'est c'est c'est plus compliqué que ça c'estàd qu'en gros euh ce qui est certain c'est contrairement à la au discours du rectorat euh qui a défendu cette établissement en disant qu'il était en pointe sur la lutte contre le harcèlement qu'il s'inscrivait dans une dans le protocole pH qui est le protocole mis en place euh ce que montre miaap part c'est que Luca n'était pas le seul élève à être harcelé c'est-à-dire que le les quelques auditions de l'enquête judiciaire ont montré que plusieurs élèves se plaignaient de harcèlement scolaire et que récemment euh le cabinet de Gabriel hatal avait été alerté d'un autre cas de harcèlement euh le cabinet a a pris à tâche avec le rectoire c'estàd qu'ils ont réagi pour euh essayer de trouver une situation sur ce harcèlement en revanche ils n'ont encore une fois jamais répondu à l'avocate de la famille de Lucas qui les a alerté de ce cas de cellement c'est pour ça que je dis qu'il y a un mépris de A à Z c'est-à-dire que informer des courriers du principal il ne répondent pas informer de du comportement du principal il ne répondent pas et informé de nouveaux cas de harcèlement par la famille de Lucas il ne répondent pas aujourd'hui le principal il est toujours en place dans cet établissement après tout ce qui a été révélé après les comportements à l'égard des avocats à l'égard des journalistes à l'égard des familles pour quelqu'un qui n'a même pas été interrogé comment ça se fait qu'aujourd'hui ce principal là est toujours en place et qu'il n'y ait rien qui ait pas de suivi qui c'est quoi la suite des événements alors moi je je encore une fois à partir du moment c'est vraiment c'est ça qui est très compliqué dans ce dosier c'est qu' partir moment on a aucune réponse je peux pas présager je ne sais pas ce qui ce qu'il y a pour ce principal je ne sais pas s'il a été convoqué depuis nos révélations ce que je ne comprends pas c'est comment un gouvernement qui a décidé de mettre en priorité le combat de la contre le harcèlement scolaire euh je pense que cette démarche elle est sincère je pense que Gabriel Attal quand il il parle du harcèlement scolaire il y a en tout cas ce qui ce qui apparaît c'est une volonté sincère je ce que je ne comprends pas c'est comment on peut avoir cette communication aussi forte et derrière avoir un mépris aussi fort sur il y a quoi derrière cette histoire il y a quand même une mère complètement dévastée par la mort de son fils il y a quand même un établissement dévasté par la mort d'un camarade par la mort d'un élève par la mort donc je ne comprends pas comment le minimum c'est d'un interroger les responsabilités je ne dis pas qu'il faut accabler le l'équipe pédagogique ou le principal mais nous en tant que journaliste on essaie de comprendre les mécanismes qu'est-ce qui fait qu'est-ce qui a conduit la mort d'un d'un gamin de 13 ans pour justement comprendre et faire en sorte que ça ne se reproduise pas là vous avez une des seules affaires de harcèlement un un un suicide qui a bouleversé la France dont on ne saura jamais puisqueil n'y a pas d'enquête administrative et qu'il n'y a pas d'enquête judiciaire qui porte sur l'établissement sera jamais ce qui en a été véritablement la cause ou qui aurait pu prévenir ce suicide et qui n'a pas peut-être bien fait les choses justement il y a toujours pas de responsable aujourd'hui et pour l'instant ben il ne peut pas y en avoir il n'y a pas de réponse il n'y a rien est-ce que vous pensez tout de même qu'avec votre travail vous à mdiapart en tout cas ou grâce à votre enquête monsieur Perrotin il y aura des suites il y aura peut-être des poursuites il y aura autre chose c'est compliqué parce que sur le volet judiciaire le le le procureur a refusé de mener on va dire une enquête quê large c'est-à-dire qu'en fait dans cette affaire c'est un peu compliqué parce qu'il y a plusieurs enquêtes mais