Meurtre surveillante : "Les mesures d'Emmanuel Macron ne servent strictement à rien" (G. le Bret)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Eric NoloFait
« On en arrive à des gamins de 14 ans sans aucune empathie. »
- 12:00Eric NoloFait
« C'est la faillite du système depuis 40 ans. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
a été observé dans plusieurs établissements de la région. Euh il y a évidemment l'enquête qui se poursuit, on va se questionner sur le fait que l'adolescent de 14 ans qui l'a mortellement poignardé été mis en examen pour meurtre et non pas pour assassinat. Mais d'abord on fait le point sur ce qui se passe aujourd'hui avec François Tiskevic.
Je vous invite maintenant à observer une minute de silence. Il est midi dans ce collège de Marc en Barel. Comme dans tous les établissements scolaires du pays, une minute de silence est observée en mémoire de Mélanie.
Quelques heures plus tôt à nos gens, le collège Françoise Doltor ouvre ses portes aux élèves escortés par des gendarmes et la protection civile. Un retour forcément chargé en émotion pour les collégiens et leurs parents. Ça va faire bizarre bah de pu voir Mélanie, les récréations et j'ai peur que ça recommence mais sinon je sais bah qu'il y a les surveillantes qui sont là, il y a le personnel du collège donc on est quand même un peu en sécurité malgré ce qui s'est passé mardi.
Elle a été choquée. Oui, bien sûr, comme tout comme beaucoup de comme beaucoup d'élèves, hein. C'est pas quelque chose qui se passe très souvent, c'est pas quelque chose qu'on a envie de voir non plus.
Puis si, on est en haute marm C'est pas le genre de chose qui se passe non plus. Donc au sein de l'établissement, une cellule psychologique est activée au moins jusqu'à la fin de la semaine et l'emploi du temps des élèves est adapté aux circonstances comme nous l'explique cette collégienne. On a fait des mots, des choses pour Mélanie, pour la famille de Mélanie.
C'était plus un poème expliqué que bah c'était une jeune femme extraordinaire. Elle rigolait, elle était souriante, elle aidit tout le monde. Une marche blanche est organisée par les proches de Mélanie ce vendredi à 18h au départ du collège de nos gens.
Là pour 6 minutes de silence, Gottier Lebrec, vous nous avez rejoint. Il y a aussi cette interrogation sur le fait que le jeune de 14 ans qui a été présenté à un juge a été mis en examen pour meurtre et non pas pour assassinat. C'est dire que l'assassinat implique une préméditation ce que visiblement pour l'instant le parquet n'a pas retenu.
Alors que le procureur nous disait hier et c'est pourquoi l'interrogation est là ce soir qu'il avait l'intention de tuer une surveillante. Ça a été Mélanie. Exactement.
Puisqu'il a été puisqu'il a été réprimandé par une autre surveillante collègue de Mélanie quand il embrassait sa copine au sein de l'établissement scolaire. Donc il avait l'intention de le faire mais on nous dit euh pour le moment c'est un meurtre et non un assassinat. Moi je pense aussi au politique alors incapacité de répondre à ce qui s'est passé parce que parfois on voit où il y a eu dysfonctionnement et on voit comment on aurait pu éviter le drame.
Là c'est beaucoup plus compliqué. Donc on a des mesures, trois mesures proposées par à la fois le premier ministre et le président de la République qui ne servent strictement à rien. Interdiction de la vente des couteaux aux mineurs.
La belle affaire, il a pris un couteau dans la cuisine de ses parents. Il y a des il y a des couteaux plein les cuisines, les portiques de sécurité, on avait des gendarmes qui étaient présents là et qui n'ont pas pu éviter le meurtre de Mélanie. Donc des portiques de sécurité ne pourraient pas éviter évidemment un drame.
Et puis enfin les réseaux sociaux, président de la République veut les interdire à l'échelle européenne au moins de 15 ans. Le procureur de la République nous a dit hier que il n'était absolument pas addict aux réseaux sociaux. Donc on voit bien la difficulté à répondre à à ce type de drame et encore une fois la déconnexion de ceux qui nous gouvernent qui proposent des choses qui ne servent strictement à rien.
Catherine Net sur ce drame et la réponse politique effectivement dispersé peut-être sol. Je franchement je je n'en ai pas. J'écoute tout ce que on essae de c'est c'est pas du bricolage mais tout compte.
Mais moi ce qui me ce que je trouve intéressant c'est que c'est le lycée Françoise Dolta. Or Françoise Dolto qui est une très grande pédopsychiatre surtout dans les années 68 et qui avait dit le bébé est une personne. Alors les 68 avaient mal compris la chose en pensant qu'un enfant et ben il devait s'élever tout seul.
