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InterviewC à vous (sur YouTube)· 7 novembre 2022 52 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalImmigration & asileInstitutions & élections

Yannick Jadot et Marylou Magal - C à Vous - 07/11/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 37 %Attaque 27 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:59OuverteRéponse directe

    Le Sénat a voté un texte sur les énergies renouvelables à l'unanimité. Que pensez-vous de ce compromis ?

  • 7:26RelanceRéponse directe

    Pensez-vous que l'Assemblée nationale suivra le compromis du Sénat ?

  • 9:04OuverteRéponse partielle

    Que répondez-vous aux actions de désobéissance civile comme le blocage du périphérique ?

  • 13:30OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs sont en colère contre les sabotages de bassines. Comment réagissez-vous ?

  • 22:11OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron a évoqué la COP27. Vous ne lui faites pas crédit sur le climat ?

  • 26:05OuverteRéponse directe

    Le RN n'est plus dirigé par un Le Pen. Analysez ce changement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:26PrésentateurFait
    « L'article 11 impose des panneaux solaires systématiques sur tous les grands parkings de plus de 80 places. »
  • 7:58Invité politiqueChiffre
    « On a 81 éoliennes en mer, en Allemagne c'est 1500, en Grande-Bretagne c'est 2500. »
  • 34:10InvitéChiffre
    « Il y a presque 6 millions de chômeurs. »
  • 34:34Invité politiqueFait
    « Si il faut se défendre contre les gens qui nous envahissent, oui, je le suis. »
  • 39:30Invité politiqueFait
    « Le groupe Vinci s'attend à une mise en examen dans le cadre de ses activités au Qatar. »
  • 41:50PrésentateurFait
    « La filiale Vinci Construction Grand Projet est transparente parce qu'elle se sait innocente. »
  • 41:54PrésentateurFait
    « Chez Vinci, on se réjouit plutôt d'une mise en examen si elle intervient pour pouvoir accéder au dossier. »
  • 42:24Invité politiquePromesse
    « on est en train de s'emparer au Parlement européen de la question du travail forcé pour qu'il y ait un embargo en Europe comme il y a en Amérique du Nord sur tous les produits issus du travail forcé. »
  • 46:41PrésentateurFait
    « Le partage du pouvoir limite les pires excès des deux parties. Je recommande donc de voter pour un congrès républicain, étant donné que la présidence est démocrate. »
  • 48:04Invité politiqueFait
    « Twitter et ses réseaux sociaux ont aujourd'hui pour objectif de détruire la démocratie et la politique. »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Locuteur 15 %
  • Yannick Jadot5 %
  • Invité5 %
  • Locuteur 73 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir, bienvenue dans C'est à vous, très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 20h50 avec une composition d'équipe tout à fait inédite ce soir. Une seule partie parce que Pierre sera de retour lundi prochain, Mohamed est souffrant, il sera de retour demain, on l'espère, on les embrasse tous les deux. Reste trois vaillants ! Salut les résistants, les warriors ! Bonsoir Babette ! Émilie, votre choix d'actu ce soir ?

0:22
Invité

Pour la première fois depuis la création du Front National en 1972, un non-Le Pen prend la tête du parti. Jordan Bardella est lue à près de 85% des voix.

0:30
Présentateur

C'était samedi au congrès du parti où nous étions. Marilou Magal qui suit l'extrême droite pour le Figaro était évidemment à la mutualité samedi. Elle sera dans un instant sur notre plateau. Patrick, votre édito ? Je vous parle de l'accélération des énergies renouvelables, éoliennes et solaires qui a été approuvée ce week-end par des sénateurs de toute tendance. Vous en avez entendu parler ? Non ? Eh bien on va rattraper le retard.

0:52
Yannick Jadot

Peut-être que notre invité, voilà je le vois, c'est oui, on a entendu parler.

0:57
Présentateur

Bonsoir Yannick Jadot. C'est le seul vrai grand sujet. Le reste on s'en fiche. Non.

1:01
Locuteur 3

La COP 27 on s'en fiche.

1:02
Présentateur

Mais c'est ça aussi, c'est ça. Ah voilà. C'est du concret.

1:05
Yannick Jadot

Bonsoir Yannick Jadot, on est tout dans l'ordre. Député Europe Écologie Les Verts, on est ravis de votre présence ce soir

1:12
Présentateur

alors que sont réunis depuis hier près de 200 pays à Charmelle Cher en Égypte pour la 27ème conférence de l'ONU sur le climat. On en parlera longuement avec vous ce soir. Mathieu dans le 5 sur 5. Le géant français du BTP Vinci accusé d'esclavage moderne au Qatar par une ONG en particulier. Cherpon va leur donner la parole et regarder dans le détail ce qui est reproché à Vinci en l'occurrence. C'est un événement ce soir à la télévision. Le premier épisode d'une fresque historique réalisée par José Dayan est consacrée à Diane de Poitiers, incroyable femme moderne à l'éternelle beauté et jeunesse qui a beaucoup compté, favorite d'Henri II et incarnée à la télévision par Isabelle Adjani.

Toutes les deux seront nos invitées ce soir à partir de 20h. Elles seront également entourées de Samuel Labarthe, d'Hugo Becker et de Virginie Ledoyen qui complètent ce casting. Voilà, ce sera notre dîner prestige à la cour du roi Henri II ce soir. Un dîner préparé par Louis Festa qui est aux côtés de Bertrand. Bonsoir à tous les deux. Bonsoir Babette, bonsoir à tous. Louis, bonsoir, bienvenue dans cet amour. Qu'est-ce que vous allez nous préparer ce soir ?

2:21
Locuteur 9

Ce soir, j'ai préparé un filet de truite que je vais confire avec une petite sauce aux bulbes légèrement grillées. On a échalote, oignons, citron confit sur le dessous et une feuille de sakura qui va être grillée.

2:31
Présentateur

Très bien. Et Babette, vous le disiez la semaine dernière, pas de Patrick. Vous n'étiez pas là vendredi. Ce soir, Mohamed et Pierre sont absents. C'est plus, c'est à vous, c'est Koh Lanta. Ils étaient sept au début, à la fin, il ne leur restera qu'un. Votez tout de suite pour votre chroniqueur préféré sur France.tv. Les résultats, c'est vendredi sur les poteaux. Bonne émission. Je me disais, c'est bien simple comme lancement. J'attendais la blague.

2:51
Locuteur 9

Petit, voilà.

2:52
Présentateur

Ah, voilà, cette pirouette de la fin. Merci à tous les deux et à tout à l'heure. On commence tout de suite par l'édito de Patrick Cohen qui est toujours là.

2:59
Yannick Jadot

Patrick, vous vouliez donc nous parler de cet événement politique passé inaperçu ce week-end.

3:10
Présentateur

Loin des éclats de voix de l'Assemblée ou du Congrès du RN, le Sénat tout entier s'est donc mis d'accord sur une loi qui donne un coup de fouet aux énergies renouvelables, éoliennes maritimes et terrestres et photovoltaïques.

3:21
Yannick Jadot

Tout entier, c'est-à-dire ?

3:23
Présentateur

Quasier unanimes, droite, gauche, centre, écologistes, aucun groupe n'a voté contre. Seuls les communistes se sont abstenus. Ce qui a donné au moment des explications de vote dans la nuit de vendredi à samedi, des paroles qu'on n'avait pas entendues dans une assemblée depuis longtemps.

3:38
Locuteur 3

Je salue l'état d'esprit qui a été initié dans cet hémicycle.

3:43
Présentateur

Nos échanges ont permis de faire évoluer le texte et l'évolution de ce texte, c'est grâce à l'esprit d'ouverture de chacune et chacun d'entre nous.

3:53
Invité

Après quelques coups de vent, de tempête, nous avons accosté sur un texte dont les grands équilibres nous paraissent respectés.

4:00
Présentateur

En une phrase, nous votons donc pour ce texte. Notre groupe, effectivement, votera ce texte. Le groupe Les Indépendants votera bien sûr ce texte à l'unanimité.