le volet judiciaire c'est intéressé étonnamment commise en cause c'est-à-dire que comme il y avait quatre noms d'élèves qui revenaient souvent on a dit on va regarder on va les interroger les auditionner et les juger c'est ce qui s'est passé la loi étant mal rédigée on a reconnu les injures et le harcèlement mais on a estimé que comme la mère de Lucas pouvait pas apporter la preuve de la dégradation physique et de la causalité de son suicide ils ont été relaxés sauf que cette enquête elle aurait pu euh permettre d'interroger les responsabilités de l'établissement dans je vous donne une comparaison dans l'affaire de Dina Gontier en Moselle vous avez 120 auditions vous avez les profs la psychologue scolaire l'infirmière qui ont été interrogé par la justice donc les auditions ça permet de savoir ce qu'on savait ce qu'on savait pas ce qu'on a fait ce qu'on a pas fait dans l'affaire de de de Lucas vous avez six personnes vous avez trois professeurs sur une équipe de plus d'une dizaine de profs qui ont été auditionné on n'a pas interrogé les autres vous avez trois camarades de classe sur une classe de 25 qui ont été interrogés pourtant vous avez une dizaine d'amis de Lucas qui étaient pas dans sa classe qui disent bah il me disait il me disait souvent que il était harcelé il me disait qu'un tel en cours de latin l'insultait il me disait voilà on n pas on n pas élargi et l'avocate elle a demandé au procureur elle a écrit au procureur pour dire je demande un supplément d'information je voudrais qu'un juge d'instruction enquête sur cette affaire et je voudrais que tout le monde soit additionné le procureur a refusé donc en fait vous n'avez aucun élément qui permet de savoir pourquoi euh il était victime de harcèlement Lucas pourquoi il s'est suicidé et qui n'a pas fait ce qu'il aurait dû faire est-ce que finalement oui euh cette mort euh aurait pu euh bah oui être évité tout simplement moi je peux pas répondre à cette question sur est-ce qu'elle aurait pu être évitée parce qu'un suicide c'est parfois multifactoriel euh on n'est pas dans la tête des gens et moi je je ne sais pas complètement comme il y a pas d'enquête ce qu'il a vécu en revanche euh la mère de Lucas elle estime que euh son suicide évidemment aurait pu être évité et moi j'ai quand même une question c'est qu'au-delà là de savoir si on aurait pu éviter cette mort il y a quelque chose de tout bête est-ce qu'on aurait pu éviter qu'un gamin de 13 ans soit victime d'homophobie de manière aussi puissante et aussi répétée oui ça veut dire que aujourd'hui vous avez un des établissement qui officiellement entérine l'idée que si un élève de son établissement est victime d'un géromophobe de manière répétée il ne mérite pas de sanction parce que qu'est-ce qu'il y a derrière de toutes les les injures homophobes qui pendant 1 an euh ont été proférés à l'égard de Lucas les parents des mises en cause quand les pédagogique a été mise au courant n'ont pas été convoqués les les élèves qui ont reconnu pour certains avoir tenu des propos homophobes n'ont jamais été sanctionnés l'avocate le résume les choses l'avocate de la famille du col résume les choses comme ça elle dit dans cet établissement des propos homophobes des ingéurs homophobes ne valent même pas une heure de col et quand vous avez le principal qui dit ce ce sont des simples moqueries il n'y a pas de harcèlement scolaire quand on parle de salp quand on parle de menace de de d'agression juste parce que il a le malheur d'être gay et qu'il n'y a pas de sanction et qu' estime que c'est démocrie ça c'est sûr qu'on pourrait l'éviter ben écoutez merci merci beaucoup merci en tout cas monsieur Perrotin de de d'avoir d'avoir répondu à notre sollicitation ici sur le plateau du méia TV en tout cas je vous souhaite plein de courage pour la suite de votre enquête merci monsieur berottin [Musique]
Gabriel Attal