Il avait pas lui donné de règles. S'il avait pas sommeil, il se couchait pas. Si le c'était ça or c'était absolument le contraire.
Elle disait un bébé est une personne parce qu'il ne suffit pas d'aller faire des tests chez le pédiatre pour voir s'il pousse bien. Mais il faut penser à l'humaniser en lui parlant très tôt et qu'un enfant ne peut se développer que s'il y a une autorité parentale avec des parents qui par leur dialogue disent à l'enfant où est le bien, où est le mal. lui donne les mots pour s'exprimer lorsqu'il est en colère, pour lui demander ce qu'il ne va pas et pour éviter que plus tard plus tard au lieu de avoir des gestes de violence parce qu'il ne sait pas parce qu'il ne sait pas les dire et bien ça évite la violence.
Alors, je dis pas que ça ça joue dans tous les cas, mais c'est vrai qu'aujourd'hui, y compris dans les familles où on s'entend bien, on parle de moins en moins, d'abord parce que les enfants ne le demandent pas, que les parents rentrent, sont fatigués, il y a on les laisse devant la télévision des jeux vidéos et et c'est quand même toute une formation qui fait que alors je vous donne une dernière définition de François Zolto qui disait que le chez l'adolescent, c'est le syndrome du homar et grâce à elle, j'ai appris qu'un homar et ben c'est pas un homar qui grandit la carapace qui se s'étend, c'est que c'est comme les sers qui perdent leur bois. euh la il y a un moment où la la carapace saute et pendant et ils sont très fragiles le temps que cette carapace se reconstitue. Et bien la mu c'est l'adolescent et pareil et c'est le moment où les variations hormonales font que il y a des faiblesses, des fragilités et que tout peut des passages à Oui.
Eric Nolo, j'ai écouté ce que disait Gautier sur l'inutilité de ce qui est proposé et en effet il répondent pas à la vraie question. C'est la vraie question, c'est comment on en arrive à des gamins de 14 ans sans aucune empathie ? Parce que c'est ça qui ressort des c'est comment on traite cette empathie et surtout d'où elle vient parce qu'on a l'impression que oui, il y a beaucoup d'émotions.
On entendait des gamins qui eux sont dans l'émotion et de l'autre côté on a l'impression qu'il y a toute une partie de la jeunesse qui est en train de virer dans quelque chose de bah de la de l'ordre de la décivilisation. Comment on traite ça ? Ça c'est vertigineux parce que c'est pas des mesurettes telles que celle qu' a réfuté Gautier qui pourront vraiment comment en arriver là la réponse c'est ben c'est la faillite du système depuis 40 ans.
Voilà et de leur propre système. Donc ils veulent pas la poser la question parce que la réponse mais ce qui est terrible c'est qu'ils essayent même pas de comprendre parce que pour essayer de juguler un un phénomène il faut essayer de le comprendre pourquoi on en est là comment et non c'est on va essayer de trouver des solutions rapides euh on va voter une loi on va empêcher les couteaux on sait que ça ne règlera rien du tout la vraie question ben je fa qu'on se la pose un jour comment on en est arrivé là on le sait à peu près mais enfin il y a des travaux qui ont été faits et ben comment on inverse on a mis 40 ans à tout détruire et je pense qu'on mettra 40 ans à Écoutons juste Marie celle du pont psychologue, elle était ce matin chez Pascal Pro. Elle décrit notre une société malade qui produit des enfants malades.
Écoutezla. Vous savez que les enfants dans une famille dysfonctionnelle souvent c'est eux qui portent le symptôme. C'est la famille va bien dans son délire et c'est l'enfant qui voudrait être sain qui développe euh un symptôme.
Et ben, je crois que notre société est comme une famille malade dont certains jeunes manifestent le la symptomatologie. Alors, il y a eu évidemment le Covid où on les a privé de tout ce dont ils avaient besoin pour devenir des adultes équilibrés. euh au nom de ne pas tuer les les personnes âgées et cetera.
Mais je crois aussi qu'il y avait eu un autre pas de franchis précédemment entre 2000 et 2010 où on ne s'est pas rendu compte avec l'arrivée des technologies et de l'optimisme technologique de ce qu'on était en train de mettre dans les mains de nos enfants. Abord, vous validez, c'est pas votre thèse absolument. Je je je dire le le Covid a fait beaucoup de dégâts, mais de là à rendre fou une génération entière de de gamins, ça me semble un peu excessif, tout comme les jeux vidéos.