4:10
Locuteur 7

En fait, l'intelligence collective, ça fonctionne.

4:14
Présentateur

320 voix pour, 5 contre. Le Sénat a donné une leçon de compromis. Que contient ce texte ? Une simplification des procédures, un raccourcissement des délais, une libération du foncier pour installer du solaire et de l'éolien. L'article 11 impose des panneaux solaires systématiques sur tous les grands parkings de plus de 80 places. D'ici trois ans, toutes les aires d'hypermarché ou d'autoroute devraient ressembler à ça. Vous allez voir sur la photo, voilà, à peu près ce que ça va donner. De même que pas mal de terrains agricoles, ce qu'on appelle l'agri-voltaïsme et qui est consacré par la loi. Le texte instaure aussi les compensations pour les riverains et les éoliennes.

En clair, ils auront le courant moins cher. Mais la droite LR n'était pas opposée aux éoliennes terrestres ? Si, avec l'appui de Bruno Retailleau, elle avait introduit en commission un droit de veto des maires, y compris des maires des communes limitrophes où les éoliennes seraient visibles, ce qui aurait condamné à peu près tous les projets. Mais les maires étaient contre. L'association des maires ruraux a fait savoir qu'elles ne voulaient pas de ce droit de veto qui aurait mis toute la pression sur leur dos. Et les sénateurs LR, qui étaient sur la ligne Retailleau, ont été battus en scrutin public.

Ils se sont donc accommodés d'une procédure alternative où les élus locaux définiront des zones prioritaires pour les renouvelables. Les élus LR ont aussi tenté d'imposer une distance minimale de 40 km des côtes pour implanter des éoliennes en mer. Mesure abandonnée, un sénateur du Pas-de-Calais a fait remarquer qu'à 40 km de ces côtes, il n'y a qu'en terberie en Angleterre. Le Sénat a donc fait sauter les deux verrous anti-éoliennes, ce qui était très loin d'être gagné d'avance. La France qui est en retard en matière de renouvelables. Très en retard sur l'éolien et le solaire. Pour l'éolien, 20 gigawatts de puissance installée, alors que nous devrions être bientôt à 24.

On le voit, c'était l'objectif de la PPE, la programmation pluriannuelle pour l'énergie pour la fin 2023. La Grande-Bretagne est à 26 gigawatts, l'Allemagne à 64 gigawatts. Malgré cela, il faut le rappeler, le dire, le mix allemand est à peine plus vertueux que le français. La part des renouvelables dans la consommation finale brute atteint 19,7 en Allemagne, 19,3 en France. Mais comme les objectifs fixés en 2009 par une directive européenne n'étaient pas les mêmes, 18 en Allemagne et 23 en France, nous avons le bonnet d'âne. Mais comment pouvons-nous être au même niveau avec beaucoup moins d'éolien et de solaire qu'en Allemagne ?

La différence tient pour l'essentiel à la biomasse, la fabrication de courants à partir de la combustion de matières vivantes, bois, végétaux, déchets agricoles, ordures ménagères ou de la fermentation de ces matières qui donnent du biogaz. La biomasse est aujourd'hui la première source d'énergie renouvelable en France, mais ça ne dispense pas du tout de développer les autres renouvelables. Voilà, donc quel est l'avenir du texte voté au Sénat ? Ça dépend en partie de l'attitude de vos amis députés de la NUPES, qui jusqu'ici, sauf erreur, n'ont voté aucun texte porté par la majorité à l'Assemblée nationale.

La loi revient le 5 décembre à l'Assemblée, entre les deux tours du congrès de LR qui doit désigner le nouveau président de LR, ce qui ne sera pas une période très porteuse de compromis. Pourtant, le Sénat vient de démontrer, c'est la leçon d'aujourd'hui, qu'il est possible, à force de discussion, que des gens raisonnables quittent leur posture politique pour s'accorder sur des solutions et des mesures concrètes. Il n'est pas interdit d'espérer, il n'est pas interdit de s'en inspirer. Yannick Jadot, est-ce que vous pensez qu'il y aura une culture de compromis, aussi bien à l'Assemblée nationale que celle qu'il y a eu au Sénat ? Je l'espère, je l'espère.

Et les débats précédents, vous laissent vraiment les moyens de l'espérer ? Écoutez, nous avons toujours été, depuis le début de ce projet de loi sur les énergies renouvelables, nous avons toujours dit que si ça accélérait effectivement le déploiement des énergies renouvelables, nous y serions favorables. Donc nous voulons en permanence agir, contribuer, y compris potentiellement encore à l'amélioration du texte. Parce que c'est vrai qu'on est en France très en retard, on a 81 éoliennes en mer, en Allemagne c'est 1500, en Grande-Bretagne c'est 2500. On a trois fois moins d'éoliennes terrestres, quatre fois moins de solaires.

Tout ça pour dire qu'on a un potentiel extraordinaire, il faut le rappeler aussi, c'est pas simplement des énergies plus propres, c'est pas simplement des énergies qui nous évitent la dépendance au gaz russe, au pétrole, du gaz de schiste et tout ça. Ce sont des filières locales extrêmement implantées sur les territoires, ce sont des revenus pour les territoires, des emplois...

8:34
Locuteur 7

Ça ne s'agit pas de nous convaincre, nous, Yannick Jadot, oui.

8:36
Présentateur

Non, je sais bien, mais en plus on a l'industrie qui fabrique ces infrastructures... Il faut s'y mettre, on a potentiellement sur l'éolien... Sur l'éolien, oui. On commence à s'installer, tant mieux, parce que c'est vrai que c'est un truc incroyable. Maintenant, encore une fois, si le texte venant du Sénat, si on l'a voté au Sénat, si on doit, dans les mêmes termes, on le votera évidemment à l'Assemblée, mais vous savez, on est constructif. Prenons, si on sort des renouvelables, prenons la question des économies d'énergie, notamment de la rénovation du bâtiment.

On sait que c'est, s'il devait y avoir une priorité des priorités dans notre transition énergétique, c'est isoler les logements, les bâtiments. C'est près de la moitié de nos consommations d'énergie, 20% de nos gaz à effet de serre. Il y a eu un compromis à l'Assemblée nationale. Une majorité a voté pour un budget... 10 milliards de budget. ... pour un budget que demandent tous les experts, qui est compris l'application de la loi. L'application de la loi. Simplement, là, le gouvernement ne l'a pas repris. Deuxième très beau compromis, sur le ferroviaire.

Vous n'ayez pas financé, et d'une, et de deux, les experts en question disent, pour l'instant, il n'y a pas assez de bras pour faire tourner 12 milliards de rénovations énergétiques. Ça ne peut pas fonctionner comme ça. Patrick Cohen, j'ai négocié le Grenelle de l'environnement en 2007, avec Borloo et Toussaint. Si on avait appliqué la loi qu'on a décidée en 2007, on pourrait se passer du gaz russe aujourd'hui, et ce seraient des milliers de familles qui seraient sorties de la pauvreté énergétique et des factures impayables ou qui les empêchent de manger correctement.

Donc, moi, j'ai discuté avec la Fédération française du bâtiment, avec tous les artiments du bâtiment, de la CAPEB et tout ça. Ils sont prêts à investir. Simplement, si vous avez des législations qui changent toutes les années, sur un coup, c'est les combles, un coup, c'est les fenêtres, un coup, c'est la rénovation globale, on change le système financier. La prime rénovée, le système actuel, ça marche bien. Non, ça ne marche pas. Non. 700 000 primes rénovées. Ah, succès ! 2500 passoires énergétiques par an supprimés. 40 000, ce qu'on appelle les rénovations globales, c'est-à-dire qu'on organise des vrais travaux. Dans la loi, il faudrait faire 400 000. On en fait 10 fois moins.

Et donc, c'est un investissement rentable. Quand vous investissez dans l'isolation de votre logement, au bout de 20 ans, c'est rentable. Donc, pour l'État, c'est très bien de le faire. Non, mais la morale du texte voté au Sénat, c'est que le compromis, la discussion font plus avancer les choses que l'opposition systématique. Mais oui, mais ce n'est pas moi qui vous convaincre. Moi, je suis un fervent défenseur, y compris du système à la proportionnelle.

Parce que le système à la proportionnelle, à la fois, vous arrivez avec vos idées, mais un, vous ne faites pas campagne en disqualifiant l'adversaire ou le concurrent, parce qu'à un moment donné, peut-être, vous allez gouverner avec ce concurrent. Et puis, de toute façon, la vie en famille, en amour, en amie ou en politique, c'est jamais blanc ou noir. C'est que des gris. Simplement, il faut trouver les gris qui sont flamboyants, qui sont gays, et pas les gris sombres. Vous êtes très nombreux à tenir ce discours dans votre camp. Ils le font. Ce que vous venez de dire là, c'est ce qui vous fait qualifier de centriste. De mou, même. C'est un mot qu'on entend souvent.

Il y a d'autres expressions, je vous l'accorde, mais la majorité de mes collègues parlementaires au Parlement européen ou à l'Assemblée nationale se sont battus pied à pied pour... Regardez, on a sauvé 14 000 places d'hébergement avec l'ensemble de l'Assemblée nationale, et pour le coup, le gouvernement l'a repris. Tant mieux. C'est ce que font nos maires. Nos maires sont dans les compromis tous les jours, mais pour faire avancer les transports en commun, les cantines bio, les entreprises, la culture.

12:34
Yannick Jadot

Ce qui est radical, ce sont les actions qui se multiplient pour alerter sur le climat, et elles ne font pas toujours consensus, comme encore ce matin sur le périphérique parisien.

12:42
Locuteur 7

On évite et on bloque le périphérique extérieur pour Dernière Rénovation, qui est une campagne de résistance civile qui vise à ce que le gouvernement agisse en matière de rénovation thermique des bâtiments pour lutter contre la crise écologique et sociale actuelle.

12:57
Locuteur 8

Nous demandons à Burger King de mettre fin à ces pratiques, donc à arrêter ces densités extrêmes. On a 9 citoyens sur 10 qui demandent la fin de l'élevage intensif et l'arrêt des pierres pratiques.

13:07
Présentateur

La course a été perturbée par une dizaine d'écologistes qui ont bloqué le parcours.

13:12
Yannick Jadot

Ils sont plus de 400 motards à concourir. Le balisage modifié oriente les participants dans de mauvaises directions. En quelques heures, la compétition vire au fiasco.

13:21
Présentateur

Plusieurs flèches ont été repositionnées et ont fait partir des pilotes sur plusieurs kilomètres, et notamment sur des zones, je précise, non relayées par les téléphonies. Résultat, un des coureurs a été retrouvé bien plus tard en hypothermie, parce qu'il avait pris la mauvaise direction suite à... Et qu'il n'avait plus d'essence. Les manifestants écologistes contestent totalement avoir bougé la signalétique. Mais on ne sait pas qui a fait le coup. Enfin, je veux dire, là, vous faites un lien entre les militants écologistes et le problème de signalétique. Ils le contestent totalement. Non mais, vous pouvez avoir, y compris ma voiture, ma voiture a été vandalisée il y a quelques jours.

Il y a les black blocs. Vous savez, c'est les jeunes tout en noir. Ils sont là, au fond, ils s'incrusent dans toutes les mobilisations, et ils sont là avec leur propre agenda, qui est notamment un agenda de règlement de compte avec la police. OK ? Et ils assument la violence que nous refusons totalement. Ça, c'est... Mais là, vous avez des jeunes qui, à visage découvert, à visage découvert, disent « Attention, notre avenir est en train d'être sacrifié. Nous sommes désespérés de la situation dans laquelle nous sommes. Il y a l'inaction climatique en permanence. Et moi, j'ai pratiqué, j'ai dirigé les campagnes de Greenpeace, des actions de désobéissance civile, j'en ai pratiqué beaucoup.

Ils m'aiment été condamnés. Ils m'aiment été condamnés. Mais quand on arrachait des OGM, on le faisait à visage découvert, et d'une certaine façon, la loi nous a donné raison. Oui, parce que vous arrachiez des OGM qui, finalement, ont été interdits. Mais quand on s'attaque à des OGM... Mais attendez, on a construit la loi. Non, non, non. Non, non, non, on n'a pas le droit d'en cultiver en France. On n'a pas le droit d'en cultiver en France. Pour cultiver, non, mais en vue de recherche, il y a des OGM qui ont été arrachés, alors que ça devait servir à des expérimentations... Ok, ok, mais ce que je veux dire, c'est que quand Noël Mamère marie deux personnes...

Il est mère de Bègle, il marie deux personnes de même sexe. C'est illégal. La loi, heureusement, grâce à ces actions de désobéissance civile, a été utile. Ce que je veux dire, c'est que quand vous faites de la désobéissance civile... Quand vous faites de la désobéissance civile, vous la faites au nom du droit et pour le droit, pour faire évoluer le droit et l'intérêt général. Après, quand vous faites... Vous, ancien candidat à la présidence de la République, vous appelez à la désobéissance civile ? C'est quand même pas un édite. C'est chacun sa place. Quand... On pourrait aller plus loin.

Quand Rosa Parc s'assoit dans le bus à la place réservée aux Blancs, je veux dire, elle le fait et elle va changer la société américaine. Mais il faut des politiques pour construire le droit que la légitimité de l'action de désobéissance civile a prouvé. Après, quand vous faites une action de désobéissance civile, ça relève du symbole. Non. Vous choisissez... Non, mais vous choisissez... Quand une bassine est sabotée et qu'un agriculteur est ruiné à cause de cette action-là, comme l'autre jour dans les Deux-Sèvres, c'est pas du symbole pour le type qui est visé. Quand vous, par exemple... Mais vous répondez pas à ce que vient de vous dire.

Non, mais je réponds à la question du tableau, par exemple. Mais vous répondrez... Oui, mais je répondrai à la question de Patrick Cohen. La question du tableau. Moi, quand je l'ai vu, je me suis dit, quel sens ça a, ça ? Au fond, la peinture... Donc spontanément, vous n'avez pas compris ? Spontanément, j'ai pas compris et même, ça m'a choqué. Parce que quand vous êtes écologiste, au fond, il n'y a pas de séparation entre la culture et la nature. Et que là, je me suis dit, est-ce que les personnes qui vont regarder cette action vont comprendre ce que font des jeunes à visage découvert ? Attention, c'est pas des black blocs. C'est pas violent. C'est toujours à visage découvert.

Mais ce que je retiens, c'est peut-être pas une action que j'aurais faite, mais ce que je retiens, c'est que vous avez aujourd'hui une jeunesse qui a pris le Covid. Moi, quand j'avais 20 ans, c'était la chute du mur de Berlin. Ils ont 20 ans, c'est la guerre en Ukraine. Quand j'avais 20 ans, c'était le début des années 90. C'était toutes les grandes conférences. C'était la conférence de Rio sur l'environnement, la conférence sociale. Il y avait un espoir énorme d'un monde qui allait mieux. Le leur, c'est le fracas des chocs climatiques, pandémiques, les inégalités, leur instabilité.

Et ils disent, au fond, quand ils attaquent un musée, ils disent, OK, il y a des choses qui sont sacrées, l'art. Mais vous vous rendez compte que vous défendez quelque chose de sacré quand notre vie est désacralisée. Et moi, j'entends surtout... Ce qui me choque, au fond, c'est qu'on parle des actions comme ça illégales. Mais l'État français a été condamné deux fois pour une action climatique. L'État français, vous l'avez dit, est le seul pays qui n'a pas respecté ses objectifs européens en matière d'énergie renouvelable. Nous sommes condamnés sur la pollution de l'air et sur d'autres sujets environnementaux. C'est ça qui devrait choquer.