Je suis pas convaincu. Moi ce qui me frappe c'est que je je trouve que dans ces affaires de violence juvénile encore une fois on a l'indignation à géométrie variable quoi. C'estàd que subitement après la victoire du PSG on a fait comme si de rien n'était alors qu'il y a eu des violences terribles.
Mais même le président de la République a dit bravo, c'est merveilleux, on est tous contents. Enfin, il a pas dit ça comme ça, mais c'est ce que ça voulait dire. et on fait comme si on mettait sous le sous le tapis les problèmes.
Quand on regarde l'état de l'aide sociale à l'enfance, il y a 300000 enfants placés dans des conditions qui sont innommables. On été condamnés par la Cour européenne des droits de l'homme. ces momes sont laissé à l'abandon placés dans des foyers alors que c'est des enfants victimes de violence, c'est pas des enfants de qu donc on est dans un pays où on ne veut pas voir et on s'en fout et la vérité et c'est ça qui est indigne c'est que la classe politique s'en fout n'en a rien à faire et subitement il y a un mom qui en effet est tué dans un bal de campagne.
On se dit "Mon dieu, c'est c'est c'est le l'affaire de créole. Là, c'est un mot qui tue sans sans qu'on comprenne bien pourquoi une surveillante et subitement tout l'émotion prend le pays. Mais le reste du temps tout le monde s'en fout." Et c'est ça qui est insupportable.
Et cette espèce de de façon qu'on les politique de fermer les yeux, cette façon qu' le président de la République de voir que ce qu'il a envie de voir et ben c'est absolument répugnant. Donc en effet, vous avez tout à fait raison, on peut mettre tous les gendarmes, tous les portiques, tous les les gendarmes étaient là, les gendarmes étaient, ça ne sert strictement à rien tant qu'on a'ura pas pris conscience du fait que il faut prendre en charge ses enfants. Il faut prendre en charge ses enfants avec les familles, avec les enseignants et pas à chaque fois se dire "C'est une priorité nationale.
Demain, on va faire un grand plan sur en effet la psychiatrie, la santé mentale et je ne sais quoi." Mais et et et ça ne débouche rien et on va encore faire des études et des comités adoc et des commissions parlementaires alors qu'on connaît les solutions, on les connaît. Il faut prendre en charge ces enfants dès la maternelle, leur redonner des valeurs, leur redonner le sens de l'empathie, leur redonner quelques cours de base qu'on appelle, je sais pas moi, moral, instruction civique, ce qu'on veut.
Leur apprendre des choses. C'est ça qu'il faut refaire. Bien sûr.
Louis Ragnal, rapidement. Et François Laabord a évidemment raison. En fait, il est si compliqué, si difficile d'éduquer des enfants que forcément les réponses simples ne peuvent pas correspondre.
Je rejoins ce que disait Gautier Lebret. Non, mais mettons des portiques de sécurité partout, même des policiers devant chaque école et interdisons les portables, le problème demeurera et et ça tous les spécialistes de l'enfance le savent parfaitement. Ce qu'on voit bien aussi, c'est qu'il y a aussi toute une génération de parents qui ont en fait des qui ont transféré qui ont démissionné, non mais qui ont transféré parce que un système leur a fait croire que l'éducation nationale pouvait élever leurs enfants et en réalité ce sont les parents qui élèvent leurs enfants.
Et moi, je pense qu'il il y a aussi beaucoup de des choses toutes simples he mais je les parents passent quand même objectivement assez peu de temps avec leurs enfants. Souvent les enfants, on essaie de les de les de les occuper différemment et et donc forcément vous avez pas ce lien avec votre enfant. Vous pouvez pas lui transmettre l'autorité.
C'est des gens qui ont des enfants qui ont besoin d'un idéal et toutes ces choses-là en fait ont complètement disparu. On essaie on leur donne des téléphones justement pour les les occuper qu'il fassent autre chose et on s'éloigne complètement de l'essentiel et je pense que les les parents aussi doivent redevenir propriétaires de leur mission première qui est de faire grandir leurs enfants. Oui.
Et puis il y a plus les cadres, j'allais dire qui sont un peu rétro, les scouts, le patronage, les jeunesses communistes, ça existe encore. Non mais il y en a moi. Ça se reconstitue.
Bah tant mieux. quartier, c'est les frères musulmans qui le font d'autres. Oui, d'accord.
Mais malheureusement malheureusement la nature ayant horreur du vide. Oui, oui. A des populations qui confient à ces réseauxl en disant ben puisquon s'occupe pas de nous, ben allez-y, on vous les donne.
On avance un tout petit peu parce que les politiques se sont beaucoup exprimés cette semaine. On les a beaucoup entendu tous sur ce sujet de la mort de cette surveillante.
Emmanuel Macron