Alors, quand il y a des actions comme ça, parfois, ça détourne. On a un débat sur les pratiques et on n'a pas un débat sur le fond. Mais on devra avoir un débat sur le fond, le climat. Vous n'avez pas répondu à la question de l'agriculteur des Deux-Sèvres. On y revient avec Émilie.

18:31
Invité

Oui, pour revenir sur Sainte-Soline, il y a eu quand même un bilan de violence. 61 gendarmes, 30 manifestants ont blessé. Et ça, ça a mis en colère des agriculteurs. Et notamment, Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, c'était ici même juillet dernier.

18:45
Locuteur 3

Si il y a une autorisation et que les manifestants, comme ils le font, disent,

18:49
Présentateur

si on n'est pas reçu par le président de la République et s'ils ne renoncent pas au projet, on casse tout. Où est l'État de droit ? Je suis très inquiète pour l'État de notre pays et entre nous.

18:59
Yannick Jadot

Pourquoi sont-ils venus aussi violents avec les black box ? Ils veulent un mort. Ils veulent si vince bis. C'est ça qu'ils cherchaient. Il faut oser dire les choses comme elles sont.

19:09
Locuteur 3

À l'étranger, je suis présidente européenne des agriculteurs, on m'interroge. Il n'y a qu'en France qu'il y a ces démonstrations imbéciles. Pardon, l'eau est rare et chère. Ceux qui cassent les bassines nuisent à l'alimentation, qui est quand même un bien commun.

19:23
Présentateur

Alors, qu'est-ce que vous répondez à la colère des agriculteurs ? Un, j'ai moins entendu Christiane Lambert quand la FNSEA organise des manifestations qui cassent. Ils ont quand même brûlé des préfectures. À l'époque, ça la gênait moins. Non, non, mais attendez. Mais moi, j'ai toujours dit, la désobéissance civile, c'est une philosophie d'action. Ça rejette la violence. Ça interdit la violence. Quand vous avez des black blocs, encore une fois, qui viennent pourrir nos manifestations. Mais ils le font sur les manifestations sociales du 1er mai. Ils le font sur les marches climat. Moi, ce qui m'a choqué... Les sabotages de bassines, c'est les black blocs ? Ce qui m'a...

Ah ben, c'est quand vous voyez les images, j'étais tout en noir. Moi, ce qui m'a choqué, au fond, quand j'étais là-bas, c'est qu'ils sont tellement présents maintenant que les militants écolos sincères, ils sont tous perturbés, en fait, par cette présence-là. Et vous avez de moins en moins de familles dans toutes les manifestations. Que ce soit une manifestation climat ou une manifestation du 1er mai. Parce qu'ils ont peur de cette violence. Donc, moi, je combats cette violence. Et justement, et c'est peut-être pour ça aussi que je me suis fait insulter ou huer par les militants d'extrême-gauche qui ont applaudi Poutouk, appelés à la violence. Ben oui, c'est pas mon truc.

Moi, je refuse la violence. Je pense qu'elle nous dessert. Elle dessert tous nos objectifs. Mais il faut quand même dire, sur la question des bassines, qu'il n'y a pas d'eau magique. À un moment donné, si on n'a pas compris, en 2022, qu'une ressource naturelle, elle n'est pas infinie. Raison pour laquelle les agriculteurs veulent la stocker. Ah oui ? D'accord. Ils ont, eux, ils veulent faire du maïs. Ils veulent pouvoir... Ils ont décidé de réduire la production de maïs. C'est essentiellement... Oui, mais ça fait 20 ans qu'ils nous disent qu'ils vont réduire les pesticides. Ça fait 20 ans que ça augmente. Ils vont réduire les cultures de maïs aussi. Parce que, donc, on fait...

Avec ça, c'est pour faire du maïs, pour nourrir les élevages industriels. OK ? Donc, ils disent, si on veut continuer à faire du maïs, effectivement, comme c'est des régions qui sont structurellement déficitaires en eau, il nous faut des bassines. Le seul problème, c'est que ce monde-là n'est pas à part du reste. Vous avez des rivières. Vous avez des nappes phréatiques. Vous avez une faune. Vous avez une flore. Vous êtes juste à côté du marais Poitvin, qui est un écosystème absolument extraordinaire. Vous avez le tourisme. L'association de défense du marais Poitvin a signé le protocole d'accord sur les bassines.

Mais ils sont tous en train d'en sortir tellement les agriculteurs ne changent rien. Ils n'en sont pas sûrs. Vous avez les conquiliculteurs qui font les moules, les huîtres, qui ont besoin d'une eau de rivière douce de qualité. Quand il n'y a plus d'eau et que l'État met 400 millions d'euros, 400 millions d'euros pour 200 bassines et quelques dizaines d'agriculteurs, eh bien moi je dis, on va manquer d'eau. Il y a la sécheresse et le dérèglement climatique. C'est 400 millions. Travaillons avec ces agriculteurs pour qu'ils changent de modèle et que ce soit un modèle qui consomme moins d'eau. C'est ça la raison aujourd'hui.

22:11
Yannick Jadot

La COP27 s'est donc ouverte hier en Égypte. Emmanuel Macron, lui, s'est exprimé cet après-midi.

22:18
Présentateur

Nous ne sacrifierons pas nos engagements climatiques sous la menace énergétique de la Russie. Et donc l'ensemble des engagements tenus par les pays doivent se poursuivre. Nous devons à la fois sortir nos économies du charbon, c'est ce qui est au cœur de la stratégie européenne qui doit être pour tous les pays les plus riches, mais on doit aider les émergents à le faire au plus vite. Nous avons fait un premier pas important avec l'Afrique du Sud, la France investira un milliard d'euros pour accompagner cette action avec une stratégie qui repose sur le renouvelable, le nucléaire, les économies d'énergie pour sortir du charbon.

Et nous voulons intensifier cela, c'est ce que nous mènerons avec l'Indonésie, avec l'Inde, avec le Sénégal, mais il est clé que nous devons aller plus loin et plus fort.

23:01
Yannick Jadot

Quoi que dise Emmanuel Macron, vous ne lui faites pas crédit de vouloir agir sur le climat ?

23:06
Présentateur

L'action, à un moment donné, ça se regarde. On peut juger d'une action. Là, c'est un discours. Et c'est que des discours sur le climat, Emmanuel Macron ? Il a installé, et c'était une très bonne chose sur le climat, il a installé un Haut Conseil sur le climat, qui réunit nos meilleurs experts pour juger de nos politiques. Qu'est-ce que dit ce Haut Conseil ? Il dit qu'il faut faire deux fois plus. Ça veut dire qu'on ne fait pas assez. Ça veut dire que quand l'État français est condamné pour une action climatique, c'est qu'on ne fait pas assez.

Je l'ai dit il y a un moment, quand il s'agit, y compris de sortir de la précarité énergétique, c'est bon pour la facture des ménages, c'est bon pour notre souveraineté vis-à-vis de la Russie, c'est bon pour le climat, c'est bon pour l'emploi de nos artisans dans le bâtiment. Pourquoi est-ce qu'on ne met pas le paquet ? On a parlé du ferroviaire. Vous voyez les reportages en permanence. Et quand vous prenez les transports en commun en Ile-de-France, ça devient la catastrophe. On a quasiment un quart de l'offre de transport qui est abîmée, dégradée en Ile-de-France et c'est le reste d'un truc. L'Allemagne a décidé de mettre 10 milliards de plus par an sur leur ferroviaire.

Le patron de la SNCF demande 8 milliards. L'État a rajouté 86 millions. 86 millions dans le budget. C'est-à-dire qu'on va de plus en plus avoir une offre de transports en commun dégradée, pas de chauffeurs, des voies abîmées, au moment où il faudrait mettre le paquet. C'est ça que j'attends du président de la République. C'était quand même un beau projet de mobilisation de la société. Tout le monde a envie de transports en commun. Il y a tellement de zones dans notre pays où il n'y a plus de petites gares, où il n'y a pas le car qui passe, où on n'a pas envie de prendre un RER parce qu'on sait qu'on va attendre 20 minutes ou qu'on ne sait pas s'il y en aura.

Et donc, il faut qu'il y ait cette mobilisation-là. Et moi, j'attends du président de la République qu'il ait ce grand projet pour notre pays. Moi, je ne veux pas attendre 2027 pour savoir qui le remplacera pour faire mieux. Je veux qu'il fasse mieux. Maintenant, l'Assemblée nationale, avec des compromis, lui montre un chemin à lui d'avoir cette responsabilité-là. Et puis, quand il parle de l'Afrique, je voudrais juste dire un mot et je finirai. On ne peut pas soutenir les projets de Total en Afrique comme le fait le président de la République. En Ouganda, on est en train de déplacer des centaines de villages.

25:37
Locuteur 3

Il faut construire un poutine.

25:38
Présentateur

Des cent mille personnes déplacées dans une réserve naturelle pour que Total fasse des forages et fasse des pipelines. Vous savez quand même que la France, avec ses militaires, a formé les militaires ougandais pour déplacer les populations. Eh bien, si on est convaincu par le climat, on arrête de soutenir Total qui, aujourd'hui, est un groupe climaticide au sens où c'est un criminel du climat.

26:04
Yannick Jadot

Vous restez avec nous, Yannick Jadot. D'autres sujets d'actualité à vous soumettre et notamment, pour la première fois depuis sa création, le Front National, devenu Rassemblement National,

26:12
Présentateur

qui n'est pas dirigé par un Le Pen. Émilie ? Non, depuis samedi, c'est un Bardella.

26:16
Invité

Jordan Bardella, 27 ans, surnommé aussi le Gendre idéal, largement élu avec près de 85% des voix, alors qu'il en espérait 70. Alors, certes, il ne porte pas le nom Le Pen, mais il reste le fils spirituel de Marine. Avec 22 130 voix, soit 84,84%, Jordan Bardella est élu président.

26:39
Locuteur 9

En cet instant dont vous conviendrez de l'importance dans la vie d'un homme, je pense à deux femmes,

26:54
Présentateur

deux femmes auxquelles je dois tout

26:56
Locuteur 9

et qui me sont particulièrement chères.

26:59
Présentateur

Tout d'abord, ma mère. La deuxième personne à qui je dois ce que je suis, c'est Marine Le Pen. Elle m'a fait découvrir la politique.

27:10
Invité

Une nouvelle page qui s'ouvre.

27:25
Locuteur 7

En surface, on peut se poser la question, car quand il s'agit du fond, de la ligne à suivre du parti, du programme,

27:30
Invité

d'embarquer les militants, c'est Marine Le Pen qui prend la parole à la tribune pour y faire un discours de patronne de parti.

27:36
Yannick Jadot

Nous ne sommes pas un peu plus que la droite ou à la droite de la droite. Nous sommes ailleurs que la droite. Quant à la vision sociale que nous défendons, elle n'est pas celle de la gauche que nous connaissons et que nous subissons. Nous sommes les défenseurs.

27:55
Invité

Délestée de toute l'intendance du Rassemblement National, Marine Le Pen peut maintenant se concentrer sur son rôle de chef de l'opposition à l'Assemblée Nationale. Elle qui rayonne sur un groupe de 89 élus et vise une quatrième candidature à la présidentielle. À moins qu'elle ne soit rattrapée par de nouvelles divisions au sein du parti à peine arrivé, Jordan Bardella, très populaire auprès des militants, a formé un nouveau bureau exécutif composé de 12 personnes où, à part Louis Agneau, son concurrent déchu à la présidence du parti, tous font partie de sa garde rapprochée.

Alors, exit le député du Pays de Calais, Bruno Bild, exit le maire d'Ena-Beaumont, Steve Briouat, tous deux pourtant des très proches de Marine Le Pen. Alors, Steve Briouat, qui a préféré partir de ce congrès à la pause déjeuner, a dénoncé au micro de Louis Amart un début de purge contre ceux qui défendent la ligne sociale.

28:40
Présentateur

Nous représentons la ligne mariniste et la ligne sociale. Aujourd'hui, on voit que les deux personnes qui ont été évincées de manière assez brutale, sans prévention, eh bien, ces deux personnes ont été remplacées par des personnes un peu plus identitaires. Vous avez peur qu'ils pactisent avec Éric Zemmour ? J'ai peur, oui, parce que je n'ai pas reçu un coup de fil de Jordan depuis un an. Par contre, j'ai su qu'il était en contact régulier avec des dirigeants de reconquête. Donc, je pense que ce n'est pas la bonne direction, ça.

29:13
Yannick Jadot

Bonsoir, Marie-Lou Magal, journaliste au service politique du Figaro,

29:16
Présentateur

spécialiste de l'extrême droite. Vous étiez samedi à la mutualité. À peine arrivée, est-ce que Jordan Bardala est en train d'opérer une purge au sein de son parti ? Si oui, quel est l'objectif ? Est-ce que c'est pour renforcer l'idéologie identitaire du Rassemblement national ? Ou est-ce que c'est juste pour écarter des proches de Marine Le Pen qui pourraient lui faire de l'ombre ?

29:35
Locuteur 1

Oui, ça s'apparente en tout cas à une purge et c'est ce qu'on dénonçait les intéressés. En fait, c'est une histoire avant tout personnelle qui remonte à des bisbilles qui ont opposé Steve Brioua et Bruno Bild à Jordan Bardala depuis l'année dernière.

29:49
Présentateur

Les élections régionales.

29:51
Locuteur 1

Exactement. Enfin, les élections régionales et ensuite, plusieurs élus de la région Aura qui étaient considérés comme proches de Zemmour que Bruno Bild et Steve Brioua voulaient exclure du parti. Jordan Bardala n'a pas voulu. Ça a donné lieu à un échange un peu tendu entre les deux hommes. Steve Brioua a traité Jordan Bardala de petit con et à partir de là, ça a dégénéré.

30:12
Yannick Jadot

C'est un règlement de con personnel.

30:14
Présentateur

Marine Le Pen était contre l'éviction de ses deux proches mais Jordan Bardala l'a fait quand même.

30:20
Locuteur 1

C'est une manière de s'imposer à la tête du parti. C'est symbolique. Le fait que Marine Le Pen ait laissé faire ça, ça signifie quand même quelque chose parce que Bruno Bild et Steve Brioua, c'est énorme moment et c'est vraiment le cœur du marinisme. C'est là que Marine Le Pen a son implantation locale, qu'elle a développé les débuts de sa ligne sociale.

30:40
Présentateur

Ébrioua a été numéro 2 du Front National. Il a été secrétaire général et vice-président. Est-ce que pour autant, il y a un risque de radicalisation du parti ? On le sait, Jordan Bardala n'a jamais vraiment condamné le concept de grand remplacement martelé par Zemmour. Lui, il parle de grand basculement démographique. Ce qui, en gros, c'est le grand remplacement sans la notion du complotisme. Mais enfin, c'est une nuance très fine. Est-ce que vraiment, il y a ce risque-là ou cette possibilité-là ? Ce que craignent Steve Brioua ?

31:12
Locuteur 1

Avec le grand remplacement, il joue sur les mots, mais il accepte le concept et il dénonce en fait la réalité de la chose. En fait, il joue sur un équilibre depuis longtemps, Jordan Bardala. C'est tendre la main à un camp plus identitaire parmi lequel le camp d'Éric Zemmour. D'ailleurs, tous les militants d'Éric Zemmour apprécient beaucoup Jordan Bardala parce qu'il a deux atouts, celui de ne pas être un Le Pen et celui de parler plus dur et plus fort sur les questions migratoires et civilisationnelles.

31:39
Présentateur

Ça veut dire qu'un rapprochement avec Reconquête serait plus évident avec Jordan Bardala à la tête du RN qu'avec Marine Le Pen ?

31:47
Locuteur 1

Côté Reconquête, c'est certain. Et côté Bardala, en tout cas, s'il ne le formalise pas parce que ça reviendrait à parler d'union des droites et c'est le grand tabou du RN, il répète vraiment très régulièrement qu'il est dans une démarche d'ouverture vis-à-vis des déçus de Zemmour.

32:01
Yannick Jadot

Il n'empêche qu'il y a une répartition des rôles, non ?

32:03
Présentateur

Entre Jordan Bardala et Marine Le Pen, c'est un peu good cop, bad cop, quoi. La version identitaire du parti avec Jordan Bardala et puis le côté plus social, ni gauche ni droite de Marine Le Pen, chacun joue son rôle et sa partition.

32:17
Locuteur 1

Ça, ça a été théorisé en fait et acté pendant la présidentielle parce qu'il fallait à Marine Le Pen une démarche plus ouverte, dépasser le parti comme elle le disait, mais il fallait quand même conserver cette base dure du RN. Et Jordan Bardala, c'était un peu le garant des cartes migratoires et civilisationnelles. Donc c'était à lui de taper plus dur et plus fort sur ces questions dans les médias et à Marine Le Pen, la question sociale, le pouvoir d'achat.

32:40
Invité

Tout ça, ça arrive au moment de la SAI raciste du député Grégoire de Fournasse la semaine dernière à l'Assemblée nationale. Depuis, il a été sanctionné, interdiction de revenir à l'Assemblée pendant 15 jours et privation de la moitié de son indemnité parlementaire pendant deux mois. Mais le sujet était encore beaucoup dans les esprits lors du congrès samedi

32:57
Locuteur 7

à se demander si le congrès tombait vraiment au bon moment. C'est en tout cas la question que Lamar a posée aux élus.

33:04
Présentateur

Est-ce qu'il arrive au bon moment, ce congrès ?

33:07
Locuteur 9

C'est une fois tous les trois ans, donc oui, il arrive au bon moment.

33:10
Présentateur

C'est dommage, je suis un peu parasité, mais bon, c'est comme ça, hein ?

33:13
Locuteur 9

Non, il n'y a pas un télescopage. Ce qui est malheureux, c'est la malhonnêteté qui a été faite sur cette affaire, mais on aura l'occasion de répondre dans nos discours respectifs sur le fond. Vous auriez pu dire qu'il retourne en Afrique ? Non, je ne vous aurais pas dit ça comme ça. Vous l'auriez dit comment ?

33:25
Présentateur

J'aurais dit que les bateaux en question doivent regagner leur port d'attache, comme on a toujours dit, d'ailleurs. Ce n'est pas, je le répète, très à droit, mais ça veut dire tout simplement que le droit de l'immigration doit être respecté. Il faut arrêter en France de regarder si la virgule est au bon endroit. Il est où aujourd'hui, Grégoire de Fournasse ? Je ne sais pas, posez-lui la question. Pourquoi il n'est pas au compte ?

33:42
Locuteur 9

Mais vous êtes sûr qu'il n'est pas là ? Ce n'est pas vous

33:43
Présentateur

qui lui avez demandé pas venir ? Non, on a quand même des gens assez libres. Et je pense qu'il n'y a peut-être pas envie de vous croiser, puisque vous êtes obsédé par ça.

33:52
Invité

Louis Amar qui a aussi interrogé des militants. Et les militants, la plupart ont préféré soutenir de Fournasse.

33:59
Présentateur

Vous auriez pu dire qu'il retourne en Afrique ? Ah oui, bien sûr ! Il n'y a pas de faute politique. Il n'y a pas de faute politique à avoir dit ça ? Non, pour moi, non.

34:06
Locuteur 8

Vous le soutenez ? Je le soutiens. La Maison France est complète. Et d'ailleurs, il y a presque 6 millions de chômeurs. Donc, trouvons un travail à ces gens,

34:14
Présentateur

au nôtre. Monsieur, si demain, je vous invite chez moi que vous crachez par terre et que vous mettez les pieds sur la table, vous resterez pas longtemps chez moi. Vous savez, ils ne crachent pas tous par terre, ils ne mettent pas tous les pieds sur la table. Non, non, non, il y en a même qui violent et qui tuent, voyez-vous. Donc, bon, voilà. Est-ce qu'il y a du racisme au Rassemblement National ?

34:29
Yannick Jadot

Du racisme ? Mais tout le monde est raciste.

34:33
Locuteur 9

Vous êtes raciste ?

34:34
Yannick Jadot

Bah, écoutez, si il faut se défendre contre les gens qui nous envahissent, oui, je le suis. Ça fait mal à tous les efforts

34:43
Locuteur 7

de dédiabolisation du parti ? Ça fait mal, oui et non, parce qu'en fait, les dirigeants du RN eux-mêmes nous ont dit finalement que cet incident, ça allait les servir, comme on le voit avec les militants,

34:55
Locuteur 1

parce qu'ils... Alors, à la fois, ils retournent dans cet écueil dont ils s'étaient un peu émancipés de dire le RN, c'est nous contre le système. Ils étaient sortis de ça en s'institutionnalisant, mais là,

35:07
Locuteur 7

pour leur base militante, c'est vraiment quelque chose qui leur est servi sur un plateau de dire, regardez, le système tout entier est contre nous.

35:14
Présentateur

Mais le problème de Marine Le Pen, c'est pas de réactiver sa base militante, c'est d'avoir le volant d'électeurs qui lui permet d'atteindre ou de dépasser les 50% et donc la majorité sur une élection présidentielle de 2027. C'est pas ce genre de choses qui, forcément, peut la faire passer ce cap, ce seuil. Yannick Jadot, je vous voyais écouter

35:34
Yannick Jadot

très attentivement ces paroles de militants.

35:36
Présentateur

– Oui, évidemment. Bon, ça rappelle que le Rassemblement national est un parti raciste, xénophobe. On n'avait pas trop de doutes, mais c'est bien que chacun en ait conscience. Non, moi, là où je suis extrêmement inquiet, c'est que demain, ce sont les mid-terms aux États-Unis. Vous voyez bien qu'il y a probablement une vague des républicains, mais de Trump. Bolsonaro comme Trump, quand ils ont concouru pour leur réélection, ils ont perdu, mais ils ont fait plus de voix que quand ils ont gagné. On a l'Italie, extrême droite, droite.

36:07
Yannick Jadot

– Jean-Jabénoni.

36:08
Présentateur

– Extrême droite, droite. Et potentiellement, l'année prochaine, l'Espagne, alors que Sanchez gouverne plutôt bien le Premier ministre, avec la droite, avec l'extrême droite de Vox. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a en ce moment une telle angoisse, une telle... Les sociétés sont tellement prises de vertiges par le fracas des chocs que, au fond, quand vous êtes pris de vertiges, la raison, c'est qu'il faut regarder devant et avancer.

Mais la peur, elle vous aspire par le vide et que je ne vois pas pourquoi, si nous ne changeons pas et les politiques publiques, Emmanuel Macron fait d'énormes fautes, y compris politiques, en ayant un agenda de régression sociale, mais si nous, nous faisons de la politique de la même manière, je ne vois pas pourquoi la droite et l'extrême droite ne feraient pas alliance en 2027. – Qu'est-ce qu'il faudrait changer, par exemple, Emmanuel Jadot ? – Le plus modéré de chez les Républicains aujourd'hui, c'est Retailleau, ça dit quand même le sénateur Bruno Retailleau, ça dit bien la dérive des Républicains. – C'est de la faute des Républicains et c'est de la faute d'Emmanuel Macron.

– Non, je l'ai dit aussi de notre façon de faire de la politique. On a parlé tout à l'heure des compromis, du parlementarisme. Voilà une façon où au moins les Françaises et les Français quand ils regardent l'Assemblée nationale, ils se disent ils s'intéressent à moi, ils essayent de résoudre mes problèmes. – Ils ont eu 89 députés de l'Assemblée nationale. – C'est pas juste le brouhard. Quand, vous savez, à la fois, les extrêmes droites utilisent cette crise identitaire, cette angoisse pour toujours pointer un bouc émissaire, il est noir, il est arabe, il est musulman. Mais l'une des premières motivations de vote aujourd'hui, c'est la question sociale.

Et l'agenda du président de la République qui est très dur socialement, alimente le Rassemblement national, participe d'une défiance collective et donc il voit un sursaut républicain. Sinon, dans 4 ans, ça va être très très compliqué. – C'est-à-dire que c'est le macronisme qui serait un marche-pied pour Marine Le Pen à l'éviter ? – C'est politique. Les politiques d'Emmanuel Macron aujourd'hui qui sont très durs socialement alimentent la colère sociale et alimentent pour partie le vote du Rassemblement national. Mais je l'ai dit, la façon, ce que, ce n'est pas notre boulot parce que franchement, les écologistes travaillent et ils travaillent plutôt bien.

Mais ce que nous donnons collectivement, tous, dans le camp républicain, à voir et à entendre sur la façon de faire de la politique, c'est pareil. Vous vous rendez compte de la diversion sur la dissolution et vous lisez des papiers…

38:36
Yannick Jadot

– On va en parler de la dissolution.

38:38
Présentateur

– Bon, vous lisez des papiers comment les marcheurs, enfin En marche, Renaissance, se préparent, ils ont l'agenda, ils ont déjà commandé le papier. Mais vous vous rendez compte pour les… – Mais en France, c'est pareil. – Mais oui, je suis d'accord. Mais vous vous rendez compte comment les Françaises et les Français interprètent ça en disant, mais quand est-ce qu'ils s'occupent de ma hausse des prix ? Quand est-ce qu'ils s'occupent de mon pouvoir d'achat ? Quand est-ce qu'ils s'occupent de l'école, de la cantine, du climat ? – On va y parler dans un instant dans le 5 sur 5 de Mathieu Béliard. Je rappelle juste Marie-Lou Maguel que vous êtes journaliste

39:05
Yannick Jadot

au Figaro et que vous avez récemment signé une enquête sur Reconquête qui s'appelle la Bérezina sur les résultats à l'élection présidentielle du parti d'Éric Zemmour et de sa candidature. Merci beaucoup. Mathieu Béliard arrive en fonçant pour son 5 sur 5.

39:20
Présentateur

– C'est ça en fonçant ? – Bonsoir, la Bérez, bonsoir à toutes. La Bérez a la vitesse maximale.

39:30
Yannick Jadot

– Le groupe Vinci s'attend à une mise en examen dans le cadre de ses activités au Qatar.

39:34
Présentateur

– C'est ce qu'ils disent, il n'y a pas de mise en examen pour l'instant mais elle semble évidente aux représentants du groupe. C'est une filiale du géant français du BTP qui est convoquée mercredi devant un juge d'instruction Vinci Construction, grand projet qui a œuvré sur des chantiers au Qatar, notamment sur celui de la construction d'un métro « Aucun des projets n'est lié à la coupe du monde de football » précise Vinci même si ce sont des chantiers qui ont été commandés après l'attribution de la compétition à l'Emirat. L'enquête a débuté en 2015 suite à une plainte de l'ONG Sherpa pour esclavage moderne. Anaïs Recouli et Audrey Payas sont allées interroger une représentante de l'ONG.

40:07
Locuteur 1

– Ce dont ils ont pu faire état dans leurs témoignages c'est notamment le fait de travailler sous une chaleur écrasante parce que le Qatar c'est 50 degrés parfois, le fait de ne pas avoir suffisamment l'air conditionné, le fait de ne pas avoir assez accès à l'eau, à des endroits où il y a de l'ombre pour se reposer et puis en termes d'hébergement ils ont pu faire état du fait par exemple qu'il y avait un toilette pour 12 ou 15 personnes.

40:32
Présentateur

– Des accusations d'esclavage moderne donc ces salariés employés immigrés au passeport confisqué qui auraient travaillé entre 66 et 77 heures par semaine sous des températures que l'on ne décrit plus. Ils seraient entassés dans des chambres miniatures et sous-payées. cela va de soi désormais là-bas ce qui rappelle bien sûr des témoignages recueillis ces dernières années sur place.

40:50
Locuteur 7

– Sous-titrage

41:20
Locuteur 2

C'est la même ONG

41:33
Présentateur

qui poursuit en France le cimentier Lafarge pour sa collaboration avec Daesh au plus fort de la guerre en Syrie. Nous avons contacté Vinci. Leur avocat nous a répondu par écrit. Ils disent accueillir la procédure sereinement. Le choix de la date en 7 années et demie dans le mois de la coupe du monde ne peut pas être considéré comme anodin. La filiale Vinci Construction Grand Projet est transparente parce qu'elle se sait innocente. J'ajoute que chez Vinci, on se réjouit plutôt d'une mise en examen si elle intervient pour pouvoir accéder au dossier.

42:00
Yannick Jadot

Une très courte réaction, Yannick Jadot ?

42:02
Présentateur

Il y a du travail forcé partout. Ce qui s'est passé au Qatar autour de la Coupe du Monde est évidemment un scandale. J'espère qu'aucun représentant politique n'ira à cette Coupe du Monde. Les joueurs vont y aller. On va être beaucoup à regarder la télé parce que quand on aime le foot, ce n'est pas possible de rater une Coupe du Monde, mais il faut qu'il y ait un boycott politique. Et puis on est en train de s'emparer au Parlement européen de la question du travail forcé pour qu'il y ait un embargo en Europe comme il y a en Amérique du Nord sur tous les produits issus du travail forcé. C'est protéger les salariés là-bas, c'est protéger les salariés ici.

42:34
Yannick Jadot

Emmanuel Macron préparerait donc discrètement une dissolution de l'Assemblée nationale.

42:38
Présentateur

C'est en tout cas ce qu'a affirmé le journal du dimanche hier. Le président préparerait en tout cas les esprits. La question n'est plus de savoir s'il y aura une dissolution, mais quand, dit le journal du dimanche, sujet qui aurait été abordé en bureau exécutif du parti présidentiel. Un rétro-planning détaillé serait même au point pour être prêt. Dès le lendemain de l'annonce, à J plus 3, les candidats seraient investis. À J plus 4, ils tiendraient des conférences de presse locale avant le lendemain de suivre un séminaire de formation. Pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour. C'est ce que dit le porte-parole du gouvernement.

43:05
Locuteur 8

Je ne vis pas dans un référentiel qui consisterait à donner une date de péremption à l'Assemblée nationale que nous ont confiée les Français. D'abord, je pense que les Français ne le souhaitent pas. Très profondément, je pense que les Français nous ont accordé une majorité relative pour nous pousser à justement avoir ces démarches d'accord transpartisans, d'être capables de sortir un peu des postures et finalement de ressembler un peu davantage à certaines démocraties européennes qui nous entourent. Une dissolution, si vous voulez, c'est une alternative à un blocage complet du Parlement. Pour l'instant, nous n'avons aucun des stigmates de ce blocage.

43:36
Présentateur

Pas de situation de blocage, mais vous voyez bien comme l'Assemblée nationale est morcelée. Pas de majorité absolue, mais surtout, moult petits groupes. On a été dans le détail. Vous avez découpé le calendrier. On n'a pas pris une UPS. Bon, vous avez compris. À gauche comme à droite d'ailleurs, à la lumière de cette information avancée par le journal du dimanche, non confirmée par l'exécutif, vous l'aurez compris, les oppositions se disent prêtes à retourner aux urnes et devant les électeurs. Nous sommes prêts. Demain, lundi, s'il le faut, la semaine prochaine, le mois prochain, nous sommes prêts. Mais nous sommes prêts à partir en campagne. Mais nous sommes prêts à gouverner le pays.

Si les Français veulent que nous ayons la majorité et confier cette majorité au Rassemblement national pour assumer, porter une autre politique, on ne va pas se défiler.

44:18
Locuteur 3

Non seulement on a les idées, le projet, les candidatures, mais nous avons même stocké du papier en cas de dissolution précipité.

44:25
Présentateur

Donc du papier qui servirait à éditer des affiches, des tracts et des putains de vote.

44:30
Invité

Exactement, on est prêts. Tout est vrai.

44:31
Yannick Jadot

Je ne serai jamais contre une dissolution, au sens où je ne suis pas satisfaite des équilibres politiques aujourd'hui. Patrick ?

44:39
Présentateur

Non, rien. Vous n'y croyez pas plus que ça ? Non, mais il y a des problèmes politiques à régler. Enfin, je ne vais pas parler à la place de Yannick Jadot. Non, on parlait du journal du dimanche sur la crédibilité de cette information. Ah, je ne sais pas, ça ne se prépare. Non, je me souviens que le même journal en janvier 2021 avait annoncé un confinement imminent, ça devait être pour tout de suite. Donc à prendre avec précaution. Moi, je n'y crois pas. Je n'y crois pas, peut-être que je me trompe complètement. Je ne suis pas dans les petits papiers du président, ni de son gouvernement, ni de son parti.

Mais il veut resserrer sa majorité, parce qu'effectivement, il y a des votes qui sont contraires au désir du gouvernement, ce qui est une bonne nouvelle pour le parlementarisme dans notre pays. Il veut coincer les LR, parce que c'est eux qui se feraient manger probablement un peu plus par le Rassemblement national. Mais je pense que les Français ne comprendraient pas et sanctionneraient.

45:34
Yannick Jadot

Et vous, vous seriez prêt à repartir en campagne, comme le disent Clémentine Hottin et Sébastien Chenu ?

45:38
Présentateur

Oui, je pense que surtout, encore une fois, vous imaginez dans la situation du pays, qu'on dise on arrête de faire des lois ou de prendre des décisions pour vous aider, mais on repart en campagne avec probablement les mêmes résultats qu'il y a six mois, à mon avis, ça énerverait tout le monde. Donc, plutôt que le président de la République laisse vivre le parlementarisme, ce n'est pas notre habitude, c'est vrai, mais on en a parlé au début sur le Sénat.

Il y a des choses qui se passent de manière intéressante à l'Assemblée, qu'on lui donne de la place, et puis ça fera vivre la démocratie, ça fera une respiration, et potentiellement, on aidera les Françaises et les Français, ce qui est quand même la base de la politique. Les élections de mi-mandat demain aux États-Unis, Elon Musk appelle à voter pour le parti républicain. Devinez où il l'a dit ? Sur Twitter ! Évidemment, son nouveau jouet, Elon Musk au sortir d'un week-end où l'on apprend qu'il licencie massivement chez Twitter des employés remerciés par milliers vendredi. La moitié des employés du réseau dans le monde, en fait, ont été licenciés à 17h.

Tout à l'heure, heure de Paris, Elon Musk a tweeté « Le partage du pouvoir limite les pires excès des deux parties. Je recommande donc de voter pour un congrès républicain, étant donné que la présidence est démocrate. » C'est ce qu'il dit. Voilà comment il donne une consigne de vote et comment il l'explique. Plus tôt ce week-end, un sujet politique avait déjà remis Musk sur le devant de la scène, outre les licenciements chez Twitter et la crainte d'y voir réapparaître un certain Donald Trump. L'humoriste Kathy Griffin vient d'être bannie du réseau social. C'est une humoriste américaine très célèbre là-bas qui s'était déjà illustrée en se moquant de Trump, encore lui.

L'humoriste avait changé son nom ce week-end sur Twitter en Elon Musk. Elle avait récupéré sa photo de profil et écrit dans un style muskien, dirons-nous désormais. « Après beaucoup de discussions très animées avec les femelles présentes dans ma vie, j'ai décidé que voter démocrate était la chose à faire. Ces femelles sont aussi sexy. » À propos, résultat, son compte a été suspendu. Banni de Twitter, Elon Musk a réagi à ça aussi. Décidément, on est sur un tweetos compulsif désormais. « À l'avenir, ceux qui se livrent à de l'usurpation d'identité sans mention spécifique d'un caractère parodique seront définitivement suspendus.

» Découvre les nouvelles règles de Twitter jour après jour après que l'homme le plus riche du monde s'est offert le réseau social pour 44 milliards de dollars. C'est marrant, un patron de médias qui ne supporte pas qu'on se moque de lui et qui vire les types qui… Ça rappelle quelqu'un ? Oui, ça me rappelle quelque chose, non ? Vous allez rester sur Twitter, Yannick Jadot ? Écoutez, moi, j'y… Oui, vous êtes assez peu actif. Je tweet très peu parce que je pense que Twitter et ses réseaux sociaux ont aujourd'hui pour objectif de détruire la démocratie et la politique. Je pense qu'ils veulent tuer toute pensée complexe. Ils veulent tuer tout compromis.

C'est des algorithmes qui produisent de la brutalité, de la violence, qui valorisent les invectives, les insultes et cette brutalité. Et je pense que ça participe de détruire la démocratie.

48:27
Yannick Jadot

On reste aux États-Unis avec une mobilisation impressionnante pour une travailleuse âgée.

48:31
Présentateur

Je dis âgée parce qu'on ne connaît pas son âge précis. Mais vous allez voir que c'est une femme très âgée, Nola, qui en quelques secondes de vidéo sur le réseau TikTok a suffi à émouvoir beaucoup d'Américains sur son sort en mesure qu'il s'agit d'une personne très âgée, je le disais, trop sans doute pour travailler chez Walmart. La chaîne de supermarché américain, c'est en fait un collègue beaucoup plus jeune qui l'a filmé en salle de pause. La vie ne devrait pas être si dure. Écrivait simplement le collègue de Nola qui a posté la vidéo et qui a reçu tant de retours qu'il a ouvert une cagnotte en ligne.

J'ai regardé juste avant l'émission, on était à plus de 165 000 dollars récoltés avec pour seul titre à la cagnotte et dont Nola a pris sa retraite. Regardez, lorsqu'il lui a viré les 110 000 premiers dollars, l'annonce, elle a découvert toute cette affaire, il a filmé la scène.

49:25
Locuteur 1

A lot of supporters that started following me wanted to try and help you retire. They saw that you're a very hard worker, obviously,

49:34
Locuteur 2

and we are all super proud of you, and we wanted to offer you 110 000 dollars that has been raised for you, if you're willing to accept.

49:45
Locuteur 5

La première vidéo n'a été postée que la semaine dernière.

50:08
Présentateur

Cette solidarité s'est mise en marche extrêmement rapidement. L'auteur des vidéos a tenu informer les donateurs. Il promet bien que tout l'argent revient à Nola. Il a aussi raconté quelques pressions exercées par Walmart, leur employeur commun. Walmart said they're getting a bunch of threats from people that saw the video. So they told me I need to delete the video and delete the GoFundMe and return all the money to the people that donated or they're going to get the cops involved.

50:31
Locuteur 9

I have strikes on the account now from people reporting the videos thinking I'm scamming her. I just wanted to help her out. She looked sad, so I wanted to help her.

50:39
Présentateur

Merci beaucoup.

50:43
Yannick Jadot

On reste aux Etats-Unis avec un incendie impressionnant à New York.

50:49
Présentateur

D'abord l'incendie en lui-même. C'est un incendie dans un immeuble qui a fait 38 blessés parmi les habitants du 20e étage. Vous allez le voir, la vidéo a beaucoup circulé. Pour ces images de sauvetage à la corde, en réalité, des victimes prises au piège, évacuées par les fenêtres de l'immeuble. Mais ce qui est le plus intriguant, c'est l'alerte donnée par les pompiers au sol. Ensuite, c'est une batterie au lithium qui a pris feu. Une de celles qui se multiplie dans nos villes des batteries de vélo électrique ou de trottinette électrique par exemple.

51:34
Locuteur 2

Voilà, moi je faisais attention à mes batteries en lithium quand je prenais l'avion, désormais, il faut être à cause de ça. Pas tout le temps.